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Méditer jour après jour : 25 leçons pour vivre en pleine conscience

Mediter jour apres jour

Résumé du livre Méditer jour après jour – 25 leçons pour vivre en pleine conscience  : Un magnifique voyage pour découvrir, à son rythme, la méditation de pleine conscience, avec à la clef un rapport au monde et à sa vie, plus apaisé

Méditer jour après jour par Christophe André, 2011, 301 pages

Note : Cette chronique est une chronique invitée, écrite par Élisabeth Allier du site Mieux-être au travail

Chronique et Résumé du livre MEDITER JOUR APRES JOUR : 25 leçons pour vivre en pleine conscience :

Prélude « La présence, pas le vide » :

Ce titre tord le cou à une des idées fausses qui circule sur la méditation, selon laquelle méditer serait faire le vide dans sa tête.

Il s’agit davantage d’une invitation à cesser nos activités pour faire quelque chose que nous ne faisons peu ou jamais : entrer en contact avec nous-mêmes. Simplement en nous asseyant, les yeux fermés, pour expérimenter (au départ) un paradoxe : le vide (nous ne sommes plus dans l’action ni dans la distraction) et le plein (nous sommes alors soumis au brouhaha de nos pensées et prenons conscience de nos sensations).

C’est parce que nous décidons de rester dans cette position, certes déconcertante au départ, que nous voyons, petit à petit, le calme arriver. Sans nous répéter « Il faut que je me calme » Car plus nous adoptons une telle posture, moins nous y arrivons.

Méditer jour après jour. 25 leçons pour vivre en pleine conscience - posture de méditation - Christophe André

PREMIÈRE PARTIE : « PRENDRE CONSCIENCE : UNE ATTITUDE MENTALE »

« Vivre l’instant présent » : À quoi bon ? Pour vivre davantage tout simplement. Car on ne vit ni dans le passé ni dans le futur. Non pas que le présent soit supérieur au passé ou au futur. Il se révèle en revanche plus rare et plus fragile dans nos vies à 100/.

  • Leçon 1 :

Vivre vraiment l’instant présent, le ressentir. Comment ? En faisant l’expérience de ce qui se passe en nous ET autour de nous, à cet instant.

« Respirer »

Savons-nous que, tous, nous disposons d’un ancrage puissant, toujours disponible pour revenir dans l’instant présent ? Il s’agit de notre respiration : elle est là, présente, telle une « amie à nos côtés » On peut également la modifier, en particulier quand on est sous l’emprise d’une émotion douloureuse.

  • Leçon 2 :

Notre respiration ne résout pas nos problèmes. En revanche, elle transforme la façon dont nous les vivons.

« Habiter son corps »

Méditer, c’est aussi entrer en contact avec notre corps pour le ressentir et prendre conscience de notre posture. Souvent, corps et esprit sont déconnectés de sorte que nous n’entendons pas les messages que nous envoie notre corps.

Il s’agit de porter notre attention vers notre corps dans sa totalité y compris nos douleurs. En cela, la méditation n’est pas de la relaxation.

  • Leçon 3 :

Régulièrement dans notre journée, essayons de rendre visite à notre corps en observant ce qui s’y passe.

« Fermer les yeux et écouter »

Quelle est notre qualité d’écoute ? Savons-nous entendre les bruits qui nous entourent ? Savons-nous écouter le silence qui agit telle une parenthèse, dans nos vies agitées ?

  • Leçon 4 :

Fermons les yeux et écoutons TOUS les sons autour de nous, y compris ceux que nous trouvons désagréables. Observons les pensées liées à ces sons.

« Observer ses pensées »

« Il est deux processus que les êtres humains ne sauraient arrêter aussi longtemps qu’ils vivent : respirer et penser. En vérité, nous sommes capables de retenir notre respiration plus longtemps que nous pouvons nous abstenir de penser. À la réflexion, cette incapacité à arrêter la pensée, à cesser de penser, est une terrifiante contrainte » Dominique Steiner

Pour évoquer notre brouhaha mental, les bouddhistes comparent notre esprit à un singe qui se balance de branche en branche. Quand on médite, on ne cherche pas à arrêter le flot de nos pensées. On choisit plutôt de les observer. Imaginons une cascade d’eau. Plaçons-nous entre la chute d’eau (nos pensées) et la paroi rocheuse de façon à nous observer penser. Il va sans dire que cette perspective demande de l’entraînement.

