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Kintsugi – L’art de la résilience

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Résumé de « Kintsugi. L’art de la résilience » : Céline Santini partage dans ce livre étonnant et énergique, les épreuves qui l’ont amené à adapter les étapes du kintsugi – technique japonaise de réparation des céramiques – à sa propre vie, en sublimant ses cicatrices.

Par Céline Santini, 2019, éd. First, 253 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée, écrite par Sophie Guillou, du blog  Je déménage au Japon.

Chronique et résumé de « Kintsugi : L’art de la résilience » de Céline Santini

Introduction : « découvrez »

Céline Santini introduit son ouvrage en définissant le kintsugi, mot japonais formé des deux kanjis « kin » – l’or – et « tsugi » – la jointure. Le kintsugi existe depuis le XVème siècle au Japon. Il aurait, selon la légende, été créé à la demande du shogun Ashikaga Yoshimasa (1435 – 1490) qui utilisait toujours le même bol lors de la cérémonie du thé. Un jour, le bol tomba et se brisa. Le Shogun fit renvoyer le bol en Chine – où il avait été fabriqué- pour le faire réparer, mais le bol revint fixé par des agraphes disgracieuses, et surtout, il n’était plus étanche ! Le shogun renvoya une seconde fois le bol et intima aux artisans qui avaient façonné le bol, de trouver une autre solution… Le kintsugi était né.

Le kintsugi est une technique délicate et précise, qui permet de réparer un objet – à l’origine il s’agissait de céramique – qui a été brisé, à l’aide d’une succession de couches de laque et de peinture à l’or. Ce processus de « raccommodage » peut prendre de plusieurs semaines à une année.

Céline Santini tisse tout son ouvrage autour de cette pratique, qui est non seulement un acte de réparation mais aussi de transformation, de sublimation de l’objet. Le kintsugi est une pratique qui s’inscrit totalement dans la notion de « wabi sabi » japonaise (« wabi signifiant « humilité face aux phénomènes naturels » et « sabi », ce que l’on ressent face au travail du temps ou des hommes »), c’est-à-dire la contemplation de la beauté présente dans les choses simples et imparfaites.

Passant de l’objet à l’être, l’autrice invite lectrices et lecteurs au fil de son livre, à engager ce même processus de kintsugi quand nous rencontrons des épreuves dans notre vie. Un processus de résilience qu’elle nous propose en six étapes : la cassure, l’assemblage, la patience, la réparation, la révélation et la sublimation.

kintsugi étape 1 briser

Etape 1 « Brisez »

Et la voilà, l’épreuve, cette épreuve tellement difficile que nous avons l’impression que nous ne nous en relèverons pas, un deuil, une rupture, une crise familiale, un échec professionnel. Cette épreuve qui vous fait penser que vous ne serez plus jamais le même qu’avant. Selon Céline Santini, qui raconte comment son premier divorce a été un cataclysme pour elle qui était wedding planner depuis 10 ans, cela ne peut être que pour le meilleur. L’épreuve est une source immense pour se transformer en un meilleur soi-même. Sceptique ? « Après tout, jusqu’ici vous avez survécu à 100 % de vos pires épreuves » rassure-t’elle !

Céline Santini nous invite dans chacun de ses chapitres à « passer à l’action » en effectuant un certain nombre d’ateliers réflexifs ou créatifs.

Un premier exercice consiste ici à prendre le temps de se poser afin de lister toutes les épreuves que nous avons déjà traversées, pour réaliser combien elles ont pu être initiatiques. Pour Céline Santini, il faut accepter sa douleur, la reconnaître pour pouvoir mieux la dépasser. A ce stade, il s’agit de percevoir le joyau brisé qui est en nous et qui mérite non pas d’être jeté, mais d’être réparé à l’or fin.

Afin de mieux appréhender quelle personne de valeur chacune et chacun d’entre nous est, Céline Santini nous propose ensuite de lister sans se censurer, l’ensemble de nos réussites, en s’appuyant sur nos proches si nous sommes bloqués.

La phase suivante consiste en un repérage des techniques de « réparation » disponibles autour de nous. Céline Santini liste ainsi un certain nombre de voies possibles afin de se faire aider, dans le domaine du développement personnel : champ physique, émotionnel, sensoriel, énergétique ou artistique.

