The Path of Least Resistance – Apprendre à Devenir la Force Créative de Votre Propre Vie -1

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Traduction : Le Chemin de Moindre Résistance

 The Path of Least Resistance - Apprendre à Devenir la Force Créative de Votre Propre Vie - Robert Fritz

Phrase-résumée du livre “Le Chemin de Moindre Résistance” – The Path of Least Resistance : Notre liberté dans la vie est, comme pour notre liberté de mouvements dans un immeuble, en partie définie par la structure de celle-ci; ainsi pour pouvoir créer sa vie et tendre vers notre idéal, il est préférable de changer sa structure plutôt que de changer nos comportements en restant dans un même cadre ; “Le Chemin de Moindre Résistance” (The Path of Least Resistance) nous apprend à le faire en nous montrant comment créer des structures de vie, qui, par leur chemin de moindre résistance – celui qui nous attire inexorablement et presque sans efforts – nous poussent à créer ce que l’on souhaite réellement pour nous-même.

De Robert Fritz, 285 pages, 1984 (première édition), 1989 (édition révisée actuelle).

Note : Ce livre étant extrêmement dense et intéressant, et quelque peu sec (traduisez difficile à résumer 🙂 ), je le publie en deux parties. En voici la première , la deuxième est ici.

Résumé et chronique du livre “Le Chemin de Moindre Résistance” (The Path of Least Resistance) :

Si vous préférez la vidéo au texte, j’ai préparé une chronique illustrée du livre en vidéo 🙂:

Chapitre 1 : Introduction

Robert Fritz est un compositeur, réalisateur et scénariste Américain et le créateur du concept Technologies for Creating, qu’il enseigne au sein de la société qu’il a créé et nous fait partager dans “Le chemin de moindre résistance” (The Path of Least Resistance).

Il commence en nous indiquant que les routes du centre de Boston ne semblent avoir aucune structure précise. Pourtant, elles sont construites sur les anciens chemins de vaches qui existaient au 17ème siècle. Les vaches se contentaient de mettre une patte devant l’autre, mais une fois qu’elles étaient passées à un endroit, il était plus facile d’y repasser, car le chemin était de mieux en mieux praticable et délimité. Les vaches empruntaient le chemin immédiat qui leur était le plus facile – celui offrant le moins de résistance. Ainsi, la structure de la plaine et le chemin de moindre résistance des vaches du XVIIème siècle déterminent encore aujourd’hui l’organisation et la construction urbaine de Boston.

Note : Bien qu’il semble que le centre de Boston soit effectivement un capharnaüm qui est la source de nombreuses vociférations de la part de ses habitants, l’histoire des vaches est une légende urbaine. L’image reste néanmoins valable pour expliquer que des structures insoupçonnées –  créées par des chemins de moindre résistance oubliés – influencent nos comportements de tous les jours.

Ainsi, l’énergie va là où il est le plus facile pour elle d’aller. C’est un point fondamental sur lequel se construit tout le livre, et duquel découle les trois idées et intuitions suivantes :

  1. Nous avançons dans la vie en empruntant le chemin de moindre résistance.
  2. La structure sous-jacente de nos vies détermine le chemin de moindre résistance.
  3. Nous pouvons changer les structures sous-jacentes fondamentales de notre vie.

De ces trois intuitions découlent ce principe directeur : Nous pouvons apprendre à reconnaître les structures qui jouent un rôle dans notre vie et les changer afin de pouvoir créer ce que nous voulons vraiment créer.

Robert Fritz, dans une approche très structuraliste et systémique, nous explique que la structure réfère à ce qui est à la fois ses constituants élémentaires et la manière dont ces constituants interagissent entre eux et avec le tout global qu’ils forment, tout global qui a une fonction qui est plus que la somme de ses simples parties.