Concrètement, comment fait-on ? Quand on médite, on se relie, par exemple, à sa respiration. À chaque fois que nous constatons que nos pensées nous ont emmenés loin d’elle, nous le notons puis nous DÉCIDONS de revenir à notre respiration. Ces aller-retour entre attention (notre respiration) et distraction (nos pensées) font partie intégrante de l’apprentissage de la méditation.

Nous réalisons alors que nos pensées ne sont que des constructions mentales que nous ne sommes pas obligés de croire. En méditant, nous retrouvons ainsi un espace de liberté, celui de choisir ou pas de suivre nos pensées.

  • Leçon 5 :

Essayons cet exercice : faire la différence entre « penser quelque chose » et « m’apercevoir que je pense quelque chose » : un moyen efficace de prendre du recul par rapport à nos pensées !

« Donner un espace à ses émotions » 

Quand il s’agit d’émotions désagréables, la tentation est forte de les fuir ou au contraire de les contrôler. La méditation s’inscrit à contre-courant de notre tendance naturelle qui est de retenir l’agréable et chasser le désagréable.

Que nous propose-t-elle pour mieux vivre avec nos émotions ? Elle nous invite à quitter l’émotion pour faire l’expérience de l’émotion. Dit autrement, essayons d’aborder notre émotion par les questions suivantes : Comment cette émotion se manifeste-t-elle dans mon corps ? À quel endroit en particulier ? Quelles pensées me viennent alors en tête ? Car cela ne vous aura pas échappé, nos émotions sont de puissants « moteurs de pensées négatives »

« Il y a des moments où mieux vaut ne rien dire. Il faut alors accepter de traverser la réalité différemment : ressentir, éprouver. » Christophe André, Méditer jour après jour

  • Leçon 6 :

Quand nous ressentons une émotion douloureuse ou déstabilisante, essayons de nous relier à notre respiration pour voir ce qui se passe en nous.

« Déployer son attention pour accroître sa conscience » 
La conscience, fonction délicate de notre esprit, comprend trois niveaux :
  1. Conscience primaire qui regroupe l’ensemble de nos sensations et impressions
  2. Conscience identitaire où nous prenons conscience de notre « soi »
  3. Conscience réflexive qui nous permet de prendre du recul, de réfléchir, d’analyser

La pleine conscience comprend ces trois niveaux.

Et l’attention, comment la définir ? Selon Christophe André, s’il n’y a pas d’attention, il n’y a pas de conscience. Avec une différence intéressante : l’attention s’inscrit dans l’exclusion, en écartant ce qui ne l’intéresse pas. À l’inverse de la conscience qui accueille tout.

  • Leçon 7 :

C’est en nous connectant encore et encore à notre respiration que nous musclerons nos capacités attentionnelles mises à mal par notre style de vie (hyperconnexion, notifications, SMS, emails, sollicitations…). Christophe André n’hésite pas à parler d’ « environnements psychotoxiques »

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« N’être qu’une présence »
On se sent « être » quand on cesse de « faire » Pour nous y aider, nous pouvons développer quatre attitudes mentales précieuses :
  1. « Ne pas juger » : par exemple, quand on médite, il ne s’agit pas de savoir si notre exercice est réussi ou raté.
  2. « Ne pas filtrer » : pendant un exercice, la tendance est grande de ne retenir que l’agréable ou ce qui nous convient (sensations, bruits, odeurs, pensées, émotions…). L’idée est de TOUT accueillir y compris ce qui nous déplait ou nous déstabilise.
  3. « Ne pas s’agripper » à l’agréable de peur qu’il ne s’échappe. Essayons plutôt de le savourer quand il se présente.
  4. « Ne rien attendre » : aussi étonnant que cela puisse paraître, quand on démarre un exercice de méditation, on ne se fixe pas d’objectifs, on ne se dit pas « Je m’assois pour me calmer, pour aller mieux » On ne cherche à rien faire d’autre qu’à expérimenter ce qui est là, déjà là, en nous et autour de nous : « n’être qu’une pure présence » C’est parce qu’on abordera ainsi chaque exercice qu’on ressentira, en effet, petit à petit, dans notre vie, les bienfaits de la méditation (sérénité, apaisement…)
  • Leçon 8 :

Faisons un pas de côté, quittons le tumulte de nos vies quelques instants pour simplement réaliser que nous sommes en vie.