Imaginer, Visualiser

Pour imaginer son moi d’après, il faut avec le kintsugi faire un pas de côté, pour non pas tenter de dissimuler ses failles mais bien vivre avec et les magnifier, en pensant différemment et en essayant de ne pas toujours reproduire les mêmes erreurs. Vous êtes bloqué ? Plusieurs pistes sont données par Céline Santini tels que la méthode S.C.A.M.M.P.E.R.R. (méthode de brainstorming créatif) ou la carte mentale, que personnellement j’utilise très souvent. La première méthode désigne une série d’actions à entreprendre pour envisager les situations sous un autre angle : Substituer, Combiner, Adapter, Magnifier, Modifier, Produire, Éliminer, Réorganiser, Renverser. La carte mentale est quant à elle une technique de créativité efficace qui consiste à écrire au centre d’une feuille votre problématique principale et à construire autour, des « branches », en classant vos idées.

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Vous commencez à visualiser ce qui vous tient à coeur ? Ce que vous souhaitez changer ? Avant de débuter le processus de réparation, le maître en kintsugi commence par visualiser la forme de l’objet futur. La méthode de la visualisation qu’elle soit réaliste ou symbolique, peut avoir de réels effets pour accompagner une guérison par exemple. Deux techniques sont proposées ici : le cinéma mental ou le tableau de visualisation.

Le cinéma mental consiste à vous représenter en pensée dans des situations positives, de réussite : plus vous répéterez ces scénarii et plus votre cerveau les enregistrera. Le tableau de visualisation ou vision board consiste quant à lui, à réaliser un collage avec des images et mots inspirants que vous découperez dans des magazines. Vous accrocherez ensuite ce collage dans un espace que vous fréquentez au quotidien pour vous en imprégner.

Etape 2 « Assemblez »

Le maître kintsugi qui débute une réparation prend le temps de visualiser son objet réparé on l’a dit, mais il prend aussi le temps de s’y préparer en rassemblant matériaux et outils. Céline Santini nous invite à faire de même. Prendre du recul, ne pas se précipiter, sortir du « 200 à l’heure » du quotidien.

Après avoir divorcé une seconde fois, eu un accident de voiture et perdu sa maman, Céline Santini  s’est imposée de prendre le temps, de ralentir, de suivre le précepte zen « quand tu manges, mange. Quand tu marches, marche ». La méditation de pleine conscience peut être d’une grande utilité en cela selon elle. Cette technique de méditation consiste à vous concentrer, durant un temps donné, sur le présent en observant ce que vous ressentez et ce que vous pensez.

Il est temps désormais d’assembler le puzzle de sa vie en repérant les schémas qui nous gouvernent, les croyances qui nous empêchent d’avancer. Céline Santini nous propose un nouvel exercice pratique en réalisant – réellement – deux puzzles : sur le premier (qui peut être acheté dans le commerce) nous listerons, au dos vierge de chaque pièce, des mots qui spontanément sont importants pour nous, sur le deuxième, nous ne garderons que les mots que nous souhaitons conserver pour se défaire des schémas encombrants.

Le maître kintsugi utilise pour réparer la céramique, la résine du laquier – urushi – qui est très irritante. Et vous, quels sont vos démons, les habitudes qui vous empêchent d’avancer ? demande Céline Santini. Tentez la « transformation alchimique de votre poison » en listant d’abord ce qui vous perd, puis en changeant un petit détail au début de cette mauvaise habitude.

« Renouer avec sa promesse initiale »

Le temps de recoller les pièces à l’aide d’un mélange de farine et de laque (murugi urushi) est venu pour le maître kintsugi. De la même façon il est temps comme le propose Céline Santini, de réassembler les morceaux de son âme, ceux qui ont pu s’estomper ou disparaître au fil des années… Il s’agit de « renouer avec sa promesse initiale » pour se sentir ancré, unifié, aligné : listez ce qui vous enthousiasmait, ce qui vous enthousiasme aujourd’hui et renouez avec ces pratiques qui vous reconnectent à votre vibration originelle.

Vous percevez des manques dans votre puzzle de vie  ? Tel le maître kintsugi qui va combler les vides dans une céramique, tentez d’établir vos besoins fondamentaux. Pour cela, la liste établie par Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente (CNV) peut être d’une aide précieuse. Parmi tous ces besoins – autonomie, sécurité émotionnelle, harmonie,… – lesquels sont comblés aujourd’hui dans votre vie, lesquels ne le sont pas encore ?

