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Deviens qui tu es

deviens qui tu es Pierre Cauvin Genevieve Cailloux

Résumé de « Deviens qui tu es » : Ce livre “Deviens qui tu es” vulgarise très bien les travaux de Carl Jung, visant à améliorer la connaissance des différents profils psychologiques des êtres humains, et plus qu’une photo de ce que l’on est, les auteurs, présentent une méthode du développement du potentiel de chaque être humain.

Par Pierre Cauvin et Geneviève Cailloux, 260 pages

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Nicolas Galli du blog Développer sa confiance grâce au mbti.

Chronique et résumé du livre « Deviens qui tu es » de Pierre Cauvin :

Introduction :

Pourquoi chercher à se connaître ? Dès l’introduction, les auteurs expliquent en quoi l’être humain a un réel intérêt à creuser dans cette direction. De par ses spécificités et toutes les caractéristiques qui le distinguent des autres espèces animales, l’homme a toujours cherché à prendre de la distance par rapport à son environnement. L’évolution de l’homme depuis la nuit des temps est implicitement liée à l’émergence de sa prise de conscience. De l’homme primitif, à l’homme « sapiens sapiens », il cherchera à améliorer son niveau de connaissance et sa maîtrise de son environnement. Dès lors il ne cessera plus de se poser la question de ce qu’il est, de sa place dans ce monde et du but de son existence.

Mais répondre à la question « pourquoi chercher à mieux se connaître ? », renvoie également à des aspects purement pratiques. Mieux se connaître, c’est accroître ses chances de mieux fonctionner.

Par rapport à nous-mêmes, l’amélioration de la connaissance de nos limites et de nos capacités est la voie toute tracée vers un développement optimum de notre potentiel et en évitant certains écueils. Car il importe d’exploiter nos possibilités et ne pas se cantonner dans ce que l’on sait naturellement faire de par notre patrimoine génétique.

Cependant, mieux se connaître peut nous permettre également de faire preuve de réalisme car nous n’avons pas tous les mêmes capacités, les mêmes manières d’être et les mêmes manières de faire. En prendre conscience et l’accepter, nous permet de gagner à l’évidence en efficacité. Car nous ne pouvons partir que de là où nous sommes et nous croire capables de tout serait le meilleur moyen de n’aboutir à rien.

Enfin, mieux se connaître c’est améliorer notre fonctionnement vis-à-vis des autres. Cela nous aide à comprendre nos préjugés et ainsi à chercher à améliorer notre communication en tenant compte des différences de l’autre.

Mais alors comment mieux se connaître ? Tel est le second grand axe de “Deviens qui tu es”, car les auteurs sont convaincus d’une chose : parmi les multiples chemins de développement personnel, nous sommes libres de choisir celui qui nous convient le mieux, mais il est préférable de « creuser profond ». C’est ainsi que la démarche qui sera poursuivie tout au long du bouquin sera d’allier : carl gustave jung mbti

En complément de la théorie présentée, le lecteur trouvera des exercices pratiques qui lui permettront de faire un travail personnel, à la fin de chaque chapitre de l’ouvrage.

Chapitre 1 de « Deviens qui tu es » : Repérer ses préférences

Dans ce chapitre, les auteurs nous donnent le vocabulaire et les concepts de base nécessaires pour comprendre l’ouvrage et à partir desquels le lecteur pourra mettre en pratique et travailler sur sa personnalité. Le point de départ est que l’existence d’une grande variété de comportements qui peut être observée chez différents individus n’est en aucun cas le fruit du hasard, mais plutôt la conséquence de préférences innées concernant quatre dimensions fondamentales du fonctionnement neurologique et psychique. Chacune de ces quatre dimensions se distinguera en deux pôles opposés.

mbti deviens qui tu es

Ce sont :

  • L’orientation de l’énergie : Extraversion ou Introversion.
  • Les modes de perception de la réalité : Sensation ou Intuition.
  • Les critères de décision : Pensée ou Sentiment.
  • Le style de vie : Jugement ou Perception.

Désormais le chemin du développement personnel devra passer par le fait de réussir à déterminer chacun de ces quatre axes qui nous sont propres.

