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Le Guide de survie des hypersensibles empathiques

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Résumé de “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” de Judith Orloff : Psychiatre, spécialiste de l’hypersensibilité et elle-même hyperempathique, l’auteure s’appuie sur son expérience pour nous montrer comment ce type de sensibilité, souvent perçue comme une fragilité, peut, en réalité, avec les méthodes et les connaissances qu’elle partage, s’avérer un facteur de réalisation de soi et de bonheur.

Par Judith Orloff, 2018, 337 pages.

Titre original : “The Empath’s Survival Guide”

Chronique et résumé de “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” de Judith Orloff

Introduction – Préface de Saverio Tomasella

La préface de ce “Guide de survie des hypersensibles empathiques” est signée Saverino Tomasella, Docteur en psychologie et fondateur d’un observatoire sur l’ultrasensibilité.

Pour ce dernier :

  • L’ultrasensibilité se définit comme étant une combinaison d’hypersensibilité et d’hyperempathie.
  • “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” est un ouvrage qui partage une approche humaniste et bienveillante. C’est un livre qui aidera le lecteur à :
    • Comprendre les spécificités des personnes hyperempathiques et hypersensibles.
    • Dépasser les difficultés rencontrées : pour cela, l’auteure partage ce qu’elle appelle des “stratégies de survie” tout au long des chapitres.

Chapitre 1 – Êtes-vous hyperempathique ? – Introduction à l’empathie

1.1. Qui est Judith Orloff ?

Dans le premier chapitre de son “Guide de survie des hypersensibes empathiques“, Judith Orloff, l’auteure commence par se présenter. Elle nous dit :

  • Avoir étudié la médecine traditionnelle pendant 14 ans avant de devenir psychiatre.
  • Avoir essentiellement exercé auprès des personnes hypersensibles.
  • Être elle-même hyperempathique.

Ainsi, son expérience personnelle et professionnelle lui a permis de définir les caractéristiques communes des personnes hyperempathiques.

1.2. Quelles sont les caractéristiques des personnes hyperempathiques ?

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous apprend que l’hypersensibilité concerne 20 % de la population.

Une personne hyperempathique dispose d’un système nerveux hyperactif, incapable de filtrer la surcharge sensorielle. Dès lors, elle :

  • Absorbe les énergies, positives ou stressantes, avec une acuité “qui équivaudrait à avoir non pas cinq, mais cinquante doigts à chaque main”.
  • Éprouve souvent une forme d’épuisement chronique qui l’amène à devoir se mettre en retrait.

Le côté positif (qu’on ne voit pas toujours de prime abord mais qui est une réelle qualité), c’est qu’une personne hyperempathique ressent les passions avec une grande intensité.

Pour résumer, les hyperempathiques sont “des éponges qui absorbent les joies et les peines de ceux qui les entourent“. Ils ressentent tout, généralement de façon exacerbée et sans arriver à maintenir une distance saine entre eux-mêmes et les autres. Les hyperempathiques ont alors l’impression d’être submergés et peuvent se sentir épuisés par cette surstimulation et surcharge sensorielle.

1.3. Dans quel objectif a été écrit “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” ?

“Le Guide de survie des hypersensibes empathiques” a été écrit par Judith Orloff pour :

  • Les hyperempathiques ⇒ le but est de les aider à se préserver des aspects négatifs liés à l’hypersensibilité, profiter de ses côtés positifs et ainsi devenir des hyperempathiques heureux, équilibrés et en pleine possession de leurs moyens.
  • Les proches des hyperempathiques (famille, collègues, dirigeants, conjoints) ⇒ l’objectif est de les aider à comprendre ce que vivent les personnes hyperempathiques, mieux les accepter, mieux communiquer avec elles et se montrer présents au quotidien.
  • Transmettre un message d’espoir et d’acceptation ⇒ l’auteure souligne que la sensibilité, trop souvent incomprise, peu valorisée et même méprisée, possède beaucoup d’avantages. Le lecteur hyperempathique pourra alors prendre conscience des “précieuses aptitudes” et des forces que son hyperempathie lui confère.

1.4. L’enfant hyperempathique

Judith Orloff nous explique ici que, comme la majorité des enfants empathiques, elle ne s’est jamais vraiment sentie à sa place lorsqu’elle était petite.

Elle se rappelle :

  • Son enfance : l’auteure évoque les moments où les foules la fatiguaient, la rendaient anxieuse et lui donnaient envie de fuir.
  • Son adolescence : pendant laquelle elle a consommé beaucoup de drogues afin, dit-elle, d’anesthésier sa sensibilité.

Judith Orloff nous confie avoir, un jour, été victime d’un accident de voiture et en être sortie miraculeusement indemne. Suite à cet événement, ses parents l’ont obligée à consulter un psychiatre. Ce dernier parvint à lui faire accepter sa sensibilité. C’est comme cela que l’auteure a commencé à s’accepter telle qu’elle est.

“Si vous avez l’impression de ne pas être à votre place dans ce monde, c’est que vous êtes ici pour en créer un meilleur. […] L’empathie est le médicament dont notre monde a besoin.”

1.5. L’expérience hyperempathique

Judith Orloff distingue bien “empathie ordinaire” et “hyperempathie”.

Les points qui différencient les personnes hyperempathiques des personnes empathiques sont les suivants.

Les hyperempathiques :

  • Ressentent vraiment l’énergie, les émotions (joie, tristesse…) et les symptômes physiques de ceux qui les entourent dans leur propre corps.
  • Arrivent à saisir les messages qui passent par le langage non verbal de leur entourage (ton de la voix, mouvements, silences…).
  • Vont d’abord ressentir avant qu’apparaissent réflexion et pensée.
  • Possèdent certains traits propres aux personnes hypersensibles (HSP – Highly Sensitive Person) : un seuil bas de tolérance à la stimulation, un besoin de solitude, une sensibilité accrue à la lumière, aux sons et aux odeurs, ainsi qu’une aversion pour les grands groupes.
  • Nécessitent de plus de temps pour se relaxer après une journée chargée.
  • Apprécient la nature et les lieux paisibles.
  • Sont capables de ressentir “l’énergie subtile” (appelée “shakti” ou “prana” en orient) ainsi que les énergies ambiantes avec une acuité accrue.
  • Peuvent vivre des expériences intuitives et spirituelles profondes (communiquer avec les animaux, la nature et les guides spirituels).

L’auteur précise que l’hyperempathie et l’hyper-sensibilité ne sont pas incompatibles : “il est possible d’être les deux à la fois”.

1.6. Les grands types de personnalités hyperempathiques

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous décrit avec détail 3 grandes formes d’hyperempathie.

Il existe les hyperempathiques :

  • Kinesthésiques,
  • Émotionnels,
  • Intuitifs qui incluent les hyperempathiques télépathiques, prescients, oniriques, médiumniques, sensibles au monde végétal, connectés à la Terre, sensibles au monde animal.

Il est possible que nous nous reconnaissions dans une ou plusieurs formes d’hyperempathie. Pour Judith Orloff, il est intéressant de connaître la description précise qu’elle fait de chaque type d’empathie car c’est en découvrant nos aptitudes particulières que nous pourrons réaliser comment elles peuvent vraiment enrichir notre vie et celle de notre entourage.

1.7. Les modes relationnels des hyperempathiques : les introvertis et les extravertis

Certains hyperempathiques sont introvertis ; d’autres sont extravertis. Il est aussi possible d’être les deux à la fois en fonction du contexte.

  • Les hyperempathiques introvertis :
    • Ne sont pas très attirés par les conversations informelles et les rencontres sociales (grandes fêtes, rassemblements).
    • Dans ces situations, restent souvent en retrait et préfèrent partir tôt.
  • Les hyperempathiques extravertis :
    • Sont davantage volubiles et interagissent plus avec les autres.
    • Aiment davantage les échanges informels.
    • Sont capables d’interagir plus longtemps sans se sentir épuisés ou surstimulés.

1.8. Comment devient-on hyperempathique ?

qui sont les hypersensibles empathiques

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” indique deux facteurs de transmission :

  • Par la génétique : à la naissance, certains bébés présentent déjà une forte sensibilité. Ce sont des nourrissons qui vont fortement réagir, de façon innée, à la lumière, à la température, au toucher, aux odeurs, mouvements, sons.
  • Via l’éducation : les enfants victimes de négligence ou d’abus notamment peuvent devenir plus sensibles que les autres en grandissant.