DEUXIÈME PARTIE : « VIVRE AVEC LES YEUX DE L’ESPRIT GRAND OUVERTS : UNE PHILOSOPHIE DE VIE QUOTIDIENNE »

« Voir l’ordinaire »

Bien souvent, nous ne vivons pas. Nous passons notre temps à « faire », à enchaîner nos activités machinalement, tel un robot. Christophe André nous invite à nous rendre présents à ce que nous faisons, à l’image d’un nouveau-né qui découvre le monde qui l’entoure. Car c’est ainsi, que nous nous sentirons pleinement vivants.

  • Leçon 9 :

Essayons de nous reconnecter à notre quotidien et à ce que « nous ne regardons plus »

« Voir l’invisible »

Activation (« faire et encore faire ») et accélération (« vite, vite ! ») nous empêchent de nous relier aux éléments qui composent notre quotidien.

  • Leçon 10 :

Essayons de contempler un objet quotidien (cela peut-être un simple pichet) auquel nous ne prêtons pas (ou plus) attention. Pouvons-nous nous relier à son histoire (Qui l’a fabriqué ? Avec quel matériau ? Comment est-il arrivé ici (achat, don, cadeau…) ?) Arrivons-nous à rester, en silence, quelques instants avec cet objet, à nos côtés ?

« Voir l’important »

Nous vivons dans un monde fascinant mais qui peut aussi s’avérer toxique. Nous sommes surexposés : informations, publicités, bruits, images… Voilà pourquoi, nous avons besoin de :
  1. Lenteur, en allégeant nos agendas qui souvent débordent, y compris le week-end ou pendant les vacances.
  2. Continuité dans nos activités, en résistant à la tentation (forte !) de consulter nos écrans à chaque notification.
  3. Calme, en décidant de ne rien faire de temps en temps. Pour prendre soin de nous.

Méditer nous invite à distinguer l’urgent de l’important. L’urgent nous happe car si nous ne le faisons pas, nous allons au-devant d’ennuis (fuite d’eau, frigo vide, panne de voiture, demande d’un client important…). L’important se réfère, quant à lui, à nos liens amicaux, familiaux, à notre contact avec la nature, au silence, à la non-action. C’est vrai que si nous ne prenons pas le temps de nous y consacrer, les conséquences ne seront pas immédiates. En revanche, petit à petit, notre vie nous semblera plus terne. En méditant, nous en prenons conscience, nous choisissons de ne plus céder aux injonctions de l’urgent : « Fais-le vite, tout de suite ! » Avec à la clef, un plus grand bien-être.

« Contempler, c’est regarder sans espérer, ni convoiter, ni commenter. C’est adopter une position d’humilité ouverte et curieuse envers le monde qui nous entoure. » Christophe André, Méditer jour après jour

  • Leçon 11 :

Pratiquons le calme et le silence de temps en temps.

« Agir et ne pas agir »

Avez-vous remarqué notre tendance à faire plusieurs choses à la fois ? Nous mangeons en pianotant sur notre smartphone, nous conduisons en écoutant la radio… Il ne s’agit pas de changer totalement nos habitudes mais de comprendre qu’à « vouloir vivre 2 fois plus, on risque juste de vivre 2 fois moins car 2 fois plus mal »

