Épargnant 3.0

 

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Phrase-résumée de “Épargnant 3.0” d’Édouard Petit : Édouard Petit, investisseur expérimenté et spécialiste de finances personnelles, nous explique comment investir notre épargne en y consacrant seulement 1 minute par mois, et ce grâce à la méthode du Lazy Investing basée sur la gestion passive et les trackers appelés aussi ETF.

Par Édouard Petit, 2017 (2e édition), 122 pages

Chronique et résumé de “Épargnant 3.0” d’Édouard Petit

Chapitre 1 – Pourquoi ?

“Il est possible de faire fructifier son épargne, de manière très accessible, pour moins d’une minute par mois … et avec une performance que je n’hésite pas à qualifier d’exceptionnelle.”

1.1- Le contexte de l’épargne en France 

Édouard Petit commence son ouvrage “Épargnant 3.0″ par des informations sur le contexte de l’épargne française :

  • L’environnement français ne favorise pas le développement d’un patrimoine équilibré et performant.
  • Toutefois, sans doute parce qu’ils craignent pour leur retraite, les Français ont un taux d’épargne élevé (15 %, contre 11 % en moyenne dans l’Union européenne, et 5% aux États-Unis).
  • En 2016, un sondage affirme que moins de 40% des Français font confiance à leur banque.

1.2 – L’évolution du monde de l’épargne 

Édouard Petit décrit l’évolution de l’épargne depuis un siècle en trois grandes phases. Il y a, selon lui, l’ère de :

  • L’Épargnant 1.0 : l’épargnant est obligé de sélectionner un par un ses produits et actions. Il a un accès limité aux informations et des frais de transaction et de gestion élevés.
  • L’Épargnant 2.0 : grâce l’invention des fonds, l’investisseur passe dans l’ère de l’Épargnant 2.0. Avec un seul produit, celui-ci peut acheter de multiples actions ou obligations. Cette évolution profite à l’épargnant qui peut alors limiter son risque, mais aussi à l’industrie financière.
  • L’Épargnant 3.0 : l’épargnant a aujourd’hui franchi un autre stade grâce aux deux innovations majeures suivantes :
    • Les trackers, aussi appelés ETF (Exchange Traded Funds) : il s’agit d’un type de fonds qui suit précisément et mécaniquement un indice, tel que le CAC 40.
    • Le digital : qui propose une mise à disposition de nouveaux services (banques en ligne par exemple) et une meilleure diffusion des informations et des connaissances.

1.3 – La technique proposée dans “Épargnant 3.0″ : le Lazy Investing ou l’investissement paresseux !

La technique présentée dans “Épargnant 3.0″ est appelée “Lazy Investing” (soit l’investissement paresseux) aux États-Unis. Elle est utilisée par de nombreux Américains : aujourd’hui, pratiquement six millions d’entre eux possèdent des trackers.

Ainsi, ce petit guide à l’usage des épargnants paresseux a pour objectifs :

  • D’expliquer et surtout de démontrer les concepts de base de cette méthode en s’appuyant sur des faits et la recherche académique.
  • De transposer les concepts américains à une culture française et aux produits financiers disponibles.
  • De nous aider à nous lancer !

La première édition d’ “Épargnant 3.0” est parue fin 2015. Cette deuxième édition, mise à jour fin 2017, fournit donc des données actualisées selon la fiscalité à cette date.

Chapitre 2 – Les 8 Concept de base d'”Épargnant 3.0″

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Dès le début du livre, Édouard Petit nous livre les 8 concepts clés qu’il détaillera au fil des chapitres suivants, à savoir :

  1. La bourse monte sur le long terme de façon très significative.
  2. Investir dans la durée permet de limiter les risques et de profiter plus sereinement de la performance des actifs (surtout des actions).
  3. Le marché est très efficient : le battre est plus souvent liée à la chance qu’à la compétence.
  4. La performance moyenne des fonds est égale à la performance du marché moins leurs frais (environ 2% par an).
  5. Il est impossible de savoir quel gestionnaire de fonds performera le mieux à l’avenir (et donc de faire mieux que le marché).
  6. On peut investir pratiquement gratuitement dans le marché grâce aux trackers ou ETF (Exchange-Traded Funds).
  7. La diversification permet de réduire le risque de manière considérable.
  8. Les intérêts composés sont extrêmement puissants : juste quelques pour cent de performance annuelle gagnés créent une énorme différence sur le long terme.

Chapitre 3 – 8,5% par an, c’est possible !

Dans ce chapitre, Édouard Petit commence par nous dire que, depuis 1871, la performance annualisée des actions américaines s’élève à 8,5 %. Puis, pour nous rendre compte de ce que représente ce taux, l’auteur nous invite à :

  • Le comparer aux 0,75% du Livret A ou même aux 1,8% des fonds en euros en 2016,
  • Ne pas oublier d’y rajouter la puissance des intérêts composés :

“L’argent créé, créant lui-même de l’argent, au rythme de 8,5% par an, vous doublez votre épargne tous les 8,5 ans !”

Puis, Édouard Petit évoque plusieurs idées sur la question de la performance de notre épargne :

  • Il est crucial de ne pas investir en se limitant aux 40 plus grosses entreprises françaises : on doit plutôt investir dans le monde entier.
  • Pour savoir ce qu’on a réellement gagné, il est préférable de raisonner en pouvoir d’achat. Cela signifie qu’on doit retrancher l’inflation (soit l’augmentation des prix), de la performance annuelle des actions.
  • Sur le long terme, les performances des actions ont été exceptionnelles : 5,1% par an en pouvoir d’achat et à peu près 8% par an sans prendre en compte l’inflation.
  • Définir la performance future des actions est complexe. Il existe différents modèles mais ceux-ci restent des approximations.
  • La complexité de l’investissement en actions n’est pas la performance, mais le risque associé.

“En réalité, si vous êtes capable d’accepter des pertes exceptionnelles et passagères, […], vous obtiendrez en retour une performance probablement très forte de votre épargne.”

