Soft Skills | Développez vos compétences humaines face à la révolution digitale

Soft Skills - Développez vos compétences humaines face à la révolution digitale

Phrase-résumée de “Soft Skills”: Au début d’une profonde révolution digitale, Julien Bouret, Jérôme Hoarau, Fabrice Mauléon nous proposent des clés pour développer nos Soft Skills, ces compétences humaines essentielles pour faire face aux transformations du monde professionnel de demain.

Par Julien Bouret, Jérôme Hoarau, Fabrice Mauléon, 2018, 256 pages

Chronique et résumé de “Soft Skills”

Introduction

Selon les auteurs Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon, nous sommes actuellement au début d’une nouvelle révolution industrielle. Cette révolution repose, en grande partie, sur quatre ruptures technologiques :

  • La multiplication et l’omniprésence de la data ;
  • Une “intelligence” démultipliée pour faire parler ces datas ;
  • Une connexion entre ces datas à travers des objets rendus intelligents ;
  • La possibilité d’utiliser ces objets pour déplacer la réalité.

Il est évident, pour les auteurs, que cette période de transformation va bouleverser toutes nos habitudes, nos métiers et nos compétences.

Selon eux, certaines de nos tâches actuelles vont être confiées à nos futurs assistants personnels automatisés. Cependant :

Les Soft Skills sont des compétences foncièrement humaines que nous n’allons pas déléguer aux robots.

En effet, toutes les études récentes réalisées sur l’avenir des compétences et du travail convergent pour expliquer qu’il ne sera pas intéressant d’externaliser à une machine les Soft Skills, mais qu’il faudra au contraire développer les capacités humaines.

Partie 1 – L’urgence des Soft Skills

La nouvelle révolution industrielle, dans laquelle nous venons d’entrer, s’annonce plus intense et disruptive, en termes de changements, que tout ce que nous avons connu jusqu’à maintenant.

En effet, cette révolution n’est pas celle d’Internet mais celle de l’Intelligence Artificielle (IA).

Elle interroge donc l’intelligence en général et les compétences en particulier.

Chapitre 1 – Les Soft Skills à l’aube de 2020

1.1 – L’obsolescence des compétences

Dans la période actuelle de révolution digitale et d’accélération, de nombreux actifs sont confrontés au fait que leurs compétences deviennent de plus en plus vite obsolètes, et ce, plus uniquement, comme autrefois, en fin de carrière. Or, ceci n’est pas forcément une contrainte. En acceptant les changements, il est, en effet, tout à fait possible d’en faire une opportunité.

Pour cela, il est indispensable et urgent, selon Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon de développer les compétences Soft Skills.

1.2 – Le monde VUCA

Nous savons que le monde de demain sera bien différent de notre monde actuel. Cependant, nous ne savons pas ce qu’il va devenir exactement. Ce monde est incertain.

C’est pourquoi, il est essentiel de changer son mode de pensée managériale. Nous devons, selon les auteurs, considérer la période actuelle sous l’angle nouveau des problématiques VUCA :

  • Volatile (Volatility)
  • Incertain (Uncertainty)
  • Complexe (Complexity)
  • Ambigu (Ambiguity)

À l’origine, l’acronyme VUCA provient de l’école de l’armée américaine formant les leaders militaires. Ce concept a ensuite été récupéré par le monde des affaires. Il y indique que, comme conséquence de la révolution actuelle, les entreprises doivent désormais oublier les temps longs et les certitudes dans leurs nouvelles stratégies.

Ainsi, cette approche VUCA propose de réfléchir à un management qui comporte la gestion de l’incertitude. Ceci nécessite de penser les compétences autrement.

1.3 – Les Soft Skills nécessaires dans un monde VUCA

L’environnement a toujours changé, c’est naturel. Néanmoins, ce qui a évolué, c’est la vitesse du changement. Ceci engendre, sur les hommes, un déséquilibre important qui agit sur la question des compétences et donc des Soft Skills.

Par conséquent, pour répondre le plus possible aux nouvelles règles du monde VUCA, les managers vont devoir prendre quatre postures. Celles-ci représentent les compétences de demain, et ce sont celles qui doivent être développées :

  • Le monde devenant volatile, le manager doit fédérer ses équipes autour d’une vision commune.
  • Après avoir suscité la relation, et pour répondre à l’ambiguïté et l’incertitude, il sera primordial de favoriser l’écoute.
  • Seule arme contre la complexité : la créativité. Moins on connaît l’avenir, plus il faut tester de nouveaux modèles, prototyper de nouvelles idées, les enrichir et les reconstruire rapidement, au plus près des besoins du client.

Soft skills - Compétences - Révolution digitale - modèle VUCA

Soft skills - Compétences - Révolution digitale - modèle VUCA

Chapitre 2 – La révolution digitale

2.1 – Retour sur l’évolution de l’humanité

Nous amorçons une nouvelle étape de la mutation de l’humanité. Que l’on parle de quatrième révolution industrielle ou de deuxième âge des machines, cette révolution est bien technologique.

  • Le progrès industriel : une rupture déterminante dans la trajectoire de l’humanité

Dans cette partie, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon reviennent sur l’histoire de l’humanité. Ils nous expliquent que les facteurs déterminants qui ont permis à notre espèce, les Homo Sapiens, de survivre, ont été la domestication du feu, l’élaboration d’outils mais surtout l’usage du langage.

Puis, ils nous montrent que pendant des milliers d’années, même avec l’émergence des empires et des grandes religions, rien n’a radicalement infléchit la trajectoire de l’humanité. C’est avec le progrès industriel que l’on va voir un véritable changement dans la société.

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - histoire de l'humanité

  • Quatre révolutions industrielles

Ces derniers siècles, l’humanité a connu une profonde évolution parce qu’elle a connu quatre révolutions industrielles majeures :

      • La machine à vapeur (à la fin du XVIIIe siècle),
      • L’électricité et du pétrole (à la fin du XIXe siècle),
      • L’électronique, les télécommunications et l’informatique (dans la deuxième partie du XXe siècle),
      • L’IA et ses technologies avancées (actuelle)

La nouvelle ère dans laquelle nous venons d’entrer et que l’on peut qualifier de révolution digitale, n’est pas, en soi, gênante dès lors qu’on la vit comme une nouvelle mutation sociale.

