The Creative Habit (Devenir Créatif)

Titre en français : Devenir Créatif

The Creative Habit - Learn it and use it for life - Devenir Créatif - Twyla Tharp

Phrase-résumée de “Devenir Créatif”: La créativité s’apprend, se nourrit et s’entretient ; pour que l’inspiration coule en nous et jaillisse de notre esprit, il faut s’y préparer, avoir ses rituels qui la convoque, connaître son ADN créatif- ce pour quoi nous sommes fait, utiliser sa mémoire et relier des choses disparates entre elles, organiser ses documents de travail pour toujours savoir où les retrouver, savoir gratter la surface des choses pour en extirper l’essence, utiliser les accidents et incidents qui se manifestent dans nos vie, avoir une idée-fondation qui sert de colonne vertébrale à notre création, utiliser ses talents à bon escient, reconnaître les impasses et les moments où tout semble nous réussir, savoir échouer, et garder son souffle sur le long terme – jusque la fin.

De Twyla Tharp, 243 pages, publié en 2003.

Résumé et chronique du livre The Creative Habit: learn it and use it for life

Tout d’abord, le livre The Creative Habit: learn it and use it for life est beau. Non seulement d’un point de vue purement esthétique, comme l’est 45 méthodes efficaces pour Recruter avec discernement, mais aussi parce que de tous les livres de mon défi Personal MBA que j’ai lu, c’est celui qui mêle le mieux la forme et le fond, utilisant l’un pour renforcer l’autre. Etant écrivain amateur (de science-fiction), je suis particulièrement sensible à cela : pourquoi les livres d’aujourd’hui devraient-ils se contenter de tristes lettres noires sur fond blanc, alors que les technologies modernes permettent tant de créativité ? Il est temps que les écrivains comprennent que leur espace d’expression n’est pas cantonné aux seuls mots, mais aussi à la manière dont ils sont représentés.

The Creative Habit arrive brillamment à sortir de ce canevas hérité des siècles passés en utilisant une mise en forme originale et sobre pour mettre en valeur les éléments clés de son contenu. Cela passe par des mots mis en couleur, ou d’une taille de caractère plus grande que le reste de la phrase, ou d’un placement libre dans la page, ou de fonds de page grisés ou de dessins judicieusement disposés pour illustrer l’oeuvre. The Creative Habit est ainsi un régal à lire et il est beaucoup plus facile d’en tirer l’essentiel – il suffit presque de lire les grands mots en rouge. Le livre qui utilise avec la plus grande excellence la forme pour mettre en valeur le fond – en arrivant presque à toucher la perfection – est The October Man Sequence, mais seuls les initiés le connaissent.

Extrait de The Creative Habit - Learn it and use it for life

The Creative Habit - Learn it and use it for life

Exemples de la mise en forme agréable de The Creative Habit

Extrait de The October Man Sequence

Mais la beauté de The October Man Sequence reste insurpassée. C’est une oeuvre d’art à part entière.

Twyla Tharp est une danseuse Américaine et chorégraphe, née en 1941. Elle a créé de nombreux ballets et comédies musicales dont la plupart ont été de grands succès et certains ont été joués à Broadway, elle a dirigé les séquences d’opéra du film Amadeus et a elle a reçu de nombreux prix pour sa carrière, commencée en 1965. Il y a sur Youtube de nombreux extraits de ses créations, et je vous invite particulièrement à visionner cet extrait de Movin’ Out – une comédie musicale basée sur les chansons de la star de rock Billy Joel – pour vous faire une idée de son travail.

Pour de nombreuses personnes, le commencement, symbolisé par le fait de se retrouver dans une salle vide, est quelque chose de profond, de mystérieux et de terrifiant. C’est ouvrir son logiciel de traitement de texte et se retrouver devant une page blanche. C’est prendre ses pinceaux et contempler sa toile vierge et immaculée. Mais aussi, c’est prendre ses outils et se diriger vers son bloc de pierre brute. Ou encore, c’est être devant son piano, les doigts au dessus des touches – pour créer et non pour jouer.

L’espace blanc peut-être humilant. Certaines personnes ne peuvent le gérer, et choisissent de l’éviter. Pour Twyla Tharp, y faire face est son métier. Elle retrouve dans une pièce blanche vide un mélange de challenge et de trépidation, et aussi de paix et de promesses. Remplir cette pièce vide constitue son identité. Elle est devenue son toit.

Or la créativité n’est pas l’apanage des artistes. Elle est importante pour les hommes d’affaires qui recherchent de nouvelles manières de vendre, pour les ingénieurs qui essaient de résoudre un problème, pour les parents qui veulent que leurs enfants voient le monde de plus d’une manière.

Nous pouvons avoir un don et être particulièrement doué pour créer dans un domaine en particulier, mais que nous ayons un don ou pas, il n’y a pas de créativité sans apprentissage, sans préparation et sans routines quotidiennes devenuent une seconde nature.

Pour être créatif, vous devez savoir comment vous préparer à être créatif.

C’est l’objet du livre The Creative Habit.

Twyla Tharp nous fait donc partager le fruit de ses 35 années d’expérience pour nous aider à développer, entretenir et nourrir notre créativité, quelle qu’elle soit. Chaque chapitre – sauf le premier – est agrémenté d’exercices, pour nous aider à pratiquer les concepts qu’elle vient d’évoquer. J’ai inclus un résumé de ceux qui m’ont plus dans la revue chapitre par chapitre :

Chapitre 2 : Les rituels de préparation (rituals of preparation)

Tous les artistes ont des rituels – des habitudes automatiques et décisives – qui les aident à alimenter leur créativité et la renouveler chaque jour.