Chapitre 4 – Et moins risqué que prévu !

Dans ce chapitre, Édouard Petit nous livre quatre conseils pour nous aider à gérer le risque :

4.1 – Connaître ce qu’est la volatilité

Les chercheurs mesurent souvent le risque par la volatilité.

“La volatilité est la variabilité du cours de bourse : plus le cours “oscille” d’une journée à l’autre, plus la volatilité est élevée. C’est l’indicateur le plus utilisé pour définir le risque financier.”

4.2 – Utiliser la perte maximale comme indicateur de risque

Cependant, pour Édouard Petit, l’indicateur de risque le plus adapté est la perte maximale de son épargne. Car oui, on peut perdre en bourse ! Toutefois, il nuance par le fait que :

  • Ces pertes sont souvent suivies par une très forte hausse et que les hausses durent souvent plus longtemps que les baisses.
  • La bourse française progresse plus d’une année sur deux et que les baisses importantes sont, en réalité, relativement rares.

4.3 – Investir dans les bourses mondiales

Par ailleurs, pour réduire très largement ce risque, Édouard Petit nous conseille de ne pas investir uniquement en France mais d’investir aussi dans les bourses mondiales.

4.4 – Investir sur le moyen-long terme

Au-delà des variations annuelles de la bourse, ce qui est important, c’est l’horizon de temps :

“Le long terme est capital en bourse. Et si l’on est prêt à s’engager avec un prêt sur 25 ans pour un appartement, il ne devrait pas y avoir de raison de ne pas avoir le même type de raisonnement avec les actions.”

En effet, l’auteur considère que les actions ne sont pas si risquées lorsque l’on se place à moyen-long terme. Bien sûr, il y a des risques d’investir en actions (risque de sévères baisses notamment). Mais contrairement à ce que la plupart des gens croient, les actions peuvent, par exemple, aller jusqu’à être moins risquées que les obligations : la volatilité de la performance à 30 ans des obligations est plus élevée que celle des actions. En somme :

“Plus vous investissez longtemps en actions plus vous avez de chance de tendre vers leur performance à long terme, soit 7% à 8% brut d’inflation.”

Au final, ce qu’il faut retenir de ce chapitre de “Épargnant 3.0“, c’est que :

“Les actions sont un investissement moins risqué qu’on ne le pense dès lors que l’on se place dans un contexte international, sur le long terme et qu’on ne cède pas à la panique lors des krachs.”

Chapitre 5 – Sur quoi investir ?

Dans ce chapitre, Édouard Petit nous offre un aperçu de ce que l’on appelle les classes d’actif, c’est-à-dire les éléments sur lesquels on peut investir. Il y décrit notamment les trois classes les plus fondamentales d’”Épargnant 3.0” : les actions, les obligations et l’immobilier. Pour chacune de ces classes d’actif, l’auteur analyse et nous présente les performances et risques associés.

5.1 – Les actions

Lorsque nous possèdons des actions, nous sommes propriétaire d’un morceau d’entreprise. Nous avons donc le droit de toucher une partie des bénéfices faits par l’entreprise : les dividendes.

La performance des actions est de 5,5% (net d’inflation française, en monnaie française) par an.

5.2 – Les obligations

Les obligations correspondent à un prêt concédé soit à un État soit à une entreprise. En échange de ce prêt, les “emprunteurs” nous rémunèrent au travers d’intérêts.

On s’imagine souvent que les obligations présentent peu de risques, mais en réalité, ces risques ne sont pas complètement nuls. Il en existe, en effet, deux majeurs :

  • Le risque de défaut : qui correspond au non-remboursement des échéances de l’emprunt ;
  • Le risque de la hausse de l’inflation : si l’inflation monte au-delà du rendement, on encoure un risque de défaut sans avoir de hausse de pouvoir d’achat.

Entre 2000 et 2016, la performance des obligations a été de 4,8% (net d’inflation, en dollars) par an.

5.3 – Le cash

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On parle ici des comptes courants, Livrets A ou des “supers livrets” des banques en ligne. En réalité, ceux-ci ne rapportent pas grand-chose, surtout quand on prend en compte l’inflation : depuis 1967, la performance du cash a été de 0,7% par an net d’inflation (celle des actions 6%).

L’inflation représente donc (en dehors des guerres) le risque principal du cash. L’auteur nous raconte, par exemple, comment des épargnants ayant placés leur argent sur un Livret A avant 1985, ont même perdu, en réalité, du pouvoir d’achat  ! Oui, le livret A n’a pas toujours été au-dessus de l’inflation… Aujourd’hui, le Livret A est théoriquement conçu pour être 0,25 point au-dessus de l’inflation.

5.4 – L’immobilier

  • Quelques mises en gare quant à l’immobilier

L’immobilier pour la résidence principale n’est pas qu’un choix économique, c’est aussi un choix de cœur, quelque chose d’irrationnel pour le plaisir “d’être vraiment chez soi”. Mais l’immobilier comme investissement, et donc destiné à la location,  se veut, lui, rationnel.

Édouard Petit met en avant plusieurs points de vigilance à prendre en compte si on choisit d’investir dans l’immobilier :

    • Nous raisonnons, dans l’immobilier, hors effet d’inflation, hors prise en compte des travaux d’amélioration de son logement, et sur des périodes longues.
    • La possibilité d’emprunter qu’on appelle aussi “effet de levier” et qu’on entend comme argument en faveur de l’immobilier peut s’avérer dévastateur pour un actif en baisse.
    • Le logement locatif français a eu une performance de 5 % par an (brut d’inflation) depuis 1940, soit approximativement la même que les actions françaises et moins que les actions américaines (plus proche de 7 %).

L’auteur considère que le temps de gestion nécessaire à l’investissement dans l’immobilier est supérieur à une minute par mois (on peut toujours faire appel à un intermédiaire pour gérer ses biens, mais cela diminue passablement son rendement). C’est pourquoi, Édouard Petit nous informe qu’il n’en parlera pas davantage dans “Épargnant 3.0“.

