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La Parabole du Kayakiste

la parabole du kayakiste paul dewandreRésumé de “La Parabole du kayakiste” : A travers une belle métaphore Paul Dewandre compare la vie exaltante pleine d’aventure en rivière comme kayakiste à l’inverse de celle sur un lac de barrage monotone et sans saveur se craquelant avec les années et qui ne procure plus la sécurité d’une eau calme qui se vide.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Luc Levasseur du blog Mes Documents Efficaces

Chronique du livre de Paul Dewandre « La Parabole du Kayakiste » :

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Avant-propos

Devant le constat sans appel d’une complète mutation que vivent nos sociétés, Paul Dewandre voit le côté positif des choses à travers ce qui lui semble être un mouvement global.

Que ce soit au niveau social, environnemental, économique, dans l’éducation, l’agriculture, il souligne les nombreuses initiatives qui démontrent que les gens décident de prendre en main leur destin et ce dans le monde entier.

Il insiste sur le fait que nos sociétés ne sont pas en crise mais bel et bien en mutation. Car si une crise est censée être passagère, il est clair que nous ne reviendrons pas au modèle des « trente glorieuses ».

Nous sommes confrontés à des changements majeurs dans les échanges tant au niveau économique que de la connaissance par exemple. Les gens voyages de plus en plus et la découverte d’autres cultures modifie considérablement la perception de nos propres sociétés.

La sécurité de l’emploi à vie n’est plus une constante et d’autres modèles économiques sont apparus depuis plusieurs décennies déjà.

Les évolutions démographiques et technologiques ont complètement modifié nos comportements. Une nouvelle ère commence.

Partie 1 – Etat des lieux

Chapitre 1 – La métaphore du barrage

La rivière de la vie

Il compare la vie à une aire de jeu qui a évolué avec la mondialisation et les impacts que cela a eu sur nos vies. Il prend l’exemple d’une expédition en kayak avec tous les risques que cela comporte.

Parmi ces risques, il fait référence au nazisme qui comme un orage s’est abattu sur la vie de la rivière au XXème siècle. De nombreux kayakistes ont péri et les survivants en sont sorti meurtris.

Après ces événements, la conséquence a été radicale. Les kayakistes ont voulu un monde plus sûr en construisant des barrages pour se prémunir des caprices de la rivière.

Il fallait créer de la stabilité avec une eau calme où dorénavant la barque remplacerait le kayak. Tout le monde pourrait naviguer paisiblement sur un plan d’eau calme et apaisé sans remous.

Le barrage permettrait d’apporter plus de sécurité et de sérénité donc plus de bonheur dans le travail et la vie de manière générale.

L’unanimité du besoin de sécurité après cette période de drames a donné naissance par le Comité National de la Resistance à plusieurs plans pour augmenter les salaires, créer la sécurité sociale, les retraites et la sécurité de l’emploi.

Toutes ces mesures ont participé à l’augmentation du niveau de vie des individus et a amélioré leur confort matériel.

C’était la garantie du lendemain.

La construction du barrage

A l’issue de la guerre, la France entreprit la mise en œuvre de ses plans sous la gouvernance du Général de Gaulle.

La liberté d’entreprendre fut favorisé mais en faisant en sorte que l’intérêt particulier ne prime pas devant l’intérêt général. Le principe de la mutualisation des ressources fut instauré et géré par l’Etat protecteur.

L’organisation de la vie sur le lac

L’Etat organisa la vie sur le lac en créant des parcelles pour tout le monde selon le niveau social.

la vie sur le lac

La vie dans les parcelles

Les habitants du lac commencèrent à aménager leur parcelle. Les évolutions technologiques notamment avec l’électroménager donnaient un sentiment de bien-être, la démocratisation de l’automobile permit d’être plus libre et de voyager plus facilement. Les progrès de la médecine écartaient les risques des maladies, etc…

L’activité économique pour relancer la reconstruction du pays, le babyboom des naissances ont créé de nouveaux besoins en service d’Etat et d’entreprise. Cette période était en train de vivre un dynamisme économique et social comme jamais.

L’Europe

Pour éviter l’isolement des différents barrages et lacs (nations), l’Europe construisit des canaux pour favoriser la circulation des personnes et des marchandises. Chaque Etat pouvait échanger en restant maitre de sa monnaie et de ses frontières.

En 1958 c’est la création de la Communauté européenne économique.

Les trente glorieuses

Alimenté par la rivière, le lac ne cessait de grandir et les habitants profitant de la croissance pouvait régulièrement agrandir leur parcelle.

Le pouvoir d’achat augmentait, les gens consommaient de plus en plus. Pour répondre à la demande, les entreprises recrutaient. C’était le plein emploi.

Le niveau du lac montait et une balade en rivière en kayak pouvant être risquée s’était transformée en promenade en barque sans eaux tumultueuses sur un lac apaisé.

Cette génération d’après-guerre pensait avoir trouvé le modèle idéal pour eux et leurs descendants et ce pour toujours.

Chapitre 2 – Les premières fissures

En 1973, les pays du Golf multipliaient par quatre le prix du baril de pétrole. L’effet fut immédiat. Les entreprises ont vu leurs coûts de production grimper en flèche et ont dû répercuter cette hausse sur leurs prix de vente.

S’en est suivi une chute du pouvoir d’achat, la consommation a fondu comme neige au soleil et les entreprises ont commencé à licencier massivement les habitants du barrage.

La première fuite

L’Etat indemnisa les chômeurs et entrepris de grands travaux pour stimuler à nouveau l’économie. Il embaucha de nouveaux et nombreux fonctionnaires sur le principe, un fonctionnaire c’est un chômeur en moins. Pour financer toutes ces mesures l’Etat emprunta en faisant exploser son déficit. C’était la première brèche dans le barrage.

