The Simplicity Survival Handbook – 1

Traduction : Le Manuel de Survie de la Simplicité – 32 Moyens d’en Faire Moins en Accomplissant Davantage

The Simplicity Survival Handbook - 32 Moyens de Faire Moins en Accomplissant Davantage

Phrase-résumé du livre “Le Manuel de Survie de la Simplicité” : Dans la vie, il y a la théorie et la pratique, et il y a des choses qui “normalement” fonctionnent comme cela, mais qui sur le terrain se comportent différemment ; découvrez comment se passent réellement les choses dans le monde professionnel en explorant ses 32 Manières d’en Faire Moins en Accomplissant Davantage et ayez une vie plus productive et plus sereine.

Par Bill Jensen, 300 pages, 2003.

Note : Ce livre étant dense, car très détaillé et rempli de “how-to”, et conçu pour ne pas être lu en entier, en faire un résumé utile est long et prend du temps. Je le publie donc en deux parties, dont voici la première 😉 .

Chronique et résumé du livre “Le Manuel de Survie de la Simplicité”:

Dans ma récente chronique de Cut to The Chase, je m’interrogeai sur la pertinence des recueils de règles, étant donné que la majorité des règles de ces livres sont certes intéressantes, mais sont du type j’y pense et puis j’oublie et que ces livres ont des difficultés à entrer en profondeur dans le sujet. Je me demandais si la meilleure manière de les utiliser n’était pas de les placer sur son bureau, de choisir une règle par jour, et de tenter de l’appliquer ce jour – on peut aussi faire cela avec une règle par semaine.

Hé bien, apparemment Bill Jensen s’est posé la question avant d’écrire son livre car celui-ci est conçu pour être mis en pratique après avoir été lu en un minimum de temps. Tout d’abord l’auteur commence fort en nous proposant 3 règles pour utiliser son livre de la manière la plus simple et la plus efficace possible :

  1. Lisez le sommaire, et choisissez (uniquement !) les trois ou quatre chapitres qui vous font crier : “Ouuuuiiiii ! C’est la chose stupide que je n’arrive pas à gérer !”
  2. Suivez les étapes de chaque chapitre.
  3. Découpez le kit “En-faire-moins” qui se trouve à la fin du livre et l’emmener partout avec vous. Soyez celui qui a ces pages. Faites-en moins.

C’est bien la première fois que je vois un livre qui commence en conseillant de ne surtout pas tout lire ! 😉

De plus ce livre est à ranger parmi les rares ayant une forme intéressante et originale mettant en valeur le contenu (pour le moment, seuls The Creative Habit et 45 méthodes efficaces pour Recruter avec discernement peuvent prétendre à ce titre dans les livres de mon défi). En effet, chaque chapitre commence par un “Less-O-Meter”, un “Compteur-à-Faire-Moins” qui jauge le courage requis, la difficulté de la tâche et la pérennité des gains que nous vaudra l’application de l’astuce/méthode, sur une échelle de 1 à 10 :

Less-O-Meters

L’auteur ne les a pas déterminés au pifomètre : pendant six mois, on a demandé à 260 personnes d’évaluer, de tester, et de changer tout ce qu’il y a dans ce livre, puis leur a demandé de noter chaque règle sur ces trois critères. La note donnée est la moyenne de celles des 260 personnes. Bill Jensen fait toutefois remarquer qu’en général, les personnes travaillant dans des petites entreprises ou ayant une culture entreprenariale forte jugent souvent qu’il faut moins de courage et qu’il y a moins de difficultés à appliquer les règles par rapport aux personnes travaillant des grandes entreprises, très hiérarchisées.

De plus le livre utilise agréablement différents type de police et taille de police; il est aussi rempli de dessins – souvent drôles – et de diagrammes explicatifs en tout genre :

Inside the problem

Et enfin chaque règle est présentée avec la même structure :

  1. Le “Less-O-Meter”
  2. Pourquoi en faire moins
  3. Comment en faire moins
  4. Facultatif : Pour aller plus loin, souvent des témoignages et des mises en situations réelles de personnes ayant vécu cela en entreprise
  5. Facultatif : Want More ? , des ressources supplémentaires pour ceux qui veulent aller plus loin