Un rituel permet de supprimer les questions – pourquoi je fais cela ? Est-ce que j’aime cela ? – qui peuvent se poser à vous quand vous vous réveillez le matin, l’esprit encore embrumé, et que votre motivation est au plus bas. Si vous avez créé intelligemment votre rituel, il s’agit d’une habitude que vous accomplirez tous les jours sans réfléchir et qui vous amènera tous les jours un peu plus vers votre objectif.

Par exemple, le compositeur Igor Stravinsky faisait la même chose tous les matins en arrivant au studio pour travailler : il jouait au piano une fugue de Bach. Ses raisons profondes sont connues de lui seul, mais à chaque fois qu’il avait terminé de jouer, son esprit était éveillé, ses doigts échauffés, son esprit focalisé sur la musique, et tout son être était enclenché dans le travail, comme s’il avait appuyé sur un interrupteur. C’est ce que sont les rituels – des habitudes répétées si souvent qu’elles induisent en nous un état d’esprit propice à ce que nous voulons faire.

De même, Beethoven commençait toutes ses journées avec le même rituel : une promenade matinale pendant laquelle il écrivait sur un carnet de notes les premières notes de l’idée musicale qui lui venait inévitablement à l’esprit.

Les exemples sont innombrables et pas seulement pour les artistes. Les rituels sont profondément enracinés dans l’âme humaine, et ont probablement étés inventés dans les sociétés primitives pour conjurer les peurs – quelles qu’elles soient. Les rituels ont bien changés depuis, mais leur objectif reste le même. Créez vos propres rituels, en vous concentrant sur le bénéfice que vous voulez en retirer. Puis restez-y collés. Voici un article pour vous guider dans la création de rituels.

    • Exercice 4 : Donne moi une semaine sans

Beaucoup de personnes font des diètes et des régimes. Pour ne pas en faire d’un autre genre ? Pendant une semaine, privez-vous de quelque chose qui fait partie de votre quotidien comme :

Les miroirs : Une semaine sans vous regarder dans la glace peut-être une expérience fascinante. Elle vous force à penser à vous d’une autre manière.

L’heure : Laissez votre montre dans un tiroir. Ne regardez pas les horloges. Arrêtez de dépendre de machines pour jauger le temps qui passe. Comment faisaient nos ancêtres, il n’y a pas si longtemps ?

Les journaux : Arrêtez de lire les journaux et les magazines pendant une semaine (online ou offline). C’est comme de prendre une semaine de vacances sur une île perdue. Qu’avez-vous perdu ? Et qu’avez-vous gagné ?

Parler : Pendant une semaine, ne dites que l’essentiel. Pas un mot superflu.

Chapitre 3 : Votre ADN créatif (your creative DNA)

Nous avons tous en nous des talents créatifs instinctifs, que Twyla Tharp appelle notre “ADN créatif”. Il se manifeste de différentes manières, et notamment par la distance de laquelle vous regardez le monde – est-ce que vous êtes attentifs aux détails ou plutôt à la vision d’ensemble ?

Si vous comprenez quel est votre ADN créatif, alors vous pourrez comprendre l’histoire que vous essayez de dire au monde, et vous pourrez voir comment cette histoire se déroule dans les fils quotidiens de votre travail. L’auteur propose 33 questions pour nous aider à définir notre biographie créative et à cerner l’ADN créatif sous-jacent.

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Chapitre 4 : Utilisez votre mémoire (Harness your memory)

La mémoire est une des fondations de la créativité, non pas en tant que telle – il ne suffit pas de pouvoir réciter par coeur les sonnets de Shakespeare pour devenir un poète – mais parce qu’elle conserve des faits, des fictions et des sentiments que nous pouvons ensuite relier entre eux en trouvant de nouvelles manières de les connecter. Il s’agit de métaphores.

Or, la métaphore est l’âme de l’art, si ce n’est l’art lui-même. C’est la capacité de représenter, de substituer des choses par des symboles. La métaphore, comme l’écrit Cynthia Ozick, “transforme l’étrange en familier. C’est la règle même pour les métaphores les plus simples – la mer sombre comme le vin d’Homère, par exemple. Si vous connaissez le vin, dit l’image, vous verrez la mer”.

Si tout art est métaphore, alors l’art commence par la mémoire. Pour apprécier pleinement la puissance de votre mémoire, vous devez en apprécier ses formes les plus exotiques, cachées à la périphérie. Nous nous rappelons bien plus que ce que nous pensons, par des manières que nous n’envisageons pas :

    • La mémoire musculaire

La mémoire musculaire est une des mémoires les plus performantes. C’est le fait que, après la répétition diligente et l’entraînement de certains mouvements physiques, votre corps s’en souvient des années – et même des décennies – après que vous ayez cessé de les faire. C’est ce processus qui est à l’oeuvre pour les danseurs, les pianistes, les sportifs, les peintres, quand nous faisons du vélo…

La mémoire musculaire est utile dans le processus créatif, peut-être davantage pour acquérir des compétences que pour développer l’inspiration. Ainsi, il est possible de s’entraîner à l’écriture en recopiant ou en traduisant les oeuvres de ses écrivains favoris, pour comprendre comment l’auteur a structuré ses phrases, agencé ses mots, construit son histoire. Proust a passé 12 ans de sa vie à traduire et annoter les écrits de l’historien d’art Anglais John Ruskin, et a écrit dans Le Figaro des articles imitants le style d’écrivains du XIXème siècle comme Balzac ou Flaubert .

