Message d’une sage-femme pour une naissance libre

Message d'une sage-femme pour une naissance libre - Ariane Secciad Boulanger

Phrase-résumée de « Message d’une sage-femme pour une naissance libre » : Il est fondamental de travailler les peurs lors de la grossesse car les stress peuvent se matérialiser sous forme de pathologies, chez la mère comme chez l’enfant à naître (et perdurer chez l’adulte).

Par Ariane Seccia-Boulanger, sage-femme, 2008, 199 pages.

Note : cette chronique est une chronique invitée rédigée par Emeline du blog « petit enfant deviendra grand »

Chronique et résumé de “Message d’une sage-femme pour une naissance libre” :

INTRODUCTION

Les femmes donnent actuellement naissance dans un monde de plus en plus stressant, violent et dans lequel des valeurs comme la bienveillance et l’amour perdent leur place. L’accent est mis sur les pathologies. Le dialogue manque et les peurs prennent de l’importance. Le stress peut se matérialiser dans le corps sous forme d’affections ou de barrages. Chez les femmes enceintes, il peut donc être responsable de problèmes physiques chez elles mais aussi chez leur bébé. Travailler sur ces peurs-mémoires peut ainsi résoudre de nombreuses pathologies.

Nous traversons de nombreuses épreuves dans notre vie. Elles sont autant de filtres qui nous empêchent de prendre conscience de nos capacités. Il suffit juste d’un catalyseur pour qu’elles soient révélées car nous avons les outils en nous.

L’auteure Ariane Seccia, elle-même sage-femme, a souhaité réunir ces outils, les simplifier pour que chacun trouve sa vérité, se libère et libére son enfant en le rendant indépendant. Ce livre prend appui sur les travaux de Hammer, père du décodage biologique (qui font état du lien stress-pathologie), sur des stages et sur son expérience de sage-femme.

Certaines personnes peuvent se sentir être de mauvaises mères en imaginant qu’elles auraient pu faire autrement. Or, elles ont été et sont la meilleure chose qui soit pour leurs enfants. « Le passé n’est qu’expérience et l’instant permet de travailler sur la seconde présente pour que celle qui suit soit meilleure ».

femme enceinte

PREMIERE PARTIE :

Les règles de base

  • L’enfant tableau

Dès sa conception, l’enfant porte en lui tout son potentiel, la palette de ses propres couleurs. Cette peinture est en ouverture totale sur le monde mais donc sans protection et peut être modifiée par tout ce qui l’entoure.

  • L’éponge

Le fœtus ne sait pas qui il est. Il ne peut que ressentir des choses. Il devient les émotions qu’il perçoit. Si la mère ressent de la colère, il deviendra colère. Des couleurs qui ne lui appartiennent pas viennent alors masquer les couleurs d’origine. Ce sont les « projets-sens », projections qui vont induire un sens différent à sa vie.

  • La loi de « amour/non amour »

Si l’enfant se sent mal ou non aimé (c’est sa perception, cela peut être faux), il se sentira « non aimable ». On peut retrouver cela dans le cas d’un enfant que l’on a hésité à garder par exemple. Il ne pourra pas montrer ce qu’il a de magnifique en lui car ne saura pas qu’il a de la valeur et se sentira vide. Il aura besoin de se remplir : « donne-moi pour que j’existe, remplis-moi, aime-moi ». Mais le vide ne sera jamais rempli et sa demande continue.

  • J’ai ou je suis

L’enfant se met à fonctionner en mode « j’ai », « donne-moi pour que j’existe ». Il perd ainsi sa liberté et occulte sa puissance puisqu’il dépend de l’autre.

Si au contraire, l’enfant se sent aimé, il pourra alors accepter que quelque chose « d’aimable » se trouve en lui. Son mode de fonctionnement devient « je suis » et il pourra développer tout ce qu’il porte en lui.

  • Amour/non amour, l’origine des blessures mémorisées, la théorie des vortex

Le vide, le manque, la perte ou l’absence (les abandons, les pertes d’enfants etc) créent, à l’image des trous noirs dans l’univers, des vortex (tourbillons). De tels chocs s’inscriraient dans une mémoire et se transmettraient de génération en génération jusqu’à ce que l’un des membres du clan le dépasse et le répare.

Il y aurait deux sens à la vie d’un être humain :

  1. La réparation des mémoires émotionnelles qui lui ont été léguées
  2. La réalisation du tableau d’origine

L’amour sera la clef et pourra permettre à la mère de trouver la force de fermer le vortex et de poser la paix sur le clan.

  • Manque, refus, vide, émotion

Lorsqu’une vérité est très difficile à accepter (exemple : maman ne m’aime pas, papa m’a abandonné…), l’enfant peut refuser de l’admettre. Le problème est alors la non-acceptation de la vérité. Le vortex pourra ainsi perdurer dans le temps.

Ces mémoires-ressenties restent donc souvent enfouies et inconscientes (en prendre conscience serait très violent), les vortex persistent et souvent, on ne les perçoit pas. Mais les émotions auxquelles ils sont liés peuvent remonter à la surface si nous nous retrouvons face à une situation similaire. Ainsi, certaines situations qui peuvent paraître anodines peuvent provoquer des émotions très violentes.

  • La naissance des fausses lois du mental et des stratégies de survie

Exemple : à la naissance d’un petit frère, un enfant vit une situation insupportable pour lui et se sent abandonné par sa maman. Il va élaborer de fausses lois pour se protéger à l’avenir : « en amour, on est toujours trahi, surtout s’il s’agit d’un grand amour ».

La solution se trouve dans l’acceptation de la vérité : je me suis senti abandonné quand j’ai eu un petit frère. Ça ne sera pas toujours comme ça.

Les fausses lois du mental (dont l’objectif est de ne plus revivre la souffrance initiale) entraînent la mise en place de stratégies de survie.

Si l’on reprend notre exemple, l’enfant pourra plus tard (très inconsciemment), repousser l’homme ou la femme qu’il va aimer ou rencontrer uniquement des partenaires qui le trahiront.

  • Les stratégies du re-jeté

Le perfectionnisme : le rejeté veut être le meilleur pour qu’on ne le rejette pas.

L’isolement : il préfère s’isoler pour ne pas risquer de revivre le rejet.

La maladie : Le rejeté aura alors des maladies graves ou chroniques pour que l’on s’occupe de lui.