La baisse du niveau du lac

L’absence de croissance économique significative accélère le débit de l’eau par les brèches du barrage. Le niveau du lac baisse et de plus en plus de barques touchent la vase. Les parcelles se réduisent et les habitants peinent à les entretenir.

la baisse du lac parabole kayakiste

Répartir les espaces

Avec la réduction des parcelles sur le lac les différents gouvernements ont des difficultés à redéfinir et répartir l’espace.

Espérer le retour de la croissance

Le retour de la croissance se fait attendre et les gouvernements n’arrivent pas à faire remonter le niveau du lac. De plus, ils doivent faire face à des déficits de plus en plus importants.

Les différentes taxes indirectes pour combler les déficits ne suffisent pas à réparer le barrage qui fuit de plus en plus.

Un grand barrage à 27

L’union européenne a tenté de construire un grand barrage qui protègerait les barrages nationaux mais la différence des niveaux et règles de navigation a engendré un repli sur elles-mêmes des nations.

Le lac se vide

Il y a de moins en moins de place sur le lac. L’espace se réduit. Cela entraine une concurrence accrue entre les habitants pour obtenir une meilleure parcelle.

Pour l’avenir de leurs enfants les parents les poussent à s’orienter vers des écoles et formations qui leur donneraient plus de chance de réussir. Le nombre de postulants dans ces écoles explose et mathématiquement il en découle une concurrence plus importante.

Un paysage de désolation

Au niveau mondial, le lac devient de plus en plus pollué. Le monde est comme une boite de nuit en fin de soirée. Le sol est jonché de bouteilles, de papiers, les derniers fêtards sont affalés dans une odeur qui pique le nez.

Chapitre 3 – En bas coule toujours la rivière

Si le barrage fuit et voit l’eau du lac s’en échapper, la rivière en contre bas profite de toute cette énergie qui dynamise ses flots.

Alors que de plus en plus de barques touchent le fond du lac il est peut-être temps de reprendre le kayak pour vivre de nouvelles aventures. Il faudra affronter ses peurs, se réadapter à cette navigation. Il faudra réexplorer cette rivière prête à accueillir tout le monde

Chacun pourra y naviguer à son rythme en choisissant son bras de rivière.

On pourra y naviguer en groupe en attendant les autres ou en individuel. Certains iront plus vite que d’autres qui se laisseront porter par les courants en fonction de leur capacité.

La rivière sera multiple. Tout le monde avancera sans faire la course puisque le courant est permanent. Personne ne sera laissé sur le bas-côté. La descente se fera avec solidarité.

en bas coule la rivière kayakiste parabole et métaphore

Les kayakistes historiques

Nombreux sont ceux qui à l’après-guerre ont délaissé le barrage au profit du kayak pour emprunter la rivière de la vie.

Jacques-Yves Cousteau et ses expéditions avec la Calypso ont fait découvrir le monde sous-marin à la terre entière à l’époque de l’apparition de la télévision. Jean Vanier, le fondateur de l’Arche et tant d’autres dans l’entreprise, le milieu artistique, l’exploration, la recherche et bien d’autres domaines. Leur bonheur n’était pas dans la recherche de la sécurité d’une parcelle dans un barrage mais de l’exaltation que procure la rivière de la vie.

Ils avaient anticipé les limites que procurent la vie protégée sur un lac qui au fil du temps procure le sentiment d’enfermement et d’absence de liberté.

La rivière est de plus en plus plébiscitée

Si les brèches du barrage endommagé ont poussé un certain nombre d’habitants du lac à rejoindre la rivière, ce mouvement se généralise avec les nouvelles générations qui ont bien compris que la sécurité du barrage aujourd’hui était relative pour ne pas dire illusoire.

Surtout qu’aujourd’hui, la rivière est mieux aménagée. L’eau y est abondante et naviguer dans un monde hyperconnecté et solidaire apporte plus de réponses adaptées à chacun.

Le libre choix permet un meilleur équilibre entre la vie personnelle et professionnelle.

Même s’il est vrai que certains auront plus de mal à reprendre le kayak, ils pourront s’appuyer sur les autres pour les aider à prendre leur envol.

Partie 2 – Le passage du lac à la rivière

parabole du kayakiste passage du lac à la riviere

Chapitre 1 – Revoir la pyramide de Maslow

Comment passer du lac à la rivière ? C’est comme pour tout, il ne s’agit pas de la faire de manière radicale dans le sens où il est complètement possible de l’opérer par étape en le préparant.

Il est nécessaire de commencer à faire un travail sur soi même avant de se lancer à corps perdu sans but.

Construire sa vie sur le lac

Posséder une barque et une parcelle se faisait au fur et à mesure d’un parcours balisé par des études qui nous amènerait un bon travail.

Une bonne rémunération nous permettant de s’aménager un cocon douillet à l’abri des eaux tumultueuses de la rivière pour célébrer une réussite matérielle.

La pyramide de Maslow

Abraham Maslow, psychologue américain a théorisé le concept de la pyramide des besoins pour être heureux et accompli.

A la base de la pyramide on retrouve les besoins physiologiques et de sécurité. Avoir un toit, à manger et de l’argent pour vivre.

Une fois stabilisé, l’individu peut passer à la deuxième étape qui est de se constituer socialement une appartenance à un groupe. La famille, les amis.

Et enfin, passer au troisième niveau pour assouvir ses besoins personnels et d’accomplissement.

Cette échelle définie à l’après-guerre met bien en évidence le premier besoin qui est la sécurité (Sur le lac du barrage) pour atteindre le bonheur.

Paul Dewandre nous explique qu’il y a d’ailleurs lui-même adhéré pendant de nombreuses années.

Il nous explique comment après de brillantes études il a créé une compagnie aérienne pour le compte d’un homme d’affaires. Son salaire était plus que confortable. Il possédait une belle maison, une belle voiture et une famille. Il voyageait en 1ère classe et avait beaucoup d’avantages liés à son métier.

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Mais aussi, il avait une belle parcelle et une belle barque dont il était fier en ayant le sentiment d’avoir réussi.