Raymond Chandler a écrit des imitations du style d’Hemingway pour absorber ce qu’il appréciait le plus chez cet écrivain. C’est le même processus qui est à l’oeuvre chez un étudiant des Beaux-Arts qui prend son carnet de dessin et se rend dans un musée pour recopier pendant des heures la toile d’un maître. Les compétences s’affinent au cours de l’action.

Note : Étant écrivain amateur, je trouve cette suggestion fort judicieuse, alors qu’elle était jusqu’à présent associée confusément dans mon esprit à la lâcheté infâme du plagiat. Et pourtant, tous les écrivains sont inspirés par d’autres qu’ils admirent et ont construits leur style en lisant d’abord. Et j’apprend beaucoup en traduisant les articles de Léo Babauta sur Habitudes Zen – j’aime son style épuré, imagé et allant droit à l’essentiel. Mais je ne vois pas très bien ce que la mémoire musculaire vient faire là dedans. Pour un dessinateur ou un peintre passe encore, mais un écrivain ? Il me semble que nous retenons davantage les concepts, en traduisant ou recopiant, qu’un “mouvement de poignet” qui nous permettrait d’écrire de manière automatique de beaux passages s’inspirant du style de tel ou tel écrivain.

    • La mémoire virtuelle

C’est la capacité de se projeter dans les émotions et les sentiments de notre passé, et de les laisser s’exprimer physiquement – les acteurs font cela tout le temps. Elle peut également servir à visualiser le futur.

    • La mémoire sensuelle

Elle est extrêmement puissante elle aussi, c’est elle qui est à l’oeuvre lorsqu’une odeur ou une saveur ou un son ou une couleur vous plonge dans votre passé. Son emblème est la madeleine de Proust.

Nous l’avons tous expérimentée, en sentant une odeur qui nous a marquée pendant notre enfance – essayez les colles cléopâtre pour voir.

    • La mémoire institutionnelle

C’est la mémoire collective des organisations, de la petite association de quartier à la multinationale. Elle se trouve dans les archives et enfermée dans les cerveaux des personnes. Pour y accéder, il faut plonger dans les fichiers et écouter réellement les personnes qui y ont travaillés pendant longtemps.

    • La mémoire ancestrale

Selon l’auteur, c’est la mémoire, gravée en nous, de ce qui s’est passé avant.

image

Ainsi cette image est un kaléidoscope de centaines de fragments de poteries composé par le Docteur Yosef Garkinkel représentant la danse telle qu’elle se pratiquait il y a 5 000 à 9 000 ans. Quand Twyla Tharp la contemple, elle ressent une intense impression de déjà-vu. Si vous avez déjà dansé dans un groupe, vous pouvez sentir dans vos tripes que ces personnes sur la poterie sont vos aïeux.

Note : Je ne suis pas d’accord avec l’approche mystique de l’auteur. Pas besoin d’invoquer une quelconque mémoire ancestrale (qui serait stockée où ? transmise comment ?) pour expliquer le sentiment de compréhension et d’empathie qu’évoque une scène de danse, même plusieurs fois millénaires. Tous les êtres humains ont des fondamentaux universaux en commun. Le langage, la musique et la danse en font partie, tout comme la pensée symbolique et la capacité de créer des outils. Les humains parlent. Les humains chantent. Et aussi, les humains dansent. Et ce depuis plusieurs dizaines de milliers d’années au moins. Nous avons certes tous en commun les bases génétiques nécessaires à ces comportements, mais cela ne constitue pas pour autant une mémoire, en tout cas pas au sens où l’entend Twyla Tharp.

    • Exercice 9 : Creuser pour la Mémoire dans une Photo

Trouvez une photo de vous étant bébé ou très jeune enfant. Qu’est-ce que vous voyez qui est indiscutablement annonciateur ou similaire à ce que vous êtes aujourd’hui, à votre vie ? Qu’est qui est vaguement similaire ? Qu’est-ce qui ne vous suggère rien ou ne ressemble pas à ce que vous êtes ? Qu’est-ce qui s’est terminé à l’opposé de ce que vous voyez ? Pourquoi ces quatre différents chemins ? Expliquez-le à vous même.

Vous pouvez aussi faire l’exercice avec n’importe quelle photo de vous, en famille ou non. L’objectif est de se connecter à quelque chose d’ancien pour qu’il devienne nouveau. Regardez et imaginez.

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Chapitre 5 : Avant de penser en dehors de la boîte, vous devez commencer avec une boîte (before you can think out of the box, you have to start with a box)

Dans ce chapitre, Twyla Tharp a une approche similaire à GTD. Mais là où David Allen a une approche sèche, très voire trop pratico-pratique, Twyla Tharp propose quelque chose de plus fluide, plus ouvert. Mais les fondamentaux sont les mêmes : avoir un système de classement permettant de retrouver facilement toute la documentation nécessaire à la réussite d’un projet. La mémoire, malgré toute sa puissance, est faillible. Avant de se lancer à corps perdu dans un projet, il faut se documenter au mieux pour disposer d’une base solide pour créer.

