L’essentialisme – Faire moins mais mieux ! L’art d’être réellement efficace

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Phrase-résumée de “L’essentialisme” : L’essentialisme est une discipline basée sur un système pour déterminer où se trouve notre véritable contribution. Puis, faire que l’exécution de ces tâches à forte valeur ajoutée se fasse sans effort.

Par Greg McKeown, 2018, 272 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Matthieu du blog Simplement Dans Le Bon Sens.

Chronique et Résumé du livre “L’essentialisme – Faire moins mais mieux ! L’art d’être réellement efficace” de Greg McKeown :

Les 5 grandes idées :

  1. Ce n’est qu’une fois que vous vous serez donné la permission d’arrêter de vouloir tout faire, de dire oui à tout le monde, que vous pourrez diriger votre contribution vers les actions qui comptent vraiment.
  2. L’essentialisme c’est chercher délibérément à distinguer l’essentiel de l’insignifiant, en éliminant le superflu, afin de disposer du temps nécessaire pour accomplir l’essentiel.
  3. Si vous ne mettez pas de priorités dans votre vie, quelqu’un d’autre le fera à votre place.
  4. Le paradoxe du succès : plus on a de choix, plus on se sent détourné de ce qui aurait normalement été notre priorité.
  5. Pour comprendre l’essentialisme, il faut remplacer ces fausses affirmations par 3 vérités intrinsèques : “Je choisis de”, “Seuls quelques choses comptent vraiment” et “Je peux tout réussir, mais je ne peux pas tout faire”

Chapitre 1 : L’Essentialiste

Ce n’est qu’une fois que vous vous serez donné la permission d’arrêter de vouloir tout faire, de dire oui à tout le monde, que vous pourrez diriger votre contribution vers les actions qui comptent vraiment.    

On peut faire moins … mais mieux. La voie de l’Essentialiste réside dans cette course perpétuelle à faire moins, mais mieux.

L’essentialisme c’est se poser sans cesse la question : “Suis-je en train de m’investir dans les bonnes activités ?”

L’essentialisme ce n’est pas de savoir comment on peut faire toujours plus. C’est plutôt de faire les bonnes choses comme il faut. Ce n’est pas non plus pour en faire moins par pur plaisir d’en faire moins. C’est de choisir consciemment le meilleur investissement de votre temps et de votre énergie pour agir avec pertinence sur ce qui est réellement essentiel.

La méthode de l’Essentialiste rejette l’idée que nous puissions tout faire. Nous devons plutôt faire face à de véritables compromis et prendre des décisions difficiles.

La méthode de l’Essentialiste consiste à vivre avec conviction, plutôt que par défaut. Au lieu de faire des choix en réaction à quelque chose, l’Essentialiste cherche délibérément à distinguer l’essentiel de l’insignifiant, en éliminant le superflu, afin de disposer du temps nécessaire pour accomplir l’essentiel.

Il s’agit de définir la méthode pour contrôler nos propres choix. C’est une voie vers de nouveaux succès et de la recherche de sens. C’est un chemin sur lequel on apprécie le voyage, et pas seulement la destination.

Mais, si vous ne mettez pas de priorités dans votre vie, quelqu’un d’autre le fera à votre place.

Le paradoxe du succès

  1. Lorsque nos objectifs sont vraiment clairs, cela nous permet de réussir dans notre entreprise.
  2. Lorsque nous avons du succès, nous avons la réputation d’être une personne incontournable. Nous devenons « ce bon vieux [votre nom]», qui est toujours là quand vous avez besoin de lui, et on nous présente de plus en plus d’options et d’opportunités.
  3. Lorsque nous avons plus d’options et d’opportunités, ce qui ouvre à une débauche de temps et d’énergie, cela conduit à des efforts diffus. On s’use petit à petit.
  4. Nous sommes détournés de ce qui serait autrement notre plus haut niveau de contribution. Notre succès a eu pour effet de saper la clarté-même qui a conduit à notre succès en premier lieu.

Le mot priorité est entré dans la langue française dans les années 1400. C’était singulier. Cela signifiait la toute première chose. Il est resté singulier pour les cinq cents prochaines années. Ce n’est que dans les années 1900 que nous avons pluralisé le terme et commencé à parler de priorités.

Lorsque nous ne choisissons pas délibérément où concentrer notre énergie et notre temps, d’autres personnes – nos chefs, nos collègues, nos clients et même nos familles – choisiront pour nous et, bientôt, nous aurons perdu de vue tout ce qui est significatif et important.

