Interview: Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an

Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an

J’ai eu la chance de rencontrer il y a peu Ludovic, qui a un parcours et un style de vie exceptionnel. Voici son interview, en podcast et sous forme écrite.

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Olivier: Bonjour et bienvenue, merci d’être avec nous, est-ce que tu vas bien?

Ludovic: Et bien nickel, et toi?

Olivier: Très bien merci. Est-ce que tu peux rapidement te présenter pour nos auditeur, nous dire qui tu es, ce que tu fais, etc.

Ludovic: Moi, c’est Ludovic, j’ai 22 ans. Je travaille dans le milieu du cinéma et de la publicité télé; notamment dans les effets spéciaux. Je supervise les effets spéciaux sur les tournages. Je fais ça depuis l’âge de 18 ans. J’aime mon métier, c’est ma passion; j’aime les filles et j’aime voyager.

Olivier: (rires) Donc tu dis que tu as commencé à18 ans, cela veut dire que tu as arrêté les études tôt pour te lancer dans ton métier.

Ludovic: Pour dire simplement que je n’ai même pas fait d’études en fait. J’ai simplement passé mon bac, ça c’est limité à ça. Je ne suis pas quelqu’un qui aime beaucoup les études, j’aime apprendre de moi-même.

Olivier: D’accord, est-ce que tu peux nous expliquer un peu ton parcours, parce qu’il me semble que tu as un parcours très intéressant. Aujourd’hui tu as 22 ans c’est ça?

Ludovic: C’est ça.

Olivier: Tu es un acteur reconnu dans ton domaine, je pense.

Ludovic: Plutôt.

Olivier: Et si j’ai bien compris, quand on s’est rencontrés, tu m’as dit que tu étais en vacances environ 8 mois par an.

Ludovic: Pour nuancer le terme de vacances, on dira plutôt que je ne travaille pas pendant environ 8 mois de l’année. Je travaille environ 4 mois dans une année.

Olivier: Voilà, quand tu dis 4 mois de l’année, ça veut dire que tu n’es pas obligé de travailler 8 mois de l’année pour vivre. Les 4 mois que tu travaille suffisent.

Ludovic: Exactement.

Olivier: Et tu n’as pas de diplôme à part le bac.

Ludovic: Et j’ai pas de diplôme à part le bac, que j’ai passé par obligations familiales. Je l’ai passé pour l’honneur.

Olivier: Alors c’est vraiment un parcours très intéressant. Est-ce que tu peux nous expliquer comment cela a commencé, comment t’es venu cette passion qui s’est développé pour le graphisme, pour les effets spéciaux et puis comment tu eu cette idée, cette envie d’arrêter l’école et puis de te lancer par toi-même?

Ludovic: En fait, tout simplement, je me suis découvert une passion très tôt, j’avais treize ans. C’était une passion pour le cinéma et j’ai eu ma première caméra, ça s’est déclenché comme ça. Et, à l’origine, j’étais déjà passionné de magie aussi. À un moment, le cinéma seul et la magie seule, il y avait quelque chose, j’avais envie de concilier les deux. Donc du coup pour en faire mon futur métier, je me suis dit pourquoi ne pas m’orienter vers les effets spéciaux qui sont en quelque sorte la magie du cinéma. J’étais issu d’un milieu qui n’était pas vraiment aisé financièrement donc je me suis trouvé des petits jobs quand j’avais environ 15 ans pour financer mon premier ordinateur. Je n’avais pas d’ordinateur avant. Et c’était vraiment mon premier investissement à but d’apprentissage. Je passais toutes mes nuits à apprendre de manière autodidacte, tout ce qui est la 3D, les effets spéciaux, les sites Internet. Et voilà, toutes les nuits à se coucher à 4 heures du mat’ et en se levant très tôt le matin pour faire ses devoirs et partir suivre le lycée la journée. C’est un peu comme ça que ça s’est déclenché au début. Et à 17 ans, j’ai créé mon premier site internet, sur lequel j’ai pu exposer mon créations etc..

 

Ludovic: J’ai tout de suite été contacté pour du travail que j’ai dû décliner parce que j’étais en terminale donc à l’époque, je devais passer mon bac. Dès que je l’ai passé, j’ai répondu positivement à des offres de travail dans le milieu des effets spéciaux; et voilà comment à 18 ans je me suis retrouvé là-dedans.

Olivier: C’est vraiment très intéressant, à 15 ans tu as entrepris toi-même des démarches, tu t’es dit “ok, c’est ça que je veux faire. Je n’ai pas d’ordinateur, donc ce que je vais faire c’est trouver du travail pour essayer de m’en payer un”. C’est ça?

Ludovic: Exactement.

Olivier: C’est beau quand même, à 15 ans il y a quand même peu de personnes qui ont ce genre de démarches proactives de se dire “voilà mon objectif, voilà les obstacles, voilà les contraintes, il faut que j’agisse pour les dépasser”.

Ludovic: C’est de la détermination. C’est ce dont je parle souvent, la détermination, la passion. C’est vraiment le moteur de tout ça. C’est quelque chose que je trouve que beaucoup de gens n’ont pas. Mais, c’est vraiment ce qui nous donne les directives dans notre vie quand on a des objectifs, des passions. Quand on a pas de but, d’objectif, on peut pas marquer de points. Moi, je pars vraiment de ce principe là. Et c’est grâce à cela que j’ai pu avancer, en me découvrant très tôt une passion et en me donnant à fond pour y arriver.

Olivier: Oui, et puis à la fois tu étudiais au lycée pour passer ton bac et à côté de ça tu apprenais par toi-même. C’est quand même un domaine qui n’est pas facile d’accès. Je pense qu’il y a des gens qui font des études pendant 4 ans, non?

