Aimer ce qui est

Quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie

Phrase-résumée de « Aimer ce qui est: Quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie » : Aimer ce qui est une méthode d’investigation qui est basée sur quatre questions dans le but de se libérer de nos souffrances, de nos illusions et de nos croyances limitantes.

couverture du livre aimer ce qui est: quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie - Byron Katie
Par Byron Katie, 2016 (Synchronique éditions), 304 pages.
Titre original : « Loving what is » pour la version originale, 2002

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Emily du blog Être enfin zen

Le livre Aimer ce qui est: quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie est accompagné d’un DVD de plus de 2 heures qui montre Byron Katie en train d’aider des personnes à appliquer sa méthode.

Chronique et résumé de « Aimer ce qui est » :

Aimer ce qui est une méthode d’investigation qui est basée sur quatre questions dans le but de se libérer de nos souffrances, de nos illusions et de nos croyances limitantes.

L’ouvrage est divisé en 14 chapitres. Une bonne partie nous explique ce qu’est la méthode, que l’auteur Byron Katie appelle le Travail, et comment l’appliquer. Tout au long d’Aimer ce qui est, nous sommes aiguillés par Byron Katie pour nous faciliter l’application des quatre questions dans différentes catégories : pour le couple et la famille, pour la vie professionnelle et l’argent, pour les jugements que l’on porte sur soi, pour le corps et les addictions, pour apprivoiser le pire, pour faire le Travail avec les enfants, etc…

Introduction :

  • Qui est Byron Katie ?

Byron Kathleen Reid, dite Byron Katie, est née en 1942 aux États-Unis. Elle s’est mariée deux fois, a eu trois enfants. Côté professionnel, elle réussissait sa carrière. Puis, vers l’âge de 33 ans, elle a sombré dans une dépression telle qu’elle ne pouvait plus se lever de son lit ni se laver. Elle avait aussi des excès de rage qui terrorisaient ses enfants.
Dix ans plus tard, elle avait 43 ans, lorsqu’elle a été hospitalisée dans un centre de réadaptation (c’était le seul établissement qu’acceptait de couvrir sa compagnie d’assurance). Dans ce centre, il a fallu l’isoler tellement elle terrifiait les autres patientes. Elle pensait même ne pas mériter un lit, et dormait par terre.

Cela faisait une semaine qu’elle était accueillie dans cet établissement lorsque, un matin de février 1986, Katie s’est éveillée. Elle était libérée de ses souffrances. « Toute ma rage, toutes les pensées qui m’avaient perturbée, tout mon monde, le monde entier avait disparu. À ce moment-là, un grand rire est monté et a jailli du plus profond de moi-même. Tout était méconnaissable »

Lorsque Katie est rentrée chez elle, sa famille ne la reconnaissait plus. Puis, avec le temps, ils se sont rendu compte que l’ancienne Katie ne reviendrait pas. Ses enfants, ses voisins, ses amis lui demandaient ce qui lui était arrivé : elle avait compris, grâce à un questionnement intérieur, que toutes ses anciennes pensées étaient fausses. Cette femme ordinaire, qui ne recherchait rien de particulier sur le plan spirituel, avait découvert comment parvenir à la paix et à la liberté.

  • Qu’est-ce que le Travail ?

On peut penser que cette méthode est trop simpliste pour être efficace. Mais c’est justement parce qu’elle est simple qu’elle est efficace. Le Travail transforme rapidement et radicalement la façon que nous avons d’appréhender nos problèmes. Cette transformation les fait disparaître.

Très rapidement, les gens sont venus chez Katie pour découvrir eux aussi cette liberté. Puis, au fur et à mesure Katie s’est mise à voyager pour partager sa méthode dans les églises, les salles municipales, dans les grandes entreprises, dans des cabinets juridiques, cabinets de thérapeutes, prisons, écoles, hôpitaux, etc…

Les personnes qui pratiquent le Travail expliquent qu’au bout d’un moment, « le Travail n’est plus quelque chose que je fais. C’est lui qui me fait ». Le mental repère tout seul les pensées stressantes et les déconstruit avant même que la souffrance apparaisse. Les conflits n’ont plus lieu d’exister et ne reste que l’amour de soi, des autres, de tout ce qu’apporte la vie. « Aimer ce qui est » devient un processus naturel.

Les recherches récentes en neuroscience appuient la découverte de Byron Katie. Antonio Damasio et Michael Gazzaniga, qui sont deux neuroscientifiques de renommée, expliquent que « l’hémisphère gauche du cerveau humain est enclin à fabriquer des narrations intérieures qui ne correspondent pas nécessairement à la vérité ». Leurs travaux démontrent que nous avons tendance à croire aux histoires que nous nous racontons. C’est de là que vient la souffrance.

Byron Katie dit que la seule façon de comprendre ce qu’est le Travail, c’est en l’expérimentant soi-même.

Chapitre 1 : Quelques principes de base

  • Prenez conscience des moments où vos pensées sont en conflit avec la réalité

Si nous y faisons attention, nous constatons que nous croyons des pensées telles que « les gens devraient être plus gentils » « les enfants devraient être sages » « mon mari / ma femme devrait être d’accord avec moi » « je devrais être plus mince », etc…

Ces pensées nous font souffrir car elles s’opposent avec la réalité.

  • S’en tenir à ses propres affaires

Selon Katie, il n’existe que trois sortes d’affaires dans l’univers : les miennes, les vôtres et celles de la réalité (la réalité c’est tout ce qui est en dehors de mon contrôle, du vôtre ou de quiconque).

Notre stress provient essentiellement de notre tendance à nous mêler des affaires des autres « tu devrais trouver du travail, tu devrais être à l’heure, je veux que tu sois heureux, etc., » et de celles de la réalité lorsque nous avons des inquiétudes au sujet des tremblements de terre, de la guerre ou du jour de notre mort.

