Serons-nous Immortels ? – 2

Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

  • Chapitre 9 : Le problème du sucre (et de l’insuline)

En 1826, la consommation annuelle de sucre par habitant en France était inférieure à 2 kilos. Elle est passée à 5,5 en 1860, 8,6 en 1890, 20 en 1913, 23 pendant l’entre-deux guerres, pour atteindre aujourd’hui 35 kilos par an et par habitant. La consommation de sucre a donc été multipliée par plus de 17 en 150 ans. Dans les pays en voie de développement, elle reste très faible : ainsi la consommation par habitant en Afghanistan n’était que de 1 kilo en 1999.

L’essentiel de ce sucre est consommé sous forme de boissons sucrées. Aux Etats-Unis, la consommation de boissons sucrées a été multipliée par six par rapport à 1945. Et le sucre se trouve à présent dans de très nombreux produits alimentaires manufacturés, car il possède de nombreuses vertus commerciales : il est bon marché, donne bon goût, peut-être utilisé dans une très grande variété d’aliments et… conduit à une certaine addiction.

Cette surconsommation de sucre et l’incroyable augmentation qu’elle a eu durant ce siècle restent peu connus. Le sucre fait intimement parti de notre culture, et nous l’associons de manière très forte aux plaisirs et à la détente. Et de nombreux aliments présentant des taux de sucre dangereux pour la santé sont devenus d’usage banal, au point que nous sommes nombreux à en consommer tous les jours sans penser qu’ils sont nuisibles, comme les sodas, les jus de fruits, les barres de céréales et la plupart des céréales du petit déjeuner, les pâtes, les pâtisseries, etc. Les techniques marketing des grandes industries alimentaires sont si efficaces que nombre de ces aliments sont devenus les produits que l’on donne de préférence aux enfants, ce qui créé ainsi chez eux une addiction dès leur plus jeune âge ! (Ainsi, la loi sur la santé publique du 9 août 2004 a interdit les distributeurs automatiques les établissements scolaires, qui équipaient 20% des collèges et 50% des lycées, pour lutter contre l’augmentation de l’obésité juvénile, qui a augmenté de 17% en 20 ans).

Or le sucre provoque des dommages car il est rapidement converti en graisse qui contribue fortement à l’excès de poids, mais augmente également le taux d’insuline dans la circulation sanguine. L’insuline est une hormone secrétée par le pancréas pour contribuer à diminuer le taux de sucre dans le sang, en permettant son absorption par les cellules.

Avant l’addiction très récente de notre espèce au sucre, notre taux d’insuline était très bas – inférieur à 5 ng/dL (5 nanogrammes par décilitre de sang). Aujourd’hui, ces taux sont très élevés, dépassant parfois les 20 ng. L’essentiel des personnes en surcharge pondérale le sont à cause de ces 35 kilos de sucre consommés tous les ans.

Voici ce qui se produit lorsque vous buvez une boisson sucrée, ou mangez un bonbon, ou une pâtisserie :

  1. Le taux de sucre dans le sang a une brusque augmentation.
  2. Le taux d’insuline dans le sang s’élève à son tour rapidement, afin d’éviter que le sang ne devienne trop sirupeux. Mais un taux d’insuline trop élevé fait monter la tension sanguine et la graisse corporelle.
  3. L’excès de glucose circulant dans le sang se combine alors aux protéines pour former des produits dérivés dangereux qui sont fortement impliqués dans de nombreuses maladies, y compris un vieillissement prématuré.

Selon des études récentes – voir par exemple Epidémiologie du Syndrome Métabolique et du risque cardiovasculaire (PDF) – 23.5% des hommes et 17.9% des femmes sont touchés en France par une maladie qui résulte d’une grave incapacité à traiter le sucre alimentaire, appelée Syndrome Métabolique (SM) ou Syndrome X. C’est une maladie peu connue est pourtant si répandue que vous pouvez très bien l’avoir et ne pas le savoir : vous ne seriez pas le seul.

Comment sait-on si l’on a un syndrome métabolique ? C’est simple : en public, recherchez les personnes qui ont une morphologie qui ressemblent à une pomme, plutôt qu’à un sablier – pour les femmes – ou une branche de céleri – pour les hommes. Ces personnes ont une bedaine, elles sont “ventrues”, et ont donc ce qui est appelé dans le langage médical une “obésité centrale”. Très fréquemment, ces personnes sont affectées par le syndrome métabolique.

Cette maladie est attribuée essentiellement à une résistance de l’organisme aux effets de l’insuline, due à une consommation excessive de sucre, qui fait que le pancréas doit secréter des quantités toujours plus croissantes d’insuline afin de réduire le taux de glucose sanguin.

Le syndrome métabolique peut accélérer le vieillissement, et surtout prédispose à une quantité vertigineuse de maladies catastrophiques, comme les maladies cardiaques, le cancer, Alzheimer, le diabète, l’hypertension, l’arthrite et de nombreuses maladies neurologiques. De plus, les personnes atteintes du SM se sentent fatigués, plus facilement irrités, et ont des problèmes d’attention et de mémoire.

Pour qu’un SM soit diagnostiqué, il faut que trois de ces cinq critères soient déterminés :

  • Un tour de taille excessif, c’est à dire supérieur à 100 centimètres chez un homme et 90 centimètres chez une femme.
  • Un taux de triglycérides sériques (les graisses du sang) supérieur à 150 mg/dL.
  • Un taux de bon cholestérol (HDL-C) inférieur à 40 mg/dL chez l’homme et 50 mg/dL chez la femme.
  • Une tension sanguine supérieure à 135/85.
  • Un glucose sanguin à jeun supérieur à 99 mg/dL.

Vous pouvez aussi avoir vous-même une bonne idée du fait que vous soyez ou non atteint par un SM en effectuant les mesures suivantes :

  1. Prenez un mètre en ruban pour mesurer le tour de votre abdomen au niveau de votre nombril. Comme indiqué plus haut, s’il est supérieur à 100 centimètres si vous êtes un homme ou 90 centimètres si vous êtes une femme indique que vous avez de bonnes chances d’être atteint d’un SM.
  2. Mesurez votre tour de hanche à son niveau le plus large.
  3. Divisez votre tour de taille par votre tour de hanche.

Ce rapport tour de taille/tour de hanche est un excellent indice de prévision d’un SM : il doit être inférieur à 0,8 chez une femme et 1 chez l’homme. Si votre rapport est supérieur, vous devez consulter votre médecin pour qu’il vous prescrive les diagnostics indiqués plus haut. Demandez lui aussi de vous prescrire une mesure de votre taux d’insuline à jeun : souvent, les médecins ne le prescrivent pas, se fiant à des mesures indirectes comme la mesure du taux de graisses sanguines ou de la pression sanguine, qui sont moins précises.

Voici les taux de glucose et d’insuline à jeun :

Taux optimalTaux acceptablesRisque élevéValeur de référence habituelle
Insuline à jeun2-3Inférieur à 5Supérieur à 106-25
Glucose à jeun60-8060-99Supérieur à 10060-99

En plus d’être un facteur important pour l’obésité et le syndrome métabolique, le sucre est également un fort accélérateur de vieillissement : lorsque le taux de glucose est trop élevé, les molécules de glucose se collent aux protéines (car le sucre est collant), ce qui forment des agglomérats collants qui endommagent nos enzymes vitales et augmentent les dommages causés à nos tissus par les radicaux libres. Cela se traduit par des taches de vieillesse sur la peau, ou par la formation de la cataracte du cristallin de l’œil.

Le processus de formation de conglomérats est connu sous le nom de réaction de Maillard ou “brunissement” et se produit aussi dans les aliments sucrés cuits à trop haute température. Ainsi toute cuisson à haute température, dans un four, au barbecue, dans une friteuse, ou sur une broche ou un grill augmente la formation de ces produits dérivés nocifs. Il est préférable d’utiliser la cuisson à la vapeur ou par ébullition, car la température ne montera pas au dessus de 100°. Et lorsque les aliments brunissent à la cuisson, comme pour la croûte du pain, les viandes et les grains de café, cela signifie que leur contenu en produits dérivés nocifs a augmenté.

  • Chapitre 12 : L’inflammation – la dernière preuve

 

L’inflammation est une réaction de défense immunitaire du corps face à une agression, comme une infection, une brûlure, une allergie… Jusqu’à une époque récente, les médecins pensaient que les maladies inflammatoires étaient limitées aux inflammations évidentes et aigües, comme l’asthme – l’inflammation des voies aériennes – l’arthrite – l’inflammation des articulations – ou l’acné – l’inflammation de la peau.

Or des études récentes ont montrées qu’il existe un autre type d’inflammation, l’inflammation chronique, ou silencieuse, qui joue un rôle très important dans des maladies comme Alzheimer, le diabète, et certains types de cancer. Si l’inflammation aiguë joue un rôle essentiel dans la réponse de l’organisme à des entorses, des foulures, des fractures, des bactéries ou des virus, l’inflammation chronique est totalement différente, et est à peine détectable : elle ne se découvre souvent que lorsqu’une catastrophe survient, des décennies plus tard.

Une des pierres angulaires du programme de longévité de Ray Kurzweil et Terry Grossman est de réduire au minimum l’inflammation silencieuse, ce qui est possible en choisissant un mode de vie adapté. En effet, ce que nous mangeons détermine très fortement notre risque d’inflammation silencieuse, ceci à cause des prostaglandines, des molécules synthétisées dans l’organisme à partir de l’acide linoléique (acide gras essentiel oméga 6) et de l’acide linolénique (acide gras essentiel oméga 3), contenus dans les noix, les céréales, les graines, les produits animaux et la plupart des végétaux.