2.2. – Des changements positifs qui tendent vers le développement des Soft Skills

  • Les trois répercussions notables de la révolution digitale

Selon Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon, la révolution digitale est en train de donner naissance à un ensemble d’innovations. Ceci a pour conséquence sociale de faire disparaître un nombre important de métiers et d’emplois.

Ainsi, d’après les auteurs, les trois principales répercussions de cette révolution sont :

  1. Le remplacement progressif de l’économie de l’emploi par une économie d’activité (dans laquelle de nouveaux intermédiaires, souvent des plateformes digitales, aident les sans-emploi à trouver un client) ;
  2. Une nouvelle chaîne de valeur et de nouveaux acteurs économiques sur le marché créant, à priori, un nombre limité d’emplois ;
  3. Un appauvrissement de la classe moyenne.

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon ne s’alarment pas de ces évolutions. Selon eux, cette révolution digitale conduit à des bouleversements économiques qu’il faut anticiper le plus possible pour en réduire les effets négatifs. Cependant, cette période de mutation est aussi le moment opportun pour replacer l’Homme et le vivre-ensemble au centre du jeu.

L’humain peut trouver une place qui sera alors génératrice d’opportunités.

  • Le renouveau du facteur humain

Pour Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon, c’est ce que nous faisons des nouvelles technologies numériques et la place que nous voulons donner à l’humain aux côtés de ces machines qui façonnent notre avenir.

Nous avons donc le choix. Par exemple, selon les auteurs, nous pouvons :

      • Encourager les développeurs à travailler davantage avec des psychologues, sociologues et experts des sciences cognitives ;
      • Diversifier leurs profils ;
      • Leur apporter d’autres sources d’inspiration pour construire une société équilibrée.

2.3 – L’entreprise digitale à la recherche de nouvelles compétences

La révolution digitale a généré une nouvelle organisation. Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon développent deux nouvelles données qui montrent l’intérêt des compétences humaines, les Soft Skills :

  1. Toute révolution engendre une révolution anthropologique

Nous sommes désormais dans un monde connecté, instantané, de partage. Mais aussi dans un monde du « co » : co-innovation, co-conception, du co-llaboratif…

Par conséquent, la transformation des entreprises ne peut se faire sans une adaptation des compétences de ses acteurs. Inspirés par les start-ups, on parle de plus en plus d’agilité, de créativité et d’engagement. Cela recentre les Soft Skills au coeur des questions d’entreprise.

  1. Les entreprises digitales sont en train de donner naissance à de nouvelles pratiques managériales

Les transformations liées à la révolution digitale actuelle nous obligent à développer différentes compétences Soft Skills comme :

  • L’agilité,
  • La responsabilité,
  • La capacité à collaborer,
  • L’aptitude à prendre des décisions en situations complexes ou stressantes au quotidien
  • La capacité à prioriser dans un environnement du « tout-urgent »,
  • La faculté de prendre des initiatives.

Chapitre 3 – Les Soft Skills indispensables dans l’avenir du travail

De nombreuses études tendent à prouver que la nouvelle révolution digitale aura, dans un avenir proche, de multiples impacts sur le marché de l’emploi tel que nous le connaissons aujourd’hui. De nombreux métiers disparaîtront et beaucoup d’autres naîtront.

Dès lors, les Soft Skills seront indispensables dans notre adaptation à ces mutations.

3.1 – Vers une économie de freelances

  • L’emploi fixe, le CDI, en forte baisse

L’emploi fixe comme nous le connaissons depuis des décennies risque très certainement d’être modifié par l’actuelle révolution digitale. Aussi, un grand nombre d’emplois est susceptible de disparaître sans être remplacé. L’automatisation n’en est pas l’unique raison. Ce phénomène est essentiellement dû au remplacement des salariés par des travailleurs indépendants.

  • L’essor des travailleurs freelancers

Le recours à un freelance permet une économie de coûts salariaux estimée à 30 %. Sur le sujet de l’essor des travailleurs indépendants, il y a :

      • D’un côté, les pessimistes qui pensent que le travail traditionnel est en train de mourir ;

3.2 – L’importance des Soft Skills dans cette nouvelle économie de travail indépendant

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon décrivent dans le tableau ci-dessous les cinq aspects de l’économie qui peuvent être modifiés par l’essor des travailleurs freelance :

Soft skills - Compétences - Révolution digitale

Soft skills - Compétences - Révolution digitale - modèle VUCA

Par conséquent, ceux qui sauront entretenir, développer et valoriser leurs Soft Skills dans cette économie de travailleur indépendant, pourront facilement s’adapter au changement lié à la révolution digitale et faire évoluer leur métier.

Selon les auteurs, il est également important de diffuser les Soft Skills dans les référentiels de métiers, de compétences et dans les caractéristiques des futurs métiers.

Chapitre 4 – Entrepreneur : un métier d’avenir ?

Les pompiers, astronautes, pilotes de course ont des soucis à se faire. Ils ont en effet été détrônés des métiers qui font rêver dans le cœur des adolescents. À la question, « que veux-tu faire plus tard ?», les millenials répondent : je veux être Elon Musk ou Steve Jobs !

4.1 – Les compétences Soft Skills des entrepreneurs

Dans cette partie, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous listent quelques-unes des compétences Soft Skills indispensables pour rester entreprenant :

  • L’audace 

Cette compétence peut être développée : plus on ose effectivement relever de nouveaux défis, plus on devient audacieux. L’audace est une compétence transversale.

  • La vision

Il s’agit, comme nous le disent les auteurs, d’anticiper, anticiper et anticiper !

  • La motivation 

Il existe, en fait, deux types de motivation :

– La motivation naturelle : qui ne demande pas d’effort ;

– La motivation forcée : qui repose sur la force de volonté.

  • La persévérance

Elle est l’autodiscipline qui forge des habitudes et qui permet d’atteindre ses objectifs.

