La force des discrets

La force des discretsPhrase-résumée de « La force des discrets, Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard » : Ce livre fait l’éloge des nombreuses qualités des introvertis, dans une société privilégiant à l’excès l’extraversion ; on y trouve un tour d’horizon des théories actuelles sur l’introversion, de nombreux conseils pour être plus heureux quand on est introverti, et des pistes pour trouver un équilibre harmonieux entre introvertis et extravertis.

Par Susan Cain, 2012, 339 pages, titre original : Quiet, The Power of Introverts in a World that Can’t stop Talking.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Julien du blog Un monde pour les introvertis.

Chronique et résumé de « La force des discrets, Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard »

Être introverti n’est pas une tare, mais un caractère comme un autre, qu’il convient de respecter. Pourtant, cette vérité est loin d’être connue ! Beaucoup se reprochent d’être introvertis, ou ignorent qu’ils sont introvertis et se croient surtout timides. Près d’une personne sur deux est introvertie : vous avez donc plus de chances d’être introverti que vous ne le croyez !
Un jour, j’ai découvert que j’étais introverti, et cela a beaucoup amélioré ma vie. Depuis, passionné par le sujet, je partage mes découvertes et mes expériences sur mon blog.

C’est grâce au livre de Susan Cain, dont je vous propose la chronique ici, que j’ai découvert ce thème. Ce livre passionnant vous aidera à savoir si vous ou l’un de vos proches êtes introverti, et démontre pourquoi l’introversion est souvent perçue comme une tare dans nos sociétés occidentales. Enfin et surtout, c’est un véritable appel à redonner toute sa valeur à ce caractère qui cache souvent de nombreuses qualités moins visibles que celles des extravertis.

INTRODUCTION

« Le nord et le sud du tempérament »

Le livre commence par l’histoire de Rosa Parks, cette femme noire qui refusa de laisser sa place à un blanc dans un bus, à une époque où ce geste était passible de prison (1955). Ce fut l’élément déclencheur d’un grand mouvement de protestation non violente dirigé par Martin Luther King.
R. Parks était une personne calme, réservée. King, à l’inverse, était un orateur capable de galvaniser les foules. L’un n’aurait pas réussi sans l’autre. Rosa Parks n’aurait jamais su dire « j’avais un rêve », M. Luther King n’aurait probablement pas reçu tant d’admiration sans le geste impressionnant de cette femme discrète. 

L’extraverti a besoin de l’introverti, et inversement. Ce sont deux forces qui se complètent, et si différentes l’une de l’autre.
L’axe introversion – extraversion est le plus important de notre personnalité : « le nord et le sud du tempérament ». Presque aussi important que notre sexe ou notre origine.

L’idéal extraverti

Il y aurait dans la société entre 30 et 50 % d’introvertis. Surprenant ? Pas tant que cela… La société privilégie majoritairement le caractère extraverti. Les introvertis jouent donc un rôle, pour faire comme les autres. Susan Cain aime dire que nous vivons dans une société où règne l’« idéal extraverti ».
Pourquoi admire-t-on une personne extravertie ? Car elle est à l’aise en société, a de la répartie, aime travailler en groupe, etc.
À l’introversion, on associe tous les maux de la Terre : timide, asocial, rêveur, solitaire…

Pour Susan Cain, « les introvertis vivant dans le monde de l’idéal extraverti sont comme des femmes dans un monde d’hommes ».

Pourtant, sans les introvertis, une liste interminable de découvertes, d’œuvres d’art, ou même de grandes entreprises (comme Google ou Apple) n’aurait jamais vu le jour. Des tournants historiques sont le résultat d’actions de personnes introverties (Gandhi, Rosa Parks, Eleanor Roosevelt).

Les qualités oubliées des introvertis

Les expériences des introvertis sont souvent difficiles : enfants, on leur a dit qu’ils devaient « sortir de leur coquille » ; adultes, ils doivent survivre dans des bureaux sans murs, avec des managers qui privilégient celui qui sait se mettre en avant. Souvent, leur estime de soi en pâtit, jusqu’au jour où ils découvrent qu’ils sont introvertis, et que c’est normal. Cette découverte change leur vie.

Les personnes introverties ont généralement de nombreuses qualités qui peuvent être d’une grande force si elles sont exploitées. Par exemple, la capacité d’écoute et de garder son calme peut être très puissante lors de négociations.

Qu’est-ce précisément que l’introversion ?

Les introvertis sont orientés vers leur monde intérieur, et ont besoin de moins de stimulation que les extravertis qui sont orientés, eux, vers le monde extérieur.
Les introvertis aiment la réflexion et la concentration, à l’inverse des extravertis qui préfèrent l’action et l’adrénaline.
Les introvertis ne sont pas forcément timides. Pas plus que les extravertis.

NOTE : pour savoir si vous êtes introverti ou extraverti, je vous invite à lire l’article suivant sur mon blog : Êtes-vous introverti ou extraverti ?

Introvertis, avez-vous une place dans la société ? Ou faut-il se résoudre à suivre le modèle majoritaire imposé ? C’est la question à laquelle Susan Cain essaie de répondre dans ce livre.

Chapitre 1 : L’idéal extraverti.

1. L’ascension du gars vachement sympa.

Résumé de chapitre : la société a profondément changé avec l’industrialisation suivie de l’immigration urbaine. Nous sommes passés d’une culture du caractère (relativement favorable aux introvertis) à une culture de la personnalité (favorable aux extravertis).

La culture du caractère.
Jusqu’au début du vingtième siècle, l’homme admiré était un homme intègre, avec des valeurs qu’il gardait tout au long de sa vie. Cet homme vivait majoritairement dans de petites bourgades de province, où il connaissait ses voisins, et où tous le connaissaient. Ses actes étaient importants pour sa reconnaissance sociale. On parlait d’honneur et de sens moral.

La culture de la personnalité.
Avec l’arrivée de l‘industrialisation et du capitalisme dur, la société a eu besoin de personnes qui savaient vendre. De plus, l’homme des années vingt se retrouve dans de grandes villes où il ne connaît personne. Il devient important de faire bonne impression. Tous les aspects de la société américaine ont basculé vers cette culture : l’entreprise ne recrute plus que des employés doués pour la présentation, les manuels de développement personnel ne parlent plus que de prise de parole et d’apparence, les publicités prônent des médicaments soulageant le trac.

Le rôle des psychologues et de l’éducation.
Dans les années vingt, les psychologues considèrent la timidité comme un défaut à corriger. Les parents d’introvertis sont persuadés qu’ils doivent aider leurs enfants à s’en sortir, et en parlent avec les professeurs. Puis, pour entrer dans les universités prestigieuses, il faut savoir se vendre.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Plus que jamais, la culture de la personnalité bat son plein. La proportion d’Américains se considérant comme timides a beaucoup augmenté au cours des dernières décennies, reflétant le fait que les introvertis se sentent de plus en plus en décalage, dans une société de plus en plus extravertie.

