Hypersensibles

Hypersensibles - Mieux se comprendre pour mieux s'accepter - hypersensibilité

Phrase-résumée de “Hypersensibles – Mieux se comprendre pour s’accepter” : en abordant l’hypersensibilité au-delà des préjugés négatifs, ce livre aide les hypersensibles à transformer ce trait de caractère en atout dans leur vie personnelle comme professionnelle.

Par Elaine N. Aron, 2017, 384 pages

Chronique et résumé de “Hypersensibles – Mieux se comprendre pour s’accepter

Entre 15 et 20 % de la population est dotée d’un système nerveux sensible, ce qui représente environ une personne sur cinq.

Il y a des avantages et des inconvénients à être sensible :

  • Cela permet de discerner les subtilités de son environnement.
  • Cependant, cela amène également à être facilement désorienté dans un milieu extrêmement stimulant, bombardé par le bruit et les effets visuels.
  • Autre inconvénient : notre culture ne considère pas la sensibilité comme un atout.

Les objectifs du livre

Pour écrire ce livre, Elaine N. Aron, l’auteure, nous explique qu’elle a réalisé cinq ans de recherches, d’entretiens approfondis, d’expériences cliniques, de cours et de consultations individuelles. Aussi, le fruit de son travail, qui se trouve dans ce livre, porte sur :

  • Les caractéristiques fondamentales de la sensibilité : elle explique notamment comment apprendre à vivre avec l’hyperstimulation et la suractivation de son système nerveux ;
  • Les effets de la sensibilité sur son existence, sa carrière, ses relations et sa vie intérieure : elle informe des avantages et des obstacles auxquels se heurtent régulièrement les personnes hypersensibles, comme la timidité ou la difficulté à trouver le travail qui leur convient.

L’auteur affirme que le contenu de ce livre a changé la vie de la plupart des hypersensibles que l’auteure a essayé d’aider. Elle encourage donc les lecteurs hypersensibles à suivre la démarche qu’elle propose dans cet ouvrage pour en tirer profit.

La démarche proposée par l’auteure

 Cette démarche se définit par :

  1. La connaissance de soi :

Il s’agit de comprendre totalement ce que l’on est, en tant qu’hypersensible, et ce que cela signifie.

  1. Le recadrage :

L’hypersensible est invité à “recadrer” une large part de son passé en sachant qu’il est né hypersensible. Ainsi, en comprenant son vécu dans un nouveau contexte, la personne hypersensible peut bâtir son amour-propre. L’auteure propose, pour cela, des exercices tout au long du livre.

  1. La guérison et sa place dans le nouveau monde :

L’auteure explique les différentes méthodes de soigner ses blessures les plus profondes.

Les autres points abordés dans l’ouvrage

Dans ce livre, l’auteure aborde également :

  • L’influence de sa sensibilité sur ses relations ;
  • La psychothérapie (quels hypersensibles, quel genre de psychothérapie, pourquoi, avec qui, quels traitements) ;
  • La médecine des hypersensibles ;
  • La richesse de la vie intérieure des hypersensibles.

L’auteure, elle-même hypersensible

L’auteure Elaine N. Aron est, elle-même, une personne qui se dit très sensible. C’est pourquoi, elle dit connaître intimement les avantages et les inconvénients de ce trait de caractère. Depuis son enfance vécue sous l’angle de l’hypersensibilité jusqu’’au traitement psychothérapeutique qu’elle décide de suivre, l’auteure raconte, ici, sa propre expérience d’hypersensible.

Elaine N. Aron affirme que connaître sa sensibilité a changé sa vie. C’est aussi pourquoi elle s’adresse, dans son livre, directement aux hypersensibles mais le conseille aussi à quiconque qui souhaiterait comprendre un hypersensible.

En fin d’introduction, un questionnaire est proposé afin de déterminer si oui ou non, on peut se qualifier d’hypersensible.

Chapitre 1 : Un hypersensible est quelqu’un qui se croit anormal, à tort

1.1 – Les hypersensibles : différents des autres et profondément incompris

Elaine N. Aron caractérise les hypersensibles comme étant des personnes :

  • Capables de ressentir des degrés de stimulation, des nuances, qui échappent aux autres : lumières, sons, sensations physiques (la douleur par exemple) ;
  • Qui tolèrent beaucoup moins de choses que ceux qui les entourent ;
  • Qui réfléchissent davantage à tout ce qui les entoure et trient les données.

Ainsi, cette sensibilisation accrue au monde subtil fait des hypersensibles des êtres intuitifs :

Très souvent, nous “savons”, sans comprendre pourquoi ni comment.

Cependant, lorsque le degré de stimulation devient trop élevé, c’est un réel inconvénient pour les personnes hypersensibles.

En effet, Elaine N. Aron explique que ce qui est extrêmement stimulant pour la plupart des gens provoque, chez un hypersensible, une réaction brutale : un seuil de fermeture appelé « inhibition transmarginale ».

1.2 – La stimulation

La stimulation :

  • Est un phénomène qui éveille le système nerveux, attire son attention, incite les nerfs à envoyer de petites décharges électriques ;
  • Peut être provoquée par des circonstances externes mais aussi internes au corps ;
  • Varie en intensité et en durée.

Plusieurs types de circonstances, conscientes ou non, peuvent alors activer le système nerveux. A ce propos, l’auteure clarifie deux points :

  • Il ne faut pas confondre l’activation du système nerveux et la peur.
  • L’activation est un phénomène que tout le monde connaît (tout comme le stress), même si ses manifestations varient d’un individu à un autre.

1.3 – Différences entre les hypersensibles et les autres

Les différences sont nombreuses entre hypersensibles et personnes moins sensibles. Pour l’auteure, l’esprit des hypersensibles ne fonctionne pas comme celui des autres.

Ainsi, la plupart des hypersensibles sont :

  • Plus habiles que les autres à percevoir les erreurs et à les éviter ;
  • Extrêmement consciencieux ;
  • Capables de se concentrer profondément ;
  • Particulièrement doués pour les tâches qui demandent de la vigilance, de la précision ou de la rapidité ;
  • En mesure de traiter les données à des niveaux plus profonds que la « mémoire sémantique » ;
  • Constamment dans un processus d’apprentissage sans qu’ils ne s’en rendent compte ;
  • Profondément touchés par l’humeur et les émotions d’autrui.

Le corps des hypersensibles présentent également des réactions différentes. Ceux-ci :

  • Font beaucoup de mouvements moteurs subtils ;
  • Gardent facilement leur immobilité ;
  • Se lèvent tôt (mais nombreuses exceptions) ;
  • Sont, si pas accoutumés, plus touchés que les autres par les stimulants (caféine par exemple) ;
  • Utilisent davantage l’hémisphère droit de leur cerveau (moins linéaire, plus créatif, capable de synthèse) ;
  • Sont plus sensibles aux particules dans l’air (Ex : rhume des foins, allergies cutanées).
  • Nécessitent plus de temps pour retrouver leur calme après avoir réagi à des stimuli intenses.

1.4 – Hypersensibilité et hérédité

Selon l’auteure, l’hypersensibilité est, dans la majorité des cas, héréditaire. Cependant, comme la plupart des caractéristiques héréditaires, elle peut être rehaussée ou, au contraire, émoussée, voire fabriquée ou éliminée par le vécu.

1.5 – L’hypersensibilité ne répond pas à l’idéal de notre culture

L’ignorance est mère de tous les mots.