Pourtant, il n’avait pas le sentiment d’être heureux et ça le questionnait sans vraiment savoir pourquoi. Après tout, il avait tout le confort souhaité.

La relation aux autres

Il fallut attendre une discussion avec un ami avec beaucoup d’argent qui lui manifestait sa tristesse à propos de son divorce et de l’éloignement que cela engendra avec sa fille pour que Paul prenne conscience de ce qui est réellement important.

A ce moment-là il comprit que le bonheur ne résidait pas dans la réussite matérielle mais bien dans le lien que l’on entretient avec ses proches.

Il reconnait cependant que si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue et procure une certaine liberté notamment d’esprit lorsque l’on peut faire face à ses dépenses sans compter.

La relation à soi

C’est en 1991 lors de l’envahissement du Koweit par l’Irak que l’élément déclencheur allait se produire pour Paul. Ce conflit a eu un effet direct sur son activité de transport aérien avec la cessation de l’entreprise qu’il avait créé.

Du jour au lendemain Paul s’est retrouvé sans activité. Avec du temps, il entame une profonde introspection pour se reconnecter avec lui-même.

Il comprend que pour créer du lien avec les autres il faut d’abord en créer avec soi. D’abord, il faut être heureux seul pour être heureux avec les autres.

Il est nécessaire de développer de la bienveillance avec soi-même.

Une pyramide bancale

Paul fait le constat que la pyramide devrait finalement être inversée dans l’ordre des priorités.

La preuve, quand le barrage a cédé, le modèle originel s’est effondré dès que la base, le besoin de sécurité, s’est brisé et a entrainé les autres niveaux dans la chute.

Il s’aperçoit que ses anciennes relations professionnelles s’éloignent peu à peu et que son état psychologique de chômeur ne facilite pas ses relations familiales.

La prise de conscience est amère. Tout lui échappe. Il n’a plus le contrôle sur rien.

Il doit changer l’ordre de ses priorités et revoir sa propre pyramide.

Chapitre 2 – Reprendre son kayak en inversant la pyramide

Reprendre le kayak implique de redéfinir les priorités en inversant l’ordre des besoins de la pyramide de Maslow.

A la base, pour reprendre le contrôle sur soi, il faut positionner l’accomplissement de soi, ensuite les relations puis la sécurité qui en découlera.

Le principe étant de reprendre confiance en soi en premier lieu avant de développer de nouvelles relations dans des conditions sereines. Il faut retrouver une nouvelle énergie qui sera communicative.

Ainsi, la deuxième étape viendra naturellement avec la création de lien avec les autres tout en trouvant sa place et la valeur que l’on apporte aux autres et au monde.

Le troisième niveau, la sécurité, doit être intérieur et non extérieur. Il faut retrouver son énergie intérieure pour être serein, apaisé. Puis vient le sentiment de sécurité intérieur.

Surmonter les obstacles

La reconnexion avec soi-même permet de prendre de meilleures décisions pour remettre les choses dans l’ordre surtout après des événements marquants comme un décès, une séparation ou un licenciement.

Pierre et Jean

A travers l’histoire vécue par Pierre et Jean, Paul Dawandre fait la relation entre le lac et le passage à la rivière. Ces deux collègues de travail qui se sont retrouvés licenciés en même temps dans les années 90 ont pu rebondir sur le principe de la pyramide de Maslow inversée.

Après de nombreuses recherches d’emplois infructueuses ces deux passionnés d’escalade ont finalement trouvé leur voie. C’est le cas de le dire.

Ayant du temps après leur licenciement, ils pratiquaient l’escalade en dehors de Paris à une centaine de kilomètres où se trouvaient les premiers sites. Ce qui représentait un inconvénient pour leur budget serré au vu de leur situation de chômeur.

Ils devaient donc restreindre leurs escapades tout en restant persuadés de revenir dans la course avec leur barque sur le lac.

Malgré leurs recherches au bout de deux ans ils n’avaient rien trouvé comme travail et commençaient réellement à se poser des questions.

Petit à petit, ils basculaient vers l’introspection. Ils se demandaient comment ils pourraient rebondir ? En proposant quoi ? Qu’elles étaient leurs compétences ? Qu’est ce qui les motiveraient chaque matin pour passer à l’action en proposant quelque chose dont les gens auraient besoin ?

Sans le savoir, ils quittaient le lac et leur barque pour le kayak et rejoindre la rivière de la vie.

Ils se sont souvenus qu’une société belge avait construit des murs d’escalade dans deux gymnases. Le projet était né. Ils allaient faire la même chose sur Paris.

C’est après un parcours du combattant administratif et financier qu’ils finissent enfin par trouver un gymnase qui accepte leur concept et une banque de les financer.

Le bouche à oreille a fait le reste et leur projet est une réussite qui leur permet même de dégager des revenus supérieurs à ceux qu’ils espéraient en retrouvant un emploi.

Leur premier objectif était bien l’accomplissement de soi et la récompense financière n’a été que la résultante de leur entreprise.

Chapitre 3 – L’accomplissement de soi

Paul Dewambre insiste bien sur le fait que le point de départ d’une expédition en eau vive consiste donc à partir de soi.

Cela demandera de la persévérance et il faudra être en bonne forme physique et bien déterminer son objectif.

Il va falloir trouver d’autres automatismes auxquels nous n’avons pas été préparés dans les parcelles protégées. On parle bien de psychologie positive. Concept complètement absent sur le lac du barrage.

L’amour de soi

L’amour de soi est essentiel pour naviguer sur la rivière de la vie. Il en découle la confiance en soi nécessaire pour être bienveillant avec les autres.

Cette perception est souvent mal comprise et l’amalgame avec l’orgueil vite fait. Rappelons que l’orgueil est un sentiment de supériorité vis-à-vis des autres alors qu’il n’en n’est rien avec l’estime de soi.