Il existe trois type principaux de prostaglandines, dont deux anti-inflammatoires (le PG-E1 et le PG-E3) et une pro-inflammatoire (PGE2), qui augmente donc l’inflammation dans l’organisme. Ces trois types sont nécessaires pour notre santé, et un excès d’inflammation n’apparaît que lorsqu’il y a un déséquilibre entre eux. Ils sont synthétisés de la manière suivante : (cela peut sembler un peu complexe, mais si vous vous accrochez vous comprendrez de manière limpide pourquoi l’excès de sucre entraîne un excès d’inflammation 😉 ) :

Voies métaboliques des acides gras essentiels

1 – Comme l’indique le schéma, la première étape de la production du PG-E1 anti-inflammatoire converti l’acide linoléique (LA) – un acide gras essentiel Oméga 6 donc – en acide gamma-linolénique (GLA), grâce à l’action de l’enzyme désaturase. Vous obtenez de l’acide linoléique de votre régime en mangeant des légumes, des noix, des céréales et des graines. Il est toutefois important de remarquer que ce processus de transformation est bloqué par les acides gras trans (qui ont été abordés dans le chapitre 6 de la première partie de cette chronique) présent dans les huiles végétales hydrogénés et la margarine, et par certaines infections virales. La consommation excessive d’alcool, et le vieillissement, interfèrent également avec le processus. Vous pouvez aider votre organisme en mangeant des aliments riches en GLA préformés – que votre organisme n’aura donc pas besoin de synthétiser – comme le soja, les graines de sésame et de tournesol et les noix.

2 – Le GLA est ensuite converti en acide dihomo-gamma-linolénique (DGLA) à l’aide de l’enzyme élongase.

3 – Le DGLA forme ensuite soit le PG-E1, fortement anti-inflammatoire, soit le PG-E2, fortement inflammatoire. Le choix entre ces deux prostaglandines est largement influencé par le taux d’insuline dans le sang. Lorsque celui-ci est élevé, comme lorsque nous consommons du sucre ou des aliments à index glycémique élevé, davantage de DGLA est transformé en acide arachidonique, qui devient à son tour du PG-E2. Ainsi, bien caché dans un processus chimique complexe, nous trouvons le point qui lie directement l’excès de consommation de sucre à une inflammation plus élevée.

Ainsi lorsque nous mangeons des aliments riches en fibres, pauvres en calories et à charge glycémique faible, cela réduit notre taux d’insuline (comme vu dans la première partie de cette chronique), réduit notre production d’acide arachidonique et diminue l’inflammation. De plus, comme vous pouvez le voir sur le schéma, la viande rouge, les œufs et les fruits de mers sont des sources importantes d’acide arachidonique qui sont transformées en PG-E2 : les réduire permet donc de diminuer l’inflammation. Vous pouvez également consommer plus d’EPA et de DHA, qui bloquent le processus de transformation du DGLA en acide arachidonique, et qui sont des omégas 3 que l’on trouve essentiellement dans le poisson et l’huile de poisson. Les auteurs recommandent la prise de 1000 à 3000 milligrammes d’EPA et de 700 à 2000 milligrammes de DHA supplémentaires par jour, sous la forme de compléments alimentaires.

D’autres choix de style de vie permettent de réduire l’inflammation :

  • Perdre du poids : les cellules adipeuses sont des générateurs très puissants d’inflammation, et les réduire diminuera automatiquement le niveau de l’inflammation silencieuse.
  • Avoir plus d’activité physique : 30 minutes par jour réduira significativement l’inflammation.
  • Réduire le stress : en effet le stress est un facteur important provoquant l’inflammation. Une recherche récente a montré qu’une exposition chronique au stress augmente significativement le taux du composé inflammatoire IL-6, qui est associé à de nombreuses maladies, comme les maladies cardiovasculaires, l’arthrite, le diabète de type 2, certains cancers et un vieillissement accéléré.

De plus, des visites régulières chez votre dentiste (au minimum une fois par an) pourraient réduire votre risque d’infarctus : une inflammation des gencives est en effet un facteur de risque potentiel de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. La maladie des gencives, très courante, peut conduire à une destruction de l’os et une perte des dents appelée ostéonécrose.

Il existe un test permettant de mesurer l’inflammation de votre organisme : il s’agit de mesurer le taux de la protéine C réactive ultrasensible (hs-CRP ou CRP), qui est une protéine synthétisée dans le foie puis libéré dans le sang en réponse à l’inflammation. Les auteurs recommandent de faire inclure cette mesure dans votre bilan de santé régulier. Des études montrent que les hommes qui se trouvent dans le tiers supérieur du centile de la CRP ont des taux d’infarctus du myocarde doubles deux qui se situent dans le tiers inférieur. La norme acceptée aujourd’hui pour la hs-CRP est d’être inférieur à 5, mais les auteurs trouvent ce taux trop élevé et recommandent de le maintenir en dessous de 1,3.

Vous pouvez également faire un autre test pour déterminer le profil des acides gras essentiels, qui permet de connaître le taux précis et les rapports des acides gras EPA, DHA, et DGLA (anti-inflammatoires) et de l’acide arachidonique (pro-inflammatoire).

  • Chapitre 13 : La méthylation est extrêmement importante pour votre santé

 

La méthylation est le processus chimique au cours duquel un groupe méthyle (un atome de carbone et trois atomes d’hydrogène) vient se fixer à d’autres molécules. C’est une réaction biochimique simple, qui a des effets considérables sur la synthèse de l’ADN, l’activation ou l’inhibition des gènes au sein d’une cellule, et le métabolisme. L’organisme utilise aussi la méthylation pour contribuer à éliminer de nombreux métaux lourds toxiques comme le mercure, le plomb, l’antimoine et l’arsenic. Une méthylation défectueuse entraîne ainsi l’accumulation de ces métaux toxiques dans l’organisme.

Selon l’âge et les ethnies, entre 10 et 44% de la population a un problème de méthylation, qui est un facteur de risque pour le cancer du col de l’utérus ou du côlon, des maladies cardiaques affectant les coronaires, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie d’Alzeihmer, etc. Il est facile de détecter une anomalie de la méthylation, mais malheureusement la plupart des médecins ne prescrivent pas ces tests, et ce phénomène est souvent détecté trop tard.

La façon la plus facile de détecter des problèmes de méthylation est de mesurer votre taux sanguin d’homocystéine. L’homocystéine est un métabolite toxique, qui se forme lorsque nous consommons de la méthionine, un acide aminé présent dans les protéines des viandes rouges et de la volaille. Il est à l’origine de nombreux problèmes s’il n’est pas rapidement excrété ou rendu non toxique, et l’organisme utilise la méthylation pour le rendre non toxique. Une accumulation d’homocystéine dans le sang est ainsi un bon indice d’un problème avec votre méthylation. Et cette accumulation est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires. Le taux optimal à jeun est inférieur à 7,5 umol/L.

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Vous pouvez éventuellement compléter ce test par un test dynamique d’homocystéine, qui consiste à prendre une charge de méthionine après la première prise de sang à jeun, puis à avoir une seconde prise de sang 2 à 4 heures après l’ingestion, car le dosage de l’homocystéine à jeun n’est pas le plus pertinent (étant donné qu’elle est synthétisée à partir de la méthionine contenue dans les viandes). Une étude a montré que les médecins peuvent détecter 27% de patients supplémentaires ayant une méthylation défectueuse avec cette technique.

Pour réduire un taux élevé d’homocystéine, il faut réduire sa consommation de viande rouge et de volailles, qui comme nous l’avons vu contiennent de grandes quantités de méthionine qui se transforme en homocystéine. De plus fumer et boire du café ont été associés dans les recherches à des taux élevés d’homocystéine, tandis que boire un ou deux verre de vin par jour diminuent ce taux (mais en boire beaucoup l’augmente). Prendre de la vitamine B6 et B12 et de l’acide folique en complément alimentaire permet également de baisser le taux d’homocystéine (ainsi un haut taux peut être un indice d’une carence dans ces vitamines).

  • Chapitre 14 : Eliminer les impuretés : toxines et détoxication

 

En 2000, plus de 2,5 milliards de tonnes de déchets toxiques ont été déversés dans l’eau, sur le sol ou dans l’air, aux Etats-Unis seulement. Notre planète est devenu si toxique que notre santé à tous est en danger, car nous sommes exposés à des toxines sous de nombreuses formes, et nous sommes bombardés par des radiations électromagnétiques et pollués par des métaux lourds.

Pollution atmosphérique

L’agence de protection de l’environnement américaine a ainsi déterminé en 1990 que dans 90% des 60 000 zones qu’elle a étudié, les concentrations d’hydrocarbures étaient supérieures aux normes fixées, au delà desquelles existe un risque de cancer. Deux cent zones avaient des concentrations de polluants plus de 100 fois supérieures aux normes.

Le pire est lorsque de l’air froid bloque de l’air chaud sous lui : cela créé une “inversion”, et fait que l’air extérieur devient très pollué. Quand cela se produit, les autorités indiquent souvent aux personnes souffrant de maladies respiratoires de rester chez elles. Le problème est qu’à l’intérieur des habitations, les taux de nombreux polluants sont plusieurs fois supérieurs à ceux de l’extérieur : ce problème de pollution intérieure des habitations est critique car de nombreuses personnes y passent jusqu’à 90% de leur temps.

Les sources de pollution à l’intérieur des habitations incluent les vapeurs de cuisine et le chauffage, la fumée de cigarette, les produits d’entretien commerciaux, les produits de dératisation et de lutte contre les insectes, les émanations des matériaux de construction et des tapis, la fumée des poêles à bois et des cheminées, et le radon.

Pour lutter partiellement contre cela, vous pouvez utiliser des plantes d’appartement, dont des études de la Nasa ont prouvés les actions purifiantes pour réduire des toxines comme le benzène et le formaldéhyde. Parmi les plantes utiles se trouvent le lierre, le lys, le bambou, le chinois sempervirant, le chrysanthème, la pâquerette et le dieffenbachia.