1.9. La science de l’empathie

Judith Orloff développent ici cinq découvertes scientifiques majeures concernant l’empathie :

  • Les neurones miroirs : les personnes hyperempathiques sont hyperréactives à ces cellules cérébrales à l’origine de la compassion. C’est ce qui explique que les émotions d’autrui résonnent aussi profondément chez les hyperempathiques.
  • Les champs électromagnétiques : créés par le cœur et le cerveau, ces champs électromagnétiques envoient “des informations relatives aux pensées et aux émotions”. Les hyperempathiques y sont particulièrement réceptifs. Ils sont aussi davantage réactifs que les autres aux modifications des champs électromagnétiques de la Terre et du soleil.
  • La contagion émotionnelle : on utilise ce terme pour parler des personnes qui captent les émotions de ceux qui les entourent (ex. : lorsque le pleur d’un nourrisson provoque les pleurs d’autres bébés, quand un employé transmet son anxiété à ses collègues simplement en l’exprimant fortement). L’auteure explique que synchroniser notre humeur à celle des autres est une aptitude capitale à la qualité des relations. Mais que les hyperempathiques peuvent vite se laisser contaminer par la négativité s’ils ne prennent pas soin de s’entourer de personnes positives.
  • La dopamine : en procurant du plaisir, ce neurotransmetteur fait augmenter l’activité neuronale. Les hyperempathiques sont très sensibles à la dopamine, et les hyperempathiques introvertis le sont encore plus particulièrement. Dès lors, une petite quantité de dopamine suffit à les rendre heureux.
  • La synesthésie : d’après les scientifiques, les hyperempathiques sont dotés de “synesthésie visuotactile” ou “synesthésie tactile-miroir”, ce mécanisme neurologique qui associe deux sens dans le cerveau (ex. : voir une couleur à l’écoute d’une musique ou en prononçant des mots).

1 .10. Les impacts de l’empathie sur la vie quotidienne

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” cite ici les impacts les plus courants de l’empathie sur notre quotidien en matière de santé, de relations et dans notre vie professionnelle.

  • Santé

Les hyperempathiques sont sujets à :

    • La fatigue chronique, l’épuisement, la sensation d’être submergé ;
    • L’agoraphobie ;
    • Les douleurs chroniques, la fibromyalgie, les migraines ;
    • La fatigue surrénale ;
    • Les allergies ;
    • L’anxiété, la dépression, les crises de panique ;
    • L’hyperphagie et la prise de poids ;
    • Les dépendances à l’alcool, aux drogues, aux aliments, au sexe, aux achats compulsifs ou à d’autres comportements visant à anesthésier la sensibilité.
  • Relations et amour

Les hyperempathiques :

    • Ont tendance à s’attacher à des personnes non disponibles, narcissiques ou des partenaires destructeurs.
    • Sont des personnes aimantes, qui espèrent des sentiments réciproques.
    • Absorbent les émotions de leur partenaire et de leurs enfants.
    • Se sentent souvent épuisés et débordés par leurs responsabilités parentales.
  • Travail

Il est intéressant d’apprendre que les hyperempathiques peuvent, dans leur vie professionnelle :

    • Vite se sentir drainés par les vampires énergétiques : il est alors crucial qu’ils sachent poser des limites pour mieux se protéger.
    • Jouir de facultés de perception extraordinaires et d’une intuition accrue : ils sont alors parfois en mesure de percevoir l’énergie des autres, de vivre des prémonitions et des rêves prégnants.
    • Se montrer particulièrement sensibles à la communication animale.

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” propose ici une série de questions pour auto-évaluer notre degré d’empathie. Selon Judith Orloff, identifier ce degré d’empathie nous permettra, ensuite, de déterminer nos besoins et les stratégies à mettre en place pour y répondre au mieux.

1.11. Les avantages et les enjeux de la personnalité hyperempathique

  • Les principaux avantages

Pour Judith Orloff, les personnes hyperempathiques :

    • Possèdent “un cœur immense” et aident de façon instinctive les gens dans le besoin.
    • Sont rêveurs, idéalistes, passionnés, profonds, créatifs, loyaux.
    • Savent faire preuve de compassion et accordent de la valeur aux émotions des autres.
    • Disposent généralement d’une grande intuition, d’une vue d’ensemble des événements et une perception fine de l’énergie de ceux qui les entourent.
    • Sont très sensibles à la dimension spirituelle des choses.
    • Se sentent particulièrement bien dans la nature : ils ressentent notamment les bienfaits thérapeutiques et énergisants de l’eau et peuvent avoir des liens intuitifs puissants avec leurs animaux de compagnie.
  • Les principaux enjeux

Pour apprécier pleinement le potentiel de leur personnalité, les hyperempathiques doivent, selon Judith Orloff, développer de nouvelles aptitudes.

L’auteure commence par lister les difficultés les plus fréquemment rencontrées par les hyperempathiques :

    • La surstimulation ;
    • L’absorption du stress et de la négativité des autres (proches, médias…) ;
    • Les effets émotionnels persistants et intenses quand on côtoie trop de monde ;
    • L’hypervigilance, perçue parfois par les autres comme un désir de notre part de les garder à distance ;
    • L’épuisement émotionnel car leur grande compassion attirent souvent les confidences d’autrui ;
    • La solitude et l’isolement ;
    • L’hypersensibilité du toucher, du goût, de l’ouïe (bruits forts), de l’odorat (produits chimiques, parfums…), à la lumière trop vive, aux températures extrêmes, à l’air climatisé, aux orages, vents violents, à la pleine lune, etc. ;
    • Des besoins spécifiques dans les relations intimes (un espace privé, dormir seul…).

Pour faire face à ces difficultés, “le Guide de survie des hypersensibles empathiques” conseille de :

    • S’accorder des moments de solitude quotidiennement afin de se ressourcer.
    • Poser des limites et ne pas “trop donner”.
    • Communiquer avec son partenaire à ce sujet.
  • À chaque genre son enjeu

Judith Orloff explique que les enjeux de l’hyperempathie peuvent aussi être différents selon le genre de la personne hyperempathique (en Occident).

    • Les hommes hyperempathiques 

Ils parlent peu de leur sensibilité par honte et crainte de ne pas être “assez virils” (les garçons apprennent très jeunes que “les hommes forts ne pleurent pas”). Pour autant, l’auteure insiste sur le fait que, pour leur équilibre, les hommes ne devraient surtout pas nier leur sensibilité. D’ailleurs, ceux qui ont “la force de manifester leur sensibilité et le courage de montrer leur vulnérabilité” sont des compagnons, amis et leaders agréables et enclins à la compassion.

    • Les femmes hyperempathiques 

Bien que leurs émotions et leur “intuition féminine” soient plus acceptées dans notre société, les femmes ont souvent peur d’être jugées, abandonnées ou incomprises si elles expriment ouvertement leur sensibilité. Il est pourtant essentiel qu’elles fassent part de leurs besoins affectifs, car la nature de l’hyperempathie peut conduire à la codépendance.

1.12. Des stratégies de protection

“Même si la société laisse parfois entendre que les personnes hyper-empathiques sont “trop sensibles” et nous recommande de nous “endurcir”, je vous encourage, au contraire, à développer votre sensibilité tout en restant parfaitement centré. Notre hyperempathie est un immense atout si nous savons la mettre à profit. Nous ne sommes ni fous, ni névrosés, ni faibles ni hypocondriaques. Nous sommes des personnes merveilleuses dotées d’un don que nous devons apprendre à gérer.”

  • Éviter la surcharge sensorielle

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous invite, avant toute chose, à identifier les facteurs qui empirent nos symptômes de surcharge sensorielle et ceux qui les améliorent. Cette étape nous aidera, ensuite, à créer notre équilibre. L’auteure précise :

“Nous, hyperempathiques, appréhendons les choses sous l’angle du “tout ou rien”. Nous sommes très actifs ou, au contraire, nous nous réfugions dans notre havre de paix. Il est essentiel de structurer votre emploi du temps en trouvant un juste équilibre entre action et inaction.”

  • Pratiquer deux outils de visualisation afin de se recentrer 

Pour se recentrer, l’auteure invite le lecteur hyperempathique à pratiquer, dans un état de relaxation, deux exercices de visualisation :

    • Le bouclier de protection : il consiste à visualiser un superbe et épais bouclier de lumière rose ou blanche. Celui-ci entoure complètement notre corps et bloque les énergies négatives, toxiques ou intrusives, tout en laissant circuler les énergies positives et bienfaisantes.
    • L’ancrage et l’enracinement : il consiste à visualiser un arbre immense au tronc large et solide qui se dresse en nous, de la tête aux pieds. Il faut alors ressentir son énergie puissante, et visualiser, sous nos pieds, ses racines qui plongent profondément dans le sol. S’enraciner ainsi apporte un sentiment réconfortant de solidité et une force intérieure.
  • S’alimenter sainement et éviter les situations stressantes

Pour Judith Orloff, il est nécessaire de planifier des moments de bien-être dans notre emploi du temps. Ces moments peuvent être des pauses silencieuses, de la méditation, de l’exercice physique, des massages, des bains, du temps partagé avec des personnes positives ou au contact de la nature (se connecter avec la terre en marchant pieds nus, en s’étendant au sol par exemple).

1.13. La chance d’être hyperempathique

Judith Orloff termine ce premier chapitre en rappelant que les dons d’empathie sont une chance pour nous comme pour les autres :

“Il est crucial pour nous d’apprendre à nous libérer intérieurement et ainsi de faire profiter les autres de notre pouvoir. Les hyper-empathiques et toutes les personnes sensibles sont à l’avant-garde de cette nouvelle manière d’exprimer notre humanité.”