La forme est donc brillante, absolument brillante, il n’y a pas d’autre mot. Grâce à cela, chacun peut se faire son propre “mini-livre”, lire ce qui l’intéresse et commencer à l’appliquer. Mais qu’en est-il du contenu ? Découvrons-le :

Partie 1 : Les Rituels Quotidiens

1 : Comment Ignorer la Plupart des Communications d’Entreprise

  • Courage : 4
  • Difficulté : 2
  • Pérennité : 4.5

Vous recevez trop de communications de part de l’environnement extérieur à votre équipe et votre département. Vous ne pouvez donc pas faire attention à toutes les informations relatives à votre entreprise que vous êtes supposé connaître : il n’y a tout simplement pas assez de temps.

Pour y remédier :

  1. Recherchez dans vos communications ces deux points essentiels :
    • Les actions que vous devez effectuer
    • Les dates limites de ces actions, si elles sont au maximum dans les deux ou trois semaines
  2. Si la communication ne contient ni action ni de dates à court terme, ignorez-la. Et effacez-la.

2 : Comment Effacer 75% de vos Emails

  • Courage : 4
  • Difficulté : 2
  • Pérennité : 5

Les emails et la myriade d’autres manières d’être connecté avec tout le monde est à la fois une bénédiction et une malédiction : si elles amènent le monde à nous, elles amènent tout le monde à nous, y compris les plaisantins, les paresseux, les arnaqueurs, les personnes les plus désordonnées ou les plus confuses, les casses-pieds, etc. Vous devez donc devenir discipliné lorsqu’il s’agit de fermer votre porte virtuelle.

Pour cela :

  1. Disons-le ensemble :
    • Bonjour,
    • Mon nom est [Votre nom], et j’ai un problème de triage de l’information.
    • Mon premier pas vers la guérison est de le reconnaître.Bien, vous êtes sur la bonne voie ! 😉
  2. Devenir bon au tri rapide de l’information est difficile et peut prendre des années. En attendant :
    • Regardez chaque email non lu. Est-ce que le sujet ET l’expéditeur vous font dire tout à la fois : Je dois lire ce mail ?
    • Si la réponse est non, effacez-le sans l’avoir lu.A ce point, votre boîte devrait être à 50% vide.
  3. Recherchez dans les emails qui restent ces deux points essentiels :
    • Les actions que vous devez effectuer.
    • Les dates limites de ces actions, si elles sont au maximum dans les deux ou trois semaines.Si l’email ne contient aucun de ces points, effacez-le. A ce point, votre boîte devrait être à 75% vide.
  4. Examinez les messages restants en utilisant le modèle CLEAR. L’information contenue dans le message doit donner ou être :
    • Connectée à vos projets et votre travail courant
    • La Liste des prochaines actions : Ce que vous devriez faire après avoir lu ce mail
    • Expectations (Résultat attendus) : A quoi ressemble la réussite
    • Ability (Capacités) : Comment les choses seront faits, la liste des outils et le support disponible
    • Retour : Votre question QIYADPM : “Qu’est-ce qu’il y a dedans pour moi ?”Si elle ne l’est pas, effacez le message. Après cette étape, votre boîte devrait être vide à 90%. Cette étape est difficile et demande beaucoup de discipline. Vous pouvez vous contenter de la troisième. Une boîte vide à 75% n’est pas si mal que ça !
  5. Installez un filtre antispam… Maintenant !
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3 : Comment se Préparer à Communiquer avec N’importe Qui, à Propos de N’importe Quoi

  • Courage : 2
  • Difficulté : 3
  • Pérennité : 8

Votre jour standard est placé sous l’autorité – et même la tyrannie – de l’urgence. Vous n’avez que quelques secondes – dans les bons jours, quelques minutes – pour organiser vos pensées, former votre message et le rendre clair, vous devez donc prendre le chemin le plus court entre ce qui est dans votre tête et ce que les autres vont voir ou entendre.

Pour cela, rappelez-vous toujours de ces trois mots et des questions qui leur sont associées :

  1. Savoir : “Quelle est la chose que je veux que les personnes sachent, comprennent, apprennent ou sur laquelle ils s’interrogent ?”
  2. Ressentir : “Comment je souhaite que les personnes ressentent ce que j’ai fait ?”
  3. Faire : “Qu’est-ce que je veux que les personnes fassent comme résultat direct de ma communication ?”

