6 principes et 14 conseils pour avoir un business au service de votre vie et être libre

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6 principes et 14 conseils pour avoir un business au service de votre vie et être libre

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de rêver d’avoir un boulot flexible où vous n’avez pas d’horaire de bureau, vous pouvez travailler de n’importe où dans le monde, on ne vous demande pas de toujours être disponible pour les appels téléphoniques et on ne vous demande pas d’être toujours prêt à répondre à quelque chose, vous pouvez travailler de manière asynchrone ?

J’ai déjà partagé plusieurs fois que toute mon entreprise est bâtie autour de ce modèle asynchrone, c’est-à-dire que je ne demande pas aux personnes qui travaillent avec moi d’échanger en temps réel. On n’a pas d’appel téléphonique, pas de réunion, pas de choses qui peuvent nous interrompre. On choisit nos propres interruptions.

Si ce genre de business model à la fois en tant qu’employé ou en tant qu’entrepreneur vous intéresse, voici le résumé d’un livre qui partage exactement comment faire cela : « 6 principes et 14 conseils pour réussir autrement » tiré du livre « Rework » de Jason Fried et David Heinemeier.

Ce livre s’adresse à vous si vous êtes un entrepreneur né – par exemple, celui qui a voulu diriger, vendre, lancer son entreprise – l’indépendant si vous êtes un artisan par exemple qui gère son petit commerce chaque jour, ou même si vous êtes un salarié qui n’en peut plus de son travail routinier, de son patron et qui rêve de passer un cap et de se lancer.

  • Principe n°1 : Etre petit et frugal peut être la clé du succès.

Le monde des affaires change et subit une nouvelle réalité. Une entreprise peut être petite et avoir des millions de clients. Les technologies font en sorte que des employés et des collègues peuvent être dispersés à travers le monde et peuvent faire fonctionner une entreprise sans avoir à travailler dans les mêmes bureaux ou se rencontrer en tête à tête.

C’est exactement comme cela que mon entreprise fonctionne. Dans mon équipe, il y a des gens du monde entier. On n’a pas de bureau physique. Il y a des gens qui travaillent au Québec, en France, en Grande Bretagne, au Maroc, en Tunisie, à Madagascar, au Japon…

Il est possible de développer son entreprise sans ressource financière démesurée, sans vendre à de grandes entreprises et il est possible de rester petit sans pour autant être menacé de disparition. Cette nouvelle réalité fait aussi des sceptiques.

  • Principe n°2 : Pour bien changer, il faut commencer par arrêter les choses inutiles et désapprendre d’anciennes croyances.

  • Principe n°3 : Ignorez « la vraie vie ».

Bien souvent, la vraie vie, c’est l’endroit où toutes vos idées sont impossibles et irréalistes mais pour les autres.

L’histoire de la startup 37 Signals montre que la vraie vie n’est pas un endroit réel, c’est une excuse pour ne pas essayer.

Il faut comprendre que 37 Signals s’appelle maintenant Basecamp et c’est l’entreprise des auteurs. C’est une entreprise qui cartonne. Leur logiciel d’organisation Basecamp a un énorme succès.

C’est une entreprise aussi qui a une grande influence. Il se pourrait par exemple que le langage de programmation Ruby on Rails a été développé. Ils ont atteint ce succès phénoménal sans avoir de bureau. Quand ils ont pris la décision que l’essentiel de leur équipe travailleraient d’ où ils voudraient, tout le monde leur a dit qu’ils étaient fous, que dans la vraie vie, ça ne se faisait pas.

  • Principe n°4 : Apprendre de ses erreurs est surfait.

La culture entrepreneuriale anglo-saxonne valorise l’échec. C’est très différent de la culture entrepreneuriale francophone qui, elle, ne valorise pas du tout l’échec.

Le point de vue des auteurs, c’est que échouer, c’est avoir essayé et c’est positif aux yeux de la société anglo-saxonne. Mais d’après eux, échouer n’est pas une précondition à la réussite surtout parce que l’échec ne donne aucun conseil sur les prochaines actions, les prochaines aventures.

