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Le pouvoir de l’illusion

le pouvoir de l'illusion Jacques H. Paget

Résumé du livre « Le pouvoir de l’illusion » : Jacques H.Paget, avocat de formation et illusionniste, nous dévoile les secrets de persuasion utilisés par les prestidigitateurs afin que vous puissiez les appliquer à votre tour dans vos relations du quotidien.

Par Jacques H. Paget, 2005, 275 pages

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par le magicien Bertrand Gaté du blog bertrandgate.com

Chronique et résumé du livre « Le pouvoir de l’illusion »

Introduction

Dès 1936, Dale Carnégie, l’auteur du livre Comment se faire des amis, recommandait d’aller voir des spectacles de magie pour étudier la façon dont les magiciens interagissent avec leur public. Il estimait que ces derniers détenaient des outils puissants pour apprendre à mieux communiquer au quotidien. Et pour cause, si les magiciens peuvent donner l’illusion de faire disparaître un éléphant sur scène, alors il doit être possible de transposer ce savoir dans des buts plus modestes et pratiques.

Avant d’aborder la suite du Pouvoir de l’illusion, il est nécessaire de distinguer deux types de magie. D’une part, il y a la magie de scène (il s’agit du magicien traditionnel qui exécute des grandes illusions sur scène comme la femme sciée en deux). D’autre part, il y a la magie close up, discipline bien plus récente qui signifie magie rapprochée : le magicien exécute ses tours de magie, entouré de spectateurs qui se trouvent à quelques centimètres de l’illusion. C’est cette deuxième forme de magie qui nous intéressera pour la raison suivante : leur procédé ne repose pas sur le détournement d’attention, mais bien sur le détournement du raisonnement. La force des magiciens modernes réside dans leur faculté de persuasion et c’est cela que nous allons étudier.

Évolution historique de l’illusionnisme

Une première trace d’illusionnisme dans l’histoire a été découverte sur un papyrus égyptien datant de 2778 avant Jésus-Christ, sur lequel était inscrite une description de tours de magie. En ces temps, les mécanismes secrets étaient surtout utilisés pour impressionner les adeptes des différentes sectes et organisations. C’est uniquement vers le XIXe siècle que l’illusionnisme va devenir une activité artistique avec une finalité de divertissement. D’ailleurs, c’est le magicien français Jean-Eugène Robert-Houdin qui va initier ce courant. C’est le début des spectacles de magie qui rassemblent de grandes foules avec des illusions comme la femme sciée en deux ou la disparition d’un éléphant.

À partir de 1950, l’essor des cinémas et de la TV réduit le nombre de théâtres, limitant en même temps l’utilisation de trappes secrètes et de miroirs géants. Les illusionnistes sont invités à se produire dans des clubs privés devant un public restreint. Dans ces conditions, il n’est plus possible de truquer le matériel, les spectateurs s’en rendraient compte immédiatement.

Un nouveau type de magicien va donc faire son apparition : le magicien close up, avec comme chef de file Dai Vernon qui va inventer un grand nombre de tours reposant considérablement sur des mécanismes psychologiques avec le constat suivant : s’il n’est pas possible de tromper la vue du public, alors il faut duper son esprit. La magie close up naîtra donc aux États-Unis et commencera à être étudié en Europe dans les années 1960 sous l’influence de quelques grands magiciens : Fred Kaps, Alex Emsley, Arturo de Ascanio…

En quoi un illusionniste est spécialisé dans la psychologie de persuasion ?

Pour avoir du succès en magie, un magicien close up n’a pas d‘autres choix que de maîtriser la psychologie et la communication interpersonnelle. Et cela pour différentes raisons :

  • Il doit savoir égarer le raisonnement du spectateur qui souhaiterait remonter le secret d’un tour de magie.
  • Par sa proximité avec le public, il doit pouvoir maîtriser le comportement des spectateurs afin d’empêcher d’éventuels perturbateurs de gâcher la performance.
  • Le magicien doit savoir étonner n’importe quel individu, malgré les différences de personnalité et de culture.

Nous étudierons donc au cours des prochaines parties comment appliquer les principes de psychologie des magiciens dans votre vie de tous les jours.

Partie 1 : La contrôle de l’esprit critique

On peut définir l’esprit critique comme la capacité de l’esprit humain à analyser une situation afin de s’assurer qu’elle ne menace pas sa propre sécurité, physique ou psychologique. Il s’agit donc de comprendre ce qui déclenche la montée de l’esprit critique, notamment dans le cadre d’une argumentation.