Il faut juste comprendre que la boîte n’est pas un substitut à la création. Elle ne compose pas ou n’écrit pas ou ne créer pas de pas de danse pour nous. C’est un outil, rien de plus. Il faut aussi faire attention à ce qu’elle se transforme pas en machine à procrastiner. De nombreuses personnes ayant un projet vont ainsi remplir leur dossier ou leur boîte du fruit de leurs recherches, recherches qui finissent par devenir inlassables alors que le projet en reste au point mort.

Chapitre 6 : Gratter (stratching)

Les premiers pas d’un acte créatif sont comme de tâtonner dans le noir : aléatoires et chaotiques, fébriles et craintifs, avec beaucoup de travail sans résultat apparent ou fin définissable. Vous ne pouvez pas juste danser ou peindre ou écrire ou sculpter. Ce sont juste des verbes. Vous avez besoin d’une idée tangible pour commencer. Cette idée, aussi minuscule soit-elle, est ce qui transforme un verbe en un nom – peindre en une peinture, sculpter en une sculpture, écrire en un texte, danser en une danse.

Pour trouver cette minuscule idée, rien de tel que de gratter. C’est comme de gratter un ticket de loterie pour voir si vous avez gagné : il s’agit de creuser dans tout pour trouver quelque chose. Gratter prend de nombreuses formes.

Vous pouvez gratter en lisant des livres, en faisant attention à votre environnement, en changeant d’environnement – en réservant un vol pour Rome par exemple, en ayant confiance dans le fait que vous trouverez votre prochaine grande idée dans cette ville inspirante – en regardant un film, etc. C’est prêter attention à certains petits détails qui vont vous inspirer, vous donner de petites idées qui nourriront ensuite vos grandes idées.

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Vous devez pour cela vous ouvrir à la fois à vous-même et au monde. Le psychologue Américain Stephen Kosslyn dit que toutes les idées peuvent être décomposées en 4 étapes :

  1. Générer l’idée, généralement à partir de la mémoire ou de l’expérience ou de l’activité.
  2. Retenir l’idée. Je retiens de mon expérience, de GTD et du chapitre 5 qu’il faut la noter la plus vite possible. Au bon endroit.
  3. Examiner l’idée. L’étudier et faire des liaisons et des déductions à son sujet.
  4. Transformer l’idée. L’altérer d’une manière ou d’une autre pour qu’elle corresponde mieux à vos objectifs.

Idées pour rechercher des idées :

    • La lecture.
    • Les conversations de tous les jours, particulièrement pour ceux devant raconter des histoires, des commerciaux aux écrivains aux compositeurs de chansons.
    • Les travaux et oeuvres des autres personnes. Une visite à un musée ou une exposition peut vous donner une idée qui change tout.
    • Les mentors et les héros. Marcher dans les pas de quelqu’un de plus grand ou plus expérimenté que vous peut être bénéfique. Mais attention à ne pas vous transformer en imitateur plutôt qu’en créateur. Tôt ou tard, il vous faudra vous démarquer de votre mentor ou de votre héros.
    • La nature. Se plonger dans la richesse sans cesse renouvelée de la nature peut être une source incommensurable de créativité. Mozart et Beethoven, par exemple, étaient d’ardents amoureux des oiseaux et de leurs chants.

Note : Je suis entièrement d’accord avec l’auteur sur ce point. J’ai en permanence mon programme “écrivain” qui tourne en tâche de fond dans mon esprit. Je peux avoir des idées pour mes récits n’importe où et n’importe quand – en écoutant un podcast ou une émission de radio, en travaillant, en rêvant, en lisant, en rencontrant des nouvelles personnes, en discutant, etc. Je m’empresse de noter ces idées quelque part, puis de les ranger dans un système de classement que je connais bien et où je saurai les retrouver (j’utilise le logiciel OneNote). Malheureusement, je ne le faisais pas avant, et nombre de ces idées se sont évaporées alors que je pensais pouvoir m’en rappeler. Ne faites pas la même erreur.

    • Exercice 12 : Lire de manière archéologique

Plutôt que de lire des livres sur un sujet dans l’ordre chronologique, comme le font la plupart des personnes, essayez de commencer par les livres contemporains, puis remontez le temps jusqu’aux ouvrages fondamentaux. En philosophie par exemple, vous pouvez commencer par Nietzsche pour finir par Euripide.

Vous pouvez aussi lire l’oeuvre complète d’un auteur en commençant par son dernier livre pour finir par son premier. La lecture archéologique n’a pas pour but le plaisir, elle s’apparente à creuser un grand trou pour y trouver les pépites de l’oeuvre d’un auteur ou d’un thème particulier, puis de les travailler jusqu’à en extirper de nouvelles idées.

Chapitre 7 : Les accidents vont survenir (accidents will happen)

Il est important de planifier son travail pour pouvoir s’organiser efficacement. Mais il y a une différence entre planifier et rigidifier. Vous ne devez pas laisser un planning inhiber l’évolution naturelle de votre travail.

Un plan est comme un échafaudage autour d’un building. Quand on construit l’extérieur, l’échafaudage est vital. Mais une fois que le corps du bâtiment est construit et que l’on commence à travailler son intérieur, l’échafaudage disparaît.

Ainsi est le paradoxe de la créativité : pour être créatif, vous devez savoir comment vous préparer à être créatif, mais un bon planning ne suffira pas à couronner vos efforts de succès. Vous devez être ouvert aux incidents, aux accidents, aux changements. Vous devez être ouverts à la chance. La chance est une compétence. Pour être ouvert à la chance, il faut rechercher ardemment une solution à quelque chose et être attentif aux moindres signes qui vont dans ce sens.