Bronnie Ware, une infirmière australienne qui a pris soin de personnes au cours des douze dernières semaines de leur vie, a enregistré leurs regrets les plus souvent évoqués. En haut de la liste : “Je souhaiterais avoir le courage de vivre une vie fidèle à moi-même, et non la vie que les autres attendent de moi.

Avant de dire oui à quelque chose, posez-vous la question suivante : « Cette activité ou cet effort contribuera-t-il le plus possible à la réalisation de mon objectif ? »

Les trois réalités sans lesquelles la pensée essentialiste ne serait ni pertinente ni possible :

  1. Le choix personnel : on peut choisir comment dépenser notre énergie et notre temps
  2. L’importance du bruit : tout est bruit autour de nous, et peu de choses sont vraiment importantes.
  3. La réalité des compromis : on ne peut ni tout avoir, ni tout faire.

Une fois que nous acceptons la réalité des compromis, nous ne nous posons plus la question : « Comment puis-je tout faire fonctionner ? »

Et commençons à poser la question plus honnête : « Quel problème dois-je résoudre ? »

Les Essentialistes se demandent : « En quoi est-ce que je me sens profondément inspiré ? »

Et « Pour quoi suis-je particulièrement doué ? »

Et « Qu’est-ce qui répond à un besoin important dans le monde ? »

Les Essentialistes investissent le temps qu’ils ont économisé dans la création d’un système permettant d’éliminer les obstacles et de rendre l’exécution aussi simple que possible.

L’Essentialisme n’est pas une façon de faire encore une dernière chose ; c’est une manière différente de tout faire. C’est une façon de penser.

Nous devons vaincre trois hypothèses profondément enracinées pour suivre la voie de l’Essentialiste :

« Je dois », « Tout est important » et « Je peux faire deux choses en même temps »

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Chapitre 2 : Choisir —Le pouvoir invisible du choix

Demandez-vous, « Si je pouvais faire une seule chose maintenant dans ma vie, qu’est-ce que je ferai ? »

Alors qu’on n’a pas toujours le contrôle sur les options qui s’offrent à nous, on a par contre toujours le contrôle de la façon dont nous choisissons parmi elles.

La capacité de choisir ne peut être ni enlevée ni même donnée, elle ne peut qu’être oubliée.

Pour devenir un Essentialiste, il faut avoir une conscience accrue de notre capacité de choisir.

Lorsque nous oublions notre capacité de choisir, nous apprenons à être impuissants. Nous perdons notre pouvoir goutte après goutte, jusqu’à ce que nous devenions la résultante du choix des autres, ou même la résultante de nos propres choix passés.

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Chapitre 3 : Discerner— La superficialité de presque tout            

Nous vivons dans un monde où presque tout est insignifiant et où très peu de choses ont une valeur exceptionnelle.

Un non-Essentialiste pense que presque tout est essentiel. Un Essentialiste pense que presque tout est non-essentiel.

Beaucoup de personnes par ailleurs performantes sont bloquées pour atteindre un niveau de contribution supérieur. Notamment parce qu’elles ne peuvent pas sacrifier l’idée que tout est important.

Chapitre 4 : Les Compromis — Quel problème je souhaite avoir ?

Plutôt que d’essayer de desservir toutes les destinations, Southwest Airlines a délibérément choisi de n’offrir que des vols de ville à ville. Au lieu de faire monter les prix pour couvrir le coût des repas, ils ont décidé de ne rien servir. Ou encore, au lieu d’attribuer des sièges à l’avance, ils laissent les gens les choisir au fur et à mesure qu’ils montent dans l’avion. Au lieu d’offrir à leurs passagers un service de première classe, ils n’offrent qu’un vol en classe éco.

Nous pouvons essayer d’éviter la réalité des compromis, mais nous ne pouvons pas y échapper.

Un non-Essentialiste aborde chaque compromis en se demandant : « Comment puis-je faire les deux ? »

Les Essentialistes posent la question plus difficile, mais plus libératrice : « Quel problème est-ce que je veux ? »

Au lieu de se demander : « Qu’est-ce que je dois abandonner ? », les Essentialistes se demandent : « Sur quoi dois-je investir ? »

Imaginez un poêle à quatre brûleurs. Un brûleur représente votre famille, un autre vos amis, le troisième votre santé et le quatrième est votre travail. Pour réussir, vous devez couper l’un de vos brûleurs. Et pour réussir vraiment, il faut en couper deux.