Le principe général est le suivant : celui qui écoute cherche toujours à déstabiliser l’autre pour ne pas accepter l’argumentation. Chaque faille, chaque faiblesse est l’occasion de remettre en question les propos de son interlocuteur. Le travail de l’argumentateur est donc de proposer une dialectique qui ne laisse aucune chance à l’esprit critique de l’interlocuteur. Si cet argumentaire résiste aux premières « attaques » de l’interlocuteur, alors très vite ce dernier se lassera pour entrer ensuite dans une phase d’acceptation. Nous verrons comment parvenir à présenter une telle argumentation.

Le silence

Contrairement à l’idée reçue, le silence confère à celui qui l’utilise davantage de pouvoir dans une discussion que celui qui parle sans cesse. Et pour cause, la personne silencieuse éveille l’intérêt : pourquoi n’a-t-elle rien dit ? Quelle est son opinion ? Est-elle d’accord ? Étudions maintenant les avantages d’utiliser le silence.

1. La notion d’impact

La première force du silence, c’est qu’il ajoute de l’impact à vos propos. Si vous attendez patiemment avant de vous exprimer, non seulement ça vous laisse le temps d’écouter les arguments des autres, mais ça vous donnera plus d’attention quand ce sera votre tour de parler.

2. La maîtrise du silence

Le principal intérêt du silence est de pouvoir montrer à l’autre qu’on est sûr de soi. Or, une personne qui manque de confiance en elle éveille immédiatement l’esprit critique de son interlocuteur. Pour cette raison, appliquer la technique suivante : après avoir formulé une question ou une proposition, maintenez le silence. Surtout, ne reformulez pas votre demande si la réaction ou la réponse n’est pas immédiate. Vous montrerez ainsi que vous savez ce que vous voulez.

3. Le contrôle de la parole

Savoir garder le silence a plusieurs avantages :

  • Une personne silencieuse est rarement mal perçue par ses interlocuteurs, au pire, elle sera considérée comme timide. Dans un environnement qui ne vous est pas familier, préférez le silence à la parole, vous sauverez les apparences.
  • Le silence apporte de la respiration et de l’espace à vos propos. Vous devenez plus intelligibles contrairement à quelqu’un qui ne fait que parler sans prendre le temps de respirer. C’est nécessaire pour capter l’attention et se faire comprendre.
  • Lorsqu’une personne ignore une information sur vous, elle va préférer extrapoler des choses positives sur vous plutôt que de ne rien penser. C’est une bonne stratégie si vous voulez que votre interlocuteur imagine des choses sur vous. Ensuite, vous pourrez toujours tirer à votre avantage les informations extrapolées par votre interlocuteur, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.
  • Ne pas répondre immédiatement à une question permet de comprendre les intentions cachées de votre interlocuteur : où veut en venir la personne ? Qu’est-ce qu’elle attend réellement de la réponse ?

Maintenant, voyons comment gérer sa parole lorsque vous vous présentez devant du monde :

  • Ne prêtez pas d’attention exagérée par des bruits, des réflexions ou des remarques pouvant perturber votre exposé.
  • Si l’on vous coupe la parole, vous ne devez pas en paraître affecté. Ce serait une preuve de votre fragilité. Laissez parler comme si vous laissiez passer un train à un passage à niveau. Une fois que la personne a fini, demandez-lui si elle a terminé ses propos ou si elle souhaite en ajouter davantage. Si elle vous dit qu’elle a fini puis qu’elle vous recoupe la parole, vous pourrez ainsi lui signaler qu’elle n’avait plus rien à dire.
  • Face aux critiques, ne répondez pas. Même si cela vous semble choquant ou blessant. En ne répondant pas, votre interlocuteur ne saura pas si sa critique est justifiée ou non. S’il insiste, dites-lui : laissez-moi le temps de méditer à ce que vous avez dit…c’est important et demande réflexion ».
4. Savoir garder un secret

Tous les grands personnages aiment le secret car ils connaissent la valeur de celui-ci. Celui qui sait se taire prendra aux yeux de son entourage une valeur considérable comme quelqu’un à qui l’on peut faire confiance. À l’inverse, combien de personnes ont divulgué des informations importantes en parlant trop fort à la cafétéria ou dans le train.

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Méfiez-vous des gens qui veulent trop en savoir sur vous, résistez à l’envie de divulguer trop d’informations personnelles. On ne sait jamais ce que la personne a en tête. Enfin, le secret suscite l’envie et le désir. Ainsi, si vous voulez être séduisant, soyez mystérieux.

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Le calme

Après le silence, le calme est la deuxième caractéristique du pouvoir. Et pour cause, le calme est rassurant et apporte de la stabilité. Voyons désormais comment donner cette impression de calme à vos interlocuteurs.