Les vampires : le rejeté n’arrive pas à dire non par peur d’être à nouveau rejeté et attire donc des personnes qui profitent de lui, des « vampires ».

  • La naissance du mental

Durant la vie intra utérine, le bébé ne sait pas qu’il est lui-même. Il prend conscience de la dualité : l’autre (sa mère) et lui, vers 6/8 mois de vie extra utérine. Il comprend qu’il est totalement dépendant de sa mère et va donc essayer de la contrôler. C’est la fausse règle : « je peux contrôler l’autre », premier signe de l’apparition du mental. Il va ainsi jeter ses jouets par terre pour qu’elle les ramasse. Cette phase est indispensable pour la construction psychique.

  • La grande confusion entre avoir et être

Quand le bébé naît, sa survie dépend de ce que vont lui donner les autres. Une autre fausse loi apparaît : on ne peut exister que si l’on possède, si l’on a. La vérité à remettre en place sera alors : « Je suis avant d’avoir ».

  • La société qui induit le « j’ai » : l’école

Il faut considérer l’erreur comme une force qui permet de progresser. Les évaluations et les notes induisent un jugement sans tenir compte du potentiel de l’enfant et de son tableau d’origine (grande sensibilité, créativité etc).

L’enfant ne doit pas évaluer sa valeur à travers ce système même si paradoxalement, il doit l’accepter puisqu’on vit dans ce système. Il faut que l’enfant ait à l’esprit que ce qui compte est de toujours faire de son mieux, pas le résultat final. Pour être heureux, il devra réaliser ce qu’il porte en lui, pas ce que les autres veulent pour lui (diplômes, métiers…).

  • La loi d’attraction, confiance dans la vie

Quand la vie ne correspond pas à nos désirs, nous avons l’impression qu’elle nous trahit. Ariane Seccia voulait être médecin, mais a raté deux fois le concours d’un point et est devenue sage-femme. Elle sait maintenant que c’est le métier de sage-femme qui était fait pour elle et que la vie, malgré une expérience douloureuse, l’a éloignée d’un métier qui ne lui aurait pas convenu.

Nous attirons toujours vers nous des situations qui peuvent nous permettre certaines prises de conscience pour guérir et guérir notre clan. Si nous arrivons à dépasser ces épreuves, nous serons plus en paix.

À la naissance, il n’y a pas de hasard. Les projets-sens correspondent aux stress qui n’ont pas été dépassés par certains membres du clan. L’enfant a alors une possibilité de réparer. C’est paradoxalement grâce aux obstacles que nous pourrons nous sentir libres (une fois surmontés). Pour cela, il vaut mieux éviter la « victimisation » mais essayer de comprendre ce que la vie veut nous montrer.

  • Le cerveau, grand ordinateur, les clefs du décodage

Le cerveau est un ordinateur vivant, ses mémoires sont des mémoires de ressentis. Elles viennent de la toute petite enfance, mais sont aussi liées à celles, plus anciennes, transmises par le clan. Si ces mémoires sont le plus souvent inconscientes, elles affluent régulièrement vers le conscient. Pour se protéger, le cerveau les fait passer dans le corps : c’est la maladie (la « mal à dire »), les organes touchés ne l’étant pas par hasard. Le but est que la personne puisse l’identifier et la traiter. Le travail de décodage sera de retrouver le stress lié à l’affection pour le faire lâcher.

Le processus est le même lors de la grossesse, mais encore plus puissant puisque l’enfant en devenir appelle lui aussi les mémoires.

  • Décodage et contractions

La femme aime son bébé consciemment. Mais inconsciemment, il peut représenter la menace de lui faire revivre un événement douloureux. Le cerveau est susceptible de créer des contractions prématurément pour chercher à faire partir le bébé. Une prise de conscience peut suffire à régler le conflit.

  • Décodage et vessie

La vessie est en lien avec le territoire. Les infections et pertes urinaires sont mises en place pour marquer le territoire.

  • Décodage et remontées gastriques

La grossesse peut induire de vraies rivalités avec les personnes de l’entourage (mère, belle-mère…), ce qui est difficile à avaler et digérer. Le cerveau crée donc une acidité plus importante dans l’estomac et lui permet de remonter pour mieux avaler et digérer.

  • Décodage et accouchement

Si un enfant est une « menace » inconsciente, le cerveau va essayer de l’empêcher de naître. Il va stopper les contractions et/ou empêcher le col de s’ouvrir. L’accouchement durera très longtemps et/ou finira avec des forceps ou une césarienne.

  • Code et douleur

Lors de l’accouchement, le cerveau a beaucoup de choses à gérer et ne peut pas s’occuper de la peur de l’enfant qui arrive. Elle passe donc dans le corps et lorsque la douleur psychique est maximum, la douleur physique est maximum : la douleur est une peur qui s’exprime dans le corps. La douleur doit être traitée mais il est important d’aller chercher vers les mémoires.

  • Passage en biologie du clan vers sa descendance

Si le stress d’une personne peut passer dans son propre corps, il peut aussi passer dans celui de sa descendance.

Exemple : la mère d’une patiente (de Ariane Seccia) n’avait pas prévu une grossesse. Elle donna finalement naissance à des triplés, trois filles qui étaient stériles (dont la patiente). Suite à un travail sur le décodage, la patiente pu tomber enceinte.

  • Guérir en retrouvant l’émotion d’origine

Il y aurait une mémoire « de l’eau » et une mémoire « vibratoire » qui pourraient se réactiver si la personne vit une situation qui lui procure un ressenti proche de celui qui avait créé ces mémoires. Le but est que l’individu, en retrouvant cette émotion d’origine, puisse travailler sur cela pour « réparer ».

  • Projet-sens, le 4 fois 9 mois

Les projets-sens, projections qui donnent un sens à la vie, le plus souvent inconscients, ont un impact maximum durant une période de 36 mois.

  1. Les 9 mois qui précèdent la conception : enfant désiré ? Etc…
  2. Les 9 mois de grossesse (ancrage maximum) : l’enfant est ce qu’il ressent et perçoit.
  3. Les 18 à 24 mois qui suivent la naissance : a-t-il été séparé de sa mère ? Etc…

Le bébé perçoit fortement les émotions mais sa pensée n’est pas suffisamment structurée pour apprécier les situations : il va se construire sur des peurs liées à une fausse perception de la réalité, bâtir de fausses lois et fonctionner avec.