Christophe André nous invite à :
  1. Essayer l’exercice du « rien que » qui consiste à nous rendre vraiment présents à ce que nous faisons.
    Exemples : quand je mange, je savoure, mon plat n’en sera que meilleur. Quand je participe à une conversation, j’écoute, sans préparer ma réponse ou laisser les bruits extérieurs me distraire.
    Les bénéfices d’une telle pratique sont précieux. Nous sommes plus à même d’identifier nos impulsions, comme celles de quitter notre travail pour aller grignoter, discuter, surfer sur le web… Pour ensuite choisir notre comportement : est-ce que je décide, en conscience, de cesser mon travail (je me sens fatigué, j’ai besoin d’une pause) ou bien de le poursuivre ? En cela, nous ne subissons plus nos automatismes.
  2. Cesser d’agir entre deux actions : avant de démarrer une nouvelle activité, après s’être disputé avec un proche, avant un enjeu important… Ces temps de pause sont comme des parenthèses qui nous permettent de nous reconnecter à notre ressenti et ainsi mieux adapter nos comportements aux différentes situations que nous rencontrons.
  • Leçon 12 :

Essayons l’exercice du « rien que ». Régulièrement, avant de nous lancer dans une nouvelle activité, prenons quelques respirations.

« Affûter son esprit »

Méditer, c’est observer son esprit fonctionner, repérer ses automatismes. C’est aussi l’entraîner à la concentration, à la créativité, à la flexibilité. C’est enfin l’apaiser.

Il est intéressant de noter qu’à l’origine de la méditation de pleine conscience, il y a la méditation shamatha (apaisement) nécessaire pour aller vers la méditation vipassana, que l’on peut traduire par « vision pénétrante » et qui nous aide à voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles soient.

De cette « vision pénétrante » découlent trois grands principes bouddhiques :
  1. L’interdépendance : réaliser que nous sommes tous liés les uns aux autres, à la fois point de départ et point d’aboutissement. Le nier, c’est laisser la place à notre égo et notre orgueil. L’accepter, c’est choisir l’humilité.
  2. La vacuité : ce que nous voyons n’a pas d’existence concrète et solide. Ce concept, difficile à appréhender, renvoie à la nature instable et subjective de toute chose.
  3. L’impermanence : rien ne dure, tout passe.
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Méditer, c’est aller à la rencontre de ces trois principes, tout en reconnaissant qu’ils peuvent nous échapper ou nous paraître difficilement compréhensibles. Le reconnaître et l’accepter puis continuer d’éprouver et d’observer l’expérience du moment.

  • Leçon 13 :

Pour garder notre esprit affûté, remettons-le régulièrement en question en ne cédant pas à nos pensées automatiques ou au « prêt-à-penser »

« Comprendre et accepter ce qui est »

Accepter que « tout est là, déjà là » Il ne s’agit pas de se résigner mais se demander : « Comment faire pour vivre avec ? » En cela, on reste actif mais différemment : dans l’apaisement et la lucidité. On n’est plus dans la lutte.

  • Leçon 14 :

Entraînons-nous en commençant par accepter de petits agacements du quotidien.

Mediter jour apres jour. 25 leçons pour vivre en pleine conscience - posture des mains pour méditation - Christophe André

TROISIÈME PARTIE : TRAVERSER LES TEMPÊTES : LE REFUGE DE L’INSTANT PRÉSENT

« Se libérer des prisons mentales »

Les douleurs physiques ont tendance à prendre toute la place. Bien sûr que nous pouvons alors nous soulager avec des médicaments, l’idée n’est pas de devenir des « bêtes de souffrance » !

Que nous apporte la méditation ? Méditer, on l’a vu, apaise notre esprit. Cet apaisement agit tel un antalgique.

Quant aux douleurs de l’esprit, en focalisant notre attention sur elles, nous ne faisons qu’accroître leur importance (principe de la rumination). Paradoxalement, la méditation nous invite à donner de l’espace à cette souffrance pour la diluer, pour desserrer son étau. Comment ? En accueillant « d’autres invités à notre esprit » comme notre respiration et les sons. Tout en nous rappelant l’impermanence évoquée ci-dessus : rien ne dure, tout passe. Il en va de même pour la plupart de nos souffrances.

  • Leçon 15 :

La souffrance nait de la déformation que nous faisons de la réalité. Quand nous souffrons, essayons d’accueillir les pensées associées (« Je n’en peux plus, quand cette douleur cessera-t-elle ? »), en lien avec notre respiration.