1. La gestuelle

La gestuelle doit être maîtrisée sur deux plans : la lenteur et la précision. Contrairement à ce qu’on pense, les magiciens n’ont pas besoin d’être rapides avec leurs mains. Au contraire, un geste rapide éveille l’esprit critique et la méfiance des spectateurs. Même chose dans la vie de tous les jours, la rapidité dégage une impression de stress. La lenteur a également l’avantage d’améliorer votre précision. Vous diminuez vos chances de renverser des objets et de paraître maladroit et tendu.

2. La voix

Lorsque nous nous exprimons, nous transmettons un ensemble d’informations invisibles qui en disent beaucoup sur notre état psychique. Commençons avec la tonalité de la voix et particulièrement le timbre. Celui-ci joue un rôle significatif dans l’impression que nous donnons aux autres. Idéalement, pour paraître calme et serein, vous devez vous exprimer d’une façon flegmatique avec un ton grave. Les aiguës trahissent une nervosité génératrice d’anxiété, de doute et donc de méfiance. D’autre part, pour donner plus de charme à votre voix, il convient de toujours avoir à l’esprit un sourire intérieur.

En plus de la tonalité, veillez à retirer tous les sons parasites tels que « euh… » ou les tics de langage comme « en fait… ». Ils marquent votre hésitation et votre manque de confiance, ce qui éveille l’esprit critique de vos interlocuteurs.

Enfin, intéressons-nous au rythme de la voix. Nous avons tendance à parler vite lorsque nous voulons que notre opinion soit partagée au plus grand nombre. Mais souvenez-vous que toute rapidité est perçue comme la manifestation de stress. Essayez de ralentir votre rythme et demandez à votre interlocuteur à intervalle régulier s’il vous suit encore. Évidemment, si vous avez l’impression que votre interlocuteur vous comprend parfaitement, vous pouvez accélérer le rythme.

Le doute

Les relations humaines reposent soit sur la confiance, soit sur la méfiance. Le premier fait baisser les barrières, le deuxième éveille l’esprit critique. Nous allons voir ici qu’il y a plusieurs formes de doutes et comment se comporter avec chacun d’entre eux.

1. Le doute vis-à-vis de soi-même

C’est normal de douter de soi, et c’est même recommandé. Le doute permet de se remettre en question et de continuer à progresser. Finalement, douter, c’est faire preuve d’humilité.

2. Le doute de soi vis-à-vis des autres

À l’opposé, essayez de ne pas douter de vous lorsque vous êtes confronté aux autres. C’est inutile et ça ne sert personne. Ne vous laissez donc pas déstabiliser et évitez toutes les phrases comme « excusez-moi » qui sont des signes de fragilité. Vous pouvez douter avant ou après une rencontre, mais pas pendant. Il faut rester flexible mais rester déterminé dans ses propos.

3. Le doute à l’égard des autres

De manière générale, restez prudent sur la nature humaine, même pour les connaissances qui vous sont proches. Il est toujours difficile de savoir ce que pensent vraiment les gens.

4. Le doute des autres à votre égard

Tant que les autres auront des doutes à votre égard, ils continueront à vous prêter attention. Laissez-les donc douter de vous, surtout s’ils ont tort. Il est inutile de leur dire qu’ils se trompent. D’ailleurs, ça serait contre-productif car une personne qui ne doute plus de vous prendra une assurance qui pourra vous mettre en difficulté.

De plus, on revient sur l’aspect de la séduction déjà abordé sur la partie du secret. Tant qu’on doute de vous, vous serez séduisant.

La cohérence

Afin de ne pas éveiller l’esprit critique, vous devez montrer une cohérence dans ce que vous dites et ce que vous montrez. Même si en creusant un peu, on se rendrait compte que ce n’est pas si cohérent. L’apparence de cohérence est suffisante. Il s’agit de l’un des moyens préférés des magiciens pour tromper leur public.

Dans un tour de magie, chaque geste est motivé afin de donner une apparence logique à la performance. Nous verrons ci-dessous plusieurs principes et applications qui reposent sur la cohérence.

1. Faculté d’extrapolation

Le cerveau humain emprunte des raccourcis que le magicien sait exploiter. Par exemple, si un magicien sort un étui de cartes rouges, alors vous pouvez être sûr que les spectateurs vont déduire que le dos des cartes est rouge. Or, rien ne garantit que les cartes soient rouges. Il s’agit d’un cas typique d’extrapolation.

À l’instar des magiciens, laissez votre auditoire déduire ce qu’il veut du peu d’informations que vous lui donnez. En laissant des propos qui laissent libre cours à l’extrapolation, vous vous ouvrirez des opportunités.

2. Éviter de se justifier

Dans la mesure du possible, essayez de ne pas justifier vos actes. Comme le disent les sociologues : « Nos justifications marquent nos limites ». En donnant des justifications, vous donnez des raisons à votre interlocuteur de vous contredire.