Temps nécessaire pour toutes ces étapes : au début 1 à 10 minutes, avec de la pratique, moins de 45 secondes.

4 : Comment Laisser des Messages Vocaux Plus Courts Pour de Meilleurs Résultats

  • Courage : 1
  • Difficulté : 3
  • Pérennité : 4

99.999% des messages vocaux ne devraient pas dépasser 30 secondes de temps, et dans l’idéal 20 secondes. La clé est de savoir utiliser ce temps. C’est ce que font ceux qui voient leurs messages écoutés, répondus et ayant déclenché des actions.

Pour cela :

  1. Partez toujours de l’idée que plus personne ne répond au téléphone et que vous allez automatiquement arriver sur le répondeur.
  2. Rappelez-vous toujours de trois mots :
    • Savoir : “Bonjour François. Voici la chose que je veux que tu saches : [objet du message]. Vous n’êtes pas obligé de l’amener comme cela, mais allez vite à l’objet du message. Ne dépassez pas deux points importants dans le message.
    • Ressentir : le ton de votre voix aura un impact sur quand votre message sera répondu. Essayez 1)une voix à très forte énergie, 2) pleine de joie (souriez en parlant) et 3) une voix frustrée ou blasée expliquant votre problème, fermement mais poliment.
    • Faire : “François, voici ce que j’aimerai que tu fasses : [action].”
  3. Laissez votre numéro de téléphone. Parlez à la vitesse de l’écriture à la main, pas à celle de l’oral.

5 : Comment Écrire des Emails Plus Courts pour de Meilleurs Résultats

  • Courage : 1
  • Difficulté : 5
  • Pérennité : 7

Les messages vocaux sont restreint par le temps, les emails par l’espace. Vous devez vous emparer de l’attention de quelqu’un, vous connecter avec lui et l’aider à agir, tout cela en 7×12 cm (hauteur x largeur). Sinon, vous ferez parti de leurs 75% de messages effacés.

Pour cela :

  1. Tout ce qui vaut la peine d’être lu DOIT tenir en haut des 7×12 cm. Pourquoi 7×12 cm ? Parce que c’est la taille la plus communément utilisée par les personnes pour leur fenêtre de message. De plus être discipliné à propos de cette taille permet de bien s’entraîner à gérer les contraintes d’espace des Blackberries et des téléphones portables.
  2. Vous écrivez sur un panneau d’affichage. Pas une lettre. Écrivez pour être facilement parcouru : pas plus de 75 à 110 mots en haut des 7×12, soit environ 8 à 12 phrases, le plus court étant le meilleur.
  3. Utilisez toujours le modèle CLEAR (voir point n°2).
  4. Utilisez votre bon sens. Évidemment, il y a de nombreuses exceptions à ces règles. L’objectif de ce conseil n’est pas de vous donner une formule magique mais de vous permettre d’être discipliné.

6 : Comment en Faire Moins et Faire Tout de Même une Présentation Grandiose

  • Courage : 5
  • Difficulté : 5
  • Pérennité : 7

Powerpoint – ou un des logiciels équivalents – est 1) une des pires inventions de l’humanité car c’est la plus grande source au monde de conneries sans intérêt dans les entreprises, 2) un outil merveilleux de présentation qui est aussi bon que vous l’êtes et 3) les points 1 et 2  la fois.

Pour en tirer le meilleur parti, faites un travail de préparation avec Savoir, Ressentir, Faire (voir point n°3), puis :

  1. Transformez le point essentiel que les personnes veulent SAVOIR en une QUESTION. Transformez la question en un exercice interactif avec l’audience. Grâce à cela vous faites moins de travail, à la fois en préparation et dans la présentation, et vous obtenez une meilleure réaction de votre audience, qui sera heureuse d’éviter un long discours inutile et d’aller droit à l’essentiel.
  2. Est-ce que vous avez compris l’idée radicale de l’étape 1 ? Ne présentez jamais. Provoquez toujours des conversations. En effet, votre vrai succès se mesure aux changements que vous avez induit dans les conversations.
  3. Si vous devez utiliser Powerpoint : utilisez davantage de films, d’images et d’animation que de texte, et :
    • Créez un résumé d’une page.
    • Utilisez le ratio 1:3 pour déterminer le nombre de diapositives (slides). Si vos diapos incluent surtout des textes, des nombres et des tableaux, vous devriez présenter un maximum de une diapo toutes les trois minutes.
    • Insistez sur le fait que tout le monde devrait prendre des notes. Dans l’idéal avant de commencer, pas après.

