Rédiger un best-seller : ce que j’ai appris en me formant avec James Patterson, Dan Brown, et Malcom Gladwell

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Rédiger un best-seller

18 mois…

J’ai mis 18 mois pour finaliser mon manuscrit. Ce que j’avais commencé comme un guide pratique d’environ 200 pages s’est transformé, au fil du temps, en un livre de non-fiction à suspense, presque un roman initiatique, de 520 pages.

Vous n’imaginez pas la force qu’il m’a fallu pour mener cette tâche à bien. C’est probablement le défi le plus difficile que j’ai eu à relever jusqu’à présent, de la recherche du ton et du genre idéal jusqu’à l’envoi du fichier à mon éditeur.

Mais, c’est aussi une énorme fierté. C’est grisant. Je dois d’ailleurs vous avouer que je me suis déjà lancé dans la rédaction d’un autre livre… Et cette fois, ce sera beaucoup plus facile.

Pourquoi ?

Car j’ai réglé toutes les interrogations qui se sont posées au cours de ma rédaction : genre, intrigue, recherche, inspiration… Les questions se bousculaient à chaque page.

Pour surmonter ces obstacles, j’ai lu des dizaines de livres et suivi les MasterClass des plus grands écrivains de notre époque… Progressivement, les pièces du puzzle se sont mises en place.

Chaque auteur a ses astuces. Cependant, certaines techniques littéraires sont universelles. Une fois qu’on les connaît, le processus créatif est beaucoup plus fluide, vos objectifs sont plus clairs et vous travaillez efficacement.

Ces techniques, je veux les partager avec vous.

Note : Cet article invité a été écrit par Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte ! ».

Le succès d’un auteur de best-seller n’est pas dû à la chance

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Créer un best-seller n’est pas réservé à certains veinards… Vous pouvez le faire aussi !

Je voudrais d’abord attirer votre attention sur les chiffres de l’industrie du livre en France. Ils sont révélateurs de la difficulté pour les auteurs de se faire une place dans le top des ventes.

En 2017, les 11 015 titres les plus vendus ont représenté 66,8 % des ventes. Or, sur cette période, 775 170 titres étaient disponibles. Autrement dit, les 764 155 titres restants (98,5% du catalogue) se sont réparti seulement un tiers des ventes. Cela revient à la vente de quelques exemplaires par livre. D’ailleurs, le tirage moyen d’un livre (ce qui englobe aussi les énormes tirages faits pour les auteurs à succès) est de 5 341 exemplaires par titre. Et ce chiffre est en constante diminution.

Les auteurs de ces 764 155 titres ne sont pas forcément mauvais. Et certains de ces auteurs gagnent correctement leur vie. Pourtant, ils n’ont pas réussi à concurrencer les poids lourds de la littérature.

Vous pensez qu’ils ont manqué simplement de chance ?

Après ces 18 mois passés à étudier le marché littéraire, je peux aujourd’hui vous l’affirmer :

Un auteur de best-seller ne doit pas son succès à la chance !

Seuls les livres ayant cette qualité essentielle ont l’étoffe d’un best-seller

Après la fin des études, la plupart des adultes lisent pour s’évader, ou pour améliorer leur vie et leurs compétences. Une des astuces pour créer un best-seller est de fournir aux lecteurs cette évasion ET en même temps de fournir des solutions concrètes. C’est ce qui explique le succès croissant des livres de non-fiction.

Pour plaire, un livre de non-fiction doit fournir les outils pour évoluer, développer une expertise, changer sa vie personnelle ou professionnelle.

Si votre manuscrit apporte cela à votre public, il remplit déjà le prérequis essentiel à son succès. Il s’agit d’un « bon » livre. Mais pour passer dans la catégorie « best-seller », ce n’est pas suffisant !

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La recette du succès d’un best-seller enfin dévoilée

Je voulais créer un livre pratique sur l’entrepreneuriat. Mais je ne voulais pas qu’il s’adresse au public traditionnel de ce type de littérature, composé d’entrepreneurs déjà convaincus.

