Comment être tout

comment être tout multipotentialiste how to be everything Emilie Wapnick

Phrase-résumée du livre “Comment être tout. Un guide pour ceux qui ne savent (toujours) pas ce qu’ils veulent faire quand ils seront grands.” : Ce livre s’adresse aux personnes multi-passionnées (multipotentialistes) et nous partage pleins de techniques pour dépasser nos challenges spécifiques et nous aider à créer une vie épanouie – pour enfin être TOUT ce que nous voulons être !

Par Emilie Wapnick, 2017, 228 pages.

Titre original : How to be everything – a guide for those who (still) don’t know what they want to be when they grow up

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Sarah Gascoin du blog Multipassionnés épanouis.

Chronique et résumé de “How to be everything” d’Emilie Wapnick :

Note : Ce livre n’existe pas en français actuellement, je pars donc de la version originale en anglais. Je voulais au départ vous mettre la version française (traduite par mes soins) suivie de la version originale pour les titres, sous-titres et citations. Mais en fait cela rend le texte beaucoup trop lourd. Donc vous aurez uniquement la version française. Dès que vous voyez du texte en italique dans la chronique, c’est une traduction du livre original.

“Ce livre va vous montrer comment construire une carrière durable et fructueuse qui vous permettra d’explorer le contenu de votre cœur – pour ÊTRE TOUT.”

Partie I. Tout ? Bienvenue dans la tribu !

comment être tout à la fois multipotentialiste bienvenue sourire

Chapitre 1. Vous n’avez aucun problème

Le livre commence par un exemple de la vie d’Emilie.

Elle nous raconte qu’il y a quelques années elle a rencontré une ancienne professeure qu’elle n’avait pas vu depuis 10 ans. Celle-ci lui demande alors ce qu’elle fait et elle est ébahie quand Emilie lui répond (avec enthousiasme) qu’elle commence une école de droit !

« Hm, je pensais que tu allais devenir réalisatrice de film. »

Emilie nous explique la détresse dans laquelle elle a été plongée à la suite de cette simple phrase, parce que cela lui a rappelé tous les changements qu’elle a eus au cours de sa vie dans son orientation professionnelle.

“[…] ça a été comme si je m’étais prise en pleine tête une Vérité à mon sujet que j’avais toujours refusé de voir : j’étais incapable de rester focalisée sur quoi que ce soit.”

« Qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? »

Voilà une question qu’on nous pose couramment depuis qu’on est petit. Quand on répond à 5-6 ans, on est libre de dire ce qu’on veut et notre entourage est soutenant. Cependant, au fur et à mesure qu’on grandit, cette question crée de plus en plus d’anxiété et de confusion intérieure, parce que les autres attendent qu’on leur dise ce qu’on compte faire pour le reste de notre vie.

Le mythe d’avoir une seule vocation

Cette question peut faire des ravages, en particulier parce qu’elle implique de devoir choisir une seule chose.

Et il y a plein d’autres contextes dans lesquels on nous fait sentir qu’il faut choisir une seule voie. Par exemple quand on doit choisir sa spécialisation après le bac ; ou même quand on met en avant des personnes qui ont eu leur vocation très tôt (médecins, écrivains, sportifs, artistes, etc.)

“Une vie spécialisée est décrite comme l’unique voie pour réussir, et elle est hautement romancée dans notre culture.”

A cause de tout ça, nous sommes conditionnés à croire que nous avons tous une voie dans la vie, une vocation, qui correspond à notre destinée !

Là, l’auteure revient au cas des personnes qui ne se retrouvent pas dans ce schéma. Des personnes qui s’inquiètent justement de ne pas trouver leur vocation. Et elle nous rassure :

“En fait, il y a une très bonne raison à votre tendance à changer souvent de voie, à dévorer de nouvelles connaissances et expériences, et à essayer de nouvelles identités.”

Vous êtes un multipotentialiste !

Vous vous reconnaissez ?!

Alors vous êtes certainement un multipotentialiste : une personne avec de multiples intérêts et très créatif. (Autrement dit : une personne avec plusieurs potentiels.)

Quel type de multipotentialiste êtes-vous ?

Tous les multipotentialistes sont différents. Certains peuvent avoir une douzaine de projets simultanément et d’autres agissent plus de manière séquentielle : un projet à la fois. Et bien sûr, tout est possible entre ces deux extrêmes.

Cela peut être résumé ainsi :

spectre multipotentialiste

La plupart des multipotentialistes se trouvent dans le milieu de ce spectre. Et ça peut bouger au cours de notre vie.

Feuille de route d’un multipotentialiste (indice : ce n’est pas une ligne droite)

Dans notre société on nous a appris que chaque domaine mène à une carrière précise. Par exemple, on s’attend tous à ce qu’un étudiant en médecine devienne médecin, un étudiant en architecture devienne architecte, etc…

“Chacun de ces domaines a une carrière associée, à la fin d’une trajectoire verticale.”

Les multipotentialistes ne suivent pas cette trajectoire verticale.

Nous avançons de manière verticale ET horizontale. C’est à dire : nous avançons tout droit dans un domaine, puis changeons de domaine, y avançons un moment, changeons encore, revenons au précédent, etc…

Mais, en même temps, les compétences que nous acquérons dans chacun de ces différents domaines nous servent dans tous les autres.

“La plupart de mes “vies passées” ont été utiles de manière réelle et pratique. J’utilise parfois mes compétences comme prévu, (…) mais je les applique plus souvent de manière latérale.”

Être un multipotentialiste dans un monde de spécialistes

Être un multipotentialiste, c’est génial, mais cela présente aussi certains défis, dans 3 domaines principaux :

  • Travail : trouver un emploi qui nous permet à la fois de continuer à explorer nos multiples passions et à la fois d’avoir une stabilité financière.
  • Productivité : définir notre propre système de productivité pour pouvoir avancer sur tous nos projets (et ne pas nous disperser)
  • Estime de soi : accepter notre mode de fonctionnement pour ne plus souffrir de nous sentir « à part », dans un monde peu ouvert à la multipotentialité.

Ces trois défis vont être abordés plus en profondeur dans la suite de ce livre.

Chapitre 2. Les multipotentialistes : des faignants ou des innovateurs ?

Dans beaucoup de pays, il existe un adage commun qui dit à peu près ceci :

« Faire pleins de choses différentes, c’est être bon nul part. »

Cet argument peut sembler logique mais dans la réalité ça ne se passe pas forcément comme ça. Pour Emilie, la créativité, l’ingéniosité et l’enthousiasme passionné sont tout aussi importants que les compétences en elles-mêmes !

Les spécialistes et les généralistes (autre nom des multipotentialistes) ont chacun leur utilité, à condition de les placer dans le bon contexte. En effet, certaines professions nécessitent un haut degré de spécialisation (exemple : chirurgien cardiaque), alors que d’autres demandent plus de capacités d’adaptation et de polyvalence.

Et « ne pas être le meilleur » ne veut pas pour autant dire qu’on est médiocre. Un multipotentialiste peut être très bon dans plusieurs domaines, voir même un expert dans certains.

Les super-pouvoirs des multipotentialistes

super pouvoirs multipotentialistes

  • #1 Synthèse d’idée

“Nous sommes d’excellents synthétiseurs. Combiner deux concepts ou plus et créer quelque chose de nouveau à leur intersection, c’est totalement notre tasse de thé.”