7 : Comment Faire Moins de Réunion et En Tirer Davantage Parti

  • Courage : 6
  • Difficulté : 5
  • Pérennité : 7

Les réunions sont probablement sur votre liste des cinq choses les moins productives que vous faites au travail. Scoop: le petit-enfant de votre petit-enfant dira la même chose. Ce problème ne s’en ira pas.

Pour y remédier :

    1. Rappelez-vous d’un chiffre : 1440. Il devrait être la source de chaque choix que vous faites à propos de chaque réunion à laquelle vous participez. C’est le nombre de minutes dans une journée.
    2. Si vous êtes comme tout le monde, vous devrez changer le filtre que vous utilisez pour choisir à quelles réunions aller. La plupart d’entre nous vont aux réunions parce qu’ils sont supposés y aller. Mais si vous êtes “gentil” et allez à toute les réunions auxquelles vous êtes censé assister, vous n’arriverez jamais à faire quoi que ce soit. Posez-vous trois questions avant de décider si vous allez aller à un meeting :
      • Quelle valeur vais-je retirer de ma participation à cette réunion ? (Votre Retour Sur Investissement)
      • Quelle valeur vais-je apporter à cette réunion ? (Augmenter le RSI de votre équipe, de votre entreprise ou de vos clients)
      • “Si j’étais écrasé par un bus aujourd’hui, est-ce que cette réunion se tiendrait quand même ?”. C’est LA grande question. Variante : “Si je travaillais à plusieurs centaines de kilomètres d’ici, est-ce que la réunion se tiendrait quand même ?”
    3. Maintenant que vous avez un nouveau filtre : Utilisez-le. Tous les jours.
    4. Utilisez votre bon sens. Il y a des réunions auxquelles vous devrez participer.  Et bien sûr, vous devrez être plus vigilant si vous utilisez ces astuces avec vos supérieurs. Faites juste attention au Paradoxe des Exceptions : faire trop d’exceptions vous feraient revenir au même résultat.
    5. Quand vous allez à une réunion, utilisez le modèle CLEAR.

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8 : Comment En Faire Moins et Faire Quand Même une Réunion Géniale

  • Courage : 5
  • Difficulté : 6
  • Pérennité : 7

Oubliez les meilleures pratiques que vous avez ingurgité : il y a juste trop de détails à maîtriser. A la place, utilisez une règle simple : Soyez l’exemple. Mettez en place une réunion à laquelle vous auriez aimé qu’on vous invite tant elle est efficace et va à l’essentiel.

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Pour cela :

    1. Décidez à propos de quoi sera la réunion, et qui doit y aller. Il n’y a que trois types de réunion :
      1. Brainstorming : Pour créer de nouvelles idées et de nouvelles approche.
      2. Connecter les personnes et les idées :  Pour créer de la motivation et de la cohésion.
      3. Prendre des décisions, planifier les prochaines étapes.
      4. Partage de l’information : Ce type de réunion devrait être complètement bannie. Aujourd’hui il y a de manières bien plus efficaces de partager l’information, donc celui qui propose une réunion de ce type devrait être mis au goudron et aux plumes puis jeté dans de l’eau bouillante.
    2. Maintenant, oubliez tout ce qui vient d’être dit à propos des 3 types de réunions. Ce type de classification est bon pour le monde faux et merveilleux du papier et de la théorie. Dans la réalité, la plupart des réunions – y compris celles les mieux planifiées – sont un mélange flou de ces trois types. Mais c’est OK. La principale raison pour laquelle vous devez savoir la différence entre ces types génériques de réunion est de bien choisir les personnes qui y viendront (ou qui seront au téléphone ou online).
    3. Définissez quel sera le succès de votre réunion :
      • Succès de comportement : Qu’est-ce que vous voulez voir et entendre durant cette réunion qui vous fera dire que vous avez réussi ?
      • Succès de résultat : Quel est l’objectif de cette réunion ? Est-il atteint ? Est-ce que les conversations changent après cette réunion ?
    4. Communiquez le succès de comportement et le succès de résultat que vous attendez immédiatement, dès que vous démarrez la réunion, en 2 ou 3 points concis et précis.
    5. L’étape la plus importante : montrez votre passion.