Ludovic: Oui, c’est ça. Disons que tout simplement le fait d’être autodidacte ça m’est venu pour plusieurs raisons. Déjà le cursus classique c’est environ 3 à 5 années d’études pour arriver à ça. Des études qui sont chères, environ 7000 euros l’année. À l’époque, j’avais ni les moyens, ni l’envie de démarrer dans la vie avec des dettes. En plus je trouve que les écoles sont bien trop prétentieuses par rapport à l’enseignement fourni compte tenu de la somme déboursée pour accéder à cet enseignement. Donc si j’ai réussi, c’est vraiment pour 3 raisons: la détermination, la passion et la spécialisation. Faut dire que quand tu citais le fait que j’allais au lycée et que j’apprenais seul le soir, faut quand même avoir du courage pour pas traîner dans la médiocrité ambiante, dans l’apathie permanente des gens qui règnent autour de soi. On a vite fait de se faire entraîner là-dedans. Tout ça m’a vraiment rendu buté et ça m’a vraiment apporté de la détermination. La passion étant déjà là, il me restait plus que faire la spécialisation. Je me suis donc spécialisé de manière très pointue dans mon domaine, dans les effets spéciaux mais je ne vais pas rentrer dans les détails parce que ce n’est pas l’objet de cette interview.

Je travaille fréquemment avec des personnes qui sont diplômées. Mes observations sont quasiment identiques à chaque fois que je rencontre des gens qui sortent d’école ou qui sont stagiaires: ce sont des gens qui vivent dans l’assistanat. C’est à dire que dès qu’ils ont un problème il faut que ce soit résolu de manière scolaire. La grosse différence avec les autodidactes c’est qu’ils savent vraiment se débrouiller seuls.

Apprendre par soi-même, ça a l’avantage de pouvoir apprendre à son rythme, c’est pouvoir supprimer le superflu qu’on enseigne généralement dans les écoles pour vraiment se concentrer sur les parties importantes.

Olivier: Et qui sont directement applicables.

Ludovic: Oui, c’est ça, c’est ça. Garder l’essentiel. Ne pas se perdre mais optimiser son temps là-dessus.

Olivier: Et pour toi donc, la passion la détermination, mais aussi la rigueur que tu as eu. Comment tu faisais, tu ne regardais pas la télé?

Ludovic: Alors là, la télévision, c’était même pas imaginable, disons que le seul moment où je regardais un écran autre que celui de mon ordinateur, c’était pour aller au cinéma pour voir un peu les effets spéciaux et pouvoir admirer le travail des grands parmi lesquels je voulais être plus tard. Se priver vraiment pour se centrer sur le nécessaire ne m’empêchait pas d’avoir une vie sociale, d’avoir des amis.

Olivier: J’allais te le demander.

Ludovic: Certes, c’était peut-être plus réduit que les autres qui passaient leur temps à se faire des soirées alcoolisées, à fumer, sans avoir vraiment beaucoup de perspectives d’avenir. À l’inverse d’eux, j’avais des perspectives d’avenir, je me suis donné à fond en essayant de concilier ma vie sociale. Ce qui n’était pas toujours évident mais au final, ça a payé. Quand vois ce que je suis à l’heure actuelle, j’en suis heureux.

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Olivier: J’imagine. Est-ce que tu pense que les autodidactes partagent cette passion qu’ils ont pour quelque chose, cette envie d’apprendre et puis cette détermination que tu as eu?

Ludovic: La plupart des autodidactes, je dirais que oui, parce qu’il faut vraiment avoir la détermination pour se dire, je vais apprendre tout seul, sans avoir quelqu’un derrière soi pour vous dire “c’est bien, c’est pas bien, fais comme-ci, fais comme ça”. Quand on est autodidacte, on a qu’un seul moyen pour apprendre, c’est apprendre de ses erreurs. Quand on est capable de reconnaître son erreur, de mettre son ego de côté et d’accepter qu’on a fait une erreur et de tirer une leçon de cette erreur-là, c’est un gros effort qu’on doit faire sur soi. Et je pense que oui, beaucoup d’autodidactes ont cette mentalité-là.

C’est pour ça que je pense qu’il y a plus d’autodidactes qui réussissent dans un domaine spécialisé que de gens sortant d’un cursus purement scolaire.

Olivier: Tu nous as dit qu’ à 18 ans tu avais déjà des propositions d’emploi via ton site web. Est-ce que tu peux nous dire un peu plus pour savoir ce qu’il s’est passé après?

Ludovic: Disons que j’avais 17 ans que j’ai reçu une dizaine de propositions d’emploi, que j’ai dû toutes décliner.

Olivier: Une dizaine? Donc ton site était beaucoup visité, c’était un site qui avait beaucoup de succès.

Ludovic: Il était relativement visité parce que je créais des images déjà assez spécialisées à l’époque qui était dans l’air du temps. L’image est aussi sujette à des effets de mode. J’étais vraiment dans l’air du temps, je faisais des choses qui plaisaient beaucoup à l’époque et qui étaient beaucoup recherchées. L’avantage, c’est que quand j’ai fait mon site, je ne mettait absolument pas mon âge dessus. Les gens ne savaient pas si j’avais 13 ans ou si j’en avais 35. donc les gens ne voyaient que le travail effectué, et ça, c’était vraiment bénéfique parce que si je m’était pointé avec ma petite tête de minet en train de montrer mes images, quand bien même mes images auraient été belles, les gens n’y auraient pas prêté beaucoup d’attention. Les gens se seraient dit “bon il a 17 ans, il apprend des trucs tout seul dans sa chambre, il fait des trucs pas mal, mais il va manquer de passé, d’expérience”. Tandis que là, on voyait juste mon travail, juste ce que je faisais et ça a fait un gros buzz à l’époque. Malheureusement mon site n’est plus en ligne, parce que je voulais arrêter de recevoir des propositions d’emploi et optimiser mon temps libre. Mais le milieu du cinéma est assez petit et à force de refuser des propositions, ce n’est pas toujours très bien vu. Maintenant, je ne fonctionne vraiment qu’au bouche à oreille.

Olivier: Tu as commencé en tant que salarié? Comment cela s’est passé au début?