Chapitre 2 – Hyperempathie, émotions et santé – Comment mettre fin à la contagion émotionnelle ?

contagion émotionnelle personnes hypersensibles empathiques

“Les hyperempathiques ont une sensibilité kinesthésique accrue” affirme Judith Orloff. Autrement dit, ils ressentent tout. Aussi bien la vitalité, le bonheur et l’amour des autres, que leur stress, leurs malaises physiques et leurs émotions négatives (frustration, colère, peur…).”

Pour mieux vivre avec cette sensibilité, la solution de Judith Orloff est d’apprendre à :

  • Ne plus absorber la souffrance et les émotions des autres ;
  • Rester enracinés lorsque nous nous trouvons dans un environnement riche en stimuli.

2.1. Les limites de la médecine traditionnelle

Contrairement à de nombreux psychiatres, Judith Orloff ne conseille pas les antidépresseurs ou anxiolytiques pour répondre à la surcharge émotionnelle liée à l’hyperempathie.

Elle explique d’ailleurs regretter que la médecine conventionnelle :

  • Qualifie de pathologique ce qu’elle ne comprend pas et ce qui sort de l’ordinaire. Pour l’auteure, les hyper-empathiques “possèdent des caractéristiques qui relèvent du continuum normal de l’expérience humaine et qui témoignent de la merveilleuse diversité de notre espèce“. Leur sensibilité est “une source de force, d’amour et de vitalité“, pas une maladie.
  • Ignore complètement l’énergie subtile – cette force vitale présente dans notre corps et tout autour – pour traiter les problèmes de santé des patients (contrairement à la médecine traditionnelle chinoise).

2.2. Déterminer notre type de sensibilité : hyperempathique kinesthésique ou émotionnel ?

Pour mieux nous protéger de l’épuisement, l’auteure nous conseille, tout d’abord, d’identifier notre type de sensibilité. Pour cela, elle nous propose deux tests d’autoévaluation afin de déterminer si notre hyperempathie est plutôt :

  • Kinesthésique ⇒ ressenti des symptômes des autres dans notre corps,
  • Émotionnelle ⇒ perception des émotions des autres.
  • Ou les deux.

2.3. Les maladies empathiques

Judith Orloff utilise le terme de “maladie empathique” pour désigner “le ressenti d’une personne qui éprouve des symptômes qui ne lui appartiennent pas réellement”.

L’auteur explique ici que ces maladies empathiques peuvent parfois déclencher de “vraies” maladies : des maladies chroniques, auto-immunes, des dépressions chroniques, de la fatigue surrénale et chronique, de la fibromyalgie, des crises de panique, des phobies (phobie sociale, agoraphobie…).

2.4. Hyperempathie et médicaments

Pour Judith Orloff :

  • Plutôt que d’administrer des médicaments, il est bien plus approprié d’enseigner aux personnes sensibles qui souffrent de maladies empathiques des méthodes pour cesser d’absorber l’énergie et le stress des autres.
  • Les antidépresseurs ou anxiolytiques ne s’avèrent utiles que pour rééquilibrer une biochimie (si une personne hyperempathique vit un épuisement chronique à cause d’un stress ou d’un traumatisme par exemple). La prise doit être dosée de façon appropriée (une faible dose est déjà très efficace chez les hypersempathiques) et de courte durée.
  • Il est préférable de faire appel à un médecin maitrisant l’énergie subtil.
Les lecteurs de cet article ont également lu :  Ces Idées qui Collent - Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent - 2

Plus globalement, il faut comprendre que les hyperempathiques ont des besoins légitimes, et qu’au lieu de vouloir “être comme les autres”, il faut rechercher à respecter ces besoins.

2.5. Hyperempathie et fatigue surrénale

La fatigue surrénale est plus présente chez les hyperempathiques car ces derniers sont plus exposés au stress. Elle se manifeste par de l’épuisement, des maux et douleurs, de l’anxiété, des problèmes de concentration et de l’insomnie.

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” liste ici plusieurs solutions pour contrer la fatigue surrénale. Ces conseils s’ancrent avant tout dans notre mode de vie et notre alimentation : consommer des aliments complets, riches en vitamines B, prendre de la vitamine C, utiliser du sel rose de l’Himalaya, faire de l’exercice, méditer, surveiller son taux de cortisol (et si besoin, recourir à une hormonothérapie substitutive naturelle), se reposer, fuir les “vampires énergétiques”, rester positif, prendre soin de soi…

2.6. Des stratégies pour chasser l’énergie toxique

Judith Orloff énonce plusieurs stratégies pour nous aider à nous libérer de l’énergie négative et ne plus absorber le stress ou les symptômes des autres :

  • Se demander si l’émotion ou le symptôme que l’on ressent nous appartient vraiment ou s’il appartient plutôt à quelqu’un d’autre

    • En observant, par exemple, un changement physique ou mental soudain en présence d’une personne en particulier.
    • Il est possible que l’émotion ou le symptôme nous appartienne à tous les deux.
  • Respirer profondément et affirmer : “Je renvoie cette négativité dans l’univers”

Puis, en visualisant l’énergie toxique accumulée dans nos vertèbres lombaires s’en aller, dire : “Je te libère“. Répéter ce mantra 3 fois, à voix haute, avec assurance.

  • Rester à distance de la source d’inconfort potentielle

L’auteure suggère de limiter les contacts physiques (au moins 5 mètres) et visuels (l’énergie se transmet par le regard et le toucher).

  • Se détoxifier avec l’eau

Par des bains au sel d’Epsom, une thalassothérapie ou balnéothérapie, par exemple.

  • Poser ses limites avec fermeté, cohérence et gentillesse 

Nous pouvons utiliser des formules comme : “Je suis désolé, mais je ne suis pas suffisamment en forme pour faire la fête ce soir” ou “Reparlons de tout cela lorsque tu seras plus calme, car je ne supporte pas les cris” ou “J’ai envie de méditer et de rester tranquille pour le moment”. Ou simplement dire “non” sans ne rien rajouter.

  • S’imaginer en train de couper le cordon qui nous relie à quelqu’un 

Lorsque nous captons trop fortement l’état émotionnel ou physique négatif d’une personne, nous pouvons fermer les yeux, imaginer un cordon de lumière entre nos deux abdomens et nous voir le couper avec une paire de ciseaux.

  • Apprécier la solitude pour se recentrer 

Il est bon de prendre du temps pour soi pour refaire le plein d’énergie ou nous recentrer pendant des moments de silence au cours de la journée.

  • Passer du temps dans la nature et pratiquer l’enracinement

L’auteure préconise des exercices d’enracinement et des retraites régulières dans un havre de paix pour se regénérer, se reposer, approfondir sa spiritualité, son intuition, ralentir son rythme de vie, se ressourcer.

  • Dormir suffisamment et faire des siestes énergisantes dans un environnement apaisant

  • Déconnecter de temps en temps des médias sociaux

Nous pouvons prévoir des jeûnes technologiques de temps à autre.

  • Voyager sans stress 

L’auteure énumère plusieurs astuces pour :

    • Voyager plus confortablement sans nous sentir oppressé par les foules dans les aéroports et le manque d’espace en avion.
    • Préserver notre énergie dans une chambre d’hôtel.
  • Pratiquer la “méditation du cœur de trois minutes”

Cette méditation se fait avec une paume sur notre chakra du cœur, au milieu de notre poitrine. Il faut alors se concentrer sur une image que nous aimons (un coucher de soleil, une rose, l’océan ou le visage d’un enfant) et profiter pleinement de ces sensations d’amour, d’apaisement, de chaleur, d’ouverture, de sécurité qui nous envahissent.

  • Habiter pleinement son corps

Une méditation est ici proposée pour prendre conscience de son corps, se sentir en harmonie avec lui et bien incarné (lien corps-esprit). L’auteure nous invite aussi à pratiquer l’autosuggestion positive qui consiste, en gros, à remplacer nos idées négatives par des pensées positives.

Chapitre 3 – Hyperempathie et dépendances – Alcool, drogues et suralimentation

Dans ce chapitre du “Guide de survie des hypersensibles empathiques”, Judith Orloff nous explique pourquoi les personnes hyperempathiques font souvent face à des problèmes de dépendance (alcool, drogue, nourriture, sexe, jeu et achats compulsifs, travail, dépendance affective, réseaux sociaux, jeux vidéo, etc.).

Ainsi, selon elle, ces addictions s’installent parce qu’elles sont, pour les hyperempathiques, un moyen (pas toujours conscient) de surmonter leur grande sensibilité, les effets de leur surcharge sensorielle et faire taire leurs pensées et émotions.

Puis, Judith Orloff met en évidence trois axes de travail pour affronter nos dépendances efficacement.

automédication contre l'hypersensibilité

3.1. Renoncer à l’automédication

L’auteure relate ici son histoire personnelle avec les dépendances en tant qu’hyperempathique introvertie. Elle raconte comment l’alcool et les drogues lui ont apporté un réel soulagement (celui de se sentir enfin normale lorsqu’elle ne trouvait pas sa place) et comment ces produits ont servi d’anesthésiant à son hypersensibilité tout en l’amenant à l’autodestruction, sans aide.