9 : Comment Donner aux Boss Moins d’Informations et Faire en Sorte qu’Ils Restent Content

  • Courage : 7
  • Difficulté : 7
  • Pérennité : 8

A moins que votre travail à temps complet soit de tenir informé vos chefs, vous avez besoin de raccourcis pour leur donner ce dont ils besoin le plus rapidement possible !

Pour cela, dans une présentation :

  1. Organisez votre présentation pour raconter une histoire. Concentrez-vous immédiatement sur le gros titre, qui devrait toujours être quelque chose comme :
    • “Boss, les choses sont sous contrôle/ne sont pas sous contrôle.”
    • “Boss, que mes nouvelles soient bonnes ou mauvaises, tu es en sécurité avec moi”.
  2. Prévoyez de pouvoir faire environ le tiers du temps imparti. Les supérieurs sont souvent interrompus et pressés. S’ils vous ont donné une heure, prévoyez environ 20 minutes de présentation productive et sans interruption.
  3. Réduisez tout à une page.
  4. Concentrez-vous sur les 90 jours passés. Et les 90 jours futurs. Tout ce qui est au delà de cette limite n’est pas pertinent.
  5. Si vous avez besoin de quelque chose de leur part : soyez clair, direct et succinct à propos de ce que vous voulez.

Bossphobia : Il y a une raison pour laquelle l’indicateur de Courage et de Difficulté sont les plus hauts depuis le début : d’après des études, entre 10 à 15% des personnes éprouvent une peur modérée à l’idée de traiter avec leur Boss. Ce pourcentage est probablement bien plus élevé quand il s’agit de dire plus aux patrons avec moins de pages. Si vous êtes affecté par cette peur, prenez-en conscience. Et bien que cette règle ne soit pas une baguette magique contre la Bossphobia, elle vous sera d’une grande aide pour l’éradiquer.

10 : Comment Dire “Non” à N’importe Qui dans N’importe Quelle Situation

  • Courage : 8
  • Difficulté : 8
  • Pérennité : 9

Soit vous devenez bon à l’art de dire “non”, soit vous devez une victime permanente des listes to-do des autres. C’est aussi brutalement simple que cela.

Pour savoir dire non :

    1. Faites confiance à votre instinct, pas à votre tête. Écoutez cette petite voix, parfois profondément enfouie en vous par des années de décisions Pavloviennes, et qui vous demande : “Qu’est-ce que je VEUX faire ? Ou ne PAS faire ? Qu’est-ce qui est le mieux POUR MOI ?”
    2. Maintenant que vous êtes clair à propos de ce que vous voulez faire, choisissez une approche :
      • Directe : Dites “Non”, “Non, merci” ou “Trop occupé. Je passe mon tour”. A utiliser avec ceux avec vous avez des relations soit très profondes, soit inexistantes : amis, partenaires proches, ou des personnes que vous connaissez à peine et que vous n’êtes pas amené à côtoyer régulièrement. Cela représente environ 25% des opportunités de dire non.
      • Indirecte : Dites “Aidez-moi à comprendre…”, “Parlons un peu de cela…” , posez des questions. A utiliser avec vos supérieurs, et les collègues avec qui vous ne travaillez pas tous les jours. Cela représente environ 75% des opportunités de dire non.
    3. Communiquez les Non Directs aussi rapidement que possible, avec le minimum de réflexion et d’hésitation possible.
    4. Traitez les non indirects comme une opportunité de changer les relations, de construire un respect mutuel.

11 : Comment Utiliser Une Question pour En Faire Moins et Dévier Davantage

  • Courage : 5
  • Difficulté : 6.5
  • Pérennité : 9

Pourquoi ? Une belle question, simple et concise, qui vous permet de creuser, approfondir, rejeter, renvoyer des choses qu’on vous donne et identifier ceux qui vous passent de manière inappropriée des actions de leurs listes to-do – mais qui sont autrement des collègues attentionnés et utiles.