3. Adoptez la poker face

Notre visage est l’expression de nos sentiments et cela peut parfois se retourner contre nous. L’intérêt du poker faceest de ne donner aucune information positive ou négative qui pourrait être exploitée par votre interlocuteur. L’exemple parfait est celui du joueur de Tennis Bjorn Borg qui n’exprimait jamais rien sur le court.

4. Développer une gestuelle arrondie

Quand un être humain est en harmonie avec lui-même, ses gestes ne sont jamais brutaux ou désordonnés. Pour cette raison, entraînez-vous à mettre du rythme et du calme dans vos gestes.

5. Se convaincre soi-même de ce qu’on dit, même si on n’y croit pas

Ce n’est pas le produit qu’on vend qui est crédible, c’est la conviction avec laquelle on présente les arguments. Ne doutez pas de ce que vous dites même si vous êtes au courant que tout n’est pas parfait dans votre argumentaire.

Le coefficient de sympathie

Abordons maintenant un sujet extrêmement important pour affaiblir l’esprit critique : le charme et la séduction. Comment faire pour plaire à son audience ?

1. La culture de la non-évidence

L’évidence retire le charme en supprimant le mystère : semer le doute, garder un secret, ne pas se dévoiler sont autant de stratégies qui contribuent à maintenir le charme. En laissant des zones d’ombre sur notre personnalité, on laisse aux autres la possibilité d’extrapoler sur notre capacité de manière positive.

2. L’alternance des pôles d’attirance sympathique et antipathique

On croit souvent qu’un caractère jovial, souriant et sympathique a davantage de chance de séduire. Or, ce n’est pas nécessairement vrai. D’ailleurs, on a tendance à se méfier des personnes qui sourient en permanence, même quand la situation ne s’y prête pas. En réalité, le charme repose sur un juste équilibre entre la sympathie et l’antipathie. Comment faire pour se montrer peu sympathique ? Apprenez à dire non. Évitez d’être dans l’acception trop facile. Une autre stratégie consiste à utiliser des silences dans la discussion.

L’avantage de paraître légèrement antipathique au début d’une relation réserve toutes les chances de paraître sympathique par la suite. Évidemment, il ne s’agit pas d’être antipathique trop longtemps, ni de manière trop brutale. C’est une question d’équilibre de sorte à ce que le doute subsiste sur la nature de votre personnalité.

Cliquez ICI pour en savoir plus sur la façon dont les magiciens créent des liens avec leurs spectateurs.

Partie 2 : Les techniques de persuasion directe

La partie précédente était surtout dédiée à la question « comment réduire l’esprit critique de son interlocuteur ». Nous allons aborder maintenant d’autres techniques utilisées par les magiciens, qui n’ont pas pour but de réduire l’esprit critique, mais qui aident à améliorer sa communication avec les autres.

Les techniques de prise d’énergie

Lorsqu’on s’exprime, on pense rarement à la position de nos mains. Pourtant, elles peuvent avoir un impact positif sur notre voix. Par exemple, une main posée à plat sur une table permet à la voix de se poser, de descendre plus facilement dans les graves. Voyons maintenant comment travailler la posture de ses mains et plus généralement son langage corporel.

1. Posture d’écoute

Placez vos mains sur la table proche de vous. Vous n’avez pas besoin de vous avancer vers votre interlocuteur et de vous appuyer fortement sur la table. Vous voulez donner l’impression que vous attendez patiemment, sans pression.

2. En prise de parole

Une de vos mains se positionne bien à plat de façon légèrement avancée sur la table (pour montrer que vous affirmez vos propos). Si vous êtes certain de vos arguments, vous pouvez avancer encore davantage l’une de vos mains, en ayant presque le bras tendu sur la table.

Dans le même temps, la prise d’énergie peut se faire avec vos pieds. Si vous êtes assis en attitude d’écoute, essayez d’avoir au moins un pied bien posé à plat. Autre détail tout aussi important : l’inclinaison de la tête. Lorsqu’on est confronté à une difficulté ou qu’on manque de confiance en soi, nous avons tendance à incliner la tête sur le côté. Or, c’est un geste qu’on utilise de manière inconsciente pour demander à l’autre d’être plus indulgent avec nous.

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Essayez donc du mieux que vous pouvez de garder la tête droite et une posture droite de façon générale. Cela donnera une plus forte impression d’assurance.

techniques de prises d'énergie - Le pouvoir de l'illusion

La gestion du rire et de l’humour

Quand une personne rigole, c’est le signe qu’elle a relâché sa vigilance. À l’inverse, quelqu’un qui veut garder le contrôle évitera de rire aux blagues des autres. Le rire des autres est donc un excellent indicateur de leur méfiance à votre égard.