  • #2 Apprentissage rapide

Les multipotentialistes apprennent rapidement pour trois raisons principales :

    1. Nous avons l’habitude de nous sentir débutants et du coup nous ne nous décourageons pas à la première difficulté. De plus nous gagnons progressivement confiance en nos facultés d’apprentissage, ce qui nous permet d’apprendre de plus en plus vite.
    2. Nous sommes passionnés, ce qui fait qu’on veut en apprendre le maximum en un minimum de temps.
    3. Nous débutons rarement de zéro, vu que nos précédents apprentissages peuvent nous servir.
  • #3 Adaptabilité

Les multipotentialistes peuvent s’adapter facilement et rapidement à différents rôles et différentes compétences en fonction des besoins de leurs employeurs. C’est également un atout pour ceux qui sont free-lance ou entrepreneurs.

“Être adaptable nous rend plus résilient dans une économie instable, qui évolue très vite.”

  • #4 Pensée globale

“Les multipotentialistes sont capable de voir comment les idées individuelles sont connectées au monde entier. Nous sommes des “penseurs globaux” qui adorons le brainstorming, la conception de projets nobles et le recherche de solution pour améliorer le monde.”

Comme nous avons des connaissances et des compétences dans pleins de domaines différents, c’est facile pour nous de voir comment ces domaines sont connectés et peuvent interagir. Et ainsi nous pouvons anticiper les problèmes qui peuvent survenir et/ou les solutions à apporter.

  • #5 Mettre en relation et traduire

Aussi bien que nous aimons relier différentes idées entre elles, nous aimons relier différentes personnes de différents « mondes ». Nous sommes capables de comprendre le langage spécifique de chacun et de le traduire pour les autres.

Emilie nous cite Barbara Sher qui, dans son livre « Refuse to choose » (Refusez de choisir), compare cela au fait d’être un « chef d’orchestre ». Celui-ci comprend le langage individuel de chacun des instruments et peut les faire jouer ensemble, mettant ainsi en lumière une plus grande vision.

La relation entre multipotentialité et innovation

“Les multipotentialistes ont toujours été des innovateurs et les innovateurs ont souvent été des multipotentialistes.”

Emilie nous cite trois multipotentialistes connus : Aristote, Benjamin Franklin et Léonard de Vinci !

En tenant compte de nos inclinaisons naturelles, il paraît normal qu’un multipotentialiste ne se contente pas de ce qui existe mais cherche à créer des nouvelles choses.

Le vrai problème

Finalement, le principal problème actuellement pour les multipotentialistes, c’est qu’il n’existe aucun modèle mettant en avant des multipotentialistes qui réussissent professionnellement et qui sont épanouis.

Donc c’est compliqué d’imaginer comment créer notre vie sans avoir d’exemples à suivre.

C’est le problème qu’Emilie a voulu en partie résoudre en écrivant ce livre !

Chapitre 3. Les composants d’une vie de multipotentialiste heureux

Emilie nous dit qu’elle a interviewé beaucoup de multipotentialistes pour écrire ce livre (elle partage leurs témoignages tout au long du livre). Et elle s’est rendu compte que :

“Des multipotentialistes heureux peuvent être trouvés dans n’importe quel rôle de n’importe quelle industrie, y compris certaines qui peuvent sembler spécialisées.”

Donc elle soulève le problème suivant :

Si nous pouvons faire n’importe quelle profession, et que ce qui marche pour un ne marche pas forcément pour un autre… comment faire pour trouver un modèle commun qui aidera les multipotentialistes en questionnement ??!

De ces interviews sont quand même ressorties des similitudes.

“Ils ont tous conçu des vies qui leur fournissent trois éléments communs : argent, sens et variété.”

Il s’agit de concevoir sa vie, pas de planifier sa carrière

“Alors que j’en apprenais plus sur les histoires des participants (à ce livre), j’ai réalisé que leur sentiment d’accomplissement ne provenait pas uniquement de leurs carrières. […]

Autrement dit, le sujet de ce livre n’est pas la planification de notre carrière. Il s’agit de concevoir sa vie, dans son ensemble.”

Voyons donc en détails les 3 éléments essentiels dont nous avons besoin dans notre vie pour être heureux et épanouis.

  • #1 L’argent

Voici un sujet qui peut être compliqué à aborder, très émotionnel et touchant à de fortes croyances. Néanmoins, c’est important de reconnaître que nous avons besoin d’argent pour vivre dans notre société. C’est réel.

L’approche de “l’ingrédient”

L’auteure nous présente ici cette approche de John Armstrong qui nous dit de considérer que l’argent est un ingrédient essentiel d’une vie heureuse, mais pas le seul. Il faut le combiner avec les valeurs et les envies importantes pour nous !

L’argent est d’autant plus important pour nous, multipotentialistes, que nous avons pleins d’envies et de passions à assouvir et que cela peut demander des investissements financiers pour les pratiquer.

Les différences dans les objectifs financiers

C’est donc super important de commencer par définir de quel montant nous avons besoin pour vivre confortablement (et ne pas nous sentir en insécurité financière). Parce que ce montant peut varier énormément d’une personne à l’autre.

“Juste chercher « plus », sans définir de combien vous avez besoin et pourquoi, va contribuer à un sentiment chronique de ne jamais avoir assez.”

Répondre d’abord à vos besoins de survie

Se construire une carrière qui est en accord avec notre multipotentialité peut demander du temps. Du coup il peut être intéressant de commencer par prendre un travail « alimentaire » pour subvenir à nos besoins de base.

Cette solution temporaire nous permettra de nous sentir en sécurité financière le temps pour nous de construire notre vie de rêve. De plus, nous nous sentirons plus libre d’explorer différentes possibilités et cela nous enlèvera la pression de devoir gagner de l’argent MAINTENANT avec nos passions !

  • #2 Le sens

Gagner de l’argent n’a aucun intérêt si ce que nous faisons ne résonne pas avec nos aspirations profondes.

Faire une activité qui a du sens nous stimule, nous remplit d’énergie et nous porte, même quand nous sommes fatigués.

“Quand le travail en lui-même est difficile, nous nous relions au sens profond que nous sommes en train de faire quelque chose d’important, pour nous aider à continuer.”

L’importance de se demander pourquoi

Nous pouvons nous demander pourquoi toutes les activités que nous avons eues jusque-là nous remplissaient de sens.

“Mieux nous nous connaissons nous-mêmes ainsi que les forces qui nous animent, plus ce sera facile de faire des choix de carrière qui ne satisferont pas uniquement nos objectifs financiers mais aussi qui sont justes.”

Le fait de connaître nos Pourquoi importants va nous aider à :

  • Faire des choix plus justes dans notre carrière
  • Trouver un lien entre toutes nos activités (anciennes et présentes) – et pouvoir mieux les expliquer aux autres
  • Envisager et expérimenter de nouveaux plans de carrière !

C’est ok d’avoir plus qu’UN pourquoi

Emilie nous avertit ici de ne pas essayer de retourner dans une vision « spécialiste » de la vie. Donc, nous pouvons avoir plusieurs pourquoi, même s’ils semblent différents !

Avoir assez d’argent et de sens

Attention ! Nous avons le droit de faire des choses qui ne rapportent rien (au sens financier du terme). Et nous avons aussi le droit d’avoir une activité professionnelle qui n’a pas trop de sens pour nous.