1.1 La notion de préférence

L’hypothèse essentielle et fondatrice de la théorie Carl Gustav Jung, est que chaque être dispose en lui, pour chacune des quatre dimensions, les deux possibilités. Simplement, s’il pourra utiliser successivement et en fonction des circonstances l’une ou l’autre, il n’en demeure pas moins qu’il aura une préférence. Pour illustrer cette hypothèse, les auteurs prennent l’exemple de la main favorite que nous avons tous pour écrire. Nous nous servons naturellement de cette dernière mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas capables de rédiger une lettre avec l’autre main. Nous avons même besoin des deux mains, en ce sens, les deux fonctions de chaque axe sont complémentaires.

1.2 L’orientation de l’Énergie

Tout d’abord, dans ce paragraphe les auteurs commencent par définir la notion « d’attitudes », qui sont les deux pôles de la psyché qui en donnent l’orientation :

  • Soit vers le monde extérieur (Extraversion désignée par la lettre « E »)
  • Soit vers le monde intérieur (Introversion désignée par la lettre « I »)

Cette dimension déterminera la préférence de l’individu tant pour puiser son énergie, que pour y exprimer son action.

orienter son énergie deviens qui tu es

L’extraverti :

  • Pense à voix haute ;
  • A un discours changeant
  • Exprime les mouvements de sa réflexion et peut donc avoir un discours changeant

L’introverti :

  • Ne parle qu’après mûre réflexion
  • Il n’exprime que ce qui lui paraît ferme et définitif

La communication entre les deux types d’individus est forcément complexifiée par ces oppositions de fonctionnement, surtout si chacun pense que tout le monde est comme lui.

Au-delà de ces différences, les auteurs insistent sur le fait que si les extravertis aiment le contact et l’imprévu, les introvertis pour leur part préfèrent être prévenus d’une visite et auront plutôt tendance à chercher à s’isoler. De plus chacun a un mode de communication privilégié : l’extraverti communique plus volontiers par la parole que l’introverti qui préférera l’écrit. Quant au rapport à l’expression des sentiments, si les premiers sont aptes à les livrer sans aucune retenue, les introvertis, eux, ne le feront que dans une atmosphère de confiance.

Là où les extravertis puisent leur énergie dans le contact et l’échange, les introvertis privilégient à l’inverse l’intimité. Ceci explique logiquement le fait que l’extraverti est plus facile à connaître que l’introverti.

L’exagération d’une tendance, pourra facilement inciter une personne ayant une préférence opposée à classer l’autre dans la catégorie des « inhibés » ou des « hystériques ». Bien entendu les deux attitudes sont la plupart du temps fausses, et résultent simplement du fait qu’un fonctionnement différent du nôtre nous semble bien plus facilement extrême.

Comme ils le font à la fin de chaque description, les auteurs délivrent au lecteur une série de mots clés caractéristiques de chaque groupe :

Extraversion Introversion
Actif Réfléchi
Extérieur Intérieur
Sociable Réservé
Public Intimité
Nombreuses relations Relations sélectives
Expansif Tranquille
Largeur Profondeur
Interaction Concentration
À l’aise avec les gens, les choses A l’aise avec les idées, les pensées
Énergie centrifuge Énergie centripète

Ainsi qu’une série de personnalités représentatives :

Extraversion Introversion
Voltaire Rousseau
Freud Jung
Darwin Einstein
Roosevelt Lincoln
Chirac Mitterand

1.3 Les fonctions de Perception

Le second axe décrit est celui du mode privilégié que l’individu choisira pour recueillir de l’information :

  • Avec la Sensation (représentée par l’initiale S), c’est à dire avec ses cinq sens ; les personnes ayant ce type sont dites « factuelles » ou « sensorielles ».
  • Avec l’Intuition (représentée par la lettre « N »), c’est à dire avec son sixième sens ; les personnes ayant ce type sont dites intuitives.

Bien entendu personne n’est que l’un ou que l’autre, mais pour un sensoriel la démarche de recueil de l’information sera plutôt séquentielle avec des étapes connues alors que pour l’intuitif, la démarche sera plus immédiate et inconsciente.

Les principaux traits de caractéristiques des deux types de fonctions de perception sont ensuite exposés par les auteurs.