  • La possibilité d’agir sur l’enfant

On peut s’adresser au bébé, notamment pendant la grossesse, pour lui expliquer que ce qu’il a pu ressentir de douloureux n’est pas lié à lui, que c’est par exemple la souffrance de la mère ou du père lié à une situation.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Les 12 lois du cerveau

Les 2 projets-sens à lui renvoyer sont :

  1. Sois heureux
  2. Qui que tu sois, réalise ton potentiel d’origine
  • Le « merde alors »

Quand un enfant n’est pas désiré, ce n’est pas lui le problème, mais la situation.

À la découverte de la grossesse, le fœtus risque de faire l’amalgame entre lui et la situation et se sentir comme « une merde ». Le bébé qui se sent ainsi rejeté va chercher toute sa vie la reconnaissance dans son entourage. Il peut même s’interdire d’être heureux et de s’aimer.

Une explication au bébé pendant la grossesse aura le plus d’impact pour une réparation mais elle peut aussi se faire tout au long de sa vie.

  • Fille ou garçon

Un bébé dont le sexe ne correspond pas à celui que les parents auraient souhaité se dira qu’il est nul car ne peut pas répondre à leur désir et cherchera toute sa vie de la reconnaissance. Il pourra aussi tout mettre en œuvre pour devenir l’autre sexe. Une femme dont les parents souhaitaient un garçon pourra ne jamais s’autoriser à avoir un enfant etc…

Cette situation est difficile à réparer mais il est toujours possible d’expliquer à l’enfant que ce n’est pas sa valeur qui est remise en cause mais son enveloppe.

Dans le cas où une fille était fortement désirée parce qu’elle est une fille et inversement, c’est aussi problématique puisque l’enfant est aimé pour son enveloppe et non pas pour ce qu’il est.

  • Le jardinier

L’enfant est un bourgeon qui deviendra une fleur magnifique si on accepte la couleur de ses pétales. Il ne pourra pas développer tout son potentiel si on veut choisir ses couleurs.

Fleur

  • Je te fais confiance

Au départ, un enfant ressent un amour très pur. Si une personne est capable de lui faire confiance, de croire en lui, il pourra se révéler.

Les outils

Les prises de conscience doivent être étayées par des outils pour le quotidien.

On peut choisir de continuer à vivre comme avant ou au contraire, changer, ce qui nécessite un engagement car de nombreux obstacles vont surgir.

De nombreux outils sont là pour ça, on ne peut pas tous les utiliser en même temps, il faut les laisser venir vers nous au moment où on en a besoin.

Attention : l’inconscient efface les outils les plus importants car ils menacent l’équilibre qui a été établi, les béquilles mises en place pour se protéger.

  • La vigilance

Un travail prend du temps, il faut donc être vigilant, faire attention à soi et s’observer.

  • La clé de la fermeture des vortex

Lorsque le bébé refuse d’accepter une situation ou n’a pas accepté l’émotion qui y est liée, le refus de lâcher prise empêche le vide créé de se refermer et le vortex aspirant continue à appeler à être rempli.

Pour refermer le vortex, il faut dire « oui »

  • Oui dans l’instant présent

Outil 1 : je fais de mon mieux…

Il faut « dire oui » mais surtout « être oui » et penser : « je fais de mon mieux, dans le respect de moi-même, avec les cartes de l’instant, le reste appartient à l’univers ». Cette phrase permet l’acceptation. Elle enlève le doute et la culpabilité en sous-entendant « je suis capable ».

« Je fais de mon mieux », c’est choisir la solution qui nous paraît la plus juste selon son expérience et son intuition.

« Dans le respect de moi-même » implique d’apprendre à se respecter pour soi et pour son enfant.

« Avec les cartes de l’instant » … Nous ne pouvons pas contrôler toutes les cartes ni le moment où elles sont distribuées. Lorsque nous prenons une décision, nous avons seulement les cartes de l’instant présent. Nous ne devons pas nous dire, après avoir eu d’autres cartes en main que nous aurions dû prendre une autre décision.

« Et le reste appartient à l’univers » … Nous ne pouvons pas tout contrôler. Il faut accepter que si nous prenons une décision avec respect et en tenant compte de tout ce dont nous pouvions tenir compte, nous ne pouvions prendre de meilleure décision.

univers

Outil 2 : oui à ce qui est

Nous ne sommes pas plus forts que la vie, nous ne pouvons pas la contrôler. Si nous n’acceptons pas ce qui est évident parce qu’à l’opposé de ce que nous désirons, la souffrance va apparaître. Elle n’est pas liée à l’objet que nous ne pouvons pas avoir mais au fait que nous ne puissions pas l’avoir.

  • Les outils à mettre en place :

Prendre conscience de la vérité de l’instant : voir et accepter que l’on ne peut pas changer ce que la vie a mis en place.

Action : si nous souhaitons changer cette vérité (une fois acceptée), nous devons mettre en place des actions.

Voir l’impossibilité : si malgré toutes les actions mises en place, la situation est impossible à changer, il faut voir et accepter cette impossibilité.

Le moyen d’être sûr : si on se demande ce que l’on peut faire de plus et que la réponse est rien, on doit accepter la situation.

Peut-il y avoir autre chose à la place ? Lorsque la réponse est non, elle permet l’acceptation de l’impossibilité et libère.

« Être oui » : le oui n’est pas un abandon, c’est accepter la vérité telle qu’elle est.

  • L’expérience de la mort

Lorsqu’un proche décède, nous ne pouvons accepter l’insoutenable vérité. C’est un « non » très puissant parce qu’il nous ramène à la totalité des vortex : le manque, la trahison, la solitude… Notre souffrance traduit notre incapacité à accepter. Le « oui » sera le deuil, l’acceptation.

Cela peut s’appliquer à toutes les pertes (séparations…).

  • Oui à ce qui a été

Outil 3 : retourner dans la peau de l’autre

Il faut se faire accompagner d’un thérapeute pour revivre l’émotion d’origine, se mettre dans la peau de celui qui l’a vécue : un membre du clan (père, mère, ancêtres…) ou soi-même enfant. Puis il sera possible de se détacher de cette émotion d’origine.

yeux d'enfant

Outil 4 : la chasse aux pensées inutiles

« Toute pensée qui n’aboutit pas à un acte positif/juste est une pensée inutile : out ! ».