Pour discerner ce qui est vraiment essentiel, nous avons besoin d’espace pour penser, de temps pour regarder et écouter, pour pouvoir jouer, pour pouvoir dormir, et une réelle discipline pour appliquer des critères très sélectifs aux choix que nous faisons.

Chapitre 5 : S’échapper —Les avantages à être indisponible

Nous avons besoin d’espace pour nous échapper afin de distinguer l’essentiel de l’insignifiant.

Pour avoir de la concentration, nous devons nous échapper. On peut par exemple s’octroyer des pauses dans la journée, ou bien méditer, etc.

Le non-Essentialiste est trop occupé pour penser à sa vie, là où l’Essentialiste se crée de l’espace pour s’échapper et explorer la vie.

Chapitre 6 : Regarder— Voir ce qui compte vraiment

En tant que journaliste de votre propre vie, vous serez obligé de cesser de vous focaliser sur tous les détails mineurs et de voir les choses dans leur ensemble.

L’un des moyens, le plus évident et le plus puissant, de devenir journaliste de sa propre vie consiste simplement à tenir un journal.

Le non-Essentialiste prête attention à celui qui crie le plus fort, écoute tout ce qui se dit sur lui, et est submergé par toutes les informations.

A l’inverse, l’Essentialiste est capable de distinguer le vrai signal parmi le bruit ambiant, écoute tout ce qui ne se dit pas, et scanne lentement autour de lui pour ne relever que l’essentiel.

Chapitre 7 : Jouer—Retrouver la sagesse de son enfant intérieur            

Jouer ne nous aide pas juste à explorer ce qui est essentiel. C’est en soi essentiel de jouer.

Le non-Essentialiste pense que jouer est enfantin, improductif, et une pure perte de temps.

L’Essentialiste sait que jouer est primordial car le jeu ouvre des portes à l’exploration.

Chapitre 8 : Dormir – Protéger cet atout            

Pour commencer, le meilleur atout dont nous disposons pour apporter une contribution au monde est soi-même.

Les Essentialistes considèrent que le sommeil est nécessaire pour pouvoir être à son plus haut niveau de contribution le plus souvent possible.

Notre plus haute priorité est de protéger notre capacité d’établir des priorités.

Le non-Essentialiste pense qu’une heure en moins de sommeil équivaut à une heure en plus de productivité. Il pense que dormir est pour les flemmards et que cela n’apporte que de la paresse. Le sommeil entrave la route vers « pouvoir tout faire dans la journée »

Ainsi, l’Essentialiste sait qu’une heure en plus de sommeil vaut plusieurs heures d’une productivité intense. Le sommeil est fait pour les personnes qui performent, ce doit être une priorité. Le sommeil apporte et nourrit la créativité, et il permet d’atteindre de hauts niveaux de performance intellectuelle.

Chapitre 9 : Sélectionner —Le pouvoir des critères sélectifs

La règle des 90 :

Lorsque vous évaluez une option, réfléchissez au critère le plus important pour cette décision, puis attribuez-lui un score compris entre 0 et 100. Si vous lui attribuez une note inférieure à 90, changez automatiquement la note en 0 et rejetez-le.

Si ce n’est pas un oui ferme, alors c’est un non ferme.

Comment évaluer les opportunités qui se présentent à vous :

  1. Commencez par noter l’opportunité.
  2. Deuxièmement, écrivez une liste de trois « critères minimaux » auxquelles les options devront répondre pour être prises en compte.
  3. Troisièmement, écrivez une liste de trois critères idéaux ou « critères extrêmes » que les options devront passer pour être prises en compte. Par définition, si l’opportunité ne passe pas le premier ensemble de critères, la réponse est évidemment non. Mais si cela ne satisfait pas non plus à deux de vos trois critères extrêmes, la réponse est toujours non.
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Il ne suffit pas de déterminer quelles activités n’apportent pas la meilleure contribution possible ; vous devez toujours éliminer activement celles qui ne le font pas.

La question cruciale pour décider des activités à éliminer est la suivante : « Si je n’avais pas cette opportunité, que serais-je prêt à faire pour l’acquérir ?»

Pour découvrir vos véritables priorités, demandez-vous : « À quoi vais-je dire non ? »

Chapitre 10 : Clarifier—La décision qui en vaut mille             

Lorsqu’il existe un manque de clarté sur ce que l’équipe défend, ainsi que sur ses objectifs et ses rôles, les gens sont pris de confusion, de stress et de frustration.