Je suis entièrement d’accord avec les auteurs, mais avec ce bémol qui est que faisant partie d’une culture entrepreneuriale plutôt francophone, je vois aussi les gravages que fait le fait de ne pas accepter l’échec comme source d’apprentissage.

Mais les auteurs ont raison de dire qu’il ne faut pas non plus tomber en excès inverse, c’est-à-dire qu’il y a certains entrepreneurs qui sont tellement dans cette philosophie de « Ok, les erreurs, c’est bien, c’est intéressant, donc on va échouer d’abord et on verra après ce qui va se passer ».

Il ne faut quand même pas viser l’échec. L’échec, c’est quelque chose qui arrive malgré que vous ayez tout donné pour réussir.

Si cela vous arrive alors que vous avez vraiment tout donné pour réussir, il ne faut pas vous arrêter à cela. Il faut tirer le meilleur de ce qui est possible de cet échec, mais il ne faut pas que ça soit un objectif, ne serait-ce même qu’inconscient.

Le conseil des auteurs, c’est que lors du démarrage d’un projet, le plus important reste d’aller de l’avant et non pas de regarder le passé.

  • Principe n°5 : Planifier, c’est deviner.

Un des mythes récurrents du management moderne, c’est le plan à long terme. Il faut établir un business plan, c’est-à-dire un tableau qui montre en général que dans 3 ans, on deviendra le maître du monde.

Bien sûr, c’est illusoire. Et là-dessus, je rejoins complètement les auteurs aussi.

Le business plan, j’ai juste dû en faire une fois quand j’ai créé ma toute première boîte parce qu’il fallait que je convaincs la banque et des organismes de financement de financer mon entreprise. Mais dans les faits, on met des chiffres à louche dedans et cela ne veut rien dire.

Le point de vue des auteurs partage le mien finalement. Ils disent que le marché, les technologies, les clients sont autant de critères impossibles à anticiper.

Etablir un plan, c’est donc faire une estimation : estimer quels seront les revenus de l’entreprise, quelles sont les actions des concurrents ou à quelle vitesse vos salariés pourront développer la nouvelle version de votre produit. Et sans cela que planifier, c’est toujours deviner le futur, ce qui est impossible.

A l’inverse, l’ouvrage nous recommande de décider de ce que l’on fera la semaine, le mois prochain parce que c’est cela qui fait du sens. La décision doit être rapprochée de l’action.

  • Principe n°6 : La croissance est parfois inutile.

Les dirigeants cherchent souvent à faire croître leur entreprise pour suivre l’ordre établi parce qu’il existe une croyance qui pousse à avoir toujours plus de salariés, toujours plus de clients et davantage de chiffres d’affaires.

Mais attention ! Cette course au gigantisme n’est pas forcément saine et c’est un voyage sans retour.

Une fois devenu une entreprise de plus de 100 salariés, il est impossible de faire machine arrière.

Et pour le devenir, vous vous transformez bien souvent en bourreau de travail en sacrifiant votre vie et parfois femme et enfants.

On a vu beaucoup d’entrepreneurs malheureusement voir leur mariage ou leur couple échouer en grande partie parce qu’ils consacraient beaucoup trop de temps à leur entreprise par rapport à leur conjoint.

Donc, vous finissez par ne plus compter vos heures pour trouver des solutions à tous les problèmes de votre entreprise et de vos clients, et tout cela, parce que vous allez travailler plus pour travailler plus. Et finalement, quelle est la finalité de tout cela ?

Pour info, aujourd’hui, Basecamp a 54 employés alors qu’elle a été créée il y a quasiment 20 ans. Ils sont très loin d’être devenus des mastodontes même si c’est déjà une belle petite PME.

14 conseils pour mettre en pratique cette philosophie chez vous

  • Conseil n°1 : Faire votre trou dans l’univers.

Pour démarrer une affaire, il faut ressentir une urgence, être persuadé d’apporter une vision originale à des problèmes.

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Je ne suis pas persuadé qu’il fallait forcément apporter une vision originale, en tout cas, apporter de la valeur à vos clients.