  • L’immobilier d’entreprise : une classe d’actif intéressante

Édouard Petit précise que l’immobilier d’entreprise (bureaux, centres commerciaux, entrepôts…) est une classe d’actif très intéressante. Certaines sociétés cotées sont d’ailleurs spécialisées dans ce domaine. Ce sont :

    • Les SIIC (Société d’Investissement Immobilier Côté) : les actions de SIIC sont parfaites pour investir dans l’immobilier sans y passer du temps. Leur performance est quasiment identique aux actions, leurs dividendes sont assez réguliers et elles ne sont pas corrélées avec le reste des actions.
    • Les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) : elles sont, en quelque sorte, des SIIC non cotées et possèdent aussi un certain nombre d’avantages.
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Sur 40 ans (1976-2016) les SIIC ont eu une performance de 14,5% par an et les SCPI de 10,3% par an.

5.5 – Les métaux précieux

Les métaux précieux, l’or en particulier, sont, selon les termes d’Édouard Petit “une classe d’actif magique”. Sur le long terme, le cours de l’or suit l’inflation. Mais en temps de crise boursière (et non économique), elle peut être une valeur refuge, car son cours a alors tendance à monter.

Par contre, ce type d’investissement ne génère aucune richesse et n’est finalement basé que sur la spéculation. C’est également le cas pour les matières premières (pétrole, soja, etc.).

“Cependant, il n’est pas absurde de posséder un peu d’or, un peu comme une assurance.”

5.6 – Les fonds, FCP, SICAV, OPCVM

Les fonds, FCP (Fonds Commun de Placement) ou SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable) ou OPCVM (Organismes de Placement Collectifs en Valeurs Mobilières) ne sont pas réellement une classe d’actif, mais plutôt des “véhicules” regroupant des actifs (obligations ou actions) et revendus en parts.

5.7 – Les Hedge Funds et le Private Equity

Avec leurs performances soi-disant incroyables (on parle parfois de chiffres supérieurs à 20% par an), ces classes d’actif font souvent rêver ! Mais en réalité, de nombreuses études montrent que leurs performances ne sont pas si incroyables que cela, en particulier au regard du risque et du manque de liquidité.

Les Hedge Funds recouvrent, en fait, des réalités très diverses que l’auteur choisit de ne pas détailler dans “Épargnant 3.0“. Le Private Equity, quant à lui, correspond aux investissements dans les entreprises non cotées en bourse. Au regard du montant minimal d’investissement requis, en réalité, seuls les très fortunés vont investir dans ces deux classes d’actif.

5.8 – Autres actifs, tels que les forêts, le vin et les montres de collection

Il s’agit là, selon Édouard Petit, d’investissements “plaisirs”.

Pour terminer ce chapitre, Édouard Petit réalise une petite synthèse des performances, au-delà de celles annuelles. Ainsi, il a calculé qu’au bout de 20 ans, avec un actif qui a une performance de :

  • 6% net d’inflation, telles que les actions, on multipliera le pouvoir d’achat de notre capital par 3,2 (+ 220%).
  • 1% net d’inflation, telles que les obligations gouvernementales de la zone euro, on multipliera le pouvoir d’achat de notre capital par 1,2 (+ 20%).
  • 0,25% net d’inflation, tel que le Livret A, on multipliera le pouvoir d’achat de notre capital par 1,05 (+ 5%).

Chapitre 6 – Les enveloppes, expliquées dans “Épargnant 3.0″

Pour investir, il faut un support, un compte, ou ce qu’on appelle une “enveloppe d’investissement”.

Ainsi, Édouard Petit nous liste les différents types d’enveloppes les plus intéressantes (en focalisant surtout sur la France). Pour chacune de ses enveloppes, l’auteur nous expose leurs grands principes, leurs spécificités, leur fiscalité (telle qu’elle est en 2017), leurs avantages et leurs inconvénients.

6.1 – Le Compte Titre Ordinaire (CTO)

C’est le compte que l’on ouvre chez notre banquier ou courtier pour effectuer nos ordres en bourse, que ce soit sur des actions, des obligations ou des fonds. La fiscalité du CTO est généralement assez dissuasive.

6.2 – Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)

C’est un compte titre où les plus-values et dividendes ne sont pas imposés au bout de cinq ans. Il est plafonné à 150 000 € de dépôt. C’est, d’après Édouard Petit, réellement une enveloppe à privilégier.

6.3 – Le PEA-PME

Le PEA-PME est, en quelque sorte, le petit frère du PEA. Il est réservé aux PME (Petites et Moyennes Entreprises). Il est limité à un dépôt de 75 000 €. À moins d’avoir un PEA plein, il semble peu judicieux d’y déposer des montants élevés.

6.4 – L’assurance vie

Contrairement à ce que son nom laisse entendre, l’assurance vie est aussi un produit d’épargne. Tout comme le PEA, il est très intéressant d’ouvrir une ou plusieurs assurances vie le plus tôt possible, même en déposant très peu d’argent dessus.

Les assurances vie habituelles ont souvent des frais assez élevés (1% par an pour les assurances vie classique, 0,6% pour celles sur internet). Mais, au final, l’assurance vie reste l’une des enveloppes préférées des Français.

Sauf assurances vie particulières, on ne peut généralement investir que dans des fonds : soit des fonds dits Euros, soit ce que l’on appelle les Unités de Compte (UC) :

  • Les fonds en euros

Ce sont des fonds garantis contre la baisse. Ils sont composés en majorité d’obligations d’État, d’obligations d’entreprises et un tout petit peu d’actions.

Selon Édouard Petit, les fonds en euros représentent un excellent produit.

L’auteur précise que, récemment, de nouveaux types de fonds en euros ont été créés : ceux-ci sont appelés “dynamiques” et ont une part plus importante en actions, en obligations d’entreprise et/ou en immobilier d’entreprise. La plupart du temps, ce sont les assurances vie en ligne qui les proposent. Ces fonds en euros dit “dynamiques” sont, aux yeux de l’auteur, de bons produits également, toujours garantis contre la baisse.