Et pourquoi ne pas afin de combler ce ou ces manques, s’inspirer du yobi tsugi : quand le maître en kintsugidécide d’ajouter une pièce rapportée, un morceau extérieur à la pièce d’origine, à la céramique en cours de réparation. Il s’agit d’une métaphore pour évoquer selon Céline Santini, tout ce que l’Autre, l’inexploré peut nous apporter, le fait de sortir de sa zone de confort, s’ouvrir à de nouvelles possibilités. Besoin d’idées ? Céline Santini liste quelques pistes pour se laisser «surprendre et emporter » dans son quotidien : aller voir un film qui ne nous tente pas ou tester un nouveau restaurant par exemple.

kintsugi se débarrasser du superflu

Etape 3 « Patientez »

A ce stade le maître kintsugi retire la matière superflue et nettoie la surface de la céramique. Il s’agit d’une étape essentielle tout comme celle qui veut que nous nous débarrassions à notre niveau, du superflu, pour y voir plus clair et se fixer des priorités. Allez à la chasse au « trop » : trop d’affaires accumulées, d’obligations ou de responsabilités ! Céline Santini invite à l’épure, à l’« essence-ciel ». Et vous qu’est-ce qui vous pèse ? Listez toutes ces choses dont vous voulez vous débarrasser et passer à l’action ! Les premiers objectifs doivent être à votre portée dans un premier temps, petit pas par petit pas.

Les pièces de la céramique doivent désormais être maintenues solidement ensemble. Les bonnes habitudes doivent ainsi ne pas être toutes prises ensemble au risque de s’épuiser mais pratiquées une à la fois, durant un mois a minima pour véritablement s’ancrer en nous, selon l’autrice. Tout est possible quand on sait que notre cerveau est une merveille de neuroplasticité et que son activité change en fonction de nos apprentissages !

Respirer, nettoyer son esprit

La laque pour sécher doit maintenant respirer à l’air libre. De la même façon, Céline Santini rappelle combien la respiration est centrale dans une démarche de guérison, que ce soit la cohérence cardiaque, la sophrologie ou d’autres techniques approchantes. Le temps est venu de nouveau de prendre du temps pour soi en adoptant des rituels réconfortants au quotidien.

A chaque étape de la réparation, le maître kintsugi nettoie avec minutie l’outil utilisé. Effectuez vous aussi ce «kokoro no sentaku » ou « lavage de vie ». Les Japonais fréquentent très régulièrement les bains chauds – onsen – pour nettoyer leur corps mais aussi leur esprit. Sans aller aussi loin (en avion;)), Céline Santini nous invite de la même façon, à procéder à un nettoyage corporel, émotionnel ou énergétique tout près de chez nous.

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La céramique doit désormais être laissée à sécher de 7 à 14 jours. Apprenez vous aussi comme l’indique Céline Santini, à ralentir votre rythme en découvrant les bienfaits de la marche zen ou du qi gong.

Etape 4 «  Réparez »

« Nanakorobi yaoki » : comme le dit le proverbe japonais qui inaugure ce chapitre, « telle est la vie : tomber sept fois, se relever huit ».

La céramique est désormais sèche, il faut la polir pour en lisser la surface. Céline Santini propose ici de poncer à notre tour, avec douceur et tendresse, nos pensées, nos sentiments pour retrouver le coeur de notre être, sans masque.

La surface de l’objet est-elle totalement lisse ? Pour cela il faut le toucher… Et se laisser toucher invite Céline Santini, en évoquant les bienfaits du contact. Faites-vous masser ou faites des câlins à vos proches !

La céramique reçoit désormais sur ses fissures un trait de laque noire qui prépare la suite. Un premier pas déterminant qui pour Céline Santini doit aussi nous inciter à nous lancer, à agir plutôt que de remettre au jour suivant.

Agir aujourd’hui

Pourquoi ne pas essayer la technique du Miracle morning, un plan d’actions ultra efficace décrit par Hal Elrod dans son ouvrage, qui incite à effectuer dès le matin les tâches essentielles de sa journée (En savoir plus ici : Miracle Morning). Avec l’esprit frais du matin, il semble beaucoup plus simple de débuter sa journée par la tâche que l’on repousse habituellement…

Le trait de laque noir doit être le plus fin possible avant de repartir au séchage deux semaines.  La pose de cette laque demande une grande concentration, tout comme pour Céline Santini, il est bon de se focaliser sur une seule chose à la fois – le do ou la voie – afin d’y consacrer toute son énergie vitale – le qi.

La céramique est polie de nouveau et une 2ème couche de laque rouge est appliquée sur la cicatrice : la guérison de votre vie est en cours ! C’est le temps de dire oui à vos « en-vies », de vibrer, de remettre de la vie dans votre vie.

kintsugi se révéler et retrouver son enfant intérieur

Etape 5 « Révélez »

La laque encore collante doit accueillir désormais la fine poussière d’or saupoudrée par le maître kintsugi. Tout comme la céramique, cette étape doit normalement nous permettre d’étinceler de nouveau !