Pour y arriver :

    1. Demandez “Pourquoi ?” trois à cinq fois avant de donner votre accord pour faire cette chose. Évidemment si vous demandez cela à votre Boss, il vous répondra parfois : “Je ne sais pas. Fait-le !” Essayez d’utiliser des variations pour camoufler votre “Pourquoi ?” comme :
      • Eeeeeet?
      • Silence (qui implique un Pourquoi ?)
      • Dites m’en plus
      • Répétez les derniers mots de la dernière phrase en ayant l’air de réfléchir. C’est un truc de PNL très puissant qui fonctionne dans 95% des cas et qui en fait dire plus à l’autre (Ce point n’est pas dans le livre). Par exemple :
        • J’ai besoin que tu écrives ce rapport et que tu l’envois à l’équipe Alpha.
        • L’équipe Alpha…
        • Oui, ils en ont besoin pour leur présentation.
        • Leur présentation…
        • Oui, ils font une présentation demain à la direction
        • Ah ! Mais… Pourquoi ?
        • Ils veulent montrer aux directeurs les résultats impressionnants que nous avons !
        • C’est génial ! Je suis heureux de pouvoir vous aider. Justement, ça me rappelle que Marc a fait une présentation similaire la semaine dernière. Nous pourrions lui demander son Powerpoint et l’adapter aux besoins de l’équipe Alpha.
    2. Pour toutes vos tâches, demandez-vous : Pourquoi ? trois ou cinq fois pour découvrir la vérité derrière toutes les choses à faire que l’on vous assigne ou que vous vous assignez.

12 : Comment Gérer les Boss Qui “Ne Pigent Pas”

  • Courage : 8
  • Difficulté : 8
  • Pérennité : 10

Si votre Boss ne pige vraiment pas, il ou elle ne pigera jamais. Donc ne gaspillez pas votre temps, votre énergie et vos passions à taper votre tête contre un mur en essayant de faire changer cette tête de mule. Au lieu de cela, confirmez vos croyances, et faites un pas vers votre prochaine évolution de carrière.

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Avant cela, définissez ce qu’il “ne pige pas”, et soyez sûr qu’il ne le pige vraiment pas. S’il y a une chance pour qu’il pige, essayez plutôt la règle 17.

Pour gérer votre Boss qui ne pige pas :

    1. Souriez et acquiescez. Fonctionne mieux dans les entreprises qui n’ont pas de bon système de mesure de la performance, ou qui sont en train de changer fortement.
      • Discours : “Bien sûr Boss, tout ce que vous voudrez”
      • Pensée : “Je vais juste continuer comme je l’entend”
    2. Allez au dessus ou à coté. Allez voir le Boss de votre Boss. Fonctionne mieux dans les entreprises qui se concentrent sur le mérite plutôt que sur la politique.
    3. Laissez votre démission faire le discours. Donnez-vous six mois pour faire piger à votre Boss ou pour contourner le problème, si vous n’y arrivez pas au bout de cette période, vous n’y arriverez jamais. Partez.

13 : Comment Ne Plus Jamais Avoir Besoin d’un Cours sur la Gestion du Temps

  • Courage : 8
  • Difficulté : 8
  • Pérennité : 10

Est-ce que vous pouvez lister les cinq choses qui vous font le plus perdre du temps ? Saviez-vous qu’aucune d’entre elle ne peut être résolue avec une meilleure analyse, en jonglant, en se donnant des priorités ou d’autres choses sans aucun sens ? Et que quatre sur les cinq peuvent être traitées avec ces mots :

Non… Houlà… Pourquoi ?

Des études montrent que les 5 plus grandes choses qui font perdre du temps sont :

  1. Les réunions
  2. Gérer les communication avec les autres
  3. Communiquer avec les autres
  4. Votre Boss qui vous micro-manage et vous sous-estime
  5. Des outils de travail et des processus conçu pour le succès de votre entreprise, pas le vôtre

Pour y remédier :

    • Dites “Non” plus souvent (règle 10).
    • Questionnez plus souvent (règle 11).
    • Dites “Temps mort” plus souvent (règle 12).
    • Just do it (règle 13).