  • L’adaptabilité 

Cette Soft Skill est alimentée par d’autres attributs comme :

      • La créativité : elle permet de générer de nouvelles idées pour faire face à des situations inédites ;
      • L’esprit critique : il permet d’analyser une situation et de prendre du recul.
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Ces Soft Skills entrepreneuriales permettent aux personnes d’adopter un comportement orienté vers l’action et l’apport de solutions : c’est ce qui rend les personnes entreprenantes.

4.2 – L’adaptation des entreprises à l’état d’esprit entrepreneurial

Les personnes qui souhaitent devenir entrepreneur, ou qui le sont déjà, sont généralement motivées par cinq éléments :

  • Bénéficier de plus d’autonomie ;
  • Donner plus de sens à leur vie ;
  • Gagner plus d’argent ;
  • Être plus épanoui ;
  • Avoir plus de flexibilité et de liberté ;
  • Relever un challenge.

Ces motivations sont révélatrices d’un état d’esprit.

Le recours à des experts indépendants implique alors des changements organisationnels dans les entreprises qui doivent s’adapter.

Les besoins en compétences sont différents : le travail en mode “mission” implique des compétences multidimensionnelles et des Soft Skills liées à l’esprit d’entreprendre.

Partie 2 – L’IA, accélérateur de Soft Skills

Au coeur de la révolution digitale, l’intelligence artificielle est une rupture technologique qui va bouleverser nos vies et donc nos compétences.

Chapitre 5 – L’IA, nouvelle grille d’analyse des compétences

5.1 – L’IA, concurrent des compétences de l’Homme

L’intelligence artificielle est une science qui n’est plus de l’ordre de la fiction, mais bien de celui de notre quotidien. Elle est la rupture majeure de la nouvelle révolution digitale dans laquelle nous sommes entrés. Son objet est de pouvoir exercer des tâches comme pourrait le faire l’homme avec son intelligence.

Avant tout, l’intelligence artificielle va représenter un concurrent direct pour les compétences des humains. En effet, la puissance d’analyse de ce nouveau mode de pensée artificielle offre une alternative aux tâches les plus précises.

L’IA pose de plus en plus la question de la substituabilité de l’homme par la machine quant à la réalisation de tâches complexes, dès lors qu’elles sont précises. C’est donc un révélateur du besoin de qualifier et développer les Soft Skills.

5.2 – Intelligence artificielle faible et forte

On parle d’intelligence artificielle :

  • Faible : lorsque la machine se cantonne à une tâche dans un seul domaine précis ;
  • Forte : lorsque la machine exerce des actions d’intelligence multiples et transverses, c’est-à-dire proche de l’esprit humain et global.

5.3 – Les 2 approches pour construire de l’IA

  • La programmation symbolique : il s’agit de programmer des règles et de résoudre un problème à travers une série d’étapes ;
  • Le machine learning: il s’agit de programmer un modèle général puis l’ordinateur ajuste lu-même les paramètres du modèle à l’aide des données fournies.

Par ailleurs, les auteurs soulignent que le deep learning (ou “apprentissage profond”) qui est une technique d’apprentissage permettant à un programme de reconnaître des défis complexes, a fait progresser l’IA de manière incroyable depuis le début de la révolution digitale.

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - intelligence artificielle

Chapitre 6 – L’humain augmenté et les Soft Skills

6.1 – La fusion inéluctable homme-machine

Parallèlement à l’IA, à l’heure de la révolution digitale, d’autres technologies prennent une place de plus en plus prépondérante dans notre quotidien. Ceci se traduit, à terme, par une fusion inéluctable entre l’homme et la machine.

  • Trois objets de rupture indissociables de l’IA

Ainsi, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon attirent notre attention sur trois conséquences de la révolution digitale. Celles-ci sont, selon eux, complémentaires et difficilement dissociables de l’IA :

  1. La multiplication et l’omniprésence de la data ;
  2. La connexion entre ces datas grâce à des objets intelligents et connectés ;
  3. L’utilisation de ces objets pour passer de la réalité à un monde virtuel ou augmenté.
  • Les trois technologies complémentaires à l’IA

Ces trois tendances relatives à la révolution digitale actuelle ont amené trois ruptures technologiques :

  1. Le Big Data
  • Selon sa définition officielle, le Big data correspond aux “données structurées ou non dont le très grand volume requiert des outils d’analyse adaptés”.
  • Ses caractéristiques sont les 3 V = Volume, Variété, Vélocité.
  1. L’Internet des objets

Il s’agit du réseau d’objets électroniques qui communiquent les uns avec les autres via Internet. Leur but est de connecter le monde matériel des objets avec celui du monde digital (et inversement).

  1. La réalité virtuelle (RV)

La RV qui permet de s’immerger dans un univers d’images réalistes (casques avec lentilles stéréoscopiques) se focalise plus seulement sur la vision, mais aussi sur nos autres sens.

6.2 – La naissance de l’homme augmenté

  • Une vie privée améliorée

La révolution digitale amène un nouvel environnement digital qui décrit comment les machines améliorent déjà notre vie personnelle :

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - intelligence artificielle

  • Une performance professionnelle augmentée

Notre quotidien et nos activités de travail vont être améliorés à travers des machines pour :

      • conseiller (assistants virtuels) ;
      • faire du marketing ;
      • améliorer la relation client ;
      • arbitrer, décider, faire du conseil et réaliser les tâches des métiers les plus complexes
  • Le besoin d’un nouveau partage des compétences

Beaucoup sont résistants aux changements liés à la révolution digitale. Pourtant, selon Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon, cela est totalement vain.

Pour eux, il est, en réalité, bien plus souhaitable de profiter des bienfaits de ces ruptures technologiques. D’autant plus que la révolution digitale peut nous apporter un meilleur cadre de vie et supprimer les tâches ennuyeuses ou génératrices de peu de valeur.

En somme, pour conclure cette deuxième partie, nous vous pouvons mettre en lumière que :

  • L’environnement nouveau généré par la révolution digitale provoque une profonde mutation de l’Homme en devenant des humains de plus en plus augmentés par ces nouvelles technologies digitales.
  • Par conséquent, il est primordial de décider ce qui sera exclusivement confié à la machine et ce qui sera l’apanage de l’homme.
  • Sur ce point, il n’y a pas de doute pour les auteurs : les Soft Skills seront des compétences qui resteront foncièrement du domaine de l’humain.

