La semaine de 4 heures – 2

Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

Etape 3 – A pour Automatisation

  • Chapitre 8 – Externaliser votre vie

L’auteur commence en nous racontant un lundi matin comme les autres. Il se trouvait en Argentine, et après son petit-déjeuner il vérifia ses emails pendant 1 heure. Une de ses assistantes en Inde avait retrouvé un de ses anciens camarades de classe, et une autre assistante lui avait envoyé un fichier Excel synthétisant des recherches qu’elle a menée pour lui. Ses entretiens de la semaine étaient déjà organisés par une troisième assistante indienne, qui avait déjà déniché auparavant les meilleures écoles de kendo au Japon et les meilleurs professeurs de salsa à Cuba.

Un autre email lui appris que son assistante Américaine avait résolu une vingtaine de problèmes clients la semaine dernière, et avait coordonné avec le comptable le paiement des taxes sur les ventes en Californie. Un rapide coup d’oeil sur son compte bancaire permit de voir à Tim Ferris que son compte encaissait plus d’argent que le mois dernier.

Une bonne journée commençait. Son petit-déjeuner lui avait coûté 4$ tout compris, ses assistants en Inde lui coûtaient entre 4 et 10$ de l’heure, et ses assistants aux Etats-Unis étaient payés soit au résultat soit lorsqu’un produit était expédié. Cela créait quelque chose de merveilleux : impossible d’avoir une trésorerie négative.

Voici le bonheur que permet l’externalisation intelligemment menée. L’auteur indique que trouver son assistante personnelle à distance est un gigantesque premier pas en avant, car il entraîne à devenir celui qui commande plutôt que celui qui est commandé, le patron plutôt que l’employé.

Faire en sorte que quelqu’un d’autre fasse des tâches que vous faites actuellement est un test décisif pour tout entrepreneur qui veut créer autre chose que son simple emploi. Pour beaucoup, la question du coût aura son importance. Mais si vous gagnez entre 20 et 25 € de l’heure, et que vous faites une chose que quelqu’un payé 10 ou 15 € de l’heure pourrait faire à votre place, vous utilisez bien mal vos ressources. Et même si vous embauchez une assistante haut de gamme pour 30 € de l’heure qui vous économise 8 heures de travail par semaine, elle ne vous coûte que 40 € par semaine (en soustrayant les 8 heures à 25 € pour lesquelles vous êtes payé). Seriez-vous prêt à payer 40 € pour ne travailler que du lundi au jeudi ? L’auteur le ferait sans hésitations.

Tim Ferris indique que l’externalisation est même possible pour les employés. Et que si vous pensez que votre patron ne serait pas d’accord, tant que vous choisissez des tâches non sensibles il n’y a selon lui aucune raison de le prévenir.

Il y a deux catégories de tâches que vous pouvez déléguer :

  • Les tâches personnelles
  • Les tâches professionnelles

Mais avant de déléguer il y a une règle d’or : éliminer et automatiser. Cela veut dire qu’il ne faut jamais déléguer une tâche qui pourrait être éliminée (parce qu’elle est inutile de toute façon) ou automatisée. Tim Ferris n’utilise par exemple pas ses assistantes pour planifier des réunions et des conférences téléphoniques, parce qu’il a complètement éliminé ces deux choses de sa vie.

Après cette règle d’or il y en a deux autres :

  1. Les tâches déléguées doivent prendre beaucoup de temps et être précisément définies.
  2. Amusez-vous. C’est marrant d’être à la barre pour une fois. Demandez à votre assistant d’envoyer des emails à vos amis disant qu’il est votre concierge personnel et que vous souhaitez organiser une soirée. Inondez votre patron d’étranges coups de téléphones aux accents venus d’ailleurs. Cela vous permettra de vous décomplexer dans votre nouveau rôle de patron.

Tim Ferris recommande également fortement que vous fassiez appel à une société ayant une équipe large plutôt que de vous reposer sur un seul assistant. Si vous avez prévu des vacances de 15 jours en Polynésie Française et que 2 heures avant d’embarquer dans l’avion, vous recevez un email de votre assistant disant qu’il est cloué au lit pendant une semaine pour une mauvaise grippe, vous allez l’avoir mal. Dépendre d’une seule personne est donc toujours dangereux.

Note : il est beaucoup plus facile pour les Américains et tous les Anglophones d’avoir des assistants virtuels et d’externaliser toutes sortes de tâches, même pour les particuliers, parce qu’ils ont accès à une main d’oeuvre abondante, qualifiée et pas chère en Inde et aux Philippines. Pour nous autres Français c’est une autre paire de manches, même si en théorie nous devrions pouvoir accéder à une main d’oeuvre qualifiée et pas chère au Maghreb, et dans d’autres pays d’Afrique. J’ai fait de nombreuses recherches au cours de l’année écoulée, et s’il est assez facile de trouver des personnes parlant Français sur Elance pour faire des tâches de traduction, d’écriture ou de transcription de fichiers audios, c’est autre chose de trouver un assistant virtuel parlant Français. Actuellement, j’emploi 3 personnes offshore, une Philippine et deux Ghanéens, qui travaillent essentiellement à faire du marketing Internet pour mes muses (respectivement sur le web Anglophone, et Francophone), mais je n’ai jamais réussi à trouver d’assistant virtuel français qui soit polyvalent et compétent.

  • Chapitre 9 : Vos revenus en pilote automatique – trouver la muse

Tim Ferris nous donne l’exemple de son ami Douglas Price, un ancien fondateur d’une start-up qui après l’euphorie du lancement et du développement de son entreprise, n’était plus passionné par elle malgré son succès retentissant. Il a alors voulu se libérer de l’obligation de travailler en fondant Prosoundeffects.com, un site e-commerce qui vend des librairies sonores sur CD – utilisées par les professionnels pour la musique, le cinéma, les jeux vidéos. Ces produits ont été créés par Douglas, mais ce n’est pas lui qui les produit et les distribue, sinon il devrait s’occuper de toute la partie logistique et assurer sa trésorerie, ce qui est ennuyeux et prend du temps.

Son business model est plus élégant que cela :

  1. Ses prospects voient ses publicités Google Adwords ou sur d’autres moteurs de recherche, et cliquent dessus s’ils sont intéressés.
  2. Une partie de ses prospects commandent des produits allant de 29$ à 7500$, le panier d’achat moyen étant de 325$.
  3. Trois fois par semaine, Doug clique sur un bouton qui débite les cartes bleus de ses clients et met de l’argent sur son compte, puis il envoie les commandes aux fabricants de CD, qui s’occupent d’envoyer les produits aux clients de Doug – cela s’appelle du drop-shipping – pour un prix équivalent à 45% du tarif final, que Doug paye 90 jours après la commande.

Les entrepreneurs avisés auront immédiatement reconnus l’élégance de ce système : comme Doug est payé immédiatement par ses clients, mais qu’il paye ses fournisseurs à 90 jours, impossible d’avoir une trésorerie négative. Et tout est automatisé : la publicité amène toute seule les prospects sur son site, les prospects qui décident d’acheter parcourent eux-même le catalogue du site, ajoutent au panier les produits qui les intéresse, et rentrent eux-même leurs coordonnées bancaires. Douglas intervient juste pour encaisser les commandes et transmettre celles-ci à ses fournisseurs, qui s’occupent ensuite de tout le travail de production et de livraison.

Pour chaque commande de 325$, Douglas gagne 167,38$ de revenus, une fois soustrait les frais de production et de transaction bancaire. Au moment de la rédaction du livre, Douglas travaille deux heures par semaine, gagne souvent plus de 10 000$ par mois, sans aucun risque financier et alors que mettre en place le site lui a couté environ 1200$. Ce site et les produits qu’il vend n’est absolument pas sa passion, mais le peu de temps qu’il y passe et les revenus qu’il en tire lui permette de faire absolument tout ce qu’il veut. Bienvenue dans le monde des muses.

Une muse est différente d’un business traditionnel : il ne s’agit pas de diriger une entreprise, mais de posséder une entreprise.