Outil 5 : ne poser aucune parole, aucun acte dans l’émotion

Une émotion liée à une situation présente est en fait liée aux mémoires d’une situation vécue à laquelle elle est reliée. Une réaction immédiate serait donc inappropriée par rapport à la situation présente.

Outil 6 : émotion mode d’emploi

  • Si une parole ou un acte violent ont été posés dans l’instant, c’est trop tard. On peut expliquer que l’on va maintenant prendre du recul pour trouver une réponse plus juste. Un enfant comprendra et verra que tout le monde fait des erreurs mais que l’on peut les rectifier. L’adulte peut proposer de réparer.
  • Si la « cocotte-minute » ne s’est pas déchargée, on peut expliquer que l’on a besoin de prendre du recul pour répondre plus tard.

Il faut aider les ressentis à s’exprimer par le corps : utiliser un punching-ball, courir, crier… Le but est de s’autoriser à revivre la violence restée enfouie.

Outil 7 : et alors ?

Cela permet de trouver l’origine des peurs.

Exemple : une patiente a peur de ne pas réussir son accouchement. Et alors ? Que son mari ne l’aime plus. Et alors ? Etc… jusqu’à ce que la dernière réponse soit : « je disparais s’il n’y a plus d’amour ». Sa problématique de départ était cachée derrière sa peur d’accoucher.

Outil 8 : le grillage, vulnérabilité/invulnérabilité

Le roseau résiste mieux à la tempête que le chêne, le grillage que le mur parce qu’ils ne résistent pas. C’est la peur (de revivre des ressentis douloureux) qui nous fait mettre une carapace pour nous croire invincible, ce qui est illusoire. Se sentir comme un grillage pour ne plus être touché par la colère, le mépris … de l’autre permet de devenir invulnérable.

Outil 9 : affronter ses peurs

Il va autoriser l’action, mener au « je suis capable ». Si on affronte nos peurs, souvent, elles disparaissent parce que l’image générée par le mental est souvent plus effrayante que la réalité.

J’ai peur de lui dire ce que je pense… parce que je risque…

Outil 10 : le non-jugement, l’ombre et la lumière, les deux côtés de la pièce

Il s’agit de ne pas se juger quoiqu’il puisse arriver.

« Aimer, c’est accepter l’autre sans le juger, tel qu’il est, avec ses blessures, ses différences ».

L’humain a tendance à dire ce qu’il aurait fait à la place de l’autre. Mais c’est basé sur notre propre référence (culture, valeur donnée par le clan…) et nous n’avons pas toutes les cartes.

Une pièce de monnaie a deux faces pour exister. Nous avons ces deux faces et devons les accepter toutes les deux, même la face que nous considérons obscure.

« Si j’avais été à ta place, je n’aurais pas pu faire autrement » : cette phrase aide à grandir même si cela n’implique pas d’excuser ou de pardonner certains comportements graves (ni d’impliquer la non-reconnaissance de la souffrance qu’ils ont pu provoquer).

Outil 11 : tout est changement, accepter de tout perdre

Dans l’univers, il n’y a rien de stable, tout est voué à disparaître et à être remplacé. Il faut l’accepter et vivre chaque seconde comme si c’était la première et la dernière.

Outil 12 : l’erreur n’est pas une faute

« Elle est l’expérience qui fait grandir, la force du futur ».

Outil 13 : mettre de l’ordre dans sa vie

L’espace et le temps de chacun doivent être répartis équitablement. Dans notre société occidentale, la mère a souvent une charge de travail très importante. Elle se donne beaucoup d’objectifs pour être une « bonne mère » et elle finit par associer (injustement) le manque de reconnaissance de sa valeur aux objectifs non atteints.

Il est important de mettre de l’ordre dans sa vie : dans ses liens avec les autres, ses priorités…

Outil 14 : ne plus mentir

Mentir, c’est tricher avec l’autre, avec soi-même, refuser de faire face, ne pas affronter ses peurs (le mensonge les cache) dans le but de les surmonter.

Les secrets ne sont pas bons pour le clan et doivent être révélés mais il y a une façon de les dire sachant que « tout peut être dit à condition que cela puisse faire grandir l’autre ».

Outil 15 : la substance de l’instant

« Absorber la substance de l’instant tout en acceptant sans concession tout le reste qui ne nous convient pas mais qui en fait partie ».

Outil 16 : qu’est-ce que je veux ?

Cette question est essentielle puisqu’elle se rapporte à notre vérité, à ce qui est juste pour nous. Veut-on participer à notre guérison ou à notre souffrance ?

Outil 17 : lâcher la stratégie de la victime

Nous choisissons de créer notre propre souffrance quand nous préférons nous positionner en victime plutôt que d’accepter et de faire face.

Les joyaux

Les outils permettent de faire sauter les verrous qui nous empêchent d’accéder à nos couleurs d’origine.

Nos capacités dévoilées deviennent nos joyaux.

  • J1 : L’amour de soi

La mère ressent un amour inconditionnel pour son enfant. Sous l’influence des projets-sens, elle va finir par penser que cet amour est son enfant: elle doit voir l’amour qui émane d’elle.

  • J2. La puissance d’action

C’est la force d’origine sans le poids des projets-sens, le moteur de l’action. Il faut croire en soi pour la mobiliser et elle doit être juste pour que son impact soit total.

  • J3. L’espace

Le « re-jeté » a tellement peur de revivre le premier jet qu’il cède aux autres son espace, ne demande pas à être respecté. Pour guérir, il faut qu’il affronte ses peurs, qu’il passe par un conflit même s’il le redoute au plus haut point, qu’il prenne le risque d’être à nouveau re-jeté pour reprendre sa place. Il réussira si son désir de changer les choses est plus fort que sa peur.

L’espace de chacun doit être posé et respecté, dans la famille entre autres.

  • J4 : Le juste et l’harmonie

Les excès et les émotions permettent de voir quand l’harmonie (la paix avec tout ce qui nous compose) est rompue. Il faut les accueillir. L’expression de l’excès (surinvestissement au niveau familial ou professionnel etc…) fait que l’on donne pour recevoir, être reconnu. La colère est également un appel au secours.