Judith Orloff retrace enfin comment elle s’est sortie de ses sévères dépendances après un terrible accident de voiture, lorsqu’elle a consulté un psychiatre qui l’a guidé dans son cheminement.

Ce retour sur son vécu amène l’auteure du “Guide de survie des hypersensibles empathiques” à développer trois points :

  • Il est nécessaire de déterminer notre tendance à la dépendance pour mieux gérer notre hypersensibilité. Pour cela, le livre propose un questionnaire d’autoévaluation.
  • Nous devons prendre conscience que “rien à l’extérieur n’a en définitive le pouvoir de vous faire vous sentir mieux avec vous-même ou votre sensibilité“. La solution réside dans le cheminement intérieur, dans le fait de mieux se connaître, de s’aimer et s’accepter comme on est. “Plus vous fuirez votre sensibilité, plus votre malaise grandira” souligne l’auteure.
  • Les réunions de groupe peuvent être utiles pour faciliter la gestion d’une dépendance sur la durée.

3.2. Trouver du réconfort dans la spiritualité

Pour Judith Orloff, “la spiritualité permet de se connecter à l’énergie de l’amour et à retrouver notre pouvoir”. Elle nous apporte un sentiment de paix et de protection.

Dès lors, l’auteure nous invite à activer notre vie spirituelle. Cela peut se faire de différentes façons : la méditation, la prière, des lectures spirituelles, la musique sacrée, le contact avec la nature ou des réunions (type Alcooliques anonymes avec leur “programme en 12 étapes”).

L’auteure présente, dans cette partie du “Guide de survie des hypersensibles empathiques” une routine (5 minutes par jour) pour ceux qui veulent s’ouvrir à une puissance supérieure.

3.3. Éviter le piège de la suralimentation

La suralimentation et la dépendance à la nourriture sont des troubles alimentaires fréquents chez les personnes hyperempathiques. C’est en effet, pour elles, une façon, encore une fois, de se protéger de la surcharge sensorielle et des énergies négatives.

Les solutions se situent dans une alimentation plus équilibrée et personnalisée (choisir les aliments qui nous correspondent le mieux, éviter ceux qui augmentent notre stress) et des exercices d’enracinement et protection.

Le lecteur est d’abord invité à répondre à plusieurs questions visant à évaluer son comportement d’hyperempathique vis-à-vis de la nourriture.

Puis, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” liste 10 recommandations concrètes pour ceux qui compenseraient par la nourriture :

  1. Faire des exercices de respiration pour réduire notre stress.
  2. Boire de l’eau.
  3. Limiter notre consommation de sucre.
  4. Manger des protéines.
  5. Être attentif à l’hypoglycémie.
  6. Consommer beaucoup de légumes.
  7. Choisir de bonnes graisses.
  8. Réduire notre consommation de caféine.
  9. Choisir des aliments qui apportent de l’énergie.
  10. Faire un test d’allergies alimentaires.

En plus des dix recommandations précédentes, Judith Orloff nous suggère une technique selon elle efficace. Celle-ci consiste à garder un coussin de méditation près de son réfrigérateur ; au moment où nous serions tenté de trop manger, s’assoir sur le coussin, fermer les yeux et rechercher la cause de cette envie urgente de manger. Puis, imaginer son corps inondé par une vague d’amour et se sentir rassasié par cet amour réconfortant.

Chapitre 4 – Hyperempathie, amour et sexualité

Même si nous nous sentons compris par un conjoint respectueux de notre sensibilité, la proximité très soutenue que génère l’intimité d’un couple peut être compliquée à gérer pour l’hyperempathique.

“Les hyperempathiques […] sont souvent tiraillés entre le désir d’être aimés et celui d’être seuls. Nous voulons que l’autre ait besoin de nous, mais nous refusons que les besoins de l’autre deviennent un fardeau. Nous souhaitons une vie intérieure épanouissante, mais nous voulons aussi de la compagnie.”

La solution ? Apprendre à composer avec notre sensibilité, à la protéger tout en posant des limites claires avec notre partenaire.

Ce quatrième chapitre du “Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous explique comme y parvenir.

4.1. Comment choisir judicieusement un partenaire compatible sur le plan émotionnel

  • Comprendre les enjeux des hyperempathiques dans leurs relations amoureuses 

Pour parvenir à s’engager dans une relation épanouissante, la personne hyperempathique doit avant tout saisir son mode relationnel. Elle doit ainsi comprendre qu’elle vit ses relations affectives avec intensité, et qu’elle peut se sentir vidée ou submergée par la stimulation importante que représente une vie de couple.

En fait, plus l’hyperempathique est proche de quelqu’un, plus son empathie et ses angoisses grandissent. C’est d’ailleurs pourquoi, il arrive assez souvent que les hyperempathiques choisissent des personnes qui ne sont pas libres ou quelles aient peur de s’engager et quittent leur partenaire dès qu’une véritable intimité se met en place.

Pour Judith Orloff, il est capital de s’assurer que notre partenaire respectera notre sensibilité. La personne hyperempathique doit aussi réussir à :

    • Instaurer une compréhension mutuelle au sein de leur couple en expliquant ce que c’est que de ressentir fortement les émotions d’autrui.
    • Trouver le juste équilibre entre les moments de solitude dont ils ont besoin, ceux dédiés à leur conjoint et ceux entre amis.
    • Poser des limites et exprimer leurs besoins avant de s’engager vers une vraie intimité.

L’auteure propose également un exercice d’autoévaluation pour mieux déterminer notre éventuelle personnalité hyperempathique relationnelle.

  • Connaître le type émotionnel de son conjoint pour mieux comprendre nos interactions

Si nous ne ressentons pas une vraie “harmonie entre les paroles, les actions et l’énergie de quelqu’un”, l’auteure nous met en garde et nous appelle à suivre  notre intuition :

“Les hyperempathiques ressentent avec les autres une connexion de l’âme qu’il est difficile d’expliciter, car elle relève avant tout de l’énergie émise par l’autre. […] Fiez-vous à votre intuition.”

À la question : quel genre de personnes convient le mieux à un hyperempathique, Judith Orloff répond que cela dépend de notre tempérament et de nos besoins. Ainsi, c’est à nous de définir le type de personnalité avec qui nous pourrions devenir véritablement complice à long terme.

“Le Guide des hypersensibles empathiques” décrit trois profils pour nous éclairer :

    • Le cérébral ou le grand penseur : Cette personnalité est très habile pour analyser les choses. Sa pensée rationnelle et sa logique contrebalance l’intensité émotionnelle ressentie par l’hyperempathique tout favorisant son ancrage dans la réalité.
    • L’hyperempathique, une éponge émotionnelle : Passionné, bienveillant, aidant, le partenaire hyperempathique ressent les émotions de son conjoint avec acuité. Avec une compréhension mutuelle et chacun son espace, il est tout à fait possible à deux hyperempathiques d’entretenir une relation saine.
    • Le roc, fort et silencieux : Ce type de partenaire, rationnel, fiable et stable, présente un côté rassurant pour l’hyperempathique. Cependant, ce dernier peut se sentir frustré si le roc tarde à ouvrir son cœur et le trouver trop fermé émotionnellement, voire ennuyeux. L’hyperempathique et le roc s’équilibrent mutuellement et peuvent donc former “un couple formidable”.

Judith Orloff propose ici d’évaluer le quotient émotionnel de notre partenaire en répondant à un questionnaire.

4.2. Comment vivre une vie affective épanouie quand on est hyperempathique

D’après les recherches, les besoins spécifiques des hypersensibles génèrent un certain nombre de difficultés dans leur vie amoureuse, tant pour eux que pour leurs conjoints. Les échanges authentiques entre partenaires sont alors fortement recommandés pour une vie de couple épanouie. Mais “Le Guide des hypersensibles empathiques” partage 12 autres clés à appliquer pour une vie affective heureuse.

  • Les 12 secrets des hyperempathiques heureux en couple

    • S’accorder régulièrement des moments de solitude

Pour faire le point, décompresser et méditer, en parallèle des moments de détente partagés en couple.

    • Se mettre d’accord sur le temps que nous souhaitons dédier à notre vie sociale

Car les hyperempathiques, surtout les introvertis, ont moins d’aptitudes pour la vie sociale que ceux qui n’ont pas cette même sensibilité.

    • Décider, avec notre partenaire, d’un espace qui nous est propre

Puis, l’aménager et établir des règles pour pouvoir nous isoler quand nous le souhaitons.

    • Dormir dans des lits ou chambres séparés 

Les hyperempathiques qui ne s’habituent pas à partager le même lit peuvent s’autoriser à dormir séparément ou, si notre conjoint n’y est pas favorable, trouver un compromis (ex. : dormir ensemble quatre nuits par semaine et seuls le reste du temps).

    • Communiquer en abordant qu’un problème à la fois

Sans le répéter et sans mettre la pression à son partenaire.

    • Ne pas prendre les choses personnellement (même si elles le sont) 

Tenter de moins réagir aux commentaires pour ne pas se sentir blessé aussi souvent ou aussi intensément.