Une intention essentielle est à la fois inspirante et concrète, à la fois significative et mesurable.

Le non-Essentialiste a une vague vision de sa stratégie. Il peut avoir des objectifs trimestriels, mais aucun de ses objectifs n’est inspirant ou motivant. Il a des valeurs mais aucun système défini qui peut lui permettre de les mettre en place.

A l’inverse, l’Essentialiste a une stratégie concrète et inspirante. Il se souvient à chaque instant de ses motivations, car elles ont un vrai sens pour lui. Il peut prendre une décision qui lui en évitera des milliers à prendre plus tard.

Chapitre 11 : Oser—Le pouvoir d’un “non” gracieux

Ce n’est que lorsque nous séparons la décision de la relation que nous pourrons prendre une décision claire et ensuite trouver séparément le courage et la compassion nécessaires pour la communiquer.

Concentrez-vous sur ce que vous allez devoir faire et endurer en disant oui à quelqu’un. Avec ces pensées en tête, il vous sera bien plus facile de dire non.

Les Essentialistes assument très bien l’idée qu’ils ne seront pas populaires auprès d’autrui à chaque moment de leur journée.

Si votre responsable s’adresse à vous et vous demande de faire X, vous pouvez répondre par « Oui, je suis heureux d’en faire une priorité. Lequel de ces autres projets dois-je déprioriser pour mener à bien ce nouveau projet ? »

Chapitre 12 : Se désengager—Gagner gros en réduisant vos pertes           

Le biais lié aux coûts irrécupérables est la tendance à continuer d’investir du temps, de l’argent ou de l’énergie dans un projet dont nous savons qu’il est perdant simplement parce que nous nous sommes déjà investis et que nous avons dépensé un coût impossible à récupérer.

Un Essentialiste assume ses choix et ses responsabilités, pour admettre qu’il a eu tort et se mettre en retrait de ses décisions passées, peu importe ce qu’il lui en coûtera.

Tom Stafford propose un simple antidote à l’effet de dotation. Au lieu de se demander « Comment est-ce que j’apprécie cet objet?», nous devrions plutôt nous demander: «Si je ne possédais pas cet objet, combien pourrais-je payer pour l’obtenir?»

Ne vous demandez pas : « Comment je me verrai si je manque cette opportunité », mais dites-vous plutôt, « Si on me refusait cette opportunité, quel serait le prix que je devrai payer pour y avoir droit ? »

De même, nous pouvons nous demander : « Si je n’étais pas déjà impliqué dans ce projet, à quel point devrais-je travailler pour le réaliser ? »

Chapitre 13 : S’auto-éditer —L’art invisible            

La prochaine étape du processus essentialiste, en éliminant les éléments non essentiels, consiste à assumer le rôle d’éditeur de votre vie et votre leadership.

Tout d’abord, le mot « décision » vient du latin « cid » qui veut dire  « couper », mais aussi « tuer ».

Alan D. Williams a observé dans l’essai « Qu’est-ce qu’un éditeur ? » que le rédacteur en chef doit adresser deux questions fondamentales à l’écrivain : « Etes-vous en train de dire ce que vous voulez dire ? » et, « Le dites-vous aussi clairement et concis que possible ? »

Le non-Essentialiste pense que faire mieux les choses signifie ajouter encore plus de critères. Il est attaché à chaque mot, image ou détail.

L’Essentialiste pense que mieux faire les choses implique d’en faire moins. Il élimine les mots superflus, ainsi que les images et les détails insignifiants.

Chapitre 14 : Limiter— La liberté de mettre des barrières            

Pensez à une personne qui vous écarte fréquemment de votre chemin essentiel. Faites une liste type des demandes de cette personne auxquelles vous refusez simplement de dire oui à moins qu’elles ne se chevauchent d’une manière ou d’une autre avec vos propres priorités ou votre propre agenda.

Un test rapide pour cela est de noter chaque fois que vous vous sentez mal à l’aise suite à la demande de quelqu’un.

Chapitre 15 : Temporiser —L’avantage injuste         

Les Essentialistes acceptent avec réalisme que nous ne pouvons jamais totalement nous préparer pour chaque scénario ou chaque éventualité. L’avenir est tout simplement trop imprévisible. Au lieu de cela, ils construisent des étapes de temporisation pour réduire les frictions causées par l’imprévu.