De votre côté, il faut savoir rire et sourire uniquement lorsque cela se justifie. Une trop grande sympathie sans raison provoque la méfiance. Souvenez-vous du dicton « trop sympathique pour être honnête ». Le tout est de trouver un équilibre entre l’humour et le sérieux.

1. L’art subtil et délicat du maniement de l’humour

La question de l’humour est toujours délicate et pose de nombreuses questions : peut-on rire de tout ? Avec qui ? Une blague mal placée peut vite se retourner contre vous. Pour cette raison, la prudence est de mise, surtout quand vous ne connaissez pas bien vos interlocuteurs. Vous pouvez lancer quelques perches d’humour et réagir en fonction.

2. L’hésitation et le manque d’assurance

Il est déconseillé de montrer à l’autre une attitude complètement assurée qui ne doute jamais. Un excès d’assurance peut se retourner contre vous :

  • Si vous avez assuré à votre interlocuteur que tout se passera comme sur des roulettes et qu’un problème survient, alors ça sera très mal perçu par votre interlocuteur qui avait fondé beaucoup d’espoir sur vos promesses.
  • Si tout se passe bien dans votre projet, alors votre interlocuteur pensera que tout s’est passé sans effort tellement vous étiez assuré dans vos propos. Du coup, il vous en demandera plus la prochaine fois.

Les sphères d’autonomie

L’être humain aime se dessiner un territoire autour de soi, même de manière inconsciente. Il est crucial de comprendre l’importance de ces sphères d’autonomie chez un individu afin d’améliorer ses relations avec lui. Pour cela, il faut décerner d’où elles viennent, que ce soit sur le plan physique ou le plan intellectuel (de l’ego).

1. Sphère d’autonomie physique

Notre sphère d’autonomie physique correspond à l’espace situé autour de nous et dans lequel on peut se mouvoir sans être gêné. Plus vous êtes grand et costaud, plus cette sphère est importante et inversement si vous êtes maigre et chétif. Principalement, nous ne laissons que les gens intimes (proches, famille) entrer dans notre sphère d’autonomie. On prend souvent conscience de notre propre sphère d’autonomie lorsqu’on voyage en train ou en avion et que nous devons partager l’accoudoir avec un voisin inconnu. Qui n’a jamais dû lutter pour imposer son coude au lieu de celui du voisin ?

Si notre présence physique impacte notre sphère d’autonomie, c’est le son de notre voix qui dérange le plus notre entourage. Il faut d’autant plus y faire attention qu’on appréhende mal la portée de notre voix. De même, méfiez-vous de tous les bruits que vous pouvez émettre avec les pieds, des clés, votre téléphone… Ce sont d’autant plus de facteurs qui peuvent accroître l’esprit critique de votre interlocuteur.

2. Sphère d’autonomie intellectuelle

Chaque humain apprécie le sentiment d’avoir le bras long, c’est-à-dire la capacité d’agir au-delà de sa propre sphère d’autonomie. Et si nous sommes tous attirés secrètement par plus de pouvoir afin de satisfaire notre ego, il faut éviter de tomber dans ce piège. Pour cela, distinguons deux types d’ego :

  • L’ego positif : c’est l’ego qui pousse un individu à se surpasser comme par exemple le sportif. Il faut un énorme ego pour penser qu’on peut vaincre les autres et ne pas douter de ses capacités.
  • L’ego négatif : c’est celui qui nous pousse à faire les choses pour notre simple plaisir, mais qui n’apporte aucune valeur ajoutée pour les autres. Il faut l’éviter. Même si on est poussé par le besoin de reconnaissance, laissons ça aux enfants. La meilleure façon de se faire des amis, c’est de cacher son ego un maximum.

Comment se comporter en cas d’erreur

Tout le monde peut se tromper. En soi, ce n’est pas grave, ce qui compte vraiment, c’est la conséquence de nos erreurs. Certaines sont graves alors que d’autres sont quasi inexistantes. Au final, le plus important, c’est votre réaction vis-à-vis de l’erreur. Si une erreur est pardonnable, un mauvais comportement de votre part est quant à lui inexcusable. C’est ce que nous allons voir maintenant.

Tout d’abord, essayez de rester calme. L’agitation engendre l’agitation, ce qui ne fera que compliquer la situation au lieu de l’améliorer. Au contraire, le comportement adéquat est le suivant :

  • Restez calme.
  • Ne vous cherchez pas d’excuses parce que c’est agaçant pour les autres.
  • Dites-en le moins possible. Moins vous en dites, plus vous minimisez l’envergure de votre erreur.
  • Dans le calme, essayez de corriger votre erreur si possible.