Partie 3 – Les Soft Skills au cœur de l’entreprise

Dans cette partie, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon s’interrogent :

Dans une ère où la machine prend de plus en plus d’importance au sein des organisations, comment l’Homme peut-il œuvrer pour maintenir sa pleine place, ou mieux, se créer une nouvelle place, plus juste et plus fine, lui permettant de libérer ses talents ?

Bien que baignant dans un univers digital et algorithmique, les réponses des auteurs à cette question ouvre la perspective d’un monde professionnel paradoxalement plus humain.

Chapitre 7 – L’intelligence émotionnelle au cœur de l’entreprise

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - Entreprise

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon proposent de ne pas restreindre le concept d’intelligence à la simple capacité de logique, de raisonnement et de calcul. Ils suggèrent de l’ouvrir à l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle est une Soft Skill que chacun peut entraîner et qui peut transformer nos relations interpersonnelles.

Elle peut être définie en quatre grands axes ci-dessous développés.

7.1 – Être en capacité d’identifier ses propres émotions

Notre pensée du moment oriente et anime notre émotion du moment. Une des clés de l’intelligence émotionnelle, et donc de la gestion de nos émotions, consistera donc à redevenir maître de nos pensées. Ainsi, si nos pensées génèrent des émotions désagréables, il nous faut être capable de les calmer ou de les orienter vers d’autres perspectives plus agréables.

7.2 – Avoir la faculté de les gérer et les moduler

Les auteurs font référence, ici, à ce que l’on nomme la préparation mentale. Les grands sportifs sont, en effet, des champions de la gestion des émotions. Pour gérer leurs émotions (la peur par exemple), les sportifs s’intéressent tout particulièrement aux pensées parasites et pensées parades.

  • Les pensées parasites

Une pensée parasite correspond à une pensée qui n’est pas utile à notre dynamique du moment et qui, a fortiori, n’est pas agréable à entretenir. Ce sont les pensées du type « Je ne vais pas y arriver » ; « je ne serai pas à la hauteur » ; « je crains de ne pas savoir être convaincant » ; ou encore plus simplement « j’ai peur ».

  • Les pensées parades

À l’inverse, une pensée parade est une pensée qui va servir à court-circuiter la pensée parasite. Cela peut être une pensée du type « Quoi qu’il arrive, je ferai de mon mieux » ; « j’ai déjà réussi à faire face à ce genre de rendez-vous » ; « je vais organiser la réalisation de mes tâches par ordre de priorité ».

L’enjeu consiste alors à générer le plus souvent possible des pensées parades. Pour cela, les auteurs nous invitent à essayer de trouver systématiquement, pour chaque pensée parasite, une pensée parade. Ainsi, en adoptant régulièrement cette attitude, nous constaterons petit à petit une diminution du nombre de pensées parasites.

7.3 – Être en mesure de percevoir les émotions des autres

Ce que l’on nomme les neurones miroirs n’ont pas fini de bouleverser le monde professionnel d’aujourd’hui et de demain. Lorsque nous sommes au contact d’autres personnes, nos émotions peuvent avoir un caractère contagieux.

On peut qualifier notre cerveau de « neurosocial » : nous captons les émotions d’autrui, un peu comme si nous étions branchés en wifi.

7.4 – Savoir adapter son comportement en fonction des émotions des autres

Les auteurs nous encouragent à développer la compétence Soft Skill de l’observation afin de détecter :

  • Les signaux para-verbaux : ce sont ceux liés à la voix tels que l’intonation, le rythme de parole, les hésitations.
  • Les signaux non-verbaux : ce sont les signaux corporels et comportementaux, tels que les gestes utilisés lors d’une communication, la façon de respirer, la manière d’occuper l’espace, les caractéristiques du regard.

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - intelligence

Chapitre 8 – L’enjeu de maintenir l’humain au cœur de l’entreprise

L’esprit d’entreprendre naît de trois Soft Skills. Ces compétences comportementales et fondamentales reposent sur l’humain :

  • La curiosité
  • La créativité
  • L’innovation

La technologie de cette révolution digitale permet à l’humain de déléguer de plus en plus de tâches automatisables et techniques. Cela le pousse alors à être plus innovant. Il doit être créatif, générer de nouvelles idées, les implémenter.

Or, pour cela, l’humain aura tout intérêt à développer des Soft Skills en entreprise telles que :

  • L’humilité : pour garder un esprit ouvert à l’apprentissage et aux enseignements ;
  • La capacité de rebond ou l’adaptabilité : pour faire face aux difficultés et aux contraintes de l’innovation.

L’humain reste donc l’acteur clé de la réussite de l’entreprise.

Chapitre 9 – La valeur ajoutée de l’humain

Les phénomènes d’évolutions technologiques de la révolution digitale nous obligent à réfléchir à notre positionnement en tant qu’être humain dans le monde de l’entreprise. Il devient alors urgent d’anticiper l’impact de ces changements et de déterminer notre valeur ajoutée face à l’intelligence artificielle.

9.1 – Nos points de force

Les points de force et les compétences Soft Skills de chaque individu apportent une grande valeur ajoutée à l’entreprise.

Notre zone d’excellence se situe là où notre potentiel peut pleinement s’exprimer. Elle met alors en corrélation notre niveau de :

  • maîtrise
  • motivation
  • concentration

Nos Soft Skills et nos Hard Skills de prédilection sont présentes dans cette zone d’excellence, ce qui nous permet de bénéficier d’un haut niveau de performance.

9.2 – Trouver sa place dans l’entreprise

Selon Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon, il est très intéressant de corréler nos compétences Soft Skills de prédilection et nos points de force. En effet, selon eux, une personne possédant des points de force, placée au bon poste sur la bonne mission, apportera des résultats optimums. Sur ce point, le rôle des managers est d’ailleurs primordial. Cependant, il est préférable que la personne concernée ait une bonne connaissance de soi afin de pouvoir guider le manager dans ses décisions. Créer son profil Soft Skills peut aider dans ce sens.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  A Sense of urgency - John P. Kotter

Enfin, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon terminent cette partie en faisant ressortir que chaque personne est unique et peut apporter sa contribution de manière originale à l’entreprise, avec ses compétences Soft Skills.