Ludovic: Non, j’ai jamais été salarié, j’étais intermittent du spectacle dès le début. Intermittent du spectacle, c’est un statut très particulier, il faut avoir fait un certain nombre d’heures travaillées afin de pouvoir accéder à des indemnités par la suite lorsqu’on ne travaille pas. Attention, quand on ne travaille pas et la période de vacances, c’est bien à dissocier. Quand je travaille, je suis payé, quand je ne travaille pas, je reçois une indemnisation et lorsque je suis en vacances, je ne touche absolument rien. C’est comme de l’entreprenariat, si je veux gagner de l’argent je dois faire quelque chose. C’est un statut très précaire. Mais ça m’apporte une liberté énorme concernant mon emploi du temps et ma gestion de ce temps. Moi je le perçois vraiment comme tel: mon temps c’est ma ressource la plus précieuse. Je n’ai jamais voulu être l’esclave d’un petit chef dans un bureau avec 5 semaines de congé par an. Jamais je n‘aurai pu accepter quelque chose pareil.

Olivier: C’est là qu’on voit que tu as vraiment un démarche d’entrepreneur puisque beaucoup d’entrepreneurs ont un peu ce dégoût du travail salarié classique, d’être – ce que tu as très bien décrit – le larbin d’un petit chef dans un bureau. Bon, c’est sans doute un peu caricatural, mais l’idée c’est vraiment de se construire sa propre vie, sa propre liberté par son travail, par son talent. Pour revenir au statut d’intermittent du spectacle, je pense que ça peu intéresser nos auditeurs, juridiquement c’est une structure qui ressemble à une entreprise? Comment ça fonctionne en fait? Quelles sont les conditions pour devenir intermittent du spectacle ?

Ludovic: Les conditions, c’est déjà de travailler dans le domaine du spectacle. Que ce soit dans le domaine audiovisuel, ou le domaine du spectacle tel que le théâtre, les acteurs ou dans les effets spéciaux. Cela peut-être aussi des musiciens, des chanteurs, des acteurs également. Tous les domaines touchant le spectacle, l’événementiel, le cinéma, l’audiovisuel, la publicité mais ne pas confondre avec celle des agences de communication, attention là ça ne rentre pas dans le domaine de l’intermittence du spectacle. Il y a deux sortes de statuts, soit free-lance, soit intermittent. Bon les deux se valent parce que si on est free-lance on est payé de manière brute, on a pas d’indemnisation lorsque l’on ne travaille pas. Quand on est intermittent, on est payé de manière nette et on a quelques indemnisations lorsqu’on ne travaille pas. Encore une fois, il faut bien nuancer avec les périodes de vacances où l’on ne touche rien du tout. Mais il faut pouvoir travailler suffisamment pour s’assurer de pouvoir avoir quelque chose les mois où l’on ne touche absolument rien, et que l’on puisse toujours vivre avec le niveau de vie actuel.

Olivier: Donc quand tu dis que tu ne travaille pas pendant 8 mois par an, tu es payé pendant ces 8 mois?

Ludovic: Pendant ces 8 mois-là, je ne suis pas payé tous les mois. C’est à dire que si officiellement, je suis en vacances, je ne touche absolument rien. Si je suis à la recherche d’un emploi, si je suis toujours dans le circuit mais sans travailler officiellement, j’ai un système d’indemnisation qui est égal environ à la moitié de ce que j’ai pu toucher en travaillant. Mais je peux pas donner plus de détails au niveau des chiffres parce que tous les projets sont différents. Dans notre métier on est payé à la journée. on a un tarif journalier qui n’est jamais le même. Il peut varier du simple au double, voire au triple suivant le projet, suivant le budget qui est versé au projet, suivant la durée de la production. Donc, on peut avoir des salaires très aléatoires, pour te donner une fourchette on peut avoir un salaire allant de 2500 à 5000 euros. En même temps, ça dépend ce qu’on fait, quand on est acteur, on est pas payé la même chose que quand on travaille dans les effets spéciaux. Et si on veut bénéficier de ce statut, il faut justifier de 507 heures de travail. À raison de 8 heures par jour, ça nous fait environ trois mois et demi de travail sur 20 jours ouvrables. Si ‘l’on justifie de ces 507 heures de travail dans le domaine du spectacle, on a accès au statut d’intermittent du spectacle.

Olivier: Avec tous les avantages que tu nous as indiqué.

Ludovic: Avec les avantages… Disons que tout le monde n’en vit pas bien de ce statut, alors ça c’est une précision qu’il est intéressant d’apporter. Tout le monde n’en vit pas bien dans le sens où ce n’est pas évident pour toutes les professions de bénéficier de ces 507 heures de travail. Ce n’est pas évident pour tout le monde. Pour les personnes qui n’ont pas les mêmes spécialités que moi… par exemple pour ma part, ce n’est pas très difficile de les avoir, ça dépende les années, ça dépend les budgets, ça dépend de plein de choses. Mais il y a des gens, notamment quand on voit les intermittents du spectacle en train de manifester dans la rue, crois-moi que si ils manifestent c’est parce qu’ils sont vraiment dans le besoin. C’est parce qu’il ont vraiment du mal à compléter leur heures et joindre les deux bouts. Donc, ce n’est pas évident pour tous. Encore une fois, on a beau être intermittent, si on a pas concrètement le réseau ou le temps qui va derrière pour avoir des clients, pour avoir des projets, vous aurez beau avoir le statut, au bout de huit mois, le statut vous l’aurez plus. et ce sera fini.

Olivier: C’est un bon statut à condition d’avoir le nombre d’heures suffisantes et, effectivement, il faut comme dans les entreprises, avoir une spécialité qui soit demandée et puis travailler, se battre, pour se faire connaître et avoir un réseau.

