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Comment Sylvain Jeuland a laissé tomber son doctorat pour créer sa petite entreprise

Dans cette interview, Sylvain Jeuland du site Soutien Scolaire Vitre nous explique :

  • Comment il a arrêté son doctorat en informatique pour créer sa petite entreprise, après avoir découvert un de mes articles
  • Comment la formation Agir et Réussir l’a aidé à développer son entreprise
  • Comment l’application de quelques conseils concrets ont dramatiquement augmenté sa productivité, sa motivation et son succès
  • Et comment vous pouvez le faire aussi

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Transcription texte (littérale) de l’interview :

Olivier Roland : Bonjour, ici Olivier Roland, bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Donc, je suis actuellement avec Sylvain Jeuland. Bonjour Sylvain !

Sylvain Jeuland : Bonjour !

Olivier Roland : Sylvain, tu m’as envoyé un e-mail il y a quelque temps qui m’a fait beaucoup plaisir puisqu’en gros tu m’as dit : bon voilà, je suis un élève d’« Agir et Réussir » et un des tout premiers d’ailleurs.

Et tu me mets entre parenthèses : très motivé de ta formation « Agir et Réussir ». Et c’est super génial parce que j’ai créé mon entreprise. Maintenant, je me lance dans un deuxième projet, tout ça.

Tu m’as même dit : en plus, « Agir et Réussir », ça m’a aidé en huit points bien précis. Tu m’as listé tous les points, donc je me suis dit : waouh ! Ça fait plaisir de recevoir un e-mail spontané comme ça de quelqu’un. Puis en plus, tu as l’air d’avoir un parcours très, très intéressant et je voulais en savoir plus.

Alors, est-ce que tu peux te présenter rapidement ? Nous dire un petit peu quel a été ton parcours, quel âge tu as aujourd’hui, tout ça pour qu’on puisse te situer un petit peu.

Sylvain Jeuland : OK. Alors, je m’appelle Sylvain Jeuland, j’ai 29 ans.

Olivier Roland : Oui.

Sylvain Jeuland : Donc, je vais commencer par le parcours scolaire.

Au lycée, j’étais fasciné en maths. Du coup, j’ai fait une prépa en mathématiques Maths sup Maths spé. Et j’ai enchaîné sur une école d’Ingénieurs en Informatique à Bordeaux qui s’appelle l’ENSEIRB, une école pas mal. Et ensuite dans cette école, je me suis dirigé peu à peu vers la recherche informatique. Donc, j’ai eu le Master en même temps que le Diplôme d’Ingénieur et on m’a proposé de faire un Doctorat. Donc du coup, j’étais dans le Doctorat voir comment ça allait se passer. Et j’ai trouvé que le Doctorat, pour moi personnellement, l’objectif n’était pas clairement défini. Du coup, je ne savais pas trop où j’allais. Il n’y a pas de ligne d’arrivée bien précise. Et bien, je ne savais plus trop comment faire sur la fin du Doctorat.

Voilà. Ça, c’est pour l’aspect scolaire.

Sinon, je fais des compétitions sportives, du cyclisme depuis l’âge de 13 ans. J’ai continué ça pour les compétitions pendant mes études. J’ai eu un pic en 2008 et j’ai eu une petite anomalie génétique qui a fait que petit à petit, j’ai marché de moins en moins et j’ai mis longtemps à trouver le diagnostic. Et pendant ce doctorat, j’étais un petit peu déçu sportivement. Du coup, je me suis dit que puisque c’est comme ça, je vais créer mon entreprise de soutien scolaire en mathématiques parce que j’aimais bien donner des conseils à mes copains lycéens, des astuces quand j’étais au lycée. Et du coup, j’ai vu un article invité Olivier sur les 9 choses pour le bien-être.

Olivier Roland : Oui. Tout à fait. C’était sur FTS.

Sylvain Jeuland : Voilà. Méditation, sport, sommeil, nutrition, massages, maîtrise quoi… Par contre, quand j’ai vu le paragraphe sur l’entrepreneuriat, j’ai dit : « Ah ouais ! Ça, c’est cool. » Et donc du coup, je me suis dit puisque c’est comme ça…

Mon père m’avait donné l’idée aussi de faire du soutien scolaire en maths. Et au retour du restaurant universitaire, j’en ai parlé à un copain. Je lui dis : tiens, je vais créer ma boîte de soutien scolaire. Et je l’ai créée dans la semaine.

Olivier Roland : Ah d’accord ! Tu as créé ton entreprise après avoir découvert mon blog. C’est ça ?

Sylvain Jeuland : C’est ça.

Olivier Roland : L’article, d’accord. Ah ! Donc c’est ça qui t’avait donné une idée ou ça te trottait déjà un peu dans la tête ?

Sylvain Jeuland : C’est ça qui m’a donné l’idée.

Olivier Roland : Waouh ! Super !

Sylvain Jeuland : Je me suis dit : tiens, je vais le faire.

Olivier Roland : Ah ! Ça me fait plaisir ! Pour moi c’est un combat de dire voilà : ça manque d’entrepreneurs en France et il y a beaucoup plus de personnes qui pourraient être entrepreneurs que ce qu’il y a déjà. Et voilà ! C’est un petit peu ma mission et que ça me fait plaisir quand quelqu’un me dit que c’est grâce à moi qu’il s’est lancé.

Alors tu es quand même une tête on peut dire, un doctorat en informatique.

Sylvain Jeuland : Non, je ne l’ai pas, j’ai arrêté avant.

Olivier Roland : Tu as quand même un bon niveau. Donc, tu décides de créer ton entreprise en soutien scolaire en maths quand même, il faut le signaler. C’était en mathématiques. C’est lié à ce que tu as fait, mais ce n’est quand même pas vraiment ce à quoi tu es destiné, je pense, au départ quand tu t’es lancé dans des études aussi importantes d’ingénieur et d’informatique.

Sylvain Jeuland : Disons que je n’ai pas trop réfléchi à qu’est-ce que je voulais faire plus tard. Je me suis dit : je fonce en prépa, je passe mon concours, j’ai mon diplôme d’ingénieur et après je vois.

Olivier Roland : Donc, c’est intéressant parce que finalement c’est le cas de beaucoup de jeunes.

Sylvain Jeuland : Oui.

Olivier Roland : Je veux dire, ils sont très peu nombreux à savoir déjà ce qu’ils veulent faire au moment où ils doivent choisir l’orientation après le bac. Déjà même au moment de choisir : est-ce que je fais un Bac S, ES ? Il y en a beaucoup qui prennent le bac S parce que c’est le choix par défaut. Je veux dire, c’est celui avec le plus de sécurité. Mais voilà, après pour savoir ce qu’ils veulent faire derrière, ce n’est pas évident.