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C’est ainsi que l’on apprend que le sensoriel :

  • Aime le concret
  • S’intéresse aux faits précis et mesurables
  • Pour lui la valeur d’une action est dans le résultat et l’efficacité

Alors que l’Intuitif pour sa part :

  • Aime les possibilités, ce qui émerge et n’est pas encore réel
  • Pour lui la valeur est dans l’originalité et la nouveauté

Au final, les deux types diffèrent par leur mode d’apprentissage et cette différence se retrouve également dans le mode d’expression. Là où le sensoriel préfèrera avancer étape par étape, l’intuitif procèdera par bonds la conclusion lui sautant aux yeux avant les étapes intermédiaires.

Chacune des deux fonctions, que ce soit la Sensation ou l’Intuition, a elle-même une nuance pouvant être chacune orientée vers le monde extérieur ou vers le monde intérieur. Cette distinction, affine encore un peu plus le modèle et la description de chaque individu.

Là encore, un point est fait par les auteurs sur l’exagération des préférences que chaque individu a dans sa façon de regarder le monde. Le « S » exagéré, sera pragmatique, matérialiste et ne donnera que peu d’importance aux phénomènes spirituels. Un excès de ce type pourra conduire à un manque d’imagination, à la routine voire même à la sclérose. En d’autres termes un « S » pourra se cantonner à ne pas voir plus loin que le bout de son nez.

En sens inverse, pour un intuitif, la caricature pourra perdre tout contact avec la réalité à force de vivre dans le monde des possibles. Il pourra ainsi apparaître aux yeux de certaines personnes comme incompréhensible et fatigant à force de rebondir d’idée en idée sans jamais se poser pour en concrétiser une seule.

Pour illustrer ces deux préférences les auteurs Cailloux et Cauvin sélectionnent certains mots clefs :

Sensation Intuition
Éléments Liens
Présent Futur
Pratique Imaginatif
Procédures Inventions
Séquentiel Aléatoire
Ligne de conduite Flair
Répétition Variété
Jouissance du présent Anticipation du futur
Conserver Changer

Mais également des personnalités représentatives :

Sensation Intuition
Saint Thomas (apôtre) Archimède
Ignace de Loyola Léonard de Vinci
Claude Bernard Poincaré
Freud Jung

1.4 Les fonctions de Jugement

Après le recueil d’informations, sur l’un ou l’autre mode, vient la prise de décision. Chaque être privilégie l’une des deux fonctions dites de jugement.

D’un côté, il y a la pensée logique, représentée par la lettre « T » et le sentiment, représenté par la lettre « F ».

fonction de jugement être soi

La personne du type « T » se décide en fonction de ce qui lui semble logique et objectif. Pour elle, le tout est de distinguer le vrai du faux. À l’inverse, pour la personne de type « F », le tout sera de différencier le bien du mal. Elle utilisera pour cela ses valeurs personnelles.

Ce sont simplement des manières de procéder différentes mais pouvant résulter aux mêmes choix. Il est important d’intégrer que comme une personne « F » peut faire preuve d’intelligence, une personne « T » aura des émotions. Pour Jung il existe deux manières tout aussi rationnelles l’une que l’autre de prendre une décision : en s’appuyant sur un raisonnement impersonnel et logique, ou en s’appuyant sur son intime conviction, son for intérieur.

le coeur a ses raisons

Concernant les principaux traits caractéristiques des personnes de chaque type les auteurs associent celles de type Pensée, a une attitude détachée se situant à l’extérieur, en observateur impartial pesant les « pour » et les « contre » de chaque décision. De l’autre côté, la personne du « type » Sentiment s’impliquera vraiment dans la situation. Elle ressentira ce que chaque décision représente pour les acteurs.

Le « T », de part sa position distanciée peut atteindre plus aisément un objectif de justice et de clarté, tandis que le « F », lui, cherchera prioritairement à faire régner l’harmonie dans un groupe du fait de son souci d’implication.

La différence entre les deux fonctions se manifeste également dans le rapport à la critique aussi bien dans la façon de l’émettre que dans la manière de la percevoir. Les « T » diront facilement et aisément ce qui ne va pas avant éventuellement d’encourager, quand les « F » procèderont dans l’ordre inverse préférant commencer par des louanges avant d’en venir aux faits.

De telles différences de fonctionnement peuvent déconcerter si l’on est en présence d’un être ayant une préférence opposée à la nôtre.