Ludovic: C’est pour ça que ça se rapproche beaucoup du statut d’entrepreneur dans le sens où ce n’est pas un statut qui est acquis à vie, il faut continuer à travailler pour entretenir ce statut, tout comme quand on est entrepreneur pour son chiffre d’affaires, pour continuer à faire tourner la boîte, la faire connaître, prospecter de nouveaux clients. Cela marche de la même façon. Donc on ne peut pas espérer avoir ce statut là et se reposer sur ses lauriers pendant 20 ans, non; ça ne fonctionne pas comme ça non plus.

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Olivier: Est-ce que tu as choisi ta spécialisation par rapport au fait qu’elle était demandée dans le marché ou bien parce que c’est ce qui te plaisait le plus ?

Ludovic: Pour moi ce qui est important, c’est quand même faire ce qui nous passionne. Parce que faire un métier qui nous passionne pas, juste parce que c’est bien payé, ou juste parce que le statut peut être avantageux dans certains cas, c’est un casse-gueule monumental. Avant toute chose, toujours se concentrer sur la chose dans laquelle on s’épanouit le plus, trouve ce qui nous passionne vraiment. Et, à partir de là, trouver le moyen de s’épanouir aussi financièrement dans cette spécialité là. Donc se spécialiser par rapport à ce qu’on aime et le reste viendra généralement si on sait se débrouiller un petit peu.

Olivier: Très bon conseil. Tu nous disais tout à l’heure que tu as préféré arrêter ton site parce que tu avais trop de demande de gens qui voulaient travailler avec toi. Est-ce que tu peux nous parler de ton style de vie, de ce que tu fais de ton temps libre?

Ludovic: Alors mon style de vie, pour résumer en deux phrases, je suis revenu de Lisbonne il y a quatre jours, avant j’étais à Miami et à Los Angeles. Je suis allé à Prague, à Rome, à Vienne, au Bahamas, tout ça en moins de 8 mois.

Olivier: Tu voyages.

Ludovic: Donc mon style de vie se résume à du voyage, profiter de mon temps libre intelligemment parce que avoir du temps libre juste pour être apathique et attendre que le temps passe, c’est pas du tout constructif. Profiter de mon temps libre intelligemment, notamment en lisant pour toujours apprendre, toujours être dans cette démarche d’apprentissage. Quand on est autodidacte, je suis persuadé que c’est à vie. On n’est pas autodidacte pour apprendre un métier et en ensuite quand on a le rôle pour soi, tout arrêter. Quand on a vraiment une démarche de quelqu’un qui aime accomplir, qui aime avoir des objectifs, on peut pas lâcher ça du jour au lendemain. C’est toujours la même démarche. Donc j’utilise toujours ce temps libre pour mon développement personnel, sur le business, j’apprend plus sur ce plan là.

Olivier: Tu voyage, tu apprend, tu te dépasse sans cesse. Tu as vraiment la démarche d’un entrepreneur autodidacte que je partage d’ailleurs complètement. Et tu as fait ça rapidement de mettre ton site off-line parce que tu avais trop de demandes?

Ludovic: Je l’ai fait au bout d’un an et demi. Parce que au bout d’un an, j’ai fait un concours d’effets spéciaux et j’ai eu beaucoup de succès dans ce concours, dans le sens où je suis arrivé premier. Et là ça a été encore pire, si on peut dire pire, c’était génial tout le monde parlait de moi, donc mon nom à commencé à être très connu dans mon domaine. À partir de là, j’ai décidé de mettre mon site off pour ne pas continuer à faire grossir le phénomène. C’est un choix, j’aurais pu tomber dans l’inverse. Ce que 99% des gens auraient fait, je pense, continuer sur ce buzz là pour se faire connaître encore plus. Pour travailler dans des boîtes encore plus grosses, pour finir dans les plus grosses boîtes américaines pour faire les plus beaux effets spéciaux au monde. Mais c’était pas ce que je voulais parce que je suis avant tout un artiste dans mon domaine et j’ai pas envie de finir juste petit maillon dans une chaîne d’une grosse, grosse, grosse boite américaine même pour bosser sur les plus gros projets au monde. J’avais pas du tout envie de ça et pas du tout envie d’être enfermé dans des locaux et travailler, travailler sans but précis, parce qu’au final travailler ça deviens juste une bonne une excuse pour tuer le temps pour la plupart des gens, et j’avais vraiment pas envie de finir dans ce cliché là.

Olivier: Cela a été un choix difficile pour toi quand tu as décidé d’arrêter ce site?

Ludovic: Pas du tout.

Olivier: Pas du tout? Pour toi ça coulait de source, c’était vraiment ce que tu voulais.

Ludovic: Voilà. j’étais pas contre le fait d’être reconnu pour ce que je faisais, ça m’a fait beaucoup plaisir, faut dire ce qui est. Maintenant, je voulais pas que ça aille plus loin au niveau professionnel, c’était un choix que j’ai pris, que je ne regrette absolument pas. Quand je regarde la vie que j’ai à l’heure actuelle, je ne la changerai pour rien au monde.

Olivier: C’est vraiment impressionnant de voir que tu avais 19 ans et demi quand tu as arrêté ton site, c’est ça?

Ludovic: C’est ça oui.

Olivier: Qu’à cet âge là tu avais une vision si précise de ce que tu voulais. Que tu n’hésitais pas à aller dans ce sens là et à prendre les actions nécessaires pour le faire, alors que 99% ne l’auraient pas fait comme tu le dis. D’ailleurs, moi quand j’ai créé mon entreprise, je me suis jeté dedans à corps perdu, comme beaucoup d’entrepreneurs, mais j’ai mis beaucoup plus de temps que toi à réaliser que travailler 10 heures par jour, 75 heures par semaine, c’était peut être pas la meilleure façon d’avoir une vie heureuse et équilibrée. Et moi, personnellement, j’ai lu un livre qui m’a ouvert les yeux, c’est La semaine de 4 heures. Est-ce que l’a lu toi?