Et c’est en lisant cet article que tu t’es dit, enfin ça devait déjà te trotter dans la tête, mais tu t’es dit : « OK, moi, ce que je veux faire c’est créer ma boîte, c’est être un entrepreneur ».

Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça.

Olivier Roland : Waouh ! Super ! Alors, raconte-moi un petit peu ce moment. C’est-à-dire tu pensais faire quoi avec ton doctorat en informatique ? Enfin après, tu pensais devenir quoi ?

Sylvain Jeuland : Je ne pensais rien en fait. Je me disais : je vais essayer d’avoir le doctorat, mais j’aurais sans doute travaillé dans la recherche, j’imagine. Mais ça manque de mission claire pour moi. Donc du coup, j’étais un petit peu en train de patauger.

Olivier Roland : Et là, tu te dis : mais oui c’est ça, je veux créer une entreprise.

Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça.

Olivier Roland : ça a été clair immédiatement pour toi ?

Sylvain Jeuland : Oui, clair.

Olivier Roland : OK. Ça, c’est intéressant.

Et alors, comment tu as décidé de mettre ça en place ? Parce qu’il y a beaucoup de gens qui rêvent de devenir entrepreneurs, mais ils ne vont jamais rien faire de leur vie pour faire ça. Qu’est-ce qui a fait que toi, tu as commencé tout de suite à agir et à faire les premiers pas ?

Sylvain Jeuland : Disons que j’ai vu qu’il y avait une structure qui venait de naître, c’était l’autoentreprise. Donc, j’ai clairement vu qu’il fallait aller à l’URSSAF. Donc, j’ai été à l’URSSAF de Rennes. Puis, j’ai rempli des papiers. C’était créer l’autoentreprise.

Olivier Roland : Tout simplement.

Sylvain Jeuland : Voilà !

Olivier Roland : OK. Tu as fait les démarches administratives d’abord. Mais alors ensuite, c’est bon. Le problème c’est qu’on sait, je crois que la moitié des autoentrepreneurs ne gagnent pas un seul centime parce qu’ils ont juste créé la structure, mais par-derrière, ils ne font rien de concret pour trouver des clients, etc. Alors, comment tu as fait au démarrage pour trouver tes premiers clients ?

Sylvain Jeuland : Alors, j’ai monté un site internet.

Olivier Roland : Oui.

Sylvain Jeuland : Voilà ! Donc, asio-plus.fr, mon site internet local avec des mots-clés. Et sinon, quelqu’un a dit, je ne sais plus d’où ça vient, peut-être les professeurs de soutien scolaire que j’avais contactés. Ils avaient dit que les affiches imprimées dans les commerces locaux type boulangerie, coiffure ou au magasin, ça marchait très bien. Donc, j’ai fait ça.

Olivier Roland : OK. Donc, tu as mis des affiches dans les petits commerces locaux ?

Sylvain Jeuland : À 25 kilomètres à la ronde de là où j’habitais. Et petit à petit, on m’a contacté assez vite. J’ai fait ça en novembre et dès le mois de décembre, j’avais des clients. Et au mois de janvier, ça continuait.

Olivier Roland : Alors, tu as eu tes premiers clients en un mois ?

Sylvain Jeuland : C’est ça ! Le temps de poser les affiches partout dans tous les petits villages, à 20 km à la ronde, à 20-25.

Olivier Roland : Donc en gros, ce que tu fais c’est du soutien scolaire c’est-à-dire que c’est les parents qui t’embauchent pour aider leurs enfants à devenir meilleurs en maths, à mieux comprendre tout et à être prêts pour les examens.

Sylvain Jeuland : C’est ça. En maths et puis des fois, ils peuvent demander des petits conseils dans les autres matières aussi. Certains me demandent si je propose aussi des cours d’anglais. Donc du coup, je les aide un petit peu pour l’anglais.

Olivier Roland : OK. Donc effectivement, c’est quelque chose qui est assez répandu finalement. Il y a souvent beaucoup de demandes.

Très bien. Alors, tu as démarré il y a combien de temps cette entreprise ?

Sylvain Jeuland : 46 mois, ça fait presque 4 ans.

Olivier Roland : Tu comptes en mois ? Donc, ça fait 4 ans.

Sylvain Jeuland : Ouais.

Olivier Roland : OK. Donc, tu as démarré il y a quatre ans. Est-ce que tu avais les mêmes tarifs il y a 4 ans qu’aujourd’hui ?

Sylvain Jeuland : Non. Alors il y a 4 ans, selon sans doute tes conseils, je n’ai pas fait des tarifs moins chers parce que je commençais.

Olivier Roland : Ah ! Ça, c’est bien.

Sylvain Jeuland : Sauf vraiment pendant que j’étais en Doctorat, je me suis dit : je vais tenter la moitié, mais juste les 3 premiers clients pour commencer.

Olivier Roland : Pour faire un test ?

Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça. Et puis du coup, il y a eu 2 – 3 clients en cours. Et puis après, une fois dès que j’ai quitté mon Doctorat, à la fin de mon CDD de 3 ans, j’ai pris les tarifs de tout le monde. C’est-à-dire c’était 16 € après réduction d’impôt pour les Sixièmes-Cinquièmes. Puis 17,5, 18 et 19 pour les Premières et Terminales S.

Olivier Roland : Voilà. Donc, tu multiplies par 2 pour savoir le coût réel. Mais comme t’avais un agrément – c’est ça – eux, ils peuvent déduire la moitié de leurs impôts ?

Sylvain Jeuland : C’est ça.

Olivier Roland : OK. Donc, tu avais un tarif tout à fait normal. 16 fois 2, ça fait 32. C’est 32 € l’heure, c’est ça ?

Sylvain Jeuland : C’est ça pour les 6e et 5e, jusqu’à 38 pour les Terminales.

Olivier Roland : Donc, ce n’est pas trop mal en sachant que dans une autoentreprise, l’État prend 20 %, c’est ça ? 21 % ?

Sylvain Jeuland : Ouais. 21, 23 par là.

Olivier Roland : Donc, voilà. Ça faisait 25 € net de l’heure, quelque chose comme ça.

Sylvain Jeuland : Plus même. Oui, peut-être 25, 28.

Olivier Roland : Oui, donc c’est plutôt pas mal.

Remarque, ce n’est pas mal parce que même quand tu es ingénieur en informatique, quand tu démarres, je ne sais pas à quel salaire tu es, mais ça ne doit pas être trop à ce niveau-là. Il ne faudra pas faire de calcul comme ça à la volée.

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Donc, tu as démarré au début 2, 3 clients à moitié prix. C’est très bien pour faire ton test effectivement, mais tu n’es pas resté à ce prix-là. Je veux dire, quand on démarre, on a un peu l’angoisse de ne pas trouver de clients et on est tenté très facilement en tant qu’entrepreneur de mettre des prix inférieurs au marché, mais c’est une erreur. Effectivement, c’est ce que j’explique dans « Agir et Réussir ».