  • Les Unités de Comptes (UC)

Il s’agit de fonds tout à fait classiques (actions, obligations, mix d’actions et d’obligations), qui, eux, peuvent baisser (contrairement aux fonds en euros, ou même n’importe quel fonds).

6.5 – L’épargne salariale

L’épargne salariale est constituée, en majeure partie, de deux produits similaires : le PEE (Plan d’Épargne Entreprise) et le PERCO (Plan d’Épargne pour la Retraite COllectif).

L’auteur nous recommande de privilégier le PEE au PERCO, car il est plus facile de récupérer son capital du PEE en cas de besoin que du PERCO (théoriquement bloqué jusqu’à la retraite).

Chapitre 7 – Les 5 grandes erreurs à éviter selon “Épargnant 3.0″

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7.1 – Ne pas faire suffisamment attention aux frais

Les frais se cachent partout et ont un impact très fort sur la performance de notre épargne. Ceux-ci sont multiples et très difficiles à identifier : les frais de tenue de compte, les frais de courtage, les frais de gestion de votre assurance vie, les frais d’entrée (qui peuvent s’élever de 1 à 5% à chaque fois que l’on fait un apport sur notre assurance), etc.

Le conseil de l’auteur investisseur à ce sujet est de faire jouer la concurrence et de se diriger plutôt vers les banques et courtiers en ligne qui propose souvent les meilleurs services au meilleur prix.

7.2 – Ne pas assez diversifier

La diversification apporte une réduction du risque sur le court terme, mais aussi sur le long terme. Pourtant, Édouard Petit constate que, souvent, l’investisseur individuel ne diversifie pas assez ses investissements. Il commet, selon l’auteur, trois erreurs courantes à ce sujet. Il :

  • Ne choisit souvent que quelques entreprises alors qu’il est bien plus judicieux d’investir dans 20 ou 30 entreprises.
  • A fortement tendance à surpondérer son propre pays (c’est-à-dire les entreprises qu’il connaît) bien que cela génère un portefeuille extrêmement risqué : un indice actions français est plus risqué qu’un indice représentant l’ensemble des actions du monde.
  • Concentre son portefeuille financier sur l’action de son employeur au sein de son PEE. Or, en cas de coup dur de l’entreprise, il perd non seulement son emploi mais aussi son patrimoine.

7.3 – Rentrer et sortir du marché

On ne peut pas augmenter sa performance en rentrant et sortant du marché car, selon l’auteur, il est, en général, impossible de faire ce que l’on appelle du “market timing“, c’est-à-dire acheter ou vendre au bon moment.

“Les investisseurs ont perdu bien plus d’argent en tentant d’anticiper les chutes de la bourse plutôt qu’à cause des chutes elles-mêmes.” Peter Lynch – Investisseur de légende

7.4 – Mal gérer sa fiscalité

La fiscalité peut très largement amputer la performance. Par ailleurs, elle n’incite pas à l’activité. Il est donc indispensable d’en tenir compte dans le choix de ses investissements :

“Une assurance vie, surtout si vous la prenez sur Internet, aura toutes les chances de faire mieux qu’un PERP. Un CTO fera encore mieux dans de nombreux cas. Et un PEA encore mieux …”

7.5 – Se “prendre pour Warren Buffett”

Investir dans des actions en direct (comme Warren Buffett) demande une expertise et, en réalité, très peu de gens ont cette expertise…

7.6 – Investir dans l’exotisme ou le compliqué

Le conseil d’Édouard Petit, à ce sujet, c’est :

“Si vous ne comprenez pas, n’investissez pas.”

L’auteur cite quelques exemples de ce que peuvent être des investissements compliqués ou exotiques : le forex, les options binaires, les terres rares, les manuscrits anciens…

Enfin, l’utilisation des produits structurés, fonds à formule ou placements garantis, est une autre erreur courante. Ce sont, en effet, des produits, pour la plupart, très chargés en frais et qui n’apportent pas la performance attendue.

Chapitre 8 – L’éloge de la passivité, expliquée dans “Épargnant 3.0″

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8.1 – Passif vs actif

“Dans le domaine de l’investissement, contrairement à beaucoup d’autres domaines, il vaut mieux être passif qu’actif !”

Édouard Petit nous explique la différence entre être passif et être actif. Ainsi, selon lui :

  • Être passif signifie ne pas faire de choix : investir dans tout ce que l’on peut de manière automatique, la plus diversifiée possible, en suivant le marché et sans se poser de question.
  • Être actif, signifie faire des choix : choisir dans quel pays on investit, choisir quelles actions, choisir à quel moment, etc.

8.2 – Qu’est-ce que le marché ?

Édouard Petit définit très simplement le marché : “quelqu’un vend à quelqu’un d’autre quelque chose à un certain prix”.

Pour l’auteur :

“Les marchés financiers ne sont que des gens surdiplômés, surintelligents, surtravailleurs qui se battent entre eux. […] Toutes les études l’ont montré : vous ne pouvez pas identifier à l’avance les gestionnaires gagnants !”

8.3 – La théorie des marchés efficients

Cette théorie de la “passivité” rejoint la théorie des marchés efficients :

“Le juste prix d’une action est le prix sur le marché.”

On considère, en fait, que le prix reflète toute l’information disponible :

“Il est pratiquement impossible de battre le marché autrement que par chance ou en ayant une information privilégiée.”

8.4 – Acheter le marché, c’est possible ?

Selon Édouard Petit, oui, il est possible d’acheter le marché. Et cela, grâce aux trackers.

“Les trackers sont des fonds, mais qui achètent, je dirais “bêtement”, les mêmes actions que ce qu’il y a dans les indices. Un tracker CAC 40 ne va pas se poser la question de savoir s’il achète la Société Générale ou la BNP. Il va avoir 6% de ses actifs sur la BNP et 3% sur la Société Générale, c’est-à-dire le poids de ces deux sociétés dans le CAC 40.”