Pour chaque fonction de jugement aussi, on distingue deux orientations : extérieure et intérieure ce qui confère au modèle encore plus de finesse. Ainsi il existera une fonction Pensée extravertie et une fonction Pensée introvertie. Il en sera de même pour la fonction Sentiment.

Au moment de se focaliser sur l’exagération de chaque préférence, les auteurs évoquent les comportements inadaptés que chacun peut avoir en cas d’excès. Ainsi les personnes de type « T » peuvent apparaître froides, et même condescendantes. L’absence de manifestation d’émotion et d’empathie peut les amener à blesser sans le vouloir.

À l’opposé, les personnes de type « F », peuvent paraître démesurément émotives aux yeux des « T » trop facilement influencées par leurs émotions et cherchant abusivement à éviter tout conflit.

Les mots clés sélectionnés par les auteurs se résument ainsi :

Pensée Sentiment
Objectif Subjectif
Justice Harmonie
Froid Chaleureux
Impersonnel Personnel
Critique Compliment
Analyse Empathie
Principes Valeurs
Convictions Persuasion
Juge Avocat
Fermeté Intimité

Et comme précédemment une liste de personnalités correspondant à chaque préférence :

Pensée Sentiment
Saint Thomas d’Aquin Saint Augustin
Descartes Beethoven
Kant Carl Roger
Lord Russel Abbé Pierre

1.5 Le style de Vie

Cette dimension, qui représente la quatrième lettre de chaque profil, n’a pas été introduite dans le modèle par Carl G. Jung, mais par Isabelle Myers. Cette dernière, confortée par de nombreux autres auteurs, a complété les travaux du psychologue suisse. Elle a ajouté la dimension avec laquelle chaque individu se situe par rapport au monde extérieur et organise son mode de vie.

Le style de vie se caractérise par deux pôles : le premier symbolisé par la lettre « P » ayant une préférence pour la Perception et le second « J » une préférence pour le Jugement.

Là où la personne « P » a une attitude réactive, préférant être ouverte et se rendre disponible aux opportunités de la vie, la personne « J », elle, a une attitude « proactive » privilégiant la maîtrise de son mode de vie. En bref, la première ouvre les voies du possible et les maintient ouvertes autant que faire se peut quand la deuxième choisit rapidement et l’organise.

De manière synthétique on pourra dire que les « P » aiment la profusion, le choc des idées, toujours demeurer flexible et s’adapter aux circonstances. Ils n’aiment pas jeter considérant que rien n’est définitif. À l’opposé, les « J » préfèrent un monde organisé avec des activités bien planifiées, sans surprises. Ils jetteront sans le moindre état d’âme par souci de l’ordre étant convaincus que le coût du stockage est supérieur à l’utilité éventuelle de l’objet.

Une des différences les plus flagrantes entre les deux types est leur relation au temps. Les « J » considèrent que ce dernier est mesurable et doit être contrôlé, et ont le sens des délais. Tandis que les « P », eux, considèrent cette variable avec des limites imprécises et ajustables en fonction des opportunités qu’ils seront susceptibles de rencontrer. Ils prendront le temps qu’il faudra.

Enfin la dernière grande différence entre les personnes dites « J » et celles dites « P », est leur rapport à l’autorité. Pour les premières le sens du devoir étant essentiel, désobéir doit forcément être une attitude devant être justifiée. Pour les « P », l’autorité sera perçue comme quelque chose d’insupportable et devant être justifiée.

D’ailleurs, pour cette dernière fonction aussi les auteurs dressent un tableau de mots clés révélateurs :

Jugement Perception
Organisation Flexibilité
Structure Au fil de l’eau
Décision Curiosité
Réflexion Spontanéité
Conclusion Ouverture
Planification Attente
Échéance Découverte
Production Réception

… Ainsi qu’une liste de personnalités représentatives :

Jugement Perception
Aristote Platon
Liné Churchill
De Gaulle Mitterand
Freud Jung

Chapitre 2 de « Deviens qui tu es » : Découvrir son type

Dans ce chapitre Cauvin et Cailloux, aident le lecteur à commencer à faire les premiers « assemblages » et à obtenir, ainsi, une photographie du fonctionnement de sa propre psyché.

2.1 Préférences et types

La combinaison des préférences vues précédemment aboutit à la constitution d’un éventail de 16 « types ». Constitués de 4 lettres, correspondant aux quatre dimensions.