Pour posséder une muse, il vous faut un produit. Si vous travaillez actuellement dans les services, pas de panique, votre expertise peut être transformée en produit d’information et de formation que vous pourrez vendre (c’est ce que j’ai fait avec mon club Agir & Réussir). Le produit doit coûter moins de 500 € à tester, et doit pouvoir être automatisé en moins de 4 semaines. Et bien sûr, une fois lancé, il ne doit pas nécessiter plus d’un jour de gestion par semaine.

L’objectif d’une muse n’est pas de changer le monde. L’objectif d’une muse est de vous créer une source automatisée de revenus qui libère votre temps pour faire ce que vous voulez, y compris changer le monde (comme l’ont fait par exemple Voltaire et Beaumarchais, qui s’étant enrichis ont pu se consacrer à la philosophie des Lumières et aux idées de la Révolution, ou plus simplement Tim Ferris qui a pu écrire son livre qui a certainement changé la vie de nombreuses personnes – dont la mienne 😉 ).

La première étape est de trouver un marché et vos clients, et ensuite de créer un produit pour eux – il ne faut surtout jamais faire l’inverse. Utilisez vos domaines d’expertise et vos passions pour déterminer quels sont les besoins dans le domaine que vous maîtrisez et quel produit vous pouvez créer pour répondre à ce besoin. Par exemple, Tim Ferris était athlète et étudiant, et il a donc créé Brainquicken, un complément alimentaire pour les sportifs et les étudiants.

Posez-vous donc les questions : à quels groupes, clubs, associations, réseaux appartenez-vous ? Dans ces groupes, y en a t-il qui ont des magazines spécialisés ? Si oui cela veut dire qu’il y a un marché. Allez dans un kiosque à journaux et parcourez-les : les publicités qui se trouvent à l’intérieur vous donneront un bon aperçu des produits qui existent pour ce marché.

La deuxième étape est de trouver un produit : prenez deux marchés avec lesquels vous êtes familier, qui ont leurs propres magazines contenant de la publicité, et qui ont un tirage à 15 000 exemplaires minimum. Et brainstormez pour trouver une idée de produits pour ces deux marchés. Résumez en une phrase les bénéfices pour vos clients de votre produit, et mettez une fourchette de prix entre 50 et 200 €. Surtout mettez une fourchette de prix haute par rapport aux prix du marché, les prix bas attirent des clients qui demandent du temps et vous empêcheront d’automatiser pleinement votre business.

Faites en sorte que votre produit puisse être fabriqué et livré en moins de 4 semaines, et que ses principales caractéristiques puissent être expliquées dans une bonne FAQ (Foire Aux Questions). Evidemment, le top est de créer un produit entièrement numérique : dans ce cas vous n’avez pas à gérer du tout la fabrication, le stockage et la distribution ni même à l’externaliser. Vous pouvez aussi proposer sur votre site des produits d’autres fabriquant, et toucher une commission pour cela : cela s’appelle l’affiliation (allez voir du coté de Clickbank et 1TPE pour les produits numériques, et de Commission Junction pour les produits physiques).

  • Chapitre 10 – Vos revenus en pilote automatique II – Tester la muse

Moins de 5% des 195 000 livres publiés chaque année aux Etats-Unis se vend à plus de 5000 exemplaires… La loi de Pareto s’applique ici à son maximum. Et ses résultats sont atteints par des équipes d’éditeurs qui ont des décennies d’expérience.

La leçon à tirer de cela ? L’intuition et l’expérience font de très mauvaises boussoles lorsqu’il s’agit de savoir si un produit va fonctionner ou non. Il faut tester.

Et pour cela, rien de mieux que de placer les prospects en situation réelle en les amenant sur une page de vente les incitant à acheter votre produit, qui n’existe pas encore. Et cela en toute légalité. Voyons comment.

– Créez deux ou trois pages de vente dont vous comparerez automatiquement les performances de conversion grâce à Google Optimiseur de site.

– Les pages de vente décriront le produit et comporterons des boutons “Ajouter au panier” ou “Commander”. Quand le prospect cliquera sur ce bouton, il arrivera sur une page où il devra renseigner ses coordonnées, électroniques ou postales. Quand il validera le formulaire, il sera emmené sur une page disant “Désolé, le produit n’est plus disponible pour [raison X], vous serez prévenu dès qu’il sera à nouveau disponible”.

– Créez une campagne Google Adwords avec différentes annonces. Pour trouver des mots-clés utilisez le générateur de mots-clés Google.

– Comptez chaque coordonnées entrées par un client comme une commande. Prenez les résultats de votre meilleure page de vente et de votre meilleure annonce Adwords et extrapolez : est-ce que cela vaut le coup de créer le produit ? Typiquement le produit d’une muse doit rapporter entre 5 et 10 fois son coût de fabrication et de livraison.

Note : cette méthode est très simple et redoutablement efficace. Je l’ai testé sur une idée de produits à destination des créateurs d’entreprise (encore ! 😉 ) mi-2009 et cela m’a permit de voir que ce ne serait pas rentable, pour un coût de l’ordre de 200 € : jamais une étude de marché n’a jamais été aussi simple et peu chère à réaliser. Vous pouvez également télécharger le PDF Musemath à partir du site de l’auteur, dans lequel Tim Ferris nous décrit quelle méthode il utilise pour estimer la taille d’un marché pour un produit. Utilisez simplement le générateur de mots-clés Google pour déterminer le trafic, car Overture n’existe plus.

  • Chapitre 11 : Vos revenus en pilote automatique III – Le MBA (Management By Absence)

Tim Ferris nous explique qu’en 2003, alors qu’il était interviewé pour un documentaire télé, lui et les journalistes étaient interrompus toutes les 30 secondes par des bips, pongs et autre drings provenant des emails qui arrivaient, des notifications de messagerie instantanée et des coups de téléphone.

Après cette expérience douloureuse, il se fixa comme objectif de revoir l’architecture de son activité entièrement, et six mois plus tard il était de nouveau interviewé. Et quelque chose avait changé : tout se faisait dans un silence total. Et pourtant Brainquicken n’a pas de salarié à part son créateur. Mais Brainquicken fait pourtant travailler de 200 à 300 personnes, en sous-traitance.

L’auteur fournit un schéma du fonctionnement de son entreprise dans le livre. Et apparaît-il dedans ? Absolument pas. Il est le fantôme dans la machine, et demande juste à ses prestataires de lui fournir des rapports logistiques, qu’il consulte tous les lundis, et des rapports détaillés, qu’il consulte tous les mois.

Comment appliquer cela ? Pour passer de l’artisanat à l’échelle industrielle, en concevant un système qui peut gérer de 10 à 10 000 produits vendus par semaine, il y a 3 phases :

La phase 1 s’applique à vos 50 premiers produits vendus, et tant que vous vendez moins de 10 produits par semaine. Le concept est simple : faites-tout vous même. Mettez votre numéro de téléphone sur le site pour pouvoir répondre directement aux questions des prospects et clients : cela vous permettra d’identifier toutes les questions courantes et de les placer dans une FAQ sur votre site, qui servira non seulement à diminuer les appels, mais aussi comme base pour former les futurs employés de centre d’appels qui répondront au téléphone. Cela vous permettra également d’identifier des publicités trop vagues qui vous amèneraient une vague de prospects non qualifiés.

La phase 2 s’applique à partir de 10 produits vendus par semaine. Ajoutez la FAQ que vous avez élaboré à l’étape 1 sur votre site, puis cherchez sur les Pages Jaunes ou sur Kompass des entreprises capables de prendre en charge les opérations administratives et logistiques de votre entreprise, dans la rubrique “services auxiliaires aux entreprises” sur Kompass et “entreprises de routage, de messagerie”, “logistique (services, conseils)” dans les Pages Jaunes. Choisissez des sociétés qui ne vous factureront pas de frais d’ouverture de compte et ne vous imposeront pas de minimums mensuels. Vous devez bien négocier, et faire en sorte de pouvoir payer à 30 jours net, peut-être après un mois de travail avec eux pour montrer que vous êtes quelqu’un de confiance. A ce niveau de volume, il n’est pas facile d’obtenir de bonnes conditions, et c’est pourquoi il est préférable de privilégier de petites structures qui ont besoin de faire rentrer des clients.