Si vous, vous vivez votre vie et que moi je vis mentalement la vôtre, qui donc est là pour vivre la mienne ?

Une bonne question à se poser lorsqu’on se sent stressé ou anxieux, c’est de se demander des affaires de qui je suis en train de m’occuper.

  • Accueillez vos pensées avec compréhension

Une pensée est inoffensive tant qu’on ne la croit pas. Nos souffrances ne viennent pas de nos pensées, mais de notre attachement à ces pensées. Elles sont comme des nuages qui passent dans le ciel. Elles apparaissent puis disparaissent.

Grâce à l’investigation, nous pouvons devenir amis avec ces pensées. Est-ce que nous nous disputerions avec un nuage ? Il n’a rien de personnel, pas plus que les pensées.

Lorsqu’une pensée stressante est abordée avec compréhension, la prochaine fois qu’elle apparaîtra, vous la trouverez peut-être intéressante. Puis la fois d’après, vous pourriez la trouver drôle. Et encore après vous ne la remarquerez même plus. C’est cela le pouvoir d’aimer ce qui est.

  • Prenez conscience des histoires que vous vous racontez

Les histoires sont les pensées qui portent sur le passé, le présent ou le futur, et que nous croyons vraies. Ce sont les histoires qui « devraient être », « pourraient être », ou « pourquoi les choses sont ainsi ».

Le Travail vous mènera inévitablement à une histoire moins pénible que celle de départ. Qui seriez-vous sans elle ? À quel point votre monde est-il fondé sur des histoires non remises en question ? Vous le saurez en les soumettant à l’investigation.

  • Chercher la pensée à l’origine de la souffrance

Nous cherchons à apaiser notre stress en recherchant quelque chose d’extérieur à nous-mêmes. Nous cherchons à changer l’autre ou alors on se tourne vers le sexe, l’alcool, la nourriture, la drogue ou l’argent afin de trouver un réconfort temporaire et l’illusion d’avoir le contrôle sur notre vie.

La dépression, la peur, la douleur sont des cadeaux qui nous disent « A quoi es-tu en train de penser à cet instant ? Tu vis dans une histoire qui n’est pas vraie pour toi ». Une fois piégés dans nos histoires, nous recherchons à l’extérieur de nous pour tenter de modifier les émotions stressantes qui y sont liées. Généralement nous prenons conscience de l’émotion qui vient avant la pensée. L’émotion est donc un signal d’alarme qui nous indique qu’il existe en nous une pensée à laquelle nous pourrions avoir envie d’appliquer le Travail. C’est un sujet que j’aborde dans un article qui traite des trois choses que je mets en place pour être plus forte émotionnellement.

Le Travail nous fait comprendre le principe de cause à effet qui fait son œuvre en chacun de nous. Quand nous avons compris cela, toute notre souffrance commence à se dissoudre d’elle-même.

  • L’investigation

C’est le Travail, l’enquête que nous allons mener sur nos pensées et nos histoires. Il consiste à les interroger à l’aide de quatre questions et à des retournements (tout ceci sera expliqué dans les chapitres suivants).

L’investigation sert à mettre un terme à la confusion de notre mental, afin de trouver la paix intérieure même dans un monde apparemment chaotique.

L’investigation va bien au-delà de la technique. C’est une démarche qui donne vie à un aspect inné qui vient du plus profond de nous-mêmes. Avec la pratique, les prises de conscience se font automatiquement, elles deviennent un mode de vie. La paix et la joie se frayent naturellement leur chemin dans tous les domaines de notre mental, de façon inéluctable et irréversible.

Grâce à l’investigation, on sait qu’avant on souffrait, et que maintenant, on ne souffre plus. ne plus souffrir

Chapitre 2 : la grande déconstruction

  • Mettre le mental noir sur blanc

C’est la première étape du Travail. Mettez par écrit vos jugements sur les autres tels qu’ils vous viennent à l’esprit avec des phrases courtes et simples. Vous pouvez utiliser une feuille de papier ou bien télécharger et imprimer la feuille de Travail « Jugez votre prochain ». Vous la trouverez ici sur le site en français de Byron Katie.

Katie nous suggère de ne pas commencer avec les jugements que nous portons sur nous-mêmes, mais de démarrer avec une personne à qui nous en voulons.

Nous ne devons pas être surpris si au début nous avons du mal à remplir la feuille de Travail car depuis des millénaires, on nous apprend à ne pas juger. Alors que si nous sommes vraiment honnêtes, tout le monde juge tout le monde.

La pratique du Travail permet de découvrir que ce que nous pensons des autres n’est que le reflet de ce que nous pensons de nous-mêmes. Nous sommes nombreux à le savoir, on peut alors se demander « pourquoi devrais-je juger mon semblable puisque je sais très bien qu’il ne s’agit que de moi ? » Katie nous répond « je comprends mais faites confiance à la démarche. Jugez une personne et suivez les simples consignes que l’on vous a données ».

  • Comment remplir une feuille de Travail

Soyez aussi dur, puéril et mesquin que possible. Ne vous censurez pas.

Asseyez-vous avec votre feuille et un stylo et notez les pensées au sujet des autres qui vous font le plus souffrir, celles qui tournent en boucle dans votre tête (la méthode arrive un peu plus bas). Si vous le faites sans écrire, votre mental sera plus malin que vous. Avant même que vous en ayez conscience, il aura élaboré une autre histoire pour vous prouver qu’il a raison. La seule façon de l’arrêter, c’est en le couchant sur le papier.

Accusez d’abord ceux qui vous ont fait le plus de mal : « mon mari m’a quittée », « mon partenaire m’a transmis le Sida », « ma mère ne m’aime pas », « mes enfants ne me respectent pas », « mon ami m’a trahi », « je hais mon patron », etc… Chaque nouvelle histoire est une variation sur le même thème : « ça ne devrait pas se produire, je ne devrais pas subir cela, la vie est injuste, etc… »

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Si vous ne savez pas sur quoi écrire, attendez. La vie vous donnera un sujet.