La démarche ne consiste pas à faire la course avec les autres sur la rivière pour une raison simple, nous ne partons pas au même moment et naviguons chacun à notre rythme.

Chacun a son propre parcours et il n’y a pas de ligne d’arrivée.

Nous pensons qu’il faut avoir gagné de l’argent, perdu du poids et réussi dans la vie pour s’aimer. Ce mode de pensée est celui du barrage.

L’estime de soi c’est de s’accepter avec ses qualités et ses défauts tout en cherchant à s’améliorer.

A ne pas confondre avec la résignation et l’égo qui contrairement aux apparences est un manque d’estime de soi.

Comment peut-on aimer les autres lorsque l’on ne s’aime pas soi-même. Les gens agressifs avec les autres le sont d’abord avec eux-mêmes.

L’amour de soi nous remplit de l’intérieur par l’amour que nous donnons aux autres.

Ce n’est pas toujours facile en fonction de l’éducation que l’on a reçu. Un enfant qui a été brimé a développé des pensées limitantes qui créeront des blocages à l’âge adulte. Il devra s’en débarrasser avant d’entreprendre le chemin de l’amour de soi.

Pardonner

Pardonner est avant tout un cadeau que l’on se fait à soi-même. Cette démarche n’est pas forcément intuitive vis à vis des gens qui vous ont fait souffrir.

Il faut prendre en compte que les gens qui font souffrir les autres ne s’aiment pas et pensent se dédouaner intérieurement en agissant de la sorte.

D’ailleurs, ils seront étonnés et ne comprendront pas de prime abord votre démarche. C’est normal, ils sont sur le lac du barrage alors que vous êtes dans la rivière.

Leurs frustrations sont exacerbées car vous, vous avez changé de terrain de jeu alors qu’ils tournent en rond sur leur plan d’eau.

Pardonner, c’est se défaire de la colère pour avancer. Il ne s’agit pas de se laisser faire. Bien au contraire. C’est tourner une page et éliminer tout ce qui est toxique.

Les bienfaits d’une telle démarche

Beaucoup de personnes peuvent douter de cette démarche pour se reconnecter à soi. Comprendre que l’estime de soi amène directement à la confiance en soi peut sembler un peu surréaliste pour qui ne s’est jamais posée la question.

Pour une raison simple. Cela implique une remise en cause. Or, il est plus facile de rejeter la faute sur les autres. C’est plus confortable mais à terme ça ne résout pas le ou les problèmes qu’il faudra affronter en changeant son comportement.

Comme une machine à vapeur

La confiance en soi c’est déjà une étape. Pour atteindre ses objectifs on peut prendre l’exemple d’une machine à vapeur qui ne se mettra en route que lorsque la pression est à son maximum. Il faut imaginer que la détermination et la persévérance représentent la pression maximum.

Il faut se débarrasser de l’auto sabotage qui dans notre inconscient nous dit que nous ne pouvons y arriver. D’ailleurs, il est nécessaire d’éliminer toutes ces pensées négatives. L’engagement mental doit être total en restant concentré à 100 % sur l’objectif.

Trouver le sens de sa vie

Avoir conscience de ses capacités c’est aussi connaitre ses limites de compétences pour ne pas se perdre dans des projets irréalistes en s’épuisant.

En revanche on peut tout à fait avoir des capacités qui nous permettent de développer des connaissances et compétences atteignables pour réaliser un projet.

Il suffit de se poser les bonnes questions. Qu’est-ce que je sais faire ? Qu’est ce qui me passionnerai ? Ou encore, qu’est ce qui me motiverai pour me lever chaque matin ? Qu’est ce que je peux apporter aux autres ? Quel style de vie je souhaite ?

L’essentiel étant de trouver une direction que l’on visualise dans la rivière. Trouver sa voie. La visualiser pour déclencher la motivation.

trouver le sens de la vie

Devenir agile, flexible et déterminé

Trouver sa voie, n’implique pas une route toute tracée et rectiligne. Il y aura forcément les impondérables de la vie. Les imprévus. Il faudra les gérer et y faire face en s’adaptant tout en restant déterminé.

La rivière est exaltante mais n’est pas un long fleuve tranquille. C’est ce qui fait qu’elle est passionnante.

Se construire un système de croyance porteur

La perception est un élément clé avec la confiance en soi et la visualisation de l’objectif à atteindre. Elle nous permettra d’analyser les situations et de les affronter en fonction de notre système de croyance basé sur nos expériences et ressentis.

Ce système nous guidera tout au long de l’expédition sur la rivière. Il guidera toutes nos décisions et choix.

Chez deux individus le niveau de perception est différent. Quand l’un percevra quelque chose l’autre ne le verra pas.

Le premier dira que c’est possible et le second que ça ne l’est pas car les deux personnes ont un système de croyance qui s’est construit sur deux schémas de pensées différentes.

Celui qui pense que c’est possible visualisera l’objectif. L’autre non. En visualisant l’objectif on se projette et le chemin apparait devant nous. C’est beaucoup plus facile pour avancer sur une route balisée que l’inverse.

Développer un sentiment de gratitude

Exprimer de la gratitude participe au développement de son degré de positivité. Cela contribue à vivre et apprécier le moment présent avec ce que l’on a.

En kayak, les remous peuvent être un peu vifs et il faut rester attentif à sa navigation. On est concentré sur le moment présent. Nous ne sommes pas sur le lac du barrage avec une barque qui touche le fond.

Chapitre 4 – Les relations

L’expédition en kayak est jalonnée de rencontre et de partage. Nous ne sommes jamais seul.

Quand les obstacles se présentent il est nécessaire de se regrouper pour les enlever et reprendre sa route.

Nous croisons d’autre histoires de kayakistes et enrichissons notre expérience parfois en faisant un bout de route avec eux.

L’aventure ne se fait pas systématiquement seul. On peut changer de moyen de transport et utiliser un raft. On navigue en équipe ou en famille.