La phase 3 s’applique à partir de 20 produits vendus par semaine. Vous devriez disposer de la trésorerie nécessaire pour payer les frais d’ouverture de compte et pour atteindre les quotas mensuels des meilleurs prestataires. Essayez de trouver un prestataire qui prend tout en charge, et trouvez un centre d’appels qui répondra aux appels clients. Testez ces derniers en trouvant des numéros en 0800 qu’ils gèrent pour tester leur accueil client et la pertinence de leurs réponses.

Au niveau des produits, Tim Ferris suit les conseils du génie du marketing Joe Sugarman, qui recommande de limiter au maximum le nombre de produits, leurs options et les possibilités de livraison et de paiement, car trop d’options créé de la confusion chez vos prospects, et peut constituer un frein à l’achat. De plus, cela s’inscrit dans la logique 20/80 et permet d’automatiser au maximum notre muse. Il recommande donc de n’offrir qu’une ou deux options d’achat, de ne proposer qu’une seule option de livraison, et surtout pas une offre de livraison expresse en 24H, qui a le don de générer des centaines d’appels de clients angoissés, d’éliminer totalement les commandes téléphoniques pour ne faire que des commandes en ligne (comme le fait Amazon) et de ne pas proposer de livraisons internationales vers des pays exigeants au niveau des documents de douane et dont les taxes pourraient engendrer des réclamations clients.

Une fois que vous avez atteint la phase 3, il est temps de trier : appliquez le principe 20/80 à vos clients, identifiez les catégories qui engendrent le plus de problèmes et rapportent le moins, et supprimez-les. Utilisez des techniques pour prévenir l’apparition de clients exigeants qui veulent tout pour rien : n’acceptez pas les paiements par chèque ou mandat, placez le prix de votre produit en haut du panier par rapport à son marché, ne donnez pas de produit gratuit pour attirer des prospects – c’est le meilleur moyen d’attirer des personnes qui veulent tout pour rien – mais faites plutôt un produit bon marché, et proposez une garantie totale satisfait ou remboursé de 30 ou 60 jours, comme Jay Abrahams le conseille dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got. Tim Ferris est allé encore plus loin en proposant une garantie à 110% pour ses produits de compléments alimentaires. Cela peut doubler ou tripler vos ventes tout en augmentant les retours de seulement 2 à 3%.

Etape 4 : L pour Libération

  • Chapitre 12 : Disparaître – Comment s’échapper du bureau

Le plaisir de l’ultra-mobilité n’est pas réservé aux entrepreneurs : vous pouvez rester salarié et échapper quand même à l’obligation du 9H-17H et de la contrainte géographique. Le télétravail est en pleine explosion, et vous pouvez en profiter aussi.

Pour cela, vous pouvez soit trouver un emploi qui est dès le début en télétravail, en consultant par exemple le portail Télétravail, soit négocier avec votre patron pour que sur une partie ou la totalité de votre emploi du temps vous ne soyez plus obligé de vous pointer au bureau. Pour négocier dans les meilleures conditions, vous devez faire deux choses :

  1. Montrer à quel point il est avantageux pour l’entreprise d’accepter le télétravail, notamment en en faisant plus que vos collègues pendant le temps imparti.
  2. Faire en sorte qu’il soit plus profitable et avantageux pour l’entreprise d’accepter votre requête plutôt que de la refuser.

Le deuxième point est facile à mettre en place : demandez à suivre une formation intensive de deux à quatre semaines, qui coûtera cher à l’entreprise, mais dont vous montrerez qu’elle peut lui apporter énormément. Après que vous ayez suivi cette formation, il sera beaucoup plus difficile pour l’entreprise de vous laisser partir, étant donné l’investissement qu’elle aura réalisé pour vous.

Pour le premier point, il vaut mieux y aller doucement : plutôt que de déclarer abruptement votre souhait de passer au télétravail, faites-vous porter malade pendant deux ou trois jours. Et pendant ces quelques jours, travaillez de chez vous en utilisant la loi du 20/80, la loi de Parkinson et en évitant comme la peste les interruptions – ce qui est beaucoup plus facile chez soi qu’au bureau – pour augmenter de manière très importante votre productivité et pour en faire plus de chez vous que ce que vous auriez fait au bureau. En gros, doublez votre rendement et faites en sorte que votre chef le remarque. Si vous avez besoin d’avoir accès à votre ordinateur de bureau – si des logiciels spécifiques sont installés dessus par exemple, ou si vous devez avoir accès à des documents stockés sur le serveur sécurisé de l’entreprise – utilisez un logiciel comme Teamviewer ou Crossloop pour y accéder de votre ordinateur personnel.

Ensuite, préparez un bilan chiffré et argumenté de ces 2-3 jours de travail à domicile. Indiquez concrètement combien de travail vous avez abattu en plus par rapport à une journée de travail normal au bureau. Puis, allez voir votre supérieur. Dites-lui en substance que comme il le sait vous avez été malade, mais que vous avez décidé de prendre sur vous pour travailler de chez vous, et que vous avez été surpris de constater que vous étiez plus productif de chez vous – c’est là que vous sortez vos chiffres et arguments élaborés pendant le bilan. Puis dites-lui qu’à titre d’essai, vous aimeriez travailler le lundi et le mardi de chez vous, pendant 15 jours – ne demandez surtout pas la semaine complète au début. S’il refuse, demandez un jour. S’il refuse encore, mettez votre démission dans la balance – comme l’entreprise vient d’investir une forte quantité de temps et d’argent en vous, votre supérieur y réfléchira à deux fois avant de rester sur son refus.

Une fois que le test est accepté, continuez à utiliser toutes ces techniques de productivité pour faire plus de résultats. Puis négociez 4 jours de télétravail – vous viendrez au bureau le vendredi. Puis, dites que vous voulez allez voir votre famille à l’autre bout du pays, et demandez à ce que la totalité de votre travail soit en télétravail.

Quand vous serez arrivé à cela, vous serez libre d’aller où bon vous semble, et de travailler comme vous voulez, tant que les résultats seront là. Si vous vous heurtez à un refus insurmontable à une étape du processus, le prochain chapitre est là pour vous aider.

  • Chapitre 13 – Les causes perdues – Tuer votre job

Certains boulots sont des causes perdues. Les améliorer reviendrait à ajouter de jolis rideaux aux barreaux d’une cellule de prison. Et cela s’applique aussi bien aux emplois traditionnels qu’aux entreprises qui deviennent des prisons pour ceux qui les ont bâties.

Dans ces cas-là, la meilleure chose à faire est de vous faire virer, ou de démissionner. Cela peut-être dur à accepter, surtout si cela fait 10 ou 15 ans que vous supportez un travail qui ne vous convient pas, mais ce n’est pas parce que vous avez pris de mauvaises décisions il y a si longtemps que vous devez vous empêcher de prendre des bonnes décisions maintenant. Si vous ne le faites pas, vous en souffrirez encore dans 10 ou 15 ans.

Il y a un certain nombre de peurs qui pourraient vous empêcher de faire cela, notamment :

  1. Si vous partez, c’est pour toujours. Vous y croyez vraiment ?
  2. Comment faire pour payer les factures ? L’idéal est de trouver un nouveau job ou de créer une muse pendant votre temps libre, pour disposer d’une source de revenus immédiatement. Et vous pouvez aussi vivre de vos économies ou du chômage pendant un certain temps, en éliminant les dépenses superflues (vous pouvez lire pour vous y aider des articles comme Le guide du radin : 50 astuces pour vivre frugalement ou Comment j’économise de l’argent).
  3. Mon CV en pâtira. Vraiment ? Si vous avez quitté un job pour faire un tour du monde, vous engager dans une cause humanitaire ou lancer une entreprise, croyez-vous que cela sera mal perçu ? A vous de vendre cela et de le montrer sous un jour positif.
  • Chapitre 14 : Les mini-retraites – Embrasser le style de vie nomade

Vous connaissez sans doute cette histoire célèbre, d’auteur inconnu, racontant un dialogue entre un pêcheur mexicain et un financier américain :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

” Pas très longtemps “, répond le Mexicain.
” Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? ” demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : ” Mais que faites-vous le reste du temps? ”
” Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie “.