    • Exprimer des demandes, pas des exigences 

En recourant à la méthode du sandwich par exemple qui consiste à formuler une demande entre deux commentaires positifs.

    • Faire accepter à notre partenaire notre intolérance aux cris et voix sonores fortes

Voire, si besoin, interdire les cris chez soi.

    • Ne pas chercher à plaire à tout le monde ni à guérir notre conjoint

L’auteure nous invite à pratiquer le “détachement aimant” : nous devons nous retenir de nous immiscer dans sa vie et nous convaincre que notre partenaire est en mesure de régler sa situation sans nos conseils (qu’il n’a pas demandés). De cette façon, nous n’absorberons pas son stress.

    • Baisser l’intensité du son et des lumières dans notre maison

Le but est de créer une atmosphère paisible et tranquille. Exprimer ce besoin à son partenaire.

    • Négocier, auprès de son partenaire, une heure quotidienne pour prendre un bain, une douche

L’eau est une source d’énergie et de bien-être intense pour les hyperempathiques.

    • Jouer, s’amuser avec son partenaire

Et le laisser découvrir notre enfant intérieur.

  • Les hyperempathiques et la sexualité

Judth Orloff développe quatre idées à ce sujet :

    • Parce qu’ils sont très sensibles à l’énergie des autres, il est rare que les hypersensibles aient des partenaires sexuels “occasionnels”.
    • Certains hyperempathiques sont ce que l’auteur appelle des “hyperempathiques sexuels” : chez ces derniers, les dons empathiques sont amplifiés quand ils font l’amour ; ils ressentent donc le stress ou l’extase avec une grande intensité pendant les rapports sexuels.
    • Le tantrisme est une option intéressante à pratiquer (en atelier par exemple) pour :
      • “Attiser l’énergie sexuelle”, la laisser circuler et “accroître son pouvoir d’attraction”.
      • Apprendre à “être en harmonie avec son corps”.
      • “Puiser dans ses énergies sexuelles et spirituelles” et se libérer des anciens traumatismes, schémas relationnels destructeurs ou formes d’engourdissement qui empêchent de ressentir.
    • Les hyperempathiques sont comblés lorsqu’ils vivent des relations alliant “l’énergie du cœur” à “l’énergie sexuelle”.
  • Exprimer et chérir ses besoins relationnels 

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous invite à déterminer nos besoins relationnels avec un exercice de méditation. Il s’agit de se mettre à l’écoute de son Soi profond en se posant un certain nombre de questions et en écoutant son intuition.

Ensuite, l’idée est de parler avec notre conjoint des besoins découverts pendant cette méditation afin qu’il puisse davantage y répondre. Si nous sommes célibataire, l’identification de ces besoins doit nous aider à trouver un partenaire qui nous correspond.

Chapitre 5 – Se protéger des narcissiques et d’autres types de vampires énergétiques

Dans ce cinquième chapitre du “Guide de survie des hypersensibles empathiques”, Judith Orloff nous apprend à :

  • Reconnaître les vampires énergétiques : elle propose, pour les détecter, un exercice spécifique.
  • Les gérer, nous en protéger : les vampires énergétiques sont attirés, selon l’auteure, “par le cœur ouvert et aimant des hyperempathiques”. Or, dans notre vie personnelle comme professionnelle, ceux-ci s’avèrent très néfastes : ils peuvent non seulement pomper notre énergie physique et émotionnelle, mais aussi nous attaquer en utilisant le dénigrement, le blâme ou l’humiliation.

5.1. Les 7 types de vampires énergétiques particulièrement dangereux pour les personnes hyperempathiques

se protéger des vampires énergétiques

  • Le narcissique

L’auteure met en garde les hyperempathiques : le narcissique et l’hyperempathique sont souvent très attirés l’un l’autre. Mais le premier (qui souffre, selon des études scientifiques de “trouble de déficit de l’empathie”) peut s’avérer très destructeur pour le deuxième qui représente une cible parfaite pour lui. Les hyperempathiques auront, en plus, beaucoup de difficultés à se dégager des narcissiques qui exercent souvent du harcèlement psychologique (appelé “détournement cognitif”).

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous conseille vivement aux hyperempathiques de se protéger des narcissiques. Pour cela, il faut :

    • Éviter ce genre de personnes (en tant que partenaire, supérieur hiérarchique…), et si c’est trop tard, de couper tous les ponts dès que possible, tourner la page.
    • Ne rien attendre d’eux quant au respect de notre sensibilité ou sur le plan émotionnel.
    • Être très vigilant à ne pas se laisser manipuler (une manière de se préserver est de flatter l’ego du narcissique).
  • L’enragé

Dans les conflits, l’enragé utilise l’accusation, l’attaque et le contrôle. Il cherche souvent à imposer son point de vue en criant et a tendance à passer ses nerfs sur l’autre. 

Pour se protéger des enragés, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” liste plusieurs astuces :

    • Faire savoir qu’on l’entend en disant par exemple : “J’ai envie de t’aider, mais il m’est difficile de t’écouter quand tu es dans cet état”.
    • Interdire, avec ses proches, de régler les conflits en hurlant.
    • Se calmer quand nous nous sentons secoué, pour tempérer notre réaction d’attaque.
    • S’exprimer avec retenue (au téléphone, email, etc.).
    • Laisser passer la colère de l’autre sans qu’elle ne se loge chez nous.
    • Partir ou demander à la personne de partir si elle ne s’arrête pas de crier.
  • La victime

Les vampires énergétiques victimes ne prennent pas leurs responsabilités : ils considèrent que leurs ennuis sont causés par les autres qu’ils imaginent toujours contre eux.

Les hyperempathiques s’épuisent alors à essayer de résoudre leurs problèmes en jouant les “sauveurs compatissants”. Il est courant qu’à chaque solution que lui propose l’hyperempathique, la personne au profil victime réponde par “oui, mais”. Les tenir à distance est la meilleure chose à faire pour ne pas devenir leur “thérapeute” ou créer une relation de codépendance avec eux.

Voici quelques stratégies pour se protéger des victimes proposées par “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” :

    • Poser des limites clairement et avec bienveillance ou avec le langage non verbal (bras croisés, rompre le contact visuel…).
    • Limiter les contacts téléphoniques (3 minutes maximum) en disant par exemple : “Je suis de tout cœur avec toi, mais je vais devoir raccrocher bientôt si tu continues à répéter la même chose. Peut-être qu’un thérapeute serait plus compétent que moi pour te venir en aide”.
    • Refuser avec le sourire.
  • Le mélodramatique 

Le mélodramatique ne cesse de partager des histoires abracadabrantes, bien trop intenses en stimuli pour les hyperempathiques.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Comment se faire des amis : Les meilleures astuces pour se faire un réseau de contacts

Il est possible de se protéger des mélodramatiques. Pour cela :

    • Ne pas leur demander comment ils vont.
    • Ne pas se laisser prendre au jeu de leurs histoires : respirer et rester calme.
    • Poser des limites de façon aimable.
  • Le détracteur et le maniaque du contrôle 

Le détracteur ou maniaque du contrôle ne peut s’empêcher de toujours donner son avis bien que nous ne leur demandons pas. Bien souvent, ils se plaignent que nous n’ayons pas fait les choses – des détails généralement – “comme il fallait”.

Pour se préserver des détracteurs et des maniaques du contrôle, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” suggère de :

    • Se montrer ferme, sans toutefois leur expliquer ce qu’ils doivent faire car cela les met sur la défensive.
    • Leur demander poliment d’arrêter leurs critiques.
    • Repérer quel est l’enjeu d’estime de soi qui a été réactivé, et chercher à le guérir.
  • Le moulin à paroles

Ce vampire énergétique nous épuise par son flot de paroles incessant. Le moulin à paroles nous “agrippe” et nous raconte sa vie sans nous laisser placer un mot.

Les façons de se protéger des moulins à parole sont de :

    • Maintenir, avant tout, une distance physique avec eux, ne pas les laisser envahir notre espace personnel.
    • Puis, comme ils ne saisissent pas notre langage non verbal, il faut les interrompre, tout en faisant preuve de tact au risque sinon de les braquer ou de les mettre en colère.
    • Employer l’humour pour leur demander quelque chose.
  • Le passif-agressif 

Le passif-agressif :

    • Exprime sa colère en souriant“.
    • Procrastine, “oublie” quand cela l’arrange puis justifie ses promesses non tenues par des excuses. Il peut, par exemple, oublier notre anniversaire alors qu’il sait pertinemment que c’est important à nos yeux, nous apporter des gâteaux alors que nous suivons un régime, nous promettre de revenir pour travailler sur un projet commun mais se faire attendre si bien que nous devons sans cesse lui courir après, etc.
    • Peut bouder ou avoir des propos ambivalents.

Les hyperempathiques sont, quant à eux beaucoup plus directs. Pour se protéger, ils pourront alors :

  • Parler avec le passif-agressif de son mécanisme en évoquant qu’un seul problème à la fois pour que ce dernier ne se sente pas agressé.
  • Lui demander d’être plus clair lorsqu’il est évasif.
  • Lister les gens qui nous dynamisent et ceux qui nous épuisent, et couper définitivement les ponts avec cette dernière catégorie de personnes quand cela est possible.