Bien que peu d’acteurs financiers communiquent à leur sujet, les trackers deviennent de plus en plus importants dans l’univers de la gestion financière. Pour Édouard Petit, ils présentent de nombreux aspects intéressants :

  • Il existe des trackers sur la plupart des indices et notamment sur le monde entier : par exemple, certains trackers suivent un indice monde, le “MSCI World” et nous permettent ainsi de devenir propriétaire de 1 643 entreprises dans le monde d’un coup.

“Au final, avec un tracker vous achetez l’intelligence collective de tous les gestionnaires de fonds du monde.”

  • Certains trackers investissant en dehors de l’Europe sont construits pour être éligibles au PEA : on peut alors diversifier mondialement, et diminuer son risque tout en ayant une enveloppe fiscale attractive.
  • Il n’y a pas plus de risques d’investir dans un ETF que dans un fonds classique sur le même marché : d’ailleurs, techniquement les trackers sont des fonds avec, en plus, la particularité d’être cotés en bourse.

“Il est peu probable que quelqu’un sache si le marché va monter ou baisser, si telle action va surperformer ou si telle autre va baisser. Par “quelqu’un”, j’entends les gestionnaires de fonds ou les experts interviewés par la presse écrite ou audiovisuelle. Alors, investissez régulièrement sur un ETF et n’écoutez pas les news financières.”

Chapitre 9 – Quelle répartition ?

9.1 – L’indispensable diversification de son portefeuille financier

Pour Édouard Petit, on ne doit pas investir un portefeuille financier uniquement en actions. Il doit être diversifié. Selon l’investisseur, cela est, en effet,  indispensable car :

  • On ne sait jamais à l’avance quelle classe d’actif va bien performer à l’avenir ;
  • Il doit être adapté à son profil de risque.
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9.2 – Les méthodes de répartition de son portefeuille financier, selon “Épargnant 3.0″

“Un portefeuille financier c’est tout simplement une répartition d’actifs : X % en actions, Y % en Immobilier, Z % en fonds euros, etc.”

Cette répartition sera différente pour chacun.

Édouard Petit répertorie ici différentes méthodes pour procéder à la répartition de son portefeuille financier :

  • Investir (100–Âge) % en actions

Par exemple : 60 % à l’âge de 40 ans.

L’auteur trouve que cette méthode crée un pourcentage d’actions élevé pour la culture française. Et puis, il faut aussi tenir compte de l’horizon de temps de son investissement. Aux États-Unis, par exemple, il est très long, car centré sur la retraite. Dans le contexte français, il est beaucoup plus divers, notamment à cause du financement de la résidence principale.

  • Imaginer notre tolérance au risque

L’auteur nous invite à nous questionner sur la part de notre patrimoine que nous sommes prêt à perdre sur le court terme, puis de multiplier ce chiffre par deux pour avoir notre pourcentage d’actions.

  • S’inspirer d’institutions avec une réelle vision patrimoniale et de long terme

Aux États-Unis, on peut, par exemple, acheter des fonds avec une allocation d’actifs adaptée à votre âge. Vanguard, un gestionnaire d’actifs particulièrement célèbre pour ses trackers et sa réflexion sur l’allocation de portefeuille propose de tels fonds. L’allocation proposée est de 90% en actions lorsque l’on a 30 ans, 75% à 50 ans et 50% au moment du départ à la retraite.

  • S’orienter vers les fonds en euros pour la partie obligataire

Les fond en euros ont les avantages suivants :

    • Une garantie contre la baisse (contrairement aux fonds obligations classiques) ;
    • Une fiscalité avantageuse ;
    • Des frais contenus (surtout pour ceux distribués par Internet).

Cependant, la performance des fonds en euros est désormais inférieure à 1%. Ceux-ci présentent aussi quelques inconvénients : ils sont, entre autres, beaucoup moins transparents que les trackers et en cas de crise systémique grave, ces fonds peuvent se retrouver bloqués un certain temps.

Toutefois, les avantages, selon Édouard Petit restent nettement plus importants, à ce jour, que les inconvénients : les fonds en euros sont encore relativement performants, et au contraire d’un ETF en obligations, leur valeur ne peut baisser.

Édouard Petit préconise également de :

  • Compléter par des fonds en euros dits dynamiques ou immobiliers.
  • Avoir une poche Cash type livret A (ou assurance vie) pour faire face aux imprévus.

9.3 – Après la création du portefeuille : sa stabilité

Une fois qu’on a créé notre portefeuille avec XX % d’actions et YY % de fonds en euros, il est important de s’assurer que cette répartition reste stable dans la durée afin de garder le même “risque de portefeuille”.

La solution est donc de mettre ses nouveaux apports sur les actifs qui ont le moins monté et de régulièrement vendre les actifs qui ont le plus monté pour racheter les actifs qui ont le moins augmenté. C’est ce que l’on appelle le rééquilibrage (“rebalancing” en anglais).

Chapitre 10 – Votre plan d’action en 5 étapes, selon “Épargnant 3.0

Édouard Petit nous invite à suivre, pas à pas, les étapes suivantes en guise de plan d’action :

10.1 – Première étape : faire un petit bilan !

Cette première étape consiste à faire le point sur ses actifs financiers, en regardant la performance nette de frais et les frais.

10.2 – Deuxième étape : ouvrir un PEA et une assurance vie en ligne

  • L’auteur propose d’ouvrir ou transférer un PEA pour la partie actions et une assurance vie pour la partie obligations/fonds en euros.
  • Il est fortement conseillé de le faire rapidement pour être défiscalisé au plus tôt (8 ans après la date d’ouverture et non pas à partir du moment où on y a déposé de l’argent).
  • On n’est autorisé à ouvrir qu’un seul PEA par personne, mais il est possible de changer d’établissement si les tarifs augmentent ou si les services ne nous conviennent plus.
  • On ne peut pas transférer une assurance vie, mais on a la possibilité d’en ouvrir plusieurs.
  • Les banques en ligne (citées dans “Épargnant 3.0″) proposent des assurances vie très satisfaisantes, mais moins que celles des courtiers spécialisés en assurance vie. On peut aussi trouver d’excellentes offres chez Linxea, Mes-Placements.fr, ou assurancevie.com.