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De coutume, les 16 « types » sont regroupés dans une table organisée de manière logique par ligne.

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2.2 Types et tempéraments

Outre la combinaison des 16 « types » d’autres regroupements ont été révélés par les fondateurs du MBTI. Ils ont également associé tous les types ayant 2 lettres en commun. Ainsi se sont formées plusieurs grandes familles mettant en relief certains aspects de la personnalité.

Parmi ces regroupements, certains ont été appelés « tempéraments » par deux psychologues américains, David Kersey et Marilyn Bates : SJ, SP, NT et NF. Leur nomenclature a pour avantage de regrouper les types du fait de leurs caractéristiques et s’est révélée très efficace pour comprendre certains comportements.

2.3 L’embarras du choix

Il n’est pas toujours évident de déterminer son propre « type ». Plusieurs raisons peuvent expliquer cela.

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Crédit Photo : Peggy und Marco Lachmann-Anke

  • La difficulté de l’observation, chaque individu utilisant pour chaque axe les deux fonctions (même si chacun a une préférence). La préférence n’est pas forcément toujours très marquée.
  • Les normes professionnelles, qui amènent souvent l’individu à adopter un comportement différent de celui qu’il aurait eu « au naturel ».
  • Les personnalités dont nous nous inspirons même inconsciemment et dont nous pouvons être tentés de reproduire le comportement.

Mais alors comment trouver sa préférence ?

En la matière les auteurs insistent sur le fait que la réponse doit forcément nécessiter du temps et des précautions. À ce stade de l’ouvrage, Cauvin et Cailloux synthétisent plusieurs conseils pour essayer de déterminer son « type ». En renvoyant aux résultats des exercices faits précédemment, en invitant le lecteur à la consultation de descriptions faites en annexe, en évoquant les descriptifs des différents tempéraments ou en conseillant d’observer les personnes de notre entourage les auteurs donnent des pistes au lecteur pour réussir à déterminer son appartenance.

Chapitre 3 de « Deviens qui tu es » : Trouver sa dynamique

Dans ce troisième chapitre, les auteurs expliquent comment trouver sa dynamique, c’est-à-dire qu’ils présentent les principes du fonctionnement de chaque type. La dynamique des fonctions est l’élément principal et original des types de personnalités, et c’est cet aspect qui en fait une aide au développement.

3.1 Les principes de la dynamique des fonctions

Dès le début du chapitre Cauvin et Cailloux s’attachent à distinguer deux groupes parmi les quatre dimensions typologiques : les attitudes et les fonctions.

Les attitudes (orientation de l’énergie et style de vie) forment le « cadre » de la psyché, quand les fonctions (le recueil de l’information et le mode de jugement), elles, sont en quelque sorte le moteur, les mécanismes principaux de l’esprit de l’individu.

Chacune des fonctions aura une orientation : soit vers le monde extérieur, soit vers le monde intérieur de la personne. Après ces précisions sur l’orientation des fonctions, les auteurs s’attachent à évoquer leur hiérarchie détaillant le fait que nous avons tous une fonction :

  • Dominante
  • Auxiliaire
  • Tertiaire
  • Inférieure

Les deux premières sont liées au champ conscient de la personne quand les deux autres fonctions sont liées à son inconscient.

Chacun des 16 types se caractérise précisément par sa combinaison spécifique.

3.2 Description de la dynamique des fonctions

À ce moment de l’ouvrage, les auteurs se penchent sur les spécificités des quatre fonctions.

Ils commencent naturellement par la fonction dominante qu’ils définissent comme la fonction pivot. C’est celle à laquelle l’individu fait appel le plus souvent, le plus naturellement. Ceci induit donc que cette fonction est celle avec laquelle nous sommes le plus à l’aise.

Elle est le centre du champ de conscience, l’organisatrice du « moi ». Elle est celle par laquelle nous nous définissons, celle à laquelle nous nous identifions.

Ensuite, Cauvin et Cailloux définissent la fonction auxiliaire, qu’ils apparentent à l’assistante de la fonction Dominante. Elle sert à l’équilibrer en terme de polarité (si la dominante est tournée vers l’extérieur, la fonction Auxiliaire le sera vers l’intérieur et vice versa), mais pas seulement. Elle sera forcément une fonction de Perception (Sensation ou Intuition) si la fonction Dominante est une fonction de Jugement ( Pensée ou Sentiment), et vice versa. Bref, la fonction Auxiliaire, est nécessaire à l’équilibre de l’individu.