Je souhaitais m’adresser aux nombreux francophones qui rêvent d’entreprendre, sans jamais oser passer à l’action (37% de la population selon une récente étude de l’INSEE !). Mon but : leur donner la confiance et les outils nécessaires pour se lancer.

Malheureusement, ce public ne s’intéresse pas aux livres business. Comment les toucher ? Comment les motiver à acheter le livre, et plus difficile encore, à les tenir en haleine jusqu’à la fin (sachant que c’est maintenant une « brique » de 520 pages) ?

Alors je me suis tourné vers les meilleurs auteurs de romans et de livres de non-fiction au monde. J’ai suivi 8 MasterClass sur la création littéraire, et en particulier celles de James Patterson, celle de Malcolm Gladwell et celle de Dan Brown. En plus de cela, j’ai lu pas moins de 17 livres sur le sujet, et notamment pour rédiger un best-seller.

Et voici les éléments clés de la création d’un best-seller :

L’art de viser la bonne cible

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Si vous manquez votre cible, les heures de travail acharné passées sur votre récit n’auront servi à rien.

Un bon récit, qu’il soit romancé ou pratique n’aura aucun succès s’il ne s’adresse pas à son public cible.

James Patterson est le plus grand auteur de best-sellers au monde. Mais il n’est pas seulement écrivain. Avant de se consacrer exclusivement à l’écriture, il a fait carrière dans une agence publicitaire américaine.

Alors, quel est le lien entre le marketing et la création littéraire ?

C’est très simple. Lorsqu’il construit son roman, James Patterson utilise la technique de l’avatar. Voici la définition d’avatar que je donne au chapitre 30 de Profession : entrepreneur libre, c’est :

« La description détaillée et idéalisée du client auquel s’adressent tous les efforts marketing d’une entreprise. Aucun client réel ne correspond à 100 % à l’avatar, mais chaque client se retrouve dans suffisamment des caractéristiques de l’avatar pour penser que l’offre de produits et services convient spécifiquement à son besoin.»

Il rédige donc en tenant compte de ses lecteurs cibles. Et il se base sur les chiffres de ses ventes, ou sur ses ambitions commerciales. Par exemple, lorsqu’il a voulu concurrencer John Grisham sur la côte Est des États-Unis, Patterson a situé son roman suivant à San Francisco.

La meilleure façon de capter l’intérêt d’une personne est de lui parler d’elle. Homme, femme, vieux, jeune, riche, pauvre, citadin ou campagnard… les personnages et le lieu de l’action sont déterminants pour attirer l’attention de votre audience cible.

S’adresser à son public est une chose. Mais encore faut-il savoir comment lui parler !

Le lecteur est le seul destinataire d’un manuscrit

Je connaissais mon lectorat cible avant de créer mon livre. Mais pas la façon de communiquer avec.

  • La voix qui murmure à l’oreille du lecteur

Dans sa MasterClass, Malcolm Gladwell insiste sur l’importance d’adapter sa voix à son public, et au sujet.

Quel que soit l’interlocuteur, on utilise un langage différent pour parler de sport ou d’entrepreneuriat. Le sport est très intéressant, car il est vécu intensément par les fans. On peut se laisser aller à un vocabulaire décomplexé, subjectif ou émotionnel, qui choquerait s’il était utilisé dans un autre contexte. Alors que le vocabulaire business est beaucoup plus policé : faire naître l’émotion du lecteur est beaucoup plus complexe.

  • Imiter ou créer son propre genre ?

Dès les premiers mois de la rédaction de mon livre, je me suis heurté à un défi majeur. A l’instar d’un Dale Carnegie ou d’un Napoleon Hill, je voulais écrire un classique, un de ces manuscrits dont on parle encore 30, 50 ou 100 ans plus tard.

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Et j’ai réalisé que seul mon public habituel – des entrepreneurs – lisait ce type de livres d’affaires.