Vous pouvez regarder cette courte vidéo de 4 minutes qui présentent les effets bénéfiques de trois plantes, le palmier Aréca , la Sansevière et le Pothos (vous pouvez sélectionner des sous-titres en Français en cliquant sur “View subtitles”) :

Pour en savoir plus vous pouvez également lire les livres Les plantes dépolluantes et Plantes dépolluantes pour la maison.

Pollution de l’eau

Alors que boire de l’eau polluée par des bactéries, des virus ou des parasites produit des effets aigües à court terme, comme la tourista, l’hépatite et le choléra, des effets chroniques persistent des années après une exposition à des contaminants contenus dans l’eau. Ces polluants incluent des produits chimiques utilisés pour tuer des pathogènes, comme le chlore, des solvants industriels, des pesticides, des éléments radioactifs et des minéraux toxiques, comme l’arsenic. Une exposition régulière à de tels contaminants est associé à des cancers et des problèmes au foie, au niveau des reins et des appareils reproducteurs.

Vous devez ainsi faire attention au type d’eau que vous buvez. La plupart des eaux du robinet ne sont pas optimales pour une santé idéale : le chlore et le fluor qui y sont ajoutés sont des produits chimiques très réactifs qui ont des effets nocifs sur le corps humain.

Pollution de l’environnement

Votre environnement de travail ou de détente peut avoir un impact considérable sur votre santé. Voici quelques exemples pour vous en convaincre :

  • Les directeurs de terrain de golf ont davantage de cancers du cerveau ou de la prostate, et de maladies neurologiques, car leur travail implique une exposition prolongée à des pesticides, fongicides, herbicides et engrais.
  • Les employés des raffineries de pétrole, très exposés à de nombreuses toxines, ont des taux augmentés de mortalité pour :
    • le cancer de la lèvre (384% de plus que la normale)
    • le cancer de l’estomac (142%)
    • le cancer du foie (238%)
    • le cancer du pancréas (151%)
    • le cancer des tissus conjonctifs (243%)
    • le cancer de la prostate (135%)
    • le cancer de l’oeil (407%)
    • le cancer du cerveau (181%)
    • les leucémies (175%)

Pollution des aliments

Il est bien connu que des produits chimiques sont utilisés de manière intensive pour produire nos aliments. Par exemple, des insecticides, fongicides et herbicides sont pulvérisés régulièrement sur les arbres fruitiers, des graines empoisonnées sont larguées par avion sur les vergers pour tuer les rongeurs, des produits chimiques conçus afin d’empêcher les pommes de tomber des arbres sont pulvérisés, et après la récolte, les pommes sont recouvertes de cire pour améliorer leur aspect et conservés pendant des mois dans des entrepôts remplis de gaz toxiques.

Ainsi lorsque vous achetez des pommes cultivées selon les standards de l’agriculture moderne, vous achetez en même temps nombre de ces toxines qui demeurent sur le fruit, et même à l’intérieur. Même en étant très vigilant, il est impossible d’éviter l’accumulation de pesticides dans votre organisme, car il y en a dans toutes les catégories d’aliments.

Voici une liste des aliments les plus contaminés :

  • Poivrons
  • Epinards
  • Céleri
  • Pommes de terre
  • Pêches
  • Nectarines
  • Fraises
  • Pommes
  • Poires
  • Cerises
  • Raisons importés
  • Framboises

Et des aliments les moins contaminés :

  • Maïs sucré
  • Avocats
  • Choux-fleurs
  • Asperges
  • Oignons
  • Pois
  • Brocolis
  • Ananas
  • Mangues
  • Kiwis
  • Papayes
  • Bananes

Afin de réduire ces toxines, il importe de consommer des aliments biologiques à chaque fois que c’est possible, et de laver les fruits et les légumes pendant plusieurs minutes dans de l’eau.

Quant aux aliments d’origine animale, ils sont les plus riches en toxines, qui sont concentrées dans les tissus gras.

Pollution électromagnétique

Notre corps est bombardé en permanence de radiations électromagnétiques crées par l’homme, qui proviennent des écrans d’ordinateurs (non plats), des téléphones portables, des sèches-cheveux, des rasoirs électriques, des antennes de téléphonie, de stations de télévision et de radios, des émetteurs de satellites et de radars.

Il y a beaucoup de controverses sur la nocivité de ces ondes, mais en attendant des résultats tranchés des nombreuses études qui sont menées à ce sujet, il est préférable d’appliquer le principe de précaution. Il est bien sûr impossible de se soustraire complètement au brouillard électromagnétique dans lequel nous vivons, mais nous pouvons prendre des précautions pour réduire notre exposition et les dangers qui y sont associés, comme d’utiliser au minimum les sèche-cheveux, les rasoirs électriques, et les autres appareils électrique de forte puissante, s’assurer que l’on est au moins à trois mètres de notre écran de télévision, ou utiliser un kit mains libre avec notre téléphone portable, et bien sûr en limiter l’usage à son minimum.

Pollution par les métaux lourds

De nombreux enzymes essentiels pour une bonne santé nécessite afin de bien fonctionner un cofacteur vitaminique ou minéral : les métaux lourds toxiques peuvent prendre la place de ceux-ci, interférant ainsi avec ces enzymes. Ces métaux lourds toxiques contribuent également à un vieillissement prématuré et peuvent conduire à des dysfonctionnements du système immunitaire, des troubles de l’apprentissage et des maladies neurodégénératives. Les personnes intoxiquées par les métaux lourds ont des symptômes comme la fatigue, les troubles de l’humeur, des problèmes de concentration ou une chute des cheveux.

Les métaux lourds toxiques sont nombreux, et les plus courants sont l’arsenic, le béryllium, le cadmium, le chrome, le cobalt, le nickel, le mercure et l’aluminium.

Le mercure en particulier est particulièrement toxique et provoque de nombreux problèmes aux animaux à qui il est administré en laboratoire. Et le méthylmercure, une forme de mercure particulièrement présente dans les océans, contamine presque tous les aliments marins. Il est impossible aujourd’hui d’échapper à cette contamination, et il est donc important de limiter notre consommation de poissons et de fruits de mer, particulièrement les plus contaminés.

Les gros poissons, en haut de la chaîne alimentaire comme le thon, l’espadon, le voilier et le requin ont des teneurs très élevées en mercure et ne devraient pas être consommés. Il est préférable de manger des poissons plus petits, situés plus bas dans la chaîne alimentaire et qui concentrent donc moins de mercure, comme l’anchois, la sardine et le saumon.

Voici un tableau des espèces à privilégier et à éviter :

 

Taux faible de mercure
(à manger régulièrement)
Taux intermédiaire de mercure
(à manger de temps en temps)
Taux élevé de mercure
(à éviter le plus possible)
Saumon sauvageSaumon d’élevageThon en boîte ou en steak
EglefinCabillaudFlétan de l’Atlantique
Crabe bleu de l’AtlantiqueCrabe bleu de la Côte du GolfeRequin
Truite d’élevageCoryphèneEspadon
Filet (d’été)GobergeBar
TambourPoisson-chat (sauvage)Doré jaune
Test pour doser les métaux toxiques
Voici une liste de tests que vous pouvez demander à votre médecin pour évaluer votre intoxication aux métaux lourds :

– Analyse minérale des cheveux : un des test les plus simple et les moins onéreux, qui utilise un gramme de cheveux prélevés au niveau de la nuque.

– Test de provocation urinaire : les médecins vous administrent un agent conçu pour concentrer les métaux lourds dans l’urine, qui est collectée entre 6 et 24 heures après.

– Tests sanguins : ce sont les moins utiles, car ils ne permettent de détecter les métaux lourds toxiques que si vous venez de subir un empoisonnement massif.

  • Chapitre 15 : Les causes réelles des maladies cardiaques et les moyens de les prévenir

Les maladies cardiaques sont une cause majeure de mortalité en France, se situant avec 28% des décès juste derrière le cancer et ses 30% (statistiques Insee de 2006), soit plus de 145 000 morts en 2006.

Jusqu’à récemment, la compréhension conventionnelle de la plupart des infarctus du myocarde était qu’avec le temps, le cholestérol en excès apporté par la LDL-C (communément appelé “mauvais cholestérol”, au contraire du HDL-C) s’oxyde et se place dans les artères coronaires pour finalement se calcifier jusqu’à former une plaque dure. Cette plaque, lorsqu’elle bloque 80% ou plus de l’artère, ne laisse plus passer le sang que par un étroit conduit : un caillot de sang peut alors bloquer cet étroit passage, bloquant ainsi la circulation sanguine, ce qui entraîne la mort de la partie du cœur irrigué par cette artère, ce qui implique soit la mort de la personne atteinte, soit une lésion permanente du cœur.

Cette ancienne compréhension des causes de l’infarctus a conduit au développement de deux techniques très répandues :

  • Le pontage chirurgical, qui contourne le problème en envoyant le flux sanguin dans une veine ou une artère mammaire greffée. C’est une des interventions chirurgicales les plus invasives, ce qui conduit à un taux de mortalité de 2 à 6%. Cette intervention provoque également de nombreuses complications, dont un déclin significatif de l’activité mentale et de l’humeur chez plus de 80% des survivants (Do hospitals and surgeons with higher coronary artery bypass graft surgery).
  • L’angioplastie, qui consiste à placer dans l’artère un tube fin et flexible, le cathéter, terminé par une ampoule gonflable. Une fois installé, il est gonflé pour comprimer la plaque et élargir l’artère bloquée. Depuis les années 2000, un perfectionnement a été introduit avec la pose d’un stent, un tube rigide conçu pour bloquer le développement de la plaque de cholestérol et empêcher qu’elle se développe au même endroit. L’angioplastie est moins invasive que le pontage, mais entraîne également d’importantes complications.