Elaine N. Aron nous apprend, dans ce livre, à considérer l’hypersensibilité comme une simple caractéristique, ni positive ni négative, utile dans certaines situation, préjudiciable dans d’autres. Néanmoins, notre culture ne considère aucun trait de caractère comme neutre.

Pour illustrer ses propos, l’auteure évoque une étude (réalisée par Xinyin Chen et Kenneth Rubin, de l’université de Waterloo en Ontario et Yuerong Sun de la Shangai Teachers University) qui a comparé 480 écoliers chinois avec 296 écoliers du Canada. Cette étude visait à déterminer les traits de caractère les plus appréciés par leurs pairs. Les résultats montrent à quel point l’hypersensibilité ne répond pas à la culture occidentale :

En Chine, c’étaient les enfants “timides” et “sensibles” que les autres recherchaient comme amis ou camarades de jeux (en mandarin, pour qualifier quelqu’un de “timide” ou de “réservé”, on utilise le mot qui signifie “bon” ou “bien élevé” […]. Au Canada, les enfants timides et sensibles étaient les moins recherchés.

Elaine N. Aron précise que même les psychologues sont nombreux à porter des préjugés sur ce trait de caractère.

Ainsi, pour l’auteure, c’est la souffrance de ne pas répondre à l’idéal de notre culture qui provoque des répercussions sur la personnalité des hypersensibles.

Ce n’est pas seulement la manière dont les autres vous ont traité qui a eu des répercussions sur votre personnalité ; pensez aussi à la manière dont vous vous êtes traité vous-même.

1.6 – Les conseillers royaux et les rois guerriers

Les cultures indo-européennes les plus durables, les plus fructueuses, ont toujours fait appel à deux classes dominantes : les rois guerriers et les prêtres. Le pouvoir des premiers était contrebalancé par la sagesse des seconds, qui leur servaient de conseillers.

Ainsi, les rois guerriers sont motivés par l’expansion, la liberté, la renommée.

Pour que cette société belliqueuse survive, elle aura toujours besoin de la seconde catégorie dominante des prêtres-juges-conseillers, qui fait contrepoids aux rois et aux guerriers.

Ces prêtres-juges-conseillers représentent un groupe de personnes plus réfléchies, qui freinent les actions trop impulsives des rois guerriers. Ils sont souvent respectés pour leur clairvoyance et pour leur jugement souvent fondé (conseillers, historiens, enseignants, érudits ou juges).

Or, dans notre société, ce sont les hypersensibles qui jouent souvent ce rôle de conseillers, penseurs, chefs moraux ou spirituels de notre société.

Chapitre 2 – Le commencement de l’hypersensibilité

2.1 – Les hypersensibles appartiennent à une race différente

Les recherches de Jerome Kagan, psychologue à Harvard, et les recherches de Elaine N. Aron suggèrent deux points communs :

  • Il est possible d’observer l’hypersensibilité dès la naissance : les enfants sensibles présentent une tendance innée à réagir plus violemment aux stimuli externes.
  • Bien qu’elles fassent évidemment partie de l’espèce humaine, les personnes « hypersensibles » ou « inhibées », formeraient une « race » génétique distincte.

2.2 – Les deux systèmes du cerveau

Beaucoup de chercheurs pensent que le cerveau contient deux systèmes. C’est, en fait, selon eux, l’équilibre de ces deux systèmes qui crée la sensibilité.

  • Le système d'”activation du comportement”, ou d’”approche”, ou de “facilitation”

Ce système est branché aux parties du cerveau qui reçoivent des messages des sens et transmettent aux membres l’ordre de s’activer. Il nous pousse vers les nouvelles situations, nous incite à partir en quête des bonnes choses de la vie (nourriture fraîche, compagnie de nos semblables). Il est source de curiosité, d’audace, d’impulsivité.

  • Le système d’inhibition du comportement, ou de “retrait”

Ce système nous éloigne des situations nouvelles. Il nous rend attentifs au danger, nous met en état d’alerte. Il nous incite à la méfiance et à l’observation d’indices. Ce système est rattaché aux parties du cerveau plus actives chez les personnes inhibées.

2.3 – Les différents types d’activation

L’activation à court terme se traduit par des symptômes faciles à analyser : rythme cardiaque accéléré, essoufflement, transpiration, dilatation des pupilles et production d’adrénaline.

Il existe un autre type d’activation rapide, essentiellement régi par les hormones : le cortisol.

A travers plusieurs exemples intéressants et les études des spécialistes Jerome Kagan, Megan Gunner et Carl Jung, Elaine N. Aron nous raconte les différences flagrantes entre personnes hypersensibles et celles moins sensibles.

Chapitre 3 – Santé et mode de vie des hypersensibles

3.1 – L’attachement

La première idée qu’Elaine N. Aron met en avant est l’impact considérable qu’ont les liens d’attachement de la personne hypersensible avec sa nourrice sur son propre corps.

Pour cela, l’auteure établit une analogie : elle considère le corps comme un nourrisson, et compare les besoins les plus primitifs d’un nourrisson et ceux de son corps, c’est-à-dire affection et protection contre l’hyperstimulation.

3.2 – Deux types d’hypersensibles : trouver l’équilibre

Il existe deux types de parents incompétents :

  • Ceux qui protègent trop les enfants,
  • Ceux qui ne les protègent pas assez.

Il en est de même pour les hypersensibles. Il y a :

  • Ceux qui en font trop, qui suractivent leur système nerveux en travaillant trop ou en courant trop de risques,
  • Ceux qui n’en font pas assez, qui se surprotègent alors qu’ils meurent d’envie de mener une existence normale.

3.3 – Le repos

Le corps hypersensible a besoin de repos. Celui-ci peut prendre différentes formes :

  • Le sommeil

Les hypersensibles ont beaucoup plus de troubles de sommeil que les autres. Il peut s’agir d’insomnies, de difficultés pour récupérer après un décalage horaire, pour travailler par relais, pour assurer des quarts de nuit, etc.

Il devient alors nécessaire, pour la personne hypersensible, de respecter son rythme naturel et de dormir dès qu’elle en ressent l’envie.

  • Les loisirs

Pour les hypersensibles, ce pourra être, par exemple, de la lecture d’un bon livre, de jardinage, d’un repas tranquille à la maison. Dans tous les cas, ces moments tranquilles permettront à la personne hypersensible de se décontracter et de passer la journée en revue.

  • La “transcendance” 

Ce terme correspond au fait de s’élever au-dessus de tout, par la méditation, la contemplation ou la prière notamment.

En plus des temps de repos nécessaires au bien-être des hypersensibles, il est, par ailleurs, essentiel, selon l’auteure, de surveiller son alimentation et de faire suffisamment d’exercice. Ainsi, elle préconise, en particulier :

  • Des aliments qui calment, désactivent le système nerveux et aident à dormir ;
  • Des vitamines et minéraux qui luttent contre le stress et l’hyperstimulation.

3.4 – Stratégies pour apaiser un état d’hyperstimulation

Elaine N. Aron suggèrent différentes méthodes pour apaiser un état d’hyperstimulation :

  • Des méthodes psychologiques

    • Recadrer la situation ;
    • Répéter une phrase, une prière, un mantra auquel on aura associé, grâce à la méditation, l’idée d’un profond calme intérieur ;
    • Être soi-même témoin de son hyperactivation ;
    • Aimer sa situation ;
    • Aimer son état d’hyperactivation.
  • La musique

Celle-ci est capable de modifier son état d’esprit. Si l’on est déjà stimulé, il faudra éviter de s’exciter davantage par des morceaux remplis d’émotion ou associés à des souvenirs importants. La musique a pour but, ici, de nous distraire.