Donc toi, tu t’es inscrit à « Agir et Réussir » au moment de la création, un petit peu après ? Comment ça s’est passé ?

Sylvain Jeuland : Dès le début, dès que tu as fait le lancement orchestré, je me suis dit : « Allez, je prends les informations rapidement parce que j’aime quand ça va vite ». Et puis, je les ai prises.

Olivier Roland : D’accord.

Sylvain Jeuland : J’avais aussi acheté la plupart des livres que tu conseillais. Il y avait 7 livres absolument à lire.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. C’est une des premières vidéos que j’ai faites d’ailleurs. C’était même la première vidéo que j’ai faite. Tu les as tous lus ?

Sylvain Jeuland : Oui, oui, je les ai tous lus.

Olivier Roland : Ah ! Ça, c’est bien !

Sylvain Jeuland : Un ou deux que je n’ai pas lus, mais je les ai quasiment tous lus.

Olivier Roland : Bravo ! OK, super. Donc ça, ça a dû déjà t’apporter pas mal de choses par rapport à… Est-ce qu’il y en a un qui t’a plu particulièrement dans ces sept-là ? Qui t’a plus plu que les autres ?

Sylvain Jeuland : Oui, oui. Alors, c’est un livre que j’avais déjà acheté avant, c’était « La semaine de 4 heures ».

Olivier Roland : D’accord.

Sylvain Jeuland : Il y avait quoi déjà dans ces 7 livres ?

Olivier Roland : Alors, il y avait « La semaine de 4 heures », il y avait « Getting everything you can out off all you’ve got ».

Sylvain Jeuland : Ouais, la PUV là, la proposition unique de vente.

Olivier Roland : Voilà. De Jay Abraham, il y avait « The E-myth ».

Sylvain Jeuland : Oui, je l’avais aussi ouais.

Olivier Roland : Attends, je ne me rappelle même plus, c’était il y a genre 4 ans.

Sylvain Jeuland : « Serons-nous immortels ? », peut-être ?

Olivier Roland : Non, je ne pense pas, non, non parce que c’était vraiment uniquement dans l’esprit entrepreneurial.

Sylvain Jeuland : Ça, c’était dans les 10 qu’il fallait lire.

Olivier Roland : Il y avait « Influence et manipulation », je pense. Il y avait « Getting things done », je crois, pour l’organisation. Enfin bref, oui il y avait de bons bouquins effectivement.

Sylvain Jeuland : C’est bien le E-myth.

Olivier Roland : Le E-myth, c’est vraiment un livre indispensable pour tous les entrepreneurs. Je veux dire, on est tellement nombreux à tomber dans ce piège-là. Malheureusement, il a été traduit en français dans les années 90, mais c’est complètement épuisé. C’est absolument impossible à trouver en français. Donc, il faut le lire en anglais, il faut le faire.

OK, super ! Tu démarres, tu t’inscris à « Agir et Réussir ». Est-ce que tu peux nous dire qu’est-ce que t’a apporté « Agir et Réussir » concrètement, à la fois dans ton organisation personnelle et dans ton entreprise ?

Sylvain Jeuland : Alors, je regarde ce que j’ai noté sur mes feuilles. C’est tout ce qui était le fait de ranger un peu sa vie.

Olivier Roland : Oui.

Sylvain Jeuland : Déjà le fait que toutes les idées ou toutes les actions sont notées sur papier. Donc du coup, dès que je pense à quelque chose, je le note sur une feuille A4 ou A5, ou une feuille A4 découpée en 4.

Olivier Roland : Et ça, ça paraît tout bête, mais je veux dire, il y a tellement de gens qui ont des tas d’idées, qu’ils ne notent jamais, qui ont toujours l’impression quand ils ont une idée géniale qu’ils vont la retenir toute leur vie. Tout ça pour se rendre compte après une bonne nuit de sommeil que tout ce qu’ils se rappellent, c’est qu’ils ont eu une idée géniale, mais ils ne savent plus quoi. C’est-à-dire, ça nous est tous arrivé. On a une idée, on se dit : « Waouh ! C’est génial ! » Et le lendemain on se dit : mais merde, c’était quoi cette idée ? Et je me rappelle, elle était géniale, mais c’était quoi ?

C’est pour ça qu’il faut toujours, toujours tout noter. Et puis, c’est aussi une manière de se décharger le cerveau comme je l’explique dans « Agir et Réussir » et de bien rester focalisé sur le présent.

Sylvain Jeuland : C’est ça. Et du coup, j’ai toujours de petites feuilles qui se baladent de gauche à droite de mon bureau. Je barre les choses qui sont faites. Et puis après, ça va directement à la poubelle. J’ai tout un mécanisme très mobile, volatile qui fait que je n’oublie jamais rien.

Olivier Roland : Donc, tu as un système d’organisation qui te permet de ne rien oublier et de faire aussi un tri sélectif entre tes bonnes idées, tes mauvaises, tout ça.

Sylvain Jeuland : C’est ça. Et sinon, j’ai aussi les e-mails. Pas mal pour les courriels.

Dès qu’un courriel arrive, du coup je le traite comme c’est indiqué dans « Agir et Réussir ». Et les e-mails et les courriels qui restent, ce sont les actions à faire. Soit je leur réponds, ou soit c’est quelque chose à laquelle je dois penser. Dès que c’est fait, ça va à la poubelle.

Olivier Roland : Génial ! Super !

Sylvain Jeuland : Les e-mails sont des actions.

Olivier Roland : Tout à fait. Ça, c’est une bonne manière de faire, OK. Très bien. Donc, ça t’a donné des outils et des clés pour mieux t’organiser au quotidien et gagner du temps. Et on sait que la productivité c’est important pour l’entrepreneur évidemment.

Très bien ! D’autres choses ?

Sylvain Jeuland : Oui, oui. Lorsqu’on a des tâches à faire qui sont écrites dans ma boîte e-mail, du coup, il faut les planifier. Donc en gros, dès que j’ai du temps un matin, je me dis : demain matin, en 2 ou 3 heures, je mets des exercices de maths sur mon site internet pour mes élèves. Des choses comme ça.

Et puis si, pendant une journée, j’ai la flemme, je me dis le lendemain : j’y vais quoi. Je le fais parce qu’il ne faut pas laisser traîner quelque chose plus de 2 jours parce que là on ralentit le cours.

Olivier Roland : Exactement. C’est la fameuse règle de « On a le droit de louper de temps en temps ce qu’on a prévu parce qu’on est humain, mais jamais 2 jours d’affilée ».

Sylvain Jeuland : Voilà ! Donc tout ça, c’est pour tout ce qui est s’organiser. C’est très, très pratique.

Donc du coup, la planification est très importante

Olivier Roland : Alors simplifié, tu me disais dans ton mail que tu t’es débarrassé de plein d’affaires dans ta vie, c’est peut-être ça que tu veux dire ? Tu t’es initié au minimalisme ?