Cela peut sembler compliqué, mais prenons un exemple parlant : le corps humain. Le corps humain est constitué de multiples éléments très différents et ayant chacun une fonction précise : le cerveau, le coeur, les poumons, les globules rouges, les nerfs, les muscles, etc, qui interagissent tous entre eux sur différentes échelles pour former un tout qui est bien plus que l’addition de ses simples parties. Tout ce qui affecte un élément peut affecter à la fois d’autres éléments et le système entier, tous les constituants sont en relations les uns avec les autres, et les médecins et chirurgiens apprennent à penser au corps en tant que système et structure.

Ainsi, un chirurgien qui intervient sur un organe ne se préoccupe pas seulement de l’état de l’organe en lui-même, mais aussi de tout le corps dont il fait partie et prend en compte des facteurs qui peuvent être complètement extérieurs à cet organe – comme la pression sanguine, les ondes cérébrales, la présence de bactéries, les réactions allergiques…

Toute chose a une structure sous-jacente, qu’elle soit physique comme celle des ponts ou des grattes-ciels ou immatérielle comme l’intrigue d’un roman ou la forme d’une symphonie. Notre vie a une structure, elle est composée de multiples éléments en interaction les uns avec les autres et avec elle-même.

Or la structure détermine les mouvements et comportements des objets qui la constituent, et certaines structures sont plus utiles que d’autres pour obtenir les résultats voulus.

Comment changer de structure ? En créant. Souvent nous pensons en terme de résolutions de problèmes, or cette approche ne permet que de changer quelques éléments ici ou là sans changer la structure, et cette structure pourra ensuite ramener ces éléments à leur état initial. En créant nous changeons la structure.

Quand nous essayons de résoudre un problème nous agissons pour enlever quelque chose : le problème. Quand nous créons, nous agissons pour que quelque chose se produise : la création. Ainsi en pensant structurellement, plutôt que de se dire “Comment faire en sorte que cette situation non-voulue s’en aille ?” nous nous disons “Quelles structures devrai-je adopter pour créer les résultats que je veux créer ?”.

C’est une approche radicalement différente. Robert Fritz nous l’explique tout au long du livre “Le chemin de moindre résistance” (The Path of Least Resistance), après nous avoir montré les problèmes fondamentaux de l’approche par la résolution des problèmes. Découvrons la.

Partie 1 – Principes Fondamentaux

Chapitre 2 : L’Orientation Réaction-Réponse (The Reactive-Responsive Orientation)

Lorsque nous étions enfants, nous avons reçus de nombreux messages qui nous disaient en substance qu’il y a une manière particulière de faire les choses. Il y avait la bonne manière de mettre ses vêtements, la bonne manière de manger sa nourriture, la bonne manière de traverser la rue. Notre boulot en tant qu’enfant était d’apprendre le monde, ses limites et surtout la bonne manière de vivre avec lui. Nous assumions que les grandes personnes savaient ce qu’elles disaient, puisqu’elles sembler savoir faire des tas de choses miraculeuses, comme conduire une voiture ou réparer des jouets cassés ou faire à manger.

Le point de focalisation de nos expérimentations était d’apprendre comment fonctionne le monde et comment se comporter avec lui. Nous avions conclu qu’il y avait quelque chose à apprendre, et que c’était bon car quand nous démontrions que nous avions bien appris quelque chose, nous étions souvent récompensés – ou au moins laissés tranquilles. Puis, alors que nos intérêts propres grandissaient, nous avons de moins en moins comptés sur les personnes de notre famille. Et de plus en plus sur nous-même et les autres personnes de notre âge. Par de nombreuses expériences, nous avons découvert que les grandes personnes se trompaient parfois et qu’elles ne savaient pas tout sur tout.

Nous avons toutefois continuer à assumer le fait qu’il y a une manière selon laquelle le monde fonctionne. Et nous avons commencé à  la chercher par nous-même. Nos collègues explorateurs, nos pairs et amis, étaient heureux de partager leurs idées avec nous, et nous avons peut-être appris plus sur la sexualité grâce à eux qu’à nos parents. Nous avons très tôt découvert que certaines grandes personnes pouvaient être injustes, mesquines ou malhonnêtes.