Partie 4 – Développer ses Soft Skills au quotidien

À travers la pratique régulière et prolongée d’exercices Soft Skills, nous pouvons prendre soin de notre cerveau et de nos différentes intelligences (intelligence émotionnelle, intelligences multiples…).

Chapitre 10 – L’intelligence intuitive et la No-w Strategy

10.1 – Cerveau gauche et cerveau droit

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale - cerveau droit et gauche

Un ensemble de découvertes neuroscientifiques permettent aujourd’hui de démontrer que notre cerveau est divisé en deux zones : le « cerveau gauche » et le « cerveau droit ».

  • Le cerveau gauche :
    • Correspond notamment aux capacités d’analyse, de calcul et de logique ;
    • Est dit “séquentiel”.
  • Le cerveau droit :
    • Est doué d’une capacité à synthétiser les points de vue en les nuançant, en prenant du recul ;
    • Serait capable d’intelligence émotionnelle ;
    • Est qualifié de “simultané”;
    • Pourrait permettre d’expliquer certains mécanismes liés à une Soft Skill que l’on nomme l’intuition.

10.2 – L’intelligence intuitive, la Soft Skill des grands sportifs

L’intelligence intuitive est accessible à tout instant et par chaque personne qui s’y entraîne. Pour pratiquer cet entraînement, il convient d’apprendre à mettre en sommeil notre “juge intérieur”, celui qui analyse, calcule, anticipe, mais qui est aussi responsable de peurs et de doutes qui freinent l’atteinte de nos objectifs.

10.3 – Accéder à l’état de flow

Le flow est :

  • Un état de confiance, de sérénité, de grande efficacité et précision ;
  • Une impression d’être pleinement immergé dans ce qu’on fait, sans faire d’effort et sans voir le temps passer ;
  • Une forte sensation d’être connecté à son intuition.

Lorsque nous vivons le flow qualifié “d’expérience optimale”, nous sommes dans une pleine mobilisation de nos Soft Skills. Ce qui nous sépare de cet état est l’agitation de notre mental.

Avec l’intelligence artificielle (IA), il est judicieux de capitaliser sur d’autres formes d’intelligences. Dès lors, l’intelligence intuitive en est une intéressante à développer car, en plus d’améliorer notre fluidité d’exécution des tâches au quotidien, elle procure de précieux bénéfices. Cette forme d’intelligence, propre à l’homme, est un avantage considérable pour lui.

C’est pourquoi, les dirigeants s’intéressent de plus en plus à l’intuition. Certains la cultivent notamment grâce aux pratiques méditatives. D’ailleurs, plusieurs scientifiques de renom ont affirmé que leurs découvertes les plus importantes étaient venues intuitivement, à un moment où ils n’étaient pas formellement en train de travailler.

10.4 – La No-w Strategy

  • Qu’est-ce que la No-w Strategy

Pour aller plus loin dans le déploiement de l’intelligence intuitive, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous proposent de pratiquer la No-w Strategy pour réveiller le “cerveau droit”, siège de l’intuition.

La No-w Strategy est une attitude puissante à adopter pour atteindre ses objectifs. Il y a, en fait, deux compréhensions possibles à cette expression :

  1. Ne pas avoir de stratégie (No Strategy)
  2. La stratégie de l’instant (Now Strategy)

Les deux sens ont leur place dans la signification de la No-w Strategy puisque :

      • Il s’agit de lâcher prise sur toute forme de stratégie (No Strategy) pour être totalement connecté à notre intuition ;
      • L’intuition procure une stratégie de l’instant (Now Strategy).

En résumé, la No-w Strategy, c’est jouer le jeu de ne pas avoir de stratégie, pour être pleinement connecté à son intuition. Éliminer tous les questionnements nécessaires à l’élaboration d’une stratégie permet, en effet, de nous concentrer uniquement sur le but à atteindre.

  • Comment cultiver la No-w Strategy ?

Pour cultiver la No-w Strategy, les auteurs nous invitent à instaurer, dans notre quotidien, le rituel suivant :

  • Revenir au présent (dans le Now) grâce à notre respiration par exemple,
  • Choisir un objectif qui nous inspire,
  • Le visualiser “comme si nous y étions” puis se faire confiance.

Chapitre 11 – Cultiver les intelligences multiples

11.1 – Différentes intelligences humaines

L’intelligence n’est pas absolue, elle est évolutive. Elle est également hétérogène : chaque personne est intelligente à sa manière.

Il n’y a pas une intelligence humaine, mais des intelligences humaines. Chaque humain possède neuf intelligences multiples qu’il peut développer grâce à des activités régulières et diversifiées.

Howard Gardner a identifié neuf types d’intelligence :

  1. Linguistique : basée sur les mots et le langage verbal ;
  2. Musico-rythmique : basée sur les sons ;
  3. Logico-mathématique : basée sur la logique et le calcul (sur laquelle se repose le QI) ;
  4. Visio-spatiale : basée sur le sens de l’orientation et la perception des formes et de l’espace ;
  5. Kinesthésique : basée sur les ressentis corporels ;
  6. Intra-personnelle : basée sur le dialogue intérieur et l’introspection ;
  7. Interpersonnelle : basée sur les relations avec les autres ;
  8. Naturaliste : basée sur la nature ;
  9. Existentielle : très proche de l’intra-personnelle.

Ces intelligences sont interconnectées et sont évolutives. Nous pouvons, en effet, les développer par de la pratique et de l’entraînement.

11.2 – Comment développer ces intelligences ?