La question que se pose Susan Cain : « le but ultime est-il de devenir tellement à l’aise qu’on puisse leurrer n’importe qui sans qu’il se doute de rien ? »

2. Le mythe du leader charismatique.

Résumé du chapitre : la société adule les extravertis et favorise leur ascension ; pourtant, les introvertis tiennent souvent des postes clés, et utilisent leurs qualités d’introvertis pour être respectés.

Un génie de la vente adulé aux États-Unis : Tony Robbins.
Nombreux sont ceux qui paient des milliers de dollars pour venir le voir. C’est le champion du développement personnel aux États-Unis. Il a conseillé des centaines de personnalités politiques et grands patrons d’entreprise.
Son message ? Il faut sourire, être confiant en soi, plein d’énergie, être le plus extraverti possible pour obtenir ce que l’on veut. Il est lui-même plutôt hyperactif : pendant son show, il bondit et s’enthousiasme. La foule de spectateurs le suit dans des cris de liesse et d’admiration. Apparemment, il faut imiter Tony pour être un bon leader.

La Harvard Business School (HBS), où l’introversion est un facteur d’échec.
Cette école est l’une des meilleures écoles au monde. Nombreux sont les dirigeants politiques ou d’entreprise qui en sortent. L’influence de cette école sur la société est donc importante.
Ici, tout est organisé pour favoriser l’extraversion : qui n’a pas assez parlé pendant le semestre reçoit une mauvaise note ; les étudiants qui réussissent sont ceux qui organisent le plus de soirées excentriques et d’évènements extrascolaires, les classes se font en travaux de groupes, etc.

Susan Cain a rencontré un étudiant introverti dans cette école : il s’est décrit comme en permanence exténué et mal accepté par les autres étudiants. Il se demande même s’il ne devrait pas être plus extraverti pour être normal.
Mais un jour, cet élève introverti a effectué un voyage dans son pays d’origine, la Chine. Là, il découvre l’importance de la réflexion et de l’écoute. Ce modèle de la Harvard n’est donc pas le seul modèle possible.

À trop suivre les extravertis, l’on perd en qualité.
A priori, les introvertis ont autant de bonnes idées que les extravertis. Pourtant, ce sont celles des extravertis que l’on suit en général. Pourquoi ? Car ils savent nous persuader avec leur bagout. De nombreuses bonnes idées sont ainsi perdues, car personne ne les écoute.

Pourtant, nombreux sont les patrons introvertis. Et grandes sont leurs qualités.
De nombreuses grandes entreprises ont à leur tête un introverti. Leurs qualités ?

  • Ils seraient plus enclins à favoriser le développement de leur entreprise que celui de leur ego ;
  • Ils encourageraient la prise d’initiative de leurs associés et subordonnés ; notamment, ils les font participer aux décisions.

Grâce à ces deux qualités, ils auraient tendance à prendre des décisions de meilleure qualité.

Attention ! Le but n’est pas de dire que les introvertis sont meilleurs que les extravertis, mais de redonner la place méritée dans la société à leur style de management, à leur manière d’être, à égalité avec les extravertis.

 

3. Quand collaborer tue la créativité

Résumé du chapitre : comment l’idéal du travail de groupe est né et s’est inséré dans toutes les strates de la société, alors que toutes les études montrent que l’on est plus créatif en travaillant seul. Les introvertis le savent d’ailleurs d’instinct !

C’est en travaillant seul que l’on est créatif.
Steve Wozniak (cofondateur d’Apple) a inventé son micro-ordinateur en travaillant seul chez lui, pas en participant à des travaux de groupes. La plupart des artistes, musiciens, créateurs, vous diront également que c’est durant leurs entraînements solitaires qu’ils ont le plus progressé.

Le culte du travail de groupe.
Quelle entreprise, quel responsable d’équipe ne croit pas aveuglément au bénéfice d’encourager le travail d’équipe pour augmenter la performance ?
La vie des grandes entreprises est « calée » sur le travail d’équipe : bureaux sans murs, agendas électroniques partagés, réunions du matin jusqu’au soir.

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L’« Open space » tue la productivité.
De nombreuses études le montrent : l’absence d’espace privé pour travailler seul et se ressourcer dans le calme engendre stress et fatigue chez les employés, et diminue leur productivité. Pourtant, seules quelques entreprises ont commencé à en prendre note et à réorganiser leur espace de travail, notamment en créant des espaces flexibles, offrant des possibilités de solitude ou de rencontre.

Le mythe du brainstorming
Ici encore, les études sont formelles : si l’on donne à 10 personnes du temps pour réfléchir seules, et qu’on leur demande de confronter leurs résultats par la suite, alors leurs résultats seront meilleurs que si on leur demande de lancer des idées au hasard devant le groupe. Leurs résultats seront également plus authentiques, et moins influencés par le groupe.

Il ne faut pas arrêter de collaborer, car la collaboration a également du bon. Mais il faut redonner sa place au travail solitaire.

Chapitre 2 : L’impact de la biologie.


4. Le tempérament induit-il la destinée ?

Résumé du chapitre : l’introversion aurait une origine génétique importante, mais cette origine n’explique pas tout. Les expériences de la vie ont bien sûr également leur importance. Les introvertis seraient plus souvent timides que les extravertis, car plus sensibles aux expériences qu’ils ont vécues dans leur enfance.

Une origine génétique possible de l’introversion : la sensibilité de l’amygdale.
Jerome Kagan, professeur en psychologie né en 1929, a effectué une étude sur 500 enfants de leur naissance à leur âge adulte. Il a identifié deux types de bébés : ceux « à réactivité basse », et ceux « à réactivité haute ». Ces derniers étaient beaucoup plus sensibles à tout ce qui se passait autour d’eux, étaient plus agités et pleuraient plus. Ils ont une amygdale plus sensible que les autres. L’amygdale est cette partie de notre cerveau à l’origine du réflexe « bats-toi ou cours ».

Or, J. Kagan a prouvé que les enfants « à réactivité haute » ont plus de chances d’acquérir un caractère introverti. Lorsqu’ils grandissent, les enfants à réactivité haute deviennent plus réfléchis, passent plus de temps à analyser les choses. Ils ont aussi plus tendance à culpabiliser s’ils ont fait une bêtise.

L’anxiété sociale ou la timidité sont-elles liées à l’introversion ?
Oui et non. Les enfants introvertis ont plus de chances de devenir fortement timides que les autres. Mais les enfants introvertis n’ont pas une prédisposition à la timidité.
En fait, les enfants introvertis sont plus sensibles à la manière dont on les éduque que les autres enfants. Ainsi, si un enfant « à réactivité haute » est élevé dans un milieu peu favorable (dans la violence, sans amour…), il aura plus de chances de développer une anxiété sociale qu’un enfant « à basse réactivité ». Ce même enfant élevé dans un environnement très propice aura plus de chances de réussir dans sa vie qu’un enfant à basse réactivité.