10.3 – Troisième étape : définir son plan d’investissement

Il s’agit de déterminer, en fonction de son projet d’épargne, notre portefeuille cible ainsi que notre apport initial et nos dépôts réguliers : XX % en fonds en euros, investis au travers de l’Assurance Vie. YY % en actions, investis sur des trackers au travers du PEA.

L’auteur recommande d’y aller progressivement et de mettre la même somme d’argent tous les mois, et cela, quoiqu’il arrive.

10.4 – Quatrième étape : acheter

  • Sur notre PEA : l’auteur conseille de passer son ordre sur un ETF qui suit un indice le plus large possible, c’est-à-dire le plus diversifié possible :
    • Les trackers suivant l’indice MSCI World, donc le monde entier, sont une excellente option. L’auteur liste ici plusieurs ETF Monde : Amundi MSCI Worl, Lyxor MSCI World PEA, Lyxor MSCI World.
    • Si on n’a jamais acheté ou vendu d’actions, il y a de nombreuses ressources gratuites sur internet qui expliquent comment passer un ordre de bourse.
  • Sur notre assurance vie : l’auteur nous propose d’investir dans les fonds en euros.

10.5 – Cinquième étape : Maintenir

Il s’agit, dans cette dernière étape, de :

  • Continuer à faire des apports réguliers, avec la même répartition que son apport initial.
  • Veiller à garder une répartition de son épargne entre actions et fonds Euros proche de son allocation cible.

Ce rééquilibrage peut se faire une fois par an. Tout au long de l’année, il suffira de veiller à sa répartition et à adapter ses apports. Cela doit nous prendre moins d’une minute par mois :

  • Si la bourse a beaucoup monté, on aura un pourcentage d’actions trop élevé : nous dirigerons donc nos apports en priorité vers notre fonds en euros.
  • Si la bourse a nettement baissé, notre portefeuille sera déséquilibré en faveur du fonds en euros : dans ce cas, on alimentera davantage notre PEA.

“Cette méthode est extrêmement simple : un ETF Monde si possible sur son PEA et un bon fonds en euros ! C’est tout !”

Par contre, cette méthode présente un inconvénient, à savoir : il n’est pas possible de vendre des trackers du PEA qui auraient trop monté pour acheter des fonds en euros.

10.6 – Toutes ces étapes peuvent être déléguées aux robo advisors

Pour conclure sur ce chapitre, Édouard Petit souligne qu’il est aussi facile de déléguer la gestion de nos investissements. En effet, de nouveaux services pour cela ont vu le jour en France : les robo advisors (tels que Yomoni, Wesave ou Nalo).

Ces robo advisors aident grandement l’épargnant. Ils sont, en effet, en mesure de :

  • Définir son profil de risque,
  • Construire un portefeuille de trackers adapté (en proposant différentes enveloppes : assurance vie, CTA, PEA),
  • Procéder au rééquilibrage.

Cette gestion a un coût, mais elle présente deux avantages :

  • On n’a plus rien à faire (en dehors de faire des apports).
  • Elle limite considérablement les risques d’erreurs.

Chapitre 11 – Votre meilleur ennemi

Dans ce chapitre, Édouard Petit nous met en garde : mettre en place sa stratégie passive, nous demandera de gérer des moments difficiles. L’auteur nous invite alors à y réfléchir préalablement :

  • Continuera-t-on à investir régulièrement lorsque les bourses chuteront de 50% et que tous les médias prédiront la fin du monde, ou en tout cas, celle du capitalisme ?
  • Est-ce qu’on se satisfera de la performance moyenne du marché ou bien, serons-nous tenté de penser qu’on mérite bien mieux ? Serons-nous capable de nous souvenir que cette performance est, en réalité, exceptionnelle ?
  • Comment réagirons-nous quand notre collègue nous annoncera “qu’il a fait X 2 sur Apple ou X 3 sur telle action et que c’était soi-disant évident” (en omettant de parler de toutes ses pertes…) ?
  • Comment nous comporterons-nous lorsque la bourse ne cessera d’augmenter ? Parviendrons-nous à maintenir notre profil de risque (ne pas passer à 100 % actions, ne pas utiliser de levier…) ?
  • Ou encore, comment est-ce que nous pensons réagir lorsque tous les journaux et télévisions affirmeront que “cette fois c’est différent, on est entré dans une nouvelle ère” ?

“Il est très difficile de lutter contre ces biais et la plupart des investisseurs n’y arrivent pas. Par exemple, les épargnants investissent lorsque la bourse a déjà monté et désinvestissent pendant les périodes de stress où la bourse baisse. C’est le contraire qu’il faut faire, il faut acheter quand la bourse est basse !”

Chapitre 12 – Les 10 commandements pour bien investir

À travers ces 10 commandements, Édouard Petit nous liste ses principales recommandations pour investir. Celles-ci sont, en fait, le résumé des chapitres précédents, et peuvent être retranscrites ainsi :

  • Utiliser les banques et services en ligne ;
  • Investir dans des trackers ;
  • Diversifier ses investissements ;
  • Privilégier le PEA ;
  • Définir son risque ;
  • Réaliser des apports réguliers ;
  • Ne pas paniquer quand la bourse baisse ;
  • Ne pas s’emballer quand la bourse monte ;
  • Veiller à rééquilibrer son portefeuille ;
  • Profiter de la vie !

Chapitre 13 – Combien allez-vous gagner ?

Selon Édouard Petit, la méthode décrite dans “Épargnant 3.0” devrait nous amener à une performance très proche de 5,5%.

Voici ci-dessous le graphique inséré et intitulé par l’auteur “Performance comparée sur dix ans de la gestion passive“. Il représente l’évolution d’un investissement en gestion passive, dans un excellent fonds patrimonial et dans la moyenne des fonds patrimoniaux. Il prend en compte les frais de gestion.