La troisième fonction décrite, dans le livre “Deviens qui tu es” est la fonction Tertiaire. Cette dernière n’apparaît pas dans le sigle du type (les quatre lettres) et est plus inconsciente. Elle est la moins connue des 4 fonctions, car c’est la plus difficile à cerner.

Enfin, les auteurs décrivent la fonction « inférieure », qu’ils voient comme la plus fascinante des fonctions car directement liée à notre inconscient. Étant le terrain privilégié de nos erreurs et de nos faiblesses (lenteur, répétitivité des erreurs, susceptibilité, réagissant souvent à contretemps), elle constitue un formidable axe de croissance.

Chapitre 4 de « Deviens qui tu es » : Tracer son chemin

Dans ce chapitre, il sera présenté au lecteur la description de l’évolution du chemin en expliquant le passé et en donnant les clés de compréhension et d’action futures. Car connaître son type ne doit pas nous inciter à rester tel que nous sommes mais encore, cela doit nous encourager à évoluer.

4.1 Dynamique des fonctions et âges de la vie

Sur le plan chronologique également, les scientifiques s’accordent à dire qu’il existe des étapes d’évolution de la psyché. Eh bien, si les quatre fonctions existent à tout moment et sont toujours disponibles, il semble bien que là aussi il existe des cycles de développement directement corrélés aux cycles des âges de la vie de l’individu.

Ainsi on distingue :

  • Prime enfance
  • Âge de raison
  • Adolescence
  • Entrée dans l’âge adulte
  • « Crise de la quarantaine »
  • Maturité et sagesse

Pour chaque cycle le modèle décrit l’état d’avancement théorique des quatre fonctions. Cependant cette évolution n’est pas un processus continu et uniforme, mais se caractérise plutôt par des bonds directement liés à des événements et / ou des prises de conscience. Ce processus sera généralement inconscient mais le subir ou en prendre conscience aboutit à des résultats différents.

Il est cependant difficile de distinguer dans ce processus ce qui est « inné » de ce qui relève de la volonté personnelle ou de l’environnement.

À ce moment de l’ouvrage, Cauvin et Cailloux synthétisent dans une grille les étapes d’évolution de chaque fonction et comment elles se manifestent en fonction de si elles sont en « Dominante », « Auxiliaire », « tertiaire » ou « inférieure ».

4.2 Le processus d’individuation

ce qu'on ne veut pas

Le processus d’individuation est l’évolution d’une personne à l’intérieur de son profil. En d’autres termes, s’il existe comme les auteurs viennent de l’expliquer de nombreuses différences entre les 16 « types » de profil MBTI, il existe également d’énormes différences entre deux personnes d’un même type. Tout dépend de leur niveau de maturité vis à vis de leur propre développement de leurs fonctions.

À travers ce concept, Jung induit le fait que le but ultime d’un individu est d’être capable d’utiliser n’importe laquelle de ses quatre fonctions en fonction des situations.

Cependant les auteurs précisent 3 points importants à propos de l’individuation :

  • Tout d’abord, qu’il s’agit d’un processus, ce qui induit que c’est une quête plus qu’un résultat en soi ;
  • Ensuite que si l’être devient en capacité d’utiliser ses 4 fonctions de manière autonome c’est uniquement en rapport à son environnement… Être mature dans l’utilisation de ses fonctions sous-entend donc savoir utiliser à bon escient ses capacités en fonction de son environnement ;
  • Ce processus de développement de la maturité de l’individu vis à vis de la maîtrise des fonctions de son profil peut être conscient ou inconscient ;

Pour ce qui est du cycle du processus d’individuation, les auteurs précisent qu’il suit celui des cycles des âges de la vie. Idéalement, cela aboutit à une situation où l’individu ne ressent plus véritablement de facilité plus marquée avec l’une de ses fonctions qu’avec les autres. En allant à la rencontre de son inconscient, on gagne en capacité d’adaptation. La personne aura plusieurs cordes à son arc et pourra choisir la mieux appropriée en fonction de la situation.

Pour finir avec le processus d’individuation, les auteurs décrivent pour chacune des quatre fonctions (Sensation, Intuition, Sentiment et Pensée), des conseils pour essayer de les travailler, de les développer.