Pourquoi ? Car ces enfants observent et analysent beaucoup, en tirent des enseignements. Si on leur en laisse le temps, et qu’on les encourage à cette réflexion, alors ils peuvent se développer et devenir des adultes tout à fait en phase avec eux-mêmes, agréables en société, à l’écoute des autres, etc.

Les introvertis ont-ils peur de parler en public ?

Susan CainBeaucoup d’introvertis n’ont pas plus peur de parler en public que les autres.
(Ci-contre : Susan Cain parlant dans une conférence TED. Susan Cain se présente comme très introvertie).

La peur de parler en public prendrait avant tout son origine dans la peur « animale », puisée dans la nuit des temps, du regard menaçant d’un ennemi dans la jungle (un animal sauvage, ou un chasseur de la tribu voisine). Cette peur touche aussi bien les extravertis que les introvertis. Cette peur est également souvent liée à des expériences faites durant l’enfance.

NOTE : vous pouvez également retrouver un article sur mon blog qui illustre bien cette origine génétique de l’introversion : Sommes-nous nés introvertis ?

5. Au-delà du tempérament.

Résumé du chapitre : peut-on influencer son tempérament au cours de sa vie ? Oui, dans une certaine mesure. On peut s’entraîner à sortir de sa zone de confort, mais une personne introvertie ne deviendra jamais une personne totalement extravertie. Il faut trouver son point d’équilibre pour vivre heureux.

La forte réactivité de notre amygdale nous reste à vie, mais on peut apprendre à la contrôler.
On a pu montrer à l’aide d’imagerie cérébrale que les personnes nées avec une amygdale fortement réactive ont gardé les mêmes caractéristiques à l’âge adulte. Pourtant, beaucoup de ces enfants sont devenus des adultes tout à fait capables de faire des présentations à un public important, et ne sont pas timides.
Comment est-ce possible ? Ces personnes ont appris à dominer leur amygdale, grâce à leur cortex frontal. Cette partie de notre cerveau sert à contrôler les émotions. Autrement dit, à expliquer à l’amygdale qu’il faut qu’elle se calme, on ne risque rien.

Que se passe-t-il en général pour une personne « à réactivité haute » qui a appris à dominer ses émotions, lorsqu’elle entre dans une salle de cent personnes à qui elle doit exposer ses idées ? Pendant une fraction de seconde, l’amygdale lui envoie un signal de panique, immédiatement contrôlé et apaisé par le cortex frontal
En revanche, le cortex frontal reste moins puissant que l’amygdale. C’est une partie de notre cerveau plus récente sur le plan évolutif. Elle n’est donc pas toute puissante, et dans certaines situations, l’amygdale reprend le dessus. Cela explique pourquoi dans certaines situations (par exemple si on est mal préparé, ou fatigué) le sentiment de panique nous gagne de nouveau sans que l’on comprenne pourquoi.

Notre tempérament est comme un élastique. Il faut savoir l’étirer, puis revenir au repos.
Grâce à nos expériences, notre volonté, nous pouvons étirer l’élastique, et nous entraîner à être à l’aise dans de nouvelles situations, telles que la prise de parole en public. Mais il nous faut revenir au point de repos (notre zone de confort) pour reprendre nos forces.
Savoir cela est extrêmement puissant, car nous pouvons ainsi organiser nos vies de manière à tirer sur l’élastique dans certaines circonstances, pour progresser dans nos carrières, ou dans notre vie personnelle. Nous aurons d’autant plus de chances de réussir si nous aménageons des plages de retour au point mort de l’élastique (préparation de la conférence dans le calme chez soi, petite marche solitaire à la pause, etc.).

Bien écouter sa sensibilité à la stimulation.
Les introvertis sont généralement plus sensibles aux stimulations extérieures que les extravertis. Par exemple, pour un niveau d’efficacité identique au travail, les extravertis préféreront écouter plus fort leur musique que les introvertis. Cela explique que les introvertis ressentent souvent un sentiment de grande fatigue lorsqu’ils sont dans une salle emplie de bruits (conversations bruyantes ou musique à pleins décibels), alors que les extravertis s’y sentent bien.

En trouvant son point d’équilibre idéal, on peut donc considérablement améliorer la qualité de sa vie.

 

6. « Franklin était un politicien, mais Eleanor parlait avec sa conscience ».

Résumé du chapitre : il faut des deux tempéraments pour faire un monde. Chaque tempérament a ses qualités et ses défauts, ses apports respectifs à la société. 

L’histoire des Roosevelt : un bel exemple de complémentarité des tempéraments.
Lui, devenu président des États-Unis en 1933, était le profil type de l’extraverti. Aimant particulièrement les bains de foule, débordant d’énergie. Elle, était réservée. Pourtant, elle était habitée d’une passion : secourir les démunis. Tout au long de leur vie, ils furent complémentaires. Il agissait, et elle lui ouvrait les yeux sur la réalité du pays.

Les découvertes du Dr Elaine Aron : naissance du concept d’hypersensibilité
Le Dr Elaine Aron, psychothérapeute américaine, reprit les travaux de Kagan sous un nouveau jour. La « réactivité haute » de Kagan devient l’hypersensibilité. Et elle montre que les personnes hypersensibles sont à 70 % des introvertis. Ce qu’elle montre également : les personnes hypersensibles réfléchissent de manière plus complexe que la moyenne, et ont une forte empathie pour le prochain. Ils remarquent des détails que d’autres ne voient pas, tant dans les faits que sur le visage des autres personnes. Ils sont donc plus enclins à remarquer les émotions des autres et à en être touchés. Elle reconfirme également de nombreuses découvertes de Kagan comme le fait que ces enfants hypersensibles ont un degré plus élevé de culpabilité face à la faute, et sont plus sensibles aux stimulations extérieures.

Pourquoi les hypersensibles ont-ils survécu à la sélection naturelle lors de l’évolution de l’espèce humaine ?
Selon le Dr Aron, les hypersensibles ont certaines qualités qui leur donnent un avantage sélectif pendant l’évolution. Depuis, ces théories ont été reprises par de nombreux chercheurs, et été étendues à d’autres espèces. On a ainsi montré que beaucoup d’espèces animales avaient dans leur groupe une minorité d’individus plus « timides ». Ces individus partent moins loin que les autres chercher leur nourriture, sont moins curieux que les autres lorsqu’un nouvel élément arrive dans leur vie.

Chaque tempérament a son avantage : sans les intrépides, on manquerait de nourriture, ou on ne découvrirait pas de nouveaux territoires nous permettant de nous développer. Sans les « timides », le groupe finirait par disparaître à force de prises de risques. Les « timides » calment le jeu.

Pour les êtres humains, c’est pareil. Peut-être serions-nous en permanence en guerre s’il n’y avait pas les voix calmes pour rappeler à la raison ? Sans les calmes qui réfléchissent dans leur coin, peut-être aurions-nous eu beaucoup moins d’inventions et l’humanité ne serait-elle pas où elle en est aujourd’hui ?