L’Américain l’interrompt : ” J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. ”
Le Mexicain demande alors : ” Combien de temps cela prendrait-il? ”
” 15 à 20 ans “, répond le banquier américain.
” Et après? ”
” Après, c’est là que ça devient intéressant “, répond l’Américain en riant.
” Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions “.

” Des millions? Mais après? ”
” Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. “

Sur le même mode, Tim Ferris nous raconte la fois où il déjeunait avec un vieil ami. Il allait bientôt être diplômé d’une grande école de commerce et allait travailler dans une grande banque d’affaires, sans doute 80 heures par semaine. Au bout de 9 ans, il pouvait espérer devenir directeur adjoint et gagner entre 3 et 10 millions de dollars par an. Il aurait “réussi”.

– “Que feras-tu avec tout cet argent ?” lui demanda Tim Ferris
– “Je ferai un long voyage en Thaïlande”

Et ceci résume un cliché tenace : que les longs voyages sont l’apanage des millionnaires, du genre “quand j’aurai un million je le placerai à la banque et j’aurait 60 000 € d’intérêt par an qui me permettront de vivre tranquille dans les Caraïbes”. Rien n’est plus faux. La vie dans des pays en voie de développement comme la Chine, la Thaïlande, les Philippines, de nombreux pays de l’Amérique Latine ne coûte rien. Pour 150$ par exemple (environ 100 €), vous pouvez vous offrir un voyage en avion privé pendant 3 jours dans la région de Mendoza en Argentine, avec un survol des plus beaux vignobles du pays au pied des Andes enneigées, et avec un guide particulier. Que vous-êtes vous offert récemment pour 100 ou même 150 €  ?

Début 2004, l’auteur était surmené et avait décidé de partir en voyage pendant un mois. Il choisi l’Espagne, puis décida que trois mois était ce qu’il lui fallait, et il en profita pour aller explorer ses racines ancestrales en Scandinavie. Et son voyage dura finalement 15 mois, et il se dit “pourquoi ne pas répartir les 20 ou 30 années de la retraite tout au long de ma vie ?”.

Quand vous vous serez débarrassé de l’obligation de travailler pour vivre, il vous faudra sans doute du temps pour vous libérer de la culture de la vitesse, de la productivité et du paraître dans laquelle vous avez baigné des années. L’un des risques est que vous vous embarquiez dans un “marathon de pays”, comme l’auteur l’a fait, en visitant 7 pays en 3 semaines au début de son voyage de 15 mois. Ce n’est pas une manière de vivre, et certainement pas celle des Nouveaux Riches. Prendre des mini-retraites se ressent et se vit à un rythme lent, apaisant, qui nous laisse la possibilité de changer. Cela prend du temps – au moins 2 à 3 mois selon l’auteur – avant de pouvoir se débarrasser de ses vieilles routines et prendre conscience de la futilité de certaines choses.

Economiquement, c’est le bonheur car il est possible de vivre très bien avec peu de dépenses dans de nombreux pays du monde. Le tout est de louer un appartement et de ne surtout pas aller à l’hôtel ou dans une auberge. Si vous n’avez pas trouvé un appartement avant de partir, ou tenez absolument à le visiter, inscrivez-vous sur The Couch Surfing Project, qui permet à ses membres d’être hébergé gratuitement presque partout dans le monde et vous permet de faire immédiatement la connaissance de personnes locales.

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Carte des membres de The Couch Surfing Project. Comme vous le voyez il y a de quoi faire ! Avec cela et votre muse, le monde devient un village où vous êtes sûr d’être toujours bien accueilli partout où vous irez 😉

Tim Ferris recommande de voyager léger, avec un seul sac que vous gardez avec vous dans la cabine de l’avion, et que vous achetiez le reste sur place (voir l’article de l’auteur à ce sujet). Cela vous permet d’arriver au dernier moment à l’aéroport, et de partir immédiatement une fois que vous êtes arrivé, et vous évite de nombreux autres tracas, comme de devoir subir les assauts de porteurs dans certains pays, et de devoir les payer pour porter vos bagages.

  • Chapitre 15 : Combler le vide – Ajouter de la vie après avoir soustrait le travail

Quand Tim Ferris s’est retrouvé à la tête d’une entreprise qui lui rapportait 70 000$ par mois, alors qu’il avait juste besoin de vérifier ses emails tous les lundis matins pour la diriger, le bonheur et le paradis qu’il s’apprêtait à trouver en allant à Londres fut un peu différent de ce à quoi il s’attendait : il erra toute sa première journée, en se posant inlassablement la même question “Que vais-je faire ?”. Il y répondit en allant d’abord acheter un sandwich. Puis, comme il ne pouvait concevoir une journée sans liste de choses à faire pour être productif, il pris une feuille de papier et écrivit des trucs comme “penser à dîner”…

Voilà ce qui vous attendra certainement lorsque vous serez en possession d’une muse fraîchement automatisée et que vous aurez quitté votre ancien travail. Et cette période de transition, car c’en est une, est tout à fait normale. Vous pourrez la combler en vous amusant comme jamais, en enchaînant les safaris en Afrique ou les rencontres mystiques avec des brahmanes Hindous, puis un jour vous en aurez assez de photographier l’énième arrière-train rouge d’un babouin ou de parler du Vaishnava avec un nouvel enturbanné. Et vous pourrez ressentir un vide, notamment au niveau de votre vie sociale.

En effet, le bureau a ceci de positif qu’il permet de manière automatique d’interagir avec des humains, que ce soit autour des mauvais cafés de la machine ou pendant les quelques blagues qui égaient une réunion interminable. Et cela peut vous manquer ensuite, car lorsque vous vous libérez de cela, vous perdez cette appartenance à la tribu, et les voix dans votre tête résonnent plus fort.

C’est normal. La liberté, c’est comme un nouveau sport. Il faut un temps d’adaptation avant de pouvoir la goûter pleinement.

Si de grandes questions vous taraudent, comme “qu’est-ce que le sens de la vie ?” l’auteur vous demande de vous poser les deux questions suivantes :

  1. Chaque terme de la question revêt-il pour moi une signification précise ?
  2. Si je trouve une réponse à cette question, cela m’aidera t-il à agir ?

“Quel est le sens de la vie ?” ne peut-être répondu par la première question. Evacuez-la. Et si le fait de trouver une réponse à une question ne peut pas se traduire en actions concrètes, évacuez la question.

Comment combler le vide ? Il y a mille et une manières. La plus précieuse est peut-être de simplement apprendre à savourer le temps qui passe, en se désintoxiquant de notre culture de la vitesse et de la performance. L’auteur recommande que vous passiez pas une période où vous apprenez à ne rien faire, dans des centres bouddhistes, de méditation ou de yoga, pour vous désintoxiquer.

Note : Je vous recommande fortement si cette aventure vous tente de passer cette “cure” dans le monastère bouddhiste Le village des pruniers, dirigé par le célèbre Thich Nhat Hanh (cité dans ce chapitre de La semaine de 4 heures d’ailleurs 😉 ) et situé à Thénac en Dordogne. Vous y apprendrez à vivre plus lentement, en savourant davantage chaque instant, en Pleine Conscience. C’est selon moi un lieu idéal pour servir de “zone tampon” entre votre ancienne vie et votre vie de Nouveau Riche (j’ai passé un week-end dans ce monastère en novembre 2009, mais je vous recommande d’y aller au moins une semaine, voire 15 jours minimum).

Ensuite, à vous de trouver votre voie. L’auteur l’a trouvé en apprenant sans cesse, en voyageant, en maîtrisant de nouveaux art et de nouveaux sports, et en apprenant de nouvelles langues. Apprendre une langue étrangère, nous dit-il, c’est comme avoir un nouvel oeil pour appréhender le monde. Et son temps libre lui permet de s’impliquer dans des actions humanitaires bénévoles.

Des milliers d’autres choses sont possibles. La course est longue, et à la fin, elle se passe juste avec vous-même.