Partie 2 : Les Étapes de la Carrière

14 : Comment Savoir Si Votre Nouvel Employeur Va Vous Faire Travailler Plus Dur et Pas Plus Intelligemment

  • Courage : 7
  • Difficulté : 5
  • Pérennité : 9

Est-ce que cela ne serait pas génial si – avant que vous ne fassiez votre nouveau job, au lieu de des mois plus tard – vous vous rendiez compte si cette entreprise va vous faciliter les choses pour travailler ou vous mettre des bâtons dans les roues ? Vous ne pouvez pas seulement faire une avance rapide comme cela – vous le devez !

Pour cela :

    1. Vous venez juste de terminer votre premier ou second entretien. Ils vous aiment ! (bien entendu). Maintenant, demandez à venir un jour dans leur entreprise.
    2. Si :
      • Le recruteur refuse, ou est perturbé par votre requête : Alarme ! Warning ! Travailler avec cette entreprise ne va dans doute pas être facile…
      • Leur réponse est : “Bien sûr, quand ?”, OK vous êtes bien parti, allez à l’étape 3.
    3. Demandez si vous pouvez vous asseoir et observer deux ou trois des activités suivantes durant la journée où vous serez dans l’entreprise :
      • Une séance de brainstorming avec l’équipe de votre (futur ?) service
      • Réunion quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle de l’équipe, où les tâches sont réparties
      • Une présentation d’un cadre supérieur aux middle-managers
      • Réunion pour parler des ventes clients
      • Résolution de problèmes clients (face à face, au téléphone ou online)
      • etc.
    4. Tenez un journal de vos observations.
    5. Validez vos observations. Buvez une tasse de café avec les personnes qui feront partie de vos activités, et posez leur des questions.
    6. Prenez une décision.

15 : Comment Obtenir L’Accompagnement que Vous Méritez

  • Courage : 7
  • Difficulté : 7
  • Pérennité : 9

La plupart des accompagnements de poste se concentrent sur les besoins de l’entreprise, pas les vôtres. Trois nouveaux employés sur quatre sont mécontents de leur affectation. N’attendez pas que votre employeur le comprenne.

Pour cela :

    1. Avant d’accepter l’offre d’emploi, demandez quelle est la politique d’accompagnement des nouveaux employés. Si vous n’entendez pas ces trois choses, demandez-les :
      • Travail à la Maison
      • 20 Noms
      • Un Feedback croisé au bout de trois mois
    2. Demandez du travail à la maison à étudier entre votre acceptation du job et votre date d’arrivée. Demandez des choses en rapport avec votre job, comme :
      • Les objectifs et performances des trois derniers mois de votre service
      • Les trois plus gros projets des trois derniers mois de votre service
      • Le plan stratégique actuel de votre entreprise
      • La plus récente initiative pour réduire les coûts
      • La plus récente initiative pour innover
      • Etc.Ensuite, demandez à parler à votre votre manager votre premier jour afin de revoir ensemble ce que vous avez appris de votre travail à la maison.
    3. Demandez les noms des 20 personnes à qui vous devriez parler durant le premier mois de votre travail. Ces personnes peuvent être à l’intérieur ou à l’extérieur de votre entreprise. Rencontrez-les, et demandez à chacun d’eux : “à qui devrai-je parler ensuite ?”. Quand vous rencontrez votre manager le premier jour, négociez pour passer du temps avec ces vingt personnes pendant le premier mois. S’il refuse, vous avez peut-être accepté la mauvaise entreprise ! Avant de vous dire cela, passez au Plan B : Arrangez-vous pour rencontrer ces personnes en déjeunant avec elles, ou avant ou après le travail.
    4. Pendant votre réunion du Premier Jour avec votre manager, demandez un Feedback croisé au bout de trois mois pour déterminer si chacun est satisfait.

16 : Comment Clarifier Vos Objectifs et Vos Buts Plus Rapidement

  • Courage : 4
  • Difficulté : 5
  • Pérennité : 9

Vous savez déjà que des objectifs flous et brumeux sont une des plus grandes sources de la complexité au travail et une souffrance sans fin à gérer. Mais savez-vous comment arrêter d’accumuler du nouveau travail jusqu’à ce que tout soit au clair ?