  • Une démarche physique

    • La nature : une promenade au grand air, par exemple, sera profondément apaisante pour beaucoup d’hypersensibles ;
    • L’écoute de sa respiration ;
    • L’eau : la regarder, la boire, prendre un bain ;
    • Un doux sourire ;
    • L’exercice ;
    • Le fait de modifier sa posture : en essayant de retrouver les gestes d’une personne calme, aux commandes de la situation.
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3.5 – Les abris de notre vie

Notre vie est parsemée d’abris. Ceux-ci prennent différentes formes. Ce sont des abris :

  • Concrets : une maison, une voiture, un bureau, un quartier, un chalet, une vallée ou le sommet d’une montagne, une forêt ou un rivage, certains vêtements ou certains endroits publics dans lesquels on se sent à l’aise, une église, une bibliothèque.
  • Représentés par des êtres précieux : notre conjoint, nos enfants, nos frères ou sœurs, grands-parents, amis intimes, guides spirituels, psychothérapeutes, etc.
  • Moins tangibles : le travail, les bons souvenirs, des personnes disparues mais encore vivantes dans notre mémoire, nos convictions profondes, notre philosophie de la vie, la prière, la méditation.

Selon l’auteure, bien que les abris matériels semblent être les plus sûrs et les plus précieux pour notre corps, ce sont, en réalité, les autres qui sont les plus fiables.

Dès lors, l’idée est la suivante :

Atteindre la sagesse signifie, pour une large part, apprendre à transférer notre sentiment de sécurité des abris concrets aux autres, intangibles. […] Il est possible que la plus grande sagesse consiste à être capable de percevoir l’Univers entier comme notre abri et notre corps comme un microcosme de cet Univers, sans frontière aucune. C’est la voie de l’illumination.

Chapitre 4 – Le recadrage de notre enfance et de notre adolescence

Il est primordial, pour Elaine N. Aron, de repenser son enfance.

L’auteure nous livre, dans ce chapitre, plusieurs exemples d’adultes qui ont appris à interpréter leurs souvenirs différemment, sous l’éclairage de leur propre sensibilité.

4.1 – Deux types d’hypersensibles

Il y a deux types d’hypersensibles :

  • Ceux qui n’ont jamais été troublés par aucun problème d’anxiété ou de dépression :

C’est pendant nos premières années que nous apprenons à faire confiance à nos parents et au reste du monde (ou, à l’inverse, à se méfier). Dès lors, si l’expérience a été positive, la sensibilité de l’hypersensible l’a rarement entraîné vers des états de stimulations extrêmes.

  • Ceux qui ont vécu des moments avec ce genre de problème :

Par contre, si l’hypersensible souffre d’anxiété ou de timidité chronique et est plutôt asocial, c’est probablement parce que l’expérience lui a appris qu’il était préférable de ne pas faire confiance aux adultes.

Entre ces deux extrêmes, il existe, bien entendu, beaucoup de nuances.

L’auteure souligne néanmoins, que la majorité des hypersensibles ont connu une enfance heureuse et ont noué un lien particulièrement étroit avec leurs parents.

4.2 – L’hypersensibilité est perçue différemment selon qu’on est un garçon ou une fille

  • Le problème des garçons sensibles

Autant de garçons que de filles naissent hypersensibles. Cependant, les garçons sont très vite victimes des stéréotypes véhiculés par notre société et notre culture (surtout si l’enfant fait preuve de douceur de caractère à la maison).

Selon Elaine N. Aron, il semble même que les mères aiment moins les garçons « timides » que les autres. Ceci reflète, selon les chercheurs, le système de valeurs de la mère.

Hypersensibilité - Mieux se comprendre pour s'accepter - Transformer l'hypersensibilité en atout - Elaine N. Aron

  • Les fillettes sensibles : compagnes rêvées de leur mère

Contrairement aux garçons, les fillettes timides s’entendent bien avec leur mère. Elles sont considérées comme « de bonnes petites filles ».

4.3 – Faire face aux nouvelles situations

Elaine N. Aron liste plusieurs conseils utiles aux adultes qui appréhendent les nouvelles situations :

  • Être accompagné de quelqu’un ;
  • Mettre l’accent sur ce que l’on connaît déjà, ce qui ne présente aucun danger ;
  • S’autoriser à rentrer à la maison si on en a envie ;
  • Se dire que la parcelle de soi-même qui a peur sera réconfortée si on lui laisse le temps de s’adapter à la nouveauté ;
  • Ne pas réagir par une anxiété disproportionnée en se souvenant que l’hyperactivation ne doit pas être confondue avec l’anxiété.

4.4 – L’adolescent hypersensible et le début de l’âge adulte

  • L’adolescence : un calvaire pour les hypersensibles

L’adolescence est un âge délicat pour tout le monde. […] En général, c’est un calvaire pour les hypersensibles.

En effet, aux changements biologiques déjà traumatisants, s’ajoute une succession de nouvelles responsabilités apprendre à conduire, choisir une orientation scolaire ou professionnelle, consommer de l’alcool voire des stupéfiants, garder les enfants des autres, travailler comme moniteur, posséder de l’argent, s’éveiller aux envies sexuelles…

L’adolescent, à cette période, subit une grande pression de la part des autres. Il se sent obligé d’être « normal », de suivre les autres, de se faire des amis, etc.

Par ailleurs, chez les hypersensibles, l’ambiance familiale a alors une très forte influence.

Pour l’auteure, il est très bénéfique à hypersensible devenu adulte de « recadrer » ses échecs personnels d’adolescence.

  • Le début de l’âge adulte

Plus tard, selon qu’il s’agisse de garçons ou de filles, la sensibilité se manifeste différemment lorsque ces derniers deviennent des hommes ou des femmes :

  • Les garçons sensibles

Ils s’écartent des autres afin de prendre leur temps pour s’engager dans la vie. Pour eux, la sensibilité est un handicap.

  • Les filles sensibles

Elles suivent facilement la voie des valeurs traditionnelles sans avoir auparavant appris à se débrouiller par elles-mêmes dans le monde extérieur. Pour elles, la sensibilité est considérée comme « normale ».

Chapitre 5 – Les rapports sociaux

5.1 – La “timidité”, appelée aussi “évitement” ou “phobie” des rapports sociaux

  • La plupart des gens confondent sensibilité et timidité

La timidité se définit par la crainte que les autres ne nous aiment pas, n’approuvent pas notre comportement.

Par conséquent :

C’est une réaction, un état provoqué par une situation et non un trait permanent. La timidité, même chronique, n’est pas héréditaire, contrairement à la sensibilité.

Ainsi, bien que la timidité chronique apparaisse surtout chez les hypersensibles, l’un n’entraîne pas forcément l’autre.

  • Les hypersensibles doivent se débarrasser de l’idée qu’ils sont “timides”

Selon Elaine N. Aron, accepter l’idée que l’on est timide, c’est se heurter à trois écueils :

  1. Cette idée est totalement fausse

Il s’agit simplement d’hypersensibilité. De plus, l’entourage des hypersensibles explique leur manque de sociabilité par diverses raisons, toutes inexactes, laissant dans l’ombre les aspects positifs de leur personnalité.

  1. Se qualifier de “timides”, c’est porter un jugement négatif sur soi-même

En effet, l’adjectif “timide” possède des connotations très négatives. Il dissimule une multitude de préjugés.

  1. Si on se qualifie de timide, on risque de le devenir

Il est utile, pour les hypersensibles, de comprendre qu’ils ne sont pas des timides, mais simplement des hypersensibles qui peuvent souffrir d’une stimulation excessive.