Chapitre 5 de « Deviens qui tu es » : Donner un sens

Ce dernier chapitre, va tenter de situer cette quête, dans un ensemble plus global, dans une perspective plus vaste qui lui donne un sens.

5.1 Des âges de la vie aux âges de l’humanité

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Crédit Photo : Gerd Altmann

À ce stade de l’ouvrage Cailloux et Cauvin commencent par justifier l’intérêt que chacun peut avoir à chercher à développer ses fonctions. Tout ce travail sur soi confère de multiples avantages.

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Sur le plan individuel :

  • Tout d’abord, bien entendu, se sentir mieux dans sa peau et pallier à la souffrance psychique.
  • Mieux vivre sa vie en lui trouvant et lui donnant un sens, à savoir grandir !
  • S’épanouir dans un nouveau « soi » qui révèle enfin son potentiel.

À partir de ce moment, les auteurs prennent du recul pour s’interroger sur le pourquoi et sur le sens à donner à la notion de développement individuel au sens large et à travers l’histoire.

5.2 Le cycle d’activation des fonctions

Dans cette dernière partie de leur ouvrage, Cauvin et Cailloux font une véritable plongée dans l’Histoire avec un grand « H ». Ils s’attachent à mettre en parallèle le développement de chaque fonction, avec certains grands événements de l’évolution de l’humanité.

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Crédit Photo : Alexas_Fotos

Ainsi, pour expliquer dans un premier temps le développement chez l’homme de la fonction de « Sensation », ils se réfèrent à l’homme préhistorique qui de par son environnement, ses besoins et ses capacités avait développé une habileté manuelle. Dans cette partie, ils expliquent bien que l’évolution de la taille du cerveau a toujours suivi l’évolution de l’habileté de l’homme à utiliser au cours des siècles, de nouveaux outils, ce qui le différencie de l’animal. En somme, la fonction « Sensation » semble bien être la fonction de base des origines de l’humanité technicienne que nous sommes devenus.

Après la maîtrise de son environnement, l’Homme (en fait l’homo sapiens) se caractérisera par sa faculté à distancier de son environnement et de l’action qu’il a sur lui. Il cherchera désormais sans cesse à comprendre le pourquoi des choses… D’ailleurs la recherche de rationalité et celle de compréhension, peuvent s’exprimer aussi bien sur le mode des valeurs personnelles, qui renvoie à la fonction « Sentiment », que sur celui des principes généraux, qui renvoie à la « fonction » de la Pensée.

C’est pourquoi ces deux dernières fonctions furent selon les auteurs les deux suivantes à se développer chez l’Homme.

L’essor des religions qui suivra, jouera un rôle majeur selon les auteurs dans le développement et l’activation de la fonction de la « Pensée ». Ceci, Cauvin et Cailloux l’illustrent avec de nombreuses références bibliques. Cependant, la « Pensée » se développera dans deux directions : tout d’abord en remettant en cause la structuration religieuse du monde et d’autre part en tentant d’instaurer un ordre relationnel.

Donc comme nous venons de le voir d’un point de vue Historique la première des quatre fonctions à s’être développée fut la Sensation, directement liée à la prise de contact de l’Homme avec le monde qui l’entourait. Puis émergèrent les fonctions de Sentiment (qui cherchait à donner une finalité, un but aux choses) et de Pensée (qui lui fait prendre conscience de sa place dans l’univers). C’est donc tout logiquement que les auteurs de « Deviens ce que tu es », nous décrivent enfin, l’apparition de la quatrième fonction, à savoir « l’Intuition ». Selon eux, le développement du « sixième sens » comme on aime à l’appeler, est à associer avec la quête spirituelle que l’homme moderne tend de plus en plus à poursuivre via un travail intérieur.

Et c’est sur l’hypothèse du développement hypothétique de l’Homme et de ses fonctions au cours des prochains siècles et millénaires que les auteurs terminent ce chapitre.

Types et tempéraments

Pour conclure, leur ouvrage, Cailloux et Cauvin les auteurs, offrent aux lecteurs une description détaillée des 16 profils Mbti. Chacune des descriptions est structurée sur la même base. Tout d’abord, un point sur les principaux atouts propres à chaque « type », car chacun des 16 « types » Mbti diffère des 15 autres par sa structure unique de fonctions.