  • La feuille de Travail « Jugez votre prochain »

Cette feuille sert à mettre au jour des jugements qui, sans cela, sont difficiles à déceler.

Ces jugements seront le matériau que vous utiliserez pour faire le Travail.

Voici un exemple de feuille de Travail avec Elizabeth, que Katie aide dans son investigation, au sujet de son fils Christophe :

  1. Dans la situation à laquelle vous pensez, qui est la personne qui vous met en colère, vous perturbe, vous attriste ou vous déçoit, et pourquoi ?
    Je suis triste (ou je suis en colère, effrayé, perturbé, etc… à cause de) parce que mon fils Christophe ne me parle pas. Il a coupé les ponts avec moi.
  2. Dans cette situation, en quoi voulez-vous que cette personne change ? Que voulez-vous qu’elle fasse ?
    Je veux que Christophe me parle de temps en temps. Je veux qu’il m’invite à venir le voir de temps en temps ainsi que sa femme et ses enfants.
  3. Dans cette situation, quels conseils pourriez-vous lui donner ?
    Christophe devrait tenir tête à sa femme. Il devrait lui dire qu’il ne veut pas tenir sa mère à l’écart. Il devrait arrêter de me faire des reproches.
  4. Pour que vous soyez heureux dans cette situation, qu’avez-vous besoin que cette personne pense, dise, ressente, ou fasse ?
    J’ai besoin que Christophe m’accepte. J’ai besoin qu’il accepte ma façon de vivre. J’ai besoin qu’il comprenne que j’ai fait de mon mieux.
  5. Que pensez-vous de cette personne dans cette situation ? Faites une liste (n’hésitez pas à être mesquin et sévère dans vos jugements).
    Christophe est lâche, rancunier, orgueilleux et rigide.
  6. Par rapport à cette situation, que ne voulez-vous plus jamais revivre ?
    Je ne veux plus jamais sentir qu’il me rejette. Je ne veux plus jamais qu’il coupe les ponts avec moi.
  • L’investigation : les quatre questions et les retournements

Pour chacune de ces sections de la feuille « jugez votre prochain » que vous venez de remplir, posez-vous les quatre questions suivantes. Écrivez vos réponses :

Question 1 : Est-ce que c’est vrai ?

Réfléchissez à la situation avec du recul et demandez-vous « est-il vrai que Christophe a coupé les ponts avec moi ? » Gardez bien la situation en tête et si vous voulez vraiment la vérité, alors une réponse apparaîtra en vous, qui sera un « oui » ou un « non ».

La réponse aux questions 1 et 2 ne peut être qu’un « oui » ou un « non ». Si d’autres réponses apparaissent, vous êtes en train de quitter le Travail, vous cherchez la liberté en dehors de vous-même. Si vous vous sentez sur la défensive en y répondant, notez-le.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Au début vous serez peut-être déstabilisé, car tout ceci vous est inconnu. Vous êtes maintenant à la recherche de vos propres réponses et non de celles des autres ou de celles qu’on vous a apprises.

Question 2 : Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ?

« Dans cette situation donnée, puis-je savoir de façon absolue qu’il est vrai que Christophe a coupé les ponts avec moi ? »

Question 3 : Comment réagissez-vous, que se passe-t-il lorsque vous croyez cette pensée ?

Dressez ici la liste des réactions que vous avez avec la personne que vous jugez. Elizabeth nous dit : « ça me tue. Je m’affole dès que le téléphone sonne. Cela me donne mal à la tête et j’ai les épaules complètement crispées ».

Quelles images du passé et du futur voyez-vous défiler et quelles sensations physiques ressentez-vous en observant ces images ? Des obsessions ou des addictions se manifestent-elles lorsque vous croyez cette pensée ? (Vous réfugiez-vous dans l’alcool, les drogues, l’usage de votre carte de crédit, la nourriture, le sexe, la télévision, etc… ?) Notez aussi la façon dont vous vous traitez vous-même « je me ferme, je m’isole, je me sens mal, je ressens de la colère, je mange compulsivement et je passe des journées entières devant la télévision sans vraiment la regarder. Je me sens déprimée, exclue, pleine de ressentiment et seule »

Question 4 : qui seriez-vous sans la pensée ?

C’est une question très puissante. Imaginez-vous dans la situation sans la pensée que Christophe a coupé les ponts avec vous. Imaginez que vous ne puissiez même pas être capable d’avoir cette pensée. Prenez votre temps. Observez ce qui se révèle à vous. Que voyez-vous à présent ? Que ressentez-vous ?

Retournez la pensée

« Christophe a coupé les ponts avec moi » donne, une fois retourné, « j’ai coupé les ponts avec Christophe ». Ce retournement est-il aussi vrai sinon plus vrai pour vous ? Cherchez en vous-même les situations qui, selon vous, illustrent cette affirmation. Est-ce qu’il vous est arrivé de couper les ponts avec votre fils ? Lorsque vous songez à lui par exemple, n’avez-vous pas des pensées qui vous coupent de lui ?

Pour effectuer les retournements, trouvez des contraires à l’énoncé de départ. On peut en général retourner l’énoncé vers soi, avec l’exemple « Christophe ne me parle pas » cela donne « je ne me parle pas », vers l’autre « je ne parle pas à Christophe », et à l’opposé, à l’exact contraire « Christophe me parle ».

Trouvez ensuite pour chaque retournement au moins trois exemples précis et authentiques qui démontrent que celui-ci est tout aussi vrai sinon plus vrai pour vous. Par exemple, avec le retournement « je ne me parle pas » paraît tout aussi vrai sinon plus vrai que l’énoncé de départ « Christophe ne me parle pas » puisque, lorsque Elizabeth pense que Christophe devrait lui parler, elle s’occupe mentalement des affaires de son fils et non des siennes. Elle a renoncé à elle-même contre un rêve, qui est celui de la manière dont son fils devrait mener sa vie. Elle ressent toute la solitude de ne pas se parler à elle-même.