Alors que Profession : entrepreneur libre, je le destinais à mon épouse Cécile, à ma sœur Carine et son partenaire Thierry, à mon amie Morgane… Et aux 19 autres millions de Français convaincus qu’ils créeront une entreprise un jour… mais ne le font jamais, parce qu’ils manquent de confiance en eux et d’outils pour faire le saut. Grâce à ce livre, je voulais leur donner les moyen de réaliser cet objectif.

Un petit problème, donc : Ce public ne lit jamais de livres « Business ».

J’ai donc retourné mes étagères à la recherche d’un modèle à suivre : un livre de non-fiction si captivant que même les lecteurs les plus réfractaires ne peuvent s’empêcher de tourner les pages.

Mais aucun ne convenait pour mon projet : trop aride, trop factuel, trop documentaire… Je me suis donc tourné vers les auteurs de fiction.

Et j’ai créé un genre nouveau.

Mon erreur a été de perdre beaucoup de temps à essayer d’imiter un genre. C’est une très mauvaise idée.

À la place, essayez d’offrir à vos lecteurs quelque chose d’innovant, qui marquera leur mémoire plus durablement. C’est le cas de Malcolm Gladwell, qui parvient à utiliser les techniques des romans à suspense dans des livres de non-fiction.

L’histoire doit happer le public, l’emprisonner jusqu’à la dernière ligne

comment ne pas ennuyer le lecteur

Le cauchemar à éviter : qu’un lecteur commence avec passion et finisse par un bâillement !

Un des avantages des manuels pratiques et autres livres de non-fiction, c’est qu’on n’attend pas de vous une intrigue pour motiver votre lecteur à tourner les pages. Votre public est, en théorie, déjà acquis : il cherche des informations sur un sujet, vous proposez de les lui fournir. Si le contrat tacite entre vous et le lecteur est rempli, c’est-à-dire que votre ouvrage est intéressant et pertinent, le pari est gagné.

Mais comment garder l’attention d’un lecteur jusqu’à la fin d’une histoire ?

J’ai essentiellement utilisé 2 techniques. La première est proposée par James Patterson, alors que la seconde est utilisée par Malcolm Gladwell :

  • Supprimez tous les passages que la plupart des lecteurs survolent. Une technique des plus grands marketeurs pour améliorer un texte de vente consiste à en supprimer les deux premiers paragraphes, voire toute la première page. Ca marche à tous les coups ! Qu’il s’agisse d’un livre, d’un chapitre ou d’une préface, l’auteur a toujours tendance à pédaler un peu dans la choucroute avant d’en venir au coeur du sujet. J’ai donc “taillé dans le gras”, et divisé mon livre en une centaine de chapitres de 3 pages en moyenne, plutôt que 10 chapitres interminables commençant chacun par un long préambule.
  • Surprenez votre audience. En réfutant des opinions majoritairement partagées, en soulevant des questions que vous ne solutionnez pas immédiatement, vous forcez vos lecteurs à tourner les pages afin de découvrir votre raisonnement, ou la réponse aux interrogations soulevées.

Les recherches sont un mal nécessaire pour rédiger un best-seller

  • Écrivez sur un sujet que vous maîtrisez…
  • Ou, si vous n’en maîtrisez aucun, écrivez sur une thématique que vous souhaitez apprendre !

Ce sont, en substance, les conseils de Dan Brown. Bien entendu, cette deuxième méthode nécessite de nombreuses recherches, sans lesquelles votre crédibilité sera vite attaquée par vos lecteurs les plus attentifs.

Même en connaissant son sujet, un temps de recherche, de pratique, d’expérimentation et de documentation est inévitable. Et c’est ce qui a le plus ralenti mon travail. Pour vous donner une idée : les jours où je travaillais sans connexion Internet (à la Bibliothèque Universitaire de Nantes, ou en campagne à Lascaux), j’écrivais entre 15 et 22 mots par minute. Lorsque j’avais accès à Internet… 7 à 10 mots par minute seulement.

Qui n’a pas lancé une requête sur Google pour se retrouver, une heure plus tard, encore occupé à lire des articles, certes captivants, mais totalement étrangers à la requête d’origine ?