 

7. Les raisons du krach boursier de Wall Street et du succès de Warren Buffet.

Résumé du chapitre : Les extravertis ont tendance à prendre plus de risques que les introvertis. S’il y avait eu plus d’introvertis aux postes clés de la finance, peut-être aurions-nous évité le krach boursier de 2008.

Les extravertis aiment l’« agitation positive » qui les mène à la récompense
Ils sont souvent dans cet état si agréable d’excitation, d’enthousiasme, lorsque l’on sait que l’on va recevoir une récompense. Susan Cain appelle ce sentiment l’« agitation positive ».
Nous connaissons tous ce sentiment, mais les extravertis le connaissent plus que les introvertis, semble-t-il. Ils ont plus de mal à calmer cette petite voix intérieure parfois déraisonnable qui leur dit « vas-y, fonce ! ».
D’après Susan Cain, les extravertis auraient par exemple plus tendance à prendre des risques aux jeux, à être infidèles à leur partenaire, à avoir des relations sexuelles non protégées.

Albert EinsteinAvantages et défauts de cette « agitation positive »
Cet état d’excitation a bien sûr un avantage indéniable : il nous encourage à repousser nos frontières, à nous engager à fond dans des projets, à rencontrer d’autres personnes.
Par contre, trop de risques tuent le risque. Les introvertis pèsent le pour et le contre, et ne se laissent pas aveugler par le gain possible. Souvent, ils font de meilleurs traders boursiers sur le long terme : le trader extraverti voudra des gains immédiats, et prendra plus de risques pour cela que le trader introverti.

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De plus, des études ont montré que les introvertis étaient meilleurs à la résolution de problèmes complexes. Ceci ne serait pas du tout lié à une différence de Q.I., mais au fait que les introvertis sont plus patients. Si l’on force les extravertis à prendre leur temps, ils auront d’aussi bons résultats.
Einstein disait : « Ce n’est pas que je sois particulièrement intelligent. Je passe simplement plus de temps sur les problèmes ».

Le Krach boursier de 2008 n’aurait pas eu lieu s’il y avait eu plus d’introvertis aux postes clés.
C’est l’hypothèse qu’avance Susan Cain. Selon elle, de nombreuses personnes avaient anticipé cette catastrophe. Ces personnes étaient généralement des conseillers financiers solitaires, des sortes de sages de la finance. Plutôt du type introverti donc. Warren Buffet, homme d’affaires célèbre et l’un des hommes les plus riches de la planète, est l’un d’eux.
Toutes les entreprises devraient faire attention à recruter les deux types de personnalités : on a besoin de ceux qui poussent à prendre des risques, et de ceux qui disent : « attends deux minutes… tu es sûr que c’est la meilleure solution ? »

Conseil aux introvertis et aux extravertis : trouvez votre équilibre sur « l’éventail de la sensibilité à la récompense ».
Trop d’introvertis essaient de suivre le rythme effréné des extravertis !
Il faut suivre son propre rythme. Et l’idéal est d’avoir une profession qui correspond à notre personnalité. Les extravertis sont généralement excellents pour gérer de multiples taches à la fois et aller vite. Les introvertis sont bien meilleurs dans des tâches continues, qui demandent concentration et persévérance. 

 

Chapitre 3 : Toutes les cultures ont-elles un idéal extraverti ?

 

8. Le pouvoir par la douceur.

Résumé du chapitre : certaines cultures sont plus extraverties que d’autres. En Asie, l’on respecte l’introspection, la pensée, beaucoup plus que la parole. Chaque société a ses avantages et ses défauts, mais cela nous montre qu’il est aussi possible d’achever de grandes choses par la douceur.

Les différences culturelles entre les Asiatiques et les Américains.
Les Asiatiques arrivant aux États-Unis ont souvent un choc culturel important. Venant d’une culture où la réflexion prime, ils ont l’impression d’être perdus dans un flot de paroles futiles.
En effet, chez eux, l’adolescent admiré est celui qui étudie dans le calme chez lui, écoute avant de parler, respecte son prochain. On privilégie la communauté à l’individualisme. Pour faire partie de la communauté, il faut être humble.

Dans nos sociétés occidentales, c’est l’individualisme qui prime. Il faut avoir sa propre idée sur tout, et la dire haut et fort pour être respecté.
Les Asiatiques sont souvent de très bons élèves aux États-Unis. Mais ils parlent peu. Cela leur pose des problèmes tout au long de leurs études, mal intégrés dans la communauté d’élèves, et considérés comme trop timides par leurs professeurs. Plus tard, ils ont souvent des problèmes à accéder à des postes de management.
Pourtant, les mêmes personnes en Asie auraient eu beaucoup plus de chance d’accéder à des postes de responsabilité, pour les mêmes qualités qui leur sont reprochées aux États-Unis : calme, réflexion, respect d’autrui.

Le leader charismatique calme : les clés de la réussite pour les introvertis.
En Chine, pour être un chef respecté, il ne faut pas parler haut et fort. Pourvu que les idées soient intéressantes. Selon un coach que Susan Cain a rencontré, dans les cultures d’Asie on persuade « par la douceur », l’autre est alors « conquis ». Alors que dans nos cultures occidentales on persuade par des méthodes plus agressives, on « assomme » l’autre. 
Un excellent exemple de leader ayant conquis le pouvoir par la douceur est Gandhi. Il était timide, redoutait de parler en public, et toute sa vie n’est faite que de concessions, de soumissions, pour mieux faire passer ses idées. Au bout du compte, ses idées ont triomphé.

Or, pour persévérer longtemps sans faire de vagues, il faut une détermination de fer. Il faut résister à ses démons intérieurs nous disant d’arrêter et de nous concentrer sur des gains ou des récompenses rapides. Il faut savoir se concentrer durant de longues heures, des journées entières, rester focalisé sur sa passion.
Si vous avez bien suivi le résumé de ce livre jusqu’ici, vous aurez compris que les personnes les mieux équipées par leur personnalité pour obtenir le pouvoir par la douceur sont les introvertis.

Introvertis : sachez donc utiliser cette force qui est en vous ! Étudiez, préparez longtemps vos interventions, faites passer les messages en lesquels vous croyez avec ferveur, soyez authentiques, et vous n’aurez plus besoin de prouver en permanence à votre entourage ce que vous valez par un flot de paroles superficielles.

 

Chapitre 4 : Comment aimer, comment travailler ?

 

9. Quand faut-il se faire passer pour plus extraverti que l’on est ?

Résumé du chapitre : chacun de nous a la possibilité de jouer un rôle, mais il doit connaître sa zone de confort et y revenir après avoir joué ce rôle. Pour jouer à l’extraverti si on est introverti, mieux vaut être passionné par le sujet qui nous pousse à jouer ce rôle.

Chacun de nous a-t-il différentes personnalités, qu’il peut choisir suivant les circonstances ?
Brian Little, professeur et chercheur en psychologie à l’université d’Harvard, est véritablement une « star » dans son université. Les étudiants l’adulent pour sa capacité à galvaniser son auditoire, pour son talent exceptionnel d’orateur. Pourtant, c’est bien un introverti, qui passe ses fins de semaine seul dans sa maison perdue au milieu de la forêt.
Nous jouons un rôle différent suivant les circonstances. Même si nous redoutons les foules, nous sommes capables d’apprécier pour un soir la fête d’anniversaire de notre conjoint. Alors, avons-nous différents « moi » ?