Un autre exemple, avec la phrase « j’ai besoin que Christophe m’accepte » qui donne une fois retournée « j’ai besoin d’accepter Christophe ». Ce dont a besoin Elizabeth en réalité, c’est d’accepter son fils et sa famille, comme ils sont, avec leur façon de vivre, avec ou sans elle.

Si votre première feuille de Travail ne vous satisfait pas, il n’y a rien d’alarmant. Essayez de remplir une autre feuille de Travail sur quelqu’un d’autre ou lisez le chapitre suivant. Vous commencez à appréhender le Travail. C’est comme apprendre à faire du vélo : tout ce que vous avez à faire, c’est de continuer de pédaler, même en vacillant.

Si vous trouvez, comme nombre de personnes avant vous, que le Travail n’a aucun effet immédiat, sachez que vous avez déjà évolué. Mais d’une façon encore imperceptible à vos yeux. Le Travail peut s’avérer très subtil et très profond.

travail profond

Chapitre 3 : Aborder les dialogues

Katie parcourt le monde afin de faciliter le Travail : elle organise des ateliers auxquels elle participe. Les personnes qui se portent volontaires viennent à tour de rôle sur la scène avec elle puis Katie les guide avec leur feuille de Travail qu’elles ont rempli au préalable, avec les quatre questions et les retournements.

Où qu’elle aille, ce sont toujours les mêmes histoires qu’elle entend.

Elle a transmis dans Aimer ce qui est de nombreux dialogues issus de ces ateliers, que je ne peux pas retranscrire ici du fait de leur longueur. Ils sont très instructifs, car Katie va au bout du processus avec les personnes qu’elle accompagne. J’ai pensé partager un extrait ici, mais le dialogue entier est nécessaire pour comprendre la démarche. J’ai donc abandonné cette idée.

Chapitre 4 : Appliquer le Travail au couple et à la famille

Katie a remarqué au cours de son expérience que les personnes qui nous sont les plus proches sont les meilleurs maîtres que nous puissions avoir. Nos parents, nos enfants, notre conjoint(e) nous montrent inlassablement la vérité que nous ne voulons pas voir, jusqu’au jour où elle nous apparait clairement.

Chapitre 5 : Approfondir l’investigation

Cette section sert à nous aider à y voir plus clair dans la démarche.

Question 1 : est-ce que c’est vrai ?

Si vous avez répondu « oui » à la question 1, demandez-vous alors « Qu’en est-il en réalité dans cette situation précise ? » Si par exemple, vous pensez que votre mari, Paul, ne devrait pas regarder autant la télévision, qu’en est-il en réalité dans cette situation ? La réalité, c’est que Paul regarde beaucoup la télévision. Paul ne devrait pas regarder autant la télévision est une simple pensée que nous plaquons sur la réalité. Les « devrait » et « ne devrait pas » n’existent pas dans la réalité.

Question 2 : pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ?

Si vous pensez que c’est vrai, une façon très efficace pour ouvrir votre questionnement est de faire suivre votre énoncé par « et cela veut dire que… ». Si par exemple vous avez écrit « je suis en colère contre mon père parce qu’il m’a frappé ». Est-ce vrai ? Oui, vous êtes en colère et oui, il vous a bel et bien frappé. Reformulez à présent « je suis en colère contre mon père parce qu’il m’a frappé et cela veut dire que… » Votre phrase pourrait alors se terminer par « et cela veut dire qu’il ne m’aime pas ». Pouvez-vous savoir de façon absolue qu’il ne vous aime pas ?

Un autre moyen de faciliter votre questionnement consiste à vous demander « que pensez-vous que vous y gagneriez ? » Par exemple, si vous avez écrit « Paul devrait me dire qu’il m’aime », que pensez-vous que vous y gagneriez ? Ce serait peut-être plus de sécurité. Écrivez votre nouvelle affirmation : « Je me sentirais plus en sécurité si Paul me disait qu’il m’aime ». Pouvez-vous savoir de façon absolue que vous vous sentiriez plus en sécurité si Paul vous disait qu’il vous aime ?

Une troisième manière de faciliter l’investigation est de trouver la version de votre affirmation d’origine contenant un « devrait » ou un « ne devrait pas ». Si dans l’énoncé « je suis en colère parce que mon père m’a frappé », on connait la réponse. Est-ce vrai ? Oui, incontestablement. Dans la version reformulée, « mon père n’aurait pas dû me frapper », on en est moins sûr et l’on peut s’ouvrir à la découverte d’une autre vérité, plus profondément enfouie.

Vous pouvez aussi travailler avec les preuves que vous avez. Par exemple, « je suis triste à cause de Paul parce qu’il ne m’aime pas », écrivez toutes vos preuves et soumettez-les à l’investigation. Exemples de preuves :

  • Il passe à côté de moi sans m’adresser la parole
  • Quand je rentre dans la pièce, il ne lève pas les yeux
  • Il fait comme si je n’étais pas là. Il continue à faire ce qui l’intéresse
  • Il ne m’appelle pas par mon prénom

Question 3 : comment réagissez-vous, que se passe-t-il lorsque vous croyez cette pensée ?

Vous remarquez que lorsque vous croyez cette pensée, vous ressentez un malaise, qui va du léger inconfort à la peur, voire à la panique. Quand vous avez répondu à cette question, votre souffrance commence à se briser parce que vous vous rendez compte des relations de cause à effet.

Vous pouvez vous poser deux questions complémentaires pour vous aider dans l’investigation :

  • Voyez-vous une raison de vous défaire de cette pensée ? (Et surtout, n’essayez pas de le faire. C’est la pensée qui se défait de vous, et non le contraire).

Oui, j’en vois une : j’étais en paix avant que cette pensée n’apparaisse et, depuis, je me sens crispé et stressé.

Cette question peut provoquer des prises de conscience radicales.

 

  • Voyez-vous une raison non stressante de conserver cette pensée ?