Sylvain Jeuland : Oui. J’ai fait ça parce que c’est vraiment génial de bloquer les sites d’informations de manière à ne pas passer une heure ou deux. C’est que dès qu’on va sur un site d’informations sur lemonde.fr, on va sur les pages, on lit les commentaires, on veut répondre, on s’énerve, et donc du coup on passe beaucoup de temps. Donc ça, j’évite.

Olivier Roland : On s’énerve souvent. C’est souvent des news qui ne sont pas très positives forcément. Donc, voilà.

Tu regardes encore les news de temps en temps ?

Sylvain Jeuland : De moins en moins en fait.

Olivier Roland : De moins en moins. T’as dû réduire beaucoup. Est-ce que tu as l’impression que ça affecte ta vie de manière négative ?

Sylvain Jeuland : Non, pas du tout.

Olivier Roland : Au contraire.

Sylvain Jeuland : Oui. D’ailleurs, quand mes parents allument la télé, je dis non, non, éteignez la télé. J’en ai marre d’avoir du son dans la boîte puisqu’après, il y a une mauvaise nouvelle qui apparaît, tout ça et puis ça me gêne un tout petit peu. Ce n’est pas très grave, mais je vois petit à petit que je ressens ça comme une pollution.

Olivier Roland : Oui, tout à fait.

Sylvain Jeuland : Je préfère regarder un petit film ou…

Olivier Roland : Est-ce que tu t’es rendu compte que quand on lit « Le Monde » pendant deux heures, quinze jours plus tard, on a peut-être oublié 80 % de ce qu’on a lu. Ça a juste transité dans votre cerveau sans aucune utilité. Et comme tu dis, ça peut nous énerver, ça peut nous déprimer, ça peut nous faire plein de choses et puis au final, on se rend compte que ça n’a aucun impact positif dans nos vies.

Sylvain Jeuland : Oui. Et puis, on a l’impression d’être enfermé dans un système de structures alors que si on quitte tout ça, on se dit : on va plutôt se concentrer sur nos propres actions à mettre en place, créer une entreprise et des clients.

Olivier Roland : Exactement. Parce que parmi les critiques à ce système, on peut dire : « Attendez, vous êtes complètement déconnectés du monde, du coup, vous ne vous occupez pas des malheurs du monde, etc. » Moi, je pense qu’on apporte plus de valeur au monde quand justement on est concentré sur le positif et qu’on se focalise sur le fait d’apporter ce qu’on peut autour de nous plutôt que de se soucier de problèmes qui se passent à dix milles kilomètres sur lesquels on n’a absolument aucun moyen d’influence et que finalement, on va oublier sans jamais avoir rien fait quoi.

Sylvain Jeuland : Exactement. Dans mon cas, il s’agit d’envoyer un jeune de seconde dans la bonne filière pour faire les bonnes études par exemple.

Olivier Roland : Exactement. Ça, c’est une super valeur ajoutée parce qu’il y a tellement de jeunes comme on le disait tout à l’heure qui sont paumés, qui ne savent pas quoi faire. Et c’est des drames quand des jeunes sont orientés vers des mauvais cursus pour eux. Ça peut vraiment faire des drames et avoir des impacts très négatifs sur leur vie. Là, tu es en position pour apporter beaucoup de valeur sans trop d’efforts, juste avec ton expérience et les discussions.

Sylvain Jeuland : C’est mon cadeau de bienvenue en fait. Comme bienvenue, j’offre un StrengthsFinder 2 à chaque élève.

Olivier Roland : Ah génial ! StrengthsFinder 2, ça faisait partie des livres que je conseillais. Tu as vu, c’est génial ça. Un livre que je recommande à tout le monde. StrengthsFinder, en gros en traduction littérale, ça veut dire recherche de vos forces. C’est un livre en anglais, mais vous pouvez passer le test en français. Même pour moi, j’ai passé beaucoup de tests psychologiques et je trouve que celui-là est l’un des plus précis. Ça vous donne en fait vos cinq forces principales et comment les utiliser au mieux dans votre vie. Et ça, c’est quand même extraordinaire.

C’est en lisant ce bouquin notamment que j’ai eu l’idée de créer mon blog « Des livres pour changer de vie ».

Sylvain Jeuland : Voilà. Et donc du coup, moi quand j’ai lu mon résultat de mon test, j’ai fait « waouh ! ». Ça m’a vraiment confirmé le fait que je devrais créer mon entreprise parce que mes cinq talents s’imbriquent tous pour faire un petit électron libre qui sait se gérer tout seul. Donc du coup, j’ai foncé.

Olivier Roland : Ah super ! Ça t’a aussi donné l’idée, c’est génial !

Tu es le lecteur et le client idéal parce que tu lis les articles. Ça te donne des idées, tu agis. Tu lis les autres articles, tu achètes les bouquins, tu lis, ça t’inspire. Ensuite, tu achètes une formation et tu la fais, tu la suis. C’est énorme. Tu sais qu’il y a très peu de gens qui suivent, qui appliquent ce qu’ils lisent ou même les formations qu’ils suivent. Donc, tu étais vraiment dans le haut du panier.

Très bien. Donc, ranger sa vie, diète d’informations, quoi d’autre ? Que t’a apporté « Agir et Réussir » ?

Sylvain Jeuland : Alors, je reviens. Ce que j’aime bien c’est l’engagement public aussi : le fait de raconter à tout le monde ce qu’on fait. Je veux faire ceci, je veux faire cela. Comme je parle beaucoup, du coup si je ne le fais pas, après, je passe un peu pour un con.

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Olivier Roland : Exactement.

Sylvain Jeuland : Même si passer pour un con, ce n’est pas trop grave, je dis tant qu’à faire, autant aller jusqu’au bout de ses idées.

Olivier Roland : Voilà. Ça, c’est l’idée. En partageant notre projet avec un maximum de monde, on va utiliser cet effet psychologique qui est qu’on n’a pas envie d’avoir l’air bête devant les gens pour nous motiver à agir.

Sylvain Jeuland : Exactement. Donc rester collé à ses objectifs et chasser les idées négatives, pour moi, c’est facile naturellement. Donc, c’est passé facilement.

Compétition amicale, j’avais un copain dont je tairais le nom, il n’a pas trop envie d’être sur une interview. On était tous les deux à faire un truc. On a fait tous les deux le même truc, le projet.

Olivier Roland : OK. Donc, tu avais un ami avec qui tu étais en compétition amicale.

Sylvain Jeuland : C’est ça. Pour la méthode, surtout ne jamais rater deux jours d’affilée. Je me suis dit : on va l’appliquer, c’est pareil pour l’entraînement au vélo d’ailleurs. On ne s’entraîne pas un jour, on le fait le lendemain.

Olivier Roland : Tout à fait.