Chapitre 16 : Soustraire—Faire plus en éliminant les obstacles               

« Pour atteindre la connaissance, ajoutez des choses chaque jour. Pour atteindre la sagesse, retirer des choses chaque jour » – Lao Tseu

Au lieu de rechercher les obstacles les plus évidents ou les plus immédiats, les Essentialistes recherchent ceux qui ralentissent les progrès. Ils demandent : « Qu’est-ce qui empêche de réaliser l’essentiel ? »

Aristote a parlé de trois types de travail, alors que dans notre monde moderne, nous avons tendance à en souligner seulement deux. Le premier est le travail théorique, pour lequel le but final est la vérité. Le second est le travail pratique, où l’objectif est l’action. Mais il y en a un troisième : c’est un travail poétique. Le philosophe Martin Heidegger a décrit la poésie comme une “mise en avant”. Ce troisième type de travail est la manière essentialiste d’aborder l’exécution.

Un Essentialiste produit plus, délivre plus, en supprimant plus au lieu de faire plus.

Au lieu de se concentrer sur les efforts et les ressources à ajouter, l’Essentialiste se concentre sur les contraintes ou les obstacles que nous devons éliminer.

Au lieu de vous lancer dans un projet, prenez quelques minutes pour réfléchir. Posez-vous les questions suivantes : « Quels sont tous les obstacles qui s’opposent devant moi pour parvenir à ce que je fois faire ?», et « Qu’est-ce qui m’empêche de terminer ceci ?».

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Ainsi, faites une liste de ces obstacles. Ils peuvent inclure : ne pas avoir les informations dont vous avez besoin, votre niveau d’énergie, votre désir de perfection. Prioriser ensuite en posant la question suivante : « Quel est l’obstacle qui, s’il était supprimé, ferait disparaître la majorité des autres obstacles ? »

Chapitre 17 : Progresser—Le pouvoir des petites victoires

Au lieu d’essayer de tout accomplir – et tout en même temps – et de s’enflammer, l’Essentialiste commence petit et célèbre le progrès. Au lieu d’atteindre les grosses victoires spectaculaires qui n’ont pas vraiment d’importance, l’Essentialiste poursuit ses petites victoires dans des domaines essentiels.

Dans son article de 1968 intitulé « Encore une fois : comment motivez-vous les employés ? » paru dans la Harvard Business Review, Frederick Herzberg révèle des recherches montrant que les deux principaux facteurs de motivation internes des employés sont la réussite et la reconnaissance de cette réussite.

Teresa Amabile et Steven Kramer ont rassemblé des entrées anonymes de journaux intimes parmi des centaines de personnes et couvrant des milliers de journées de travail. Sur la base de ces centaines de milliers de réflexions, Amabile et Kramer ont conclu que « le progrès quotidien – même une petite victoire » peut faire toute la différence dans la manière dont les gens se sentent et se comportent. « De toutes les choses qui peuvent stimuler les émotions, la motivation et les perceptions au cours d’une journée de travail, le plus important est de faire des progrès dans un travail auquel on donne du sens », ont-ils déclaré.

Adoptez une méthode de « progrès minimum viable ». Puis, demandez-vous : « Quel est le plus petit progrès qui soit utile et précieux pour la tâche essentielle que nous essayons d’accomplir ? »

Fixez-vous un objectif ou une échéance. Puis, demandez-vous : « Quelle est la petite chose que je pourrais faire maintenant pour me préparer ? »

Chapitre 18 : Le flot —Le génie de la routine

Le non-Essentialiste se force à exécuter les choses essentielles, car pour lui le superflu correspond à son état par défaut.

L’Essentialiste conçoit une routine qui permet d’atteindre ce qu’il a identifié comme essentiel. Cette routine devient sa position par défaut.

Chapitre 19 : Se concentrer —Qu’est-ce qui est important maintenant ?

Pour fonctionner à votre plus haut niveau de contribution, vous devez vous brancher délibérément sr ce qui est important ici et maintenant.

faire moins mais mieux et avoir des priorités

Les Grecs avaient deux mots pour dire le temps. Le premier était “chronos”. Le second” était “kairos”. Le dieu grec Chronos était représenté comme un homme âgé, aux cheveux gris, et son nom évoque l’horloge à retardement, le temps chronologique, le type de temps que nous mesurons (et que nous essayons d’utiliser de manière efficace). Kairos est différent. Bien qu’il soit difficile de traduire avec précision, cela fait référence à un temps opportun, correct, différent. Chronos est quantitatif ; Le kairos est qualitatif. Ce dernier n’est vécu que lorsque nous sommes pleinement dans le moment, quand nous existons dans le présent. »

Le multitâche n’est pas l’ennemi de l’Essentialisme. Son ennemi c’est de prétendre que nous pouvons nous « multi-concentrer ».