L’harmonie, c’est aussi celle de nos deux faces (et il est important d’accueillir notre partie obscure), et celle de nos deux versants, masculins et féminins.

  • J5. La femme

Notre société empêche (morale, religion…) la sensualité et la sexualité des femmes de s’exprimer. C’est la porte ouverte aux excès dans les deux sens (puritanisme ou débridement). Cette partie (sensualité et sexualité) doit être accueillie pour pouvoir s’exprimer et se libérer.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Guérir

femme

  • J6. La communication

Mentir ou se taire signifie que l’on a peur de l’autre. Au niveau du cou (entre la tête et le corps, la pensée et l’action) se trouve les mémoires de refus. Le travail consistera à ré-ouvrir cette porte de vérité.

DEUXIEME PARTIE : Application des outils

La grossesse

  • L’état de la grossesse est très particulier au niveau psychique. On passe d’enfant de ses parents à parent de son enfant. C’est dans l’ordre des choses… Mais si ce changement de position est logique pour la vie, il ne l’est pas pour celui qui le vit car il fait ressortir des peurs inconscientes. Les situations que la mère a pu ressentir comme douloureuses (lors de sa propre naissance, de celles du clan…) sont réactivées. Ces mémoires inconscientes affluent vers le conscient lors de la grossesse : il est plus facile d’y avoir accès. Mais pour se protéger, le cerveau fait passer les stress dans le corps et c’est la pathologie.
  • Une préparation à la naissance ne peut shunter la part du psychique, ce qui implique le travail sur les peurs. Les enfants dont les mères ont travaillé sur les peurs sont en général plus sereins car tout ce que la mère peut dépasser libère l’enfant. Ce travail sur les peurs a aussi un effet positif sur le bébé in-utéro et sur les pathologies de la grossesse.
  • Un travail qui prendrait des années en temps normal se fait en quelques semaines lors de la grossesse car tout est propice au changement.
  • Les peurs ne sont pas forcément plus importantes pour un premier enfant que pour les autres. Tout dépendra de la puissance des mémoires douloureuses que l’enfant est susceptible d’appeler. De plus, c’est la première naissance pour chaque enfant donc il faut se préparer quel que soit le rang de l’enfant.

Les clefs de la réussite du travail sur les peurs :

Les choses doivent être ressenties dans le corps. Le travail consiste à aider la femme à revivre l’émotion d’origine de l’enfant qu’elle était ou du membre du clan responsable du projet-sens et pouvoir s’en libérer.

Ce travail doit être complété par la mise en place d’outils pour que les bienfaits perdurent. Le travail doit être fait en dehors de tout jugement.

1. La peur de ne pas être capable

C’est la plus fréquente et la plus dangereuse car elle peut induire « je suis nul » chez l’enfant à naître. Elle est en grande partie responsable de la peur d’accoucher.

Les peurs du passé se réveillent : peur de décevoir l’autre, de se décevoir…

L’action appartient à la mère mais le résultat à la vie donc il ne faut rien attendre (si l’on n’attend pas de résultat, il n’y aura pas d’échec possible) et faire avec les cartes qui nous sont données.

2. La peur de ne pas être une bonne mère

Si le modèle est excessif cela laissera des traces.

Si on ne reproduit pas le modèle (modèle de mère abandonnante, surprotectrice) pour ne pas être une mauvaise mère, on sera une mauvaise fille…

Avec un modèle de mère idéale, on peut ne jamais se sentir à la hauteur.

Tout comme pour la peur de ne pas être capable, le problème peut se régler une fois de plus avec cette phrase : « je fais de mon mieux, dans le respect de moi-même, avec les cartes de l’instant, le reste appartient à l’univers ».

Pour se rassurer…

« La santé, la vie de nos enfants ne nous appartiennent pas, elles appartiennent à l’univers. Ce qui nous appartient, notre devoir de parent, c’est de faire de notre mieux ».

Attention toutefois, à travers le « je fais de mon mieux », il peut y avoir un débordement, une surprotection. Cela induit une prise de contrôle sur l’enfant. On fait à sa place, on ne lui fait pas confiance. Cela le rend dépendant.

Nous avons peur de perdre nos enfants, nous pensons que ce serait insurmontable si cela devait arriver mais cela ne peut justifier leur castration. Le fond du problème est en fait la peur d’être tenus pour responsable de leur perte si elle devait se produire.

bébé

3. La peur de l’abandon

La peur d’abandonner est liée à la peur d’être une mauvaise mère et peut conduire à la surprotection.

La peur de mourir en accouchant est souvent liée à la peur du changement d’état ainsi qu’à la fausse loi : « si je ne contrôle pas, je meurs, si je contrôle, je vis ».

Avoir peur d’abandonner en mourant relève plus de la difficulté de faire confiance aux autres pour élever son enfant et à lui d’être heureux sans sa mère. Cela renvoie au sentiment d’être indispensable.

La peur d’être abandonnée ou que l’autre meure renvoie à la peur de la solitude.

  • Le suicide du père

Ceux qui restent culpabilisent mais personne ne pouvait sauver celui qui s’est suicidé. Il faut expliquer à l’enfant que ce n’est pas le père mais l’homme qui s’est suicidé.

  • Vivre le départ du père

Lorsque le père part (abandon, décès…), il faut l’accepter malgré toute la souffrance.

Le ressenti de l’enfant dépendra de celui de sa mère : si la séparation est douloureuse pour la mère, elle le sera pour l’enfant etc…

Le travail consiste à séparer l’insoutenable situation du ressenti d’amour d’origine. S’il y a trop de colère, il faut expliquer à l’enfant que ce qu’il perçoit ne lui appartient pas pour l’aider à se différencier des circonstances difficiles.

4. Peur de l’enfant a-normal

L’origine de la vie reste très mystérieuse.

  • La base de cette peur de l’enfant a-normal vient de la culpabilité. Dès le début de la grossesse, on parle de maladies génétiques, surtout la trisomie 21 et l’on fait des tests.

Les mères peuvent, pour se protéger au cas où la grossesse devrait être interrompue, ne plus s’investir dans l’amour pour leur enfant. La peur est liée à une éventuelle décision de devoir interrompre la grossesse et donc à la culpabilité de ne pas avoir gardé l’enfant.