Vous pouvez trouver de nombreuses raisons, mais elles seront toutes stressantes ou désagréables.

Question 4 : qui seriez-vous sans la pensée ?

Comment seriez-vous sans la pensée ? Voyez-vous en présence de la personne que vous jugez et qu’elle fait ce qu’elle ne devrait pas faire selon vous. Fermez les yeux une ou deux minutes, respirez profondément et imaginez qui vous seriez si vous n’aviez pas la faculté de penser cette pensée. En quoi votre vie serait-elle différente dans la même situation ? Observez la personne sans l’histoire que vous vous racontez à son sujet. Que ressentez-vous pour elle ? Quelle version préférez-vous ? Avec ou sans votre histoire ? Laquelle vous parait la plus douce ? Laquelle vous semble la plus paisible ?

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Les personnes répondent parfois qu’elles ne savent pas, d’autres répondent qu’elles seraient la paix, la sérénité, je serais une personne plus aimante, etc…

Les retournements

Ils sont une partie capitale dans le Travail. L’investigation suivie des retournements est la voie rapide vers la réalisation de soi.

  • Les trois types de retournement

Katie nous recommande de toujours faire l’investigation à l’aide des quatre questions avant de passer aux retournements. En effet, il pourrait être tentant de passer directement aux retournements, mais ils risquent alors d’être culpabilisants. Le but du Travail n’est pas de déclencher de la honte ou de la culpabilité, ni de prouver que vous avez tort et l’autre raison. La puissance du retournement repose sur la découverte que tout ce que vous croyez voir à l’extérieur de vous n’est en fait qu’une projection de votre propre mental. Tout n’est que miroir de vous-même, c’est votre propre pensée qui vous revient.

Il peut arriver que vous ne trouviez pas en quoi le retournement est vrai pour vous. Par exemple, avec l’affirmation « Paul devrait arrêter de fumer », et que vous ne fumez pas, peut-être que le retournement « je devrais arrêter de fumer » vous surprenne. Peut-être que vous fumez mentalement. Vous fumez de colère et d’agacement chaque fois que vous vous imaginez Paul en train d’empester la maison avec ses cigarettes. Dans ce cas, il est préférable que vous arrêtiez de fumer dans votre tête et contre la tabagie de Paul.

Vous pouvez aussi remplacer le mot « fumer » par un autre terme. Est-ce que de votre côté il y a une chose à laquelle vous vous livrez comme Paul à la cigarette ? Par exemple des achats compulsifs, la nourriture, l’alcool, etc… Le retournement pourrait alors être « je devrais arrêter de faire des achats compulsifs pour me sentir mieux ». Soyez prêt à recevoir les conseils pour vous-mêmes que vous donnez à Paul. Des conseils qui vous montrent comment vous occuper de vos propres affaires.

  • Les retournements en action

La réalisation de soi ne peut être entière que si elle se concrétise dans les actes. Vivez les retournements. Allez voir les personnes concernées et dites-leur à quel point il vous est difficile de faire ce que vous-même vouliez qu’elles fassent. Dites-leur de quelles manières vous avez cherché à les manipuler, à les duper, comment vous avez utilisé la colère, l’argent, le sexe, la culpabilité, pour avoir ce que vous vouliez.

Katie a compris que ce qu’elle pensait n’était pas si simple à mettre en pratique et que nous faisons tous de notre mieux. C’est ainsi que commence une vie d’humilité.

Un excellent raccourci pour se libérer rapidement, c’est de s’excuser en toute sincérité et de réparer ses torts. Lorsqu’il arrivait à Katie de blesser quelqu’un, elle lui faisait part aussitôt de la raison qui l’y avait poussée, elle faisait part de ce qu’elle avait peur de perdre ou de ce qu’elle voulait obtenir de la personne.

Ce qui est en jeu ici, c’est notre propre paix, notre propre liberté. Vivre les retournements permet de corriger nos erreurs et de repartir sur un pied d’égalité, sans culpabilité (voir mon article sur la culpabilité). Les pratiquer dans notre quotidien est une marque de générosité envers soi-même, et les résultats sont tout simplement miraculeux.

  • Le retournement de l’affirmation 6 de la feuille de Travail

Le retournement de l’affirmation 6 de la feuille de Travail est différent des autres retournements. « Je ne veux plus jamais » se transforme en « Je suis disposé à… » et « Je me réjouis de… ». Par exemple, « je ne veux plus jamais que Paul me mente de nouveau » se transforme en « Je suis disposée à ce que Paul me mente de nouveau » et « Je me réjouis que Paul me mente de nouveau ».

L’enjeu de ce retournement est d’accueillir les bras ouverts la vie dans son ensemble. Il permet d’adoucir nos résistances et de nous ouvrir plutôt que d’essayer vainement d’éliminer ou d’écarter ce que nous pensons qui nous fait souffrir.

Se réjouir de ces émotions c’est s’éveiller. En d’autres termes, nous ne nous fermons plus à la réalité, nous consentons à nous ouvrir à toutes les possibilités qu’offre la vie.

Chapitre 6 : appliquer le Travail à la vie professionnelle et à l’argent

Pensez-vous que l’argent peut vous apporter la sécurité ? Katie a remarqué que nous avions toujours l’argent dont nous avions besoin, même si nous n’en avons presque pas. Alors comment l’argent pourrait-il être le problème si nous pensons clairement ? La seule chose que nous avons à faire, c’est de changer notre façon de penser à l’argent.

Un esprit clair et sain sait comment travailler, comment envoyer des emails, quels coups de fil passer, comment créer et obtenir ce qu’il veut sans avoir recours à la peur (par exemple penser qu’avoir de l’argent apportera de la sécurité). Quand on comprend qu’on a déjà la sécurité que nous attendons de l’argent, alors il est plus simple de s’enrichir avec cet état d’esprit.