Lorsque vous êtes confronté à tant de tâches et d’obligations que vous ne pouvez pas déterminer à laquelle vous devez vous attaquer en premier, arrêtez-vous. Prenez une profonde respiration. Soyez dans le moment présent et demandez-vous ce qui est le plus important à la seconde présente, pas ce qui est le plus important demain ou même dans une heure. Si vous n’êtes pas sûr, faites une liste de tout ce qui vous intéresse et rayez tout ce qui n’a pas d’importance pour le moment.

Chapitre 20 : Être—La Vie Essentialiste            

Si vous vous permettez d’adhérer pleinement à l’Essentialisme, de le vivre réellement, dans tout ce que vous faites, à la maison ou au travail, il peut faire partie de votre façon de voir et de comprendre le monde.

Lorsque ces idées deviennent émotionnellement vraies, elles prennent le pouvoir de vous changer.

Les Grecs avaient un mot, métanoïa, qui se réfère à une transformation du cœur.

À bien des égards, vivre comme un Essentialiste dans notre société où il y a trop de choses à la fois est un acte de révolution tranquille.

Mais, quels que soient la décision, le défi ou le carrefour que vous rencontrez dans votre vie, demandez-vous simplement :« Qu’est-ce qui est essentiel ? ». Supprimez tout le reste.

Conclusion sur “L’essentialisme” de Greg McKeown :

Tout d’abord, ce livre a été pour moi comme une 2ème « Semaine de 4 heures », il y a eu un avant et un après. Je n’avais pas imaginé qu’on pouvait mettre en production un système de refus, une véritable moulinette à éliminer les choses superflues.

Après la lecture de ce livre, vous aurez toujours en tête la quête d’aller à l’essentiel, et rien d’autre. De chercher à maximiser votre contribution et votre valeur ajoutée. Tout ce que vous ferez sera bien fait, largement mieux fait que si vous aviez fait d’autres choses en parallèle sans vraiment vous investir.

Pour ma part cette notion est très importante. J’ai d’ailleurs créé un blog sur lequel je partage des articles pour agir avec simplicité et efficacité. Je suis persuadé que le bon sens reste notre meilleure arme pour trouver des solutions simples et acceptées par tout le monde !

Points forts :

  • Va à l’essentiel ! normal, vu le titre du bouquin …
  • Se lit vite et reste en tête
  • Les exemples sont bien trouvés

Points faibles :

  • Parfois un peu trop donneur de leçon
  • Parfois utopique dans sa manière de présenter les choses, notamment pour exprimer ses refus.

La note de Matthieu du blog Simplement Dans Le Bon Sens :

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Avez-vous lu le livre “L’essentialisme” ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (2 votes, moyenne: 4,50 out of 5)

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3 Commentaires pour :

L’essentialisme – Faire moins mais mieux ! L’art d’être réellement efficace

  • Charisme Developpement

    13 Mai 2019 à 14:35

    Entre ce livre et celui de Léo Babauta L’art d’Aller à l’Essentiel, il y a vraiment de quoi faire le trie et savoir se concentrer sur le plus important (principe fondamentale de l’essentialisme ^^).
    Pour les curieux qui n’aurait pas lu le livre de Léo Babauta : http://charismedeveloppement.fr/lart-daller-a-lessentiel/

    J’ai beaucoup apprécié le Chapitre 17 sur l’art des petites victoires et le trouve essentiel pour savoir mettre en pratique de nouvelles habitudes (essentialisme, méditation, minimalisme…)

    Très bonne chronique Matthieu !

    Répondre




    • […] Il me semble que certaines personnes aiment évoquer la masturbation intellectuelle parce qu’elles n’ont pas suffisamment confiance en elles-même pour commencer à réfléchir sur des sujets qui pourraient remettre en cause leur manière de voir les choses et leur vie. Elles ressentent au fond d’elles même une peur de voir leur égo attaqué et certaines de leurs convictions ébranlées, alors même que nous formons la majorité de nos convictions avec une insouciante légèreté, sans y avoir beaucoup pensé, et que pourtant ces convictions déterminent les possibilités que nous entrevoyons – notre horizon – et les choix que nous faisons. […]

      Répondre




      • […] de l’Essentialisme, via Des Livres Pour Changer De […]

        Répondre









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