Ludovic: Excellent livre. Je pense que c’est un livre qui bouleverse vraiment toutes les fausses croyances dans le domaine de la productivité et de la consommation. J’ai vraiment la même vision que l’auteur tient dans son ouvrage. Je pense que tu es mieux calé que moi pour en parler de ce livre, vu qu’on en a déjà parlé tous les deux. Mais ça représente vraiment mon état d’esprit au point de vue professionnel.

Olivier: Tu l’as lu il y a combien de temps?

Ludovic: Il y a un an à peu près, il y a peut-être un an, oui.

Olivier: Quand tu l’as lu, tu as eu l’impression de lire une sorte de manuel que tu avais déjà décodé, non ?

Ludovic: J’ai eu l’impression de lire ce que j’aurai pu écrire potentiellement, ça m’a vraiment impressionné de voir ce genre de livre là que je n’avais jamais lu auparavant. Ce genre de mentalité là appliqué au monde professionnel. Je n’avais pas une vision aussi précise que l’auteur. Disons, que ce livre m’a quand même apporté certaines choses. Il a confirmé, déjà dans un premier temps, ma vision du temps libre et de la productivité, d’ailleurs il l’a complètement appuyé. Moi, c’est vraiment un livre que je recommande aux gens qui sont un peu victimisés sur le plan professionnel notamment et sur le plan personnel au niveau du temps libre. Et vraiment, je pense que pour les gens qui se sentent concernés pour agir, si vous voulez vraiment, ce livre pourra vraiment vous aider à changer.

Olivier: Oui, je pense que pour le coup, c’est vraiment le genre de livre qui peut changer une vie. Je l’ai lu il y un an et demi, et à peu près tout ce que je fais aujourd’hui découle des réflexions que j’ai eu après avoir lu ce livre. Je ne l’ai pas encore chroniqué sur mon blog, mais ça ne va pas tarder. Est-ce qu’il t’a apporté quelque chose quand même, étant donné ton style de vie?

Ludovic: Oui, concrètement, oui. Ce qu’il m’a apporté, c’est qu’il m’a confirmé ma vision du temps libre et de la productivité. C’est vraiment un guide pour moi dans ce sens là. Après toute la partie business, quand il parle de business automatisé, la démarche est très bien après je n’adhère pas forcément au style de business qu’il propose qui est ce qu’on appelle du “dropshipping”. Bon après chacun fait ce qu’il veut. Il y a différents moyens de devenir riche, de s’épanouir financièrement sans être obligés d’opter pour la solution qu’il nous propose. Disons que sa vision de la production, de sa gestion du temps libre, savoir ce qu’on veut dans la vie, se débarrasser de ces envies de possession matérielle pour optimiser les choses qu’on aimerait être ou qu’on aimerait faire plutôt que les choses qu’on aimerait forcément avoir, ça c’est quelque chose de très bon, dans le sens où on a quand même une éducation, que ce soit à l’américaine ou à l’européenne, qui nous force à vouloir avoir des choses, toujours avoir, avoir, avoir. Mais posséder pourquoi, dans quel but? Voilà, ça nous ouvre pas mal les yeux là-dessus et disons que je me suis senti un peu moins seul. Voilà j’ai lu ce livre et j’ai l’impression que mon mode de vie est un peu mieux compris à l’heure actuelle.

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Olivier: En tant qu’autodidacte, est-ce que les livres ont une importance pour toi, est-ce que tu les utilise pour apprendre?

Ludovic: Ils ont vraiment une importance capitale. Mon métier quand je l’ai appris, je l’ai pas du tout appris dans les livres. Je l’ai appris beaucoup sur internet. Grâce à des forums d’entre-aide, il y avait déjà un réseau assez développé là dessus qui m’a permis de m’épanouir là-dedans. Maintenant les livres que je suis persuadé que c’est là qu’on peut tirer un maximum d’informations avec internet. C’est vraiment les deux supports sur lesquels on peut se former seul et c’est également ce que je continue à faire dans le domaine du développement personnel, dans le domaine du business également.

Olivier: Tu m’as dit que tu t’es lancé dans le Personal MBA.

Ludovic: Exactement.

Olivier: Et tu as lu beaucoup de livres du Personal MBA ?

Ludovic: Oui, j’ai déjà lu pas mal de livres, je saurais pas de dire combien j’en ai lu. Je trouve que la sélection est vraiment bonne contrairement à ce qu’on peut trouver sur d’autres sites, je les ai vraiment trouver bons pour la plupart, après il y en a toujours un ou deux qui nous séduisent un peu moins. Bon, peut être parce qu’on connaît un peu le contenu. On est peut-être déjà un peu spécialisés sur le contenu pour vraiment en tirer quelque chose de positif. Mais disons qu’à 90% les livres m’ont vraiment apporté une vision, si c’est pas forcément du concret applicable, m’ont apporté une vision, m’ont donné une nouvelle dimension au niveau de la réflexion sur le thème du business, vu que c’est de ça dont parlent les livres du Personal MBA. Donc, vraiment une bonne sélection que je recommande à tous ceux qui veulent se lancer dans l’entreprenariat, qui veulent se lancer dans le monde du business, ou ne serait-ce même que par culture générale. On peut lire simplement un livre de chaque catégorie et avoir un excellent aperçu de ce qui est présenté dans ce programme là. Le Personal MBA résume totalement ma façon de voir les choses par rapport aux prix des écoles. Par rapport à beaucoup de chose. Des écoles qui sont hors de prix. Qui sont très difficilement accessibles pour beaucoup de gens. Et même, pour passer un MBA, je m’avance un peu je crois, mais je pense que si on a 18 ans et qu’on sort juste d’un bac même si on a l’argent pour se le payer, je crois qu’on ne peut pas le faire. Je crois qu’il faut déjà un certain nombre d’années d’études pour y avoir accès, donc ce n’est pas forcément évident pour tout le monde. Pourquoi pas? Si on peut avoir accès à cet enseignement pour bien moins cher, seulement le prix des livres et vous pouvez les avoir pour moins cher si vous les achetez d’occasion.