On peut ressentir de la peur lorsqu’on débute le Travail : « si je me sens totalement serein, pourquoi m’embêterais-je à agir ? » L’angoisse de perdre ses peurs est l’un des principaux obstacles. On est certains que, sans le stress et la colère, on n’agirait plus. Or, la vérité nous rend libres et la liberté nous fait agir. Sans histoire et sans ennemi, l’action est spontanée, claire et d’une bienveillance sans limites.

Katie nous donne un exemple de Travail qu’elle a effectué dans une entreprise. Je vous le relate tellement il est intéressant de constater les conséquences que peut donner un état d’esprit qui manque de clarté.

Un cadre lui confie « j’ai une assistante qui travaille avec moi depuis dix ans. Je sais qu’elle ne fait pas bien son travail mais elle a cinq enfants… »

Katie : « bravo ! Gardez là de façon à ce qu’elle montre au reste de vos employés que, s’ils ont assez d’enfants, ils pourront travailler pour vous, qu’ils fassent ou non leur travail correctement ».

Le cadre : « Je ne peux tout de même pas la mettre à la porte »

Katie : « Je comprends tout à fait. Donnez alors son poste à quelqu’un de compétent, renvoyez là chez elle où ses cinq enfants ont besoin d’elle, et envoyez-lui sa paie tous les mois. Ce serait plus honnête que ce que vous faites actuellement. La culpabilité coûte cher. »

Quand il a lu sa feuille de Travail à l’assistante, cette dernière a reconnu qu’il avait entièrement raison. Que ce qu’il avait écrit était juste.

Katie demande alors à l’assistante : « Que proposez-vous ? Que feriez-vous si vous étiez votre propre employée ? »

Souvent, les salariés se licencient eux-mêmes quand ils comprennent ce qui se passe. C’est ce qu’a fait cette assistante. Elle a trouvé un autre emploi dans une entreprise plus proche de son domicile, ce qui lui a permis d’être à la fois une assistante compétente et une bonne mère. Le cadre a compris qu’il n’avait jamais remis en question les pensées qui l’incitaient à faire preuve de « loyauté » envers une assistante que la situation, en réalité, rendait tout aussi mal à l’aise que lui.

Chapitre 7 : appliquer le Travail aux jugements que l’on porte sur soi

Vous avez constaté que les jugements envers votre prochain se retournent toujours contre vous-même. Si vous ressentez un malaise avec un retournement, vous pouvez être sûr d’avoir mis en lumière une croyance à votre sujet que vous n’avez pas encore remise en question. Si par exemple, lorsque vous retournez l’affirmation « il devrait m’aimer » en « je devrais m’aimer » vous ressentez du stress, alors c’est certainement le moment de faire le Travail sur cette pensée.

Les questions s’appliquent de la même façon qu’avec les jugements sur nos semblables. Si par exemple, vous travaillez sur la croyance « je suis un bon à rien », est-ce que c’est vrai ? Pouvez-vous le savoir de façon absolue même si vos parents, vos enfants, vous-même le dites depuis longtemps ? Dressez la liste de vos réussites : par exemple, j’ai fait la vaisselle, je me suis brossé les dents, j’ai respiré.

Il suffit de remplacer parfois le « je » par « ma façon de penser ». Par exemple, « ma façon de penser n’est bonne à rien, surtout en ce qui me concerne ».

Ne vous sentez pas bloqué lors des retournements : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Patientez que les retournements vous trouvent vous, plutôt que l’inverse.

Chapitre 8 : faire le Travail avec les enfants

À n’importe quel âge, nous croyons les mêmes pensées : « je veux que ma mère m’aime », « les gens ne devraient pas être méchants », etc…

Il est aisé de faire le Travail avec les enfants, car ils s’ouvrent facilement aux questions et peuvent le trouver transformateur. faire le travail avec des enfants

Chapitre 9 : appliquer le Travail aux croyances sous-jacentes

Derrière les jugements que nous avons notés sur la feuille de Travail, se dissimulent d’autres pensées que nous croyons depuis des années. Elles servent de socle fondamental dans notre façon d’appréhender la vie. Ce sont les croyances sous-jacentes.

Un moyen efficace pour les débusquer est de dresser la liste de nos « preuves de vérité » lorsqu’elles apparaissent quand nous nous posons la question 1.

Par exemple, si nous prenons l’énoncé de départ « je suis en colère contre mes enfants car ils ne me respectent pas vraiment ». Nous pouvons avoir comme preuves de vérité :

  • Ils m’ignorent quand je leur demande de ranger leurs affaires
  • Ils se chamaillent bruyamment quand je suis au téléphone avec un client
  • Etc.

De la preuve de vérité « ils m’ignorent quand je leur demande de ranger leurs affaires », on trouve comme pensée sous-jacente :

  • Les enfants devraient respecter les adultes
  • Les gens devraient me respecter
  • Les gens devraient suivre mes consignes
  • Je sais ce qui est le mieux pour les autres
  • Si on m’ignore, cela signifie que l’on ne me respecte pas

Puis on applique le Travail à chaque pensée sous-jacente à l’aide des quatre questions et des retournements.

Chapitre 10 : appliquer le Travail à toute pensée ou à toute situation

Chaque problème, chaque pensée est là pour vous permettre de vous libérer. Tant que vous ne vous sentez pas parfaitement bien dans ce monde, mettez-vous au Travail. La raison d’être de la douleur, de l’argent, c’est de vous aider à vous réaliser.

Lorsque vous serez suffisamment à l’aise avec le Travail que vous faites sur les personnes, vous pourrez vous interroger sur des concepts comme la famine dans le monde, le terrorisme, la sexualité, l’intégrisme, ou toute autre pensée pénible qui vous viendrait à l’esprit. Vous vous rendrez compte que tout problème qui vient apparemment de l’extérieur n’est rien d’autre qu’une représentation mal-fondée de votre façon de penser.