Sylvain Jeuland : Donc les grosses pierres de la semaine, c’est quand même intéressant. Ça m’a vraiment plu parce que disons que si je devais travailler deux fois trois heures en dehors des cours de maths avec les clients que je dois donner, du coup, on passe deux, trois grosses pierres dans la semaine. Typiquement, c’est les journées où je ne m’entraîne pas. Je ne m’entraîne pas donc je fais vraiment le travail. Donc, je fais ça.

Les TPI, les tâches que l’on doit faire chaque jour, des fois le matin, je note trois, quatre TPI, puis je me bouge pour aller faire les démarches administratives. Voilà. C’est vraiment sympathique aussi d’avoir un petit carnet de tâches à faire dans la journée.

La revue de la semaine, je ne la fais pas parce que de toute manière comme je réfléchis tout le temps, je revois sans forcément avoir le besoin de faire une revue de la semaine chaque dimanche soir. Pour certains, ils ont besoin, les gens peut-être moins structurés.

Olivier Roland : D’accord.

Sylvain Jeuland : La raison d’être, je l’ai faite aussi. Mon but ultime.

Olivier Roland : Très bien.

Sylvain Jeuland : En tout cas, c’était de trouver, de diagnostiquer le petit souci que j’avais, qui a été fait. Donc du coup, je me suis fait opérer au début de l’année et ça va mieux. Je vais pouvoir retrouver mon niveau sportif.

Olivier Roland : Super. Très bien.

Sylvain Jeuland : Voilà. Une maladie typiquement cycliste. On a une pression sanguine un peu différente.

Olivier Roland : Ah. OK.

Sylvain Jeuland : J’ai de l’endofibrose. Ceux qui veulent regarder sur Internet, ils le pourront.

Olivier Roland : D’accord.

Sylvain Jeuland : Ensuite le client type, je l’ai fait : la maman de 40 ans.

Olivier Roland : Effectivement, c’est intéressant. Et si ton client n’est pas l’utilisateur final, c’est les parents, en l’occurrence la mère. Très intéressant.

Sylvain Jeuland : Je me suis dit qu’une boulangerie, coiffure est parfaite pour mettre les affiches sachant que les mamans vont toujours se faire coiffer quelque part.

Olivier Roland : Et c’est là où on voit l’intérêt de faire un client type. Bon, tu vas me dire que tu l’aurais peut-être su de manière intuitive, mais au moins en le décrivant de manière précise, tu peux te poser la question : où est-ce qu’ils vont ces gens-là ? Ça fait partie du processus que je donne d’ailleurs. Et notamment, ils vont dans les boulangeries comme tu dis et les coiffeurs, etc. C’est les mamans de 40 ans.

Sylvain Jeuland : Tout à fait.

Olivier Roland : Et donc, c’est là où tu focalises tes annonces. C’est du 20/80.

Sylvain Jeuland : Exactement, tout à fait. Du coup, je passe comme là, parce que je parle d’hier, aujourd’hui, ou peut-être demain, je vais mettre cinq, six affiches dans le village où je voudrais avoir mon épicentre de clients. Et terminé.

Donc, ça me prendra deux fois une heure et puis c’est bon, au lieu d’aller discuter, donner les affiches et voilà. Celles que j’ai imprimées il y a trois ans.

Olivier Roland : Génial. Très bien. Tu me disais, toi tu es en Bretagne, c’est ça ?

Sylvain Jeuland : Oui, à l’Est de la Bretagne.

J’ai monté les prix aussi.

Olivier Roland : Ça, c’est bien.

Sylvain Jeuland : J’ai remarqué que j’aimais bien travailler avec des lycéens. J’aime bien les collégiens aussi. Et donc du coup, j’ai mis tout le monde au prix des lycéens.

Olivier Roland : Et bien, c’est très bien.

Sylvain Jeuland : À 38 €, prix unique. C’est un peu plus cher, mais c’est plus haut de gamme. Et ceux qui ne veulent pas, c’est dommage pour eux parce que j’ai une technique qui est vraiment très efficace parce que pendant ces trois années, j’ai peaufiné ma méthode de soutien scolaire de manière qu’elle devienne très, très compétitive, comme un sportif perfectionne son entraînement.

Olivier Roland : Génial ! Et là, tu as suivi un de mes conseils qui est de dire : essayez d’identifier vos clients idéaux et n’hésitez pas à virer les clients qui sont moins intéressants pour vous. Une des bonnes manières pour faire ça, c’est d’augmenter vos prix parce que ça filtre automatiquement. Et si tu augmentes tes prix de 10 %, tu vas peut-être perdre 10 % de tes clients, mais finalement, tu vas travailler moins, tu vas être avec des clients que tu préfères et tu vas gagner autant.

Après, il y a une élasticité c’est-à-dire qu’il y a un moment où les prix sont tellement chers que ça fait perdre du chiffre d’affaires. Mais souvent en fait, les prix des prestations sont suffisamment bas pour qu’on puisse augmenter sans qu’il y ait de perte de chiffre d’affaires total. Et puis même, parfois si on perd 10 % de chiffre d’affaires, mais qu’on travaille 30 % de moins, ça peut valoir le coup.

Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça. Du coup, si je mets un tarif unique, c’est plus facile pour les calculs après, pour faire les factures.

Olivier Roland : D’accord. Et là tu travailles combien d’heures par semaine à peu près ?

Sylvain Jeuland : Là depuis le mois de novembre, j’ai un peu d’avance sur les autres années, j’ai fait 13,5.

Olivier Roland : 13,5 heures par semaine ?

Sylvain Jeuland : Par semaine. Et donc du coup, mon objectif c’est de passer à 18 d’ici deux mois.

Olivier Roland : D’accord. Tu cherches plus de clients.

Sylvain Jeuland : Voilà, retrouver mon taux de mars, avril, mai, juin assez vite.

Olivier Roland : C’est intéressant.

Effectivement, tu as un business model qui fonctionne, tu utilises toutes les bonnes techniques qui te permettent d’être plus efficace. Par contre, il y a quand même quelque chose aussi que j’enseigne dans la formation qui est finalement que quand on est prestataire de services, il faut essayer au maximum de convertir ses compétences en produit parce que sinon, on est limité dans le fait qu’on échange tout le temps notre temps contre de l’argent. Et là, tu es complètement dans l’échange de ton temps contre de l’argent. Donc, je suppose que tu as conscience du problème puisque tu as vraiment bien suivi la formation. Ça se voit. Donc est-ce que tu as prévu quelque chose pour ça ?

Sylvain Jeuland : Oui, je commence à réfléchir sur un livre de mathématiques.

Olivier Roland : Oui, voilà. Si tu as inventé une méthode intéressante pour apprendre les maths, tu pourrais très bien la transformer en produit.

D’ailleurs, il y a un de mes élèves de Blogueur Pro qui est Romain, et qui a un blog qui s’appelle Star en maths. Je ne sais pas si tu connais ?