Les auteurs continuent : il faut commencer par ses propres problèmes, c’est-à-dire que vous essayez de repérer finalement les propres frustrations que vous avez et c’est souvent une excellente première étape pour avoir des idées de business. Dans ce cas-là, vous devenez votre premier client.

Autant être capable de valider rapidement et seul les premières versions de son produit : ce qui va être, ce que vous pouvez faire quand vous avez votre premier client.

Cela va vous permettre de faire quelque chose sans attendre, sans se dire qu’il vous faut une grande équipe ou un plan parfait pour accomplir vos ambitions. Déjà, vous prenez une avance considérable sur la majorité des gens qui ne font rien.

Bien souvent le plus dur, c’est de démarrer un produit, de poser sur le papier quelques idées.

Ne pas avoir le temps, ce n’est pas une excuse. Tout le monde a toujours mieux à faire et parfois ce n’est pas glorieux.

Par exemple, vous savez le nombre des gens qui passent des heures chaque jour devant la télévision. Rien qu’en France, c’est quasiment 4 heures par jour. Imaginez tout ce temps perdu. Si tous ces gens passaient du temps à développer leur business, il y aurait beaucoup plus d’entrepreneurs en francophonie.

Nous protégeons notre propre égo derrière l’excuse du temps, la peur de l’échec est trop souvent trop forte.

Pour faciliter le démarrage, le plus simple, c’est de tracer une ligne dans le sable.

Une ligne, cela représente ce qu’on fait ou qu’on fera, versus ce qu’on ne fera pas.

Pourquoi elle est dans le sable ?

Parce qu’il faut rester agile et s’autoriser de choisir cette démarcation. Vous allez vous dire par exemple : « Ok, à partir d’aujourd’hui, je sais que je ne ferais jamais plus d’une demi-heure de télévision par jour et que je ne ferai jamais en dessous d’une heure de travail sur mon projet de création d’entreprise ».

Savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas dès le début, c’est salutaire et ça vous permet de vous auto-structurer.

  • Conseil n°2 : Etre simple et minimaliste.

Ne rédigez aucun « Mission statment », c’est-à-dire vous n’allez pas rédiger le papier pour dire quelle va être votre mission.

Ces documents sont une profession de foi professionnelle. Si vous écoutez leurs apôtres, vous y détaillerez ce que vous ferez dans le futur, l’entreprise que vous voulez bâtir. Mais vous oublierez alors l’essentiel, on ne vous demande pas ce que vous voulez être, mais qui vous êtes. Ne rédigez pas, c’est inutile.

Ensuite, financez vous-même votre entreprise. L’argent des autres, c’est vraiment le plan Z, le plan de dernier recours.

Ne pensez pas à aller chercher l’argent d’un investisseur ou d’un business angel. Si vous devez investir dans l’entreprise, faites-le avec votre argent. Vos décisions ne seront alors plus du tout les mêmes.

D’ailleurs, vous avez besoin de moins que vous ne le pensez. Un papier, un stylo et un ordinateur suffisent à se lancer.

Et là d’ailleurs, je suis complètement d’accord avec eux, c’est exactement comme cela que j’ai démarré ma deuxième entreprise qui, aujourd’hui, me permet de très bien gagner ma vie tout en voyageant 6 mois par an et j’ai fait exactement comme cela sans aucun financement à temps partiel à côté de ma première boîte et avec des moyens extrêmement faibles.

Les auteurs continuent en vous disant de démarrer une affaire pas une startup : « Quand on démarre un business, c’est pour le voir grandir pendant des années, pas pour le vendre au bout de 4 ans. D’ailleurs, construire pour doubler, c’est construire pour échouer », c’est-à-dire construire pour rapidement atteindre un chiffre important pour vendre.

Sur le thème de la fameuse stratégie de sortie, les auteurs nous rappellent qu’on ne démarre pas une relation amoureuse en pensant à la rupture.

Moins de capital, moins de salariés, moins de fonctions à vos produits ou services, bref, cherchez à créer moins de masse.