Enfin, dites-vous que les critiques viennent avant tout de personnes qui ignorent la difficulté de ce que vous faites. Ignorez-les. En revanche, écoutez ceux qui vous donnent des conseils sans jamais vous juger, d’autant plus s’ils le font discrètement. S’ils sont discrets et indulgents à votre égard, c’est justement parce qu’ils savent à quel point c’est difficile.

La gestion du retard

1. Comment gérer son propre retard

Dans nos sociétés occidentales, arriver à l’heure est une preuve de respect et d’estime, notamment parce qu’elle ne coûte rien. C’est dommage d’arriver en retard parce que vous avez tout à perdre et rien à gagner.

Cela étant dit, ça peut arriver à tout le monde d’arriver en retard. Comment réagir dans ce cas ? Si vous arrivez en retard lors d’une réunion de groupe, entrez dans la salle en faisant le moins de bruit possible. L’idée est de ne pas causer un trouble supplémentaire. Si on vous demande une justification, dites simplement « je vous expliquerai tout à l’heure à la fin de la réunion ». L’avantage est double : cela montre votre intérêt de ne pas déranger et vous laissez le soin aux participants d’extrapoler eux-mêmes sur les raisons de votre retard. Vous constaterez qu’ils vous créditeront des meilleures intentions.

Si vous arrivez en retard pour une réunion où il y a seulement une ou deux personnes, votre attitude doit être légèrement différente. Commencez par vous excuser pour votre retard et ne donnez des justifications que si on vous le demande. Puis demandez-leur s’ils veulent reporter la réunion à une autre fois. On vous sera gré d’avoir fait la demande.

2. Comment se comporter face au retard des autres

Tout dépend de la situation. Si vous savez que le retard est dû à des événements (manifestation, grève…) indépendants de la volonté de l’autre, ne lui en tenez pas rigueur et évitez tout commentaire, surtout si l’entretien est plus important pour lui que pour vous.

Si en revanche, vous sentez que le retard est une manœuvre calculée et déstabilisante, alors il faut avoir le courage d’annoncer à votre interlocuteur que malheureusement, vous ne pouvez plus le recevoir car il ne reste pas assez de temps pour pouvoir honorer vos engagements suivants. Vous vous ferez ainsi respecter et il y a de fortes chances que cela ne se reproduise plus.

Enfin, si une personne arrive en retard alors que vous êtes en train de présenter, n’y prêtez pas attention. Votre présentation ne doit pas s’interrompre afin de montrer que vous gérez la situation et que vous n’êtes pas déstabilisé. 

Partie 3 : Applications particulières à la vie quotidienne

Les rapports adultes-enfants

Parlons maintenant des principes de communication entre les adultes et les enfants. Un premier point crucial est la considération que nous leur donnons. Un enfant, même de bas-âge, a besoin d’être considéré comme un adulte. Les enfants admettent d’être des enfants uniquement lorsque ça les arrange. Essayez donc de leur parler comme des adultes.

Mais il ne faut pas s’arrêter là. Il faut également les considérer comme des adultes dans leurs décisions et opinions, surtout à l’adolescence. En tant qu’adultes, nous avons souvent la tentation de vouloir donner des conseils et montrer notre supériorité, même de manière inconsciente. Évitez d’utiliser un ton trop affirmatif et catégorique.

Enfin, voyons comment réagir face aux insistances excessives d’un enfant. L’attitude recommandée est le silence et l’absence de réaction. La première fois, l’enfant pensera que vous n’avez pas entendu, il réitérera donc sa sollicitation. Ne dites toujours rien. À partir de là, il commencera à s’énerver et pour cause, il n’a trouvé aucune prise pour tenter de vous déséquilibrer. Vous pouvez être sûr qu’il ne s’arrêtera pas là et insistera encore de nombreuses fois avant de vous faire lâcher. Votre rôle, même si ce n’est pas facile, c’est de ne jamais craquer.

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Être séduisant

Comme vu précédemment, un facteur important du charme est votre capacité à envelopper votre personnalité d’une aura mystérieuse. Pour cela, vous pouvez tenter de :

  • Garder le silence un maximum sur ce qui vous est personnel.
  • Agir et parler calmement.
  • Ne jamais vouloir lever les doutes à votre sujet. Au contraire, il faut les entretenir.
  • Sembler cohérent et toujours en accord avec vous-même.
  • Ne jamais paraître immédiatement trop sympathique.

Il s’agit ici des concepts généraux, mais étudions maintenant les aspects spécifiques de chaque sexe.

1. La gent féminine

La plupart des femmes sont très sensibles aux émotions et aux sentiments. Si vous parlez de vos sentiments, de vos fragilités, vous leur laissez la possibilité de vous soutenir et de vous apporter ce qu’il vous manque. À l’inverse, si vous paraissez trop sûr de vous, ça peut fonctionner sur le court terme, mais les femmes se lasseront vite.