Critique du livre

Que dire à part que ce livre a totalement changé ma vie ? Sans lui, vous ne seriez pas en train de lire ce blog. Je l’ai lu en mars 2008, et presque toutes les réflexions et actions que j’ai entrepris dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle ont découlés de cette lecture.

Avant, je travaillais de nombreuses heures par semaine sur mon entreprise offline, conscient que ce beau rêve qui m’avait tant épanoui s’était transformé en prison, mais incapable de trouver une solution pour m’en échapper. Lire La semaine de 4 heures m’a à la fois permis de 1) trouver ENFIN des solutions pour pouvoir m’échapper de la prison que je m’étais créé, 2) créer chez moi un désir brûlant de m’échapper de ma condition et de vivre pleinement la semaine de 4 heures et 3) m’a réconcilié avec les livres de business, que pour une raison inconnue je ne considérai pas et ne lisais pas.

Depuis, j’ai automatisé une bonne partie de mon entreprise offline (je dévoile comment dans une interview faite par Michael du blog Esprit Riche, pour le moment uniquement accessible à mes clients de Agir&Réussir, mais qui sera sans doute diffusée dans quelques mois), j’ai créé 4 muses en 2009, sur lesquelles 2 sont rentables et me font gagner environ 1000 € de revenus par mois. C’est peu, mais c’est encourageant, notamment parce qu’elles me demandent quelque chose comme 1 heure de travail par semaine pour m’occuper d’elles 😉 . J’applique depuis plus d’un an et demi une diète médiatique qui me fait gagner énormément de temps et m’évite de me faire influencer par le pessimisme et la morosité ambiante des médias. Et évidemment, j’ai commencé à lire des livres de business (en commençant par ceux recommandés par Tim Ferris, comme The E-myth Revisited : Why Most Small Businesses Don’t Work and What To Do About It qui m’a également mis une claque énorme dans la tête), j’ai découvert le Personal MBA et je me suis lancé dans ce défi fou, tout en créant ce blog 😉 . Et, last but not least, j’ai créé le club Agir&Réussir, dont le succès a été phénoménal – j’en dévoilerai bientôt plus à ce sujet, stay tuned 😉 .

Bref je ne vis pas encore la semaine de 4 heures, mais j’ai énormément diminué le temps que je passe à faire “du travail pour le travail”, et je peux vous assurer que ce n’est qu’une question de temps – ce sera pour 2011 au plus tard que je pourrai vivre pleinement mon rêve : me consacrer aux voyages et à l’écriture.

Car les business automatisés ne sont pas un mythe. Mes deux muses en sont un exemple probant, même si elles ne me rapportent pas encore assez pour pouvoir en vivre décemment, et surtout les études de cas en vidéo publiées sur le blog de Tim Ferris ici, ici et ici (24 études de cas en tout) montrent bien que cela est possible. Et c’est sans compter les études de cas données dans la deuxième édition du livre, et  les centaines de vidéos que l’on peut trouver en recherchant “4hww” sur Youtube. Je publierai mardi une partie de ces vidéos avec des sous-titres en Français, stay tuned ! 😉

Certes, le livre n’est pas sans défauts. Le premier obstacle sur lequel s’abîmeront nombre de lecteurs est l’égo quelque peu surdimensionné de l’auteur (qui transparaît également dans sa présentation au TED), qui aime beaucoup parler de lui et de ses exploits, au point que je me demande si parfois il n’en rajoute pas un peu. Mais s’arrêter à cela reviendrait à refuser de goûter la cuisine sublime d’un chef 3 étoiles sous le prétexte que celui-ci est un peu trop fier de sa création. Nous ne faisons de mal à personne à part à nous même en faisant cela, en refusant d’examiner ce que peut nous apporter ce livre sous prétexte des émotions que fait naître en nous l’égo de l’auteur.

Le deuxième défaut, et c’est le principal à mon sens, est que Tim Ferris ne parle pas assez de la difficulté et du temps et de l’énergie nécessaire pour mettre en place une muse. Car une muse peut demander beaucoup de tout cela avant d’être complètement automatisée. Certes, contrairement à une entreprise classique, une fois ce temps et cette énergie dépensés, votre muse vous demandera le strict minimum de ces deux ressources pour continuer à tourner, mais sous-estimer le temps de la montée en charge de votre muse et le moment où elle deviendra rentable pourrait vous conduire à vous en détourner trop tôt, alors que la clé est la persévérance et l’acharnement, et qu’une fois que les premiers résultats arrivent, les autres suivent très rapidement.

Tim Ferris a néanmoins réalisé un tour de force extraordinaire qui contrebalance ce défaut : c’est le seul livre que je connaisse qui suscite chez tant de personnes le désir brûlant et féroce de sortir de leur condition pour vivre leurs rêves. De tous ceux qui l’ont lu autour de moi (et ils sont nombreux 😉 ) ce livre n’a pas plu à tous, mais il laisse très rarement indifférent, et ceux qu’il a accroché sont en général irrémédiablement transformés, et peuvent accomplir des changements radicaux dans leur vie, parfois très rapidement. Car il n’y a rien de tel pour contourner des obstacles et soulever des montagnes que d’avoir un désir brûlant de réussir à atteindre son objectif, et Tim Ferris réussit à créer une motivation comme jamais je n’ai pu le voir dans aucun autre livre. Cela peut suffire à passer la difficile étape où l’on déploie beaucoup d’énergie pour peu de résultats, mais mieux vaut être bien conscient qu’il faut s’accrocher et ne pas abandonner pour posséder une muse qui dépose toutes les semaines de l’argent sur votre compte pendant que vous faites ce qui vous plaît 😉 .

Enfin, la critique principale que j’ai pu lire sur le web Anglophone me semble à la fois fondée et injuste : c’est le fait que La semaine de 4 heures est avant tout une collection superficielle de nombreux conseils, trucs et méthodes abordés de manière beaucoup plus approfondie dans d’autres livres. Après avoir lu et chroniqué une bonne trentaine de livres du Personal MBA et beaucoup d’autres en dehors, je peux vous dire qu’effectivement, de nombreuses choses dont parle ce livre sont abordées très superficiellement alors qu’elles sont traitées beaucoup plus en profondeur ailleurs (comme les lois de Pareto et de Parkinson, Sénèque et le stoïcisme, les études de marché sur Internet, l’art de faire une page de vente, comment utiliser Adwords, comment voyager en ultra-nomade, etc.).

C’est vrai, et c’est injuste de le reprocher à Tim Ferris. Car pour commencer, quand j’ai lu ce livre pour la première fois, je ne connaissais absolument rien à tout cela et la découverte de tous ces concepts expliqués si simplement a été une véritable révélation pour moi. Et grâce au titre extrêmement accrocheur qu’il a trouvé, je pense que beaucoup de personnes qui ne connaissaient pas ou connaissait peu ces concepts ont été amenés à lire le livre et se sont pris comme moi une claque dans la tête, alors qu’elles n’auraient jamais d’elles-même lu des livres expliquant ces notions plus en profondeur, mais de manière isolée et souvent avec un titre à vous faire pousser une grimace d’effroi à la perspective de l’ennui qui vous attend.

Mais au delà du fait qu’il présente simplement et de manière concrète tous ces concepts, le principal intérêt du livre, et c’est là où il apporte définitivement quelque chose par rapport à tous les livres existants, est qu’il met tous ces concepts en relation les uns avec les autres pour proposer un système qui permet de se libérer de l’obligation de travailler pour vivre afin de pouvoir enfin pleinement vivre ses rêves et s’épanouir. Tim Ferris a intégré dans un système très cohérent et performant des bouts de savoir qu’une vie entière serait nécessaire pour appréhender pleinement, en se focalisant uniquement sur ce qui peut vous être utile pour AGIR, tout en soufflant un vent de motivation extrêmement puissant pour gonfler vos voiles. La semaine de 4 heures est de ce point de vue une œuvre absolument remarquable, qui est une application incroyablement intelligente et concrète de l’idéal de vie stoïcien appliqué à la vie moderne et à l’entreprenariat.