Faire un régime a toujours été difficile y compris pour les entreprises, mais accrochez-vous parce que ça vaut le coût.

  • Conseil n°3 : Accepter les contraintes.

Quand on prend des cours de théâtre, un exercice consiste à jouer une scénette tout en simulant à un handicap : ne pas bouger un bras, ne pas regarder à droite par exemple. Cet entrainement apprend à garder une consigne dans la durée.

Et oui, les contraintes ont du bon. En matière de création d’entreprise, vous devriez embrasser les contraintes.

Ne pas tout avoir oblige à être inventif. Cela empêche aussi d’en faire trop, dans un souci de vouloir trop bien faire.

Donc, ça ne sert à rien d’avoir l’ordinateur parfait, le bureau parfait, le site web parfait et les employés parfaits. Faites avec ce que vous avez et plutôt aujourd’hui que demain.

  • Conseil n°4 : Construisez la moitié et non à moitié.

C’est un concept très important qui, bien sûr rejoint l’approche Lean Startup dont j’ai déjà parlé sur cette chaîne.

Travaillez sur l’essentiel mais ne bâclez pas.

Il est préférable de développer la moitié du produit, mais bien sûr un produit fonctionnel et sans avoir de produit de mauvaise qualité. Et il est impératif de commencer par les fonctions de base de votre produit. Ces fonctions doivent constituer un produit minimal suffisamment attractif.

Démarrez au centre de ce qui fait la valeur de votre projet et ignorez les détails inutiles au départ.

  • Conseil n°5 : Prendre des décisions.

Prendre une décision, c’est progresser.

C’est vrai qu’on a tous tendance à maintenir des listes de choses auxquelles il faudrait penser ou réfléchir. Et ne faudrait-il pas plutôt décider de ne pas faire ou, au contraire, le planifier. De toute façon, une décision peut être revue, mais la prendre permet de progresser et de communiquer son avancement. C’est contre-intuitif, mais c’est extrêmement puissant.

  • Conseil n°6 : Vous concentrer, mettre le focus.

Pour avancer, vous devez être concentré. Vous comporterez comme un conservateur de musée en supprimant toute partie non essentielle.

Un bon conservateur met de son âme dans ses collections en sélectionnant et recommande des œuvres qu’il a aimées. Du coup, vous allez avancer avec retenue. Vous vous jetterez moins dans les problèmes et vous allez prendre de la hauteur.

Plus encore, vous allez vous concentrer sur ce qui ne change pas pour éviter de vous disperser.

Et retenez cette citation : « En vous concentrant sur les fonctions permanentes des produits, vous irez dormir chaque jour avec des choses qui ne seront jamais démodées ».

Concentrez-vous également sur le travail et non sur les outils. La tonalité est dans vos doigts et pas dans l’instrument. C’est l’adage que les bons musiciens rappellent aux mauvais lorsqu’ils attribuent à leur guitare ou piano les fausses notes.

Certains d’entre vous sont attirés par les outils. Ils croient à l’outil miracle, celui qui résoudrait tout.

N’y croyez plus, c’est avant tout une question de compétence.

  • Conseil n°7 : Vous lancer sans attendre le produit parfait, celui dont vous n’auriez pas honte.

N’attendez pas, sortez vite, collectez le maximum de retour et n’oubliez pas de vendre vos produits dérivés.

  • Conseil n°8 : Apprendre à être productif.

Faites attention à l’illusion d’un accord.

Souvent, nous pensons avoir travaillé et livré un potentiel client alors que celui-ci n’était pas prêt à s’engager et malheureusement à rémunérer notre travail.

Trop souvent, nous nous lançons sous la base de document abstrait alors que nous devrions échanger sur la base d’éléments concrets, notamment un produit minimum viable.

N’oublions pas qu’il existe aussi de multiples raisons d’arrêter et que nous ne devons jamais cesser d’y penser et de réfléchir à une meilleure option que la nôtre.

D’ailleurs quand on parle de productivité, nous savons tous que l’interruption est l’ennemi de la productivité, mais les auteurs vont plus loin et prennent une posture radicale sur l’un des éléments majeurs des entreprises d’aujourd’hui.