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Estime de soi et relations avec les autres

Pour être bien aves autres il faut être bien avec soi. Cette démarche est cruciale pour créer du lien avec les autres.

Pour faire le plein d’énergie il faut se remplir d’amour intérieur et non extérieur. L’estime de soi se construit de l’intérieur. Ensuite vient la confiance en soi. Les combats d’égo n’ont plus lieu d’être.

Confiant et sûr de notre valeur, nous ne perdons plus de temps avec des relations toxiques et les jeux de pouvoir.

Notre énergie alimente notre dynamisme. Nous rayonnons. Les autres préfèrent les personnes ensoleillées qui leur apportent de la joie et de l’énergie.

Nous apparaissons comme étant une solution et non plus un problème.

Arrêter de rejeter la faute sur l’autre

La recherche de l’origine de nos colères et la manière dont on l’exprime peut considérablement changer les choses.

On a tous été en colère pour des situations qui finalement n’étaient pas importantes mais avaient déclenché cette réaction pour une autre raison que l’on n’avait pas identifié. Et même se demander après coup pourquoi on s’était énervé de la sorte.

Pour quelques moments plus tard, comprendre la raison première de notre colère et se sentir bête. Car au fond de nous on sait qu’on n’a pas été capable de gérer ses émotions avec un décalage qui peut créer l’incompréhension chez les autres.

Quant à la forme, là aussi, il nous est tous arrivé de faire un commentaire négatif au lieu d’être attentionné. Pourquoi as-tu fait ça ? Au lieu de dire, j’espère que tu ne t’es pas blessé.

L’une ou l’autre de ces phrases change tout dans la relation à autrui. La première est culpabilisatrice et la seconde réconfortante. Le retour et la réaction de l’autre sera bien évidemment différent.

Se comparer aux autres

La comparaison avec les autres est faussée dès le départ puisque n’étant pas dans le monde intérieur de l’autre nous comparons son monde extérieur avec notre monde intérieur.

Donc, déjà les critères ne sont pas comparables et de plus nous ne faisons pas du kayak de la même façon. Nous n’abordons pas le courant de la rivière avec la même dextérité, la même force et les mêmes attentes.

Bref, nous sommes tous différents. Ce qui n’empêche pas d’être inspirés par les autres. Mais la démarche est différente. L’inspiration nous sert à faire ou reproduire des actions en fonction de nos propres capacités. On ne cherche pas à ressembler à quelqu’un d’autre. C’est là toute la différence et elle est majeure.

Dans la rivière nous célébrons les réussites des autres en ayant conscience qu’elles n’empêcheront pas les nôtres de se produire et inversement. Nous ne sommes pas en concurrence. Au contraire, nous faisons du kayak côte à côte avec de temps en temps des trajectoires différentes.

Les réussites des uns inspirent les autres et participent à leur apprentissage permanent.

Sans estime de soi nous pensons ne pas être capable d’y arriver et devenons envieux des autres et nous réjouissons de leurs échecs. Cela entraine une dynamique négative qui nous fait perdre de l’énergie et de la motivation. Ainsi nous retombons dans une spirale non vertueuse qui nous écarte des autres. Pire, elle nous rapproche des personnes négatives et toxiques.

Remplir son réservoir de l’extérieur

Ceux qui cherchent à remplir leur réservoir extérieur sont en permanence en concurrence avec les autres pour prouver leur valeur.

Quand on a confiance en soi on ne cherche pas à démontrer ce que l’on est et notre supériorité vis-à-vis des autres. Ce qui nous motive c’est de remplir son réservoir intérieur pour progresser pour soi et ses propres objectifs. Il n’y a pas de concurrence.

Être critique vis-à-vis des autres

Critiquer les autres et juger leurs erreurs résulte toujours d’un manque d’estime de soi. D’où l’importance de se connecter avec soi-même pour accepter ses propres erreurs et vulnérabilités. Ainsi, nous acceptons mieux celles des autres en sachant qu’ils font comme tout le monde, ce qu’ils peuvent.

Chercher à comprendre avant de vouloir être compris

De tout temps, l’homme s’est battu pour faire valoir son point de vue et prendre le pouvoir sur l’autre et lui démontrer ainsi qu’il avait tort.

Aujourd’hui, cela prend des proportions telles que les tribunaux sont saturés des conflits sans fins. Les conséquences sont dévastatrices car les séquelles qu’elles engendrent alimentent les rancœurs.

Alors qu’une approche toute simple qui consiste à ne pas convaincre l’autre mais plutôt à l’aider à trouver les réponses en lui-même semblerait plus salvateur pour tout le monde.

Pourquoi vouloir orienter les autres en fonction de ses propres attentes. Ça n’a pas de sens et ça se termine souvent par un conflit. Utiliser la communication pour comprendre l’autre plutôt que pour le convaincre.

Comprendre le point de vue de l’autre

Les Indiens d’Amérique ont un proverbe. « Avant de juger un homme, enfile ses mocassins et marche pendant trois lunes ». Ce qui signifie se mettre à la place de l’autre pour comprendre que s’il a agi de cette manière, il y avait une raison ; et que si l’on avait été confronté au même problème on aurait certainement fait la même chose.

Comprendre le point de vue de l’autre ne veut pas nécessairement dire que l’on y adhère mais tout simplement qu’on le respecte. A partir de là, s’instaure une confiance qui favorise le dialogue, les échanges et donc la compréhension.

Communiquer avec les autres

Contrairement aux apparences, communiquer ne consiste pas seulement à s’exprimer mais surtout à écouter.

Apprendre à écouter

Ecouter c’est se rendre disponible pour l’autre en enfilant ses mocassins. Le laisser s’exprimer sans l’interrompre pour mieux comprendre ce qu’il dit et ressent.

Beaucoup d’entre nous ont tendance à pratiquer l’inverse. Ils interrompent l’autre sans écouter ce qu’il dit en voulant faire valoir leur point de vue.