Souvent, ces interventions soulagent les patients qui sont victimes de douleurs thoraciques – d’où le nom “d’angine de poitrine” donné à ses symptômes – et ils ont donc l’impression que le traitement a bien fonctionné. Cependant, ces interventions chirurgicales n’apportent pas de bénéfices à long terme, et de nombreuses études n’ont pas pu démontrer une augmentation statistiquement significative de la survie à la suite d’un pontage ou d’une angioplastie par rapport à un groupe contrôle qui utilise des bêtabloqueurs, de l’aspirine et des statines, qui ont pourtant un coût et un risque bien inférieurs (étude 1, étude 2, étude 3, étude 4). Pourquoi ? Parce que ces deux opérations considèrent l’infarctus du myocarde comme un problème de plomberie à régler par des réparations de la plomberie, ce qui est faux dans la plupart des cas.

Nouvelle conception des cause des infarctus du myocarde

Selon cette nouvelle conception, la plupart des infarctus du myocarde sont causés par des plaques vulnérables et une inflammation, et non pas par une plaque large et calcifiée se développant à l’intérieur des artères coronaires. Ainsi, c’est la plaque molle, petite et vulnérable qui se forme au sein des parois des vaisseaux, qui est le principal coupable.

En effet, les plaques étendues et calcifiées sont relativement stables, et en raison de leur couverture étendue se déchirent moins, alors que la plaque molle, plus dynamique et moins stable, est beaucoup plus susceptible de se rompre brutalement. Lorsque cela se produit, l’organisme forme un caillot pour tenter de guérir de cette rupture, et le résultat peut être un blocage total du flux sanguin, et donc un infarctus du myocarde. Cette plaque molle se “cache” à l’intérieur des artères, sans provoquer de blocage ou de diminution du flux sanguin, avant bien sûr la rupture, souvent fatale. En fait, la théorie dominante aujourd’hui est que les plaques dures sont une tentative de l’organisme de se protéger contre les plaques molles.

Cette nouvelle conception est une bonne nouvelle, car il est beaucoup plus facile d’inverser la constitution d’une plaque molle que d’une plaque dure calcifiée.

Voici l’essentiel de ce que la science médicale sait aujourd’hui à propos des maladies cardiaques :

Le HDL : il est estimé que le “bon” cholestérol peut éliminer le cholestérol des artères avant qu’il ait une chance de s’oxyder.

Les facteurs de risque : la fumée des cigarettes, le diabète et l’hypertension sont des facteurs de risque majeurs pour les maladies cardiaques.

L’aspirine : prendre 75 mg par jour d’aspirine diminue l’incidence de l’infarctus du myocarde, en réduisant l’inflammation et la coagulabilité du sang.

L’imprévisibilité : un infarctus du myocarde peut frapper soudainement des personnes en bonne santé. Une plaque vulnérable ne provoque pas de symptômes, et elle est difficile à détecter par tomodensitométrie du cœur ou tout autre procédé.

Le pontage et l’angioplastie sont incapables de prévenir les infarctus du myocarde ultérieurs.

Le problème des stents artériels : ils laissent non seulement la plaque vulnérable non traitée, mais induisent également une forte réponse inflammatoire, ce qui est extrêmement contre-productif.

Facteurs de risques majeurs pour les maladies cardiaques

Comptez les facteurs de risque qui vous affectent à l’aide de ce tableau :

Catégorie de facteur de risqueNiveau optimalNiveau de facteur de risque
Héritage génétiquePas de parents ni de collatéraux affectés de maladies cardiaquesLe père à eu un infarctus du myocarde avant 55 ans, et/ou la mère avant 65 ans
Sexe et âgeHomme de 44 ans ou plus jeune ; femme de 54 ans ou plus jeuneHomme de 45 ans ou plus, femme de 55 ans ou plus
TabagismeVous n’avez jamais fuméVous fumez maintenant un paquet par jour, et/ou avez fumé pendant 10 ans ou plus
Poids95% du poids optimal20% ou plus au dessus du poids optimal
Cholestérol et triglycéridesCholestérol total 160-180, dont :
LDL : 80 si vous avez moins de trois risques majeurs, et 70 si vous en avez trois ou plus
HDL au dessus de 60
Rapport du cholestérol total sur la HDL en dessous de 2,5
triglycérides inférieurs à 100
L’un de ces facteurs :
Cholestérol total au dessus de 200
LDL au dessus de 130
HDL inférieur à 40
rapport du cholestérol total sur la HDL supérieur à 4
Homocystéine7,5 ou moins10 ou plus
Protéine C réactive1,3 ou moins> 5
Glucose et insuline à jeunGlucose : 60-80
Insuline : 2-3
Glucose supérieur à 110
Insuline supérieure à 10
Tension sanguineSystolique < 120
Diastolique < 80
Systolique > 140
Diastolique > 90
StressPas une personnalité avec un haut degré d’irritabilitéUne personnalité avec un haut degré d’irritabilité
Activité physiqueActiveSédentaire
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Si vous avez trois facteurs de risque majeurs ou plus, les auteurs recommandent une série d’examens, à passer au minimum tous les 5 ans :

Un bilan sanguin complet (cholestérol, HDL, triglycérides, CRP ultrasensible, homocystéine, glucose à jeun, lopoprotéine (a), protéine C réactive)

Scanner coronaire par tomodensitométrie avec  scoring calcique

Test d’effort

  • Chapitre 16 : la prévention et le dépistage précoce du cancer

Selon ces mêmes statistiques de l’Insee de 2006, le cancer est la cause de mortalité principale des Français, étant responsable de 30% des décès, soit plus de 155 000 morts en 2006, dont :

  • Cancer du larynx, trachée, bronches et poumons : 29 765 morts
  • Cancer du côlon : 12160 morts
  • Cancer du sein : 11 631 morts

Chez les hommes, la probabilité de développer un cancer à un moment quelconque de la vie est d’environ 1 sur 2; chez les femmes, elle est d’environ 1 sur 3. Vous pouvez cependant choisir un style de vie qui réduira radicalement vos chances de faire partie de ce groupe : si trois quart des cancers diagnostiqués le sont chez des personnes âgées de plus de 55 ans, ils mettent souvent des décennies à se constituer. Si vous choisissez tôt un style de vie sain, et en apprenant à quel type de cancer vous êtes prédisposé, vous pouvez réduire à son strict minimum vos chances d’en développer un.

Les recherches intensives dans la lutte contre le cancer menées depuis les années 1970 n’ont presque rien changé à ces risques de contracter un cancer : seul celui de l’estomac a diminué de plus de 75%, phénomène malheureusement contrebalancé par l’augmentation considérable du cancer du poumon.

Il y a deux clés aujourd’hui pour réduire les morts par cancer : la réduction du risque et le dépistage précoce. Entre ces deux facteurs clés, la réduction du risque est le plus important : comme le cancer du poumon est le cancer le plus meurtrier de tous, le simple fait d’éviter ou de cesser de fumer permet de réduire significativement ses chances de contracter un cancer.

Toutefois, avant d’examiner les moyens de se prémunir du cancer, il est important de comprendre comment nous le développons. Le cancer est une maladie qui se caractérise par une prolifération cellulaire non contrôlée : alors que les cellules normales ont une durée de vie fixe, les cellules cancéreuses continuent à se développer et à se multiplier, tant qu’elles disposent de nourriture. Ce comportement est attribué à des mutations de leur ADN, provoquées essentiellement par l’exposition à des substances chimiques très instables : les radicaux libres, qui se forment naturellement dans l’organisme, mais dont certains facteurs augmentent le nombre. Des radicaux libres sont générés en surplus quand :

  • Vous avez subi une exposition aux radiations (comme les rayons X et le rayonnement solaire intense)
  • Vous absorbez des métaux lourds toxiques, comme le plomb, le cadmium ou le mercure.
  • Vous êtes soumis à des toxines environnementales (pesticides, plastiques, polluants).
  • Vous êtes exposés à la fumée des cigarettes.
  • Vous mangez des aliments frits.
  • Vous subissez un stress excessif.
  • Vous avez un excès de fer d’origine alimentaire.

Le dépistage précoce du cancer

Le dépistage précoce du cancer et la prévention du cancer sont souvent confondus ; ils sont pourtant bien distincts : le premier consiste à détecter la survenue d’un cancer le plus tôt possible, tandis que le second consiste à diminuer au maximum les risques de développer un cancer. Si les auteurs ne veulent pas minimiser la valeur des efforts déployer pour dépister tôt le cancer, ils pensent que le dépistage n’est pas aussi important que la prévention du risque. Pour le comprendre, comparez l’importance qu’à le fait d’arrêter de fumer, ce qui prévient le risque qu’un cancer apparaisse, avec le fait de découvrir un cancer limité du poumon.

Voici toutefois une liste de quelques tests de dépistages possibles, en sachant bien sûr que votre médecin pourra vous aider à déterminer si vous avez un haut risque et besoin de tests supplémentaires :

  • Cancer du sein : les femmes doivent commencer dès l’âge de 20 ans à faire des examens, à raison d’un tous les trois ans jusqu’à 40 ans, puis tous les deux ans au delà.
  • Cancer du col de l’utérus : Les examens cliniques accompagnés d’un frottis doivent commencer dans les trois années suivant les premières relations sexuelles, et pas plus tard qu’à l’âge de 21 ans. Ensuite, ils doivent être effectués tous les un à deux ans, en fonction du type de test effectué, et peuvent être ramenés à une fréquence de deux à trois ans après trois frottis consécutifs normaux après 30 ans.
  • Cancer colorectal : Des tests doivent être fait chaque année après 50 ans, avec une rectoscopie tous les cinq ans et une coloscopie tous les 10 ans.
  • Cancer de la prostate : Le toucher rectal et le dosage sanguin du PSA chaque année sont recommandés après 50 ans.
  • Test sanguin DR-70 : Le DR-70 est un marqueur tumoral trouvé dans le sang, capable de détecter 13 types différents de cancer, dont ceux du poumon, du côlon, du rectum, du sein, de l’estomac, du foie, de l’ovaire, de l’oesophage, du col de l’utérus, de la thyroïde et du pancréas. Il est encore expérimental toutefois.