Pour résumer, voici trois raisons pour un hypersensible de ne plus se qualifier de “timide” : c’est un terme inexact, négatif et propice à l’autosuggestion.

5.2 – Stratégies pour atténuer cet inconfort ou hyperstimulation en société

L’inconfort en société est presque toujours causé par l’hyperstimulation. Il faut préciser que l’hyperstimulation, elle, n’est pas nécessairement provoquée par la peur.

Pour se débarrasser consciemment de ce sentiment d’inconfort lorsque l’hypersensible se trouve en société, l’auteure propose de :

  • Trouver d’autres hypersensibles, avec qui il est possible de bavarder en tête-à-tête ;
  • Mettre à profit ses aptitudes pour réduire la stimulation ;
  • Se fabriquer une persona (une sorte de masque derrière lequel on peut être qui on veut) et se mettre dans sa peau ;
  • Expliquer son trait de personnalité aux autres.

Sur ce dernier point, il faut savoir que la mention de son hypersensibilité provoquera deux types d’images :

  • Le stéréotype de la victime passive, faible et troublée,
  • L’image d’un être réfléchi, doué, profond, puissant.

Les réactions dépendront, en fait, beaucoup des mots que nous utiliserons pour nous décrire. Pour provoquer la seconde réaction, Elaine N. Aron raconte, elle, par exemple, qu’elle s’entoure d’une aura de mystère, qu’elle essaye d’être un personnage énigmatique.

5.3 – L’hypersensible introverti

Selon des études, 70 % des hypersensibles sont “introvertis” contre 30 % d’extravertis.

L’auteure liste quelques caractéristiques de l’introversion et donc de l’hypersensible introverti :

  • Ils préfèrent avoir quelques amis intimes plutôt qu’un large cercle de relations et n’aiment ni les fêtes bruyantes, ni les foules.
  • Dans les rapports sociaux, pour eux, c’est la qualité qui compte plutôt que la quantité.
  • Pour Carl Jung, l’introversion n’a rien à voir avec la sociabilité : un être introverti est simplement tourné vers l’intérieur, vers le sujet, vers le Soi, plutôt que vers l’extérieur, vers l’objet.
  • Ils font preuve d’une créativité exceptionnelle.

5.4 – Comment développer ses aptitudes en société

Les conseils à ce sujet se divisent en deux catégories :

  • Ceux fournis par des spécialistes de l’extraversion, des rapports sociaux, des ventes, de la gestion du personnel et de l’étiquette : ceux-ci parlent d’apprentissage et non de guérison, de manière toujours joviale et souvent spirituelle, sans maltraiter l’amour-propre des hypersensibles.
  • Ceux qui proviennent de psychologues spécialisés dans le traitement de la timidité : il s’agit d’apprendre à modifier son comportement à travers un programme très complexe et bien documenté. C’est une méthode très efficace. Néanmoins, celle-ci conforte les hypersensibles dans leur conviction de souffrir d’un handicap et néglige les aspects positifs de leur trait de personnalité.

Elaine N. Aron adresse alors quelques suggestions de base aux hypersensibles pour les aider, par exemple, à converser à bâtons rompus, à se souvenir des noms, à formuler une demande, à vendre, à formuler une plainte, à gérer l’hyperstimulation dans un groupe, à s’exprimer ou jouer en public.

Chapitre 6 – S’épanouir au travail

6.1 – Vocation et hypersensibilité

En fait, les hypersensibles sont bien représentés dans les professions qui leur conviennent tout particulièrement : enseignement, médecine, droit, arts, science, psychothérapie, religion.

  • La vocation et son individuation

Pour Elaine N. Aron, chacun doit chercher ce qui lui apporte la plénitude, à travers une tâche qui lui convient parfaitement, qui l’appelle. En outre, la possibilité d’exercer ce métier est, selon les termes de l’auteure, l’une des grandes bénédictions de la vie.

Concernant les hypersensibles, elle précise :

Les hypersensibles sont littéralement créés pour s’adonner à ce travail. Cela signifie que la raison d’être de votre existence consiste à poursuivre votre vocation personnelle.

  • La vocation de l’hypersensible libéré

Ici, Elaine N. Aron nous explique que l’une des stratégies pour gagner sa vie en poursuivant sa vocation, consiste à chercher le point d’intersection entre notre plus grand plaisir et le plus grand besoin du monde extérieur. De cette manière, on est sûr de gagner sa vie en exerçant un métier que l’on aime.

C’est ce que la majorité des hypersensibles font souvent au cours de la seconde moitié de leur vie. C’est la voie de ce que l’auteure appelle la « libération » :

Ils [les hypersensibles] finissent par entendre la question intérieure, les voix qui les appellent, plutôt que les questions auxquelles les autres leur demandent de répondre.

  • Comment reconnaître sa vocation ?

Pour cela, Elaine N. Aron recommande de :

  • Procéder par élimination en réduisant toutes les possibilités à deux ou trois ;
  • Dresser la liste des avantages et des inconvénients pour chaque option ;
  • Faire semblant pendant deux ou trois jours d’avoir pris une décision définitive et observer sa réaction.

Selon elle, il est possible également de trouver l’inspiration dans le type de carrière que semblent choisir les hypersensibles.

6.2 – Comment faire de sa vocation un emploi rémunérateur ?

Dans cette partie, Elaine N. Aron nous invite à suivre les conseils suivants :

  • Se débarrasser de ses idées reçues sur l’importance vitale des contacts et des relations dans un cadre professionnel :

Il existe, en effet, d’autres moyens aussi efficaces et beaucoup plus adaptés aux hypersensibles : les lettres, le courriel, la correspondance avec une personne qui, elle, a beaucoup de relations, les déjeuners en compagnie d’un collègue extraverti qui assiste à toutes les conférences…

  • Faire confiance à certains des avantages de l’hypersensibilité :

L’intuition, notamment, permet d’analyser des tendances, de percevoir des besoins ou de circonscrire les marchés avec les autres.

  • Choisir un travail autonome :

Les hypersensibles aiment être maîtres de leur emploi du temps. Ils sont stimulés par l’autonomie et apprécient de ne pas avoir de supérieurs ou de collègues.

  • Faire un effort pour demeurer à l’écoute de son public ou de son marché :

Pour cela, il est possible d’embaucher, par exemple, un adjoint ou un associé extraverti.

6.3 – Les différentes vocations possibles

  • Les vocations artistiques

L’artiste tourmenté et intense est devenu l’un des stéréotypes les plus romantiques de notre culture, après avoir supplanté tour à tour les saints, les hors-la-loi et les explorateurs.

Presque tous les hypersensibles ont un côté artistique qu’ils adorent exprimer. Par conséquent, ils sont soit des artistes, soit ils savent apprécier la beauté de l’art.

  • Servir les autres

Les hypersensibles sont extrêmement conscients des souffrances des autres. Grâce à leur intuition, ils devinent souvent ce qu’il faudrait faire pour les apaiser. C’est pourquoi beaucoup d’entre eux choisissent de servir l’humanité.

  • L’enseignement

Les enseignants sensibles jouent un rôle essentiel dans les progrès de la société et le bonheur des individus. L’enseignement est une vocation très logique pour des hypersensibles chaleureux.

  • La responsabilité sociale

Malheureusement, les hypersensibles ne sont pas souvent dans nos gouvernements pour inciter les autres à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Selon l’auteure :

Nous avons abdiqué devant les gens moins sensibles, impulsifs et ambitieux, qui s’épanouissent en politique et finissent par tout dominer.