 

épargnant 3.0 - édouard Petit - trackers - investir

Ainsi, on peut constater que l’investisseur classique a multiplié par 2,2 son investissement et l’investisseur “passif” en trackers par 7 ! C’est bien la preuve, pour l’auteur, que la passivité paye !

Les lecteurs de cet article ont également lu :  10 choses à faire pour doubler vos ventes demain

Chapitre 14 – Pourquoi (bis) ?

“La performance des trackers est accessible au plus grand nombre. Cela ne demande pas de compétences particulières … certainement moins que d’investir en direct en actions … et pas plus que d’investir en fonds classiques.”

Mais alors, si c’est si simple, pourquoi est-ce que tout le monde ne le fait pas ?

La première réponse d’Édouard Petit est de dire que si, justement, beaucoup de gens le font, et encore plus les institutionnels que les particuliers :

  • Aux États-Unis, notamment, les investisseurs se sont vraiment rendu compte de tous les avantages de la gestion passive à bas coûts. Dans ce pays, le total de la gestion passive, fonds indiciels et ETF, représente à peu près 40% des encours, de l’ensemble des fonds et trackers.
  • En Europe, l’encours des ETF a plus que doublé en cinq ans. En France, même s’ils ne sont que 82 000, le nombre d’investisseurs particuliers en trackers a augmenté de 50% depuis 2012.

Ensuite, l’auteur fournit quelques pistes d’explications en ce qui concerne les épargnants qui n’ont pas opté pour la gestion passive. Selon lui, ces derniers :

  • N’ont tout simplement pas connaissance de la méthode. Peu d’acteurs communiquent sur cette méthode.
  • Pensent que la finance est nécessairement très compliquée et réservée à une élite.
  • Ont du mal à croire qu’en payant moins, on aura une meilleure qualité et une meilleure performance.
  • Croient que “la bourse est un casino” : avoir une performance indicielle, c’est-à-dire “moyenne”, ne fait pas rêver les gens. Ceux-ci préfèrent jouer au casino plutôt que de gagner “lentement”, mais nettement plus sûrement.
  • Ne sont pas encouragés par les institutions financières et les intermédiaires à investir selon cette méthode (ces derniers n’ont, en effet, pas intérêt à favoriser un modèle qui leur ferait gagner moins d’argent).

Chapitre 15 – Pour aller plus loin avec la méthode d'”Épargnant 3.0″

15.1 – La répartition géographique de ses investissements

L’indice World que suivent les trackers recommandés dans ce livre est un très bon indice, à la fois représentatif et diversifié. L’auteur précise toutefois qu’il possède les deux inconvénients suivants :

  • Il ne comporte pas les pays émergents : or, ces pays représentent plus du tiers du PNB mondial.
  • La répartition géographique se calcule selon une certaine formule : la capitalisation boursière flottante ; or, on peut vouloir avoir une autre répartition géographique.

15.2 – L’optimisation des frais des trackers

Avec des frais à 0,4 % par an, les ETF monde sont bien moins chers que les fonds classiques. Néanmoins, il est possible de diminuer le coût global de son portefeuille avec des trackers moins chers.

Au-delà des “frais purs”, on peut essayer aussi de choisir les trackers les mieux conçus en terme d’optimisation de l’impôt à la source.

15.3 – La maximisation du ratio performance sur risque

L’objectif ici est de mixer les actifs performants et les moins corrélés possible afin de maximiser le retour sans faire trop augmenter le risque.

15.4 – L’adaptation par rapport au reste de son patrimoine, dont son épargne salariale

Il est important d’avoir une vue globale de son patrimoine, afin qu’il corresponde à son allocation cible tant en termes de risque que de répartition géographique.

D’autre part, lorsqu’on a accès à l’épargne salariale (c’est-à-dire à des actions de notre entreprise employeuse et des fonds), il est préférable de choisir des trackers qui optimisent la diversification avec notre entreprise, soient des trackers le moins corrélés possible avec cette dernière.

15.5 – L’utilisation du factor investing, aussi appelé “smart beta”

Le factor investing décrit une approche d’investissement si complexe que l’auteur ne voit pas comment la résumer en quelques paragraphes. Selon lui, il faut vraiment la maîtriser un minimum avant de se lancer.

Toutefois, il faut savoir que la maintenance de ce type de portefeuille de trackers “factoriels” aussi appelés “smart beta” ou “factor investing” ne prend pas plus de temps qu’un portefeuille de trackers classiques.

15.6 – Le choix du type d’ETF

Il existe, en effet, plusieurs types de trackers qu’il faudra prendre soin de choisir. Chacun présente des avantages et des inconvénients. On a, par exemple, des trackers :

  • À réplication physique, d’autres à réplication dîtes synthétique.
  • Qui capitalisent les dividendes et d’autres qui distribuent les dividendes.

15.7 – Portefeuille de plusieurs ETF

Il est possible de créer des portefeuilles de plusieurs ETF qui reprennent certains des principes évoqués ci-dessus.

“Comme vous l’imaginez, construire un portefeuille de trackers demande un certain savoir-faire et un peu de temps. Cependant, sa maintenance est aussi possible pour une minute par mois avec les bons outils. […] Simplifiez, automatisez et oubliez !”

Édouard Petit nous propose ici un exemple de portefeuille qui, pour la partie action, s’avère, selon lui, assez bien équilibré : 40 % d’actions américaines de grandes tailles, 20 % d’actions européennes de grandes tailles, 20% d’actions européennes de petites tailles, 10 % de SIIC Européennes et 10 % d’actions de pays émergents.

L’auteur conseille ici de toujours viser la simplicité. Ainsi, s’appuyer uniquement sur un ETF Monde pour la partie actions reste une excellente option.

Conclusion : lançons-nous !