Au niveau de l’éthique et de l’approche individualiste de ce livre, je trouve qu’une lecture approfondie permet de voir que Tim Ferris répond assez bien à ces questions, et à la fin ce sera à vous de fixer vos propres limites à ce niveau.

Tout comme Serons-nous Immortels ?, La semaine de 4 heures est l’essence même du “livre rare et exigeant pour changer de vie”. Mais contrairement à lui, il n’est vraiment pas difficile à lire, mais difficile à mettre en place, notamment parce que comme tous les livres il demande à ce que vous mettiez en place des ACTIONS pour… AGIR. Agir, agir, agir et encore agir : voici le seul et unique secret dont vous aurez besoin pour arriver un jour à appliquer La semaine de 4 heures. Car, croyez-moi, si cela demande beaucoup de temps et d’énergie aujourd’hui, nous vivons tout de même dans une époque bénie où Internet est une vaste friche où tout encore reste à faire, et de ce fait il est sans doute beaucoup plus facile de démarrer une muse maintenant que cela ne sera le cas dans 10 ou 20 ans.

Et surtout, ne sombrez pas dans le déni comme le font certains : disposer d’une ou plusieurs muses entièrement automatisé et vivre pleinement la semaine de 4 heures est tout à fait possible, et rejeter ce principe même ne pourra que vous empêcher de vivre ce qui pourrait bien être le rêve de votre vie. Et même si disposer d’une muse ou vivre la semaine de 4 heures n’est pas votre objectif, je pense que chacun, que vous soyez ouvrier, cadre surmené, étudiant ou éleveur de pingouins, saurez en tirer quelque chose pour l’appliquer à sa vie.

Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un must-read, et plus que cela encore : il a la place d’honneur dans ma bibliothèque, car il représente la quintessence de qu’un livre de non-fiction doit pousser à faire pour moi : AGIR. Une bible, une référence que chacun devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie 😉 .

Pour finir, voici un avant-goût des vidéos qui seront publiés mardi, avec une vidéo incroyablement motivante que j’ai personnellement sous-titrée en Français, spécialement pour vous, conçue par Jesse, qui a appliqué La semaine de 4 heures et nous montre ses voyages à travers le monde illustré par une musique dont la philosophie a beaucoup de points communs avec ce livre (vous pouvez consulter le blog de Jesse Rising Bean et étudier sa muse, PickUp Dance, un site vendant des vidéos pour apprendre à danser pour séduire en boîte) :

Points forts :

  • Motivant et très enthousiasmant
  • Système complet pour éliminer l’inutile, créer sa muse et vivre la vie de ses rêves
  • Une approche qui met à l’honneur l’aspect pratique et concret, tourné vers l’action,
  • De nombreuses idées géniales ou très intéressantes
  • Résumés simples et accessibles de notions beaucoup plus complexes

Points faibles :

  • L’approche quelque peu individualiste du livre peu rebuter certains lecteurs
  • La mise en place complète du système préconisé par l’auteur n’est pas aussi simple qu’il le laisse entendre
  • Ne convient pas à tout le monde et à tous les métiers (mais chacun saura y trouver quelque chose)
  • Ego un peu surdimensionné de l’auteur

Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (10 votes, moyenne: 4,30 out of 5)

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Ma note : image image imageimageimageimageimageimageimage

Lire plus de commentaires sur La semaine de 4 heures sur Amazon.

Vous pouvez aussi regarder l’interview en vidéo que j’ai fait de l’auteur, qui complète très bien la chronique :

Défi PMBA :

Coût du livre :19 € (version française)
Coût total du projet :489,06 €
Nombre de pages :300
Nombre de pages totales :7294
Temps pour le lire :3H
Temps pour écrire cet article :8H
Temps total du projet :292H

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Astuce ! Achetez la version Anglaise et payez moins cher :

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30 Commentaires pour :

La semaine de 4 heures – 2

  • cedwat

    11 Jan 2010 à 10:50

    Bonjour olivier,

    Une nouvelle fois, ton résumé est remarquable et me donne envie de me procurer la nouvelle édition de la semaine de 4 heures. Mais j’ai d’autres livres sur ma liste !

    Comme toi, j’ai adoré la première édition et elle a été source de pas mal de changements dans ma vie professionnelle, même si ce fut moins radical que pour toi.

    En revanche, je n’adhère pas complètement à la théorie de la “muse en pilotage automatique” et je m’oppose clairement à la manière de manager de Ferris (que je ne connais bien sûr qu’à travers de son livre). Mes arguments ne sont fondés ni sur la théorie ni sur une quelconque notion éthique, mais sur ma pratique de la gestion de deux entreprises en tant que propriétaire et dirigeant.

    1) muse en pilotage automatique

    Tu le dis toi même : mettre en place sa muse est compliqué et demande un temps considérable. Je vais plus loin, maintenir sa muse est compliqué et demande AUSSI un temps considérable. Une muse sans manager et sans impulsions régulières se fera laminer par la concurrence. Les situations de niches ou monopolistiques sont de plus en plus rares et sont menacées toutes à brève échéance. Et c’est très bien comme cela parce que c’est source de progrès. Tu répondras certainement que c’est pour cette raison qu’il en faut plusieurs et qu’il faut en créer de nouvelles en permanence : on retrouvera le problème qui est que cela est compliqué et prend du temps. En résumé : rien n’est figé, tout se transforme en permanence et aucune organisation n’est à l’abris de cela.

    2) La notion du management telle que la présente Ferris est peu sexy et valorisante : il s’agit en résumé de “relever les compteurs” et de contrôler régulièrement que personne ne fasse preuve de malhonnêteté. D’autre part, tout ce qui est en dehors de l’efficacité pure (c’est à dire dans sa bouche de ce que je définirai par “la routine quotidienne qui consiste à faire tourner la boutique”) est banni car considéré comme manque de temps : réunions, brainstorming, et entretien passent à la trappe !

    Et pourtant, c’est exactement cela qui permettrait que nos muses fonctionnent en s’adaptant en permanent à notre environnement turbulent. C’est en misant sur les bonne personnes et en leur offrant de faire évoluer votre structure que vous construirez une VRAIE muse, capable de se développer et de se maintenir.

    En tant que propriétaire, c’est là que votre rôle se situe : recruter les bonnes personnes, leur faire vivre une aventure qui les motive à participer, impulser l’énergie nécessaire pour les faire se dépasser, …

    Certes, ça prendra parfois plus de 4 heures par semaine … Mais pas forcément beaucoup plus si vous utilisez les bons outils et que vous décidez de limiter votre temps passé !

    Et en plus, c’est passionnant !

    Répondre



    • Rémy66

      11 Jan 2010 à 19:53

      Bonjour Olivier,

      Ton post est vraiment très dynamisant;

      Par curiosité, comment s’appellent tes muses ?

      Répondre



      • Olivier Leroux

        12 Jan 2010 à 12:06

        Hello Olivier R.,

        Très chouette chronique de ce livre que je lis et que je relis régulièrement.
        J’attend avec impatience d’avoir plus de nouvelles concernant tes expériences à ce niveau car j’ai très envie d’en faire autant !

        Juste une petite remarque : Ferriss s’écrit bien avec 2 ‘r’ et 2 ‘s’ (détail ;-)).

        Ne penses-tu pas que ce genre de business automatisé est moins facile à réaliser en Europe ?
        Je vois plusieurs freins qui n’éxistent pas aux états unis dont notamment la diversité linguistique : Aux States c’est plus simple, il n’y qu’1 langue pour 300.000.000 de personnes.

        La francophonie au niveau mondial est moins étendue et les traductions de sites + produits sont possible, mais le service après vente devient compliqué… (je parle d’expérience)

        Enfin… tu me diras, quand on vise une niche, on ne cherche pas à atteindre un grand nombre de personnes…

        Qu’en penses-tu ?

        J’attends avec impatience tes prochains articles !

        Olivier Leroux

        Répondre



        • Olivier Roland (Auteur)

          12 Jan 2010 à 18:45

          Merci pour vos commentaires,

          Cedwat, tes remarques sont très pertinentes. Je pense également qu’il faut maintenir ces muses, par une action marketing régulière et/ou en trouvant d’autres niches. Je pense également qu’une grande partie de ce travail peut être automatisé en déléguant/externalisant les tâches d’accomplissement, et en gardant que la prise de décision sur les tâches à faire (“voici les actions marketing que vous devez mettre en place, voici les niches sur lesquelles vous devez travailler”). C’est tout à fait possible, comme la vidéo de Sethi le montre.