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Pour nous protéger de cela, nous avons appris à essayer de comprendre les situations, de trouver un équilibre entre ce que nous voulions et ce qu’elles voulaient que nous fassions. Parfois quand nous étions coopératifs les grandes personnes semblaient nous aimer davantage. Alors comme nous les aimions aussi, nous avons fait de la coopération notre politique. Mais nous pouvons avoir trouvé qu’être coopératif ne change pas grand chose, que quelque étaient les efforts que nous fassions, il n’y avait aucune différence dans les résultats que cela produisaient. Alors nous avons peut-être décidés de ne pas être coopératifs.

Avec le temps nous avons développé nos propres idées, nous avons changé notre vue sur comment est la vie, mais nous avons gardé cette conception selon laquelle la vie est construite autour de règles concrètes en opération. Cette opinion a été centrale dans le développement de nos propres idées sur comment vivre notre vie. Certaines de ces idées concernaient le fait d’être utile aux autres ou beaux ou intelligents ou forts ou divertissant. Ou sur à quel point le monde est dangereux et de comment nous défendre et éviter les problèmes, ou sur l’importance d’être une plus grande menace pour les autres ou sur le fait de contrôler au maximum les choses pour minimiser le danger.

Une fois que nous avons formé notre opinion à propos du monde, l’étape suivante était de définir la politique à adopter pour y répondre. Cette politique a souvent été formée en regardant les autres qui sont passés avant nous, quels qu’ils soient – parents, professeurs, amis, ennemis, stars du rock, du cinéma, de la télévision, politiques, etc. Certaines de nos impressions sont venues de livres, films, de la télévision, de la mode ou de la poésie.

L’étude de “comment est vraiment la vie” nous est devenu nécessaire. Si nous savions “comment cela fonctionne”, alors nous pouvions trouver les bonnes actions à adopter. Nous suspections qu’il y avait quelques personnes spéciales qui connaissaient vraiment “comment cela fonctionne”. Beaucoup de personnes étaient prêtes à affirmer qu’elles connaissaient cela. Nous devions trouver qui avait raison à ce sujet.

Peut-être avons-nous trouvé une personne ou un groupe qui semblaient avoir les réponses. Qu’ils soient optimistes ou pessimistes, la forme est la même. Une manière de voir le monde, suivie par des actions en cohésion avec cette vision.

Ce que nous avons appris en grandissant

Au final, cela se résume à une chose : à réagir aux circonstances.  Et le fait que les circonstances sont les forces dominantes de notre vie. Ce message nous parvient de nombreuses manières, de l’approbation parentale pour les bonnes réponses aux circonstances appropriées et la désapprobation dans le cas contraire, aux récompenses des professeurs pour une réponse correcte et des mauvaises notes dans le cas contraire.

Quand les circonstances sont au centre de nos vies, nous ne pouvons y réagir que de deux manières : en y répondant ou en y réagissant. Nous pouvons être le “gentil enfant” ou le “rebelle en colère”.

Or, créer et répondre sont deux espèces totalement différentes. Nous pouvons répondre aux circonstances – et ainsi réussir à l’école, professionnellement, financièrement, socialement et de toutes les manières approuvées par la société – ou y réagir –  en croyant que les circonstances ne sont pas nécessairement telles que la société les présente et en devenant cynique ou suspicieux ou en développant des théories du complot à propos des personnes au pouvoir.

Or cette orientation réaction-réponse présume que vous êtes impuissant. En effet, si nous ne pouvons que réagir ou répondre, où réside le pouvoir ? Dans les circonstances. Ainsi, puisque la puissance ne réside pas en nous, nous sommes impuissants et les circonstances sont toutes puissantes. Même ceux qui ont accomplis ce que d’autres considèrent comme d’importants accomplissements ont souvent réussis afin d’éviter l’échec. Le succès en lui-même ne fait rien pour changer une présomption d’impuissance.