5.2. Se remettre d’une “gueule de bois émotionnelle”

Après avoir interagi avec des vampires énergétiques, les hyperempathiques peuvent souffrir d’effets secondaires que l’auteure appelle “gueule de bois émotionnelle“.

Pour soigner cette gueule de bois émotionnelle, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous invite à prendre du temps pour nous ressourcer et à :

  • Méditer sous la douche en ressentant les bienfaits de l’eau sur notre corps et notre esprit.
  • Recourir à la lithothérapie (pierres noires).
  • Purifier notre espace en brûlant des plantes aromatiques et médicinales.
  • Chasser l’énergie négative, la poussière, les mauvaises odeurs, le pollen, la fumée de cigarette, les moisissures, les bactéries et virus… avec un générateur d’ions négatifs ou une lampe de sel.
  • Allumer une bougie blanche : calmante et réconfortante, elle éradique aussi l’énergie désagréable.
  • Utiliser l’aromathérapie (eau de rose, huiles essentielles…) pour purifier l’énergie de la pièce et la nôtre.
  • Passer du temps dans la nature.
  • S’aménager un espace pour méditer.
  • Parler de ce qui nous encombre à un ami ou un thérapeute.

Chapitre 6 – Parents hyperempathiques et/ou enfants hypersensibles

Les hyperempathiques peuvent être des parents formidables. Leur compassion, leur intuition et leur aptitude vont en effet permettre à leurs enfants d’accueillir leur propre sensibilité. De plus, ils “aiment ce rôle qui exige un don de soi” et peuvent alors vivre d’immenses joies.

Toutefois, pour les personnes hyperempathiques, devenir parent peut représenter une surcharge considérable (stimulation sensorielle, charge mentale). Les responsabilités parentales peuvent générer beaucoup de stress qu’il faut pouvoir gérer.

Les hyperempathiques doivent alors vraiment peser le pour et le contre avant de prendre leur décision d’avoir ou non des enfants.

6.1. Être parent : une question de destinée et de réflexion

Pour prendre cette décision, le premier conseil du “Guide de survie des hypersensibles empathiques” est de ne pas idéaliser le rôle de parent mais de bien mesurer son impact sur la vie privée, le système nerveux et la sensibilité.

Judith Orloff insiste également sur l’importance d’écouter son intuition pour faire ce choix. Elle propose deux exercices de méditation pour nous y aider :

  • L’un va nous connecter avec notre désir profond d’avoir des enfants ou non : le but est de nous assurer d’être en phase avec notre véritable désir et celui de notre partenaire.
  • L’autre consiste à méditer et à nous connecter à l’esprit de notre futur enfant.

6.2. Des stratégies efficaces pour gérer le stress et la surstimulation inhérents au rôle de parents

Le stress et les tensions chez les parents hyperempathiques sont vécus de façon amplifiée. En fait, l’empathie parentale peut être un réel atout pour les enfants et les parents mais il ne doit pas impacter la santé et le bien-être des parents.

L’objectif du parent hyperempathique est en fait d’arriver à maintenir son calme, sa sérénité, son énergie et son équilibre (entre travail, vie amoureuse, enfants, famille et amis). Il doit réduire la surcharge sensorielle et prendre conscience de la manière dont il exprime ses émotions à ses enfants, sans les réprimer.

Judith Orloff détaille plusieurs conseils concrets pour y parvenir dans un “programme en 12 étapes” passe notamment par :

  • La pratique de la gratitude et de la méditation, des respirations conscientes.
  • Des moments de solitude pour se ressourcer, d’écoute de musique apaisante, des siestes “énergisantes”.
  • La mise en place d’un cadre et de limites pour apprendre aux enfants à gérer leur frustration : ceci est particulièrement difficile pour les hyperempathiques naturellement trop attentionnés ou ayant du mal à supporter les pleurs, l’émotion de leur enfant.
  • Une attitude respectueuse de l’espace émotionnel de l’enfant : cesser de couver nos enfants (parents hélicoptères), de toujours nous inquiéter pour eux, les encourager plutôt à vivre leur propre expérience, ne pas envahir leur espace émotionnel.
  • La canalisation de notre énergie.
  • Une alimentation saine, de l’exercice.
  • Le rire et l’amusement avec nos enfants tout en pensant au privilège que nous avons de les éduquer.
  • Le respect de nos propres besoins.

6.3. L’éducation des enfants sensibles

  • Comprendre les enfants hyperempathiques et leurs besoins

Le système nerveux des enfants hyperempathiques ou ultrasensibles réagit plus fortement et rapidement aux stimuli extérieurs que les autres. Leurs sens et leur intuition “sont plus aiguisés que la moyenne”, et “leurs expériences émotionnelles plus intenses“.

Ne sachant pas quel est leur trouble, les enfants hypersensibles comptent sur leurs parents pour identifier ce qui les gêne et solutionner les problèmes occasionnés par leur sensibilité. En tant que parent, il est alors indispensable de repérer les stimuli qui perturbent notre enfant hypersensible, puis d’ajuster leurs activités en fonction.

Par exemple, nous :

    • Éviterons les activités trop stimulantes sources d’épuisement, d’anxiété ou de caprices, les emplois du temps surchargés (ou de leur demander plusieurs choses à la fois), les jeux vidéo, les émissions-télé violentes, la lumière, le bruit et les foules si cela les rend inconfortable émotionnellement.
    • Leur laisserons du temps seul, nécessaire pour retrouver leur équilibre émotionnel.

Judith Orloff ajoute que :

“Malheureusement, des institutions comme l’école, ainsi que le reste de la société n’apportent pas toujours à ces enfants la compréhension dont ils auraient besoin. […] Le rôle des parents est crucial pour protéger la sensibilité, l’intuition, la créativité, la sagesse de ces enfants, et leur apprendre à bien vivre dans ce monde. […] Il est important de déterminer clairement si votre enfant est hyperempathique ou hypersensible. Vous pourrez ensuite mieux l’aider à s’épanouir, en considérant sa sensibilité comme une expression de son excellence, de sa compassion et de sa profondeur.”

Judith Orloff parle aussi ici des besoins encore plus spécifiques des enfants indigo. Ces enfants que l’on nomme “enfants indigos” sont, selon l’auteure, “dotés d’une intuition et d’une sensibilité plus fortes que la moyenne, avec un sens des responsabilités et l’envie de rendre le monde meilleur“.

  • Les enjeux des garçons sensibles

Parce que la pression culturelle est souvent plus forte chez les garçons, il arrive que ces derniers connaissent des difficultés à vivre leur sensibilité. Ainsi, les garçons hypersensibles auront parfois du mal à s’intégrer aux autres parce que victimes de rejet et d’humiliation (les autres peuvent se moquer de leur gentillesse, de leur prudence, les qualifier de “mous”, de “peu virils” ou de “féminins”).

Si c’est le cas, Judith Orloff conseille aux parents de soutenir leur fils hypersensible en lui parlant de tous les aspects positifs de sa sensibilité :

“Dites-lui à quel point il est attentionné, intelligent, affectueux, créatif, intuitif et en harmonie avec les gens et la nature. […] Ne permettez à personne d’humilier votre fils lorsqu’il exprime sa sensibilité. Prenez sa défense. Informez la direction de l’école au courant de la situation et demandez-lui d’instaurer une politique de tolérance zéro en matière de harcèlement.”

Cela l’aidera à mieux avoir confiance en lui puis à devenir un homme équilibré et aimant.

6.4. Comment aider les enfants sensibles ?

Judith Orloff nous explique ici que l’hypersensibilité peut avoir une origine génétique ou apparaître durant la petite enfance par l’influence des qualités empathiques des parents.

  • La grossesse et la petite enfance

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” propose d’abord une méditation à pratiquer pendant la grossesse. Elle s’applique aux mères et aux pères (selon la sensibilité de chacun).