Ensuite, les descriptions détaillées abordent l’aspect de la vie professionnelle c’est-à-dire aussi bien les domaines où le profil en question s’épanouira, que son type de management quand il est en position de hiérarchique.

Mais pour chacune des descriptions, les auteurs abordent également la face sombre ce qu’ils nomment « les excès du type ». En quelques lignes, ils dressent les points de faiblesse de chacun des 16 « types », c’est-à-dire les domaines pour lesquels il a plus de difficultés et surtout le genre de comportements extrêmes qu’il peut adopter s’il penche du mauvais côté.

La troisième sous-partie de chacune des 16 descriptions, est consacrée à la « fonction inférieure » du profil, celle pour laquelle il a le plus de difficultés, et donc celle par laquelle il a le plus grand potentiel d’évolution.

Enfin, chacun des 16 portraits se termine par quelques lignes sur les meilleurs conseils à suivre pour grandir, en d’autres termes, sur le chemin de développement possible.

tout le monde est génie

Avant de conclure, Pierre Cauvin et Geneviève Cailloux, livrent à leurs lecteurs le même type de descriptifs mais pour les 4 regroupements, appelés « tempéraments » :

  • Les « SJ », c’est-à-dire les « Gardiens »
  • « SP », c’est-à-dire les « Artisans »
  • « NT », c’est-à-dire les « Rationnels »
  • Et les « NF », c’est-à-dire les « Idéalistes »

Conclusion sur “Deviens qui tu es” :

J’espère que cette chronique vous aura donné envie d’en savoir plus sur le Mbti et toutes les possibilités qu’il nous offre. D’un point de vue personnel, j’avais découvert le Mbti dans le cadre de mon entreprise, et je me souviens avoir été subjugué par la précision de la description de mon profil effectuée par un expert en la matière. A la suite de ces deux journées de formation, je pris la décision de plonger tête baissée dans cette « science » et dans la connaissance de mon fonctionnement neurologique.

C’est alors que je commence à fréquenter les forums internet sur le sujet et que j’achète des livres. 2 ans après je saute le pas et me lance dans la réalisation de ce qui allait devenir le plus grand accomplissement de ma vie… Vaincre mes peurs, prendre une année sabbatique et faire le tour de l’Amérique du Sud en sac à dos, en solo, pendant 10 mois. Aujourd’hui, je sais que tout est possible.

Grâce au MBTI, je me connais parfaitement. Je m’appuie sur mes forces et travaille mes points de faiblesse. Je m’adapte beaucoup mieux aux situations de stress et j’ai retrouvé une confiance à toute épreuve. Enfin, je veux voir le monde, et accomplir tous mes projets les plus fous, car la vie n’attends pas quand il s’agit de se réaliser !

Mais je pense que la raison qui fait que le MBTI devrait être enseigné avant l’entrée dans la vie active ou plutôt dans la vie d’adulte, c’est pour sa formidable capacité à ouvrir les esprits. Comprendre que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, est le premier pas vers plus de tolérance !

Apprendre à se connaître ne signifie pas se regarder le nombril, bien au contraire. Cela permet de mieux se comprendre, de mieux s’accepter. D’ailleurs le philosophe Nietzsche lui même, le disait… « Deviens qui tu es ! » !

Points forts du livre Deviens qui tu es :
  • Vulgarise très bien, les travaux psychologiques de Carl Jung et de plusieurs autres scientifiques pour mieux se comprendre, grâce à des explications sur notre fonctionnement cérébral propre
  • Permet de s’accepter en prenant conscience de ses forces et de ses faiblesses innées, en fonction de son profil personnel, grâce à des explications illustrées et très claires
  • Aide à comprendre les autres et à gagner en tolérance à l’égard des fonctionnements différents du sien
  • En fin de comptes, « Deviens qui tu es », offre la possibilité au lecteur de gagner en efficacité dans sa communication et dans ses relations du quotidien
Points faibles du livre Deviens qui tu es :
  • Un ou deux passages sont un peu « techniques », mais ils ne sont cependant pas cruciaux à la compréhension globale de l’ouvrage

Nicolas Galli du blog Développer sa confiance grâce au Mbti

Ma note :

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1 Commentaire pour :

Deviens qui tu es







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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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