Céline Santini raconte à ce stade s’être tournée vers le yoga du rire pour retrouver la petite fille rieuse et pétillante qu’elle avait été avant de traverser toutes ces épreuves. « Je ne ris pas parce que je suis heureux, je suis heureux parce que je ris » écrit le fondateur du yoga du rire, Madan Kataria. L’objectif de cette pratique est de se reconnecter à son enfant intérieur pour retrouver de la légèreté au quotidien.

A l’aide d’un pinceau, le maître en kintsugi récolte désormais la poudre d’or en excédent et met l’objet à sécher de nouveau. Pour Céline Santini, de la même façon qu’il est important de récupérer l’or en excédent pour de futurs usages, il faut savoir « être prévoyant et faire l’inventaire de chaque petite parcelle de notre vie ». L’objectif est de prendre conscience de la chance que nous avons, en notant par exemple chaque jour comme Céline Santini le fait depuis dix ans, les petites joies et les réussites. La formulation est importante ici pour « reprogrammer » notre cerveau de façon positive, tout autant que pour garder la trace de nos plus jolis souvenirs.

Se féliciter

A ce stade il est souhaitable selon Céline Santini de se créer un « kit anti prochain coup de blues » en rassemblant tous les petits trésors de notre existence et qui nous font du bien : un livre qu’on adore relire, une bougie qui nous apaise, une playlist pour l’occasion, un cahier pour dessiner…

Le maître kintsugi passe ensuite une boule de soie sur l’objet afin d’enlever l’excédent de poudre d’or et révéler les cicatrices : l’objet a mué en un autre plus beau, métamorphosé… Cette étape mérite d’être fêtée, pourquoi ne pas se faire un cadeau comme l’y invite Céline Santini ? Un nouveau vêtement, du parfum, un livre… Faites-vous du bien en vous préservant de la morosité – actualités, personnes toxiques,… – qui pourraient vous faire rechuter. Apprenez à dire non !

A l’image des Japonais shintoïstes, pourquoi ne pas aller même jusqu’à installer un petit autel chez soi – il peut comporter des bougies, des objets qui nous sont chers, des photos – pour s’entourer d’un halo d’énergie vertueuse au quotidien.

L’objet doit être maintenant poncé. Le choix de l’outil est variable et dépendra de chaque maître kintsugi selon son ressenti et son instinct. De la même façon, Céline Santini nous invite à nous écouter d’abord, à ne pas hésiter à sortir des sentiers battus, assumer ses différences pour mieux resplendir !

Étape 6 «  Sublimez »

La tempête est passée ? Céline Santini nous invite à prendre du recul sur cette dernière étape de guérison. Seul de préférence, elle nous propose de contempler cette nouvelle personne, plus forte, que nous sommes devenus. Une retraite silencieuse, un stage de méditation ou simplement le fait de rester chez soi peuvent aider à ce stade. Profitez-en pour réaliser cet exercice de « la ligne de vie » : l’objectif est de matérialiser sur une feuille blanche, l’ensemble des épreuves que nous avons vécues, de noter quel a été notre ressenti sur chacune de ces épreuves en le notant de 1 à 10, afin de saisir toute la singularité de notre parcours.

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Désormais, il faut, fort de ses cicatrices – qui sont autant d’indices que l’on a survécu – laisser partir ce qui doit l’être, invite Céline Santini et penser que « le meilleur est avenir:) ».

Reprenez votre ligne de vie et soulignez la d’un trait de feutre ou de peinture dorée… Cela vous fait penser à quelque chose;) ?

Le kintsugi de la renaissance

Guéris et aguerris… L’ensemble des étapes que vous avez parcourues sur cette voie de guérison, issues de la pratique du kintsugi, permettra d’acquérir une grande force intérieure et de la consolider. Céline Santini fait ici un parallèle avec l’art, japonais encore, du bois brûlé, le shou-sugi-ban : le bois après avoir été brûlé et enduit d’huile résiste mieux… aux incendies.

Pour être pleinement connecté à cette nouvelle énergie qui est vôtre, Céline Santini invite à méditer ou à pratiquer la « hug tree thérapie » en forêt en adoptant son arbre à soi.

Céline Santini propose enfin, en guise d’exercice final, de réaliser « le kintsugi de la renaissance » : il s’agit de choisir un objet qui fasse sens pour soi, symbolique, qu’on le possède déjà ou qu’on le réalise soi-même (en argile par exemple). Enveloppez le d’un tissu, avant de le briser avec un marteau, pour pouvoir ensuite vous-même, le réparer en suivant les étapes du kintsugi telles que décrites dans cet ouvrage. La technique pourra être traditionnelle ou moderne (colle et peinture dorée acrylique par exemple) selon vos possibilités.