Un débat houleux anime la communauté des psychologues : entre ceux qui, dans la lignée de Jung, pensent que chaque être humain a un caractère propre pour toute sa vie, et devrait s’y conformer, et ceux qui pensent que le caractère est variable et s’adapte aux situations. La vérité est probablement un peu entre les deux : nous naissons et gardons toute notre vie un caractère donné, mais sommes capables de l’influencer.

Est-ce « bien » de se faire passer pour ce que l’on n’est pas ?
Dans notre culture, il faut être authentique. Shakespeare disait : « sois fidèle à toi-même avant tout ».
Cependant, est-ce mal de jouer un rôle ? En particulier, s’il faut jouer un peu à l’extraverti pour promouvoir un sujet qui nous passionne ?

Probablement pas. Susan Cain donne l’exemple de deux de ses clientes introverties. Les deux passaient beaucoup de temps dans leur profession à parler en public. Pourtant, l’une était heureuse, l’autre non. Pourquoi ? La première travaillait pour un projet humanitaire qui la passionnait. Lorsqu’elle parlait en public, elle trouvait l’énergie nécessaire pour faire passer son message. La seconde travaillait comme avocate, un peu malgré elle. Elle n’avait jamais réfléchi si c’était vraiment le métier qu’elle aimait. Pour celle-ci, parler en public était un calvaire, et elle était en permanence exténuée.
Donc oui, on peut jouer un rôle, mais pour aimer jouer ce rôle il faut que la cause nous passionne. Par contre, attention à toujours retrouver sa zone de confort à la suite d’un jeu de rôle. Sinon, attention au surmenage

L’importance de bien choisir sa carrière.
Plus que pour quiconque : il est très important pour les introvertis de bien choisir leur carrière.
D’une part pour les raisons énoncées ci-dessus : il leur sera beaucoup plus facile de sortir de leur zone de confort pour une cause qui les passionne.
D’autre part, parce que les introvertis (plus que les extravertis) ont tendance à oublier ce qu’ils aiment eux-mêmes. Ils sont tellement habitués à jouer un rôle depuis leur enfance, où on leur apprend à rentrer dans le moule du groupe extraverti, que cela leur paraît tout à fait normal d’être mal à l’aise au travail. « Il faut bien gagner sa vie ! »

Susan Cain donne ensuite dans ce chapitre quelques conseils concrets aux introvertis pour réfléchir à ce qu’ils aiment et à leur carrière. Par exemple : quels étaient vos rêves étant petits ? Quelles sont les activités que vous aimez faire aujourd’hui ? De quoi êtes-vous jaloux chez votre prochain ?

Évidemment, tout le monde ne peut pas devenir écrivain.
Mais même si vous choisissez un emploi qui n’est pas votre passion, faites attention à ce que cet emploi vous offre des conditions satisfaisant vos besoins d’introvertis : par exemple un bureau à vous, ou la possibilité de travailler de chez soi, ou une culture d’entreprise qui respecte la vie privée.
Plus les conditions dans lesquelles vous vivez et travaillez sont adaptées à votre personnalité, plus vous serez capable en temps voulu de sortir de votre zone de confort, et de jouer un rôle qui n’est pas forcément votre rôle naturel.

10. Le fossé de la communication.

Résumé du chapitre : au premier abord, on pourrait dire qu’introvertis et extravertis ne sont pas faits pour s’entendre. Pourtant, ils sont indéniablement attirés les uns vers les autres. Ils se complètent. S’ils apprennent à communiquer ensemble, ils ont tant à s’apporter mutuellement !

Les introvertis et les extravertis s’aiment, mais ont souvent des difficultés à communiquer ensemble.
Nombre sont les couples ou les amis introvertis/extravertis. Ils sont si différents, mais irrésistiblement attirés l’un vers l’autre. Souvent ils s’admirent : l’un pour la capacité de l’autre à parler, l’autre pour la capacité du premier à l’écouter ou à l’apaiser.

Pourtant, très souvent, ils ne se comprennent pas. Susan Cain donne l’exemple d’un couple dont le mari extraverti souhaite organiser une soirée chez eux toutes les semaines, elle refuse. Le ton monte, elle se sent agressée par les reproches de son mari, finalement s’enferme dans son silence ; lui s’énerve encore plus devant tant d’indifférence, la traite d’asociale, et finalement claque la porte.

En fait, il y a deux raisons principales à cette situation :

  • Les introvertis ont tendance à éviter le conflit. Les extravertis, au contraire, aiment ce conflit. Ainsi, quand sa femme reste silencieuse en réponse à ses attaques, il ne comprend pas cette attitude et l’interprète comme de l’indifférence.
  • Il y a une incompréhension mutuelle profonde : lui ne comprend pas qu’elle ait besoin de solitude après une journée fatigante ; elle ne comprend pas qu’il n’ait pas envie de profiter d’elle en tête à tête.

Les introvertis sont-ils asociaux ?
Bien sûr la réponse est non. Ils sont sociables différemment.
Les études montrent que les extravertis ont en moyenne plus d’amis, mais qu’il n’y a aucune relation entre le degré d’extraversion et la qualité de ces amitiés. Celle-ci dépend de la gentillesse, qui se répartit également entre introvertis et extravertis.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  La voie du Kaizen

Les extravertis aiment voir tous leurs amis ensemble, les introvertis préfèrent les voir en petits groupes. Idéalement en tête à tête.
Cela s’explique par le fait que les introvertis sont peu doués pour analyser de nombreuses informations en même temps : ils sont très sensibles à la stimulation extérieure. S’il y a plusieurs conversations à la fois autour d’eux, alors ils perdent leur concentration et se fatiguent rapidement.

Comment résoudre ce problème de communication ?

    1. Pour les extravertis : en apprenant à maîtriser leur colère. Il n’y a rien de constructif à laisser libre cours à sa colère. Au contraire, plus on y laisse libre cours, plus cela l’entretient.
    2. Pour les introvertis : en apprenant à exprimer ce qu’ils pensent. Les introvertis évitent le conflit souvent par crainte d’avoir tort ou de « perdre la partie », étant habitués à être peu doués pour avoir de la répartie. C’est pourquoi ils préfèrent se taire. Mais pour un extraverti, ce silence est bien pire qu’un mot de travers.
    3. Pour les deux : parler ouvertement de leur degré d’extraversion, de leurs préférences. Puis chercher des compromis.

Introvertis et extravertis ont tant à s’apporter mutuellement ! Et ils s’ignorent…
Si les extravertis savaient comme les introvertis sont généralement heureux de se faire entraîner le temps d’une soirée dans des discussions drôles et légères !
Si les introvertis savaient à quel point les extravertis apprécient le fait qu’ils peuvent se confier lorsqu’ils passent une soirée en tête à tête !