          Concernant le management, Tim Ferris recommande de *tout* externaliser à des sociétés importantes ayant de larges équipes, ce qui nous évite d’avoir à nous soucier du turn-over, et sinon je ne vois pas ce qui nous empêcherai de recruter un manager/recruteur si la muse a véritablement besoin d’employés !

          Ce que tu dis est vraie, mais techniquement ce n’est pas d’une muse dont tu parles : une muse est un outil conçu pour nous apporter automatiquement suffisamment d’argent tous les mois pour réaliser nos chronorêves, en nous demandant le moins de temps possible pour cela. Ensuite, il y a sans doute des centaines de business models possibles entre une muse et une entreprise offline classique, mais une muse doit je pense respecter cette définition 😉 .

          Rémy66, je garde pour le moment mes muses top secrètes 😉 . Tu peux toutefois lire cet article pour avoir une idée du modèle que j’utilise.

          Olivier, certes en tant que Français nous avons moins de facilités que les Anglophones car nous avons un marché global plus restreint, et une facilité d’accès à l’outsourcing moins développé, mais je pense que *ça va* : nous ne sommes heureusement pas Hongrois (10 millions de locuteurs dans le monde), les Francophones en France, en Belgique, en Suisse et au Québec représentent tout de même environ 70 millions de personnes, et nous avons en théorie accès à plusieurs millions de personnes parlant Français dans des pays où la main d’oeuvre n’est pas chère (Maghreb, Afrique). Et combien de clients te suffiraient pour réaliser tes chronorêves ? Si c’est 100 par mois, cela veut dire que 1200 clients dans l’année suffiraient. 1200 clients, c’est 0,0017% d’une population de 70 millions de personnes. Les muses sont donc tout à fait réalisables en France selon moi 😉 .

          Répondre


          • Xavier Bernard

            18 Jan 2010 à 11:51

            Bonjour,

            J’ai également lu ce livre (suite à la première chronique d’Olivier à son sujet).
            Personnellement, je suis assez gêné par l’aspect “exploitation” des gens (notamment dans les pays low costs). Surement trop idéaliste comme approche, mais bon, j’aime pas l’idée que certains s’enrichissent en exploitant la misère d’autres… Et quand les couts dans ces pays là auront rejoins nos niveaux, qui exploiterons nous ?

            Malgré cette réserve, je suis d’accord sur l’aspect “must-read” de ce livre, chacun y trouve de quoi réfléchir !

            Répondre



            • Olivier Roland (Auteur)

              18 Jan 2010 à 20:06

              Xavier, je ne crois pas qu’outsourcer signifie exploiter des gens, bien au contraire : je pense que c’est la meilleure aide que nous puissions apporter aux pays en voie de développement, bien au delà de l’aide humanitaire.

              Souvent l’aide humanitaire revient à donner des poissons à ces pays. Avec l’outsourcing, nous fournissons du travail à des populations fortement touchées par le chômage et la misère, leur permettant d’apprendre à pêcher et de subvenir dignement aux besoins de leurs familles – souvent les employés virtuels ont un salaire supérieur à celui que touchent la majorité de leurs congénères.

              Le principal problème éthique se pose je pense de la façon suivante : “Je fais sortir de l’argent de France. Est-ce bien ou mal ?”. Je pense que c’est à la fois “mal” (nous faisons effectivement sortir de l’argent et quelques emplois de France) et bien (nous amenons de l’argent et des emplois dans des pays qui en ont besoin).

              De plus les emplois créés en outsourcing (et qui ne font pas baisser le nombre d’emplois en France selon un ratio de 1:1, vu les coûts salariaux en France, ce serait plutôt un rapport de 1:5 -1 emploi en moins en France pour 5 emplois en plus dans les pays en voie de développement) crééent de la valeur à la fois dans les pays de l’employé, et dans le pays de l’employeur (vu la richesse que créé son entreprise).

              Etant donné cet équilibre, je pense qu’outsourcer ne représente aucun obstacle d’ordre moral, et peut être tout à fait éthique.

              Quand les pays en voie de développement auront atteint notre niveau de vie, effectivement l’outsourcing sera beaucoup difficile. Je pense que d’ici là les progrès de l’informatique et de la robotique auront permis l’automatisation de très nombreuses tâches aujourd’hui dévolues aux humains 😉 .

              Répondre


              • Charles

                31 Jan 2010 à 21:10

                Salut Olivier,
                J’ai lu ta chronique et j’ai bien envie d’acheter le livre. Cepandant, la version 2 n’est pas encore disponible en français, donc je compte me rabbattre vers la 1 en attendant, et acheter la 2 après. Tu dis que la version 2 apporte de nombreuses chose par rapport à la version 1, mais est ce qu’il est intéressant tout de même de lire la version 1 avant la 2?

                Répondre



                • Olivier Roland (Auteur)

                  1 Fév 2010 à 19:40

                  Charles, dans l’idéal il vaut mieux lire la deuxième version avant. Pourquoi ne pas en profiter pour te lancer et lire ton premier livre complet en anglais ? 😉

                  Répondre


                  • Charles

                    1 Fév 2010 à 19:59

                    Je suis malheureusement encore trop mauvais en anglais pour pouvoir lire et comprendre tout un livre :(.
                    J’attendrai la version 2 en français, ça ne devrait pas tarder. En attendant, je vais peut être prendre “Bien vivre le principe 80/20”, comme il est complémentaire à la semaine de 4 heures. Qu’en penses-tu?
                    Ceci dit, je vais améliorer mon anglais parce que je me rend compte que je rate pas mal de bon livres à cause de ça.

                    Répondre



                    • Olivier Roland (Auteur)

                      1 Fév 2010 à 20:14

                      Oui, Bien vivre le principe 80/20 est complémentaire à La semaine de 4 heures, il explique la théorie que Tim Ferris met en pratique, tu peux donc commencer par celui-la 😉 .

                      Répondre


                      • Charles

                        1 Fév 2010 à 21:35

                        Ok, merci!
                        Et au passage, merci aussi pour tout ce qu’il y a sur ce blog. C’est énorme :).

                        Répondre



                        • Renaud

                          7 Juil 2010 à 14:22

                          J’ai également beaucoup apprécié “The 4-Hour workweek” parce que ce livre touche à une multitude de concepts que je ne connaissais pas.

                          J’ai donc aussi pris la décision de mettre en oeuvre les grands principes de ce livre. Mon but est de créer un revenu automatisé pour me libérer du temps…

                          Je suis dans l’étape de test de muses. Il n’est pas évident de maintenir la motivation car les résultats de mes tests ne sont pas fulgurants. Néanmoins j’ai décider de passer à la réalisation de mon produit car ce processus est très formateur et pourra certainement être réutilisé.

                          J’ai aussi commencé à documenter mon cheminement sur un blog…

                          Répondre



                          • Erwan

                            18 Juil 2010 à 11:49

                            Bonjour,

                            J’ai ouvert un groupe Facebook pour les francophones adeptes de l’art de vivre décrit par Tim Ferris.

                            Si vous avez franchi le pas ou si vous êtes sur le point de le faire, venez partager votre expérience ! http://tinyurl.com/3ajzgam

                            Je pense qu’il est intéressant pour tous d’avoir des retours d’expériences afin d’éviter les pièges du débutant mais aussi pour se rendre compte qu’une autre vie est possible !

                            Enjoy your life !

                            Erwan.