  • Le monde des affaires

C’est l’un des domaines dans lesquels les hypersensibles ont le moins de chances de réussir. En effet, c’est un monde de guerre, de conquête et d’expansion. L’hypersensible qui y occupera un poste devra alors être aux aguets. Le climat peut lui convenir. Toutefois, si les attitudes coriaces, la compétition et l’insensibilité dominent, il ne sera pas à l’aise.

6.4 – Les hypersensibles surdoués au travail

Selon Elaine N. Aron, les hypersensibles sont doués par définition.

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Cependant, il a un prototype qui l’est encore plus : celui qu’on pourrait appeler l’hypersensible « libéré ». Ce dernier possède spontanéité, curiosité, puissant besoin d’indépendance et énergie, d’une part, introversion, intuition, sensibilité émotive et non-conformisme, d’autre part.

L’auteure évoque, dans cette partie, les difficultés que peut rencontrer le surdoué hypersensible montrant un talent supérieur aux autres dans leur milieu de travail :

  • Son “feu sacré”

Les ennuis commencent lorsque votre idée vous paraît plus brillante que celle du voisin. Et pourtant, les autres ne semblent pas s’en rendre compte. Si vous cédez aux pressions du groupe, vous aurez l’impression de vous trahir et il vous sera difficile de mettre tout l’enthousiasme nécessaire dans la concrétisation d’idées auxquelles vous ne croyez pas. En revanche, si vous vous arc-boutez, vos collègues deviendront hostiles. Vous vous sentirez incompris.

Par ailleurs, même si le travail et les idées de l’hypersensible surdoué génèrent beaucoup d’enthousiasme, tôt ou tard, les personnes qui ne partagent pas son « feu sacré » (expression de l’auteure), l’accuseront vite d’être un bourreau de travail et dépendant du travail. Ils lui en voudront alors de les faire passer pour des paresseux.

Par conséquent, un bon gestionnaire doit connaître cette dynamique de groupe et s’efforcer de protéger un employé surdoué s’il souhaite le garder.

  • Son enthousiasme débordant

En effet, l’esprit toujours actif de l’hypersensible risque de l’entraîner vers d’autres œuvres avant même d’avoir terminé la précédente, laissant les autres recueillir les fruits de son travail acharné.

Celle-ci peut rapidement l’entraîner dans la sphère privée des autres. Pour éviter les problèmes, il devra alors se fixer des frontières professionnelles.

  • Son intuition

L’intuition du surdoué revêt des connotations presque magiques pour autrui. En outre, son talent peut aussi lui procurer un certain charisme. Les autres s’efforceront alors d’être guidés par lui. Au final, ceci ne l’aidera pas.

Par conséquent, la meilleure solution pour Elaine N. Aron, est de :

  • Ne pas extérioriser tous ses talents au travail (mais plutôt durant ses loisirs, via l’art ou pour son avenir personnel) ;
  • Plutôt se taire et observer les autres ;
  • Adopter le personnage d’un être ordinaire.

6.5 – Pour que sa sensibilité soit appréciée à sa juste valeur dans la sphère professionnelle

  • Conseils de l’auteure

On ne convainc personne de sa valeur si on ne s’en convainc pas soi-même.

L’auteure propose alors de :

    • Dresser la longue liste de tous les atouts possibles des hypersensibles ;
    • Rédiger un petit discours dans lequel on décrit nos qualités en insistant subtilement sur la sensibilité.
  • En formation

Le mieux, pour l’hypersensible, est soit d’assurer lui-même sa formation, soit de bénéficier d’une formation individuelle.

  • La promotion

Il est rare que les hypersensibles s’intéressent aux ténébreuses machinations qui se trament dans les bureaux. Pourtant, s’ils ne sont pas ambitieux, ils passent pour indifférents ou faibles.

Dès lors, même si ces projections sont totalement injustifiées, les hypersensibles doivent établir une stratégie qui pourrait se résumer de la manière suivante :

    • D’abord, faire savoir aux autres, au bon moment, officieusement ou non, que l’on se plait dans l’entreprise et que l’on aime bien ses collègues de travail ;
    • Ensuite, rédiger un rapport hebdomadaire très détaillé de sa contribution à la prospérité de l’entreprise et de ses réalisations personnelles, au travail et à l’extérieur. Si possible, le soumettre à son supérieur à l’occasion des évaluations.

Chapitre 7 – Les relations intimes, ou l’hypersensible amoureux

7.1 – Les caractéristiques communes de l’amour chez les personnes hypersensibles

Selon les recherches de l’auteure, il semblerait que les hypersensibles :

  • Soient plus souvent célibataires que le reste de la population,
  • Se montrent plus portés à la monogamie,
  • Accordent plus d’importance aux relations amicales ou avec la famille qu’à l’amour.

Par ailleurs, ces derniers présentent des traits communs concernant l’amour :

  • Lorsque les hypersensibles tombent amoureux, c’est pour de bon.
  • Les hypersensibles paraissent légèrement plus vulnérables à la passion éperdue et/ou impossible

Pour se protéger d’une passion trop intense, Elaine N. Aron encouragent les hypersensibles à entretenir des contacts avec le monde extérieur et non de s’en isoler. Cet équilibre permet, en effet, selon elle, de garder son calme et procure un sentiment de sécurité.

  • L’amour n’est parfois qu’une projection de ses désirs spirituels sur quelqu’un d’autre : on parlera alors plus “d’amour divin” que “d’amour humain”.
  • Les hypersensibles tombent facilement amoureux : la stimulation conduit à l’attirance. Puisqu’ils sont plus facilement stimulés que les autres, les hypersensibles tombent amoureux plus facilement, et plus profondément.
  • Il est plus facile de tomber amoureux lorsque nous doutons de notre valeur personnelle : c’est le cas après une rupture par exemple.
  • La valse-hésitation : c’est un type de comportement que l’hypersensible adopte souvent pour se protéger. Ce comportement traduit la difficulté de l’hypersensible à trouver l’équilibre entre la distance et la proximité dans une relation.

7.2 – Les relations intimes entre deux hypersensibles

Hypersensibilité - Mieux se comprendre pour s'accepter - Transformer l'hypersensibilité en atout - Elaine N. Aron

Lorsque les deux partenaires ont des personnalités semblables, ils se comprennent parfaitement. Les risques de conflit sont donc minimes, même si certains peuvent trouver ce type de relations ennuyeuses.

Malgré cela, l’auteure y trouve un grand intérêt :

Vous pourriez aussi en faire un havre de paix et de tranquillité duquel vous pourrez vous élancer vers le monde extérieur ou intérieur. El lors des retrouvailles, chacun racontera ses aventures ou ses mésaventures à l’autre.

7.3 – Les relations intimes avec une personne pas aussi sensible

  • Répartition des tâches

En général, dans ce genre de situation :

    • Le moins sensible se charge de toutes les tâches susceptibles de provoquer l’hyperstimulation chez l’autre.

Il semble que, de cette manière, la vie est plus harmonieuse et que les deux membres du couple y gagnent :

L’un se sent épaulé, l’autre se sent utile. Ce dernier finira par se sentir indispensable et cet état de fait le rassurera.

    • L’hypersensible s’occupe de tout ce qui relève du domaine subtil.

Ce dernier possède les idées créatives. Il réfléchit au sens de la vie et apprécie la beauté. De cette manière, il rend la communication plus intense.

Le partenaire, moins sensible, a véritablement besoin de ce que l’autre lui procure. Il juge cet apport très précieux. Ceci rend le lien plus solide.