Sylvain Jeuland : Oui, je connais oui.

Olivier Roland : Tu pourrais le contacter. Tu dis voilà : moi aussi, je suis un élève d’Olivier – alors lui, c’est un élève de Blogueur Pro par contre – et voir ce que vous pouvez faire ensemble. Je ne sais pas.

C’est aussi cette approche que j’enseigne qui est de toujours voir ses concurrents non pas comme des concurrents, mais comme des confrères avant tout. C’est-à-dire qu’on peut toujours faire des partenariats et faire des choses ensemble plutôt que d’essayer de se tirer dans les pattes.

Sylvain Jeuland : D’accord. J’y penserai. Par exemple, je ferai aussi un blog peut-être sur le sport. J’ai vu qu’il en existait un sur le cyclisme par exemple qui était plus centré entraînement. Il faudra voir.

Et Romain, du coup, que tu viens de me citer, pourquoi pas. Je vais voir ça avec lui si je le contacte ou pas.

Il faut savoir que ce que je fais en fait, tout ce que j’écris pour mes élèves, je les scanne avec un scanner à main. Toutes les informations du coup, disons que je suis payé à obtenir de l’information là où les élèves bloquent.

Olivier Roland : D’accord.

Sylvain Jeuland : J’ai ça comme valeur ajoutée donc peut-être que si j’ai le temps à partir du mois d’août, septembre, je pourrais essayer de construire un livre. Voilà.

Ça commence à se préciser dans ma tête. Je réfléchis beaucoup en ce moment sur comment je vais mettre ça en place.

Olivier Roland : Waouh, super ! Écoute en tout cas, c’est vraiment ce que je te recommande. Là, tu as déjà bien démarré. Maintenant, tu auras vraiment un effet de levier supplémentaire si tu transformes tes compétences en maths en produit.

Et tu me disais dans l’e-mail que tu as aussi un autre projet là. Tu as prévu de te lancer dans un deuxième projet. Alors, est-ce que tu peux nous en parler un tout petit peu ?

Sylvain Jeuland : Oui. Du coup, j’ai une petite expertise dans des compétitions de vélos que je pratique depuis 13 ans. Tout ce qui est circuit, en deuxième, troisième catégorie par exemple. Donc, vraiment en milieu amateur. Et comme je suis assez malin, j’ai développé des petites techniques pour évoluer dans un peloton, histoire de gagner 10 % d’économie d’énergie par rapport à la moyenne des autres coureurs. Et donc du coup, tout ça, je tente de l’écrire.

Olivier Roland : Donc, tu as prévu de faire un livre.

Sylvain Jeuland : Voilà. D’ailleurs, il est très bien avancé parce que dans mon équipe, j’ai une graphiste qui m’aide beaucoup, j’ai aussi un comptable qui donne de très, très bonnes idées. De plus, j’ai ma sœur qui est très connue. Du coup, c’est elle qui va être l’auteur officiel. Donc là, j’utilise le fait d’utiliser un auteur qui est connu du public, qui peut nous aider pour la publicité parce que c’est une fille qui a beaucoup de contacts.

Voilà. Je mets ça en place et j’espère vendre ce livre avec mes associés et auteurs dans le premier semestre 2014.

Donc après pour l’instant, une fois qu’il sera finalisé, je vais peut-être faire un blog pour le vendre ou un site Internet, une page de vente.

Olivier Roland : Je pense qu’un blog serait une super idée, surtout que tu as des compétences effectivement apparemment qui sont intéressantes. Après, il faut voir si le marché est suffisamment important puisque quand tu dis compétition de vélos, il faut voir ce que ça donne et combien de personnes pratiquent exactement ce que tu fais. Après, peut-être que ta méthode s’applique aussi à d’autres types de vélos. À voir.

Aussi un conseil important je pense : un livre c’est très bien pour te donner du statut d’expert, si tu veux, pour appuyer ton expertise. Mais si tu veux maximiser tes revenus, il faut que tu fasses des formations, si tu veux.

Je veux dire, un livre, tu vas l’acheter trente euros grand maximum alors que le même contenu sous forme de formation vidéo, tu peux mettre deux, trois cents, quatre cents euros. C’est une question de valeur perçue, si tu veux.

Sylvain Jeuland : Ça pourrait être un point de départ le livre.

Olivier Roland : Oui, exactement. Regarde. Si j’avais fait « Agir et Réussir », est-ce que tu aurais été prêt à mettre le prix que tu as mis dans « Agir et Réussir » ?

Sylvain Jeuland : Si ça avait été un livre ?

Olivier Roland : Oui, parce que tout ce que j’ai mis dans « Agir et Réussir », j’aurais pu le mettre dans un livre.

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Sylvain Jeuland : Oui, c’est vrai. Mais c’est mieux en podcast parce que ça permet de les écouter même pendant l’entraînement de vélo.

Olivier Roland : Exactement. Si j’avais fait un livre, « Agir et Réussir », j’aurais pu le vendre 25, 30 € grand max. Tandis que là, c’est une formation qui, toi tu ne l’as pas payée à ce prix-là parce que tu es un des premiers membres, mais aujourd’hui c’est une bonne formation qui vaut 1 197 €. Et c’est comme ça pour tout. Puis dans le milieu de la formation professionnelle, les journées de formation, c’est facilement 500, voire 1 000 €, voire plus. Voilà.

C’est toujours une question de packaging, de valeur perçue, etc.

Un conseil : le livre, c’est très bien, finis-le. Après, sors une formation. Mais par contre, il te faut une source de trafic pour ça. Donc effectivement, un blog, ça pourrait être un bon projet. Ou alors tu t’associes avec Romain pour les maths. Pour les compétitions de vélo, tu peux t’associer avec des gens qui font ça.

J’ai aussi un élève qui est coach sportif et qui est dans le cyclo. Il faudra que je te mette en relation avec lui.

Sylvain Jeuland : D’accord. J’avais dû voir ça en cherchant un peu.

Olivier Roland : Oui, il s’appelle Nicolas. Il avait écrit un article invité sur Blogueur Pro, donc tu l’as peut-être vu là. J’enverrai le lien vers l’interview quand ce sera publié.

OK ! Donc en vrai entrepreneur en tout cas maintenant, tu as ton entreprise, tu as un deuxième projet qui est en route, super !

Sylvain Jeuland : Voilà, il y a des compétitions sportives en même temps.

Olivier Roland : Et tu fais des compétitions à côté. Donc, tu as le temps de profiter de la vie, tu fais quelque chose qui te plaît, tu es indépendant, tu es autonome. C’est super.

Sylvain Jeuland : Ma journée type, c’est : je me lève le matin à 9 heures, je déjeune tranquillement, je travaille deux, trois heures sur les maths par exemple deux fois ou trois fois par semaine. Ou alors, je fais 3 heures d’entraînement, je reviens, je goûte et après je donnais des cours du soir. Et après, les vacances scolaires, je donnais les cours un peu plus en milieu de la journée. Et pour l’été, pour l’instant, je ne fais rien.