                            Répondre




                            • […] voir une démocratisation de la vision Tim Ferris en France. Mais tout comme son livre « La Semaine De 4 Heures« , combien d’entre nous seront prêt à appliquer ses conseils […]

                              Répondre




                              • […] Et là pour la seconde (difficile à trouver vous me remercierez plus tard) […]

                                Répondre




                                • […] La semaine de 4 heures (et deuxième partie) […]

                                  Répondre




                                  • […] Cliquez ici pour la suite de la chronique […]

                                    Répondre



                                    • Voyages : L’Inde du Nord

                                      13 Mai 2011 à 17:23

                                      […] je l’indiquais dans ma chronique de La semaine de 4 heures, avec le couchsurfing, une entreprise sur Internet et l’avion, le monde devient véritablement un […]

                                      Répondre



                                      • Luc

                                        13 Juil 2011 à 16:07

                                        J’ai beaucoup aimé ce livre !!!

                                        ça fait longtemps déjà que j’ai à coeur de sur payer des personnes de pays pauvres, affin de leur apporter un changement à leur vie et à la mienne

                                        j’ai beaucoup de projets, seulment étant mal voyants, il est dure pour moi de lire des livres papier, j’aimerai bien trouvé des livres sur ces sujets ainsi que celui-là mais au format électronique, que je pourrai mieux lire d”ailleurs votre lbog m’est beaucoup utile, je suis entrain de me former pour devenir web entrepreneur, mais ayant vu mes parents se fatiguer sans trop de résultats dans leur entreprise, je veux bien me former, et ne pas faire n’importe quoi, donc ce livre a été un vrai régal;

                                        Ma deuxième vision est pour plus tard, c’est d’être missionnaire, et ce style de vie me permettrai d’aider les autres sans être obligé de travailler beaucoup d’heure par jour et de consacrer 80% du temps à aider les autres, leur faire du bien les former etc…

                                        merci beaucoup pour ce blog et son contenu

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                                        • gaetan duchen

                                          23 Fév 2013 à 12:10

                                          Je te souhaite toutes les chances de réussites Luc. En passant par ces épreuves, tu en tires, j’en suis sûr, un très grande force et surtout un amour inconditionnel des autres.
                                          Aussi, tu as raison, prenons le temps de nous former pour gagner en efficacité.
                                          Un jour, quelqu’un m’a dit, investit en toi-même, c’est le meilleur actif que tu trouveras ! C’est vrai, cela nous fait grandir !
                                          Au plaisir d’une rencontre entre missionnaires 🙂

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                                        • Greg

                                          6 Oct 2011 à 12:14

                                          Bonjour Olivier,

                                          Je suis à la recherche d’une assistante francophone polyvalente. Je me demandais si depuis l’écriture de cet article, tu avais réussi à trouver quelqu’un ?

                                          Merci.

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                                          • Valérie

                                            27 Jan 2012 à 16:05

                                            Bonjour,

                                            J’ai trouvé ce site: eTâches.com Je peux déléguer tout ce que je veux à mon assistant et l’énorme avantage que je trouve par rapport à Elance c’est que les assistants sont managés par des Français. En plus ils facturent au quart d’heure! Est-ce qu’ils sont référencés dans la nouvelle édition du livre?

                                            En réalité il faut parler “d’assistant privé à distance”. Il y a une confusion avec les “assistants virtuels” qui sont des services d’intelligence artificielle en français. (Cf. Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Assistant_priv%C3%A9_%C3%A0_distance)

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                                          • Olivier Roland (Auteur)

                                            28 Jan 2012 à 19:40

                                            Bonjour Valérie,

                                            Ce commentaire est une pub déguisée : vous n’avez pas trouvé ce site, vous faites partie du staff. Merci d’être plus transparente à l’avenir, ce genre de pratique ne peut que nuire à votre société. Je laisse votre commentaire car votre société peut rendre un véritable service. On le saura très vite avec les retours des lecteurs 😉 .

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                                            • Yable

                                              9 Août 2012 à 14:16

                                              Merci Olivier pour cet article.
                                              En lisant j’ai aussi eu l’impression que mettre en place une muse était une simple affaire. L’auteur n’a pas pris le soin de prévenir les lecteurs qu’il y avait un vrai travail à abattre. A travers cette chronique je comprends l’importance de déléguer et d’optimiser son temps le plus possible. Je pense que c’est un ouvrage vraiment utile pour le jeune blogueur que je suis. A ajouter dans mes livres à lire dans la catégorie Gestion du temps et construction de pipeline.

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                                              • gaetan duchen

                                                23 Fév 2013 à 12:00

                                                Super résumé du livre, je vais l’ajouter à ma bibliothèque. Très pertinant et très motivant. En effet, quand on démarre une muse, il faut de la constance et de la persévérance. Surtout si on y va seul ! Le mieux est d’avoir un memtor, encore faut-il en avoir un 🙂
                                                Je pense également que ce qui pensent que c’est diffcile, trouveront ça difficile, à nous d’écrire nos régles et si on n’a pas les compétences, essayer de trouver des personnes qui en ont !!
                                                l’idée du club est très intéressant.
                                                je fais partie du club internationnal qui m’aide à créer un environnement pour le succès.
                                                Créer des liens amicaux forts et durable, vous créerez un mastermind qui vous aidera!

                                                merci encore pour ce blog Olivier !

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                                                • Rémi

                                                  2 Nov 2013 à 11:40

                                                  Bonjour, Je n’ai pas achevé la lecture du livre, mais une question me taraude l’esprit.
                                                  Externaliser est bien plus simple pour les entreprises anglophones ou opérants à l’international. La langue du business est l’anglais. Or, si l’entreprise est française, le support de com est en français, tous les documments administratifs et commerciaux etc sont en français. Faire appel à une société telle que Brickwork (Inde) devient plus compliqué non? Trouver une assistante francophone, de qualité et à un coût intéressant parait plus complexe… L’Inde est réputée pour former un nombre considérable de nouveaux talents. Quel pays/société francophone est à même de proposer un tel service (Assistante de direction de qualité et à un coût intéressant)?
                                                  Sinon, le modèle proposé par Tim Ferriss me semble crédible (j’en suis à la page 144). Et tout ça m’intéresse énormément!

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                                                  • Rémi

                                                    6 Nov 2013 à 19:32

                                                    Lecture achevée!
                                                    C’est un livre qui marque. Quand on le lit, monter une muse parait à la portée de tous. Trouver un marché de niche (lié à notre profil), proposer un produit à ce marché et suivre ces principes pour optimiser temps et bénéfices.
                                                    Du coup, j’ai fais d’autres recherches, il se trouve que l’auteur est pas mal critiqué, notamment sur sa 1ère activité avec le Brainquicken. Je trouve l’ensemble de ses principes très censés même s’il n’a rien inventé. J’ai envie d’y croire et de suivre ces principes. Ce qui est dommage, c’est qu’il passe de manière assez rapide toute la partie sur la création du produit avec seulement 3 pages sur les 3 options possibles (revente, sous licence, création. Je viens juste de finir mes études, j’ai du temps libre devant moi, je vais donc voir où cela mène. En tout cas, je ne regrette pas du tout l’achat du livre, même si j’aurais aimé que l’auteur ne laisse pas autant croire que c’est vraiment aussi simple de monter une muse. Peut-être que ça l’est, je ne sais pas… A voir 😉

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                                                    • gaetan duchen

                                                      8 Nov 2013 à 14:01

                                                      Salut Rémi,
                                                      Ton commentaire est intéressant.
                                                      Chaque personne que tu rencontreras sur une activité t’expliquera la méthode de sa société (sa muse) afin de réussir. Fixes-toi un objectif et tu auras des rencontres qui te permettrons de réaliser des rêves.
                                                      Bon succès !
                                                      Gaetan Duchen

                                                      Répondre



                                                    • phil

                                                      29 Jan 2015 à 16:52

                                                      La Roumanie possède beaucoup de personnes parlant français trés correct (avec un petit accent de tourterelle)

                                                      Répondre



                                                    • martine

                                                      23 Juin 2015 à 23:42

                                                      Je pense qu’il faut pas mal de recul pour trouver les choses à automatiser ou à externaliser.Je pense qu’il y a toujours des choses qu’on peut simplifier, mais de là à partir à l’étranger en laissant sa boîte tourner toute seule pendant plus d’un an! En France on se paierai bien un ou deux mouvements de grève. Mon blog ne me rapporte rien, il faut que je trouve autre chose. Merci de nous avoir permis de connaître ce concept.

                                                      Répondre









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