  • Lorsque le degré optimal d’activation diffère d’une personne à l’autre

Cette situation crée un dilemme déchirant décrit par Elaine N. Aron lors d’une expérience personnelle :

Si je refusais de participer à une activité, les autres soit y renonçaient pour ne pas me laisser seule – je me sentais alors terriblement coupable -, soit partaient s’amuser malgré tout. J’avais alors l’impression d’avoir manqué quelque chose de formidable.

Dans ce cas de figure, Elaine N. Aron recommande à l’hypersensible de prendre la situation en main. C’est à lui de peser le pour et le contre, puis de prendre une décision. De cette façon, si l’hypersensible commet une erreur, il en subira lui-même les conséquences, mais au moins, il aura fait l’effort d’essayer. S’il se sent, par contre, hyperstimulé, celui-ci choisira de rester tranquille en s’excusant gentiment et en ne montrant pas de regrets excessifs.

  • Le besoin de solitude

L’hypersensible qui vit avec un partenaire moins sensible a encore plus besoin de moments quotidiens de solitude que s’il vivait avec autre hypersensible.

Cependant, il est probable que :

    • Cela génère un sentiment de rejet chez l’autre ;
    • Le partenaire ait envie de passer ce temps en couple.

Elaine N. Aron suggère alors :

    • D’expliquer à son partenaire clairement pourquoi on a envie de marquer une pause ;
    • De s’efforcer de l’écouter, de lire ses sentiments ;
    • D’être conscient que son partenaire appréciera certainement l’effort accompli pour l’accompagner
  • La nécessité d’une trêve pendant les conflits

L’auteure nous invite, dans cette partie, à respecter certaines règles de base en cas de querelles (soit la manifestation la plus stimulante de la communication).

  • Éliminer les injures, la remise sur le tapis d’anciens griefs et l’abus de confidences qui remontent à des moments d’intimité (mais c’est une évidence déjà acquise pour l’auteure) ;
  • Réclamer une trêve, même s’il ne s’agit que de cinq minutes, d’une heure, d’une nuit. De cette manière, on ne bat pas en retraite mais on reporte simplement le reste de la discussion. Pour que cela fonctionne, les deux parties doivent accepter l’idée de cette trêve.

7.4 – Le pouvoir de la métacommunication positive et de l’écoute “echo”

La métacommunication consiste à discuter de la manière dont vous parlez ou simplement de ce que vous ressentez en général, à l’exception du moment présent.

La métacommunication positive permet d’enrayer les dommages. Elle fait baisser la stimulation et l’anxiété en rappelant aux protagonistes qu’ils éprouvent de l’affection.

Exemple :

Je sais que nous sommes en train de nous quereller violemment, mais je t’assure que je veux résoudre le problème. Je te garde mon affection et je te suis reconnaissante de bien vouloir débrouiller cette question avec moi.

En fait, la méthode de l’écho consiste tout simplement à écouter l’autre, surtout lorsqu’il extériorise ses sentiments.

Il faut, toutefois, éviter de :

  • Poser des questions ;
  • Donner des conseils ;
  • Rappeler ses expériences analogues ;
  • Analyser, interpréter ce que dit l’autre ;
  • Faire quelque chose qui puisse distraire son partenaire ou l’empêcher de reprendre ses sentiments ;
  • Rester silencieux trop longtemps (l’autre ne doit pas avoir l’impression de réciter un monologue) ;
  • Se défendre, donner son avis.

7.5 – La sexualité chez les hypersensibles

Si les hypersensibles sont plus sensibles à la stimulation en général, ils sont logiquement plus sensibles à la stimulation sexuelle en particulier. Cet état de fait sous-entend qu’ils ont une vie sexuelle très satisfaisante.

Toutefois, il est probable que l’hyperstimulation provoquée par des facteurs externes puisse entraver le plaisir sexuel.

7.6 – Les hypersensibles et leurs enfants

Les enfants semblent s’épanouir lorsqu’ils reçoivent les soins d’une nourrice sensible. En revanche, il est clair que les enfants renforcent le caractère déjà stimulant de la vie quotidienne.

Chapitre 8 – Comment refermer les blessures les plus profondes

8.1 – Le traitement des blessures psychologiques

Mes recherches m’ont permis de constater que les hypersensibles dont l’enfance et l’adolescence ont été très difficiles risquent de souffrir d’anxiété et de dépression – et de tendances suicidaires – tant qu’ils n’accepteront pas leur passé afin de commencer à refermer les blessures.

Dans ce chapitre, l’auteure nous décrit les différents moyens de résoudre les difficultés actuelles et passées, grâce à la psychothérapie dans son sens le plus large.

Chaque enfance a sa propre histoire qui mérite qu’on l’écoute. Cependant, les hypersensibles sont plus affectés que les autres par une enfance troublée. Une fois adultes, ils souffrent davantage d’anxiété et de dépression que le reste de la population.

D’autre part, les effets sont encore plus profonds et durables lorsque le problème est apparu tôt dans la vie de l’enfant. C’est également le cas si le comportement de notre première nourrice, généralement notre mère, est à l’origine de ce trouble.

Elaine N. Aron met donc en garde les hypersensibles. Il faut faire preuve de patience envers soi-même pendant tout le reste de sa vie pour parvenir à la guérison de ses blessures.

Vous guérirez, mais à votre façon. Vous acquerrez des qualités que vous n’auriez pu avoir si vous n’aviez pas été malheureux.

L’avantage est qu’adultes, les hypersensibles possèdent en général le type de personnalité propice au travail intérieur et à la guérison psychologique.

8.2 – Les quatre philosophies de la psychologie

Bien qu’il soit possible de diviser les méthodes psychothérapeutiques en d’innombrables catégories, l’auteure fait le choix de présenter les quatre suivantes et de les aborder sous le regard de l’hypersensibilité :

  • La thérapie cognitive comportementale

Il s’agit d’un traitement qui :

    • Est de courte durée ;
    • A pour objectif de soulager des symptômes précis ;
    • Repose sur le mode de pensée et le comportement du patient ;
    • Accorde peu d’attention aux sentiments et aux causes inconscientes ;
    • Est pratique, rationnel et clair ;
    • Résout le problème que l’on désire résoudre.

Ce type de thérapie peut paraître superficiel mais s’avère, en réalité, très efficace.

Pour les hypersensibles :

Selon l’auteure, cette thérapie peut apporter beaucoup aux hypersensibles. Cependant, il y a de fortes chances que ceux-ci préfèrent des thérapies plus « profondes », plus intuitives que celles qui reposent sur les symptômes superficiels.

  • La psychothérapie interpersonnelle

C’est ce que la plupart des gens appellent « psychothérapie » :

    • Le terme englobe la psychologie freudienne, jungienne, la relation objectale, le gestaltisme, la psychologie rogérienne ou personnalisée, l’analyse transactionnelle, la psychologie existentielle et la plupart des thérapies éclectiques.
    • Elle repose sur l’expression verbale et la relation entre le patient et un thérapeute (parfois entre le patient et un groupe voire un conseiller profane).
    • Le patient tire une leçon de ce qui a été discuté et apprend à effectuer seul un travail intérieur.

Pour les hypersensibles :

Les personnes hypersensibles sont, en général, séduites par cette méthode qui peut se révéler très instructive. Elle leur permet de découvrir leur intuition, leur profondeur.

L’auteure souligne que le transfert, cet attachement fort à l’égard du psychologue et principal outil de changement, est souvent beaucoup plus puissant chez les hypersensibles.