Ce comportement vient de la fausse bonne idée que l’on obtient le respect en s’imposant par la prise de parole inconsidérée. Que c’est une manière de s’affirmer. C’est l’inverse qui se produit. L’interlocuteur n’étant pas écouté, il ne vous donnera pas à son tour son écoute et sa confiance et donc le respect.

Même pire, une défiance que vous aurez déclenchée va s’instaurer entre lui et vous.

Mieux parler pour mieux communiquer

Les mots peuvent être des fenêtres ou des murs. Communiquer en faisant des reproches, des jugements et des remarques désobligeantes va mettre votre interlocuteur en position défensive. Puis, il risque à son tour de devenir désagréable. Ce que bien sûr vous n’apprécierez pas et pourtant c’est vous qui aurez créé cette situation.

Il sera difficile de créer du lien avec l’autre avec cette approche.

Chapitre 5 – La sécurité d’un revenu suffisant

Subvenir à ses besoins est une évidence et l’argent y contribue fortement. Le fait de reconsidérer l’ordre des besoins de la pyramide de Maslow ne signifie pas pour autant négliger l’aspect financier bien au contraire. L’idée étant juste de considérer que ce n’est pas l’objectif principal. Et ça change tout.

On ne fait pas les choses pour l’argent mais parce que cela nous plait ou nous passionne.

C’est pour cette raison que les traders ne sont pas aimés. Leur but premier est de gagner de l’argent et peu importe le moyen même si cela doit nuire aux autres.

Prenons l’exemple d’une des quatre plus grandes enseignes de distribution française. La société est cotée en bourse et son objectif principal est d’optimiser la rentabilité de son activité. Elle est donc gérée par des financiers.

La société avait désigné un responsable financier pour étudier la rentabilité de leur activité pâtisserie sur leurs magasins.

Il s’est avéré que sur un magasin les coûts de production étaient plus élevés pour les tartes aux fraises car le pâtissier garnissait plus les tartes. Les données et calculs de ses tableaux excel étaient sans appel. Les coûts de production des tartes aux fraises dans ce magasin étaient réellement plus élevés que dans les autres magasins.

Ravi de sa découverte, le responsable financier demanda au pâtissier de réduire le nombre de fruits sur les tartes pour réduire les coûts de production.

Le problème c’est que le responsable financier n’avait pas pris en compte un élément important puisqu’il était focalisé sur les coûts de production. Le chiffre d’affaires généré par la pâtisserie du magasin était supérieur à celui des autres magasins. Les tartes étaient plus appétissantes et les clients en étaient très contents.

Or, le jour où le pâtissier a diminué le nombre de fruits sur les tartes il s’en est vendu beaucoup moins et le chiffre d’affaires s’est effondré sur ce produit.

Au départ, la marge était peut-être moindre mais la quantité vendue faisait que le profit final était plus important. Le résultat a été sans appel. Les clients se sont détournés des tartes et le pâtissier a été démotivé.

Ces deux conséquences inchiffrables n’apparaissent pourtant pas dans les bilans comptables.

D’où la nécessité d’avoir une vision grand angle qui dépassent une approche micro économique à court terme.

C’est pour cette raison que nous sommes réticents avec quelqu’un qui cherche à nous vendre quelque chose pour son seul intérêt alors que nous sommes prêts à dépenser plus si ce que l’on achète représente une réelle valeur ajoutée pour tout le monde.

La raison est plus importante que le produit lui-même.

La richesse vue comme un gâteau

La notion de partage du gâteau nous renvoie au lac sur le barrage avec des parcelles à partager.

Pour distribuer plus de part il est évident que le gâteau doit être plus grand.

C’était le rôle de la croissance économique sur la vie du barrage. Lorsque le niveau du lac augmentait les habitants pouvaient agrandir leur parcelle sans se préoccuper de celles des autres. Le climat social restait stable.

Seulement lorsque le niveau du lac baisse et que les parcelles se réduisent avec les parts de gâteau les habitants ont tendance à tirer la couverture à eux. La concurrence s’accroit alors que les places deviennent moins nombreuses.

Les tensions augmentent et le climat social se durcit sans que des réponses puissent y être apportées car l’espace du lac se réduit.

La signification de l’argent dans la rivière

Dans la rivière l’argent circulent entre les kayakistes par les échangent de services et produits créatifs qui apportent de la valeur ajoutée. La passion est le maître mot.

L’argent circule librement entre les gens. Ceux qui gagnent plus ont tout simplement rendu service à plus de monde. La richesse est illimitée car elle correspond à toutes les ressources qui sommeillent en nous.

Bien sûr cette richesse est fluctuante puisqu’elle s’expose aux remous de la rivière. C’est dans ces moment où nous avons besoin de nous reconnecter avec nous même pour maintenir notre confiance en soi pour rebondir.

Cesser de se sentir victime

Dans les moments difficiles nous avons besoin de nous retrouver et de nous entourer de gens qui vont nous réconforter pour nous permettre de recharger les batteries pour mieux repartir.

Mais il est important de ne pas tomber dans la victimisation et de se complaire dans cet état d’esprit.

Il est nécessaire de garder la main sur son destin et de décider comment nous allons mettre en œuvre de nouvelles actions pour avancer et dépasser les épreuves pour se reconstruire. Et continuer notre expédition.

Il faut maintenir son estime de soi pour maintenir sa créativité et partir sur de nouveaux projets.

Devenir ami avec l’argent

La relation à l’argent est plus complexe qu’elle n’y parait. Sans estime de soi on aura tendance à accepter des rémunérations en dessous de notre valeur.

Cela vient aussi de l’image que l’on a des gens qui gagnent de l’argent. Ils sont forcément malhonnêtes, ils sont égoïstes, ils sont prétentieux. Personne ne veut être identifié à ce genre d’individus.

C’est un mode de pensées qui a construit nos croyances limitantes. On sait très bien qu’il y a des gens riches qui sont altruistes, généreux et participent activement au bien commun soit en donnant leur argent soit en faisant des investissements qui permettent d’améliorer la vie des autres.