A ces tests s’ajoute la possibilité du test génomique. Il existe aujourd’hui des preuves manifestes que nos gènes jouent un rôle significatif dans le type de cancer que nous sommes susceptibles de développer. Une étude Suédoise a ainsi suivi 140 000 jumeaux nés en Suède en 1886 pendant toute leur vie, et a révélé clairement un risque génétique pour certains cancers, comme celui de la prostate, du pancréas, du côlon ou du rectum. Les tests génomiques sont disponibles de manière limitée aujourd’hui, mais devraient être largement répandus d’ici 5 ans, et vous permettront de connaître précisément quels sont les cancers que vous avez le plus de chance de développer.

Prévention du cancer

Voici les recommandations des auteurs afin de prévenir au maximum l’apparition de cancers :

– Buvez des jus de légume : débutez votre journée avec un verre de 225 à 350 ml de jus de légume franchement pressé, comme partie intégrante de votre petit-déjeuner. Mélangez du jus de quelques concombres, brocolis, chou frisé, chou, d’une carotte (mais pas plus pour éviter des excès de sucre) et d’autres légumes verts. Cela vous apportera presque la moitié de vos besoins avant même d’avoir quitté votre domicile. Choisissez évidemment de préférence des légumes biologiques.

– Adoptez le régime alimentaire méditerranéen : pauvre en viande rouge et donnant la priorité aux céréales complètes, au poisson et aux fruits et légumes frais, il a été associé à de nombreux bénéfices, dont une réduction du risque de cancer. Le régime méditerranéen fait également appel à des quantités généreuses d’huile d’olive extra-vierge, de tomates fraîches, de sauce tomate, et de tomates cuites.

– Evitez le Satan blanc : le sucre blanc. Les cellules cancéreuses consomment très avidement ce sucre, et vous pouvez inhiber la formation d’un cancer en éviter les aliments dont la charge glycémique est élevée.

– Ayez une activité physique : l’activité physique a été associée à une plus faible incidence du cancer, au contraire d’un mode de vie sédentaire. Les adultes doivent pratiquer une activité modérée pendant un minimum de 150 minutes par semaine, obtenues selon toute combinaison possible, avec un minimum de 10 minutes par séance. Les enfants et adolescents doivent pratiquer une activité physique modérée à vigoureuse pendant au moins 60 minutes par jour.

– Evitez les pesticides : L’exposition aux produits chimiques agricoles a été liée à de nombreux cancers. Les agriculteurs ont un risque de cancer du l’estomac accru de 40%, du rectum de 50%, du larynx de 40% et de la prostate de 40%. Il est donc important de manger des aliments bio.

– Perdez votre excès de poids :  être en surcharge pondérale ou obèse est un facteur indépendant pour divers types de cancers.

– Evitez le tabac : cela paraît évident, et ça l’est. La liste des maladies liées à la fumée des cigarettes se lit comme le petit livre noir de l’Ange de la Mort. Fumer augmente le risque de cancer dans tous les tissus que touche la fumée du tabac au niveau de ses voies d’entrées (poumons, bouche, gorge, larynx), de ses voies de sorties (reins et vessie) et de différents endroits entre ces voies (col de l’utérus, pancréas). Fumer augmente également de manière très importante les risques de maladies cardiovasculaires, y compris l’infarctus du myocarde, la mort cardiaque subite et les accidents vasculaires cérébraux. Et fumer augmente de manière importante les risques de problèmes pulmonaires comme l’emphysème, l’asthme, la bronchite chronique, la broncho-pneumo-pathie chronique obstructive (BPCO), etc. Et ce n’est qu’une liste incomplète ! Les auteurs recommandent donc, si vous fumez, de vous engager immédiatement dans un programme d’arrêt du tabac.

  • Chapitre 22 : Mobilisez votre corps : le pouvoir de l’activité physique

Il y a de nombreuses preuves aujourd’hui des grands bénéfices qui accompagnent l’activité physique : elle fait considérablement réduire les taux de maladies et de décès liés aux maladies cardiaques, aux accidents vasculaires cérébraux, au diabète de type 2 et aux cancers. L’évolution a façonné les êtres humains afin qu’ils soient actifs physiquement, et l’épidémie de maladies végétatives en Occident provient en partie de notre nouveau mode de vie exagérément sédentaire. En effet, il y a quelques dizaines de siècles, la majorité de nos ancêtres passaient leur temps à cueillir et à chasser. Notre ADN aujourd’hui est à 99,99% identique à celui de nos ancêtres, qui se dépensaient beaucoup physiquement tous les jours : avec ce régime vigoureux, leur corps se développait bien. Tant que nous ne pourrons pas nous affranchir de cette machinerie obsolète avec les révolutions de la biotechnologie et de la nanotechnologie, nous devons donc pratiquer également une activité physique régulière.

Voici les divers bénéfices de la pratique d’une activité régulière :

  • Diminution des risques de maladies
  • Réduction de la pression sanguine
  • Augmentation de la force des ligaments et des tendons
  • Réduction du stress et aide à la guérison et à la dépression
  • Amélioration du sommeil
  • Réduction du risque de plus types de cancer (dont ceux du côlon, de la prostate et du sein)
  • Amélioration de l’apparence physique
  • Amélioration de la confiance en soi
  • Renforcement des os, réduction du risque d’ostéoporose
  • Augmentation de l’énergie

Une étude a montré que le taux de décès global d’un groupe qui pratiquait une activité physique moyenne était de 60% inférieur à celui du groupe sédentaire témoin.

Les auteurs recommandent comme pilier de votre programme une activité physique aérobie (avec de l’oxygène) régulière. Celle-ci permet d’accélérer le rythme de votre coeur et de votre respiration, et d’augmenter la consommation d’air. Ce type d’activité regroupe des sports comme la marche, la natation, le vélo, l’aviron et le ski de fond. Un aspect clé de ce type d’activité est qu’elle implique au moins 20 minutes d’effort continu et rythmé des muscles les plus importants, dans toutes les parties du corps : bien que notre coeur bénéficie aussi de l’effort significatif mais bref demandé dans certains sports comme le tennis ou le basket, ces derniers ne sont pas des formes optimales d’activité physique aérobie.

Les auteurs insistent sur l’importance de la régularité d’une telle pratique, et indiquent qu’il est préférable de d’éviter de faire une activité physique pendant un repas, et juste avant de vous coucher, en particulier si vous dormez mal.

Kurzweil et Grossman recommandent également la pratique d’une activité anaérobie, c’est à dire un entraînement en force, principalement sous la forme de musculation.

  • Chapitre 23 : Stress et équilibre

Nous pouvons toujours trouver des raisons de nous sentir stressés, mais la source inhérente de nos stress est créée de l’intérieur. Mais qu’est-ce que le stress ? C’est une réponse du corps et de l’esprit aux demandes et aux problèmes. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais de nombreuses études montrent qu’un stress chronique contribue largement aux maladies, et ont montrées qu’inversement des techniques de relaxation et de méditation ont le pouvoir de la méditation.

Pourquoi ? Parce que le stress a été façonné par l’évolution pour une utilisation dans un environnement très différent de celui d’aujourd’hui : lorsque nos ancêtres du paléolithique étaient menacés par un ennemi dangereux, ils avaient le choix entre l’affronter ou s’enfuir. Ce processus débute avec la perception d’un danger : l’amygdale, une région du cerveau, déclenche une réaction en chaîne de changements neuraux et hormonaux afin de préparer l’organisme à l’action. Cela aboutit à la stimulation du cortex surrénal, qui produit une hormone : le cortisol. Le cortisol provoque une augmentation très importante mais temporaire de l’énergie, et un stimulation des centres de la mémoire du cerveau afin qu’ils travaillent plus rapidement. La moelle épinières produit quant à elle de l’adrénaline et de la noradrénaline.

Ces hormones sont très puissantes : elles arrêtent presque le processus digestif, augmentent la pression sanguine, le sucre sanguin, le taux du cholestérol, le taux du fibriogène, le rythme des battements cardiaques et de la respiration. Ce mécanisme, prévu pour s’activer occasionnellement en cas de danger physique subit, est encore utile de temps en temps, mais son activation continue est un facteur majeur de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancers, de polyarthrite rhumatoïde, de dépression et d’accélération du vieillissement.

Voici un tableau présentant différents évènements stressants, et leur coefficient de proportionnalité :

Décès d’un conjoint100
Divorce73
Décès d’un proche de la famille63
Blessure personnelle53
Maladie personnelle53
Mariage50
Licenciement47
Retraite45
Problème de santé d’un proche44
Décès d’un ami proche37
Changement de travail29
Départ des enfants de la maison29
Réussite exceptionnelle28
Problèmes avec son patron23
Vacances13
Noël12
Violations mineures de la loi11

 

Pour lutter contrer le stress, il importe de ne pas sombrer dans de faux moyens, comme la consommation abusive d’alcool ou de drogues. Les auteurs recommandent un programme complet, qui inclue une alimentation saine et équilibrée, une activité physique régulière, un sommeil réparateur, c’est à dire de qualité et en quantité suffisante, un équilibre entre les différents aspects de notre vie, comme le travail, les amis, la famille, nos passions, etc. , la gestion du temps (vous pouvez lire gtd pour cela), le fait de partir en vacances périodiquement, le fait de parler avec les autres, d’écouter, de vous faire masser régulièrement, et de pratiquer la méditation (vous pouvez vous initier à cette pratique en lisant ma chronique de L’art de la Méditation).