“Comme pour l’argent, l’important ce n’est pas que tout ce que nous faisons réponde à notre sens profond, mais que globalement, nous ayons assez de sens dans notre vie pour sentir que nous avons un impact positif dans le monde.”

  • #3 La variété

“Vous avez probablement déjà entendu la maxime : “Trouve ce que tu aimes faire et tu n’auras jamais à travailler un seul jour dans ta vie.” Cet avis est plutôt inutile pour les multipotentialistes qui, par nature, ont besoin de variété pour être heureux.”

Même si nous trouvons quelque chose que nous aimons, nous n’allons pas avoir envie de faire ça tous les jours, jusqu’à la fin de notre vie.

Or, quand nous devons choisir une carrière, il est très rare qu’on tienne compte de ce besoin. Tous les conseillers que nous pouvons rencontrer nous orientent vers un emploi précis, plutôt que de nous aider à créer une profession à multiples facettes.

Alors que nous avons besoin de changer de projets régulièrement.

Si nous n’avons pas assez de variété dans notre vie, nous nous ennuyons et nous sommes frustrés de ne pas pouvoir nous exprimer entièrement. Mais si nous en avons trop, alors là nous risquons le surmenage et aussi la frustration de ne pas pouvoir tout faire.

La clé, ça va être de trouver le bon niveau de variété pour nous, en nous observant. Ce « bon » niveau varie d’une personne à l’autre mais peut aussi varier au cours de notre vie.

La variété peut se trouver entre plusieurs emplois ou bien au sein d’un seul

C’est intéressant de constater que certains domaines requièrent plusieurs domaines de compétences. Par exemple les réalisateurs de film maîtrisent l’écriture, le dessin/story-board, la direction, l’image, l’édition, la composition de musique, etc.

Dans le cas de domaines interdisciplinaires comme celui-ci, notre besoin de variété est déjà en partie comblé par la variété qui existe à l’intérieur même de ce domaine.

“Plus un domaine est interdisciplinaire, moins nous aurons besoin de variété à côté. L’inverse est vrai aussi !”

L’importance d’expérimenter

C’est important de nous observer et d’expérimenter en temps réel pour sentir le niveau de variété dont nous aurions besoin maintenant :

  • Est-ce que je suis satisfait dans ma vie actuellement ?
  • Est-ce que je m’ennuie (manque de variété) ?
  • Ou est-ce que je suis en surcharge (trop de variété) ?

Comment obtenir l’argent, le sens et la variété dont nous avons besoin dans nos vies ?

C’est ce que nous allons voir dans la suite de ce livre !

Partie II. Les quatre modèles de carrière pour les multipotentialistes

Il y a :

  1. L’approche groupée (the Group Hug approach)*
  2. Le slashing (the Slash approach)*
  3. L’approche Einstein (the Einstein approach)*
  4. L’approche du phénix (the Phoenix approach)*

*Note : j’ai eu un peu plus de mal pour la traduction des termes ici, donc je vous mets la version originale à côté, en complément.

Emilie détaille chacun de ces modèles dans les 4 prochains chapitres.

C’est ok de mélanger et assortir

“Je n’oserais pas dire à mes lecteurs multipotentialistes de choisir un seul modèle ! Mélangez et assortissez les quatre approches comme cela vous plait.”

Chapitre 4. L’approche groupée

embrasser le réseau approche groupée multipotentialiste

L’auteure compare cette approche au fait de regrouper tous nos intérêts dans un énorme « gros câlin » (d’où l’expression originale the Group Hug approach)

Il s’agit donc de regrouper le maximum de nos passions dans un seul et même métier. Ce métier qui comblera entièrement nos besoins d’argent, de sens et de variété.

Cette approche est faite pour les personnes qui adorent les projets à multiples facettes qui nécessitent diverses compétences et impliquent plusieurs domaines. Et aussi pour les personnes qui veulent que « ce qu’elles font pour gagner de l’argent » reflète l’entièreté de qui elles sont.

Mixer nos intérêts ensemble

Bien sûr, pour cela il va falloir mixer ensemble nos différentes passions, et voir ce que ça peut donner.

Voyons cinq stratégies pour faire ce mixage et le transformer en notre carrière de rêve !

Stratégie #1 : Travailler dans un domaine naturellement pluridisciplinaire

“Travailler dans un domaine interdisciplinaire nécessite que vous ayez une compréhension de différentes industries et perspectives.”

Dans ces domaines, nous sommes naturellement amenés à faire différentes tâches, à porter différentes casquettes. Parce que le domaine en lui-même requiert différentes compétences.

Exemples de domaines interdisciplinaires : la réalisation de films, l’architecture, l’intelligence artificielle, l’art thérapie, la préservation de l’environnement, la conception de jeux vidéo.

Stratégie #2 : Où est-ce que les multipotentialistes traînent ?

Même des domaines qui semblent spécialisés au premier abord peuvent receler une niche pour les multipotentialistes.

Emilie donne ici l’exemple de Katy Mould qui étudiait la chimie et commençait à se sentir limitée de devoir choisir une spécialité. Puis elle a découvert la communication scientifique, qui consiste à communiquer des idées scientifiques à des non-experts. Et c’est une « spécialité » qui demande de nombreuses compétences !

“Ce qui semble être une niche dans la discipline de la science, est en fait un paradis à multiple facettes pour les multipotentialistes.”

Il est donc bien possible de trouver des niches riches en variété pour les multipotentialistes dans n’importe quel domaine ! Il suffit de regarder où les autres multipotentialistes traînent.

Stratégie #3 : Travailler pour une organisation ouverte d’esprit

Nous pouvons postuler dans des entreprises qui recherchent des personnes créatives et veulent tirer parti de nos multiples compétences. De plus en plus d’entreprises cherchent des généralistes.

L’important c’est de bien lire les offres d’emploi et de repérer (entre autres par le vocabulaire utilisé) si l’entreprise recherche une personne à multiples facettes ou non.

Stratégie #4 : Rendre un emploi existant plus pluriel

“Mais qu’est-ce que vous devez faire si vous avez déjà un emploi, dans une entreprise qui ne semble pas s’intéresser à vos multiples compétences ?”

Il est possible d’entrer dans une entreprise avec un emploi assez spécialisé. Et, au fil des années (de bon travail), nous pouvons endosser plus de rôles que prévu au départ en proposant des idées/solutions à notre employeur.

Par exemple, Margaux Yiu avait été embauchée à l’origine pour compiler des présentations multimédia. Quand elle a voulu utiliser ses compétences en création de site internet, elle a expliqué à son patron qu’une présence sur le web était super importante. Et c’est elle qui a été en charge du projet !

“Le meilleur moyen d’avoir la permission de mixer vos autres intérêts dans votre travail est de souligner la valeur que vous allez apporter à l’entreprise.”

Stratégie #5 : Créer une entreprise

Finalement nous pouvons tout simplement créer notre propre entreprise.

“Il y a peu de carrières plus riches en multiples facettes que l’entrepreneuriat.”

En effet, rien que le fait de faire tourner son entreprise demande beaucoup de compétences différentes !

L’Entreprise Renaissance (The Renaissance Buisness)

Malgré cela, il faut être prudent parce qu’une entreprise peut être très spécialisée. Et dans ce cas nous n’aurions pas la variété nécessaire et nous finirions par nous ennuyer.