Alors, introvertis et extravertis, ouvrez le dialogue, et apprenez à faire profiter aux autres des qualités de votre personnalité !

NOTE : vous trouverez plus de détails sur les différences de comportement qui génèrent incompréhension entre introvertis et extravertis dans l’article suivant : 6 comportements qui énervent les extravertis.

11. Des cordonniers et des généraux.

Résumé du chapitre : les enfants introvertis n’ont pas toujours la vie facile. L’école en particulier peut être un environnement stressant pour eux. Le rôle des parents est clé : en les rassurant, mais en les poussant parfois à dépasser leurs peurs, on peut les aider à avoir une vie heureuse. Pour cela, encore faut-il que leurs parents comprennent leur personnalité et leurs besoins.

Il est avant tout crucial que les parents comprennent leur enfant.
Enfant seulLe pire pour un enfant introverti, c’est d’avoir des parents qui cherchent à « soigner » son tempérament introverti. Bien sûr, l’introversion ne se soigne pas. Au contraire, dans un tel cas de figure, l’enfant apprendra à dénigrer son tempérament. Les ingrédients sont réunis pour manquer de confiance en soi à l’âge adulte.

À l’inverse, comme les enfants introvertis sont peu enclins à prendre des risques naturellement, il est important de les pousser à dépasser leurs peurs. Il faut le faire avec tact. Les inciter, leur donner envie, sans les forcer. Une bonne technique consiste aussi à dire que nous aussi on avait peur de telle chose quand on était petit.
Et puis, admirer les qualités de son enfant, et les lui faire remarquer : sa concentration, sa perspicacité, son intérêt pour la musique, etc.
En résumé : encourager ses qualités d’introverti, et le pousser gentiment à s’adapter petit à petit à des situations sociales au départ stressantes, pour mieux s’y épanouir par la suite.

Comment l’aider à ne pas devenir timide ?
D’abord, ne jamais le qualifier de timide !
Lorsque l’on attribue à un enfant un qualificatif péjoratif de la sorte, cela a tendance à s’ancrer dans son esprit pour longtemps. 
Ensuite, « l’exposer progressivement ». L’inciter à participer à des situations sociales qui l’inquiètent au départ. Cela peut se faire par petits pas. Par exemple, l’inciter à dire un poème devant trois de ses meilleurs amis à la maison. Lorsqu’il aura fini, le féliciter abondamment. Puis l’aider à préparer un exposé qu’il devra faire devant la classe. Après l’exposé, en parler ouvertement avec lui. A-t-il été stressé ? Pourquoi ? Dédramatiser la situation et le féliciter de l’avoir accompli.

Commencer le plus tôt possible. Ce sont les mauvaises expériences qui créent généralement la timidité. Si vous le laissez avoir de mauvaises expériences à l’école sans votre accompagnement, cela peut être difficile à rattraper par la suite.
Apprenez-lui des éléments simples de la confiance en soi : regarder dans les yeux, sourire, se tenir droit.

L’école est-elle faite pour les enfants introvertis ?
Être du matin jusqu’au soir entouré d’autres enfants. Devoir répondre à une question devant toute la classe alors que l’on n’a pas eu le temps de s’y préparer. Participer à des travaux de groupes où les « grandes gueules » ne laissent pas d’espace à l’élève introverti pour élever sa voix ; et éventuellement, se moquent de lui pour son silence. Des professeurs qui félicitent la prise de parole spontanée, mais ne montrent que rarement en exemple l’élève calme et studieux. Une école où l’on favorise très peu les travaux individuels créatifs…

Non, l’école ne semble pas être l’endroit idéal au développement harmonieux de nos enfants introvertis.
Dans ce chapitre, Susan Cain donne de nombreux conseils aux parents et aux professeurs pour faire de l’école un endroit plus adapté aux enfants introvertis. Par exemple : organiser des projets où les enfants travaillent chacun seuls à leur projet, encourager mais ne pas forcer les enfants introvertis à participer, ou encore montrer en exemple le calme des élèves introvertis.

Enfin, pour donner confiance en soi à votre enfant, offrez-lui de pratiquer ses passions.
Lorsque l’on pratique une activité avec passion, cela rend fort. Offrez ce cadeau à votre enfant. Cela lui donnera l’assurance d’affronter les autres situations de la vie qui ne lui sont pas toujours agréables.

 

CONCLUSION

Dans la conclusion du livre, Susan Cain donne une série de conseils aux introvertis pour être heureux, aux parents pour aider leurs enfants et aux dirigeants d’entreprises pour créer un espace où tous donnent le meilleur d’eux-mêmes. Ce sont cinq pages denses de conseils que je ne peux résumer ici.

Alors pour en donner un aperçu, voici trois citations de cette conclusion :

« L’amour est essentiel, la sociabilité secondaire ».

« Le secret de la vie consiste à se placer dans la bonne lumière. Pour certains ce sont les projecteurs d’Hollywood, pour d’autres le halo ouaté d’une lampe de bureau ».

« Découvrez ce que vous êtes appelé à donner au monde, et faites en sorte de l’accomplir ».

 

Conclusion sur « La force des discrets, Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard » par Julien du blog Un monde pour les introvertis

Ce livre ayant été le tout premier ouvrage que j’ai lu sur le thème de l’introversion, il a été pour moi une sorte de révélation. Il m’a permis de comprendre une chose formidable : le simple fait de savoir que l’on est introverti peut changer la vie. C’est en partie grâce à ce livre qu’est née l’idée de mon blog.

Grâce à ce livre, beaucoup d’entre vous se découvriront introvertis ! Et cette révélation pourra changer bien des choses pour vous : soudain, vous réalisez que de nombreux aspects de votre personnalité, que vous considériez jusqu’à maintenant plutôt comme des défauts, sont en fait des qualités. Il vous aidera à comprendre comment bâtir votre confiance en vous sur ces qualités.

Mais ce livre n’est pas destiné seulement aux introvertis : loin de dénigrer les qualités des extravertis, Susan Cain explique comment introvertis et extravertis gagneraient à mieux se connaître, à mieux communiquer, ou s’entraider. Ainsi, ce livre s’adresse aussi aux parents d’introvertis, aux managers ayant des introvertis dans leur équipe, aux conjoints d’introvertis, etc.
Il s’adresse aussi à tous les extravertis qui cherchent à se développer, et pourraient apprendre des qualités des introvertis.

À qui ce livre ne s’adresse pas ?

  • à ceux qui en connaîtraient déjà long sur le sujet : les présentations des différentes théories pourraient paraître un peu trop simplifiées. Encore que le message de questionnement sur la place de l’introversion dans la société reste fort, et pourrait intéresser même des personnes connaissant déjà bien le sujet.
  • à ceux que le style un peu trop « américain » rebute : de nombreuses petites histoires, des « success stories ». Il est écrit par une Américaine et contient beaucoup de références historiques américaines. Or, la culture extrême de l’extraversion est peut-être un peu moins vraie en France qu’aux États-Unis… encore que. Au fil de la lecture, je me suis souvent demandé si ce qu’elle dit est applicable en France, et souvent la réponse est oui. Parfois à moindre mesure, mais tout de même de manière assez importante pour que ce livre en garde sa valeur.