Ensuite, l’auteure :

    • Partage plusieurs conseils pour les parents hyperempathiques et/ou pour le bébé hyperempathique : ceux-ci préconisent un environnement calme, paisible et agréable (éviter les querelles), une lumière douce, l’allaitement, une écharpe de portage…
    • Explique comment nos traumatismes de la petite enfance peuvent exacerber notre sensibilité à l’âge adulte.
  • Conseils aux parents pour soutenir leur enfant sensible

    • Encourager son enfant à utiliser sa sensibilité et son intuition à bon escient et à en être fier.
    • Lui apprendre à être à l’écoute de ses émotions et de sa voix intérieure.
    • Respecter ses émotions, son besoin de passer du temps seul pour se ressourcer sans l’exposer à des situations trop stimulantes.
    • Parler de ses besoins et aptitudes spécifiques aux enseignants et à l’entourage familial sans laisser qui que ce soit le juger ou le critiquer.
    • Se fier à notre intuition.
    • Aider notre enfant à reconnaître les moments où il capte les émotions des autres.
    • Lui apporter une stabilité émotionnelle en évitant de se montrer démesurément anxieux en sa présence.
    • Ne pas se disputer en sa présence, car, même si ce n’est pas de sa responsabilité, l’enfant sensible absorbe l’énergie négative et voudra régler les problèmes.
    • L’inciter à développer sa créativité : le laisser passer du temps seul pour refaire le plein d’énergie, éviter les emplois du temps surchargés.
    • Lui apprendre des exercices de méditation, de visualisation et de respiration pour l’aider à se recentrer, gérer son stress et sa fatigue.
    • Lui demander de nous raconter ses rêves.
    • L’encourager à jouer du tambour pour mieux s’ancrer dans la réalité.
    • Lui apprendre à reconnaître les vampires énergétiques et à leur poser des limites.
    • Lui laisser un moment d’inactivité avant de se coucher (dans l’obscurité et la tranquillité).
    • Surveiller sa nourriture : les enfants hypersensibles sont sensibles aux aliments (attention aux aliments transformés, glucides et sucre qui peuvent perturber leur humeur, leur concentration et énergie).
    • Intervenir avant une crise de colère en créant une atmosphère calme (lumières tamisées, musique relaxante, sons de la nature…).
    • Recourir à la lithothérapie, l’aromathérapie (huiles essentielles en massage) et aux animaux de compagnie (amour inconditionnel et effet d’enracinement).
    • L’accompagner dans le dépassement de son stress par des techniques de visualisation (l’auteure propose ici un exercice de compte à rebours).
  • En résumé : soutenir et être présent, surtout ne pas blâmer l’enfant pour sa sensibilité

Globalement, et cela est valable, précise Judith Orloff, pour les parents, mais aussi pour les professeurs et tous ceux qui ont un rôle d’autorité auprès d’enfants hypersensibles : au lieu de blâmer ces enfants pour leur sensibilité particulière, il est crucial de se montrer présent et soutenant, de reconnaître leurs aptitudes, développer leur créativité et de les encourager à mieux accepter leur sensibilité. De cette façon, nous les aidons à se sentir mieux dans leur peau et à avoir confiance en eux.

Chapitre 7 – Hyperempathie et travail

Les hyperempathiques sont dans le ressenti. Ce sont des personnes créatives, inventives et visionnaires. Aussi :

“Comme nous sortons souvent des sentiers battus, les milieux de travail traditionnels peuvent nous sembler trop contraignants. Mais lorsque nos talents sont mis à profit, nous nous sentons comblés et éprouvons un réel plaisir à travailler.”

7.1. Les trois facteurs clés pour s’épanouir au travail quand on est hyperempathique

Pour Judith Orloff, trois facteurs sont déterminants dans le niveau de bien-être professionnel des empathiques :

  • Premier facteur : un emploi valorisant

Cela concerne la satisfaction que nous retirons de notre emploi. Les hyperempathiques préfèrent les jobs où ils :

    • Se sentent utiles : ils aiment être au service des autres, sentir qu’ils font une différence dans leur vie et dans le monde.
    • Sont libres de développer leur créativité : ceci procure un sens à leur travail.
  • Deuxième facteur : l’énergie des gens auteur d’eux

Le bien-être au travail des hyperempathiques dépend aussi beaucoup de leurs collègues et supérieurs hiérarchiques, de l’ambiance de travail dans lequel ils exercent. Les hypersensibles ne supportent pas bien le bruit, les conflits, les jeux de coulisses et petites intrigues. Ils sont bien plus efficaces dans un cadre professionnel amical, stimulant où règne l’esprit de collaboration.

  • Troisième facteur : l’énergie de leur lieu de travail

Avec leur sensibilité très développée, les personnes hyperempathiques sentent intuitivement l’énergie d’un lieu et celle des personnes qui les entourent. Cette énergie va souvent impacter leur bien-être.

Sur leur lieu de travail, Judith Orloff conseille donc aux hyperempathiques de :

    • Éliminer les ondes stagnantes ou négatives en ayant recours au feng shui par exemple.
    • Adapter leur espace physique : un lieu calme, spacieux, bien rangé, avec une bonne qualité d’éclairage et de circulation d’air faciliteront leur concentration. Ils devront tenir compte également du niveau sonore et d’activité, des éventuelles odeurs, de la proximité entre collègues.
    • Être attentif aux champs électromagnétiques des ordinateurs et des mobiles qui peuvent affecter en particulier les hypersensibles “électrosensitifs”.

7.2. La contagion émotionnelle au travail

La contagion émotionnelle est, comme son nom l’indique, un phénomène de propagation rapide des émotions entre individus dans un même lieu. Ainsi :

“L’état de panique et l’anxiété d’un employé peuvent se répandre aussi rapidement qu’un virus dans tout le bureau et nuire au moral et à la productivité des personnes présentes. Le bonheur peut lui aussi se propager dans tout le lieu de travail.”

Tout le monde est sensible à la contagion émotionnelle, mais chez les hyperempathiques, ses effets sont plus importants. Il n’est alors pas toujours facile, pour un hyperempathique, de travailler dans un lieu bondé, trop stimulant, chargé émotionnellement ou dans un “open space” (le manque d’intimité le rend encore plus vulnérables au stress de ses collègues).

Judith Orloff indique plusieurs manières de poser des limites au travail. Par exemple :

  • Créer une barrière psychologique dans un open space avec des plantes, des photos, des objets sacrés, des pierres de protection.
  • Utiliser un casque audio, des bouchons d’oreilles.
  • Faire des pauses aux toilettes.
  • Pratiquer la visualisation (comme se voir à l’abri dans un œuf doré lumineux entourant notre poste de travail).

7.3. Trouver le meilleur emploi pour un hyperempathique

Judith Orloff observe que, globalement, les hyperempathiques :

  • S’épanouissent davantage avec un statut d’indépendant, un emploi à domicile, ou s’ils sont salariés, sur des postes peu stressants au sein de petites entreprises ou d’organisations prônant des valeurs humanistes.
  • Sont plus heureux dans les professions artistiques, créatives ou liées à la relation d’aide.

En tant qu’hyperempathique, l’auteure précise :

“Pour apprécier notre travail et y exceller, nous souhaitons mettre à profit notre sensibilité, notre intuition, notre prévenance, notre calme et notre créativité.”

  • Le statut d’indépendant

Ce statut offre beaucoup d’avantages aux hyperempathiques. En effet, ces derniers :

    • Peuvent organiser leur emploi du temps comme bon leur semble, ce qui :
      • Leur permet de prévoir des pauses quand ils le veulent pour décompresser.
      • Leur évite de se sentir envahis ou vidés par des collègues, un supérieur hiérarchique ou un emploi du temps surchargé.
      • Les rend bien plus efficace que lorsqu’ils sont obligés d’assister aux luttes de pouvoir et aux réunions des grandes entreprises qui les épuisent.
    • N’ont pas à travailler huit heures ou plus d’affilée dans un bureau, ni à subir les embouteillages matins et soirs.
  • Les emplois appréciés par les hyperempathiques

Judith Orloff énumère les emplois que les hyperempathiques semblent particulièrement aimer. À savoir :

    • Concepteur de sites web, graphiste ;
    • Assistant virtuel, comptable ou avocat exerçant depuis leur domicile ;
    • Électricien et plombier indépendant ;
    • Agent immobilier ou consultant en déplacements ;
    • Architecte paysager, horticulteur, sylviculteur et autres métiers en lien avec la nature, la protection de la planète et des écosystèmes ;
    • Professions de relation d’aide : médecin, infirmier, dentiste, physiothérapeute, psychothérapeute, travailleur social, enseignant, professeur de yoga, praticien de la médecine traditionnelle chinoise, massothérapeute, intervenant en gérontologie, coach, membre du clergé, employé dans des organismes à but non lucratif ;
    • Vétérinaire et autres emplois auprès d’animaux.

Pour Judith Orloff, les hyperempathiques doivent choisir un emploi dans lequel ils vont pouvoir mettre à profit leurs particularités en matière de personnalité, de compétences et aptitudes.

Les métiers de la santé et de la relation d’aide notamment sont intéressants pour eux car ils “comblent leur nature généreuse” et leur “donnent l’occasion de puiser dans leur sensibilité pour aider les autres à guérir et à réaliser leur projet de vie”. Dans ce secteur, les hyperempathiques pourront donc mener des carrières gratifiantes. À condition toutefois d’être en mesure de se préserver de la fatigue de compassion. Et pour cela, il leur faut veiller à prendre soin d’eux, et à ne pas absorber le stress, les émotions et les symptômes de leurs patients/clients.