Or vivre en permanence sous la coupe des circonstances conduit bien souvent à vivre une vie éloignée de notre idéal. Tous les ans de nombreuses jeunes personnes se suicident ou rejoignent des sectes en réaction au manque de signification de leur existence.

Même sans arriver jusque là, cela nous conduit à vivre dans un système clos et circulaire. Si notre orientation est prioritairement dans la réponse aux circonstances, alors notre chemin de moindre résistance nous fait déplacer vers une orientation plus réactive. Et si notre orientation est davantage tournée vers la réaction aux circonstances alors notre chemin de moindre résistance nous fait déplacer vers un mode de fonctionnement de réponse. Et nous passons ainsi, progressivement, d’un état à un autre. Parce qu’il est plus facile de faire cela que de changer la structure générale, plus facile de résoudre des problèmes plutôt que de créer.

Chapitre 3 : Créer n’est pas un Problème – Résoudre un Problème n’est pas Créer (Creating Is No Problem – Problem Solving is Not Creating)

Une part importante du processus créatif est de reconnaître ce qui existe actuellement. Nous avons de nombreux problèmes. Ils requiert notre attention. Mais au mieux, la résolution de problèmes ne peut apporter qu’un soulagement temporaire dans une situation spécifique, mais elle ne peut pas mener en elle même au succès final.

Ainsi, lorsqu’il y a eu cette terrible famine en Ethiopie en 1984, le monde entier s’est mobilisé pour venir en aide aux paysans affamés et leur envoyer de la nourriture. Mais ceux qui s’intéressaient au Tiers Monde – comme on l’appelait alors – avaient vu venir cette catastrophe depuis des années. Ils n’ont pas été écoutés. Et malgré l’aide énorme qui a sauvé des milliers de vie, rien n’a vraiment été changé. Les forces politiques sont restées en place, l’agriculture est restée rudimentaire, les infrastructures inexistantes. Cela veut-il dire que l’aide alimentaire était une mauvaise idée ? Non, elle était indispensable. Mais elle n’a fait que faire gagner du temps. Si ce temps n’est pas utilisé pour créer une société viable, cela ne peut que retarder la tragédie.

Or, qu’est-ce qui a déclenché cette énorme vague d’aide mondiale ? L’intensité du problème. Les photos d’enfants mourants de faim qui ont envahies les écrans de télévision. L’appel pour notre aide, les plus grandes stars qui ont utilisés leur talent pour mobiliser le public. Des millions de dollars ont été levés. Puis, la famine s’est peu à peu endiguée. La situation s’est améliorée. Les médias se sont intéressés à un autre sujet. Les photos d’enfants mourants de faim se sont raréfiées. Les contributions ont chutées. La focalisation sur l’Ethiopie s’est évaporée. Mais aujourd’hui, en Ethiopie comme dans de nombreux autres pays du monde, des enfants meurent de faim.

Ainsi est le problème fondamental de la résolution de problèmes : son chemin de moindre résistance nous déplace du pire au meilleur, puis du meilleur au pire à nouveau. Ceci parce que les actions prises pour régler le problème atténuent le problème. Or si l’intensité du problème diminue à cause des actions que nous faisons, alors la motivation pour effectuer d’autres actions diminue à son tour. Ce qui fait que le problème demeure. Puis peut s’intensifier de nouveau ensuite, dans une oscillation permanente et stérile.