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Ils affirment que les réunions sont toxiques, qu’une réunion, c’est une perte d’argent vu le nombre de personnes nécessaires et le temps de préparation.

« Pas mal, c’est bien », c’est-à-dire qu’il faut préférer une solution simple qui fonctionne et qui résout les problèmes que vous avez à l’instant plutôt qu’une solution parfaite mais qui mettrait du temps à voir le jour.

Egalement, il faut privilégier les petites victoires. A chacune d’entre elles, votre motivation sera renforcée et vous poursuivrez vos aventures. L’enthousiasme retombe vite et plus rythmé sera votre parcours, plus vite vous aurez l’occasion de recharger votre batterie de courage, d’autant qu’aucun d’entre nous n’est un héros.

Notre éducation nous encourage à nous dépasser, à être David face à Goliath. Mais ces valeurs nous rendent aveugles et nous font travailler trop dur, nous éloignant de la solution.

Alors, pensez à chercher de l’aide, à échanger avec les autres et à aller dormir pour rester en forme. Beaucoup trop d’entrepreneurs ne dorment pas assez.

Progresser à petits pas.

L’humanité tout entière est très mauvaise dans les estimations. Nos estimations échouent systématiquement ou presque. Alors, mieux vaut avancer à petits pas, estimer de petites choses et ne pas sombrer dans le gigantisme des plannings et des business plans sur 3 ans.

Oui, les longues listes des choses à faire ne sont jamais achevées. Nous en avons tous fait l’expérience.

Nous nous sentons dépassés par notre charge de travail, nous écrivons une to do list que nous ne finissons jamais. Pire, nous nous sentons coupables de ne pas l’avoir complètement terminée.

Pour ne pas se décourager, prenons donc de petites décisions.

Les auteurs partagent l’exemple de Ben Saunders qui a rejoint le Pôle Nord à pied et en solitaire pendant 72 jours.

Comment a-t-il fait ?

Ben confie que les seules décisions qu’il prenait étaient de rejoindre le tas de glace qu’il avait en face de lui et de recommencer chaque jour. Il a cassé son objectif extrêmement ambitieux en petits objectifs facilement atteignables.

  • Conseil n°9 : Embrasser la concurrence.

La concurrence est une bonne chose. Elle suscite une émulation et évite les monopoles dormant sur leur rente. Mais il faut aussi y faire face et se distinguer.

Ainsi, les auteurs nous livrent plusieurs adages listés ci-dessous :

  • Ne pas copier.

Copier, c’est une attitude passive qui ne crée pas de valeur. Tôt ou tard les clients se lassent et optent pour des solutions originales.

  • Dé-comoditiser votre produit d’entre économie globalisée, tout le monde fait la même chose ou pas tout à fait.

Alors, plutôt que de vous laisser banaliser, vous devez chercher les attributs uniques et définir votre produit au-delà d’une simple marchandise.

  • Choisir votre combat.

Avoir de la personnalité, c’est aussi savoir dire non ou encore être contre.

Dire tout le mal que l’on pense d’un concurrent ou d’une actualité n’est pas naturel car c’est contraire bien souvent à notre éducation. Mais les gens adorent les conflits et ses positions. Trancher vous rend bien souvent plus visibles et plus lisibles.

Alors parenthèse quand même, je tiens à mettre un bémol, faites attention quand même à ne pas devenir un hater et aussi faites attention, dans pas mal de pays, c’est grosso modo interdit de parler d’un concurrent surtout en mal notamment dans les pays francophones comme la France. Clairement, c’est illégal. Si vous parlez en mal d’un concurrent et qu’il vous traine en justice, vous êtes à peu près sûr de perdre et de devoir payer plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts. Donc, faites attention à la manière dont vous le faites. Une actualité, c’est déjà un peu plus notre.

  • Sous-performer votre concurrence et de ne pas faire trop attention à ce qu’ils font.

En effet, plutôt de toujours chercher à en faire plus ou être plus performant, sous-performer ses concurrents aide à rester simple, léger et à retirer de la complexité de son offre.