  • Première étape : identifier ses trois intelligences dominantes et les développer en priorité

Il est possible d’identifier ses intelligences de prédilection en portant attention aux éléments suivants :

    • Les activités qui nous plaisent le plus ;
    • Celles dans lesquelles nous nous sentons le plus à l’aise ;
    • Comment notre entourage nous perçoit.
  • Seconde étape : développer les autres grâce à des techniques et des outils appropriés

Pour développer ces intelligences, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon décrivent, ici, une liste d’outils. Parmi plusieurs exercices, les auteurs proposent de programmer son cerveau à plus d’efficacité avec la PNL. La clé est de se mettre en “mode enfant”, car, selon eux, cette “programmation” contient toutes les compétences comportementales adéquates à l’apprentissage des vraies Soft Skills.

 11.3 – La flexibilité neuronale et la réserve cognitive

La flexibilité cérébrale, appelée également plasticité cérébrale, repose sur deux piliers :

  • la neurogénèse (la création de nouveaux neurones) ;
  • la réserve cognitive (la création de connexions synaptiques).

La plasticité cérébrale permet, entre autres, le développement de compétences et d’habitudes par le biais de raccourcis neuronaux.

En bref, il est possible de développer ses Soft Skills en les stimulant régulièrement (répétition dans la durée, dynamique de progression continue).

Soft Skills - Compétences - Révolution digitale

Chapitre 12 – Se réapproprier son temps et son attention

12.1 – Le vol de l’attention

Notre attention est fragile. Avec toutes les technologies de la révolution digitale que nous vivons, celle-ci peut facilement être détournée (notifications par exemple) . Toutefois, il est possible d’entraîner notre capacité à maîtriser notre attention. Ceci représente une véritable Soft Skill.

12.2 – La gestion du temps

  • Le multitasking

L’un des ennemis de la gestion de temps est le “multitasking“, ou la volonté de vouloir effectuer plusieurs tâches en même temps. En fait, notre cerveau ne sait pas faire du multitasking à proprement parler, et tenter de le faire est très fatigant pour lui.

  • Repenser sa façon de travailler

Bien gérer son temps, c’est savoir respecter pour soi-même, et pour les autres, des périodes de disponibilités et d’indisponibilités. Selon les auteurs, nos méthodes de travail actuelles ne sont absolument pas adaptées à une bonne utilisation de notre attention.

  • Rester vigilant aux canaux d’information

Pour mieux gérer son temps, il est essentiel de diminuer ce que l’on nomme les points de perturbations. À l’heure de la révolution digitale, il s’agit, avant tout, de mieux faire face à la quantité et qualité de l’information à laquelle nous sommes soumis.

 12.3 – Les bonnes pratiques

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous fournissent quelques recommandations à suivre pour améliorer nettement notre gestion du temps :

  • Accepter l’idée que nous ne pouvons pas être disponible tout le temps ;
  • Identifier et diminuer ses points de perturbations digitaux et physiques ;
  • Segmenter ses journées par intentions ;
  • S’autoriser à prendre plus de pauses ;
  • Muscler sa capacité de concentration.

Par ailleurs, les auteurs insistent sur la très grande importance des pauses pour mobiliser nos Soft Skills. Selon eux, prendre régulièrement des pauses, c’est tout simplement respecter le fonctionnement et les besoins naturels de notre cerveau.

Chapitre 13 – Pourquoi les Soft Skills sont-elles indispensables ?

Les Soft Skills nous aident à marquer notre différence avec les robots. À l’ère de la révolution digitale, il s’agit de savoir se rendre indispensable et utile à la société par un métier que nous et nous seuls, sommes en mesure d’exercer.

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon évoquent alors, ici, la notion de singularité :

La singularité correspond à notre capacité à déployer notre potentiel de façon unique, différenciante, surprenante, inédite. Cette singularité, une fois activée de façon stable et durable, pourrait nous permettre de créer un rempart solide face aux risques inhérents de l’IA.

En effet, face aux robots, l’homme peut déployer sa singularité : une posture créative, unique et non répétitive. Pour bâtir cette posture, il utilisera ses Soft Skills : la créativité, l’audace, la prise de décision, l’empathie.

Le développement de nos Soft Skills ne consiste pas, contrairement à certaines idées reçues, à devenir quelqu’un d’autre. Il consiste à devenir un peu mieux qui nous sommes véritablement, en osant être cette personne en toutes conditions.

Chapitre 14 – Le code Soft Skills

Ce code Soft Skills a été créé par les auteurs Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon. Selon eux, il nous permet de développer nos Soft Skills pour nous démarquer dans un monde professionnel complexe et changeant. En fait, chaque partie du code Soft Skills, représentée par les diverses anagrammes de “INEDIT”, présente une des facettes de notre capacité à déployer notre singularité.

Le code Soft Skills se résume en un mot qui en renferme d’autres. Il est composé de 7 parties. Il est un code à plusieurs tiroirs.

14.1 – Première partie du code Soft Skills : développer une attitude inédite (INEDIT)

L’élément central du code est le terme “INÉDIT”.

Il correspond au caractère nouveau et non-répétitif que chaque individu est en mesure d’adopter, que ce soit en termes de pensées, d’émotions, de comportement, de créations et de résultats.

14.2 – Deuxième partie du code Soft Skills : s’améliorer en continue (IN-EDIT)

La seconde partie du code, qui correspond à une première anagramme du terme “INÉDIT” est l’expression anglaise “IN-EDIT”. Il faut traduire ici par “en cours de création”.

Cette partie du code correspond à l’état d’esprit d’amélioration continue. Il s’agit de maintenir constamment un ou plusieurs projets “en cours”. “Challenger” ses propres projets nous permet de développer nos Soft Skills sur la durée.

14.3 – Troisième partie du code Soft Skills : faire face aux flux d’informations (IN-DIET)

Cette troisième partie du code Soft Skills réside dans les termes anglais “IN DIET”. Il s’agit de savoir être “dans un état d’esprit de diète”. Il est aussi question, ici, des notions d’”infobésité” et d’hyperconnexion.

L’état d’esprit “IN DIET” consiste donc, entre autres, à savoir vivre dans un flux constant d’informations, sans perdre sa capacité à rester concentré sur ce qui est véritablement important pour nous. Il nous faut, pour cela, savoir “couper” grâce à des moments de silence rien que pour nous. Nous devons apprendre à créer notre propre bulle de calme, de concentration et de sérénité.