Pour sortir de cette boucle sans fin, il faut créer. Créer ne signifie pas résoudre le problème de manière créative. Dans ce cas, l’utilisation du mot créatif est à propos du style et pas de la substance. C’est le cas par exemple dans les brainstormings, un procédé dans lequel nous essayons de combattre notre façon habituelle de voir les choses en utilisant des associations libres imaginaires, donc de suspendre notre jugement critique pour être plus inventif. Or ce procédé n’a rien a voir avec le vrai processus créatif qui est à l’oeuvre dans les arts et les sciences. Un artiste ne peint pas une toile pour résoudre un problème, mais pour amener à la réalité une oeuvre d’art.

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Imaginez-vous Mozart faisant du brainstorming pour trouver des alternatives pour l’ouverture du Mariage de Figaro ? Beethoven faisant de même pour la 9ème Symphonie ? Le carnet de notes de Beethoven était remplis de thèmes et de variations. Mais ces notes n’étaient pas des associations libres ou une génération d’alternatives, mais une étude focalisée sur la manière dont les structures d’intervalles interagissent. “Modeler, puis tester dans une manière systématique et apparemment froide“. Le jugement critique de Beethoven n’était pas suspendu dans ses ébauches, mais augmenté.

Ainsi le fait de créer commence t-il par cette question : “Qu’est-ce que je veux créer ? “, puis par une concentration de notre jugement critique sur les résultats que nous souhaitons obtenir.

Quand nous sommes conscients du résultat final que nous voulons créer, nous pouvons nous concentrer sur le processus et le choisir, plutôt que d’en sélectionner un aléatoire.

Chapitre 4 : Créer (Creating)

Un jour Robert Fritz est passé en taxi dans Harlem Est, alors un sinistre ghetto au coeur de New-York, où il avait un temps habité après avoir obtenu son master au Conservatoire de Musique de Boston. Passer de la culturelle Boston à ce ghetto démuni de culture avait été un fort contraste, mais quelque chose l’a frappé ce jour alors qu’il contemplait son ancien territoire. De magnifiques graffitis, ornant de nombreux murs de la cité. Lorsqu’il y avait habité, ces graffitis étaient de vulgaires formes de vandalisation tracées à la va-vite avec des bombes de peinture. A présent, c’était pour la plupart des oeuvres d’arts complexes et uniques, nées dans un ghetto où souffrance, misère et violence étaient le pain quotidien de ses habitants.

Graffiti de Harlem - 11 septembre

Photo par Jacivico

Graffiti de Harlem - musique

Photo par jag9889

Quelques graffitis de Harlem

La cité est devenu le canevas. Si quelqu’un avait dis dans les années 60 à Robert Fritz que les enfants sans culture, sous-éduqués de New-York allaient s’insurger, non dans la violence, mais dans l’art et la danse, jamais il n’y aurait cru.

C’est une leçon profonde. Nous avons été conduis à croire que les circonstances de notre vie déterminent notre capacité à nous exprimer. Si c’était vrai, comment cette créativité, cette originalité et cette vitalité auraient pu venir de humbles nés dans l’adversité du ghetto ? La création n’est pas un produit des circonstances.

Robert Fritz propose 5 étapes pour réellement créer :

  1. Concevoir le résultat que nous voulons créer.
  2. Savoir ce qui existe déjà.
  3. Agir.
  4. Apprendre le rythme du processus créatif.
  5. Créer un mouvement.

Chapitre 5 : l’Orientation Créative (The Orientation of the Creative)

Vivre sa vie comme un créateur est vraiment une existence spéciale. Il est difficile de l’expliquer à quelqu’un qui est dans une orientation réaction-réponse, tant les possibilités et réalités de la vie sont complètement différentes.

Qu’est-ce qui motive un créateur ? Le désir que sa création existe. Et la raison pour laquelle un créateur créé quoi que ce soit est parce qu’il l’aime suffisamment pour vouloir la voir exister. C’est un amour profond, réel, qui émane de l’intérieur de nous.

Mais quel est le secret de la création ? Comment créons nous le qu’est-ce dans “Qu’est-ce que je veux ?”.

Nous l’inventons de toute pièce !