L’attitude juste est de vivre l’instant présent et il est important d’expliquer les choses à l’enfant quelle que soit la décision finale. Le fœtus n’a pas peur de la mort car il ne la connaît pas, il a peur de ne pas être aimé.

Dans le cas de la trisomie 21, notre société prétend laisser un choix aux parents mais ne prévoit en réalité pas de place pour ces enfants (la loi prévoit déjà de les éliminer). On peut alors se demander qui est réellement responsable d’une éventuelle décision d’IVG pour cette raison.

  • Les lignées qui s’éteignent suite à une IVG ou une fausse couche sont porteuses de lourdes mémoires. Les enfants porteurs de malformations correspondent à des passages dans le corps de mémoires douloureuses d’un ou plusieurs membres du clan.
  • Une IVG doit être abordée dans la paix et sans jugement, elle est prise avec les cartes dont on dispose dans l’instant. La qualité de vie des parents et de l’entourage de l’enfant doit être prise en compte car aucun enfant ne veut être responsable de la souffrance de ses proches.
  • Lorsque la perte est brutale (interruption de grossesse volontaire ou non), les parents n’ont pas le temps ou n’osent pas dire au revoir à l’enfant. Le deuil reste en suspens. Il est possible d’organiser un rituel après pour créer un lien, lui expliquer et le laisser partir.
  • En cas d’amniocentèse, il faut se préparer. On peut effectuer un travail en sophrologie, avec des visualisations, expliquer au bébé pour qu’il se place bien. Le but de cet examen est de voir si l’enfant est dans la norme : le fœtus peut vite se demander s’il a une valeur, une explication est donc nécessaire.

5. Peur de la césarienne

Cette peur en regroupe en réalité plusieurs: « la mauvaise mère », « je ne suis pas capable » …

Or, le principe est de faire de son mieux et d’accepter que, pour des raisons de sécurité, on doit parfois avoir recours à la césarienne. Il faut alors expliquer pourquoi à son bébé et l’accompagner.

La césarienne peut correspondre à la réparation d’une coupure vécue dans le clan (déracinement du pays d’origine, séparation…) et si l’on repère le conflit d’origine, un travail peut permettre de l’éviter.

6. Peur de l’épisiotomie

Attention, si elle est justifiée dans de rares cas, le corps médical y a souvent recours trop vite….

Cette peur correspond souvent, tout comme la césarienne, à la problématique de la coupure.

Une femme dont la mère aurait subi une épisiotomie pourra aussi inconsciemment se refuser le droit d’accoucher sans coupure. Cela renvoie à la culpabilité du bébé qu’elle était et qui se rend responsable de la douleur de sa mère.

La prise de conscience suffit en général à faire lâcher l’appréhension.

7. Peur du pouvoir médical et de l’hyper médicalisation

Les médecins interviennent quand il y a pathologie (ils sont formés pour cela). Or si l’on prend en compte l’aspect psychique de la grossesse en amont, les peurs, c’est plus efficace.

Une autre raison à l’hyper médicalisation, c’est que le corps médical ressent une pression importante et n’a pas droit à l’erreur. Il préfère donc avoir recours à l’hyper médicalisation pour se protéger.

La médicalisation est bénéfique si elle intervient en cas de danger ou d’urgence, une fois que les parents ont abattu toutes leurs cartes. Le problème arrive lorsqu’il y a surmédicalisation. Le risque est que la médecine se substitue à la mère, lui prenne son pouvoir en lui renvoyant : « je ne suis pas capable ».

Pour la péridurale, par exemple: elle est indiquée dans les cas où tout a été tenté mais que l’accouchement est trop long ou douloureux (la mère ne doit pas se sacrifier).

La femme face au pouvoir médical peut redevenir comme une petite fille face à ses parents et remettre ses capacités en doute.

Il serait inutile de s’opposer au corps médical. Il faut lui montrer que l’on a besoin de son aide pour nous accompagner et lui dire qu’on lui fait confiance.

Il est important d’avoir réfléchi à la naissance avant afin d’informer la maternité de ses souhaits (ou de se tourner vers une naissance plus naturelle).

8. Peur de souffrir

La douleur est un passage dans le corps de la mémoire d’une grande souffrance psychique du clan. Cette douleur a aussi un lien avec sa propre naissance et souffrir est un moyen d’exister aux yeux de l’autre.

Quand la douleur est là, il est préférable de s’unifier à elle.

9. Peur de pousser

La naissance d’un des enfants du clan (ou sa propre naissance) a pu être suivie par un drame et pousser, mettre l’enfant au monde signifie mettre au monde la mort, la violence.

Une naissance a aussi pu être liée à un accouchement très douloureux au moment de la poussée.

On peut préparer son périnée avec des massages par exemple ou encore des visualisations le jour de l’accouchement.

La peur de pousser peut aussi être liée à des mémoires de viols, le cerveau refusant que le passage soit à nouveau franchi. Le travail permettra à la mère de prendre conscience que l’enfant réhabilite la vie au contraire.

10. Peur de perdre l’espace

On trouve parmi les mémoires douloureuses un premier jet. La personne a donc peur d’être re-jeté (jeté à nouveau). Par exemple, la femme a peur de disparaître au profil de la mère qu’elle est et revit la blessure du passé en se « jetant » elle-même.

11. Peur d’être une mère sacrifice

La mère sacrifice est un exemple d’une mauvaise gestion de l’espace-temps.

Elle pense qu’elle doit donner sa vie à son enfant prétextant son amour pour lui. Mais elle souffre de cette situation et va lui en vouloir consciemment ou inconsciemment. A l’adolescence, il ressentira alors beaucoup de colère.

12. Peur de surprotéger

La mère sacrifice devient souvent surprotectrice. Elle souhaite le meilleur pour son enfant mais le résultat est à l’opposé car l’enfant va perdre confiance en lui.

13. Peur de la jalousie de l’ainé

Un enfant ressent les émotions beaucoup plus fort que les adultes et l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est un choc : on lui prend son espace, sa maman etc…

Il faut accompagner l’ainé, reconnaître sa souffrance, lui montrer qu’on l’aime toujours autant car l’amour est illimité, total et sans condition dans le cœur des parents.

C’est l’espace-temps qui est redistribué et la qualité de présence des parents auprès de l’ainé sera fondamentale.