Olivier Roland : D’accord. Tu pourrais voyager un peu.

Sylvain Jeuland : Aussi voyager, mais comme il y a beaucoup de compètes dans la région, je les fais en fait.

Olivier Roland : Bon, tu vis ta passion en gros tout simplement

Sylvain Jeuland : Voilà, c’est ça.

Olivier Roland : Donc là, tu as un métier que tu t’es toi-même créé. Tu t’es créé ton job, tu vas bientôt te créer un vrai business qui peut même travailler sans toi parce que si tu vends des produits comme des livres, tu les mets sur Amazon et ça se vend. Évidemment, il faut les promouvoir un peu, mais ça peut se vendre tout seul et ça te permet en tout cas aujourd’hui de vivre ta passion. Ça, c’est quand même extraordinaire.

Sylvain Jeuland : Tout à fait, ouais. C’est vraiment sympathique. Et donc du coup, petit à petit, je vais continuer à évoluer. Je pense que je vais mettre un peu de temps puisque je prends beaucoup de temps pour faire les choses, mais ça, je pense que c’est le cas de beaucoup de monde.

Olivier Roland : Oui. Puis, tu as 29 ans. Donc, tu as encore toute la vie devant toi là. C’est le bon moment pour en profiter.

Sylvain Jeuland : Voilà.

Olivier Roland : Écoute, super. Ça fait plaisir. Je pense qu’on a eu un très bon aperçu de ton parcours et de ce que t’a apporté « Agir et Réussir ».

Il y a aussi quelque chose d’important, c’est ce que t’a apporté « Agir et Réussir », mes articles, etc., mais tu peux donner tous les articles du monde, les meilleures formations et tout ça, s’il n’y a pas derrière une action, une étincelle, ça ne sert à rien quoi.

Enfin, moi je donne l’étincelle et derrière, tu l’utilises pour créer un vrai brasier, avoir le feu sacré et te lancer dans tes projets. C’est ce que t’as fait donc bravo !

Est-ce que tu aurais un conseil à donner justement à des débutants, à des personnes qui ont envie de créer leur entreprise, qui ont peut-être d’ailleurs un projet qui n’est pas en relation avec leur parcours comme toi et qui n’osent pas franchir le pas ? Est-ce que tu auras un conseil à leur donner ?

Sylvain Jeuland : On pourrait dire : ne pas trop réfléchir. Déjà penser et puis surtout, ne pas trop tenir compte des avis négatifs des autres parce que les avis négatifs des autres, ça peut nous polluer. Donc, vraiment tenir compte de personne et foncer.

Olivier Roland : Moi, je mettrais quand même un bémol là-dessus c’est-à-dire que moi, je pense qu’il faut savoir trier entre les critiques constructives et les autres parce que j’ai vu aussi des gens qui étaient persuadés qu’ils avaient trouvé le Saint-Graal, que leur projet allait complètement cartonner et qui se plantaient lamentablement. Donc, il faut aussi savoir écouter certaines critiques constructives. Comment tu as fait toi ? Tu n’as rien écouté du tout, tu as foncé, ou tu as quand même écouté des gens qui t’ont dit : tu dois peut-être faire ci ou ça.

Sylvain Jeuland : J’écoute toujours ce qu’on me dit puisque j’aime bien. Après, je réfléchis sur ce qu’on me dit, car j’ai quand même un tempérament prudent. Et tout ce qui est critique pour m’arrêter ou me ralentir, ça, je ne l’écoute pas, genre : tu ne pourras pas faire ça. C’est dommage de quitter un Doctorat. Si tu veux retourner dans le monde de la recherche ou être embauché ingénieur, si tu quittes ce monde de salarié ingénieur, plus tard on ne t’embauchera plus. Donc ça, je n’ai pas écouté. J’ai dit : on verra plus tard. Pour l’instant, je suis jeune, je fonce. Et puis si un jour, j’ai 40 ans et des enfants, il sera toujours temps de revenir en arrière.

Olivier Roland : Exactement. Et puis il y a aussi quelque chose d’important, c’est que dans ton projet, les risques étaient vraiment minimes. Tu n’avais aucun matériel à acheter, aucun investissement de base. Tu as été faire des annonces dans les… tu as créé un site web, tu l’as fait toi-même, je suppose ?

Sylvain Jeuland : Oui.

Olivier Roland : Tu as été mettre des affiches dans les petits commerces locaux. Tout ça, c’était zéro, ça t’a coûté du temps. Mais si tu t’étais planté, tu aurais eu zéro euro d’ardoise, aucune dette et tu aurais pu repartir comme en quarante parce qu’en plus, en plan B, tu pouvais très bien te faire réembaucher dans n’importe quelle boîte informatique.

Donc ça, c’est aussi important de comprendre que souvent, les risques de création d’entreprise sont surévalués. D’ailleurs, j’ai étudié ça plus précisément pour mon bouquin que je suis en train d’écrire. Et vous verrez dans mon livre, tous ceux qui nous écoutent, qu’en fait les risques de création d’entreprise sont très largement surestimés.

C’est vrai qu’il y a à peu près 50 % des entreprises qui ne passent pas leur 5ème anniversaire, mais quand on regarde après ce qui se passe au niveau de ces entreprises qui subissent l’échec, en général, cet échec n’est pas du tout handicapant pour les créateurs d’entreprise. Ça, c’est très intéressant à voir. On en reparlera de ça. Mais dans ton cas, tu avais très peu à perdre, tu pouvais te permettre de foncer sans trop réfléchir parce qu’au pire, tu retournes à tes études ou au pire, tu te reprenais un boulot et puis t’avais peut-être perdu un peu de temps et c’était tout quoi.

Sylvain Jeuland : Et deux idées intéressantes : du coup, j’ai acheté une moto 125 cm3 pour aller chez les clients. Elle est très pratique en campagne pour rouler à 70, 90 km/h et elle ne consomme que moins de 3 litres au 100 km, ce qui fait que je me déplace pour rien.

Si on veut se déplacer chez les clients, une petite 125, c’est parfait.

Olivier Roland : Et est-ce que tu fais payer le déplacement par tes clients ?

Sylvain Jeuland : Non, parce que je préfère les regrouper en ayant un maximum de client.

Olivier Roland : Donc tu leur dis : je ne vous fais pas payer, mais du coup, voilà mes créneaux pour venir chez vous.

Sylvain Jeuland : Grosso modo, c’est ça.

Il y a un deuxième élément. Je regardais vite fait les offres d’emploi récemment là en ingénierie informatique et j’ai trouvé exactement le même emploi que mon diplôme, mon option et mes stages. Et je me suis dit : ah non, je n’y vais pas !