Emilie nous propose donc de créer ce qu’elle appelle une « Entreprise Renaissance » : une entreprise dans laquelle sont intégrés plusieurs sujets/domaines.

“La clé c’est de rendre les relations entre les sujets et les offres, claires comme du cristal.”

Mixer ou ne pas mixer, telle est la question

Il convient de nous rappeler, à ce point, que nous ne sommes pas obligés de mettre TOUS nos intérêts dans notre emploi ou entreprise.

Nous pouvons explorer certaines passions sur notre temps libre, en tant que loisirs. Et c’est ce que font la plupart des multipotentialistes, même ceux qui ont opté pour l’approche groupée.

Chapitre 5. Le slashing

slashing carrière en portfolio changement

“Le slashing, aussi appelé carrière en portfolio, c’est d’avoir deux ou plus emplois à temps partiels (et/ou entreprises) entre lesquels vous alternez votre temps de manière régulière.”

Contrairement à l’approche précédente ici nous gardons nos passions bien distinctes. Notre besoin de variété est alors comblé non pas par le fait de travailler dans un domaine interdisciplinaire, mais par le fait d’alterner entre des domaines très différents.

Pour certains, le fait d’avoir plusieurs emplois est seulement temporaire, le temps de trouver mieux. Mais pour les multipotentialistes cela peut être un vrai choix de carrière !

C’est parfait pour les personnes qui ne veulent pas d’un seul emploi à temps complet.

Avec cette approche nous pouvons aussi bien être salarié dans différentes entreprises que posséder plusieurs entreprises. Et bien sûr, toutes les combinaisons entre les deux sont possibles !

Est-ce que le slashing est fait pour vous ?

“Faites-vous votre meilleur travail quand vous alternez fréquemment entre différents sujets ? Avez-vous une passion folle pour un sujet hautement spécialisé mais vous vous sentez piégé par la seule idée de ne faire que ça, tout le temps ? Est-ce que le projet de combiner vos passions ou compétences dans une seule entité ne vous tente pas ?

Si vous répondez oui, carrément ou Hallelujah à une de ces questions, vous pourriez devenir slasheur dans le futur.”

Cette approche vous convient particulièrement si vous aimez jongler avec plusieurs projets en simultané !

Le temps partiel c’est le rêve

Certains multipotentialistes ne veulent tout simplement pas faire tout le temps la même chose. Ils apprécient chacun de leurs slashs (leurs différents métiers) mais n’aimeraient pas les vivre à temps plein.

Au contraire, pouvoir alterner entre tous rend la semaine fun, flexible et remplie de variété.

“Pour les slasheurs : temps partiel + temps partiel + temps partiel = le rêve !”

Chacun de nos slashs va nous permettre d’utiliser une compétence et d’exprimer une partie de nous différente.

M*** l’ennui

Bien que les multipotentialistes soient souvent attirés par des domaines interdisciplinaires, parfois nous tombons amoureux de domaines hautement spécialisés. Et dans ce cas le slashing est tout indiqué.

D’ailleurs, plus nos slashs seront spécialisés, plus nous aurons besoin d’en avoir dans notre vie pour avoir assez de variété.

Liberté et flexibilité

Le slashing peut être très intéressant pour les artistes qui ont besoin de flexibilité dans leur emploi du temps pour répondre à des auditions, participer à des projets créatifs, donner des concerts de dernière minute, etc… En plus, comme une carrière dans le domaine artistique peut prendre du temps à se mettre en place, c’est intéressant d’avoir au moins une autre activité à côté en attendant que ça marche.

La bénédiction et la malédiction de l’autonomie

Attention cependant : devenir slasheur nécessite de bien gérer son emploi du temps et de se motiver soi-même. Les slasheurs sont typiquement autonomes, indépendants ou avec un esprit d’entrepreneur.

Si nous préférons que les autres nous disent quoi faire et quand, ce modèle n’est pas le plus adapté.

“C’est commun chez les slasheurs d’être opposés à l’emploi traditionnel et même de détester l’autorité.”

Faire le saut vers une carrière de slasheur

Il y a trois manières principales de commencer une carrière de slasheur :

1. Nous voulons sortir de l’emploi à temps complet

“Quelques multipotentialistes font la transition vers le slashing après avoir travaillé dans un emploi à temps complet et réalisé qu’ils voulaient plus de contrôle sur leur travail et sur leur temps.”

Notre premier slash est alors souvent une version free-lance à temps partiel de notre ancien emploi. Puis nous en ajoutons progressivement d’autres, quand nous sommes prêts.

2. On nous présente une opportunité à temps partiel

Quelqu’un a remarqué une de nos compétences particulières et nous propose de nous payer pour ça. Cela peut marquer le début d’une nouvelle activité professionnelle dans notre vie et même de notre carrière de slasheur.

3. Nous plongeons juste dedans et affinons au fur et à mesure

Nous pouvons aussi commencer par prendre un méli-mélo d’emplois divers et variés et affiner progressivement notre portfolio en regardant :

  • Quels métiers nous préférons ?
  • Lesquels sont les plus rentables ?
  • Quelles opportunités se présentent d’elles-mêmes ?

Diriger plusieurs entreprises

Un autre moyen de devenir slasheur est évidemment de créer/diriger plusieurs entreprises. Chaque entreprise fournira un service relativement spécialisé et différents des autres. Et elles apporteront un niveau différent de sens et d’argent dans notre vie.

Chapitre 6. L’approche Einstein

l'approche einstein

Au début des années 1900, Albert Einstein a travaillé pendant presque 10 ans au bureau des brevets du gouvernement Suisse. Or, c’est pendant cette période qu’il a produit certains de ses travaux les plus connus, comme sa théorie de la relativité.

“Comment Einstein a-t-il trouvé le temps d’avoir un emploi à temps plein et de développer ses théories ?”

Emilie nous explique que c’est principalement lié au modèle de travail qu’il avait choisi ! En effet, son emploi au bureau des brevets lui assurait sa sécurité financière. Et, en même temps, c’était un emploi plutôt tranquille qui lui permettait d’avoir plein de temps et d’énergie à la fin de la journée pour ses projets personnels.

Einstein avait un « emploi suffisant » (« a good enough job »), terme utilisé par Barbara Sher dans son livre Refuse to choose (Refusez de choisir).

“L’approche Einstein c’est avoir un emploi à temps plein ou une entreprise qui nous soutient totalement, tout en nous laissant suffisamment de temps et d’énergie pour poursuivre nos autres passions à côté. En d’autres termes, l’approche Einstein vous permet d’être tout, sans avoir à monétiser tout.”

C’est une approche intéressante pour les personnes qui ont une passion difficilement monétisable.

Étouffant ou libérateur ?

“Pour certains d’entre nous, l’idée de reléguer notre multipotentialité aux soirs et aux week-ends est inacceptable.”

Mais pour d’autres c’est au contraire libérateur !

“En retirant la pression de devoir générer des revenus avec chacun de nos intérêts, nous nous libérons pour pouvoir explorer sans soucis.”

Nous avons vu dans le chapitre 5 que les slasheurs avaient pour valeurs prioritaires la flexibilité et l’indépendance. Les Einsteiners (terme employé par Emilie que je vais garder pour la suite) au contraire accordent beaucoup d’importance à la stabilité. Ils aiment la routine et la structure.