Critique du livre :

Comme vous avez pu le remarquer, de par la longueur de cette chronique en deux parties, et le fait que j’ai omis de nombreux chapitres, Serons-nous Immortels ? est un livre à la fois volumineux et très dense : 525 pages, d’un bon format et écrites en plutôt petit ! De plus il n’inclue pas les 38 pages de notes de bas de page renvoyant à des centaines d’études scientifiques appuyant les dires des auteurs, que l’éditeur Dunod a préféré proposer en téléchargement sur son site (PDF). Ce livre se présente donc comme un manuel d’initiation à la prise en charge de notre santé complet, fourni et allant en profondeur dans les sujets qu’il aborde, avec une démarche qui peut sembler presque encyclopédique.

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Ce serait oublier, cependant, que ce livre s’adresse avant tout à des personnes désireuses de prendre en charge leur santé, mais non médecins, et que, contrairement à ce que dit cette critique superficielle et étroite d’esprit, il n’abonde pas en “termes pseudo-scientifiques” mais qu’il simplifie et résume de vastes connaissances médicales afin de se rendre accessible par le néophyte, tout en restant profond et en tentant d’expliquer de manière détaillée les mécanismes amenant les maladies, plutôt que de se contenter de dire “ne faites pas ceci ou ne faites pas cela”. Réussir ce délicat équilibre entre accessibilité et tentative de libérer l’individu en lui donnant une compréhension profonde des mécanismes en jeu est un exercice difficile, et nul doute que certains trouveront qu’il est beaucoup trop long et technique, tandis que des médecins diront peut-être qu’il ne va pas assez au fond des choses sur nombre de sujets. Je pense pour ma part que ce livre est parfait pour toute personne intelligente, cultivée, ouverte d’esprit et désireuse de prendre en charge sa santé – ce désir pouvant venir pendant la lecture du livre à la vue de tous les maux qui attendent ceux qui ne le font pas ! – au prix d’un certain investissement personnel.

Car n’espérez pas lire ce livre d’une traite, ni l’assimiler rapidement, et je ne vous le recommande pas. Lorsque je l’ai lu pour la première fois, fin 2006, j’ai mis plus de 4 mois à le terminer, parce que j’appliquai ce que j’apprenais en même temps et modifiait des habitudes profondément ancrée en moi par l’ignorance crasse que j’avais des mécanismes de mon corps et de l’impact de ses habitudes sur ma santé. Ce livre a révolutionné mon approche de ma santé, en étant le premier livre que j’ai lu à véritablement changer ma vie. Avant ce livre, voilà ce que je faisais :

  • Je m’empiffrai de produits industriels gras, sucrés et bourrés de colorants, conservateurs et autres graisses hydrogénées, comme des pizzas, des hamburgers, des sodas et autres boissons sucrées, avec une prédilection pour les plats préparés, étant donné mon statut d’entrepreneur pressé vivant seul.
  • J’étais un grand amateur de pâtes au fromage, de croques-monsieur, de grillades.
  • Je ne mangeai quasiment jamais de fruits et de légumes frais, me contentant plutôt de yaourts et autres desserts laitiers très sucrés.
  • J’étais un grand amateur de viande rouge saignante.
  • Je prenais deux tasses de café par jour, accompagnées de un ou deux sucres.
  • Je ne faisais pas de sport.
  • Je pensai que le bio, c’était de la connerie.
  • Je pensai globalement que “s’occuper de sa santé, c’est pour les vieux”, faisant ainsi la même erreur que tous les autres ignorants.
  • J’avais une attitude de “je m’en-foutiste” et riait de ceux qui prenaient soin de leur santé et tentaient de me convaincre de le faire, les pensant beaucoup trop chochottes, avec sans doute en arrière-plan une idée de ma propre mortalité très vague.
  • J’étais globalement un illettré sur tout ce qui touche à mon corps et à ma santé, ignorant les mécanismes de fonctionnement expliqués dans ce livre, de quoi était constitué ma nourriture et quelles étaient les conséquences à long terme de mon comportement.

Bref le comportement typique de la personne à risque. Depuis la lecture de ce livre, voici ce que je fait :

  • L’essentiel de ma nourriture est maintenant bio. J’ai toujours une prédilection pour les plats préparés à réchauffer au bain-marie en 10 minutes, étant donné que je suis toujours un entrepreneur pressé vivant seul 😉 , mais ce sont à présent uniquement des plats préparés bio, que j’agrémente de légumes frais. Je sais que l’idéal est de manger des repas préparés soi-même à partir d’ingrédients bio frais, et c’est une étape que je compte bien franchir quand mon mode de vie “semaine de 4 heures” sera effectif.
  • Je m’oblige à régulièrement confectionner des repas non préparés, à partir d’aliments sain comme le riz brun complet, les pâtes de soja, le quinoa, le tofu…
  • Je mange cinq portions de fruits et de légumes par jour, avec une prédilection pour les tomates, les concombres, les aubergines, les poivrons, les courgettes, les pommes, les poires, les kiwis, les myrtilles, les raisins.
  • Je ne mange quasiment plus de viandes rouges, mangeant à la place de la viande blanche bio, du saumon sauvage et du tofu.
  • Je bois un verre de vin rouge par jour.
  • J’ai arrêté les pâtes, le fromage, les sodas, les pommes de terre, les bananes et le maïs, et limitent au maximum ma consommation de tout ce qui est trop sucré.
  • J’ai remplacé les deux tasses de café avec sucre par deux à trois tasses de thé vert à la menthe bio et sans sucre.
  • Je fait du sport, à raison d’une séance de musculation en salle par semaine, et de petites séances chez moi avec du petit équipement.
  • Je prend deux comprimés de complément alimentaire par jour, un compromis raisonnable au regard des recommandations particulièrement lourdes des auteurs à ce sujet, du débat qui a lieu à ce propos, et de ce qu’ont établis les recherches scientifiques : un complément d’EPA/DHA (1000 mg) et un multivitaminé m’apportant une bonne partie des mes apports journaliers recommandés en vitamines et en minéraux essentiels.
  • Je dévie parfois, notamment quand je mange à l’extérieur, mais cela reste exceptionnel (de l’ordre de 5 à 10% maximum).
  • Je pense que s’occuper de sa santé se fait à tout âge, et qu’il est particulièrement bénéfique de commencer cela jeune étant donné que cela permet de prévenir au maximum l’apparition de dommages qu’il faudrait soigner ensuite.
  • Je pense qu’il nous appartient de prendre en charge notre santé, et de faire en sorte d’éviter de maximum de tomber malade : ce n’est pas le rôle du médecin, qui n’intervient essentiellement que pour nous soigner et par pour prévenir les maladies. Je pense toutefois que le médecin a un rôle très important dans notre programme de santé personnel, et qu’il convient de l’inclure et de lui parler de notre programme.
  • Je suis devenu très curieux à propos des mécanismes de fonctionnement de mon corps et de l’alimentation, et envisage d’approfondir mes connaissances à ce sujet de manière poussée dès que j’en aurai le temps.
  • Je suis allé voir sur le site de l’INSEE les statistiques de mortalité de ma région et de la France, afin de voir de quoi meurent les personnes et à quel âge (allez-y, c’est extrêmement intéressant). On peut y voir notamment les énormes disparités qui existent entre les régions du Nord et du Sud, qui montrent bien l’importance d’un régime alimentaire sain pour vivre longtemps et en bonne santé.
  • Je demande un bilan de santé complet tous les trois ans à mon médecin (en tant qu’entrepreneur, je n’ai pas droit à l’examen de santé gratuit de la médecine du travail !).
  • Je suis maintenant un avocat farouche de la prise en charge personnelle de notre santé, de l’importance d’avoir une alimentation saine et équilibrée et de pratiquer du sport et de la relaxation, et n’hésite pas à en parler autour de moi.

Quel changement, hein ? Ces simples habitudes qui aujourd’hui ne me demandent pas plus d’efforts que celles néfastes que j’avais auparavant (à part peut-être le sport, qui est surtout devenu un plaisir pour moi) augmentent significativement mes chances de vivre longtemps et en bonne santé, et mes performances, mon bien-être et mon bonheur au quotidien. Au prix d’un investissement de quelques heures dans la lecture de ce livre et du changement de quelques habitudes stériles, je trouve cette affaire particulièrement avantageuse ! 🙂

Et si j’estime aujourd’hui avoir atteint un bon niveau par rapport à celui que j’avais il y a trois ans, je vois aujourd’hui de nombreuses possibilités d’amélioration, que je compte bien mettre en place au fur et à mesure.

Ne vous laissez donc pas décourager par la taille de livre et la densité de son contenu : assimilez-le lentement, changez progressivement vos habitudes, prenez des notes pratiques et concrètes (exemple de prise de notes réussie en rapport à la première partie de cette chronique). Car malgré la taille de cette chronique en deux parties, et le fait que j’ai essayé de vous donner 50% de la valeur du livre dans moins de 10% de son contenu, sachez que j’ai omis de très nombreux éléments, et en particulier plusieurs chapitres entiers :

  • Chapitre 4 : Nourriture et eau. Ce chapitre prône le fait de boire de l’eau alcaline (c’est à dire non acide) et que cela contribue beaucoup à notre bonne santé. Ce fait est très controversé dans la communauté scientifique, et c’est pourquoi je l’ai omis, et ne l’ai pas non plus appliqué personnellement 😉 .
  • Chapitre 10 : Le programme personnel de Ray. Il s’agit du programme que suit Ray Kurzweil, l’un des auteurs.
  • Chapitre 11 : Les promesses de la génomique. Le livre ayant été publié il y a cinq ans, je pense que l’essentiel du contenu de ce chapitre demande à être mis à jour, tant les avancées sont rapides dans ce secteur.
  • Chapitre 17 : Le programme personnel de Terry. Il s’agit ici du programme que suit Terry Grossman, l’un des auteurs.
  • Chapitre 18 : Votre cerveau : le pouvoir de la pensée… et des idées.
  • Chapitre 19 : Les hormones du vieillissement, les hormones et la jeunesse.
  • Chapitre 20 : Autres hormones de la jeunesse : les hormones sexuelles. J’ai dû faire des choix et ait décidé de ne pas chroniquer ces trois chapitres, estimant qu’ils sont moins intéressants que d’autres.
  • Chapitre 21 : La supplémentation active. Les auteurs recommandent un programme de compléments alimentaires très lourd. L’efficacité et la non-nocivité de ces compléments faisant débat dans la communauté scientifique, je l’ai omis.