Ainsi en est-il de la pomme de Newton (même si c’est certainement une légende, l’image reste valable), de la découverte de la vulcanisation du caoutchouc par Charles Goodyear, et de nombreuses autres découvertes scientifiques.

Pour être chanceux, vous devez améliorer votre tolérance à l’ambiguité. Planifiez seulement jusqu’à un certain point. Laissez de la place au hasard.

De plus, la réussite n’est pas seulement un facteur de ressources. Bien souvent, les limites des ressources – qu’elles soient matérielles ou temporelles – sont des bénédictions secrètes, car elles nous poussent à nous dépasser et à faire l’impossible, et donc à faire de notre mieux. Car comme le dit Earl Nightingale dans Lead the fied, le désir est plus puissant que la satisfaction de l’accomplissement. Avoir des ressources illimitées et carte blanche pour un projet peut être une malédiction car cela peut nous donner le sentiment que “c’est dans la poche” et que nous n’avons pas besoin de nous démener pour réussir. Rien ne saurait être plus faux.

Chapitre 8 : La colonne vertébrale (spine)

La colonne vertébrale de votre création est votre première idée forte. Vous avez gratté pour trouver une idée, vous l’avez travaillée, et vous l’avez fait éclore en la colonne vertébrale de votre création. Elle sera votre petit secret, celui qui structurera toute votre création et lui donnera une charpente forte autour de laquelle la construire.

Votre colonne vertébrale peut prendre de nombreuses formes. Ainsi la trilogie originelle de La Guerre des étoiles s’inspire fortement des travaux sur la mythologie de l’anthropologue Joseph Campbell et de l’archétype du Héros et de son parcours initiatique. Les 33 variations de Diabelli qu’à composé Beethoven sont toutes basées sur une petite composition de Diabelli. La nouvelle de l’écrivain américain Bernard Malamud, The Natural, sur la réapparition mystérieuse d’un joueur de baseball réputé disparu il y a 20 ans, est basée sur la mythologie de la Quête du Graal.

Une fois que vous aurez accepté la puissance de la colonne vertébrale dans l’acte créatif, vous deviendrez beaucoup plus efficace dans votre créativité.

Chapitre 9 : Les compétences (skill)

Au plus vous connaîtrez les tenants et aboutissants de votre métier, au plus vous pourrez exprimer vos talents. Les grands compositeurs sont souvent d’éblouissants musiciens. Un grand chef cuisinier peut hacher et découper mieux que n’importe qui dans sa cuisine. Les meilleurs écrivains sont ceux qui lisent le mieux et le plus. Un entrepreneur à succès peut faire tout et n’importe quoi – entreposer des marchandises dans l’entrepôt, négocier avec des vendeurs, développer un produit, construire une campagne marketing, conclure un contrat –  aussi bien, si ce n’est mieux, que tous ceux qui travaillent pour lui.

Le savoir-faire est ce qui permet de créer un pont entre ce que nous voyons dans notre esprit et ce que nous pouvons produire.  Il est ainsi vital d’être conscient de ses forces et de ses talents – vous pouvez commencer par Strenghts Finder – car c’est ce qui vous permettra de vous distinguer, de porter haut et fort le message que vous avez à faire passer au monde.

Il faut donc sans cesse améliorer et affiner ses compétences, et pas seulement en répétant et en s’exerçant. L’entraînement n’amène pas à la perfection. L’entraînement parfait amène à la perfection. Une fois que vous aurez développé un ensemble de compétences, vous pourrez vous appuyer dessus votre confiance en vous. Et la personnalité est une compétence comme une autre. Vous pouvez choisir et développer de nouveaux aspects de celle-ci qui attireront les personnes à vous et fera qu’ils voudront vous aider à apprendre et à vous améliorer. Voir Lead the fied.

Mais attention à ce que l’expérience ne soit pas le cercueil de vos innovations. La technique n’est pas tout. Quelque chose de plus est requis – ou peut-être quelque chose de moins. En effet, souvent l’inexpérience efface la peur – car elle empêche de se représenter clairement quels sont les obstacles qui vont se présenter à nous. Ainsi, elle nous permet de réaliser des choses que nous aurions cru impossibles avec plus d’expérience.

Si vous arrivez à trouver le parfait équilibre entre le développement de vos compétences et l’ouverture sur le hasard et l’ambiguïté, alors vous atteindrez peut-être l’état de grâce, la maîtrise complète de votre domaine qui fera de vous un expert demandé et reconnu.

Chapitre 10 : L’enlisement et les voies d’accélération (ruts and grooves)

Parfois, cela arrive : malgré toutes les bonnes habitudes que vous avez développé, les rituels de préparation, les outils d’organisation, les techniques pour gratter les premières idées, il y a un moment où la créativité vous quitte. Vous êtes devant la toile, la page, le clavier, l’écran, et rien ne vient. Vous êtes enlisé. Malgré tous vos efforts, vos roues ne font que patiner sans vous faire avancer, éclaboussant tout le monde autour de vous.

Un enlisement peut-être la conséquence :

    • D’une mauvaise idée. Vous n’auriez pas dû commencer ce projet au départ.
    • D’un mauvais timing. Pour une raison ou une autre, vous êtes désynchronisé avec le monde.  Vous pouvez avoir l’idée la plus lumineuse du siècle, si le monde n’est pas prêt à la recevoir, vous pouvez patiner pendant des années.
    • D’une malchance. Les circonstances conspirent contre vous.
    • Du fait de se cantonner à des méthodes testées et approuvées, alors que le monde a changé et en requiert de nouvelles.
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Il n’est pas toujours évident de s’apercevoir que nous sommes enlisés. Nous devons d’abord 1) voir que nous le sommes, 2) l’admettre et 3) en sortir.