  • Conseil n°10 : Apprendre à dire « Non ».

« Non » est la réponse par défaut que les auteurs recommandent. Encore une fois, ils nous alarment sur la croissance pour maitriser.

Ne pas faire grossir inutilement son produit ou son entreprise, c’est aussi savoir dire «Non » quand un prospect voudrait voir sa fonction dans le produit.

Au lieu de dire « oui, nous pouvons », il convient de bien y réfléchir et de ne pas céder à la panique.

Ainsi, laissons nos clients nous dépasser. Si une autre entreprise cliente a fortement évolué, elle aura probablement des besoins plus importants, elle demandera des fonctions plus spécifiques.

Rework insiste pour ne pas chercher à suivre forcément ses propres clients.

Quand on y réfléchit en détail, on comprend mieux. Plus le produit sert à une moyenne grande entreprise grâce à des fonctions spécifiques, plus ce même produit se complexifie et par conséquent s’éloigne des besoins plus simples du plus grand nombre.

Ainsi, lorsque vous planifiez vos produits et services, ne confondez pas « enthousiasme » et « priorité ». On est parfois emballé par des détails et on se concentre alors sur des choses futiles. On néglige les éléments essentiels qui valorisent le produit une fois déballé à la maison.

L’ergonomie ou l’aspect pratique du produit sont autant de choses auxquelles il faut faire attention. Il faut enrichir le produit au fur et à mesure des remarques des clients existants.

  • Conseil n°11 : Faire du marketing 101, One O One, comme le disent nos amis anglo-saxons, ce qui veut dire du marketing pour débutant.

Pour cela, vous devez souhaiter la bienvenue à l’obscurité.

L’idée est simple, on a les avantages de ces inconvénients.

Lorsque vous démarrez une nouvelle activité, personne ne vous connait, personne ne vous surveille. Vous avez donc le loisir de faire des essais, de nombreuses erreurs sans qu’elles portent préjudice à votre entreprise.

C’est exactement ce que je dis à mon audience. Je dis toujours : « quand vous démarrez sur le web, que ce soit une chaîne youtube, un blog, une startup ou ce que vous voulez, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a que votre mère qui va suivre ce que vous faites au début, et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a que votre mère qui va suivre ce que vous faites au début. Donc, vous vous en foutez complètement de faire un truc parfait parce que de toute façon, elle va trouver cela génial. Vous pouvez juste vous lancer.

Les auteurs continuent en disant : « plantez-vous, mais plantez-vous en vous constituant une audience au fur et à mesure, un public fidèle à vos contenus et à vos idées ».

L’auteur a depuis longtemps un blog qui attire des dizaines de milliers de personnes. Depuis 10 ans, il a fidélisé ses lecteurs au travers de textes de qualité. Ses lecteurs sont autant de potentiels clients et de potentiels relais de communication.

Ensuite, personne n’aime les fleurs en plastique. Nous préférons tous les choses authentiques. Alors plutôt que de chercher à tout prix la qualité professionnelle, les auteurs recommandent de conserver les petites impuretés qui révèlent notre personnalité.

Et autre parenthèse, c’est exactement ce que je fais sur ma chaîne youtube ou dans une vidéo. Parfois je fais des erreurs de prononciation, parfois je bute un peu sur un mot.

Je pourrais facilement éviter cela grâce à mon logiciel de l’édition ou même demander à mon monteur vidéo de s’en occuper, mais j’aime bien.

Pas toute, mais j’aime bien en laisser quelques-unes parce que rien n’est parfait, on est tous humain. Je pense que cela rajoute à la fois un peu plus de chaleur humaine et aussi ça vous montre que cela participe à ce message global qui est que : « cela ne sert à rien d’attendre d’être parfait pour faire quelque chose ».

Ensuite, vous devez surpasser vos concurrents dans l’enseignement.

Donnez plus de conseils, plus de trucs et astuces. Formez-les au sujet de nouvelles idées ou de nouvelles technologies.