Donc, même si plusieurs lecteurs se sont plaints de la taille de la première partie de la chronique, dites-vous que ce n’est rien comparé au livre et que cette chronique permettra déjà à toutes les personnes qui sont illettrées en la matière, comme je l’étais il y a si peu de temps, de prendre une claque magistrale et de prendre conscience de la quantité de connaissances qu’il y a à acquérir dans ce domaine. Comme je le disais en réponse à ces commentaires : Je pense que la prise en charge de notre santé nécessite ce genre d’informations détaillées qui va bien plus loin que ce que j’ai pu voir dans les autres livres du même domaine : armés d’une telle connaissance scientifique, nous pouvons en notre âme et conscience faire des choix éclairés tous les jours pour notre santé et notre longévité. ça vaut bien quelques heures de lecture, surtout s’il vous reste de nombreuses décennies à vivre. En fait pour moi je trouve que le deal est tellement avantageux que je ne comprend pas que l’on puisse seulement y réfléchir : it’s a no brainer, comme disent nos amis Anglo-saxons.

Au sujet de la possibilité de supprimer la vieillesse comme cause de mortalité qui enthousiasme tant les auteurs, je ne cache pas ma sympathie pour ce genre de théories, même si j’ai tendance à les trouver un peu trop optimistes (il est probable que les révolutions scientifiques qu’ils annoncent mettent plus de temps que cela à venir). Je pense en particulier que le corps n’a rien de sacré : c’est juste une machine biologique façonnée par un processus aveugle et qui nous fournit la conscience de nous-même et du monde. A partir du moment où des technologies performantes et sûres seront disponibles pour l’améliorer et le modifier, je n’ai absolument aucun problème à l’idée d’en bénéficier, même de manière lourde, jusqu’à ne plus avoir beaucoup de points communs avec mon corps d’origine. Je m’inscrit en ce sens dans le mouvement du transhumanisme. Je suis en tout cas persuadé que ce n’est qu’une question de temps avant que nous ayons ce genre de possibilités, et l’écrivain de science-fiction que je suis se plaît à imaginer toutes les conséquences qu’une telle technologie aurait sur les sociétés humaines. Les conséquences seraient absolument immenses, sans doute autant que les conséquences des avancées technologiques du 20ème siècle entier, en provoquant de nombreux progrès et de nombreux problèmes.

Une des premières étapes sur la voie du transhumanisme est le décryptage de son génome, et j’ai décidé de faire un pas vers cette étape en souscrivant hier au service de décryptage partiel de 23andme pour 399$ plus 70$ de frais de ports : j’en ferai le compte-rendu sur ce blog dès que j’aurai accès aux résultats 🙂 . (si vous vous voulez en profiter, c’est le moment : à partir du 19 novembre, le prix augmente et passe à 499$).

Cependant, comme je l’ai spécifié, vous n’avez nullement besoin d’adhérer à ses idées pour apprécier le livre : vous pouvez penser que l’immortalité est inaccessible, dangereuse et nuisible, je ne pense pas que vous soyez contre le fait de vivre longtemps, en bonne santé, et sans être affecté par une maladie terrible 🙂 . Ce livre exigeant représente une somme de connaissances accessibles et en même temps profondes que je n’ai jamais vu dans aucun autre livre sur la santé. Il n’est pas exempt de défauts, et le premier, outre sa longueur qui pourra en rebuter plus d’un, est que les auteurs, peut-être un peu trop à la pointe du progrès et malgré les centaines d’études scientifiques qu’ils citent, n’hésitent pas à mettre en avant certaines choses qui sont encore très controversées et dont les bénéfices n’ont pas été irrémédiablement prouvés, notamment le fait de boire de l’eau alcaline, et de prendre des compléments alimentaires de manière poussée. Le deuxième est que les auteurs ont leur propre entreprise de ventes de produits alimentaires, créée la même année que la publication du livre (2004), et bien qu’ils ne la cite pas dans le livre, cela peut toujours faire tiquer.

Il est à noter d’ailleurs que les auteurs ont publiés en avril 2009 le livre Transcend: Nine Steps to Living Well Forever (Se transcender : neuf étapes pour bien vivre pour toujours), qui est une édition différente de Serons-nous Immortels, en ce sens qu’elle se focalise sur les aspects pratico-pratiques (retirant par exemple les innombrables références à des études scientifiques) et a supprimé les passages controversés, comme l’alcalinisation de l’eau et la prise lourde de compléments alimentaires. Je ne l’ai toutefois pas lu et ne peux vous en dire plus. J’ai envoyé deux emails aux éditions Dunod pour savoir si une traduction française est prévue, ils ne m’ont jamais répondus (ah la dure vie du blogueur, qui passe encore auprès de certains éditeurs comme une sorte de sous-journaliste 😉 ).

Quoi qu’il en soit, vous aurez compris que je recommande ce livre au plus haut point. C’est l’essence même d’un “livre rare et exigeant pour changer de vie”, et je suis persuadé que le fait que je l’ai chroniqué et contribué à le faire connaître sauvera au moins un lecteur d’une maladie grave dans les années à venir 🙂 . Lisez-le, et travaillez : vous ne serez plus jamais le même. Et peut-être vivrez-vous 5000 ans, qui sait ? 😉

Points forts :

  • Détaillé et très complet
  • Appuyé par des centaines d’études scientifiques que les auteurs rassemblent dans 38 pages de notes de bas de page (!)
  • Accessible
  • Passionnant (en tout cas il m’a vraiment accroché ;) )
  • Émaillé de paragraphes de prospective futuriste sidérants et enthousiasmants
  • Point de départ d’une vraie prise de conscience pour les personnes illettrées dans ce domaine (j’en faisais partie)

Points faibles :

  • Certains passages controversés (notamment sur l’importance de l’alcanilité de l’eau et des suppléments)
  • Le thème sous-jacent du livre ( utiliser les meilleures connaissances médicales actuelles pour prolonger sa longévité jusqu’au moment où la science nous permettra de gagner chaque année plus d’un an d’espérance de vie – éliminant ainsi la vieillesse et la mort) peut rebuter certains lecteurs
  • Assez long et dense

Ma note : imageimageimageimageimageimageimageimageimage

Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (4 votes, moyenne: 5,00 out of 5)

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Recherches utilisées pour trouver cet article :

acides gras essentiels, métabolisme des lipides
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14 Commentaires pour :

Serons-nous Immortels ? – 2

  • Roger

    17 Nov 2009 à 06:51

    Chapitre 9 :
    “Il est préférable d’utiliser la cuisson à la vapeur ou par ébullition, car la température ne montera pas au dessus de 100°.”
    => Faux puisque l’eau bout à partir de 100°.
    C’est typiquement le genre de choses pour laquelle je ne pourrai jamais lire ce genre de bouquin, se tromper sur une chose aussi basique laisse entrevoir l’amas d’erreurs possible dans le reste (je ne dit pas que c’est le cas, juste que cela me donnerait pas confiance dans le reste).

    Note d’Olivier : Attention, ce point est faux, comme je l’explique ici. Il est intéressant de constater à quel point nous cédons parfois à la facilité : lorsque nous voyons quelque chose qui peut remettre en cause une notion que nous avons, nous nous accrochons parfois à cette notion en accusant la source de remise en cause d’erreur et de fausseté, alors qu’en fait cette source nous renvoi comme un miroir notre ignorance et la confiance aveugle que nous avons dans des notions que nous avons formés avec une légèreté extrême. De plus une simple recherche de moins d’une minute aurait permit à Roger de tomber sur l’article de Wikipédia, qui lui aurait montré son erreur. Que celui qui n’a jamais fait cela jette la première pierre à Roger 🙂 .

    Quand aux habitudes que vous avez changées, prendre des compléments alimentaire n’est-il pas une preuve que manger sainement ne suffit pas et dans ce cas n’est-ce pas un constat d’échec au final ? (même si l’arrêt du trop plein de sucre n’est pas une mauvaise chose).

    Répondre



    • Frédéric

      17 Nov 2009 à 08:41

      Tout d’abord, merci Olivier de nous partager ce résumé très enrichissant, l’enthousiasme transparaît au travers de tes lignes, c’est très agréable.

      Concernant l’avis de Roger, je ne suis pas du même avis ; il est certes possible qu’il y ait certaines erreurs, mais je pense qu’au delà des défauts qui peuvent exister devant la masse de travail accompli, ce livre fait vraiment partie de ceux qui peuvent changer une vie. Je suis en effet sidéré de voir combien les gens, et notamment les personnes de mon âge, se désintéressent de leur alimentation, allant même jusqu’à être complaisant vis-à-vis de leur propre ignorance en la matière.

      Je pense qu’un tel livre est utile pour ouvrir son esprit, et prendre conscience qu’adopter une bonne alimentation, c’est se donner l’assurance de vivre plus longtemps. Il est évident qu’une bonne alimentation n’est pas gage d’une longue existence, mais je préfère sélectionner ma nourriture afin de mettre toutes les chances de mon côté.