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Beaucoup de personnes cherchent à amasser un maximum d’argent par peur du manque et pense remplir leur réservoir d’estime de soi de l’extérieur.

La cause réelle étant un manque d’amour d’elle-même plus qu’un amour de l’argent.

On nous a conditionné pour considérer que gagner de l’argent implique de la souffrance et du travail dur. Il est difficile de l’associer à la notion de plaisir et de partage.

Avec une estime de soi saine nous chercherons toujours à aider les autres si nous avons de l’argent.

Ce qui est important, c’est l’énergie positive que nous aurons pour choisir la bonne formation qui nous permettra de rencontrer les bonnes personnes pour se révéler et offrir des services à valeur ajoutée aux autres.

Nous pourrons ainsi pagayer avec joie, enthousiasme et vivre de notre activité.

Chapitre 6 – Histoires de kayakistes

Qu’ils soient inventeurs, explorateurs, chercheurs, enseignants, sportifs, cuisiniers ou artistes, nombreux sont les kayakistes qui se sont réalisés à travers leur passion, leur engagement et leur projet avant d’arriver à gagner de l’argent.

Ils ont bien renversé l’ordre des besoins de la pyramide. Au début de leur expédition ils ne se sont pas demandé comment ils financeraient leur retraite.

Partie 3 – Demain

parabole du kayakiste demain voir avenir

Chapitre 1 – Une nouvelle organisation sociale à mettre en place

Les bouleversements de la mondialisation ont redistribué les cartes géopolitiques. Certains pays émergeants ont pris de l’ascendant dans de nombreux domaines économiques. Leur dynamisme a recentré les intérêts économiques mondiaux.

Cela a entrainé des crispations et des repliements sur soi-même d’un certain nombre de pays pour colmater le barrage et tenter de préserver ce modèle de société coûte que coûte.

Alors que le kayakiste incite à investir la rivière pour sauver le plus grand nombre d’un modèle qui s’effondre sur lui-même. Les faits sont là. Les problèmes sociétaux et climatiques ne peuvent pas être réglés avec une approche micro mais macro. La notion de parcelle devient illusoire.

La société ‘Prêt à porter » du barrage

Le système du barrage nous a confiné dans des cases. Etudiant, salarié et retraité. Tout est paramétré de la production à la distribution.

Comme disait Henry Ford, avec humour, il est possible de choisir la couleur de sa voiture à partir du moment où elle est noire.

Sur le lac, malgré l’illusion, les voies invisibles sont déjà tracées.

La société sur mesure de la rivière

La nouvelle économie a changé considérablement la donne avec des possibilités infinies et accessibles au plus grand nombre.

Le schéma, étude, travail, retraite devient obsolète. Pourquoi ne pas laisser le choix des parcours pour ceux qui souhaitent faire une pause en reprenant leurs études ou en créant un projet qu’il leur tient à cœur.

Pourquoi ne pas laisser le choix de continuer une activité lorsque la santé le permet à ceux ou celles qui ne veulent pas prendre leur retraite et ont envie de continuer d’être actif.

Aujourd’hui, on peut s’informer à n’importe quelle heure de la journée et échanger avec des gens à l’autre bout du monde en quelques clics. Internet a révolutionné les comportements et les modes de consommation et donné l’accès à l’information et la connaissance à des gens qui étaient isolés géographiquement.

La rivière n’est pas l’anarchie

Pour que l’expédition des kayakistes soit le plus viable possible il sera nécessaire d’en protéger les berges et d’en réguler la circulation pour maintenir un réel équilibre écologique.

Il faudra s’assurer que les plus gros ne s’accaparent pas des bras entiers de la rivière pour réguler la circulation à leur seul profit.

Les systèmes qui ont sécurisé la navigation sur le lac du barrage devront être adaptés à celle de la rivière où la notion de parcelle n’existe plus.

Chapitre 2 – Le travail dans la nouvelle ère

Le fonctionnement sur le lac imposait une organisation pyramidale même au niveau des entreprises. Aujourd’hui, force est de constater que les résultats sont dévastateurs.

En 2013, l’institut de sondage Gallup a réalisé un sondage auprès de 70 000 salariés dans 142 pays.

Seulement 13% des salariés se sentaient engagés et impliqués dans leur entreprise.

En France, le taux est de 9%.

Les habitants du barrage n’attendent que leur chèque à la fin du mois. Ils perdent une bonne partie de leur vie à la gagner.

Les kayakistes veulent donner du sens

Les kayakistes n’acceptent plus cette approche et ne veulent plus travailler dans des environnements qui les empêchent de s’épanouir et d’apporter leur valeur ajoutée.

Certaines entreprises du barrage ont compris ces changements et commencé à modifier leur organisation en proposant des horaires plus souples, du télétravail et de nouvelles approches managériales.

Cependant, si elles aspirent à rejoindre la rivière et les kayakistes elles devront entamer de réels changements en profondeur.

les kayakistes veulent donner du sens

L’exemple de Favi

Jean François Zobrist est un précurseur dans le concept de l’entreprise libérée en France.

Malgré la concurrence importante notamment en Asie à cause de coûts de production faibles, Jean François Zobrist a fait de l’entreprise Favi un leader mondial dans l’activité de fabrication de fourches de boite de vitesse.

Organisation traditionnelle

Lorsqu’il est arrivé dans l’entreprise Jean François Zobrist a constaté que l’organisation était somme toute classique.

Le service commercial recevait les commandes, les transmettait au planning qui répartissait les tâches aux ouvriers.

La hiérarchie était pyramidale. Les ouvriers étaient sous la responsabilité d’un chef d’équipe, lui-même sous la responsabilité d’un chef d’atelier, à son tour subordonné à un service RH, financier et commercial.

En deux ans, Jean François Zobrist a renversé la pyramide en redonnant du sens comme première priorité. La rentabilité n’était plus le premier objectif.