« Lâcher prise »

Réaliser que, dans certains cas, il est inutile d’agir ou de nous débattre avec notre problème. L’auteur nous invite à explorer une autre voie : respirer, ne pas chercher de solution. Pas maintenant, pas tout de suite. Revenir encore et encore à notre respiration, notre respiration qui est notre refuge. Non pas pour fuir la réalité mais pour gagner en clarté mentale, essentielle pour voir une solution pertinente émerger.

  • Leçon 16 :

Lâcher prise, c’est « renoncer à tout contrôler, à trouver une solution immédiate »

« Rester présent au monde »

Difficile à faire quand on souffre. Nous avons plutôt tendance à nous recroqueviller sur notre malheur. Pourtant, pour ne pas être happés par la douleur, il est essentiel de rester reliés au monde, à la vie. Là encore, il s’agit d’y aller pas à pas, en commençant par de petites douleurs du quotidien pour ensuite espérer pouvoir faire face aux grandes douleurs de la vie (deuil, problèmes de santé…). En faisant l’effort de nous relier au monde, on peut discerner la vie, par petites touches subtiles, prête à nous accueillir. Sans oublier l’amour et la tendresse présents autour de nous.

À lire aussi: ma chronique sur le livre L’art de la méditation, du moine bouddhiste français Matthieu Ricard.

« Nous sommes des intermittents du bonheur et ce dernier ne fera tout au long de notre vie, qu’apparaître et disparaître.» Christophe André, Méditer jour après jour

  • Leçon 17 :

Quand nous sommes malheureux, essayons d’ouvrir notre regard à la beauté extérieure. Sans doute, nous ne constaterons aucune amélioration immédiate. C’est pourtant cette beauté qui, à terme, nous sauvera.

« Avancer même blessé »

Après une dépression, on reste fragile. Plusieurs études ont mis en évidence qu’après avoir suivi un programme de méditation, les personnes, ayant vécu une dépression, présentent un taux de rechute plus faible.

  • Leçon 18 :

Quand on va très mal, l’action peut être le seul refuge : marcher, courir, jardiner, bricoler, travailler… Parce que rien d’autre n’est possible, à cet instant. « Et si on ne fait rien, on s’écroule »

« Consentir au mystère »

L’incertitude est source d’angoisse. Nous aurons beau essayer de la réduire, à coup de contrats d’assurance en tous genres (habitation, voiture…), il sera impossible de la maîtriser totalement. Si on essayait de la tolérer ?

Nous ne sommes guère plus confortables avec le doute quand on ne sait pas quoi faire ou quand on n’ose pas dire « Je ne sais pas »

De même, dans notre vie, quand l’insupportable surgit (deuil, maladie, perte de travail…), une part de mystère peut se glisser : « Pourquoi ça m’arrive à moi ? » L’auteur nous suggère de privilégier l’absence de réponse à une réponse du type : « Je suis maudit ! »

Que faire alors ? Que nous propose la méditation ? Elle nous rappelle que l’instant présent est notre refuge où nous pouvons, du mieux que nous pouvons, accueillir l’inconfort de ne pas savoir, de ne pas comprendre.

Il nous arrive également de nous mettre la pression, en cherchant à tout prix une solution. Or, quand elle ne vient pas, même après avoir sollicité maintes fois notre intelligence, il est préférable de nous libérer de cette pression. Ne la voyons pas comme une défaite. Voyons-la plutôt comme l’occasion d’explorer une autre voie comme la méditation : nous relier à notre corps, à notre souffle, mettre en arrière-plan notre mental. Tôt ou tard, la solution viendra… ou pas.

  • Leçon 19 :

Dans notre vie existent des situations qui échappent à notre contrôle. Méditer nous invite à les tolérer. Rien à voir avec le masochisme. Il s’agit d’apprendre à vivre avec.

« Voir émerger doucement le bonheur »

Quand nous vivons un moment agréable, que faisons-nous ? Le reconnaissons-nous à la va-vite ? Ou bien prenons-nous le temps de nous arrêter pour le savourer, pour lui permettre de s’enraciner en nous ?

Le bonheur est fugace, il va et vient. Savourons ces passages. N’attendons pas qu’il ne soit plus là pour l’apprécier ! Car un bonheur acquis l’est pour toujours.