Par conséquent, l’auteure met en garde les personnes hypersensibles. Ces dernières sont invitées à être vigilantes à ne pas s’attacher prématurément au premier thérapeute et à ne pas demeurer esclaves de son traitement même après en avoir retiré tous les avantages possibles.

  • La thérapie physique

Elle prend différentes formes telles que :

    • L’exercice régulier,
    • Une meilleure nutrition et le respect des allergies alimentaires,
    • L’acupression,
    • Les extraits de plantes,
    • Le massage,
    • Le taï chi,
    • Le yoga,
    • L’intégration structurale,
    • La bioénergie,
    • La dansothérapie,
    • Et surtout les médicaments : antidépresseurs et anxiolytiques prescrits par les psychiatres.
Les lecteurs de cet article ont également lu :  Podcast : Chronique de Lead the Field

L’idée est que tout ce que l’on fait au corps se répercute sur l’esprit. Inversement, tout ce que l’on fait à l’esprit se répercute sur le corps.

Pour les hypersensibles :

Elaine N. Aron conseille aux personnes hypersensibles de ne pas oublier qu’elles sont hypersensibles. Et donc, quelle que soit la méthode physique choisie, elle recommande de toujours commencer par prendre la dose la plus faible.

  • Les méthodes spirituelles

Ces méthodes font appel à tout ce que nous pouvons faire pour explorer la partie non-matérielle de nous-mêmes et de notre univers.

Pour les hypersensibles :

Selon Elaine N. Aron, ce sont les méthodes qui séduisent le plus les hypersensibles. En effet, l’auteure nous affirme que, dans le cadre de ses recherches, les personnes hypersensibles qu’elle a interrogées ont quasiment toutes ressenties le besoin d’une guérison intérieure. Les hypersensibles ont, en effet, tendance à se tourner vers l’intérieur. La majorité d’entre elles a déjà tenté une démarche spirituelle.

8.3 – Recommandations supplémentaires concernant les psychothérapies pour les hypersensibles

  • Les hypersensibles sans problème précis ont-ils besoin de psychothérapies ?

À ce sujet, l’auteure souligne que :

    • La psychothérapie n’a pas pour unique objectif de résoudre les problèmes ou de soulager les symptômes. Elle permet aussi d’acquérir des connaissances, de la sagesse et de nouer une alliance avec notre inconscient.
    • Un traitement n’est pas obligatoirement nécessaire pour cela : il peut suffire de lire, d’assister à des séminaires, d’entretenir des conversations.
  • L’analyse de Jung et la psychothérapie jungienne

La psychothérapie jungienne, c’est-à-dire celle de Carl Jung, est celle qu’Elaine N. Aron recommande, en général, aux hypersensibles.

Comme toutes les psychologies « des profondeurs », la démarche jungienne repose principalement sur le travail de l’inconscient. Cependant, elle y ajoute une dimension spirituelle :

L’inconscient tente de nous conduire quelque part, de rehausser notre sensibilité au-delà de la conscience étroite de l’ego. Il nous envoie constamment des messages, par la voie des rêves, des symptômes et des comportements que notre ego considère comme problématique. Il nous suffit d’y prêter attention.

  • Dernières réflexions sur la psychothérapie pour les hypersensibles

Enfin, Elaine N. Aron précise que :

    • Le travail psychothérapeutique est difficile et pas toujours agréable.
    • La psychothérapie entraîne les hypersensibles dans un univers que les autres ne sont pas toujours capables d’apprécier.

Chapitre 9 – Médecine pour hypersensibles

9.1 – Les réactions des hypersensibles face à la médecine

Les hypersensibles :

  • Sont particulièrement sensibles :
    • Aux signaux et aux symptômes corporels,
    • Aux effets des médicaments (sans compter que ces effets peuvent être accrus par l’hyperstimulation du souci des effets secondaires),
    • À la douleur.
  • Souffrent de maladies de stress et de troubles « psychosomatiques » si elles n’adoptent pas un mode de vie en harmonie avec leur sensibilité.
  • Sont stimulés et exacerbés par l’environnement médical ou hospitalier, les méthodes, les examens et les traitements médicaux.
  • Ne peuvent faire abstraction de la souffrance et de la mort lorsqu’elles se trouvent à l’hôpital ou dans un cabinet médical.
  • Entretiennent des relations généralement problématiques avec le milieu médical.
  • Décèlent les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent et savent quelles mesures prendre (d’où leur santé particulièrement florissante).

Compte-tenu de ces réactions, Elaine N. Aron préconise aux hypersensibles de trouver un médecin qui :

  • Soit capable d’apprécier leur sensibilité ;
  • Prenne au sérieux leur capacité de déceler des éléments subtils concernant leur santé et leurs réactions à un traitement ;
  • Collabore avec eux et fait preuve de respect envers leurs impressions, leur sensibilité aux produits chimiques.

9.2 – Les différents types de médicaments pour enrayer l’hyperstimulation

Il faut absolument faire la distinction entre les médicaments psychoactifs que l’on peut prendre pendant une crise et ceux qui, prescrits à long terme, modifient la personnalité.

Il existe une multitude de produits psychoactifs. Néanmoins, deux types de médicaments sont généralement prescrits aux hypersensibles :

  • Première catégorie : les anxiolytiques à effet rapide

Exemples : le Librium, le Valium, le Xanex.

Ceux-ci :

    • Jugulent l’hyperstimulation en quelques minutes,
    • Provoquent la somnolence,
    • Génèrent une certaine accoutumance.

L’auteure montre qu’il existe beaucoup d’autres moyens de modifier les fonctions chimiques de son corps que ces médicaments : faire une promenade, prendre de profondes respirations, se faire masser, prendre une collation saine, demander à quelqu’un que l’on aime de nous prendre dans ses bras, écouter de la musique, aller danser, prendre des tisanes calmantes à base de plantes, prendre du calcium et du magnésium, etc.

  • Seconde catégorie : les antidépresseurs ou ISRS (Inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine)

Exemples : le Prozac, le Paxil, le Zoloft.

Quelques points résumés concernant ces médicaments :

    • En période de crise, ces médicaments soulagent la douleur et peuvent sauver la vie du patient.
    • Ces médicaments ne sont pas très toxicomanogènes. Cependant, ils provoquent une accoutumance et certaines personnes ont beaucoup de mal à interrompre le traitement.
    • Ils agissent sur le cerveau en augmentant le taux d’un neurotransmetteur appelé sérotonine.

9.3 – Danger et alternatives aux médicaments

Elaine N. Aron listent quelques points à prendre en considération avant de décider si on a besoin de Prozac ou de l’un de ses dérivés :

  • Dans quelle mesure notre personnalité et notre état d’esprit actuel nous déplaisent-ils ?
  • Est-on prêt à prendre un médicament pendant le reste de notre vie, afin de conserver sa nouvelle personnalité ?
  • Il s’agit encore de médicaments trop nouveaux pour en connaître les effets secondaires à long terme.

Enfin, dans cette partie, l’auteure soulève la question de l’industrie pharmaceutique et les dangers du Prozac. Pour elle :

Il s’agit d’importantes questions de nature sociologique que les hypersensibles devraient débattre lorsqu’ils envisagent de prendre un médicament, non pas pour résoudre une crise passagère, mais pour modifier leur conception fondamentale de la vie, leur personnalité.

Chapitre 10 – L’âme et l’esprit

Les hypersensibles, c’est évident, ont des affinités avec l’âme et l’esprit. Par « âme », j’entends tout ce qui est plus subtil que le monde physique, mais qui demeure toutefois incarné, soit les rêves et l’imagination. L’esprit, en revanche, transcende tout ce qui est âme, corps et Univers.