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2. La gent masculine

La plupart des hommes ressentent l’envie d’être le maître du monde dans leur domaine : conquête, confrontation, domination… Pour cette raison, si vous voulez séduire un homme, il faut lui donner l’impression que vous allez l’aider à conquérir le monde.

Oral d’examen

Un examen oral est une épreuve difficile dans le sens où il est quasiment impossible de connaître tous les sujets susceptibles de tomber le jour J. On peut connaître beaucoup, mais on ne sait jamais tout. Cette incertitude peut générer du stress, des erreurs et parfois des échecs.

Comment faire pour minimiser les chances de recevoir des questions pièges ? L’idée est de faire une excellente première impression afin que le jury perçoive de manière intuitive que vous maîtrisez votre sujet. Pour cela, il faut réutiliser les techniques vues sur la prise d’énergie : avoir une posture droite et utiliser une gestuelle parfaitement maîtrisée.

Un entretien d’embauche

Les candidats ont trop souvent tendance à se cacher derrière leur CV. Or, on ne recrute jamais un morceau de papier. Voici quelques recommandations pour réussir :

  • À l’instar, d’un oral d’examen, faites attention à votre posture et veillez à toujours garder votre tête droite, même lorsqu’on vous pose des questions délicates et embarrassantes.
  • Visualisez la situation et surtout votre réussite, tel le sportif qui visualise son parcours avant de démarrer.
  • Ne critiquez jamais le passé. C’est toujours ressenti comme une forme d’autodestruction décourageante pour le futur.

Dans le monde du travail

Les relations dans le monde du travail peuvent être tendues : jalousie, esprit de revanche, rivalité… C’est un univers où la prudence est de mise, parce que les retournements de veste sont fréquents. Le risque est particulièrement élevé lorsqu’un supérieur vous demande de lui donner votre opinion sur un collaborateur. Voici comment procéder dans ce cas :

  1. Ne donnez jamais votre véritable opinion sur la personne.
  2. Recherchez ce que l’on veut vous entendre dire et répondez dans le sens attendu.
  3. Enfin, ne répondez jamais immédiatement à cette question. D’abord, demandez-vous pourquoi on vous pose cette question et répondez en fonction de cela.

Maintenant, imaginons la situation opposée : vous souhaitez parler de vos problèmes rencontrés avec un collaborateur. Tout d’abord, attendez que votre supérieur vous demande si tout se passe bien. Ensuite, au moment d’exprimer votre problème, l’objectif n’est pas de descendre votre collaborateur mais bien de parler dans l’intérêt de votre activité. Vous devez simplement signaler le problème auquel il faut apporter une solution. Puis, terminez vos propos afin d’envoyer le problème chez votre interlocuteur de type : « Comment voulez-vous que je procède ? ».

Dernier conseil concernant le monde du travail. Lorsqu’un supérieur vient vous faire une demande, donnez-lui l’importance qu’il mérite. Pour cela, vous pouvez par exemple sortir de la zone de votre bureau afin de bien signaler que vous lui accordez toute votre attention.

Les relations avec les administrations

Avant d’avoir affaire à un fonctionnaire, il faut comprendre son fonctionnement et les raisons :

  • Tout d’abord, il a le temps.
  • Il n’a pas d’obligation de résultat ou de rentabilité.
  • Il peut s’abriter derrière sa fonction : le règlement, c’est le règlement.
  • Enfin, il ne prend pas de risque pour éviter le blâme ou la mise à pied.

Pour toutes ces raisons, il faut traiter avec les fonctionnaires de façon différente. Voici plusieurs suggestions :

  • Prenez une posture et attitude calme et reposée. Toute marque de stress ou de nervosité va le freiner à vous aider.
  • Ensuite, lorsqu’il vous demande pourquoi vous êtes là, votre objectif est de montrer à votre interlocuteur que vous ne voulez pas le faire travailler inutilement en disant : « Il n’est pas sûr que ce soit le bon service. ». Ensuite, piquez-le dans sa fierté avec une remarque telle que « Ce n’est sans doute pas de votre compétence… c’est pour un renouvellement de… ». Après ça, il fera son maximum pour vous aider.

Avec la police et les gendarmes, c’est la même approche à la différence près que ces derniers sont assermentés : leur parole ne peut pas être remise en cause. Il faut donc toujours leur faire comprendre qu’ils ont raison et éviter un maximum de leur manquer de respect. Encore une fois, la meilleure stratégie dans ce cas, c’est de parler le moins possible.