  • Leçon 20 :

Malgré notre stress et nos ennuis, apprenons à savourer le bonheur, par petites touches. Plutôt que d’attendre toujours et encore le Bonheur avec un grand « B » : « Quand je serai à la retraite, quand j’aurai remboursé mon emprunt, quand les enfants seront grands, quand j’aurai déménagé… »

Méditer jour après jour. 25 leçons pour vivre en pleine conscience - méditation en marchand - Christophe André

4ème PARTIE : OUVERTURES ET ÉVEILS : LE PLUS GRAND DES VOYAGES

« Travailler »

Notre cerveau, tout comme notre corps, a besoin d’entraînement. Or, que faisons-nous pour être plus calmes, plus concentrés ? Pratiquer la méditation, c’est précisément entraîner notre esprit. C’est, selon Christophe André, un « acte de santé »

La clef de sa pratique réside dans la régularité. Et l’acceptation : accepter qu’il y aura des hauts et des bas, que certains jours, nous n’aurons pas envie de nous asseoir pour méditer.

On peut distinguer trois niveaux de pratique :
  1. La pratique formelle qui consiste à s’asseoir, au calme, sur une chaise, un coussin, un tapis… et se relier à son corps, sa respiration, aux bruits qui nous entourent. On peut commencer seul. L’auteur recommande fortement de se faire ensuite accompagner par un professionnel, afin de répondre à nos interrogations qui ne manqueront pas de venir.
  2. Les pratiques brèves qui sont des parenthèses de quelques minutes, dans notre journée : avant une nouvelle activité, quand on est en situation d’attente (sur le quai d’une gare, chez le médecin, à la caisse du supermarché…)
  3. Et vivre en conscience. Autrement dit, nous rendre présents à ce que nous faisons : manger, boire, marcher, se laver, écouter…
  • Leçon 21 :

Commençons et finissons notre journée par quelques instants en pleine conscience.

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« Contempler »

L’auteur distingue le télos (ce qui dépend de nous) du skopos (l’objectif à atteindre). Il s’agit là d’une approche libératrice qu’illustre parfaitement le tir à l’arc. Seuls les moyens dépendent de nous (affûter notre regard, notre geste, respirer..). Contrairement à l’objectif final (placer la flèche dans le centre de la cible) qui, lui, est soumis à des aléas indépendants de notre volonté (le souffle du vent, un bruit extérieur qui nous déconcentre…). Il ne sert à rien par conséquent de vouloir les maîtriser : c’est impossible. Mieux vaut mettre l’accent sur ce qui dépend de nous : le télos.

  • Leçon 22 :

Méditer, ce n’est pas nous isoler du monde. C’est établir un autre rapport au monde qui nous invite à « ne plus penser sa vie en terme de victoires ou de défaites mais d’expériences qui nous construisent »

« Aimer »

Nous sommes des êtres de liens et d’amour. Sans eux, on ne vit pas bien. Cela peut commencer par pratiquer la gratitude, en reconnaissant à l’autre ce qu’il nous apporte (aide, écoute, conseil, temps, affection, amour, tendresse…). Pour ce faire, arrêtons-nous pour la ressentir au travers de tout notre corps. Puis pour l’exprimer aux personnes concernées. Notre vie n’en sera que plus belle.

L’amour se décline en quatre méditations : bienveillance (souhaiter à autrui d’être heureux), compassion (partager la souffrance d’autrui non pas pour nous alourdir mais pour le soulager), joie altruiste (nous réjouir du bonheur d’autrui) et équanimité (souhaiter du bien à tous les êtres humains y compris à ceux avec lesquels nos relations sont plus difficiles ou aux personnes que nous ne connaissons peu ou pas). C’est en pratiquant régulièrement et inlassablement ces exercices que nous pouvons cultiver ces quatre précieuses qualités.

« Expérimenter l’extension et la dissolution de soi »

L’extension fait référence au vaste champ de notre conscience, capable de tout accueillir. De sorte que nos soucis du départ nous apparaissent de plus en plus petits. La dissolution se révèle dans cette sensation que tout se passe comme si nous nous fondions dans notre environnement.