De plus, ce modèle apporte aussi le bénéfice qu’il est facile d’expliquer aux autres ce que nous faisons dans la vie.

En fait, le gros intérêt de cette approche c’est qu’il n’y a aucune pression sur nos intérêts pour qu’ils nous rapportent de l’argent. Et il n’y a aucune pression sur notre emploi d’être la passion de notre vie. Il n’est peut-être pas palpitant mais il est suffisant !

Qu’est-ce qui rend un emploi « suffisant » (good enough)

Il doit répondre à trois critères essentiels :

  1. Être plaisant, un minimum challengeant et fun et dans un domaine qui nous intéresse vraiment. Il n’a pas besoin d’être pluridisciplinaire par contre, mais c’est possible.
  2. Nous offrir un salaire suffisant pour remplir notre objectif de revenus.
  3. Nous laisser suffisamment de temps et d’énergie après pour vivre nos autres passions.

Trouver l’énergie

“Comment font les Einsteiners pour avoir l’endurance de passer d’une journée de travail au bureau à, disons, un cours de comédie musical ?”

Le secret ici c’est d’avoir des loisirs qui utilisent des compétences et modes de pensées très différentes de celles utilisées pendant nos journées de travail.

Par exemple, Charlie Harper travaille dans le domaine de l’informatique, ce qui lui permet d’utiliser ses compétences logiques et analytiques. Ses loisirs quant à eux tournent autour de l’art, le théâtre, la musique, la menuiserie. Et il a l’énergie de tout faire parce qu’il comble deux parties très différentes.

Donc quand on cherche un « emploi suffisant » c’est aussi très important de vérifier qu’il n’est pas trop similaire à nos autres loisirs.

Variété : quand moins c’est plus

La plupart des Einsteiners ont quand même un emploi à plusieurs facettes, mais ils recherchent moins de diversité que ceux qui choisissent l’approche groupée.

Ils cherchent un travail plus « ennuyeux » qui leur laissera vraiment le temps et l’énergie de poursuivre leurs autres passions à côté. Et un travail qui leur demande trop de compétences ne permet pas ça. Donc il n’est pas « suffisant » pour eux.

“Trop de variété peut parfois être contre-productif.”

L’entreprise “suffisante” (the good enough business)

Evidemment, la possibilité d’avoir son entreprise existe aussi ici. Selon l’approche Einstein, cette entreprise implique de fournir un seul service localisé qui apporte suffisamment de revenus et qui… nous laisse assez de temps et d’énergie pour faire tout le reste, oui !

“C’est une approche qui marche bien pour les multipotentialistes qui possèdent une compétence spécialisée qui est fortement recherchée.”

La valeur relative des compétences

Le point clé de l’approche Einstein c’est la stabilité financière. C’est donc logique de choisir comme emploi notre compétence la plus « rare » et la plus demandée par les autres, parce que c’est celle qui va nous rapporter le plus d’argent.

Du coup ce n’est pas surprenant que la plupart des Einsteiners aient des emplois techniques ou basés sur l’information. Les compétences artistiques sont plus dures à monétiser et demandent plus d’engagement pour en vivre.

L’approche Einstein est top si nous voulons quand même explorer ces compétences, sans pour autant devoir en vivre. Et si un jour ça marche, nous pouvons passer au slashing !

“L’une des plus belles choses dans le fait d’être un multipotentialiste c’est que nous possédons une large gamme de compétences et d’intérêts.”

Autant en tirer profit !

« Emplois suffisants » et entraînement professionnel

“Que se passe-t-il si vous voulez avoir un emploi suffisant qui requiert des années d’entraînement ?”

Emilie nous partage ici l’exemple de Matt Lambert, un chirurgien. Au premier abord il peut sembler que Matt est un spécialiste, mais en fait il explique que sur son temps libre il écrit, joue de la guitare dans un groupe, fait de la sculpture sur bois, de la peinture chinoise au pinceau, des collages, etc…

Donc en fait, même un emploi qui paraît hautement spécialisé comme la médecine, peut être un « emploi suffisant » pour un multipotentialiste.

“C’est possible d’être intéressé par une profession qui requiert des années d’entraînement. Il y a plein de multipotentialistes qui complètent leur passion pour un domaine qui demande des années d’études avec de nombreux autres loisirs qui n’ont aucun rapport.”

Chapitre 7. L’approche du phénix

l'approche du phénix choix de carrière

Selon la légende, le phénix qui arrive à la fin de sa vie s’enflamme et renaît ensuite de ses cendres.

C’est une bonne métaphore pour ce que vivent certains d’entre nous. En effet, si certains multipotentialistes s’épanouissent en ayant de multiples projets, d’autres se fascinent pour un seul sujet pendant une longue période.

“L’approche du phénix consiste à travailler dans une seule industrie pendant plusieurs mois ou années puis ralentir, s’arrêter et commencer une nouvelle carrière dans une nouvelle industrie.”

Cette approche est forcément plus adaptée aux multipotentialistes qui préfèrent explorer leurs passions une par une.

Trouver un équilibre entre profondeur et largeur

“L’approche du phénix convient le mieux aux multipotentialistes qui aiment aller en profondeur et qui ne requièrent pas beaucoup de variété au quotidien dans leur vie pour être heureux.”

La grosse différence entre cette approche et les trois autres c’est que celle-ci n’apporte pas beaucoup de variété au quotidien. Elle n’apparaît qu’en regardant en arrière dans notre vie.

Et si vous avez besoin de plus de variété ?

Si vous ne vous sentez pas aussi focalisés que les Phénix il est toujours possible de combiner cette approche avec les autres. Cela vous permettra :

“[…] d’aller plus en profondeur dans un domaine pendant de longues de périodes, sans pour autant fermer votre monde à vos autres intérêts.”

Une renaissance du Phénix est rarement liée au hasard

De l’extérieur, une carrière de Phénix peut sembler aléatoire et décousue, mais en fait, il y a souvent le même « pourquoi » qui sous-tend chaque emploi. Le Phénix cherche juste à satisfaire ce pourquoi de différentes manières au fil du temps.

Comment savoir quand changer de domaine

“En tant que multipotentialiste Phénix, l’un des plus gros défis est de savoir quand dire au revoir à un chemin particulier et commencer quelque chose de nouveau.”

Pour ce faire, Pamela Slim, une coach professionnelle, nous propose de noter notre ressenti concernant notre travail actuel sur une échelle de 1 à 10. A 1 tout est parfait et on adore notre travail. A 10 on se sent malade rien qu’à l’idée d’aller travailler. L’idéal est de commencer à envisager sa reconversion quand on arrive autour de 5-8.

La plupart des Phénix commencent à parler d’ennui quand ils sentent que le moment de changer arrive : ils n’ont plus d’enthousiasme ni d’envie.

Explorer à côté avant de sauter

Bien sûr, dans la vraie vie, on ne suit pas exactement la légende du Phénix. Nous ne passons pas brutalement d’une carrière à l’autre.

Il va y avoir une phase de transition.

“En fait, explorer à côté est souvent ce qui rend la transition possible, puisque cela vous expose à des opportunités professionnelles.”