Si vous vous apercevez que vous êtes prisonnier d’un profond enlisement, ce dont vous avez réellement besoin est d’une nouvelle idée. Pour cela, Twyla Tharp propose de nombreuses astuces et autres trucs. Vous pouvez aussi pratiquer ce que propose Earl Nightingale dans Lead the fied (toujours) : prendre une feuille de papier, y écrire en haut votre problème, puis en dessous toutes les idées qui vous viennent à l’esprit pour le résoudre. Ne vous arrêtez pas avant d’en avoir écrit au moins 20. Souvent, les premières viennent facilement, puis à partir d’un certain seuil, qui peut être la cinquième ou la dixième, trouver les autres devient difficile, voire très difficile. Et pourtant, c’est souvent la dix-neuvième ou la vingtième qui vous apportera la solution. Persévérez.

Mais les enlisements ont leur pendant, les voies d’accélération. La voie d’accélération est le meilleur endroit du monde. Quand vous y êtes, vous avez la liberté d’explorer, tout ce que vous questionnez vous amène à de nouvelles avenues et de nouvelles routes, tout ce que vous touchez touche miraculeusement quelque chose d’autre et le transforme en quelque chose de mieux. Quand vous vous levez le matin, vous savez exactement ce que vous allez faire de votre journée. C’est ce que les athlètes appellent “la zone”.

Le problème de la voie d’accélération est que vous savez rarement que vous allez vous y engager avant d’y être. N’importe quoi peut vous y amener, et parfois les raisons vous sembleront mystérieuses. Et le lendemain, la voie est partie. Ou elle dure plusieurs jours, semaines, mois. Vous ne le savez pas.

Il est donc important d’en tirer le meilleur parti, et de pouvoir l’allonger au maximum. Twyla Tharp nous donne plusieurs de ses astuces pour y arriver.

    • Exercice 27 : Faites un verbe

Quand vous êtes dans une impasse créative, faites cet exercice. Prenez un verbe et faites le physiquement. Cela peut-être n’importe quel verbe impliquant une action réalisable, comme pousser, sauter, courir, marcher, se tortiller, tournoyer, etc. La chimie du cerveau est inséparable de la chimie du corps. En donnant l’occasion à ce dernier de s’exprimer différemment, vous donnez l’occasion à votre cerveau de penser autrement.

Chapitre 11 : Un “A” en échec (an “A” in failure)

Il est très important d’échouer. Les meilleurs échecs sont les échecs privés que vous faites dans le confinement de votre bureau. Les échecs privés sont géniaux.

Qu’est-ce qui est aussi merveilleux à propos de ces échecs ? C’est simple : au plus vous échouerez en privé, au moins vous échouerez en public. De bien des manières, l’acte créatif est une affaire d’édition. Vous supprimez ou modifiez les mauvaises idées qui ne vont pas plaire au public. Cela exerce notre jugement. Il y a plusieurs manières d’échouer :

    • L’échec des compétences. Vous avez une idée en tête mais n’avez pas les compétences requises pour la mettre en pratique.
    • L’échec du concept. Vous avez une idée faiblement construite qui ne s’insère pas correctement dans votre vie.
    • L’échec du jugement. Vous laissez quelque chose dans votre idée ou votre projet qui aurait dû être retiré – et cela déséquilibre l’ensemble de votre création.
    • L’échec des nerfs. La pire. Vous avez tout ce qu’il faut pour vous excepté les tripes nécessaires pour supporter votre idée et l’explorer à son plein potentiel.
    • L’échec des répétitions. Malgré avoir essuyé un ou plusieurs échecs semblables, vous répétez les mêmes erreurs.
    • L’échec de la négation. La plus profonde. Créer quelque chose de nouveau et de frais est un acte audacieux, présompteux. Vous considérez que le monde se sent concerné par ce que vous avez à dire. Et s’il ne sent vraiment pas concerné, vous vous enfermez dans le déni en vous sentant incompris et en maudissant le monde qui ne comprend pas votre génie.

Twyla Tharp nous livre ensuite une intéressante expérience personnelle de semi-échec en nous racontant la douloureuse genèse de Movin’Out – le spectacle même dont vous avez pu voir un extrait sur Youtube en début d’article.

Chapitre 12 : La course de fond (the long run)

Ce n’est qu’à 58 ans que Twyla Tharp s’est finalement senti comme un “maître de la chorégraphie”. Pour la première fois de sa carrière, à l’occasion de son 128 ème ballet, The Brahms-Haydn Variations, elle s’est sentie parfaitement maître de tous les composants qui font la danse – la musique, les pas, les motifs, le déploiement des personnes sur la scène, la clarté de l’objectif. Elle avait finalement les compétences pour remplir le gouffre qui se trouvait entre ce qu’elle voyait dans son esprit et ce qui se passait effectivement sur scène.

L’achèvement de la maîtrise prend du temps. Soyez patient. N’abandonnez jamais.

Conclusion sur “Devenir Créatif”:

Après le très sec GTDThe Creative Habit est d’un grand rafraîchissement. Il est agréable à lire, bourré d’idées, d’astuces et de méthodes pour développer et entretenir sa créativité, dans à peu près n’importe quel domaine. De plus, il m’a donné de nombreuses idées pour l’écriture, le business, et même pour le théâtre d’impro que je pratique en tant qu’amateur. Il est tellement riche que chacun y trouvera son compte. Et vous mettrez longtemps avant d’épuiser complètement les exercices proposés à la fin de chaque chapitre.