Olivier: On peut même les emprunter en bibliothèque pour ceux qui ont été traduits en français.

Ludovic: Pour ceux qui n’ont pas été traduits en français, si jamais vous avez un ami ou deux qui font la même chose que vous qui ont envie de s’avancer dans le même programme, rien ne vous empêche d’acheter divers livres et de vous les prêter les uns les autres pour diviser le budget par deux, voire par trois.

Olivier: Oui, c’est une excellente idée.

Ludovic: Vraiment, je suis persuadé que les connaissances, la culture à notre époque peut vraiment être accessible, gratuitement pour ce qui est d’ internet, et quasiment gratuitement pour ce qui est des livres. Ce que vous apporteront les plus livres plus que ce que peut vous apporter internet, c’est le fait qu’ils soient extrêmement spécialisés sur un thème, sur un sujet et que si le livre a été publié, c’est que généralement, l’auteur connaissait son sujet et qu’il était reconnu comme tel. Vous serez donc sûr de trouver du contenu relativement intéressant. Sur internet, vous pourrez tomber très facilement sur des copier-coller d’autres sites, d’autres blogs, ce qui n’empêchera pas que vous trouverez aussi du bon contenu mais peut-être un peu moins fiable, peut-être plus à prend à la légère que ce que vous pourrez trouver concrètement dans un livre, qui vous apportera peut-être aussi une démarche pour appliquer ce que vous pourrez lire.

Olivier: Oui, je suis entièrement d’accord, pour moi, les livres sont le moyen le moins cher à notre disposition pour avoir accès aux meilleurs cerveaux du monde, et de toutes les époques en plus. Est-ce que aujourd’hui, tu as d’autres activités, autres projets à part ton métier de graphiste dans les effets spéciaux?

Ludovic: Alors oui, j’ai d’autres activités. Je suis notamment coach en séduction. Je coach les gens à devenir plus attirants aux yeux des femmes, à avoir plus de confiance en eux. C’est très axé sur le développement personnel. Je coach notamment des hommes pour devenir plus attirants aux yeux des femmes en améliorant leur charisme et leur attitude de leader qui sont des choses très attirantes aux yeux des femmes. Comme je dis toujours, en résumé, “pour séduire les femmes de vos rêves, devenez d’abord l’homme de vos rêves. Voilà en gros ce qui résume ma seconde profession si on peut appeler ça profession. Sinon au niveau des projets immédiats, c’est résumé aussi dans “la semaine de 4 heures”, c’est créer un business automatisé me permettant de générer des revenus quand je suis en vacances aux quatre coins du monde.

Olivier: Donc tu as ce projet-là aujourd’hui?

Ludovic: Oui, vraiment, quand je dis automatisé, le but c’est de m’en occuper le minimum possible. Donc optimiser ses revenus sans sacrifier sa vie et son temps libre.

Olivier: Très bien, tu peux peut-être nous dire avec qui tu travaille en tant que coach de séduction?

Ludovic: Oui, la société s’appelle lifestyle-conseil.com. Je travaille avec Alexandre, donc cette société présente du coaching en séduction, du relooking et donc du coaching charisme et leadership. On organise divers événements, notamment cet été comme l’an dernier qui s’appelait “la villa”, donc pendant deux semaines, on avait loué une villa dans le but de faire du coaching en séduction pendant ces deux semaines. Donc 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les clients vivaient avec nous, 6 clients par semaines. Dans le but de faire des séminaires la journée, d’apprendre beaucoup de théorie et le soir de le mettre en pratique par des sorties pour vraiment mettre en pratique tout ça avec les femmes et améliorer les interactions sociales de tout le monde. Voilà en gros la société avec laquelle je travaille et qu’on développe à l’heure actuelle.

Olivier: Très bien, nos lecteurs pourront s’il sont intéressés visiter le site lifestyle-conseil.com. Et en savoir un peu plus à ce sujet. Je pense qu’on a eu de bons conseils, idées et partage d’expérience. Est-ce que pour finir tu aurais des conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans leur propre activité, peut-être en free-lance, intermittent du spectacle ou lancer leur entreprise. Et puis surtout atteindre un style de vie identique au tiens; c’est à dire focalisé sur le style de vie plutôt que le travail et l’enrichissement matériel.

Ludovic: Et bien en conseil, ce sera vraiment concis mais simple. Je parlais de détermination tout à l’heure, je dirais soyez déterminés et surtout donnez-vous à fond. Tentez et dites-vous “au pire, qu’est-ce qui peux arriver?”. Qu’est-ce qui peut arriver si vous tentez? et posez-vous la question “qu’est-ce qui peut arriver si vous ne tentez pas?” Si vous tentez pas il risque d’y avoir plus de choses négatives que si vous tentez et si vous échouez. Si vous ne tentez pas vous resterez toujours au même niveau. Si vous tentez et que vous échouez, vous resterez au même niveau. Si vous tentez et que ça fonctionne, vous irez plus loin.

Donc toujours tenter, donnez vous à fond et soyez déterminé. comprenez que gagner 10000 euros par mois et ne plus avoir de vie, c’est pas mieux que 2000 euros par mois et profiter de la vie et de votre temps libre. Personnellement je ne recherche pas du tout l’épanouissement dans un joujou pour adulte comme le désir de posséder une grosse voiture de sport mais plutôt dans l’épanouissement de mes activités extra-professionnelles. Voilà en gros le conseil que je pourrais donner à tout le monde.

Olivier: Et bien, ce sont des super conseils que je partage totalement. Merci Ludovic d’avoir été avec nous.

Ludovic: Écoute, c’était un plaisir.

Olivier: Merci et peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures!

 

Ressources dont nous parlons dans l’interview :

Lifestyle Conseil, la société dans laquelle Ludovic propose du coaching en séduction, en charisme et en leadership.

La semaine de 4 heures, livre de Timothy Ferris que je vous recommande fortement.