      A ce titre, il est URGENT de prendre conscience combien nos habitudes alimentaires sont dangereuses. J’en parle parfois autour de moi, et généralement les gens sont plutôt à l’écoute dans ce domaine, même si cela semble rarement suivi d’effet. J’ai néanmoins pu “convertir” ma copine à une alimentation meilleure, en me gardant de ne pas être trop dogmatique et sans prétendre tout connaître de la “bonne alimentation”. Ne pas porter d’intérêt suffisant à ce genre d’ouvrage me paraît donc très dangereux pour soi-même. Une lecture de ce livre, même critique, me semble donc préférable, ne serait-ce que pour avoir un point de vue différent à ce que nous entendons autour de nous.

      Concernant cet article, je me contenterais d’ajouter qu’il est également bon de profiter des bienfaits d’autres aliments. A ce titre, on peut citer le poireau, qui est très bon pour la santé. Le gingembre est également très bénéfique, et j’ai l’habitude d’en consommer un peu chaque matin avec mon muesli. Enfin, citons l’ail, qui est sans doute l’un des meilleurs aliments existants, rempli de qualités nutritionnelles. Pour profite de manière optimale de cet aliment, il importe d’enlever le germe qui se trouve à l’intérieur.

      Je suis d’avis qu’en ces temps froids, propices au développement des maladies comme la grippe, il importe d’adopter un bon mode de vie et une bonne alimentation afin de rester en forme pendant l’hiver.

      Quoi qu’il en soit, merci pour cet article très intéressant, j’attends avec impatience de nouveaux articles et surtout de nouveaux podcasts !

      Répondre



      • Olivier Roland (Auteur)

        17 Nov 2009 à 08:55

        Roger, au contraire, ce point est exact : même si la température d’ébullition de l’eau n’est pas exactement de 100° (il varie en fonction de l’altitude notamment), une fois cette température d’ébullition atteinte, tout apport d’énergie supplémentaire augmente l’énergie cinétique, et non l’énergie thermique, jusqu’à ce que l’eau se soit complètement évaporée.

        En gros donc tant que l’on reste en dessous de 100°, tout apport d’énergie supplémentaire augmente la température, une fois atteint ces 100°, tout apport d’énergie supplémentaire ne sert qu’à augmenter le taux d’évaporation de l’eau. La température d’aliments cuits dans l’eau ne peut donc dépasser ces 100° 🙂 .

        Répondre


        • CoachDom

          17 Nov 2009 à 13:53

          Olivier : Superbe encore une fois. 🙂
          Et surtout avec des themes qui me tiennent à coeur.

          Ca me fait plaisir qu’un blog influent traite du Syndrome métabolique, de nutrition …. Avec de sérieuses références.

          Je récupère ma freebox demain, et suite au déménagement j’ai de nouveau du temps pour blogger sur ces themes dans les prochaines semaines 🙂

          A bientôt et au plaisir de te lire.

          Répondre



          • CoachDom

            17 Déc 2009 à 10:20

            Je viens d’écrire un petit billet qui fait référence aux deux que tu viens d’écrire sur ce livre.

            Après avoir lu tes articles, j’ai couru acheter le livre que je viens de terminer.

            C’est ici :
            http://www.coachdom.org/2009/12/un-livre-a-lire-ou-offrir/

            Répondre



            • Marine

              17 Déc 2009 à 12:06

              Bonjour Olivier,

              Merci pour cette chronique et pour tous les livres que tu nous fais découvrir.
              Pour ma part, je ne pense pas que je lirai un jour ce livre et je n’ai pas attendu de découvrir ce blog pour m’informer sur le sujet de notre santé.
              Comme beaucoup de femmes et quelques hommes, j’ai été longtemps une adepte des régimes en tout genre avant de comprendre que seule une alimentation équilibrée permettait de rester en bonne santé.
              Je pense que le livre que tu présentes est un bon recueil de toutes les informations que j’ai pu trouvé sur internet et à droite et à gauche.
              Je constate également qu’il a complètement changé ton mode de vie. Cependant, le revirement que tu présentes me semble quelque peu excessif et risque de te mener vers l’orthorexie (définition wikipédia : L’orthorexie (du grec orthos, correct, et orexis, appétit) est pris comme l’anorexie et la boulimie, comme un trouble des conduites alimentaires caractérisé par une fixation sur l’ingestion d’une nourriture saine).
              Eliminer complètement les aliments gras, salés et sucrés n’est pas non plus une bonne chose. Premièrement parce que ce sont des aliments souvent “plaisir” et qu’il nous font du bien et aussi parce que nous en avons besoin.
              Tu dis, je cite : “J’ai arrêté les pâtes, le fromage, les sodas, les pommes de terre, les bananes et le maïs …”. Il faut cependant savoir que les pâtes, les pommes de terre, les bananes et le fromage font parties d’une alimentation équilibrée. Il ne faut pas en abuser, mais il est déconseillé de ne plus en manger.

              Voilà pour ma modeste contribution à ton blog. Je rajouterai juste une chose :

              JE n’aime pas le T.

              J’ai vu deux fautes de conjugaisons dans cet article et d’autres dans d’autres articles – dont celle là. Je suis la première à faire des fautes de Français. Je sais que tu aimes écrire et je trouve dommage de continuer à faire des fautes tel que celle-ci. Je me permets de te le signaler car ton blog est, pour moi, un signe de cette volonté d’amélioration que tu sembles avoir.

              Encore une fois merci et bonne continuation.

              Marine

              Répondre



              • Seront nous immortels dans le futur ? Lisez l’Article 1 et la suite dans l’Artic… | Mini-Blog d'Asher256

                21 Déc 2009 à 12:32

                […] nous immortels dans le futur ? Lisez l’Article 1 et la suite dans l’Article 2. Pas mal de prévisions pour l’avenir de notre longévité, mais aussi des conseils, que vous […]

                Répondre



                • Olivier Leroux

                  26 Déc 2009 à 16:56

                  Excellent résumé !

                  J’ai placé les 2 parties de ta chronique dans mes favoris, et j’y retourne régulièrement pour revoir certaines parties et mieux les imprimer dans ma mémoire.

                  Il n’est jamais trop tôt pour commencer à avoir une hygiène de vie plus saine.
                  Plus nous commençons tôt plus nous vivrons longtemps et plus nous éviterons les maladies telles que le cancer…

                  Encore merci !

                  Répondre



                  • Ultra Way Of Life » Slow Burn de Stu Mittleman (3/3)

                    1 Mar 2010 à 07:22

                    […] Rolland, a superbement résumé en deux billets (ici et là) le livre de Ray Kurzweill et Terry Grossman, je vous recommande donc […]

                    Répondre




                    • “Je pense qu’il nous appartient de prendre en charge notre santé, et de faire en sorte d’éviter de maximum de tomber malade : ce n’est pas le rôle du médecin, qui n’intervient essentiellement que pour nous soigner et par pour prévenir les maladies. Je pense toutefois que le médecin a un rôle très important dans notre programme de santé personnel, et qu’il convient de l’inclure et de lui parler de notre programme. ”

                      Si plus de personnes pouvaient penser de la sorte … quel idéal ce serait pour le partenariat médecin-patient !

                      Répondre



                      • Phael

                        26 Août 2011 à 06:16

                        J’ai été vraiment déçu par ce livre… Pourtant, j’adhère à 100% à sa vocation, et je suis convaincu de la pertinence des études citées.

                        C’est bien d’expliquer les phénomènes mis en jeu. Mais là, les explications prennent 90% du bouquin, alors que c’est sensé être un bouquin de “coaching” alimentaire, à la base ! Du moins il se revendique comme tel. En pratique, c’est plus un bouquin de biologie moléculaire… donc je me sens un peu floué sur la marchandise 🙁

                        Et pour les 10% de conseils restants… Eh bien, ce sont essentiellement des dé-conseils, vu que pratiquement tous les aliments entraînent une mort lente et douloureuse. On ne sait plus où donner de la tête… Or ce devrait être au auteur de proposer une synthèse de tout cela ! Le pire, c’est qu’ils ont fait une synthèse de tout, puisqu’ils ont un programme personnel très rigoureux. Mais pour une raison inconnue, ils ne la mettent pas dans le livre. Un comble…

                        Au final, les conseils “utiles” que j’ai retiré de ce livre tiennent en une page ! Dommage que je n’aie pas lu cet article avant, car alors j’aurais plutôt commandé “Transcend” (le “guide pratico-pratique”), qui a priori correspond mieux à mes attentes.

                        En fait, le seul reproche que je fais à ce livre, c’est de tromper sur la marchandise : on nous vend un programme pour vivre longtemps et en bonne santé. Et à la place, on a une longue justification scientifique dudit programme… qui n’est jamais détaillé clairement ! Et il faut se débrouiller pour faire le tri entre les milliers de conseils contradictoires (manger X diminue le risque de Y mais augmente le risque de Z). Si c’est pour en rester ce stade, autant se contenter d’internet…

                        Répondre



                        • Isabelle

                          15 Août 2012 à 00:51

                          Bonsoir Olivier,
                          Peux tu nous dire où est ce que tu te fournis en EPA et DHA ? Ne serais ce pas plus simple de prendre de l’huile de foie de morue ?
                          En tout cas merci pour cet article.

                          Répondre



                          • Julian

                            3 Nov 2012 à 21:12

                            Bonjour Olivier,

                            tu as des nouvelles de “23 and Me” ?

                            Répondre



                            • hervé

                              28 Août 2013 à 21:08

                              bonjour olivier,
                              des nouvelles de la traduction française de Transcend: Nine Steps to Living Well Forever.

                              Répondre









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                              Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.