Vous réinventer : conseils pour une transition en douceur

Il peut être compliqué de percer dans un domaine dans lequel on ne connait rien. Voici six moyens de faire :

  1. Utilisez votre réseau existant
  2. Élargissez votre réseau
  3. Devenez bénévole
    Le bénévolat est un bon moyen d’à la fois augmenter votre réseau et à la fois acquérir des compétences et de l’expérience. C’est un bon générateur d’opportunités.
  4. Offrez du « travail gratuit »
    Ceci est particulièrement indiqué si on veut lancer sa propre entreprise. L’idée c’est de trouver une entreprise existante avec laquelle vous aimeriez travailler et de lui offrir vos services gratuitement. Et cela pourra (peut-être) amener sur une future collaboration professionnelle.
  5. Formez vous
  6. Mettez l’accent sur vos compétences transférables
    Vous ne pourrez pas vous comparez aux autres candidats du secteur en termes de connaissances et de compétences. En revanche vous pouvez extraire de votre parcours les compétences que vous avez acquises et qui vous seront très utiles dans ce nouvel emploi.

Entrepreneur en série (serial entrepreneurship)

Certains Phénix préfèrent être leur propre patron. Du coup ils deviennent des entrepreneurs en série !

“Un entrepreneur en série démarre une entreprise, la fait grandir jusqu’à la rendre rentable puis ralentit dans une certaine mesure – soit en la vendant soit en embauchant quelqu’un pour la faire tourner. Puis il démarre une nouvelle entreprise dans une nouvelle industrie et recommence tout.”

Partie III. Écueils communs des multipotentialistes

vagues obstacles multipotentialistes abandon

Chapitre 8. Votre système de productivité personnel

“Comment une personne peut-elle être focalisée sur plusieurs choses et avancer dans chacune d’elles ?”

La productivité c’est le fait de poser des actions pour avancer vers nos buts.

Sauf que les conseils donnés aux spécialistes dans ce domaine ne conviennent pas forcément aux multipotentialistes. Nous avons besoin d’une approche flexible et non rigide. Et en fait, comme tout le reste, l’approche idéale dépend beaucoup d’une personne à l’autre.

“Fondamentalement, chacun d’entre nous a besoin de concevoir (et parfois reconcevoir) notre propre système de productivité personnalisé.”

Il y a quatre points fondamentaux sur lesquels les multipotentialistes doivent se concentrer :

  1. Choisir sur quoi se focaliser
  2. Trouver du temps
  3. Savoir quand arrêter
  4. Se mettre au travail

#1 Choisir sur quoi se focaliser

“L’un des plus gros challenges des multipotentialistes est de décider lesquels de leurs « potentiels » ils vont développer.”

Parce que, évidemment, nous ne pouvons pas vraiment TOUT faire. Notre temps reste limité. Il va donc falloir faire des choix.

Pour cela nous pouvons nous rappeler qu’un choix est rarement permanent, nous avons toujours la possibilité de changer. Nous pouvons aussi envisager le chemin que nous choisissons comme une exploration plutôt que comme un contrat contraignant.

Pour nous aider, Emilie nous propose de diviser nos projets en deux catégories :

  • Nos projets prioritaires
  • Nos projets qui attendent en coulisses

Et quand nous sommes prêts à arrêter l’un de nos projets prioritaires, nous pouvons le remplacer par un de la deuxième catégorie.

Un temps dédié aux « bricoles »

Pour finir, si le conseil de rester focalisé sur son(ses) projet(s) marche pour un spécialiste, il n’est pas adapté aux multipotentialistes. Nous avons besoin de nous sentir libre d’explorer toutes nos passions ! (Même si nous ne le ferons peut-être jamais.)

Pour cela, nous pouvons programmer un « temps de bricoles ». Il s’agit d’un temps pendant lequel nous allons nous autoriser à explorer tout ce qui nous fait envie ! Cela va nous donner une bouffée d’oxygène qui nous permettra de bien repartir.

#2 Trouver du temps

Il faut maintenant trouver du temps dans nos vies pour travailler sur ces projets.

Quand travailler ?

Nous pouvons observer que nous n’avons pas le même niveau d’énergie à chaque moment de la journée. Il convient donc de placer nos périodes de travail dans les moments où nous en avons le plus.

C’est pendant ces moments que nous aurons le plus envie, que nous serons les plus créatifs, et finalement que nous serons les plus productifs !

Qu’en est-il des emplois du temps chargés ou inflexibles ?

Ça, c’est la situation idéale. Mais dans la réalité, notre emploi du temps ne nous permet pas forcément de travailler à ces horaires optimaux.

“Alors quand devons-nous travailler sur nos projets prioritaires ? La réponse est : quand vous pouvez.”

Nous pouvons nous lever plus tôt, nous coucher plus tard, travailler sur les heures du midi, le weekend. Le temps d’avancer sur ces projets et de pouvoir ensuite définir nous-mêmes notre emploi du temps.

Structurer votre temps

Voici les méthodes les plus utilisées par les multipotentialistes pour le faire. (Comme toujours, il est possible de les combiner ou de les modifier à son aise !)

  • Un emploi du temps flexible

C’est une approche intuitive. Nous choisissons quoi faire en fonction du temps que nous avons à disposition, de l’envie qu’on a, des urgences. Et pendant ce temps nous ne nous focalisons que sur cette unique tâche.

Puis nous refaisons le même processus à chaque nouvel horaire libre.

  • Un emploi du temps programmé

Pour ceux qui aiment prévoir à l’avance et avoir un minimum de structure !

Nous pouvons soit créer notre emploi du temps jour par jour, soit en faire un pour une plus longue durée.

  • Un projet en immersion

L’idée ici c’est de consacrer une période entière à UN SEUL projet (un weekend, une semaine, un mois, etc..). C’est un bon moyen de faire de bonnes avancées sur ce projet.

Et bien sûr, si vous êtes plutôt séquentiel (revoir le spectre de la multipotentialité) il vaut largement mieux vous focaliser entièrement sur votre projet du moment ! Vous n’avez pas besoin de programmer votre journée pour jongler entre différents projets, ce sera même plutôt contre-productif pour vous.

#3 Savoir quand arrêter

Quand Emilie dit arrêter ici, elle veut dire : arrêter complètement un projet pour se lancer dans un nouveau.

Tout le challenge c’est d’être sûr d’arrêter pour les bonnes raisons.

“Les personnes qui arrêtent (démissionnent) sont vues comme des gens faibles, qui abandonnent quand les choses deviennent dures. Au contraire, les multipotentialistes n’arrêtent pas quand quelque chose devient trop difficile ; nous arrêtons plutôt parce que quelque chose est devenu trop facile. […]

Ce qui peut ressembler à un abandon de l’extérieur peut tout simplement être la ligne d’arrivée pour un multipotentialiste.”

Le Point Personnel de Fin (the Personal End Point)

Nous arrêtons une activité quand nous avons obtenu ce que nous étions venus chercher. Nous ne savons pas forcément ce que c’est en commençant, mais nous sentons quand nous l’avons atteint.

A ce moment, on commence à s’ennuyer et il est temps de passer à autre chose.

C’est le processus naturel d’un multipotentialiste.

Votre Point Personnel de Fin VS une Résistance

“Cependant, il existe une autre force qui peut causer des symptômes quasiment identiques d’ennui et de crainte : une Résistance.”