Exposez cet objet et partagez avec les autres, vos proches, cette réalisation et tout ce qui l’a amenée. Les exemples d’artistes ayant transcendé leur douleur dans la création pour l’offrir au monde sont extrêmement nombreuses. Peut-être aurez-vous envie vous aussi de témoigner de votre expérience en animant un blog sur le sujet, en écrivant une chanson ou un livre… ? 

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Conclusion « Ouvrez »

Céline Santini conclue son ouvrage avec ce très beau proverbe japonais : « la vie est une lumière de bougie avant le vent » (jinsei wa fuuzen no tomoshibi). Elle nous appelle à accepter notre imperfection, l’impermanence des choses… Comment prévoir ce qui va nous arriver ? Pour Céline Santini, arrêtons d’avoir peur de briser nos « trésors », profitons de la vie quitte à devoir ensuite s’ils se brisent, les réparer d’un trait d’or ! Laissez-vous emprunter la voie du kintsugi…

Le petit plus

Céline Santini propose à la fin de son essai deux bonus :

  • Une playlist de titres qu’elle a sélectionnées et qui selon elle, présentent toutes un esprit de résilience. A découvrir pour s’imprégner plus encore de son univers si vous le souhaitez, et à ajouter de suite à votre « kit pour les futurs coups de blues;) ».
  • Un lexique récapitulatif des termes employés dans le champ lexical du kintsugi ou plus largement de la culture japonaise.

Conclusion sur « Kintsugi : L’art de la résilience » de Céline Santini

Intéressée par la culture japonaise, en particulier son art, son artisanat, ses croyances, ses pratiques spirituelles, j’étais déjà sensible à la technique du kintsugi que je trouve d’un point de vue esthétique et symbolique, d’une grande beauté. Alors quand j’ai découvert dans la bibliothèque de ma sœur cet ouvrage de Céline Santini, j’ai été happée et j’ai eu très envie d’en savoir plus sur la façon dont elle pouvait passer d’une technique de réparation des céramiques à celle d’un raccommodage des cicatrices de l’âme…

L’ouvrage est bien structuré en six chapitres et sous-chapitres ce qui le rend dynamique, aisé à lire et facile d’accès. Il m’a permis tout à la fois de mieux connaître la technique du kintsugi, tout en découvrant comment avec justesse Céline Santini l’extrapole aux maux, aux épreuves, aux cicatrices qui peuvent être les nôtres. Céline Santini partage les gros coups durs de son existence, en se livrant avec indulgence, humour, tendresse, nous invitant à porter sur nous-même, dans toute notre singularité, un regard d’amour.

L’essai « Le kintsugi, l’art de la résilience » fourmille d’exercices pratiques qui nous permettent d’avancer dans notre réflexion et notre processus de résilience. Il donne également de nombreuses pistes pour approfondir sa réflexion et propose un grand nombre d’ouvertures vers d’autres techniques et champs du développement personnel. Enfin, les amoureux de la culture japonaise pourront y trouver de nombreuses références – citations, ouvrages – que Céline Santini distille avec à propos.

Sophie Guillou,
Directrice d’un réseau de médiathèques, artiste plasticienne mais aussi animatrice du blog Je déménage au Japon dans lequel elle propose astuces, conseils, portraits d’expatriés, aux francophones souhaitant partir vivre au Japon.

Points forts et points faibles du livre Kintsugi : L’art de la résilience

Points forts :
  • Un livre dans lequel Céline Santini se livre avec authenticité, et dans lequel on peut retrouver un peu de ces épreuves que nous avons, nous aussi, traversées ;
  • Une structuration en six chapitres dynamiques et qui s’appuient parfaitement sur les étapes du kintsugien tant que technique artisanale ;
  • Des exercices pratiques, à faire dans chaque chapitre, intitulés « Passez à l’action » que Céline Santini nous propose également d’approfondir avec les étapes « Allez encore plus loin » ;
  • L’occasion d’en savoir plus sur la culture japonaise, ses traditions, ses techniques, ses légendes.
Points faibles :
  • Un système de listes à dresser dans les exercices pratiques, qui a parfois tendance à être répétitif ;
  • Quelques passages redondants puisque Céline Santini suit le processus réel de la réparation des céramiques, pour laquelle certaines étapes sont répétées plusieurs fois (séchage, polissage,…).

Ma note :

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