14.4 – Quatrième partie du code Soft Skills : penser hors du cadre (DIE TIN)

L’idée de la quatrième partie du code Soft Skills réside dans une autre anagramme du terme “INEDIT”. Il s’agit de l’expression anglaise “DIE TIN” que l’on pourrait traduire par “la mort de la boîte” (le terme “tin” signifiant “petite boîte” en anglais). Le sens que nous donnons alors à cette expression est le fait de pouvoir “sortir de la boîte”, d’être “out of the box” comme le diraient les Anglo-saxons. Ainsi, cette partie du code concerne notre capacité à sortir des sentiers battus, à ne pas créer de relation de dépendance par rapport à une ou plusieurs entreprises.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  La Voie Du Guerrier - The Way of the SEAL

14.5 – Cinquième partie du code Soft Skills : garder le calme (TIE DIN)

L’esprit de la cinquième partie du code correspond à une autre anagramme en langue anglaise de “INEDIT”. Il s’agit de l’expression “TIE DIN” que l’on pourrait traduire par “nouer le vacarme”.

Par exemple, lors d’un conflit entre deux personnes, nous devons éviter toute forme d’agitation verbale, physique ou même mentale. Nous pouvons, pour cela, nous arrêter mentalement dans l’instant présent (les auteurs parlent du “yoga de l’arrêt” qui fait référence à l’espace séparant l’inspiration de l’expiration).

14.6 – Sixième partie du code Soft Skills : l’intention (I END IT)

La sixième partie du code, toujours issue d’une anagramme de “INÉDIT” correspond à la phrase anglaise “I END IT” qui signifie en français : “Je termine cela”.

Ainsi, cette partie du code correspond au fait d’aller jusqu’au bout de ses intentions, notamment dans la répartition de ses tâches quotidiennes. Il s’agit de savoir faire preuve de ténacité et de confiance en soi pour mener à bien ses projets en respectant l’agencement des différentes actions prévues.

14.7 – Septième partie du code Soft Skills : l’identité numérique (NET-I-ID)

La septième partie du code Soft Skills, toujours issue d’une anagramme de “INEDIT” comporte trois notions : NET, I et ID. Le terme :

  • “NET”, signifiant “réseau”, correspond tout simplement à Internet.
  • “I” qui signifie “Je”, correspondra à nous, notre personne.
  • “ID” qui traduit l’expression française “carte d’identité” correspond à notre identité.

Les trois termes regroupés “NET-I-ID” représentent “notre identité au sein du réseau Internet”.

Lorsque nous parlons du réseau “Internet”, le “NET-I-ID” correspond à la façon dont nous faisons évoluer notre identité personnelle et professionnelle sur Internet. Il peut être assimilé à ce que l’on nomme notre e-réputation, ou autrement dit, notre marque personnelle en ligne, notre identité numérique.

Partie 5 – Reprogrammez votre métier en 4 étapes

Face à la vague de changements dans le monde de l’entreprise et de l’emploi générée par la révolution digitale, deux options s’offrent à nous :

  • Attendre et rester passif, ayant ainsi pour conséquence de la prendre de plein fouet ;
  • Être proactif et surfer, avec comme résultat d’avancer en harmonie avec elles.

Nous n’avons pas le pouvoir d’arrêter cette vague, en revanche nous avons le pouvoir de choisir notre attitude et les actions pour nous y adapter. C’est en ce sens que les Soft Skills apportent une valeur ajoutée immense : elles sont les ressources nous permettant de surfer sur ces changements.

Dans cette partie, Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon abordent les quatre étapes opérationnelles qui nous permettront de relever les défis de notre métier dans cette révolution digitale :

  1. Visualiser
  2. Simplifier
  3. Programmer
  4. Implémenter

Celles-ci ne peuvent se faire que grâce à nos Soft Skills.

Chapitre 15 – Les Soft Skills et notre avenir professionnel

15.1 – Notre niveau d’expérience et nos Soft Skills

Chaque personne possède un capital Soft Skills qu’elle a développé au fil de temps. Souvent inconscientes, ces Soft Skills peuvent permettent pourtant de faire une vraie différence dans le contexte actuel de révolution digitale.

C’est pourquoi, pour exceller dans notre métier, les auteurs nous recommandent de prendre conscience de nos Soft Skills, puis de les développer. Cela nécessite, selon eux, 3 étapes :

  • Capitaliser sur les expériences vécues ;
  • Identifier les Soft Skills de son métier pour choisir lesquelles nous allons développer en priorité pour devenir plus performant ;
  • Construire un programme d’entraînement.

Le principe des exercices que les auteurs proposent, à ce sujet, est d’activer régulièrement une Soft Skill pendant une durée minimum de 30 jours.

15.2 – CV et Soft Skills

Les Soft Skills font partie des compétences incontournables à mettre en avant sur son profil professionnel.

Certains managers portent beaucoup d’importance aux Soft Skills dans la carrière de leurs équipes ou dans le recrutement du personnel. En fait, considérer les Soft Skills dans la gestion d’équipe permet, en général, de partager les tâches et les missions de manière très pertinente.

Chapitre 16 – Étape 1 : Visualiser

Très complémentaire à la méditation, qui a généralement pour effet d’apaiser le mental, la visualisation est une projection mentale consciente du scénario que l’on souhaite vivre. Elle est un préalable puissant pour effectuer correctement l’action (ou les actions) que l’on souhaite accomplir.

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous invitent alors, dans ce chapitre, à entraîner notre visualisation au quotidien, et ceci, dans le but :

  • de reprogrammer son métier et de le projeter dans le futur ;
  • d’optimiser notre gestion du temps.

Chapitre 17 – Étape 2 : Simplifier

17.1 – La capacité à simplifier : une Soft Skill précieuse

Dans un monde où la complexité grandit au rythme des avancées technologiques de la révolution digitale, la capacité à simplifier devient une compétence de plus en plus précieuse. En effet, les bénéfices de la simplification sont multiples. Les plus courants sont : gain de temps, communication plus fluide, plus d’efficience, plus d’efficacité.