10.1 – Les quatre caractéristiques des rassemblements d’hypersensibles

Pour l’auteure, les quatre caractéristiques suivantes d’hypersensibles sont la preuve que les hypersensibles apportent à la société la nourriture spirituelle dont elle a besoin (l’auteure fait ici référence aux conseillers royaux, à la classe des « prêtres » dont elle parle précédemment).

  1. Le silence profond qui crée une sorte de présence collective sacrée,
  2. La considération pour les autres,
  3. La présence de l’âme et de l’esprit,
  4. La faculté de comprendre tout cela.

10.2 – La création d’un espace sacré

Selon les anthropologues :

Les prêtres créent pour les autres des phénomènes qui ne peuvent se dérouler que dans un espace rituel ou sacré, un espace de transition, à l’écart du monde physique. Une expérience mystique au sein de cet espace nous transforme, donne un sens à notre présence. […]. Le prêtre trace les limites de cet espace, il le protège et prépare les autres à y pénétrer. Il les guide, une fois à l’intérieur, puis les aide à retourner dans le monde extérieur, riches du sens de leur expérience.

La majorité des hypersensibles se sentent à l’aise dans ce genre d’espace. Selon Elaine N.Aron, beaucoup d’hypersensibles le créent autour d’eux naturellement. Ils assument ensuite de le créer pour les autres. Carl Jung perçoit d’ailleurs les hypersensibles comme une catégorie particulière de « prêtres ».

Dans cette partie, l’auteure suggère au lecteur d’inscrire les principes de sa propre religion, qu’elle soit ou non établie.

10.3 – La quête de plénitude

  • Les hypersensibles sont les pionniers de la quête de plénitude

C’est le mécanisme d’individuation, comme décrit précédemment qui nous permet de trouver le sens de notre vie, notre vocation. Ce à quoi nous nous raccrochons n’est pas un but figé, mais un cheminement.

Quiconque découvre ce qui lui convient et s’y accroche finit par connaître la plénitude.

  • La quête de plénitude, c’est un juste-milieu

Par définition, la plénitude englobe l’imperfection. Il est alors préférable de connaître ces imperfections, les « ombres » de notre personnalité qui nous accompagnent plutôt que d’essayer de nous en débarrasser une fois pour toutes.

C’est ainsi que la personne hypersensible, fort de ses autres caractéristiques, pourra alors devenir puissante, rusée, ambitieuse, impulsive et confiante. La véritable épreuve, dans la quête de plénitude, sera alors de trouver le juste-milieu entre l’être parfait et l’être imparfait.

Il est fréquent que la seconde moitié de la vie fasse contrepoids à la première.

  • Polarité et quête de la plénitude par les quatre fonctions

L’auteure évoque les polarités suivantes :

      • Les deux moyens d’intercepter des informations : la sensation (les faits) et l’intuition (le sens subtil des faits) ;
      • Le double jugement des informations : par la pensée (à partir de la logique ou ce qui semble être une vérité universelle) ou par le sentiment (à partir de notre expérience personnelle de ce qui parait bon pour nous et ceux que nous aimons).

Parmi ces quatre « fonctions » (sensation, intuition, pensée et sentiment), chacun a sa spécialité, mais chez les hypersensibles, c’est souvent l’intuition qui les dirige (même si pensée et sentiment sont aussi très courants chez eux).

10.4 – Les rêves, l’imagination, guides spirituels et synchronicités

Hypersensibilité - Mieux se comprendre pour s'accepter - Transformer l'hypersensibilité en atout - Elaine N. Aron

La plénitude […] fait également appel aux rêves et à l’imagination qui s’active au moyen de ces rêves. C’est ce qui nous fait entendre nos voix intérieures et nous met en contact avec les éléments de nous-mêmes que nous avons rejetés.

Pour l’auteure, les rêves ont plus que de simples informations traitées par l’inconscient.

En plus d’avoir une longueur d’avance dans la quête de l’espace rituel, de la compréhension des religions, du sens de l’existence et de la plénitude, Elaine N. Aron illustre avec des exemples concrets comment les hypersensibles vivent fréquemment des expériences mystiques. En effet, les hypersensibles sont particulièrement réceptifs à tout ce qui relève du monde spirituel, à ce que Jung qualifiait de « synchronicités ».

Dans la dernière partie de son ouvrage, pour informer des caractéristiques des hypersensibles et ainsi faciliter les relations, Elaine N. Aron listent une série de conseils à l’intention des professionnels de santé, des enseignants et des employeurs.

Conclusion de “Hypersensibles – Mieux se comprendre pour s’accepter” d’Elaine N. Aron

« Hypersensibles » est un livre qui peut s’avérer très utile à tous ceux qui vivent leur sensibilité comme problématique ou qui se savent hypersensibles. Je le recommande pour les raisons suivantes :

Le sujet de l’hypersensibilité est traité de manière exhaustive et approfondie

En effet, l’hypersensibilité est abordée à travers les nombreux aspects de notre vie : les relations intimes, le travail, la santé, les rapports sociaux, le mode de vie, etc.

Les informations y sont pertinentes, documentées et scientifiques. Bien que largement développé, le sujet est traité de manière approfondie.

Par ailleurs, j’ai apprécié que l’hypersensibilité soit étudiée de manière neutre, pas uniquement sous ses aspects positifs ni négatifs. L’auteure souligne, à ce propos, les amalgames, et d’une manière générale invite à plus de tolérance et de compréhension.

La démarche proposée par l’auteure peut être source d’apaisement et de développement personnel

Dès l’introduction, Elaine N. Aron annonce ses objectifs et sa démarche. Au fur et à mesure qu’on tourne les pages, on réalise alors que l’ouvrage est bien construit selon la démarche que l’auteure propose :

  • On comprend, dans les premiers chapitres, ce qu’est un hypersensible, ce que sont ses réactions, ses ressentis, ses incompréhensions, ses réactions physiques… Il est assez aisé de s’y reconnaître ou pas.
  • Une fois que l’on a conscience de ce fonctionnement, Elaine N. Aron propose de faire un retour arrière pour découvrir comment l’hypersensibilité peut impacter une enfance et une adolescence. Il s’agit alors, pour le lecteur hypersensible, de faire la paix avec son passé et de réaffirmer une estime de soi souvent déficiente.
  • Après cette prise de conscience, l’auteure donne des pistes qui aide la personne hypersensible à guérir de ses blessures et à trouver sa place dans le monde.

J’imagine alors aisément que cette démarche, si elle est appliquée, puisse être une source de cheminement et de développement personnel réel.

Un livre bien construit, qui se lit facilement malgré la complexité, parfois, des informations

Bien que le contenu du livre soit dense et très axé « psychologie », sa lecture en est facilitée par :

  • Des propos illustrés d’exemples : ceux-ci sont rapportés sous forme de récits de vie ce qui rend le livre vivant, pas seulement théorique ;
  • Des chapitres complétés de tests-questionnaires et d’exercices faciles à réaliser qui aident le lecteur à se situer.
  • La structure du livre, fidèle à ce que l’auteure nous annonce en début d’ouvrage.

Points forts :

  • Des informations pertinentes, documentées et scientifiques ;
  • Un contenu dense mais facile à lire car il alterne entre informations théoriques, récits de vie, tests et exercices ;
  • Le sujet est très largement développé et bien approfondi.

Point faible :

  • Le côté très “psy” du livre peut freiner la lecture aux personnes non-réceptives à ce style d’écriture.

Ma note :

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