14. Peur d’aimer un plus que l’autre

En attendant le deuxième enfant, les mères peuvent ressentir cette peur.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  The Power of Full Engagement

Cette peur est normale car elles connaissent l’ainé depuis plus longtemps (l’attachement n’est pas le même) et n’ont pas encore rencontré le deuxième à la naissance.

15. L’image de soi

  • Les mécanismes

Il peut y avoir confusion entre le manque (vortex d’abandon et de non reconnaissance de soi) et la perception de soi : on a besoin de l’autre pour exister.

Lorsque le corps se transforme pour la grossesse, la femme perd le contrôle, elle a peur du manque de reconnaissance et de ne plus pouvoir être aimée.

  • La réparation

Il faut prendre conscience :

  • Que les modèles trafiqués de femmes véhiculés par la société sont faux et créent de la dévalorisation.
  • Que l’image que l’on a de nous-mêmes ne correspond pas à celle que perçoivent les autres. Elle est en effet dénaturée car passe au travers de filtres.
  • Que « j’existe » doit être séparé de « je suis reconnu », qu’il ne faut pas séduire mais être.

Il faut expliquer à l’enfant que, peu importe ce qu’il a pu percevoir, l’important est ce que l’on porte à l’intérieur de nous (pas notre enveloppe) et qu’il faut le développer.

Attention quand la grossesse sert à justifier les rondeurs, L’enfant n’est pas là pour protéger sa mère.

16. Peur de l’impact de l’attitude de l’entourage

Lorsque l’entourage est contre la grossesse, il faut penser que les deux premiers objets d’amour sont les parents, amour qui peut annihiler l’impact de l’entourage.

pieds de bébé - sage-femme

L’enfant

  •  Petit manuel à l’usage de la « construction » des bébés

Le fait de considérer le fœtus comme une personne est très récent.

Une femme enceinte doit essayer de se tenir à distance de tout ce qui est choquant et traumatisant. La télévision parfois, ou encore l’entourage qui peut aussi devenir toxique en racontant par exemple des accouchements catastrophiques. Les parents doivent savoir faire barrage pour le bébé à tout cela.

Sans cacher nos ressentis, il faut apprendre au fœtus à faire la différence entre ce qui lui appartient et le reste, qu’il est possible de vivre des choses douloureuses et heureuses en même temps (comme le décès d’un être cher étant enceinte).

L’enfant doit apprendre à différencier le couple parent et le couple aimant. Le couple parent doit rester uni pour son enfant même si le couple aimant (dont les émotions ne lui appartiennent pas) se sépare.

Pour communiquer avec les bébés, l’intention doit toujours venir du cœur. Une simple intention peut suffire à faire se déplacer un fœtus…

  • Le travail en sophrologie

Plus les personnes pratiquent la sophrologie, plus elles accouchent bien et vite.

C’est aussi aidant pour l’enfant qui intègrera les ressentis heureux et prendra conscience de la force de l’amour de sa mère.

L’accouchement

  • Impossible de ne pas réussir son accouchement

Attention, si l’on vise l’accouchement idéal, on sera déçu car celui-ci est impossible : il faut viser le meilleur accouchement possible pour soi.

  • L’accouchement passage initiatique

Il va nous permettre de revivre des situations émotionnelles délicates que nous ou le clan avons mémorisées. Les épreuves sont en fait la chance de pouvoir réparer les traces négatives des projets-sens. C’est aussi une occasion unique de pouvoir se transcender. Les épreuves (douleur…) doivent donc être abordées comme des initiations et non pas comme des difficultés capables de nous le faire rater.

Les clefs d’un accouchement réussi sont :

  • Appliquer : « faire de son mieux, dans le respect de soi-même, avec les cartes de l’instant, le reste appartient à l’univers ».
  • Ne jamais lâcher son bébé.

Lors de l’accouchement, il est toujours possible de dépasser une peur qui ne l’a pas été lors de la grossesse. Il faut se demander quelle est la peur qui nous terrorise à ce point.

  • Le père : le guide, l’ange gardien et le bouclier

La présence du père lors de la grossesse et de l’accouchement est indispensable. Un lien sacré se met en place au sein de la triade père/mère/bébé.

Tout ce qui est écrit dans ce livre s’adresse aussi aux pères pour qui le travail sur les peurs peut avoir des résultats remarquables car leurs ressentis sont également projetés sur le bébé.

Pendant l’accouchement, le père doit prendre du recul, connaître les outils et accompagner la mère et l’enfant.

Mais s’il doit donner le meilleur de lui-même, il doit aussi accepter ses limites.

relation papa

  • L’accouchement : les autres alternatives

Moins il y aura de stress autour de l’accouchement, moins il y aura de difficultés et plus l’enfant sera serein.

Pourtant, les accouchements naturels à domicile ou en maison de naissance sont mal acceptés par le corps médical en France.

  • Accoucher dans la joie

Attention à ne pas essayer de tout maîtriser : les souffles, les visualisations… Il faut laisser la place à l’improvisation, la création… et à la joie.

  • La présence de la mère de la femme qui accouche

Elle est souvent un frein car renvoie à leurs relations. Si le rapport avec la mère était difficile ou si la mère était « une mère idéale » (ce qui met la barre haute) : cela pose problème.

Les suites de couches

  • Un grand moment de solitude

Après avoir été très suivie pendant la grossesse, la femme qui vient d’accoucher n’a presque plus de contact avec le corps médical. La société respecte et reconnaît la femme enceinte ou plutôt l’enfant, car il représente l’avenir de l’humanité. L’attention qui se portait sur son ventre se porte maintenant sur le bébé et cela peut réactiver des mémoires d’abandon.

De plus, la mère est considérée comme opérationnelle alors qu’elle doit se remettre de son accouchement. Viennent se rajouter les peurs qui n’ont pas pu se libérer pendant la grossesse : c’est le baby blues.

Il faut préparer cette phase, le père y a encore un rôle très important.

  • Le combat de la mère contre la femme

La mère peut être comblée avec son bébé. Mais son mari, son couple, et la femme qu’elle est sont alors relégués loin derrière.

  • La double symbolique du cordon

La mère ou le père doivent couper le cordon, psychiquement s’ils ne peuvent pas le faire physiquement. C’est le premier signe d’indépendance. Le cordon doit être coupé quand il ne bat plus.