Pour finir, l’auteur évoque la libération qui s’apparente à plus de légèreté.

« On a bien le droit de pleurer et de sourire en même temps. C’est parce qu’on accepte le monde et qu’on décide de l’aimer de toutes ses forcesChristophe André, Méditer jour après jour

  • Leçon 23 :

Nous exprimons souvent nos émotions d’affection (amour, sympathie, gratitude…) par des gestes ou des paroles. La méditation de pleine conscience nous invite à les cultiver régulièrement, en lien avec notre corps : « Quand j’éprouve une émotion d’affection, que se passe-t-il alors en moi ? À quel endroit de mon corps est-elle la plus présente ? »

  • Leçon 24 :

En méditant, nous nous relions au monde : il n’y a plus de frontières entre nous et le reste. Tout est lien.

  • Envol : Conscience universelle

Nulle part, il n’est fait mention de la leçon 25. Peut-être s’agit-il là d’un clin d’œil de l’auteur ? À moins qu’il ait choisi de l’intégrer, page 289, au descriptif de son dernier tableau ? Mystère…

En quête d’en savoir plus sur la méditation, j’ai effectué il y a quelques années, un séjour dans un monastère Bouddhiste, dont voici la chronique: Mon week-end dans un monastère bouddhiste, et ce qu’il m’a apporté.

Conclusion sur le livre Méditer jour après jour :

Ce livre a été une vraie révélation. Pour plusieurs raisons :
  • J’ai vécu sa lecture comme une douce invitation à essayer la méditation de pleine conscience, à un moment de ma vie où je me questionnais quant à mes choix de vie, en particulier professionnels. Depuis je médite chaque jour.
  • En mettant en pratique ce qui est écrit, la méditation agit telle une bouffée d’oxygène dans mon quotidien.
  • J’ai découvert un merveilleux outil qui m’a permis de mieux me connaître : identifier mes automatismes, mes émotions, mes pensées et prendre conscience de mon corps.

Plus encore : il a été le point de départ d’un projet dont je ne soupçonnais pas l’ampleur : ma reconversion professionnelle. Aujourd’hui, je suis formatrice en méditation de pleine conscience (traduction de l’anglais : Mindfulness).

Enfin, j’ai découvert un auteur et un homme d’une grande bienveillance, pour lequel j’éprouve une profonde admiration. Il a su allier professionnalisme, humilité et humanité. Il incarne ce qu’il écrit.

Je pense sincèrement que Méditer jour après jour peut, vous aussi, vous aider à mieux vivre votre quotidien en développant une « une attitude qui peut modifier votre rapport au monde, apaiser vos souffrances et transcender vos joies »

Points forts du livre Méditer jour après jour :
  • L’architecture du livre : mélange de poésie, d’enseignement et d’exercices. Chaque chapitre commence par une peinture que commente l’auteur. Puis suivent une citation et le texte explicatif. Une courte leçon, sous forme d’exercice, vient clore le chapitre. D’où le sous-titre : « 25 leçons pour vivre en pleine conscience »
  • Un CD est joint au livre : 10 méditations guidées avec la douce voix de Christophe André comprenant 5 méditations de base, 4 méditations avancées et une méditation plus longue (30min).
  • L’auteur est clair et pédagogue. Il a un vrai talent pour exprimer des notions difficiles comme les émotions, pensées, douleurs…
  • Au fil des pages, on perçoit toute l’humanité de Christophe André : son regard bienveillant sur nos faiblesses, nos doutes, nos difficultés. Il ne cherche pas à convaincre à tout prix (en cela, il ne fait preuve d’aucun prosélytisme) mais simplement à proposer une nouvelle voie, celle de la méditation.
Points faibles du livre Méditer jour après jour :
  • Je ne vois que le dernier chapitre, à mon avis, difficilement accessible pour les non-initiés.

La note d’Elisabeth Allier du site Mieux-être au travail :

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Je vous invite aussi à visionner ma vidéo intitulée « Apprendre à méditer pour être plus calme » qui accompagne très bien cet article 🙂:

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22 Commentaires pour :

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