Ils pourront d’ailleurs servir de routines solides pour stimuler votre créativité dans à peu près n’importe quelle situation. De plus, le livre est parsemé d’anecdotes et d’exemples directement tirés de la vie et la carrière de Twyla Tharp, qui illustrent souvent parfaitement son propos.

Au chapitre des faiblesses, je dirai simplement que Twyla Tharp insiste beaucoup sur le domaine des arts – non seulement la danse, qui est logiquement sur-représenté, mais aussi la musique, la peinture et l’écriture – et que la créativité propre au business n’est qu’esquissée. On ne saurait toutefois reprocher à Twyla Tharp de parler de ce qu’elle connaît, et la quasi totalité de ce qu’elle dit peut-être appliquée à n’importe quelle situation de création – qu’elle soit artistique ou non. De plus, comme beaucoup d’artistes, Twyla Tharp ne semble pas avoir de culture scientifique très développée, et cela se sent parfois. L’organisation des chapitres et du livre semble parfois un peu touffu, un peu foisonnant. Mais ce sont des défauts mineurs au regard de l’intérêt de l’oeuvre.

Je le recommande donc. The Creative Habit pourra vous accompagner dans tous vos moments créatifs et vous servir de trousse de secours en cas de panne d’inspiration.

Points forts :

  • The Creative Habit est un beau livre, dont la forme agréable met judicieusement en valeur le contenu
  • Foisonnant d’idées, d’astuces et de méthodes pour développer et entretenir sa créativité
  • Bourré d’exercices pratiques et pratiquement inépuisables
  • Twyla Tharp nous livre de nombreuses expériences personnelles parlantes

Points faibles :

  • Un peu trop axé sur la créativité purement artistique
  • Quelques passages peu crédibles montrant un certain manque de culture scientifique chez l’auteur
  • The Creative Habit est un livre un peu trop foisonnant et touffu parfois

Ma note : imageimageimageimageimageimageimageimageimage

Avez-vous lu The Creative Habit ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (5 votes, moyenne: 3,60 out of 5)

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Ressources :

Défi PMBA :

Coût du livre :11,37 €
Coût total du projet :95,77 €
Nombre de pages :242
Nombre de pages totales :1215
Temps pour le lire :4H30
Temps pour écrire cet article :6H
Temps total du projet :41H

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Je vous invite aussi à visionner ma vidéo “Comment SORTIR des IMPASSES de votre vie et BOOSTER votre CRÉATIVITÉ” 🙂:

10 leçons importantes du livre The Creative Habit de Twyla Tharp

  1. Suivez votre propre route créative
  2. Connaissez tous les détails de votre métier
  3. Combinez votre passion avec vos compétences
  4. Liez votre pratique créative à un rituel
  5. Configurez un poste de travail et un environnement appropriés
  6. Investissez en vous-même
  7. Ne vous concentrez pas trop sur l’argent
  8. Allez-y. La créativité vient avec le travail
  9. Ne le faites pas par obligation
  10. Soyez confiant et continuez

 

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les outils qui aident a devenir creatif, petite habiutude grand resultat résumé
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21 Commentaires pour :

The Creative Habit (Devenir Créatif)

  • Jérôme

    12 Nov 2008 à 08:23

    Bravo pour vos résumés et votre détermination !

    Répondre



    • Argancel

      17 Nov 2008 à 18:37

      Superbe résumé, détaillé et liant à de nombreux compléments d’information. Je ne connaissais pas l’histoire de Mr GoodYear.
      Au fait, as-tu mis en pratique la fameuse October Man Sequence?

      Répondre



      • Olivier Roland (Auteur)

        17 Nov 2008 à 21:38

        Merci Argancel.

        Voyons, tu dois savoir que cette séquence est une technique interdite 😉
        Je l’ai essayé une fois sur une amie, avec peu de résultats – je pense que c’est une technique que l’on doit pratiquer souvent avant de la maîtriser, et qui de plus demande d’être “en phase” avec le concept, la PNL et l’hypnose. Je l’ai personnellement lu pour ma culture générale et rien d’autre.

        Mais vraiment, j’ai été émerveillé – c’est le mot – par cette formidable fusion entre forme et fond que je n’avais jamais vu dans aucun livre auparavant. Une telle technique ne devrait pas rester confinée à des livres aussi confidentiels.

        Répondre



        • […] Pour approfondir ces deux perles et découvrir comment multiplier votre puissance créative, lisez The Creative Habit – Learn it and use it for life. […]

          Répondre




          • […] ayant une forme intéressante et originale mettant en valeur le contenu (pour le moment, seuls The Creative Habit et 45 méthodes efficaces pour Recruter avec discernement peuvent prétendre à ce […]

            Répondre




            • […] Il n’y a de nombreuses manières de stimuler sa créativité, comme le fait de travailler sous contraintes, de se ménager des périodes d’oisiveté, de cultiver son enthousiasme pour le sujet, et bien d’autres encore – vous pouvez notamment en découvrir en lisant ma chronique de The Creative Habit. […]

              Répondre




              • […] La métaphore – comprendre une chose en l’expliquant par une autre – est un autre élément important de la symphonie. « Toute création est une représentation d’autre chose. Dans ce sens, tout ce que vous créez est enrichi par la métaphore. » Twyla Tharp (auteur de The Creative Habit). […]

                Répondre



                • Fabrice - Show Me The Money

                  27 Oct 2010 à 12:38

                  Merci Olivier pour cette review.