Les constructions d’argumentaires

Nous nous trouvons régulièrement dans une situation où nous devons convaincre et présenter des arguments. Pour être convaincant, vous devez construire une cohérence. Il y a deux types de cohérence :

  • La cohérence relative : c’est votre point de vue. Or, un point de vue est toujours difficile à faire admettre à l’autre.
  • La cohérence absolue : ce sont les faits objectifs sur lesquels tout le monde ne peut être que d’accord. « Le soleil brille, donc il fait beau » est une cohérence absolue. Même si vous n’aimez pas le soleil, vous ne pouvez pas nier cette vérité.

Pour convaincre, partez toujours d’une cohérence absolue pour vous diriger petit à petit vers votre cohérence relative.

Les relations de voisinage

La relation avec les voisins est souvent difficile. Nous allons voir ici comment apaiser les tensions avec ces derniers. Devant ces difficultés, il faut revenir à la notion de sphère d’autonomie qui est généralement à la source des conflits.

1. Si vous êtes le voisin qui dérange

Essayez de faire un minimum de bruit, surtout lorsque vous vous installez. L’objectif est d’envoyer un message comme quoi vous ne voulez pas vous imposer et vous respectez ceux qui étaient déjà là. Ainsi, le jour où vous ferez du bruit, ça sera plus facilement accepté. Ensuite, faites-vous connaître de vos voisins en leur laissant une lettre dans la boîte aux lettres pour les prévenir de votre arrivée.

2. Si vous êtes dérangé par le voisin

Gardez une distance courtoise avec vos voisins. Marquez votre déférence à leur égard, notamment quand ils vous invitent et inversement, ne les laissez pas entrer chez vous facilement non plus. Il faut les maintenir dans le respect. Si les voisins se comportent comme s’ils étaient seuls, alors rencontrez-les directement pour leur expliquer le problème.

Conclusion sur « Le pouvoir de l’illusion » de Jacques H. Paget

Le livre « le pouvoir de l’illusion » a une saveur particulière pour moi car c’est après la lecture de ce livre que je me suis jeté dans l’univers de l’illusionnisme à corps perdu. Il m’a fait prendre conscience que la magie n’était pas seulement une question de dextérité, mais également de psychologie. Cliquez sur cette page à propos pour en connaître plus sur mon parcours et les raisons de ma fascination pour la magie.

En plus de ça, je trouve les conseils prodigués à la fois pertinents et pratiques. En relisant ce livre « Le pouvoir de l’illusion » quelques années plus tard, j’ai réalisé que j’appliquais encore certaines des techniques enseignées, notamment celles dans la partie gestion des erreurs ou encore les techniques de prise d’énergie. Même si ce ne sont pas des principes révolutionnaires, ils sont extrêmement efficaces dans notre communication de tous les jours.

Par exemple, dès que je dois m’exprimer en public, je repense aux techniques de prise d’énergie : je pose mes deux pieds bien à plat au sol, je me tiens droit un maximum et j’essaye de placer mes mains à plat sur la table ou le pupitre en face de moi. Généralement, ça fonctionne : ça permet de poser ma voix et de réduire mon rythme cardiaque.

Inversement, il faut reconnaître que tout ce qu’il dit n’est pas évident à mettre en place. Par exemple, la stratégie qu’il recommande aux parents pour gérer les sollicitations des enfants est loin d’être facile à appliquer.

Le pouvoir de l’illusion est donc un livre que je recommande fortement si vous souhaitez améliorer votre communication interpersonnelle tout en découvrant la perception particulière des magiciens. Même si tout ne vous conviendra pas, vous ressortirez forcément avec une ou deux astuces à ajouter à votre boîte à outils.

Bertrand Gaté | Magicien du blog bertrandgate.com

Points forts et points faibles du livre Le pouvoir de l’illusion

Points forts du livre Le pouvoir de l’illusion :
  • Rapide et facile à lire. Chaque point est illustré d’exemples et d’anecdotes ce qui rend la lecture agréable.
  • Son expérience d’illusionniste et d’avocat lui donne une perspective unique sur certains sujets.
  • C’est l’un des premiers auteurs magiciens à ma connaissance qui a su transposer aussi finement certaines compétences de magiciens dans le monde des profanes. Bravo à lui, parce que ce n’est pas un exercice évident.
Points faibles du livre Le pouvoir de l’illusion :
  • J’ai personnellement moins apprécié la troisième partie où il parle des applications des principes de psychologie dans des moments du quotidien. J’ai trouvé ses analyses trop simplifiées et généralisées.
  • L’auteur affirme certains propos sans aucune rigueur scientifique. C’est un défaut, mais c’est compréhensible dans le sens que tout ce qu’il dit lui vient d’une expertise terrain. En tant que magiciens, nous utilisons des principes de psychologie que nous comprenons intuitivement et qui sont efficaces. S’ils ne l’étaient pas, nous ne les utiliserions pas.

Ma note :

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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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