Donnez d’abord et recevez ensuite une fois que la confiance est établie avec votre public. C’est une technique largement employée par les cuisiniers. Ils partagent leur recette dans d’innombrables livres de cuisine. Ces livres sont à la fois un revenu en soi, un produit dérivé, mais ils servent aussi à construire une image et une réputation.

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Rework recommande d’aller même plus loin et de laisser les visiteurs aller derrière la scène, de voir les coulisses, et révéler comment les choses sont construites. Faire rencontrer aux clients les gens qui font le produit ou le service, humaniser l’entreprise et la rendre plus attractive.

Quoi de plus facile aujourd’hui ?

Vous prenez votre smartphone, vous filmez en HD les quizz de votre entreprise, vous présentez les gens de votre équipe et vous mettez cela sur youtube. En quelques minutes, c’est fait, c’est authentique et les gens vont adorer.

Comment faire pour faire goûter à vos clients potentiels et ainsi leur faire découvrir le caractère unique de vos produits ?

Rework apporte une réponse tranchée. Les dealers de drogue le font bien.

Ils offrent une petite quantité et donne ainsi l’envie aux clients, aux gens de devenir clients.

Bien sûr, la drogue, c’est du poison. Mais en tout cas, au niveau marketing, ils ont tout compris.

Il suffit aussi que vous donniez un échantillon gratuit à vos prospects, à vos clients potentiels pour pouvoir les convaincre plus facilement que votre produit est fait pour eux.

  • Conseil n°12 : Conseils pour les embauches.

Commencez par exercer vous-même le job en question, surtout s’il s’agit d’un boulot en lien avec les clients, comme le support téléphonique, le commerce… En pratiquant, nous comprendrons le tenant et aboutissant de l’emploi et nous finirons par embaucher quand ça fera très mal, quand il ne nous sera plus possible de faire autrement.

Cela ressemble à une évidence, mais ce comportement n’est pas forcément celui de tous.

Quand on est chef d’entreprise, on est parfois comme Steve Jobs, le fondateur charismatique d’Apple.

Jobs ne voulait travailler qu’avec des gens exceptionnels et il faisait des propositions d’embauche quasi systématique à ce qu’il croisait.

Rework, au contraire, nous recommande de laisser partir même les gens exceptionnels.

Evitez le syndrome des cocktails : Un verre à la main, au milieu d’étrangers, nous sommes tous très polis et nous évitons les conflits.

Une entreprise doit être remplie de personnalités différentes avec de fortes convictions.

Trop souvent, baser son analyse des candidats sur des critères classiques est ridicule. Compter les expériences sans en mesurer la pertinence, ça ne mène à rien. Plutôt que de regarder combien de temps les candidats ont travaillé dans un domaine, il est plus efficace de comprendre comment et pour quel résultat.

A ce sujet, les auteurs enfoncent le clou.

Oubliez les diplômes qui ne sont que la représentation d’une compétence passée est souvent trop formelle. Et là, en tant qu’auteur du livre « Tout le monde n’a pas la chance de rater ses études », je ne peux qu’abonder dans le sens des auteurs.

Ensuite, tout le monde travaille dans une petite équipe. Ce qui compte, c’est d’être productif.

Embauchez des auto-managers ou autrement, pensez à recruter des gens autonomes.

Enfin, les meilleurs sont partout dans le monde. Internet permet de faire travailler des gens à l’autre bout du monde pour vous, alors pourquoi ne pas en profiter ?

Embauchez le meilleur auteur.

Lorsqu’on fait les entretiens de recrutement, on est souvent indécis. On a du mal à juger entre 2 ou 3 candidats. Rework pousse à recruter celui qui sait le mieux raconter une histoire à l’écrit ou à l’oral. C’est une façon de déceler la faculté de synthèse, de communication et d’empathie des gens.

Testez vos futurs employés.

Lire un CV ou faire un entretien n’est pas suffisant. Il faut mettre en situation les candidats en les soumettant à des tests réels.

Si vous recrutez un photographe, vous regarderiez ses photos. Alors si vous recrutez un hotliner, pourquoi ne pas lui faire décrocher le téléphone ?