Mais je vous laisse en juger par vous-même.

Points forts :

  • Se lit très facilement, comme un roman.
  • Donne un excellent aperçu de l’avancée actuelle de la recherche et des différentes théories sur l’introversion.
  • L’auteure est engagée, provoque son lecteur. Cela pousse le lecteur à se questionner, et à réfléchir à la société dans laquelle nous vivons.
  • La personnalité de l’auteure est envoûtante.

Points faibles :

  • Un peu trop de « petites histoires ». C’est grâce à cela que ce livre se lit comme un roman, mais c’est parfois un peu trop, on en perd parfois le fil. Mais il est vrai que ces histoires permettent de bien se représenter ce que veulent dire les théories.
  • L’auteure est américaine, donc elle parle de la société qu’elle connaît et donne des exemples d’Américains. Elle critique une société très extravertie. Est-ce valable aussi pour la France ? Je pense que oui, au moins en partie, mais cela manque d’arguments pour nous, Français. À nous de nous faire notre propre opinion.
  • N’étant pas écrit par une psychologue, j’ai trouvé la description des théories moins convaincante que dans d’autres livres sur l’introversion que j’ai pu lire.

La note de Julien Prest du blog Un monde pour les introvertis :

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Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (3 votes, moyenne: 5,00 out of 5)

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Crédits Photos : Charlyn W – Flickr, Cromo – Flickr, charamelody – Flickr.

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23 Commentaires pour :

La force des discrets

  • Julien

    28 Oct 2014 à 17:55

    Merci encore pour l’invitation à publier le résumé de ce livre sur ton blog Olivier !
    J’ai beaucoup aimé en écrire la chronique et suis heureux de pouvoir faire découvrir ce livre à tes lecteurs ! C’est un livre que j’ai adoré et qui a changé la vie de nombreuses personnes (dont la mienne :-)) !
    N’hésitez pas à partager vos questions ou commentaires ci-dessous, j’y répondrai au plus vite !

    Répondre



    • Renata

      29 Oct 2014 à 06:54

      Bravo et Merci Julien pour ce résumé! Je vais tout de suite écouter la conf TED de Susan!
      A bientôt
      Renata

      Répondre



    • Marianne

      29 Oct 2014 à 08:31

      Merci Julien pour ce résumé passionnant ! Je comprends maintenant pourquoi j’ai inclus “Douceur” dans le nom de mon blog. Je me savais introvertie et entre ce livre et ton blog, j’ai des données plus concrètes !
      Bonne et douce journée… 😉
      Marianne

      Répondre



      • Virginie

        29 Oct 2014 à 10:03

        Si seulement j’avais entendu parlé de ce livre plus tôt. Aujourd’hui, je me sais introvertie et j’ai mis en place des techniques pour me protéger ou pour “reprendre mon souffle” après une situation dans laquelle j’ai dû me montrer extravertie. Mais j’ai mis des années pour le comprendre. Merci pour ce partage

        Répondre



        • Alex

          29 Oct 2014 à 17:42

          Bonjour,

          Pour ma part, c’est grâce à ma timidité que j’ai trouvé du boulot.
          En effet, mon collègue de bureau est quelqu’un de très extraverti, très nerveux et parle très fort. Alors pour temporiser l’atmosphère, mon employeur recherchait quelqu’un de calme et discret.
          Mon caractère a pesé lourdement sur le recrutement et même au-delà de mes diplômes.
          J’ai eu une chance extraordinaire de trouver ce job et je suis fier d’être timide.
          (je vais sur ma 18e année d’ancienneté sur ce poste et c’est que du bonheur)

          Alexandre

          Répondre



          • Julien

            29 Oct 2014 à 18:44

            Bonjour Alex,
            C’est super ce témoignage, comme quoi il n’y en pas que pour les extravertis dans la vie ! Si en plus ton caractère calme et discret est respecté au quotidien dans ton entreprise, alors tu es tombé sur une perle !
            Attention toutefois à ne pas mettre dans un même panier introverti et timide… ce n’est pas la même chose.
            A bientôt !
            Julien

            Répondre



          • Jean Paul

            31 Oct 2014 à 15:37

            Super résumé qui donne envie de le lire. Je trouve deux infos très utiles pour un introverti: retrouver une zone de confort et de calme après un événement “trop extraverti”, la capacité à manager une équipe car on laisse la chacun à chacun de pouvoir s’exprimer.
            Je l’ai expérimenté souvent et cela conforte la confiance en soi en alternant les phases différentes.

            Jean Paul

            Répondre



            • Stephanie

              4 Nov 2014 à 21:49

              Whoua Julien, quel super article ! C’est très bien chroniqué, bravo ! Je l’ai lu en entier avec attention et ai appris pas mal de choses ; bien que je ne me sois pas introvertie, j’ai très envie de lire ce livre !

              Répondre



            • Dorian

              20 Nov 2014 à 16:04

              Bonjour Julien,

              Voilà qui est passionnant !
              La prise de conscience d’un problème libère.
              Dans un tout autre domaine, pendant ma jeunesse, tous mes amis aimaient sortir en boite et moi pas et je me sentais vraiment en marge. Le jour où j’ai simplement constaté et accepté ce fait, je me suis senti libéré “Je n’aime pas ça !”, c’es tout, merci.

              Concernant l’introversion, je pense qu’il y a plusieurs degrés. Je suis plus introverti qu’extraverti mais le developpement personnel m’a mené sur une voie où je me sens vraiment libre d’être et de faire ce que je veux. Ce n’est pas pour autant que cela fait de moi un grand communiquant mais simplement un moi plus affirmé et qui dit ce qu’il a envie de dire et sans être naturellement celui qui parle beaucoup.

              D’ailleurs, dans cet état d’esprit, un grand sage a un jour dit “La Nature t’a doté d’une bouche et de 2 oreilles, utilises les en proportion”. Voilà qui fait un point pour les introvertis ! 😀

              Ravi de t’avoir découvert et au plaisir !
              Dorian

              Répondre



              • Julien

                24 Nov 2014 à 15:14

                Bonjour Dorian,

                Merci pour ton témoignage.

                C’est exactement ça : on peut être introverti à différents “degrés”. L’important est de se connaître, et d’apprécier son tempérament tel qu’il est.

                Il n’est pas mauvais, parfois, de se dépasser pour faire des choses qui nous passionnent, quitte à jouer un peu à l’extraverti si le jeu en vaut la chandelle ;-).
                Mais il faut savoir toujours revenir ensuite à notre point de repos.