Vous effectuerez les retournements comme on procède avec les jugements qui portent sur soi : vous remplacez le problème en question par « ma façon de penser ». Par exemple, « je n’aime pas la guerre parce qu’elle me fait peur » se retourne en « je n’aime pas ma façon de penser parce qu’elle me fait peur » ou alors « je n’aime pas ma façon de penser, surtout à la guerre, parce qu’elle me fait peur ». Ce retournement n’est-il pas vrai, sinon plus vrai pour vous ?

  • Lorsque l’histoire est difficile à identifier
Les lecteurs de cet article ont également lu :  Conversations Cruciales

Parfois nous avons du mal à identifier les pensées qui nous perturbent. Katie nous propose l’exercice suivant :

Vous prenez six feuilles de papier vierges que vous numérotez de 1 à 6.

En haut de la feuille 1, vous écrivez : « triste, déçu, honteux, gêné, effrayé, contrarié, en colère »

En dessous, ajoutez : « parce que »

Et au milieu de la feuille : « et cela signifie que… »

En haut de la feuille 2 : « veux »

Feuille 3 : « devrait »

Feuille 4 : « besoin »

Feuille 5 : « juger »

Feuille 6 : « plus jamais »

Laissez votre mental s’exprimer sans aucune retenue, sans suivre d’ordre particulier.

Sur la feuille 1, vous notez ce qui vous semble être un fait. Par exemple, « nous avions rendez-vous pour déjeuner, elle n’est pas venue, elle m’a laissé attendre au restaurant et n’a même pas pris la peine de m’appeler ». Écrivez ces faits à la suite de « parce que » puis entourez les émotions correspondantes : « triste », « en colère », etc… Puis après les mots « et cela signifie que » notez votre interprétation du fait : « elle ne m’aime plus » ou « elle a rencontré quelqu’un d’autre ».

Si vous vous surprenez à penser « je veux », notez cette pensée sur la feuille 2. Sinon, qu’est-ce qui ferait que cette personne serait idéale à vos yeux ? Prenez-vous pour Dieu, par exemple, « je veux qu’elle soit absolument toujours à l’heure, sans exception et en toutes circonstances », etc…

Pour la feuille 3, écrivez les pensées qui commencent par « il devrait » ou « il ne devrait pas ».

La feuille 4 est destinée aux besoins : qu’est-ce qui vous permettrait de retrouver la sécurité et d’être réconforté dans la situation ? Par exemple, « j’ai besoin qu’elle m’aime » ou « j’ai besoin de réussir dans ma carrière ». Notez au bas de la page ce que vous obtiendriez si vos besoins étaient satisfaits.

Sur la feuille 5, soyez le plus cynique, le plus impitoyable possible dans vos jugements sur la personne.

Sur la feuille 6, notez ce que vous promettez ou espérez ne plus jamais revivre.

Maintenant, vous pouvez souligner les affirmations qui vous font le plus souffrir et soumettez-les au Travail une par une. Si à la feuille 6 vous n’êtes pas encore prêt à vous réjouir de revivre ce qui y est noté, ou si l’histoire qui vous bouleverse n’est pas encore claire pour vous, l’exercice suivant peut être très efficace :

Vous vous concentrez sur ce qui vous perturbe. Puis, à l’aide d’un chronomètre, vous notez pendant cinq minutes sans vous interrompre toutes les pensées qui créent cette souffrance. Si vous êtes tenté de vous arrêter, écrivez en boucle la dernière phrase que vous avez écrite jusqu’à ce que vous soyez prêt à reprendre. Une fois que c’est fini, vous soulignez les phrases les plus douloureuses ou les plus gênantes. Puis vous réécrivez les phrases sur l’une ou l’autre des six feuilles à laquelle elles correspondent le mieux. Puis vous laissez vos feuilles pour y revenir plus tard, voire le lendemain. Les phrases qui suscitent en vous le plus de souffrance vous indiquent par quoi commencer le Travail.

Chapitre 11 : appliquer le Travail au corps et aux addictions

Le corps ne peut pas être un problème. Si l’on souffre au sujet de notre corps, c’est à cause de nos pensées à son sujet. La souffrance vient de l’histoire que nous nous racontons à propos de notre corps, non-remise en question à l’aide de l’investigation. Je me raconte une histoire et je suis convaincue que le problème, c’est mon corps. Que s’il changeait, je serais tout à fait heureuse.

Le problème vient toujours d’une pensée non remise en question. C’est pourquoi le Travail porte sur notre façon de penser et pas sur l’objet de notre dépendance. Car, la vérité, c’est que la dépendance à un objet n’existe pas. Seul existe l’attachement à une croyance non remise en question.

Une addiction c’est une pensée qui survient et qui me dit que je devrais ou ne devrais pas fumer / boire / dépenser de l’argent / manger, etc…. Je la crois et m’éloigne alors de la réalité de l’instant présent (qui est que je mange, que je fume, que je dépense de l’argent, etc…). Nous croyons des pensées qui ne sont pas vraies pour nous, et ces pensées sont les raisons pour lesquelles on fume, boit de l’alcool, etc…

Si vous pensez que l’alcool vous rend malade, colérique ou confus, et que vous en consommez quand même, cela revient à boire votre propre maladie. Vous buvez avec ce que vous savez de lui et il produit sur vous exactement les effets attendus. L’alcool est honnête et fiable : il vous promet de vous enivrer et il le fait. Il vous promet d’aggraver les choses et il le fait. C’est un excellent maître pour enseigner l’intégrité.

Le but de l’investigation n’est donc pas d’arrêter de boire ou de fumer, mais de dissiper toute confusion concernant les effets de l’alcool.

Chapitre 12 : Apprivoiser le pire

Katie a accompagné des personnes à faire le Travail sur le viol, l’inceste, la guerre en Bosnie, la torture, la détention dans les camps de concentration nazis, sur la mort d’un enfant, sur la douleur chronique provoquée par des maladies telles que le cancer.