Recherches utilisées pour trouver cet article :

devenir autodidacte, comment devenir autodidacte, ludovic tellement vrai, travailler 8 mois par an
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20 Commentaires pour :

Interview: Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an

  • lifestyle-conseil.com » Interview de Ludovic par « Des livres pour changer de vie »

    6 Août 2009 à 13:48

    […] Consulter son interview. […]

    Répondre



    • axel

      7 Août 2009 à 18:41

      Il me fait bien rire quand il dit que le statut d’intermittent est précaire… c’est quand même grâce a cela qu’il ne travaille que 4 mois par an et que pdt ses 8 mois de vacances il reçoit une indemnisation qui peut aller jusque 75% de son salaire en plus de son autre boulot.
      Il n’a pas un peu l’impression de profiter du système?
      L’intermittence est utile pour beaucoup de monde car l’audiovisuel et le cinéma n’est pas un boulot ou tu as des horaires de bureau, enfin quoi que… ça sert aussi a développer la création, la”French touch”. Travailler 4 mois par an sur le dos des autres qui cotisent pour toi je trouve ça juste méprisant et tu donnes une mauvaise image de l’intermittence en France.

      Répondre



      • Thomas

        8 Août 2009 à 07:45

        Super interview ! L’idée de proposer le texte avec est excellente 😉 Personnellement, j’apprécie TOUJOURS d’écouter des personnes qui ont réussies. C’est quelque chose de motivant, dynamisant et cela entraîne vers le haut.

        Encore une fois, on constate que les personnalités qui excellent dans leur domaine sont des gens qui ne cessent JAMAIS d’apprendre, de rechercher et qui sont curieux dans la vie (dans le bon sens du terme).

        Merci de partager tout cet enthousiasme. Have a nice Sundays 😉

        Répondre



        • Auto

          8 Août 2009 à 16:10

          Je suis impressionné par le parcours de Ludovic, et je suis un peu dans le même cas que lui, j’ai 18 ans et souhaiterais me lancer cette année.

          Lorsqu’on a une passion, il faut la vivre a fond, et la motivation est une superbe voie de lancement.

          Merci pour cet article 😉

          Répondre



          • Youcef

            8 Août 2009 à 17:52

            Je comprends clairement son propos sur les autodidactes. C’est vrai qu’on peut parfois appeler les autodidactes : les « quoi faire » .En revanche, le système scolaire crée essentiellement que des « comment faire » utiles mais souvent limités pour développer seul une dynamique.

            Pour information Axel, le statut d’intermittence coûte HORRIBLEMENT CHER pour les cotisants puisque les dernières réformes à presque triplaient les cotisations et ont réduit le temps d’allocation.

            Ce statut intègre la longue phase du processus de création et de formation.

            Question : Qui veut prendre les risques de passer énormément de temps sur un métier très incertain qui produit paradoxalement ENORMEMENT de richesses ?

            « Peu d’appelés et encore moins d’élus ». J’invite alors tout le monde à « profiter » du système de l’intermittence, c’est génial si tu es un pro, sinon, passez votre chemin…

            Merci pour cet article

            Répondre



            • Fred

              9 Août 2009 à 16:25

              Merci Olivier de nous fournir ce genre de contenu. L’interview est vraiment très bonne et permet d’apporter un éclairage supplémentaire sur la personnalité des entrepreneurs.

              Ludovic est vraiment animé par sa passion et on sent véritablement le travail et la rigueur dans ses propos. Bien entendu, il est très difficile de pouvoir appréhender si tot sa vocation et de pouvoir s’y tenir.Il est évident ,par ailleurs, que le statut d’intermittent du spectacle est assez particulier et tout le monde ne peux en jouir…ou le subir.
              A ce propos, Axel, en quoi profite Ludovic de l’intermittence???J’ai vraiment l’impression qu’on a pas lu la même interview car a plusieurs reprise Ludovic marque la différence entre sa période d’emploi et ses vacances, en précisant que celles ci ne sont pas rémunérées.J’ai plutot l’impression que ce qui se dégage de l’interview est plutot un sens de l’organisation et de la détermination.

              Répondre



              • Interview : Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an | Mini-Blog d'Asher256

                10 Août 2009 à 11:03

                […] : Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an https://www.des-livres-pour-changer-de-vie.com/interview-ludovic-22-ans-autodidacte-4-mois-de-travail-… Posts similaires :Tous les marketeurs sont des menteurs… Mais c’est tant mieux.Il […]

                Répondre



                • Frédéric

                  10 Août 2009 à 23:43

                  Très bon article, comme le dit un autre Fred au-dessus, c’est toujours un plaisir de connaître le profil de quelqu’un qui a réussi !! C’est une telle source d’énergie.

                  C’est également intéressant de voir deux entrepreneurs qui sont aussi deux personnes qui sont investies dans le domaine de la séduction. Je pense qu’en général, la découverte de la séduction n’est que la porte d’entrée vers l’épanouissement personnelle et l’amélioration de soi.

                  Dans tous les cas, merci pour cet article !

                  Répondre



                  • Edoardo

                    11 Août 2009 à 05:34

                    Merci Olivier et merci Ludovic de partager votre vision équilibrée de la vie.

                    Je me suis lancé dans une spécialisation qui me coûte une fortune et je vous avoue ne pas être persuadé qu’à l’issue de tout ce travail, je serai plus heureux.

                    Votre apporche des choses semble être celle qui me correspond dans le fond mais dont j’ai tout le mal du monde à appliquer; l’immatériel et le développement personnel primant le matériel et le paraître.

                    Quoi qu’il en soit, merci de prendre le temps pour nous communiquer des messages aussi positifs et redynamisants!

                    Répondre



                    • Nicolas E.