                A bientôt,
                Julien

                Répondre



              • xavierem

                22 Nov 2014 à 18:41

                Je l’ai lu récemment et il m’a apporté de nombreuses réponses à certains comportements en moi qui m’intriguaient voire me terrifiaient depuis des années! J’avais remarqué que je n’avais pas beaucoup d’amis, que je préférais rester chez moi, que je ne jalousais pas ceux qui sortaient en boîte, que je ne me plaignais pas que peu de monde me fêtent mon anniversaire. Bon sang! Mais c’est bien sûr! C’est parce que je suis introverti et il me suffit de l’accepter. Le livre de Susan Cain a été presque thérapeutique pour moi et je ne la remercierai jamais assez de l’avoir écrit et publié. Cela dit, je fréquente assidûment des lieux animés comme les concerts, les restaurants, les bibliothèques ou conférences (des manifestations “profondes”!) mais arrive un moment où j’éprouve le besoin de me ressourcer seul et là c’est le pied!

                Je ne peux qu’encourager les personnes introverties à en entamer la lecture. Cela devrait être un pas décisif dans leur acceptation de soi! 😉

                Répondre



                • Julien

                  24 Nov 2014 à 15:16

                  Bonjour xavierem,
                  Merci pour ton commentaire et content que le livre t’ai plu ! 🙂

                  Répondre



                • Christopher

                  26 Nov 2014 à 15:48

                  Merci beaucoup pour cette chronique.

                  Suite à la lecture de ce résumé je dois avouer que j’ai ouvert les yeux. En effet, j’avais une vision très pessimiste envers l’introversion. Avoir un nouveau paradigme concernant un sujet spécifique est toujours extrêmement agréable.

                  Merci encore et félicitation pour cet excellent résumé !

                  Répondre



                  • Nicolas

                    1 Déc 2014 à 02:27

                    Merci Julien pour cette chronique très claire et plaisante à lire. Pourtant je n’adhère pas forcément aux idees de ce livre.

                    Je trouve la vision de l’introverti et de l’extraverti un peu manichéenne. Nous ne sommes pas soit l’étudiant chinois soit le golden boy de wallstreet qui possederaient toutes les qualités et defauts des deux types. Je pense que la plupart des personnes ont a la fois des traits de caractère introvertis et extravertis. Je me considere moi-même comme extraverti, je sais exprimer ma personnalité et préfère la compagnie que la solitude, ce n’est pas pour autant que je préfère parler qu’écouter, ou que je suis enclain à chercher le risque ou le conflit.
                    Tu l’expliques bien, le modele occidentale privilégie la tendance extravertie, mais nous ne vivons pas en Chine… Ce constat posé, en quoi essayer d’affronter ses limites à force de travail et rigueur pour s’approprier des traits extravertis serait moins bénéfique qu’assumer son intraversion et au final, ne rien changer du tout. Cela me parait la solution de facilité.

                    Je te remercie pour ta réaction.

                    Répondre



                    • Julien

                      4 Déc 2014 à 09:37

                      Merci pour ton commentaire, Nicolas.
                      Tu abordes deux sujets, auxquels je vais répondre.

                      Le premier est de savoir si l’on est soit introverti, soit extraverti, et ta remarque est très juste : bien-sûr que non, chacun a une part d’introversion et une part d’extraversion en soi, plus ou moins marquée. Mais chaque personne est unique, et vit cela de manière différente. Comme tu le fais remarquer : tu te considères plutôt extraverti, et pourtant tu ne recherches pas trop le conflit ou le risque. La seule chose qui, selon moi, est vraiment commune à toutes les personnes se considérant plutôt introverties est qu’elles ont besoin de solitude pour recharger leurs batteries, et que le contact humain a plutôt tendance à les fatiguer (ce qui ne signifie pas qu’elles vont fuir le contact humain, mais elles en ont besoin à moins forte dose que les extravertis). C’est une chose sur laquelle j’insiste beaucoup dans mon blog (voir par exemple cet article sur la définition des introvertis: http://unmondepourlesintrovertis.fr/introverti-definition/ )
                      Le livre de Susan Cain, il est vrai, est un peu caricatural sur sa différence entre introvertis et extravertis. On le sait bien, rien n’est ni noir ni blanc. Cependant, si l’on sait faire la part des choses, je pense que cela n’enlève rien à la valeur de ce livre, qui nous donne de grandes idées sur les principales différences pouvant exister : il donne des tendances, après, à chacun de trouver en soi ce qui s’applique sur lui.

                      Par contre, je ne suis pas d’accord avec la deuxième partie de ton commentaire. Effectivement, nous ne vivons pas en Chine. Mais les choses ne sont jamais figées. Les femmes, il y a quelques dizaines d’années, n’avaient pas le droit de vote. Le livre de Susan Cain a fait bouger énormément les choses aux Etats-Unis : aujourd’hui il y a un véritable mouvement au sein des entreprises, par exemple, pour mieux comprendre les introvertis et adapter leur mode de fonctionnement pour qu’il soit propice a TOUS les employés.
                      D’autre part, le livre ne dit pas qu’il n’est pas bénéfique parfois de s’approprier les traits extravertis. Il dit qu’il n’est pas bon de jouer tout le temps un rôle qui n’est pas le notre. Il dit qu’à jouer un rôle, on travaille à palier ses défauts au lieu d’utiliser ses qualités. Et il dit enfin, que chacun devrait comprendre sa nature profonde pour la respecter la plupart du temps. Ce qui n’empêche pas une fois de temps en temps de sortir de sa zone de confort pour accomplir des choses que nous n’accomplirions pas autrement. Il ne s’agit donc pas de “ne rien changer du tout”, comme tu le dis ! Il s’agit au contraire de s’approprier son caractère introverti, l’accepter, pour en utiliser toutes ses forces !

                      Merci d’avoir soulevé le débat ! 🙂
                      Julien

                      Répondre



                    • Nina

                      6 Jan 2015 à 00:25

                      livre qui ne paraissait pas intéressant de base mais en lisant ta critique et en voyant de quoi ça parle on change complétement d’avis, livre spécial qui apporte quelque chose !

                      Répondre



                      • Anonyme

                        11 Oct 2015 à 13:08

                        Je ne crois pas du tout au mythe de l’extraversion. Pour moi, les gens extravertis sont moins réfléchis, plus superficiels, plus fatigables et plus intolérants.

                        Répondre



                        • Adam Fartassi

                          24 Jan 2017 à 23:58

                          Bonjour et merci pour cette chronique Julien 🙂

                          J’ai tout de suite adhéré à cette vision de l’introversion, en effet j’ai toujours fait partie de ces (timides) “discrets”.
                          Je pense que ce livre est profitable pour beaucoup de monde, surtout pour casser les préjugés sur les introvertis qui ne seraient bons qu’à être mis au ban de la société et pourtant…

                          En tout cas j’espère que ce résumé donnera envie aux lecteurs francophones de s’y mettre 🙂

                          Au plaisir,
                          Adam.

                          Répondre



                          • Stef

                            20 Avr 2018 à 21:41

                            C’est tout à fait ça ! Merci pour cette révélation !

                            Répondre



                            • emile

                              11 Juin 2019 à 15:16

                              merci beacoup …

                              Répondre




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