                  En voyant la couverture et en lisant le résumé de l’ouvrage je me suis demandé ce que je pourrai bien apprendre de cette chorégraphe new-yorkaise (L’univers de la danse classique est à des années lumières de mes centres d’intérets).

                  Finalement je me suis laissé tenté et je dois dire que je ne regrette absolument pas cette lecture.

                  Il est vrai que l’ouvrage est vraiment superbe, la mise en page est déroutante mais agréable. C’est vraiment un livre que l’on prend plaisir à avoir en main et dans sa bibliothèque.

                  Concernant le contenu j’ai été séduit par le discours de Mme Tharp.
                  On sent que cette femme est vraiment exceptionnelle, au caractère bien trempé et à la volonté de fer. Elle a voué sa vie à la danse et à l’art en général et elle a une vraie expérience à partager sur le procéssus créatif.
                  Les 12 chapitres ne m’ont pas tous intéressés, je dois reconnaître que j’ai zappé certains passages où elle décrit les difficultés qu’elle a rencontré à monter certains spectables. Le fait que le livre soit écrit dans un anglais très soutenu ne m’a pas aidé.
                  Mais tous les conseils qu’elle distille et les exercices qu’elle propose en fin de chapitre compensent ces quelques moments d’ennuis.
                  Les rituels de préparation, l’ADN créatif, l’idée de “gratter” pour trouver de nouvelles idées, le principe de la “Zone” sont autant de concepts que l’on prend plaisir à s’approprier.

                  Mention spéciale à l’exercice “Mon autobiographie créatrice”
                  J’ai du passer plus de 3 h à répondre à la quarantaine de questions posées mais cela m’a permis de poser par écrit sur 4 pages toutes mes aspirations créatrices, mes faiblesses, mes doutes…

                  En conclusion, une très bonne découverte que je prendrais plaisir à relire dans quelques années afin de voir si j’ai pris de bonnes habitudes créatives 😉

                  Répondre




                  • […] The Creative Habit – Learn it and use it for life […]

                    Répondre



                    • Zorrow

                      2 Jan 2011 à 10:02

                      J’ai une idée –

                      Cher Olivier,

                      – pourquoi ne pas –

                      _écrire un post, livre,roman, blog… sur ce qui a changé grâce à toutes vos lectures, grâce à ce défi ?
                      _ faire un comparatif entre l’ancien Olivier et le nouveau ?
                      que retenez vous, quels sont les + grands changements dans votre mode de vie ?

                      Si vous deviez retenir une seule chose des dizaines de Books, ce serait quoi ?

                      Bonne continuation !

                      Répondre



                      • jean-Louis

                        20 Sep 2011 à 11:35

                        Hello !
                        Merci ppour ce beau travail sur la création. La METAPHORE; Cette “Dame” qui nous veut du bien… Nous devons la courtiser, afin d’essayer de nous améliorer dans la création, tanka et haïku en ce qui me concerne; Exemple, le ciel était bleu ce matin là :

                        Trop de bleu ce matin
                        La maison du ciel
                        N’a pas d’habit

                        Sans trop réfléchir , je n’ai fait que dire d’une autre façon que le ciel n’avait pas un nuage…
                        Normal, j’ai vendu des vêtements pendant plus de 40 ans… (Gag !)

                        Amitiés à tous !

                        Jean-Louis d’Abrigeon
                        (lauréat du 9th Mainichi Haïku Contest en 2005
                        dans la section internationale)

                        Répondre




                        • […] judicieuse des couleurs et des images comme The Sales Bible, The Simplicity Survival Handbook ou The Creative Habit, il semble parfois parfois un peu sec et indigeste. Heureusement, son contenu vaut largement […]

                          Répondre




                          • […] Je vous suggère aussi la lecture de ma chronique du livre de l’artiste américaine Twyla Tharp qui traite des habitude entourant la créativité The Creative Habit. […]

                            Répondre




                            • […] La métaphore – comprendre une chose en l’expliquant par une autre – est un autre élément important de la symphonie. « Toute création est une représentation d’autre chose. Dans ce sens, tout ce que vous créez est enrichi par la métaphore. » Twyla Tharp (auteur de The Creative Habit). […]

                              Répondre




                              • […] Pour approfondir ces deux perles et découvrir comment multiplier votre puissance créative, lisez The Creative Habit – Learn it and use it for life. […]

                                Répondre




                                • […] créatif est ici abordé de la manière la plus universelle qui soit – et bien plus que dans The Creative Habit qui était davantage centré sur la création artistique – et s’applique à tout un […]

                                  Répondre




                                  • […] n’est qu’à 58 ans que Twyla Tharp, célèbre chorégraphe américaine et auteur de The Creative Habit  s’est finalement senti comme un “maître de la chorégraphie”. Pour la première fois de sa […]

                                    Répondre




                                    • […] The Creative Habit – Learn it and use it for life […]

                                      Répondre




                                      • […] Il n’y a de nombreuses manières de stimuler sa créativité, comme le fait de travailler sous contraintes, de se ménager des périodes d’oisiveté, de cultiver son enthousiasme pour le sujet, et bien d’autres encore – vous pouvez notamment en découvrir en lisant ma chronique de The Creative Habit. […]

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