Beaucoup d’entre nous pensent qu’il nous est impossible d’accepter ce genre d’expériences monstrueuses, et encore moins de les aborder avec un amour inconditionnel. Non seulement c’est possible, mais en plus c’est notre vraie nature.

La réalité est toujours bienfaisante, même dans des situations qui nous paraissent cauchemardesques. C’est toujours l’histoire que nous nous racontons le vrai cauchemar. Le pire qui puisse nous arriver, c’est de croire à une histoire non remise en question.

Si vous avez le sentiment d’avoir été une victime (d’un viol, d’un attentat, d’un bombardement, etc…), et si vous vous sentez prêt à pratiquer le Travail, Katie vous invite à consacrer un peu plus de temps à deux parties de votre investigation. Après vous être posé la question 3 (comment réagissez-vous, que se passe-t-il quand vous croyez cette pensée ?) et avoir pris conscience de la douleur que cela provoque chez vous, demandez-vous : combien de fois cela s’est-il produit ? Combien de fois l’avez-vous vécu en pensée ? Puis, lorsque vous découvrez votre rôle dans cet évènement, aussi minime soit-il (par exemple, le fait de vous être innocemment soumis à l’acte en question par besoin d’amour ou pour vous épargner de pires sévices), remarquez comme endosser ce rôle est puissamment libérateur et combien au contraire, le nier, est douloureux (j’ai écrit un article à ce propos, pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire). Ensuite prenez votre temps pour vous pardonner à vous-même. Il est possible qu’après ce processus, votre identité ne soit plus celle d’une victime. se libérer victime

Note : Byron Katie a mis en place un réseau de bénévoles qui sont à votre disposition par téléphone pour vous aider à faire le Travail. Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site de Katie ici.

Conclusion sur “Aimer ce qui est” :

Le livre Aimer ce qui est est un trésor. Pour ma part, il a transformé radicalement mes points de vue sur mon entourage. Mes relations s’améliorent petit à petit de façon à ce qu’elles soient naturellement basées sur l’amour. Je suis même surprise qu’on me demande mon avis désormais sur tel ou tel aspect dans une relation. On me demande mes conseils, à moi, sur des relations douloureuses !

Je m’occupe beaucoup plus de mes affaires et beaucoup moins de celles des autres. Par effet de ricochet, je vis davantage ma vie car je me préoccupe moins de celles de mes semblables ; j’ai gagné un temps inestimable dans mon quotidien pour le consacrer à des projets personnels. Et je me rends compte, lorsque j’observe mes collègues par exemple, à quel point on passe du temps à s’occuper des affaires des autres.

J’ai fait tomber des croyances qui me limitaient sur le plan professionnel : j’ai osé me lancer dans la formation d’Olivier « blogueur Pro », ce que je n’aurais jamais fait avant de découvrir Aimer ce qui est. J’ai osé créer mon blog, dans lequel je partage mes découvertes sur le développement personnel et les défis qui se dressent sur mon chemin.

Puis, en filigrane, sans m’en rendre compte, Aimer ce qui est m’a ouvert à la patience, à l’amour, à une compréhension bien plus large mais aussi plus fine de la vie. Il m’a ouvert à la paix, la sérénité, la liberté (ce n’est pas encore gagné, il m’arrive de retomber dans mes anciennes habitudes, mais la porte s’est ouverte en grand). Je me détache aussi des considérations matérielles. Les transformations me concernant sont nombreuses et fulgurantes (ça ne fait même pas un an que je pratique le Travail).

Le DVD qui accompagne le livre Aimer ce qui est est très bien. Il permet de découvrir ce qu’est le Travail car la démarche est surprenante au début. Pour ma part, il m’a fallu quelques heures pour comprendre où Byron Katie voulait en venir. Puis lorsque j’ai compris, je me suis dit « ah mais bien sûr ! ».

Enfin, je ne prête jamais cet ouvrage. Souvent je m’y replonge et je m’en sers lorsque je pratique le Travail, car chaque chapitre recèle des ressources qui m’aident à chaque fois. Je préfère l’offrir à mon entourage s’il le souhaite.

Selon moi, si l’on veut se comprendre en profondeur et se séparer de nos croyances limitantes, si l’on veut se libérer de nos conflits et vivre en paix, bref, si l’on souhaite se réaliser, c’est LE livre de développement personnel qu’il faut avoir.

Points forts :

  • Très belle écriture dense qui va au fond des choses
  • Les concepts sont expliqués avec clarté
  • Véritable outil qui permet de se consacrer à son développement personnel
  • Avec ce seul livre, on peut travailler tous les domaines (vie familiale, professionnelle, spirituelle, etc…) et se délivrer de toutes nos émotions négatives (la peur, la colère, la culpabilité, la frustration, etc…)
  • Aimer ce qui est amène à une véritable et profonde réalisation de soi
  • L’illustration par les nombreux échanges entre Byron Katie et les personnes avec lesquelles elle facilite le Travail nous permet de faire notre propre cheminement
  • Le DVD qui est un vrai plus

Point faible :

  • Il faut consacrer du temps pour se lancer dans l’investigation. C’est un apprentissage, c’est donc laborieux au début. Mais les gains sont tellement importants, que ce temps n’a pas de valeur

La note de Emily du blog Être enfin zen :

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Avez-vous lu le livre de Byron Katie Aimer ce qui est ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (2 votes, moyenne: 5,00 out of 5)

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Les 4 questions du travail dans le livre Aimer ce qui est: quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie de Byron Katie

  1. Est-ce que c’est vrai ?
  2. Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ?
  3. Comment réagissez-vous, que se passe-t-il lorsque vous croyez cette pensée ?
  4. Qui seriez-vous sans cette pensée ?

————————————————————————————————————————-Vivre dans le moment présent est un concept proche d’Aimer ce qui est. Dans la vidéo qui suit, intitulée “Comment vivre dans le moment présent pour avancer dans vos projets,” je partage une expérience touchante alors que je réalisais les progrès que j’avais faits dans mon apprentissage du langue étrangère :

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