                      12 Août 2009 à 16:13

                      Entrevue très intéressante … Ca apporte un bon éclairage sur un style de vie peu connu.
                      Un peu d’humilité n’aurait pas fait de mal toutefois, l’assimilation cursus scolaire – assistanat et le dénigrement de styles de vie différents n’apporte pas grand chose si ce n’est une forme de prétention.
                      Certaines personnes s’épanouissent dans un cursus scolaire tout en faisant preuve d’autonomie, beaucoup d’études demandent d’ailleurs énormément d’autonomie (université, doctorat … ).

                      Répondre



                      • rousseau jérémie zekk

                        12 Sep 2009 à 14:09

                        si vous voulez devenir autodidacte, moi je le suis et j’ai eu a peut près le même parcours que olivier,

                        il vous faudra 4 ou 5 ans avant que votre activité démarre,

                        la famille, la société n’aime pas forcément ceux qui sortent du système comme nous,

                        être un moutons est tellement plus simple,

                        Répondre



                        • siham

                          29 Mai 2010 à 02:16

                          très bien ce site et dire que je suis tombée dessus par hazard.

                          Répondre



                          • Jérôme

                            23 Août 2010 à 07:33

                            Bonne interview très complète. Les parcours d’autodidacte comme celui-ci sont admirables. Cependant, je ne pense pas que l’école ou les études soient inutiles et qu’on peut être autodidacte tout en faisant des études pour compléter sa formation et l’approfondir.
                            Et je suis d’accord sur le fait qu’être autodidacte est un état d’esprit.

                            Répondre



                            • Millie Lavoisier

                              11 Jan 2012 à 11:27

                              Très belle interview. Je passe à ma petite soeur qui veut être productrice de musique. Elle est passionnée, elle a 18 ans, elle vient de passer son bac, et a simplement besoin d’avoir le courage de le faire !
                              Ludovic, ton expérience est précieuse ! Elle montre qu’avec la détermination, rien ne peut nous résister !

                              Répondre



                              • Cedric

                                24 Mai 2012 à 14:09

                                Salut Olivier, peux-tu me dire quel lecteur audio tu utilises et comment tu fais pour proposer un lien de téléchargement du podcast avec ton lecteur?
                                J’utilise le plugin Audio Player de WordPress, mais je n’ai pas cette option…je suis curieux de savoir comment tu t’y prend !

                                Répondre



                                • Olivier Roland (Auteur)

                                  28 Mai 2012 à 12:51

                                  Hello Cédric, j’utilise le plugin Powerpress 😉

                                  Répondre


                                  • Maxence

                                    8 Juin 2012 à 04:31

                                    Salut Olivier,

                                    Clairement, Ludovic, il est MONSTRUEUX !! Je partage à 10 000% tous ces propos.
                                    C’est le genre de personne que j’aimerai rencontrer dans ma vie.
                                    Malheureusement, je ne suis pas autodidacte car j’ai eu les disquettes de 3 années d’études.

                                    Clairement, je suis 100% d’accord, il faut aller au bout de ses rêves en utilisant notre potentiel qui est MAGIQUE.

                                    Bref, excellent interview de votre part et VIVE LE TEMPS LIBRE.

                                    Je vais me lancer prochainement dans les livres de Business, j’ai trop de lacunes dans ce domaine.

                                    A+

                                    Répondre



                                    • bruno

                                      26 Juil 2012 à 15:15

                                      A la lecture de l’interview, j’ai balancé entre deux sentiments :
                                      -l’intérêt de la force de caractère de Ludovic ( la détermination, la passion et la spécialisation) ce qui lui a permis de vivre grâce à sa passion sans formation,
                                      -la mise en avant du statut d’intermittent du spectacle, unique en Europe, très déficitaire au niveau de l’Unedic (1 milliard /an) et qui est permet de vivre en travaillant 4 mois par an … L’activité de Ludovic est réalisable grâce aux aides récurrentes de l’état, ce n’est certainement pas un modèle économique durable et remarquable.

                                      Répondre



                                      • Nicolas

                                        25 Déc 2012 à 17:00

                                        C’est un peu déplorable de mettre en avant le “je bosse 4 mois puis vacances” sachant que 4 mois de boulot est le minimum pr obtenir le droit aux indemnités d’intermittent et que 8 mois est le maximum de temps pendant lequel on peut être indemnisé.
                                        En clair Ludovic (qui ne nous montre pas son super travail trop bien qui attire tous les pros) bosse le minimum pour profiter du maximum.
                                        Je ne sens pas la grosse détermination professionnelle dans cette attitude… Cela n’a rien a voir avec un entrepreneur qui a créé son business et en profite. Pour rappel on est payé à la journée quand on travaille en tant qu’intermittent (exemple 20 jrs de boulot par mois) mais on est indemnisé TOUS les jours par les assedics pendant les periodes de chômage (30 jour par mois). On peut donc recevoir + d’argent par les assedics que lorsque l’on travaille (ce n’est pas dur d’atteindre 2000€ d’indemnités par mois pendant 8 mois quand on bosse dans le bon domaine).
                                        L’intermittence en France c’est 30% du coût total des assedics pour 3% des chômeurs indemnisés
                                        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/08/20002-20120208ARTFIG00416-la-derive-massive-du-regime-des-intermittents.php

                                        Ludovic profite simplement du système. Il en a le droit et c’est vraiment tant mieux pour lui, il s’agit d’une belle planque. Je trouve par contre dommage d’étaler cela sur ce blog qui propose habituellement de bien meilleurs articles.

                                        Et pour rappel les intermittents sont payés pendant leurs vacances, cela s’appelle les congés spectacles.

                                        Répondre



                                      • Dimitri

                                        14 Sep 2013 à 22:27

                                        Un interview très motivant qui donne envie de se lancer à
                                        fond dans sa passion et d’arrêter de suivre le parcours du mouton
                                        scolarisé qui passe sa vie enfermé dans une prison mental (mais
                                        confortable)! J’aurais aimé tomber sur cet interview plus tôt! Ça
                                        fait un bien fou d’écouter des personnes aussi intéressantes. Un
                                        grand merci à vous deux.

                                        Répondre









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