C’est à la fois aussi simple et aussi compliqué que cela. Même si cela paraît impossible, cela vaut le coup d’essayer. Nombreuses sont les choses qui ont été découvertes ou inventées alors que cela paraissait impossible.

Quelle est la formule ? Il n’y en a pas. Apprendre des formules et des processus est devenu la réponse socialement acceptable. Il y a une abondance de procédés pour perdre du poids, gonfler ses muscles, vitaliser son énergie, savoir séduire, arrêter de fumer, etc. C’est un âge merveilleux dans lequel nous vivons. Il y  a tant de choses disponibles. Mais souvent les critères que les personnes utilisent pour déterminer quelle direction elles doivent prendre sont dictées par les processus plutôt que les résultats que l’on souhaite.

Chapitre 6 : La Tension Cherche la Résolution (Tension Seeks Resolution)

La tendance de toute structure est de résoudre toute tension qui la traverse, en passant par le chemin de moindre résistance. Si vous tirez un élastique, sa tendance sera de revenir à sa position initiale dès que vous le relâcherez.

Parfois nous avons des tensions qui sont contradictoires.  Si nous avons faim (tension), nous allons naturellement essayer de résoudre cette tension en mangeant (résolution). Cependant, si nous sommes en surpoids, nous désirons réduire ce poids jusqu’à un niveau raisonnable. Ce qui créé un système différent de tension et de résolution. Le fait d’être en surpoids (tension) nous incite à moins manger (résolution).

Les deux systèmes sont en contradiction. Si nous essayons d’en résoudre un, nous délaissons l’autre et laissons augmenter la tension en lui. C’est un conflit né de la structure même que nous utilisons.

La contradiction entre un désir et une croyance peut créer un tel conflit.

Ainsi, le désir créé la tension, qui est résolue en obtenant ce que nous voulons. A contrario, la croyance que nous ne pouvons pas avoir ce que nous voulons créé une tension qui est résolue en n’obtenant pas ce que nous voulons.

Maintenant imaginez que vous vous trouviez dans une pièce, attaché par deux élastiques se trouvant devant et derrière vous. Sur le mur de derrière est écrit “Je ne peux pas avoir ce que je veux” et sur le mur devant vous “Je veux cela”.

Situation de départ, sans tension

Maintenant, imaginez que vous avanciez vers le mur devant vous, vers votre désir et sa réalisation. Plus vous avancez et plus l’élastique qui se trouve derrière vous exerce sa force, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus continuer et que l’élastique vous ramène en arrière.

Nous tendons vers notre objectif, mais la tension de notre croyance nous tire de plus en plus dans l'autre sens.

Alors vous vous dirigez vers l’autre mur, celui de votre croyance -limitante-, mais alors c’est l’élastique de votre désir qui vous ralentit au fur et à mesure, puis finit par vous ramener en arrière.

Du coup, nous retournons vers notre croyance, et alors c'est notre objectif qui exerce une tension sur nous.

Ainsi somme-nous prisonnier d’une structure qui nous force à osciller sans cesse, à tendre vers un objectif, puis son contraire sans possibilité d’y échapper : les conflits structurels ne sont pas solutionnables. C’est la structure qu’il faut changer, pas le problème. Cependant, toute tentative de changer de structure de l’intérieur de la structure existante ne fonctionnera pas.

Chapitre 7 : Les Stratégies de Compensation (Compensating Strategies)

Ainsi, les conflits de structure conduisent à des oscillations sans fin et pas aux résultats désirés. Les personnes ont tendance à développer des stratégies de compensation pour gérer les insuffisances de la structure. Comment se développent-elles ? Généralement graduellement.

Si les pneus de votre voiture comment à se désaligner et que celle-ci commence à tourner légèrement à gauche, vous allez développer une stratégie de compensation en tirant le volant légèrement plus à droite quand vous roulez en ligne droite. Si la tendance de la voiture a aller à gauche se développe graduellement, votre action de compensation va elle aussi se développer graduellement, peut-être même sans que vous ne vous en aperceviez.