En guise de conclusion de son livre “Épargnant 3.0″, Édouard Petit nous invite, en fin de livre à :

    • Suivre ses formations “Épargnant 3.0” en ligne pour nous aider à élaborer un portefeuille d’ETF et de fonds en euros qui nous convienne.
    • Nous lancer : cela est tout à fait possible avec un petit effort au début, un faible investissement en temps mais de la régularité  (une minute par mois…) et une bonne force de caractère.

Puis, l’auteur tente de lever les freins que nous pourrions ressentir en répondant à huit remarques qu’il a anticipées :

  • Vous n’avez pas le temps ?

Il est vrai que faire le bilan de ses avoirs, transférer un PEA et ouvrir une assurance vie prend un peu de temps ! Cependant :

    • Le temps investi initialement aura un retour sur investissement probablement très significatif.
    • Une fois cette première étape réalisée, cette méthode ne prend qu’une minute par mois.
  • C’est une stratégie risquée ?

On ne prend pas de risques à adopter la stratégie du Lazy Investing énoncée dans “Épargnant 3.0″ dès lors qu’on a un pourcentage d’actions adapté à son profil et qu’on investit régulièrement sur le long terme.

  • Vous avez entendu dire que les ETF sont des produits dangereux ?

On ne prend pas plus de risques en investissant dans les ETF que dans les fonds classiques. En fait, ce qui est primordial, c’est ce dans quoi est investi l’ETF. En règle générale, il est préférable de rester sur des ETF classiques, avec des encours significatifs et suivant des indices renommés.

  • Vous avez entendu dire que les trackers sont pires que le Marxisme ?

Beaucoup pensent que l’investissement passif ne favoriserait pas la compétition entre les sociétés, puisqu’il les achète toutes, et qu’il rendrait les marchés inefficients. L’auteur précise alors que seul 1% des encours des actions européennes sont possédés par des trackers.

  • Vous avez entendu dire que les marchés sont trop hauts ?

Selon Édouard Petit, il est démontré que statistiquement, attendre une correction pour rentrer sur le marché entraîne un manque à gagner très significatif. Et cela, quel que soit le niveau du marché, cher ou pas cher. Dès lors, la seule méthode rationnelle, selon l’auteur, est d’investir régulièrement, quel que soit le niveau des marchés.

  • Vous n’avez pas tout compris à cette histoire de rééquilibrage

Cela peut, en effet, s’avérer un peu complexe, mais il n’est pas nécessaire de le faire souvent (moins d’une fois par an). On peut aussi aisément déléguer cette gestion à un robo advisor.

  • Vous n’arrivez pas à définir le pourcentage d’actions dans votre portefeuille

Quand on débute, Édouard Petit conseille d’augmenter la part de son portefeuille financier en actions très progressivement. Puis, une fois que l’on aura vécu un krach (-30 %), et que l’on saura comment on réagit face à celui-ci, on pourra ajuster son allocation en conséquence.

Pour nous aider à déterminer un pourcentage d’actions adéquat, il est aussi tout à fait possible de se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine et/ou un robo advisor.

  • Vous n’avez pas d’argent, ça ne sert à rien ?

L’auteur répond par deux points importants :

    • Il est capital de commencer rapidement, et ce, même si notre capacité d’épargne, notre patrimoine ou nos revenus ne sont pas (encore) élevés. Le PEA ou l’assurance, par exemple, doivent être ouverts le plus tôt possible afin de bénéficier de la fiscalité intéressante après un certain délai (celui-ci court à partir de l’ouverture de l’enveloppe). Pour cela, souvent, 50 € suffisent.
    • Il ne faut pas négliger l’effet des intérêts composés : des petites sommes qui “travaillent” peuvent, en effet, devenir de grosses sommes.

En bref, pour Édouard Petit :

“Vous n’avez pas d’excuse pour ne pas vous y mettre tout de suite.”

Conclusion de “Épargnant 3.0” d’Édouard Petit

“Épargnant 3.0” est un livre motivant qui fait prendre conscience qu’il est important et finalement pas compliqué, de s’occuper de ses finances personnelles et d’investir. Il permet d’acquérir des connaissances en matière de finances et en matière d’investissement boursier essentiellement.

La méthode du Lazy Investing décrite dans “Épargnant 3.0” est une excellente méthode pour le particulier qui veut faire fructifier son argent sans prendre trop de risques et sans y passer beaucoup de temps. La gestion passive proposée ne nécessite, en effet, pas vraiment de connaissances techniques approfondies (d’autant plus que l’auteur mentionne bien les solutions existantes pour éventuellement la déléguer à d’autres facilement). Elle offre une performance raisonnable et raisonnée.

En fin de compte, les idées énoncées par l’auteur sont simples. Les principales pourraient être qu’il faut diversifier son investissement, investir plutôt à long terme pour éviter les risques, davantage se tourner vers les services en ligne, et surtout investir dans les trackers ! Enfin, autre point non négligeable : cette méthode est adaptée aux investisseurs français.

Le point faible d’“Épargnant 3.0”, mais ceci est aussi un point positif, est qu’il s’agit d’un livre court. Il a ainsi l’avantage d’être rapide à lire, synthétique et d’aller à l’essentiel : ce qui devrait satisfaire beaucoup de lecteurs comme les débutants, par exemple, qui recherchent la simplicité. Mais un autre débutant pourrait aussi, justement, attendre de ce livre une méthode détaillée, qui puisse le guider, pas à pas, dans ses balbutiements d’investisseur. Or, on ne retrouve pas, dans le livre, ce niveau d’accompagnement. Pour celui qui veut aller plus loin, cette lecture ne sera aussi sûrement pas suffisante.

Points forts :

  • Les connaissances apprises en matière d’investissement boursier ;
  • Le style d’écriture accessible pour un sujet relativement technique ;
  • La méthode motivante, qui peut s’appliquer assez facilement ;
  • Le livre est court. Il synthétise l’essentiel pour faire fructifier son argent sans y passer trop de temps et d ‘énergie.

Point faible :

  •  Le livre est court. Il survole un peu le sujet, sans vraiment proposer de méthode “pas-à-pas” au lecteur qui débute sur ce terrain.

Ma note :

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