  • La symbolique du placenta

Physiologiquement, la femme n’est plus enceinte dès que le placenta est expulsé, environ 15 minutes après la naissance du bébé. Ce temps est nécessaire pour faire le deuil de la grossesse.

  • L’accueil de l’enfant

La naissance est un choc physique et psychique pour l’enfant. La qualité de son accueil est fondamentale. Il faut lui parler, le toucher, faire du peau à peau…

  • L’allaitement

L’allaitement est la meilleure chose pour l’enfant mais se forcer à nourrir est une erreur. Il faut se faire confiance, consulter l’enfant et le père afin que les décisions soient prises à trois. C’est le cas aussi pour le sevrage.

Dans les sociétés occidentales, lorsque l’allaitement se prolonge plus de 6 mois/1an, les regards extérieurs ne sont plus bienveillants. L’enfant ne doit alors pas être pris en otage pour que la mère puisse affirmer son choix.

Attention, un « grand enfant » allaité doit respecter le corps de sa mère. Elle ne doit pas être assimilée à un garde-manger.

  • Le périnée psychique

On dit que les pertes urinaires (qui restent un sujet tabou) sont « les larmes du périnée ».

La perte de tonicité du périnée est due aux pressions qui poussent les organes vers le bas.

On peut aussi considérer que cela concerne le territoire et qu’il est normal de le marquer quand un enfant arrive. Les pressions (physiques et psychologiques) sont des stress qui se matérialisent dans le corps. Le travail consistera à faire s’évacuer les pressions vers le haut.

  • Organisation cognitive du mouvement

L’enfant doit être libre de ses mouvements pour se développer correctement. Il faut privilégier un tapis d’éveil par exemple mais proscrire les trotteurs et n’utiliser qu’exceptionnellement les parcs.

TROISIEME PARTIE

  • Au-delà des outils

Nous avons en permanence dans notre dos un saboteur qui remplace la vérité de l’instant par sa propre vérité, pervertie: « Tu ne pourras jamais rien accomplir d’intéressant, tu n’es pas à la hauteur pour rendre ta famille heureuse/tu fais mal ton travail » etc…

Ce démon saboteur (qui est en fait une partie de nous-même) nous pousse à ne pas nous aimer, ne pas nous respecter et nous dévaloriser. Il faut alors lui faire face pour le voir et utiliser les outils.

Il est important d’être bienveillant avec nous-mêmes pour pouvoir ensuite nous ouvrir aux autres.

Notre perception de la réalité est déformée par les filtres que sont nos désirs, nos peurs, nos projets-sens.

Les choses peuvent changer si l’on modifie son angle de vision. En utilisant les outils, le « oui à ce qui est » apparaîtra et ce sera une révélation.

Il faut veiller à ne pas mélanger les émotions et les sentiments. Une fois les émotions libérées, on peut se sentir dans un état intermédiaire, « fade » qui peut être confondu avec de l’insensibilité. En réalité, c’est ainsi que le sentiment peut jaillir. On ne demande plus à être rempli mais on donne et rayonne.

  • Dans le respect de l’autre…

Le travail accompli nous appartient. Il serait malvenu de vouloir l’imposer à l’autre. Le « je suis », rayonnera pour nous et c’est seulement si et quand l’autre nous en fera la demande que nous pourrons lui donner les clefs de la liberté.

  • Pour finir :

« Nous sommes assis sur un trésor et nous l’ignorons, nous continuons à demander aux autres de nous donner de quoi survivre, un peu d’amour, un peu de reconnaissance et en réalité, tout est déjà là, il nous suffit simplement de voir pour savoir et être libres » !

Conclusion sur “Message d’une sage-femme pour une naissance libre” :

J’ai lu ce livre pour la première fois étant enceinte. Je me posais beaucoup de questions, j’avais des peurs. Ce livre m’a bouleversée. Il m’a permis d’aborder ma grossesse et mon accouchement sous un angle totalement différent. Après sa lecture, je me suis sentie vraiment apaisée. J’ai complété cette lecture par un travail sur les peurs avec la sage-femme qui me suivait et l’évolution a été telle que je suis heureuse de pouvoir la partager.

Ma fille a maintenant 3 ans et, alors que je viens de relire ce livre, il me bouleverse tout autant, mais pas pour les mêmes raisons. J’ai maintenant du recul sur l’attente, la naissance de ma fille et ma propre attitude de maman. Certains points me paraissent actuellement fondamentaux alors que je n’y avais pas vraiment prêté attention à l’époque et inversement.

Je pense donc que ce qui nous touche le plus dans cet ouvrage dépend de notre passé et du moment de notre vie : quelle que soit notre histoire et ce que nous traversons, nous serons forcément touchés par des notions abordées.

Si ce livre a forcément un retentissement particulier pour une femme qui se prépare à donner la vie (et sur son futur bébé), je crois qu’il peut apporter de nombreuses réponses à tous, que l’on soit un homme, une femme, enceinte ou non, que l’on ait ou pas d’enfant.

En effet, il nous donne de nombreuses clefs pour mieux comprendre l’enfant que nous avons été et les adultes que nous sommes devenus. Il est très déculpabilisant et apaisant par rapport à la grossesse (et aide les futurs parents à la vivre le plus sereinement possible) mais aussi par rapport à notre quotidien. Et le fait qu’il a été écris par une sage-femme ne fait que renforcer sa crédibilité.

Point faible :

  • Le vocabulaire employé est assez compliqué car il est axé sur des termes psychologiques, même psychanalytiques et il faut réussir à entrer dedans. Cela peut être déstabilisant au début.

Points forts :

  • Il nous offre les clefs d’une meilleure compréhension de nous-mêmes et nous permet de nous libérer de nombreuses peurs.
  • Il est très complet et aborde de nombreuses problématiques.
  • Il apporte des solutions (même si les bénéfices ne seront maximum qu’en faisant un travail sur nous, sur nos peurs).
  • Ecrit par une sage-femme, ce qui renforce sa crédibilité.

La note d’Emeline de « petit enfant deviendra grand » :

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Crédit Photos : Femme enceinte : Anne / Fleur : Pascal Dicaire/ Univers : Matthieu Milliot / Yeux: Guitguit/ Femme : Teo Ladodicivideo/ Bébé : Franck Avitia /Pieds: Anne /Père et enfant : Cristián Arriagada

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    Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.