De manière similaire, si vous essayez d’aller d’une structure oscillante à une autre qui se résout, vous allez changer automatiquement certains de vos comportements. Mais si vous essayez de changer vos comportements sans changer la structure qui est en la source, alors vous ne réussirez pas. Imaginez qu’un ami remarque que vous avez tendance à tourner le volant à droite. S’il ne connait rien à propos de l’alignement des roues, il pourrait pointer votre comportement et vous suggérer d’en changer : “Tu ne devrais pas tourner le volant à droite, tiens le droit plutôt”. Vous pourriez suivre son avis et changer vos actions temporairement mais rapidement – afin de rester sur la route – vous allez revenir à votre habitude.

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Et même, vous pourriez aller consulter des spécialistes, gourous et autres psychologues dont vous pourriez retirer ceci :

Vous tirez le volant sur la droite parce que vous avez exagérément développé le coté gauche de votre cerveau. Vous êtes trop intellectuel et n’avez pas assez développé votre coté intuitif. Ce que vous devriez faire est vous concentrer sur votre nature réceptive par la méditation et en changeant de régime alimentaire. Votre régime devrait avoir plus de céréales et de légumes. Cela équilibrera mieux votre consommation de protéines et vous aidera à devenir plus yin.

Évidemment, cela ne réglerait en rien le problème de l’alignement des roues…

L’auteur de Path of Least Resistance continue ensuite en nous indiquant qu’il existe trois stratégies majeures de compensation :

  1. Rester dans une zone de conflits tolérable
  2. La manipulation par le conflit
  3. La manipulation par la volonté

Pour prendre comme exemple cette troisième stratégie, beaucoup de personnes essaient de l’utiliser par le biais de la pensée positive. Il s’agit de programmer son esprit avec de la propagande positive afin d’enrôler son subconscient et de l’inciter à coopérer pour mieux contrôler sa vie, par le biais d’affirmations, de programmes audios, d’auto-hypnose, de renforcement positif, de réunions de motivation, de slogans et de devises collées sur le miroir de la salle de bain. Mais si vous supposez que vous vous pouvez influencer et diriger votre subconscient, quel message lui donnez-vous en utilisant ce genre de techniques de programmation ? Il est très difficile de communiquer avec le subconscient. Cela demande des moyens spéciaux et extraordinaires. Les vieux “programmes” ont d’énormes pouvoirs. Le subconscient est stupide et indiscipliné. Il doit être traité comme un enfant.

Si vous pensez que programmer votre subconscient est la clé de votre vie, pourquoi vouloir l’influencer avec ce genre de messages ? Quand vous tentez de gaver votre subconscient de pensées positives, ces actions de manipulations lui parlent plus que tous les mots positifs de propagande du monde. C’est l’une de nombreuses voies sans issues des stratégies de compensation.

Chapitre 8 : La Tension Structurelle (Structural Tension)

Pour changer la structure en place il doit y avoir une autre structure en jeu, et cette structure doit 1) incorporer la structure précédente et ses conflits et 2) transposer une structure complexe en une structure simple.

La structure maître doit être un système de résolution simple de tension, un qui se résout, et qui dans l’idéal se résout complètement. Cette structure maître est appelée tension structurelle.

La tension structurelle est formée par deux composants majeurs :

  1. La vision du résultat que vous voulez créer.
  2. Une vision claire de la réalité que vous avez actuellement.

C’est la tension entre ce que vous avez et ce que vous désirez qui va créer la tension qui vous amènera à l’obtention de votre désir.

Une des manières d’affaiblir une tension structurelle est de ne pas se représenter correctement la réalité. C’est la stratégie employée par les personnes qui “ont une vision” tout en ignorant ce qui se passe autour d’eux. Ne confondez pas les créateurs avec les rêveurs. Les rêveurs se contentent de rêver, mais les créateurs amènent leurs rêves dans la réalité.