  • Conseil n°13 : Prendre les responsabilités des erreurs.

Quand on est chef d’entreprise, parfois les choses vont mal. Vous êtes responsable des problèmes causés par vos produits.

Que vous soyez le patron d’une multinationale pétrolière ou d’une petite affaire de quartier, il faut être capable de gérer ces périodes délicates.

Commencez par être celui ou celle qui annonce les mauvaises nouvelles.

En restant humble et sincère, vous incarnerez la prise de conscience de l’entreprise aux yeux des clients.

Faites-le vite et allez à l’essentiel. Plus vous réagirez vite, plus vous serez crédible pour vos clients. Et faites attention à comment vous allez dire que vous êtes désolé, à la première personne « je suis désolé » et non pas « nous nous excusons » sans euphémisme.

Evitez les formules creuses ou hypocrites comme « nous sommes désolés pour les inconvénients créés » sans conditionnel que vous auriez ressenti.

Allez-y Franco ! Faites une bonne excuse, franche, sincère.

Dans tout le cas, le livre recommande de mettre tout le monde en première ligne.

Bien entendu, les commerciaux ou les supports téléphoniques sont en contact régulier avec les clients. Mais tout le monde, cela signifie aussi que les ingénieurs et les techniciens qui font votre produit doivent aussi entendre le son de la voix des clients. C’est impératif si on veut éviter le téléphone arabe.

Et Rework nous livre un dernier conseil : prendre sa respiration.

Lorsqu’on entend les premières critiques sur une nouveauté ou à un nouveau produit, il faut savoir rester calme et distinguer le bon grain de l’ivraie.

  • Conseil n°14 : Développez la culture de votre entreprise.

La culture d’entreprise est un concept mystérieux pour beaucoup d’entre nous. Rework nous rappelle qu’on ne crée pas une culture mais qu’elle est le résultat d’un comportement régulier, celui qu’on a tous les jours.

Dans une petite entreprise, les décisions doivent être temporaires, d’ailleurs de trop penser à des futurs hypothétiques : « que se passera-t-il si… »

Expliquez vos idées à vos salariés. Ne cherchez pas à recruter des rock stars et échangez avec eux comme des adultes parce qu’ils n’ont pas 13 ans.

Envoyez-les à la maison à 5 heures. On est bien loin de la culture du patron maniaque et force est de constater que cette maxime croule sur le bon sens. Dans une économie de la connaissance et de la créativité, il faut avoir un cerveau frais et neuf.

Je ne suis pas d’accord avec les auteurs sur ce point dans le sens où il y a énormément de points communs entre la philosophie et les auteurs de Rework et celle que j’ai moi-même pour organiser mon entreprise. La grosse différence, c’est que oui, je n’ai pas de bureau, mes freelances travaillent dans le monde entier et on n’a pas d’horaire de bureau. Donc, il n’y a pas de sens à dire « on renvoie les gens à 5 heures » parce que les gens n’ont pas besoin de venir à 9 heures au bureau, ils travaillent quand ils veulent.

Cela rejoint finalement à leur conseil de prendre des gens autonomes.

Les personnes qui travaillent pour moi travaillent quand ils veulent, de où ils veulent et je me fous finalement de savoir où ils sont dans le monde puisqu’on est en mode asynchrone. On ne demande à personne d’échanger en temps réel, il n’y a pas d’appel téléphonique, il n’y a pas de réunion et ça leur donne une grande liberté.

Evidemment, ce n’est pas fait pour tout le monde. Mais pour tous les gens qui aiment la liberté et l’autonomie, c’est vraiment une condition de travail exceptionnelle.

Les auteurs continuent : « Ne créez pas de gros conflits pour un oui ou pour un non. Soyez vous-même et pas le patron idéalisé et robotisé que vous pourriez imaginer. »

Bannissez le mot ASAP (aussi vite que possible) comme si c’était un poison et bannissez les mots de 4 lettres en anglais : need (avoir besoin), can’t (ne pas pouvoir) et easy (facile).

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