17.2 – Les caractéristiques de la simplicité

Simplifier permet de gagner du temps et de l’énergie pour agir avec plus d’efficacité. Ceci passe par la suppression du superflu pour ne conserver que l’essentiel. Il s’agit, par ailleurs, d’un état d’esprit et d’un entraînement, car simplifier demande de choisir et donc de renoncer à certaines choses.

La simplicité repose sur trois piliers :

  • La clarté (ce qui est simple est aisément compréhensible) ;
  • L’essentiel (la simplicité fait abstraction du superflu) ;
  • La structure (ce qui est simple est organisé et structuré).

Simplifier peut se faire en trois étapes : prioriser, organiser, éliminer.

Chapitre 18 – Étape 3 : Programmer

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous exposent plusieurs idées :

  • En général, le cerveau se programme constamment et de manière inconsciente.
  • Toutefois, nous pouvons nous programmer des comportements choisis et non plus subis : le cerveau peut être programmé pour atteindre ses objectifs.
  • La programmation se fait au niveau des comportements (création d’habitudes) et des actions (création d’un plan d’action).
  • Programmer permet de mettre le focus sur l’important, de gérer son énergie, son temps et d’entretenir la motivation car elle donne la sensation d’avancer vers l’objectif et de se rapprocher du but.

Par ailleurs, les auteurs nous expliquent que, selon Éric Alard, la programmation vers la réussite passe par quatre étapes :

  • Le but : définir l’objectif commun
  • Les moyens : brainstorming, motivations individuelles de chacun
  • La mise en action
  • La gestion des résultats : apprendre de ses erreurs et surtout de ses réussites

Chapitre 19 – Étape 4 : Implémenter

Le passage à l’action, ou implémentation, est la pièce maîtresse de tout métier. Cependant, il existe de nombreux freins pouvant nous empêcher d’agir tels que :

  • La procrastination (remettre au lendemain ce qui peut être fait maintenant)
  • L’absence d’audace (lié à un manque de confiance en soi)
  • Le défaut d’organisation (générant de la confusion)
  • Le manque de temps (ou le manque de priorisation)

En développant nos Soft Skills, ces freins peuvent être désamorcés. Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon nous livrent, pour cela, plusieurs outils et réflexes à adopter, à travers des fiches pratiques, tels que le Mind Mapping, les deadlines et autres techniques mentales.

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon résument ces quatre derniers chapitres de la manière suivante :

  • La visualisation : elle nous permet de voir le chemin à parcourir pour atteindre notre objectif ;
  • La simplification : elle améliore notre efficience et donc d’avancer plus rapidement vers notre but ;
  • La programmation : elle nous aide à créer les attitudes et les habitudes permettant d’être la personne en mesure d’atteindre notre résultat souhaité ;
  • L’implémentation : elle nous permet de passer à l’action et d’améliorer ce que nous avons entrepris.

Conclusion de “Soft Skills” de Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon

La conclusion des auteurs

Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon concluent leur ouvrage en nous listant toutes les “précieuses forces qui n’attendent que d’être déployées pour programmer notre futur” au coeur de cette révolution digitale. Celles-ci sont nos Soft Skills : l’intelligence intuitive, la créativité, la capacité à nous organiser et à coordonner une équipe, l’intelligence émotionnelle, la capacité de visualisation.

En définitive, selon les auteurs, nous pouvons, si nous possédons ces compétences Soft Skills, devenir acteur des changements en cours et faire partie de celles et ceux qui écrivent le futur à leur manière :

Soyez la personne que vous avez envie d’être mais que vous n’osez pas être. L’audace est une précieuse marche à monter pour créer le futur qui vous correspond […]. Créez à présent votre propre style grâce à vos Soft Skills.

Apports du livre “Soft Skills

  • Les Soft Skills sont des compétences qu’il nous faut absolument développer pour répondre aux enjeux de la révolution digitale 

Le livre “Soft Skills” amène des questions et des réponses intéressantes sur l’évolution du monde de l’entreprise face aux transformations liées à la révolution digitale. Il est inéluctable de se questionner sur la place de l’humain et sur l’avenir de nos compétences professionnelles quand on voit la vitesse à laquelle les technologies digitales envahissent notre vie personnelle et professionnelle. Julien Bouret, Jérôme Hoarau et Fabrice Mauléon répondent à toutes ces interrogations en apportant leurs idées et leurs techniques, et ce, à travers des fiches pratiques, des interviews, des exercices, des témoignages.

En somme, l’idée générale à retenir est une bonne nouvelle : pour les auteurs, la révolution digitale aurait pour impact, dans l’entreprise, de révéler les compétences Soft Skills au premier rang, bien que paradoxalement foncièrement humaines.

  • Un sujet très large traité sous des angles très différents

Ce livre reste toutefois un théorique et généraliste. Les auteurs ont voulu aborder le sujet des Soft Skills dans leur globalité, mais ce thème est tellement vaste que finalement, on ne fait que survoler une grande quantité d’informations, avec des angles très différents. Cette approche contribue probablement au fait que, malgré la promesse de départ, je n’ai pas su y trouver une vraie méthode concrète et facilement applicable, mais plutôt des conseils et des réflexions à approfondir.

Ma note :

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Points forts :

  • Un sujet intéressant, actuel, qui ouvre aux débats et à une réflexion collective ;
  • Une recherche complète enrichie de témoignages, d’interviews, d’exemples, de fiches pratiques et de rappels “essentiels” qui procure une multitude d’informations et du rythme à la lecture.

Points faibles :

  • Un thème traité sous trop d’angles différents (sociétale, managérial, systémique, économique) ;
  • Le livre survole plus qu’il ne traite des tas d’idées, ce qui rend l’application de méthodes concrètes difficile ;
  • L’écriture très élaborée rend la lecture un peu fastidieuse.

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1 Commentaire pour :

Soft Skills | Développez vos compétences humaines face à la révolution digitale

  • André

    22 Mai 2019 à 06:35

    Salut Olivier,

    Félicitation pour cet article sur “Soft skills , développez vos compétences humaines face à la révolution digitale”.

    je retiens cette tactique consistant à développer les “pensées parades” pour enrayer “les pensées parasites”. Vraiment excellent , continues de nous en faire voir de plus exquis.

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