Pour faire cela :

    1. Dès que votre Boss défini un nouvel objectif pour vous, demandez : “Aidez-moi à comprendre comment cela va changer ce que je fais ?”. La plupart des managers clarifient les objectifs du point de vue de l’entreprise ou du service, pas de celui de l’employé.
      • Si la réponse n’est toujours pas claire pour vous, demandez “Pourquoi ?” jusqu’à cinq fois de suite.
    2. Ensuite demandez :
      • Est-ce que vous avez des suggestions pour mes premiers pas ?
      • Quelle est la meilleure manière de commencer ?
      • Si cela n’est toujours pas clair pour vous, demandez “Pourquoi ?” jusqu’à cinq fois de suite
    3. Ensuite demandez :
      • A quoi le succès ressemblera ?
      • Qu’est-ce que je devrais surveiller pour être sûr que je fait des progrès, et que je cible bien l’objectif ?
      • Si cela n’est toujours pas clair pour vous, demandez “Pourquoi ?” jusqu’à cinq fois de suite
    4. Ensuite demandez :
      • Quels sont les outils et l’aide qui seront disponibles ?
      • Dans ce cas ne demandez pas “Pourquoi ?” si la réponse n’est pas satisfaisante, car cela reflète une mauvaise organisation du manager, ou de l’entreprise, ou des deux. Toute discussion supplémentaire à ce sujet ne pourra que vous frustrer davantage.
    5. Dernière question : Demandez le QIYADPM : “Qu’est-ce qu’il y a dedans pour moi – ou pour nous ?”

La suite dans le prochain épisode 😉 .

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11 Commentaires pour :

The Simplicity Survival Handbook – 1

  • CoachDom

    8 Jan 2009 à 08:26

    Bonjour 🙂

    La simplicité va devenir un thème récurrent dans la littérature de devperso, Leo Babauta sort un nouveau livre intitulé “The power of less” 🙂

    Tim Ferriss en parle dans un nouveau billet ici : http://www.fourhourworkweek.com/blog/2009/01/07/the-power-of-less-leo-babauta-zen-habits/

    Répondre



    • Olivier Roland (Auteur)

      8 Jan 2009 à 19:04

      Bonjour 🙂 ,

      Tout à fait, et depuis longtemps la quintessence de l’efficacité est d’obtenir plus en en faisant moins.

      De nombreux livres de la catégorie Productivité et Efficacité se rapporte à cela de manière directe (comme Cut to The Chase ou le présent livre) ou indirecte (L’efficacité objectif n°1 des cadres, GTD, etc.).

      Le livre de Léo semble très intéressant, hélas je crois que je n’aurai pas le temps de le lire tout de suite 😉 .

      Répondre


      • infofiltrage

        8 Jan 2009 à 19:58

        Honnêtement Olivier, je suis scotché : l’article est complet, très bien présenté, un vrai travail de pro. Je suis séduit.
        Merci et bonne continuation pour cette nouvelle année où je te souhaite plein de bonnes choses.
        🙂

        Répondre



        • Nicolas

          9 Jan 2009 à 23:29

          Si tu continues encore un peu comme ça, ton blog va être à juste titre une référence du domaine…
          En tout cas, merci beaucoup…

          Répondre




          • […] du temps. Je le publie donc en deux parties, dont voici la deuxième. La première partie se trouve ici […]

            Répondre



            • mauricette

              7 Sep 2010 à 12:40

              Bonjour Olivier,
              Je suis au point 7 des 10 perles de la sagesse”nous pourrions être bien plus efficace, si notre esprit n’était pas encombré de pensées parasites etc”,pourtant le compte rendu de la 1ère partie nous interpèle pas mal.
              Je dirais que c’est un fil d’ariane.

              Répondre




              • […] The Simplicity Survival Handbook […]

                Répondre



                • Results Without Authority

                  14 Déc 2010 à 17:19

                  […] sèche, dense et rébarbative, qui est une vraie torture après l’excellente mise en forme de The Simplicity Survival Handbook. Il ressemble ainsi à un livre universitaire […]

                  Répondre




                  • […] sèche, dense et rébarbative, qui est une vraie torture après l’excellente mise en forme de The Simplicity Survival Handbook. Il ressemble ainsi à un livre universitaire […]

                    Répondre




                    • […] du temps. Je le publie donc en deux parties, dont voici la deuxième. La première partie se trouve ici 😉 […]

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                      • […] The Simplicity Survival Handbook […]

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                        Les commentaires postés avec une adresse email non valide ne seront pas publiés

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