Il a misé sa démarche sur le bien-être au travail en redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux ouvriers. Son pari a consisté à considérer que si les personnels sont heureux au travail parce qu’ils y retrouvent du sens, ils seront beaucoup plus motivés, l’ambiance sera meilleure et les résultats seront là.

En retirant les pointeuses il s’est aperçu qu’avant, le travail était calé sur les horaires et non sur le travail à réaliser. Cela a permis d’augmenter les cadences en fonction des besoins. La productivité a augmenté.

Les salariés se sont mis à travailler en équipe, d’une quinzaine de personnes, dédiée à un client. Dorénavant, les équipes réceptionnent directement les bons de commande et répartissent les tâches sur le planning en fonction de délais réalistes.

Avant les équipes n’avaient aucune visibilité sur les volumes à traiter comme les commerciaux qui ne savaient pas comment les prix étaient déterminés et pourquoi il y avait des délais de livraisons différents selon les commandes.

Le système de croyance de l’entreprise

En 1960, le professeur au MIT Douglas Mc Gregor a développé la théorie des X et Y.

Selon lui, les managers entretiennent deux types de croyance sur les salariés. Il y a ceux qui pensent que les salariés sont paresseux et font tout ce qui est possible pour en faire le moins possible (théorie X) et d’autres pensent que les salariés sont motivés et capables de s’autogérer (théorie Y).

A travers son étude Mc Grégor a démontré que lorsque l’on met en place des moyens de contrôle, de surveillance et de sanctions permanentes on crée un climat de méfiance et les salariés vont essayer de piéger le système.

A l’inverse si on fait confiance aux salariés, ils seront responsabilisés et n’essaieront pas de piéger le système.

Il a ainsi démontré que la peur entraine la peur et la confiance entraine la confiance.

Le challenge des sociétés du barrage

Pour opérer les changements les dirigeants doivent abandonner leur pouvoir et leur contrôle. Ces besoins de changement peuvent entrainer de réels blocages chez les dirigeants et même les collaborateurs.

Si les entreprises du barrage ne réalisent pas ces évolutions structurelles elles seront remplacées par les entreprises venant de la rivière.

En prenant comme exemple la marche on peut considérer que la jambe droite de la sécurité a permis de construire un barrage pour nous faire faire un grand pas après la guerre. Mais aujourd’hui, cette jambe est tendue et ne peut pas être étirée plus que ça.

Il est temps d’actionner la jambe gauche de la liberté et de la solidarité de la rivière.

A l’époque du barrage, l’autorité était détentrice du savoir et de la connaissance et tout le monde s’en satisfaisait.

De nos jours, l’information et la connaissance circulent librement et on y a accès facilement. La notion d’autorité telle qu’elle a existé n’est plus d’actualité dans le sens où dans la rivière chacun peut devenir acteur de sa vie.

Devenir agile

Dans un monde en perpétuel mouvement on ne peut plus être spectateur de sa vie il faut en devenir acteur.

Le barrage a donné l’illusion d’une vie sans risque et de ne pas être confronté à ses peurs au prix de s’empêcher de vivre.

« Il n’y a aucune gloire dans le fait de se noyer avec les autres pour les réconforter dans leur sentiment qu’il n’y a pas d’autres issues ». Nelson Mandela

Conclusion sur le livre “La parabole du kayakiste” :

Ce que le livre “La parabole du kayakiste” peut apporter

Résumé du livre

A travers une métaphore simple et efficace l’auteur met bien en évidence les sources de la situation actuelle et des changements qui s’opèrent inéluctablement. Il donne une vision grand angle avec une analyse fine et concrète des enjeux auxquels sont confrontés nos sociétés et les valeurs vers lesquelles elles s’orientent selon les nouvelles aspirations.

L’intérêt de lire ce livre

Si vous avez du mal à comprendre les environnements complexes dans lesquels nous vivons ce livre vous éclairera sur ce qui a construit le modèle économique et sociale de notre pays depuis l’après-guerre et qui perdure aujourd’hui malgré des changements qui se mettent en place en parallèle du système dominant. Si vous-même avez des difficultés à trouver votre place dans le système actuel, ce livre vous donnera des pistes pour peut être trouver votre voix dans la rivière et ne plus tourner en rond dans le lac du barrage.

Paul Dewandre explique comment les changements peuvent s’effectuer non pas seulement avec une modification structurelle mais également d’état d’esprit. Son approche est orienté développement personnel dans le sens où il considère que chaque individu doit retrouver l’estime de soi, la confiance en soi et l’ouverture vers les autres pour participer au nouveau modèle axé sur la liberté et la solidarité. Il nous invite à faire tomber le tabou avec l’argent comme source d’émancipation et non de domination sur fond d’approche écologique dans tous les domaines.

Ce que ce livre m’a apporté

C’est après avoir écrit un article sur la pyramide de Maslow inversée que je suis tombé sur une vidéo de Paul Dewandre plusieurs mois après et dans laquelle il présentait son livre. J’ai été frappé par la similitude de son propos avec celui de mon article. J’ai décidé d’acheter le livre pour le lire. Après la lecture, non seulement Paul Dewandre à conforté mon idée que chacun aujourd’hui doit pouvoir se construire avec sa propre pyramide des besoins mais en plus il donne les clés qui permettent de le réaliser. Sa description très imagée permet de visualiser concrètement la situation et comment la changer.

Luc Levasseur du blog Mes Documents Efficaces

Points forts :

  • Le style : facile à lire avec des chapitres qui s’enchainent bien.
  • Très inspirant pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat avec une nouvelle approche en inversant leur pyramide de Maslow.
  • Des exemples concrets qui appuient les propos du livre.

Point faible :

  • Quelques redondances sur les idées développées.

Ma note :

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Crédit photos :  Jack Moreh, Sebastien Closuit, Marcus Lange, Daniel Krakan, Viktor Hanacek

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La Parabole du Kayakiste







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