La résistance c’est ce processus qui veut nous maintenir dans notre zone de confort pour nous éviter tout danger.

Il est donc super important de faire la différence entre les deux pour être sûr de ne pas laisser tomber un projet qui nous tient toujours à cœur.

Pour cela il suffit de faire bien attention à ce qui se passe dans notre corps.

Notre Point Personnel de Fin :

  • Il apparaît de manière progressive.
  • Avec le temps nous sentons de moins en moins d’envie.
  • Nous trouvons limite que c’est devenu trop facile.
  • Nous ressentons un sentiment d’accomplissement.
  • Et souvent, nous voulons ignorer les signes qu’on arrive à la fin.

Une résistance :

  • Elle apparaît de manière brusque et intense.
  • On peut sentir de la panique, de l’excitation.
  • Nous ne trouvons pas notre projet trop facile, au contraire, nous sommes plutôt en train de lutter pour avancer.
  • Et c’est impossible de l’ignorer !

#4 Se mettre au travail

“Il y a une grosse différence entre savoir sur quoi vous devriez travailler et vraiment vous mettre au travail.”

Voici quelques outils pour nous aider à le faire – qui vont aussi nous aider à dépasser nos résistances.

1. Se mettre dans un état émotionnel positif avant de travailler

Pour cela, nous pouvons utiliser différentes techniques :

  • La méditation
  • Le mouvement physique
  • Des exercices de gratitude
  • La visualisation
  • Réorganiser notre environnement

2. Quel est le prochain petit pas ?

Plutôt que de regarder TOUT ce qu’on a à faire, focalisons-nous juste sur les 2-3 prochaines étapes.

3. Utiliser un minuteur

Le minuteur est un très bon moyen de se mettre au travail, dans le sens où il nous permet de définir une période de travail. Et après on est libre de s’arrêter si on veut.

Outils spéciaux pour les jours à “zéro progrès”

1. Diminuez vos attentes

Plutôt que de faire une liste à rallonge, notons une seule chose à faire dans la journée pour avancer dans notre projet prioritaire. Faisons-la et c’est tout.

Après, soit nous pouvons nous arrêter là, soit continuer (mais c’est du bonus !).

2. Repérez vos petites victoires

“Nous sommes excellents pour voir tous les endroits où nous n’avançons pas, le travail qui n’a pas été fait, et toutes les choses qui vont mal. Nous sommes beaucoup moins bon pour voir ce qui a marché.”

Comment faire ?

  1. Prendre un carnet. C’est notre journal officiel des petites victoires !
  2. Noter dedans chaque petite victoire. Soit dès que nous la faisons, soit à la fin d’une période de travail.
  3. Nous focaliser uniquement sur ce que nous avons fait. Pas sur les réponses ou les résultats liés aux autres (parce que leur retour ne dépend pas de nous !)

Et retenons que : aucune victoire n’est trop petite !

3. Trouvez un “partenaire de parcours”

C’est beaucoup plus facile d’agir quand on est soutenu et/ou quand on s’engage à faire les choses auprès de quelqu’un.

Donc trouver une personne qui veut elle-même avancer dans ses projets et nous soutenir mutuellement est un super moyen pour avancer.

Si tout le reste échoue…

Et si vraiment la résistance est forte et que le reste ne marche pas, nous pouvons :

  • Libérer nos émotions. En les écrivant dans un cahier, en criant, en pleurant, …
  • Prendre une pause. Oui, c’est autorisé ! Nous pouvons ici faire n’importe quelle activité qui va nous permettre de souffler et de recharger nos batteries.

Passer à l’action !

Il n’y a plus qu’à tester ces différentes méthodes pour construire notre système de productivité personnel !

passer à l'action quand on échoue

Chapitre 9. Peur, confiance et gestion des personnes qui ne comprennent pas

Nous abordons ici le dernier gros obstacle dans la vie des multipotentialistes.

Cet obstacle est lié à nos doutes et croyances personnelles, ainsi qu’au regard que la société et les autres portent sur nous. Pas facile de vivre dans un monde qui ne reconnais pas nos forces (ou même notre existence).

« L’appel vient de l’intérieur »

Le premier aspect qui nous bloque ici ce sont nos propres doutes, peurs et croyances limitantes.

#1 La culpabilité et la honte

“Ça peut être écrasant de réaliser que vous avez atteint votre Point Personnel de Fin dans quelque chose que vous avez autrefois aimé.”

A ce moment nous pouvons avoir l’impression d’avoir raté quelque chose et de ce fait nous sentir perdu, voir coupable et honteux.

Voici quelques trucs à nous rappeler pour nous aider à gérer ces émotions :

  • Nous sommes un(e) multipotentialiste et c’est normal que nous changions régulièrement.
  • C’est le début d’une nouvelle aventure dans laquelle nous allons apprendre de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes, etc…
  • Nous ne sommes pas ce que nous faisons !
  • Nous devons arrêter de penser que nous allons un jour trouver LE Truc. A la place nous pouvons décider d’aborder chaque nouvel intérêt en nous disant que « nous allons explorer quelque chose de nouveau pendant un temps ».

#2 L’inconfort d’être un débutant encore et encore

Comment gérer la vulnérabilité et l’inconfort que nous pouvons vivre quand nous débutons dans un nouveau domaine ?

  • Nous rappeler que c’est normal au début de ne pas être bon ! Et que c’est la première étape pour pouvoir le devenir.
  • Noter toutes nos petites victoires. (Comme vu au chapitre précédent !)
  • Travailler sur des courtes périodes de manière fréquente, plutôt que longtemps, mais moins souvent.
  • Être gentil avec nous-mêmes !

#3 La peur de ne pas être le meilleur

“L’une des croyances la plus commune chez les multipotentialistes c’est que nous ne pouvons pas nous mesurer aux spécialistes qui travaillent dans le même domaine depuis des décennies.”

Les choses à se rappeler dans ce cas :

  • Être efficace importe plus qu’être le meilleur.
  • C’est impossible d’être vraiment LE meilleur. Même en se dédiant entièrement à une seule discipline.
  • Il faut apprendre à expliquer en quoi nos différentes expériences peuvent servir à cette entreprise, pour ce poste. En quoi nous pouvons leur apporter de la valeur.
  • Nous sommes un expert tant que personne ne dit le contraire (et ils ne le font généralement pas). Donc mettons en avant notre confiance en nous et nos compétences et ça devrait aller !

#4 Le syndrome de l’imposteur

“Le syndrome de l’imposteur c’est la croyance que, au fond, nous sommes un imposteur, que nous ne devrions pas être là et qu’un jour, tout le monde se réveillera et s’en rendra compte.”

Ce syndrome a tendance à réapparaître à chaque nouvelle opportunité et avancée dans notre parcours.

Ce qu’on peut faire :

“Si vous étiez vraiment un imposteur, vous n’auriez pas le syndrome de l’imposteur.”

  • Reporter notre attention sur ce que nous avons à faire. Ce syndrome apparaît principalement quand nous commençons à nous demander ce que pensent les autres. Donc, arrêtons !
  • Se rappeler que toutes les personnes qui essayent de faire une différence dans la vie des autres éprouvent ce syndrome un jour ou l’autre. Nous ne sommes pas les seuls.