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Vous devez trouver un subtil équilibre entre la nécessité de vous documenter et le besoin de concentration inhérent à la rédaction d’un livre. Seule la concentration vous permet d’entrer totalement dans votre histoire… et d’en faire un récit digne d’un best-seller.

Le manque d’inspiration n’est pas une excuse

manque d'inspiration pour rédiger son livre

« Ne restez pas assis en pensant : “Oh, je n’ai pas envie aujourd’hui. Je n’ai pas envie demain.” Trouvez l’envie ! Faites-le ! Forcez-vous ! »

Cette remarque de James Patterson, je l’ai moi-même expérimentée, en passant en revue mon “journal de bord” une fois que le manuscrit était terminé. Et les conclusions sont étonnantes !

Certains jours, l’envie d’écrire ne venait pas. Manque de motivation, d’inspiration, tout mon être aspirait à faire autre chose. L’exercice était pénible, presque douloureux, mais, même ces jours-là (qui portent dans mon journal des mentions comme “torture”, “lenteur absolue”, ou “moral zéro”), je parvenais à écrire 9 à 10 mots par minute.

Et les jours fastes, lorsque j’étais porté par l’inspiration, que les mots coulaient d’eux-mêmes sur la page, ces jours où mon journal indique que je terminais l’écriture frais comme un gardon et fier du travail accompli, mon rythme atteignait… 10 à 11 mots/minute !

Autrement dit, mon état d’esprit n’avait presque aucune incidence sur ma cadence d’écriture.

Inspiré ou non, le fait de terminer votre livre est uniquement lié au temps que vous êtes prêt à y consacrer… et non à la visite des Muses. En supprimant les sources de distraction, et en vous astreignant à vous asseoir face à l’écran jusqu’à avoir posé la dernière ligne, vous le finirez.

Pour autant qu’il soit possible de le finir…

“Un ouvrage n’est jamais achevé, mais abandonné”

Cette citation, souvent attribuée à Léonard de Vinci, a été mentionnée par plusieurs auteurs lors des cours que j’ai suivis.

Je ne l’ai comprise que récemment. Très exactement, au moment où j’ai dû me résoudre à envoyer mon manuscrit. En réalité, je l’avais finalisé 3 semaines auparavant. Et depuis, je l’éditais, retouchais, peaufinais… Croyez-moi, si je n’avais pas eu la force de l’envoyer à l’éditeur à ce moment précis, je ne l’aurais sans doute jamais envoyé. J’envisageais encore des centaines d’améliorations… qui auraient pu m’occuper encore longtemps.

Un ouvrage créatif n’est jamais terminé. La perfection n’est jamais atteinte. Il faut savoir arrêter, lâcher prise, et laisser votre manuscrit voler de ses propres ailes.

Ne restez pas assis à envier le succès des autres

James Patterson, Malcolm Gladwell, Dan Brown… Ces auteurs ne redoutent plus la concurrence, et ils vous permettent de profiter de leur expérience d’auteur de best-sellers. Ce qu’ils ont fait, vous pouvez le faire également.

Ils n’ont pas bénéficié d’une chance exceptionnelle — le premier roman de James Patterson a été refusé par 31 éditeurs —, ni de passe-droits réservés aux nantis : Dan Brown exerçait 2 postes d’enseignant en parallèle avant de sortir le Da Vinci Code.

Si vous voulez écrire un best-seller, n’ayez pas peur de vous lancer et d’affronter la critique ! Trouvez votre audience, votre voix, votre genre… et travaillez sans relâche en utilisant les techniques fournies par les plus célèbres auteurs de votre génération pour rédiger un best-seller.

Permettez-moi de terminer sur une citation de Dan Brown, qui me paraît appropriée :

« Les hommes se donnent beaucoup plus de mal pour éviter ce qu’ils craignent que pour obtenir ce qu’ils désirent. »

Ne faites pas partie de ceux-là !

Sébastien Night, fondateur du Mouvement des Entrepreneurs Libres, et auteur du livre « Profession Entrepreneur libre : le guide pratique pour gagner votre liberté en vous mettant à votre compte !

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