Olivier Roland : Voilà. Tu as la liberté de dire. Tu sais, j’avais vu ça une fois sur Internet, tu pourras écrire à cette personne en disant : « Désolé, votre candidature est refusée. Je ne souhaite pas postuler à votre offre d’emploi. »

Sylvain Jeuland : Alors que c’était vraiment le truc et ce que je m’apprêtais à faire quoi. Je me suis dit : je continue dans mes projets qui sont typiquement liés à ma personne parce que l’idéal en fait, tu as déjà dû le dire, c’est d’exercer une activité dans laquelle on est vraiment inné. Pour moi, c’était plutôt le fait d’expliquer des maths que j’expliquais déjà facilement à mes copains à 16 ans, et puis le fait de faire des compétitions sportives que je faisais déjà à 13 ans. Et je ne travaille que sur les choses dans lesquelles j’étais déjà bon à 16 ans.

Olivier Roland : Pour moi en fait, l’idéal c’est de trouver un secteur qui se trouve au carrefour de tes passions, tes compétences et qui a un potentiel économique important. Ça, c’est vraiment idéal.

Si on fait les 3 diagrammes, puis ces 3 cercles, c’est vraiment l’intersection des 3 cercles au milieu où c’est l’idéal.

Sylvain Jeuland : Exactement. D’ailleurs, j’ai la petite sœur d’un jeune élève que j’ai conseillé au niveau de l’orientation. Elle adore les chiens, elle souhaite être plus tard maître chien. Je la conseille. On a réfléchi la semaine dernière pour avoir un cursus pour passer maître chien en tant que contrôleur des douanes par exemple. Ça a l’air de la passionner parce qu’elle adore les animaux, elle adore les chiens. Avoir son chien et travailler avec son chien, elle adore ça. Du coup, vu que c’est une activité qui correspond à ce qu’elle aime quand elle a 15-16 ans, et bien ça va marcher. Et vraiment, toujours revenir à qu’est-ce que j’aimais quand j’avais 15-16 ans. C’est une question pour moi qui est essentielle, parce que c’est de l’inné, ce n’est pas la compétence. C’est ce qu’on faisait quand on était jeune et ça revient aussi au test de talent de Strengthsfinder2.

Olivier Roland : Oui, tout à fait.

Sylvain Jeuland : Et d’un côté, c’est le domaine. L’autre côté, c’est les talents. Pour croiser.

Olivier Roland : Écoute, très bien Sylvain. Je te remercie beaucoup pour avoir partagé avec nous ton parcours, comment tu es devenu entrepreneur, ce que t’ont apporté les livres et « Agir et Réussir ». Puis, cet excellent conseil pour les débutants.

Donc, merci beaucoup. J’espère bien que parmi tous ceux qui nous ont écoutés, si vous êtes encore là, c’est que ça vous a intéressé et ça vous motive la création d’entreprise. Donc voilà, j’ai envie de vous dire : « OK, vous avez le droit de réfléchir, OK, vous avez le droit d’analyser tout ce que vous voulez, mais il y a un moment ou un autre, il faut y aller, il faut faire le premier pas. » C’est comme ça, c’est comme pour tout.

Si vous aviez passé des années à analyser ce qu’il faut faire pour bien marcher avant de commencer à marcher, et bien vous seriez encore à ramper à 4 pattes par terre. Donc à un moment, il faut y aller. Et je vous encourage vivement si vous avez l’étincelle, si vous avez cette envie de devenir indépendant de le faire.

Donc, merci Sylvain, et je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

Sylvain Jeuland : OK. On fait comme ça. À bientôt, au revoir !

6 Commentaires pour :

Comment Sylvain Jeuland a laissé tomber son doctorat pour créer sa petite entreprise

  • Yannis

    8 Jan 2014 à 11:15

    Bonjour Olivier,
    Je suis au début de ma nouvelle aventure de vie: devenir blogueur professionnel. Tu m’en as donné l’envie et je t’en remercie parce qu’aujourd’hui, je suis enfin heureux dans ce que je fais, ma vie professionnelle a un autre goût bien plus savoureux! Et cette vidéo renforce encore ma motivation!
    Cependant, je regrette ton choix quant à la présentation de la vidéo: faire un mind map est très utile, je le reconnais, mais il n’est pas aisé de ne voir tes interlocuteurs qu’à travers la petite fenêtre Skype. Il est plus intéressant de faire une captation plein écran de l’interviewé, de te filmer en même temps, de synchroniser les deux vidéos puis de les monter en split screen (toi d’un côté, l’interviewé de l’autre). Quant à la mind map, ton idée géniale d’un pdf téléchargeable joint suffit amplement à mes yeux.
    Cela ne remet pas en question la qualité globale de ton boulot, vraiment exceptionnel et inspirant.
    Je te dis à bientôt, je repasserai très certainement. Arrivederci l’ami blogueur!

    Répondre



    • Jordane

      8 Jan 2014 à 14:28

      Interview très intéressante, comme d’habitude, c’est fascinant de constater l’influence que peut avoir un exemple de réussite face à d’autres personnes. Après tout la réussite est une question de recette, si on s’en tient aux ingrédients et au bon dosage, on arrive à un résultat identique !
      Merci encore,
      Au plaisir,

      Jordane

      Répondre



      • Victor

        8 Jan 2014 à 16:36

        Merci pour cette interview Olivier !
        Elle tombe à pic pour moi.
        Cela me conforte dans mon choix de quitter un emploi de cadre commercial très bien payé pour me lancer à temps plein dans entrepreneuriat.
        J’ai pris la décision de quitter ma zone de confort fin 2013. L’exemple de Sylvain me donne un coup de boost ! Comme toute tes interviews d’ailleurs.
        Merci à tous les deux !
        Victor

        Répondre



        • Sylvain

          9 Jan 2014 à 14:17

          Bonne année Olivier!

          Elle est vraiment sympa cette interview, Merci !

          Cela fait bizarre de me retrouver ici après 4 ans de visites de ce blog et d’activité de cours de maths mais je trouve ça super.
          En tout cas, je continue sur ma lancée : il y a encore plein de choix qui s’offre à moi pour avancer.

          Bon courage à tous ceux qui débutent dans l’entrepreneuriat. Évaluez-bien les quelques risques, écoutez les bons conseils puis foncez : il y a tant de choses à vivre et de gens à rencontrer.

          Sylvain

          Répondre



          • marcel

            9 Juin 2014 à 13:06

            Bonjour,  » Ils avaient dit que les affiches imprimées dans les commerces locaux type boulangerie, coiffure ou au magasin, ça marchait très bien. Donc, j’ai fait ça. »
            Comme quoi les prospectus ne sont pas mort..

            Répondre




            • […] vous avez lancé une petite entreprise, et que vous avez la sensation que c’est une vraie lutte de générer des ventes, […]

              Répondre









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