Chapitre 9 : La Vision (Vision)

La meilleure place pour commencer le processus créatif est à la fin. Quel est le résultat final que vous voulez ?

En le sachant vous pourrez passer du concept, général et riche de possibilités, à la vision, spécifique et concentrée, ayant fait son deuil de toutes les possibilités du concept pour se focaliser sur quelques uns de ses aspects.

Voici les étapes que propose Robert Fritz pour savoir ce que vous voulez :

  1. Posez-vous la question : qu’est-ce que je veux ?
    Il est étonnant de constater à quel point les personnes ne se posent pas cette question évidente. Posez-vous la question dans tous les types de situation. Faites en une habitude. Savoir ce que vous voulez permet de concentrer votre attention rapidement et de vous décrire avec précision la vérité qui vous concerne.
  2. Considérez ce que vous voulez indépendamment des considérations sur les processus.
    Sinon vous allez limiter votre capacité à concevoir des résultat à ce que vous connaissez déjà, alors que le processus créatif est nourri de découvertes sur ce que vous ne savez pas.
  3. Séparez ce que vous voulez des questions de possibilité.
    De la même manière, ne limitez pas votre envie par ce qui est possible. Si vous avez un cancer, vous avez envie d’être en bonne santé. C’est peut-être impossible, mais c’est votre envie profonde. Ne la reniez pas.

Chapitre 10 : La Réalité Actuelle (Current Reality)

Il y eu un lion qui passa à coté d’un singe. Le lion pensa que c’était une bonne occasion de confirmer sa position de prééminence dans la jungle.

– “Hé, singe !” gronda le lion.

– “Oui, Sir”, répondit le singe d’une voix tremblante.

– “Qui est le roi de la jungle ?!”  gronda le lion encore plus fort.

– “Mais c’est vous, Sir, bien sûr !”

– “Et ne l’oublies pas !” dit le lion, très content de lui.

Un peu plus tard le lion s’approcha d’un zèbre.

-“Hé toi… le zèbre !” gronda le lion.

– “Oui, Sir”, répondit le zèbre avec une voix nasale.

“Qui est le roi de la jungle ?!”  gronda le lion plus fort.

“Vous l’êtes, Sir, vous l’êtes !”, dit le zèbre avec un timide et forcé enthousiasme.

-“Et ne l’oublies pas !” gronda le lion.

Un peu plus tard, le lion passa près d’un éléphant.

-“Hé toi, éléphant ! Qui est le roi de la jungle ?!” grogna le lion avec ses plus féroces rugissements.

Sans dire un mot, l’éléphant attrapa le lion avec sa trompe et le projeta contre un arbre. Puis il s’approcha de lui et lui marcha sur la queue. Puis l’éléphant attrapa une nouvelle fois le lion et le frappa violemment contre le sol.

Alors que l’éléphant s’en allait, le lion exsangue leva la tête et hurla “Hé, ne t’énerve pas juste parce que tu ne connais pas la réponse !”

Certaines personnes ont beaucoup de problèmes avec la réalité. Cela semble pourtant simple : il s’agit de voir l’évidence. Mais enfant nous avons souvent été réprimandé alors que nous disions quelque chose d’absolument évident comme :

-“La maison de grand mère sent bizarre !”

-“La voisine a grossie !”

Et pourtant voir la réalité avec clairvoyance est une étape décisive dans le processus créatif.

La suite au prochain épisode… 😉

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Les principes importants de “Le chemin de moindre résistance” (The Path of Least Resistance) sont :

  1. Nous avançons dans la vie en empruntant le chemin de moindre résistance.
  2. La structure sous-jacente de nos vies détermine le chemin de moindre résistance.
  3. Nous pouvons changer les structures sous-jacentes fondamentales de notre vie.

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