Faire face aux critiques extérieures

Le deuxième aspect qui nous bloque c’est l’extérieur lui-même : la façon dont les autres (par exemple : un parent, un professeur, un collègue, …) réagissent à notre façon de fonctionner. Même s’ils veulent bien faire, leurs critiques et retours négatifs nous créent beaucoup d’insécurités.

“Discutons de quelques stratégies pour gérer les personnes dans nos vies qui ne comprennent pas, ou n’approuvent pas, notre multipotentialité.”

Faites votre coming out de multipotentialiste !

Si la personne concernée est vraiment importante pour nous (par exemple un parent ou un ami proche) ça vaut le coup de lui expliquer que nous sommes un multipotentialiste et ce que ça veut dire.

Pour les autres, ce sera plus simple (et plus agréable) de ne pas vous justifier ou chercher leur approbation.

Donnez-leur le temps

C’est important aussi de respecter leurs doutes et les laisser faire leur propre chemin d’acceptation.

Dans ce cas nous nous concentrerons sur nous-mêmes pour nous construire une vie épanouie. Et il y a fort à parier que nos proches finiront par réaliser d’eux-mêmes que tout va bien et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

Abandonnez les incrédules

Enfin, peut-être faut-il tout simplement quitter nos anciens amis qui ne nous comprennent pas/plus. Nous pourrons alors nous créer un nouveau réseau de personnes qui vont nous soutenir et nous accepter tel que nous sommes.

Dans tous les cas c’est important de toujours garder à l’esprit que l’on vit pour NOUS et pas pour les autres, même des proches.

Comment répondre à la redoutée : « Alors, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »

Et on termine en beauté avec la question la plus redoutée des multipotentialistes !

Le contexte fait tout : adaptez votre réponse en fonction de qui demande

“Est-ce que la personne qui pose la question est un potentiel nouvel ami qui semble ouvert d’esprit ou bien c’est juste quelqu’un qui essaye d’être poli ?”

Si c’est plutôt le deuxième cas, nous pouvons tout simplement répondre par ce que nous faisons en majorité (exemple : je travaille chez Google). Sans rentrer dans plus de détails.

Si nous avons envie de nous ouvrir plus (et donc avoir une conversation plus approfondie) nous pouvons dire que nous avons plusieurs projets en cours et même… que nous sommes un multipotentialiste !

“C’est ok d’avoir plusieurs réponses à cette question et de choisir celle qui vous semble la plus appropriée pour l’occasion.”

Chapitre 10. Conclusion

Je veux terminer cette chronique avec les derniers mots d’Emilie :

“Nous avons commencé notre voyage ensemble avec une histoire au sujet de pression sociale, d’incompréhension et de honte. Si vous vous souvenez, j’étais tombée sur une ancienne connaissance qui était déconcertée par l’un de mes changements radicaux de direction. Je réalise maintenant que cette personne ne voulait pas être impolie. Elle ne comprenait juste pas ce que ça voulait dire d’être une multipotentialiste et je n’avais pas la confiance ou le vocabulaire pour lui expliquer.

J’espère que vous avez commencé à cultiver cette confiance en vous et que vous vous sentez mieux équipé pour vous adresser aux critiques internes ou externes qui pourraient vous faire douter. Plus que ça, j’espère que vous voyez que vous n’avez pas à justifier vos choix auprès de qui que ce soit.

A quoi ressemblerait votre vie si vous vous donniez la permission d’être tout ce que vous voulez être ?”

Annexes

Le livre s’achève avec deux annexes intéressantes :

  1. Une liste de multipotentialistes célèbres
  2. Des exemples de domaines professionnels interdisciplinaires. Pour ceux intéressés par l’approche groupée du chapitre 4 !

Conclusion sur « Comment être tout » d’Emilie Wapnick :

Je vais être honnête, en temps normal je déteste lire des livres de développement personnel ou d’entrepreneuriat. J’ai commencé assez peu de livres dans ces domaines et j’en ai terminé encore moins. (En tout, j’ai dû en finir deux.)

Pourtant ce livre-là, même en anglais, je l’ai dévoré en une semaine !

Il m’a totalement parlé, sur tous les points et j’étais de plus en plus enchantée au fil de la lecture de voir que tout ce que je considérais jusque-là comme anormal chez moi, ne l’était pas ! Et que je pouvais construire ma vie en accord avec ces envies diverses et variées. Que je n’avais plus besoin de chercher ma « vocation ».

J’ai été particulièrement surprise et très soulagée qu’Emilie répète régulièrement dans son livre que nous n’avions pas à choisir UNE méthode, mais que nous pouvions mixer à notre guise. Parce qu’elle sait ce que s’est et ne nous demanderait jamais de choisir !!

C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que d’autres personnes pensaient vraiment comme moi. Je ne suis donc pas « bizarre » ou anormale. En fait je ne suis pas la seule à réagir comme ça !

J’ai aussi été surprise de voir que certains « problèmes » que j’avais depuis quelques années étaient liés à ça. Par exemple, je n’avais jamais envisagé que mes problèmes de productivité étaient liés à ma multipotentialité avant de lire ce livre !

Pour la petite anecdote, j’ai essayé de me focaliser sur une seule tâche à la fois et de ne pas faire la suivante avant d’avoir fini la première. C’est très dur pour moi. En ce moment je suis en train de travailler sur trois projets en simultané et je n’ai jamais été aussi heureuse ET productive !

C’est grâce à ce livre que je me suis autorisée à accepter toute cette partie de moi et que j’apprends à fonctionner avec qui je suis, plutôt que de continuer à essayer de rentrer dans des cases qui ne me correspondent pas.

Une vraie révélation et libération pour moi !

Si vous vous êtes reconnus tout au long de cette chronique, je vous le conseille vraiment. Tous les multipotentialistes devraient le lire !

Bon, je sais qu’il est en anglais et que ça peut être compliqué pour certains d’entre vous, c’est pour ça que j’ai essayé de faire ici la chronique la plus complète et détaillée possible. Comme ça vous avez déjà tous les points les plus importants pour avancer.

Sarah du blog Multipassionnés épanouis dédié justement à accompagner les multipotentialistes. (Lui, il est en français !)

Points forts :

  • Ce livre est très complet : on trouve une réponse à toutes les questions qu’on peut se poser en tant que multipotentialistes.
  • Il y a des exercices concrets proposés à la fin de chaque chapitre pour nous aider à avancer personnellement par rapport au thème abordé.
  • Il y a vraiment beaucoup d’exemples de vrais multipotentialistes tout au long du livre.
  • La façon dont Emilie écrit fait qu’on a presque l’impression qu’elle nous explique tout ça en direct (comme dans une discussion) et c’est très plaisant.
  • On se sent vraiment compris et accepté pleinement, avec nos besoins de variété et de liberté.
  • On ne se sent plus seul à la fin de notre lecture et ça, c’est génial !

Point faible :

  • Ce livre n’existe pas en version française. Et pour moi, c’est tout !

La note de Sarah du blog Multipassionnés épanouis :

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Avez-vous lu le livre “Comment être tout” ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (Pas encore de Note)

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1 Commentaire pour :

Comment être tout

  • Sarah

    1 Déc 2019 à 21:23

    Bonjour à tous !
    Si vous avez des questions complémentaires à me poser suite à la lecture de cette chronique, posez-les moi en commentaires 🙂 . J’y répondrais avec grand plaisir !

    Répondre









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