  • Les emplois à éviter

Les grands traits de caractère des hyperempathiques sont rarement valorisées dans les grandes entreprises, les universités, l’armée, le sport professionnel ou encore l’administration. En outre, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” nous déconseille les métiers épuisants et stressants que sont les activités :

    • Commerciales (surtout pour les introvertis) ;
    • Avec le public (trop exigeant sur le plan émotionnel) à moins d’être passionné par ce que l’on fait ;
    • Liées aux relations publiques et à la politique ;
    • De management de grandes équipes ;
    • D’avocat plaidant ;
    • Dans l’enseignement (à moins d’arriver à composer avec “le chaos ambiant”) ;
    • Liées au monde des affaires ;
    • De policier et de pompier (très stressant mais aussi très stimulant sur le plan sensoriel).
Les lecteurs de cet article ont également lu :  Personal Development for Smart People (Le Développement Personnel pour les gens intelligents)

7.4. Dix conseils pour éviter l’épuisement professionnel et l’usure de compassion

Si notre job ne nous plaît pas mais que nous n’avons, pour le moment, pas d’autres options que de continuer à l’exercer, l’auteure partage quelques conseils pour améliorer notre situation :

  1. Faire des pauses de temps en temps.
  2. Ne pas surcharger sa journée de rendez-vous.
  3. Manger sainement et s’hydrater (collations santé et protéinées).
  4. S’aménager un lieu de travail serein.
  5. Respirer profondément régulièrement.
  6. Imprégner son lieu de travail d’énergie positive et chaleureuse.
  7. Poser des limites claires au travail, surtout aux vampires énergétiques.
  8. Visualiser une lumière blanche protectrice autour de soi.
  9. Apprécier les bienfaits de l’eau (douche, bain, sels d’Epsom) après sa journée de travail.
  10. Se détendre en dehors de sa vie professionnelle.

7.5. Le thérapeute empathique

L’auteure termine ce chapitre en évoquant sa fonction de thérapeute empathique. Celle-ci consiste, dit-elle, à aider ses patients à cheminer tout en respectant leurs qualités uniques :

Il ne s’agit pas de les “réparer”. Quand ils souffrent, je suis là pour les éclairer et les guider. […] Mon rôle est de les inspirer, de les encourager à aller de l’avant et à se mettre à l’écoute de leur intuition tout au long de leur cheminement. Cette posture me permet de les accompagner sur la voie de leur guérison sans absorber leurs difficultés ou leur souffrance.”

Mais cette posture n’est pas toujours facile à tenir. Pour y parvenir, Judith Orloff propose aux thérapeutes hyperempathiques de s’attacher à deux points dans leur pratique :

  • Ne pas se sentir responsable des progrès ou échecs de leurs patients/clients, ni prendre leur souffrance sur nous ou encore essayer de les guérir : c’est aux patients de “mettre en œuvre les changements pour se libérer de leur souffrance”.
  • Pour éviter l’émergence de réactions émotionnelles dans leur pratique, les thérapeutes hyperempathiques ont tout intérêt à régler leurs problèmes personnels et à exprimer ce qui les affecte émotionnellement via des outils de supervision notamment.

Chapitre 8 – Hyperempathie, intuition et perceptions extraordinaires

Hyperempathie, intuition et perceptions extraordinaires

Le ton change un peu dans ce chapitre consacré aux hyperempathiques intuitifs.

L’auteure aborde, en effet, les dimensions plus mystérieuses de la conscience humaine, celles qui, dit-elle “défient les lois spatiotemporelles” et “que les scientifiques modernes ne comprennent pas encore”.

“La plupart des gens évoluent à l’intérieur d’une bande de fréquences étroite qui se limite à la réalité et au “monde matériel” tels qu’on les perçoit généralement. Leur capacité de “voir” se limite au temps linéaire. Ne faites pas l’erreur de considérer le plan matériel comme la seule réalité. Lorsque votre sensibilité vous permettra de transcender cette illusion, vous aurez accès à des énergies subtiles et des univers fascinants, à des réalités “non locales” (qualificatif utilisé dans les recherches sur la conscience) qui défient les lois de la physique classique.”

Avec leurs sens très développés, les hyperempathiques intuitifs ont ainsi accès à un champ de perceptions et à des expériences qui peuvent être difficile à vivre. Il faut alors savoir utiliser son intuition de façon judicieuse pour rester enraciné et préserver son équilibre intérieur.

8.1. Les différents types d’hyperempathiques intuitifs

  • Les hyperempathiques télépathiques

L’hyperempathique télépathique perçoit des images, impressions, informations à propos d’autres personnes qui lui permet de savoir ce qui leur arrive au même moment.

Exemple : un ami l’appelle juste au moment où il pense à lui, il sent que son enfant qui vit à des milliers de kilomètres est malade, il ressent soudainement une énergie positive et apprend plus tard qu’il a obtenu le poste qu’il convoitait.

Judith Orloff souligne ici l’importance de bien distinguer une intuition de la simple projection de ses problèmes. Comment ? En s’assurant que celle-ci est bien “empreinte de neutralité et de compassion” et en étant prudent vis-à-vis des “révélations” chargées émotionnellement ou reflétant des enjeux pour nous. Par exemple, si la peur de l’abandon est source de souffrance émotionnelle pour nous et que nous pressentons que notre partenaire va nous quitter, nous projetons sûrement notre peur sur lui.

Les dons intuitifs représentent un véritable atout pour aider les gens mais il est essentiel de savoir aussi s’en protéger.

  • Les hyperempathiques prescients

Ces hyperempathiques ont des prémonitions concernant l’avenir. Celles-ci peuvent se manifester dans leurs rêves ou pas.

Exemple : pressentir avant tout le monde la maladie ou la mort de quelqu’un, savoir si un ami va se marier ou réussir à intégrer une université.

Certains mystiques affirment que les hyperempathiques prescients ont accès aux annales akashiques : une “banque de données éthérique situé hors du temps et de l’espace” qui réunirait toutes les connaissances de l’humanité passée, présente et future.

L’auteure souligne ici deux règles que les prescients doivent respecter selon elle :

    • Veiller à ne se servir de ces informations qu’avec intégrité et à ne pas se prendre pour une “autorité omnisciente”.
    • Cesser de penser qu’ils ont eux-mêmes provoqué les événements qu’ils prédisent ou qu’il leur incombe d’empêcher qu’ils se produisent (quand il s’agit de mort notamment).
  • Les hyperempathiques oniriques

Ce type d’hyperempathique fait souvent, et depuis enfant, des rêves marquants dont il se rappelle très bien une fois réveillé. Ces rêves peuvent :

    • Révéler de façon très claire des messages intuitifs.
    • Être “télépathiques et précognitifs” : des “guides spirituels” (sous différentes formes : animaux, personnes, présences, anges, voix agréables, etc.) vont y communiquer des données sur des problèmes présents et à venir.
    • Amener le rêveur à voyager dans d’autres mondes.

Pour développer nos dons oniriques, Judith Orloff nous invite à :

    • Noter nos rêves dans un journal dès votre réveil, puis à rechercher leur signification.
    • Pratiquer le rêve lucide, une technique chamanique “qui consiste à avoir conscience d’être en train de rêver, et dans cet état, d’observer ce qui se passe dans le rêve et d’en orienter le déroulement”.
  • Les hyperempathiques médiumniques

“Ces hyperempathiques peuvent communiquer avec des personnes, des animaux et des esprits de l’au-delà. Ils ont un don leur permettant de jeter un pont entre cette vie et l’autre monde. […] Ils fonctionnent comme un fil téléphonique.”

Judith Orloff rappelle que “même si la science moderne ne comprend pas et ne reconnaît pas leurs facultés, les médiums ont existé dans toutes les cultures et à toutes les époques de l’histoire humaine. Certains sont des charlatans, mais d’autres semblent posséder des dons réels”.

L’auteure recommande ensuite aux hyperempathiques médiumniques de :

    • Pratiquer des exercices d’enracinement et de protection pour rester centré car ce genre d’expérience est souvent extrêmement intense sur le plan émotionnel.
    • (Si nous souhaitons développer nos dons) se faire accompagner d’un guide expérimenté.
    • (Si nous n’avons pas envie d’une expérience) la refuser.
  • Les hyperempathiques sensibles au monde végétal

Ces hyperempathiques ressentent intuitivement les besoins des plantes, des arbres et des fleurs. Ils :

    • En perçoivent la nature sacrée et communiquent avec leur esprit.
    • Leur parlent et les entendent.
    • Savent si les végétaux sont en bonne santé et comment les soigner (ils ressentent leur souffrance dans leur corps, comme chez les chamanes).

Ces hyperempathiques sont :

    • Des amoureux de la nature qui ont besoin de vivre dans ou près de la nature. La proximité des arbres les rassure : ils “aiment les toucher, les enlacer, grimper dessus ou leur dire bonjour quand ils passent près d’eux”.
    • Généralement d’excellents thérapeutes, en phytothérapie et médecine traditionnelle chinoise notamment.
  • Les hyperempathiques connectés à la Terre

Ces hyperempathiques sont “sensibles à la Terre et aux changements qui s’opèrent dans leur corps“. Ainsi, ils :

    • Peuvent “sentir la puissance d’un orage, la beauté de la lune et la chaleur du soleil“.
    • Se nourrissent de la beauté et de la richesse de la Terre.
    • Sont sensibles à la lumière du jour, aux changements de température et de saisons, et parfois aux éruptions solaires (tempêtes magnétiques).
    • Ressentent ce qui affecte la Terre dans leur corps, en eux : quand les humains font du mal à la planète, ils peuvent se sentir blessé, anxieux ou rencontrer des problèmes de santé. Inversement, quand la planète va bien, ils se sentent heureux.
    • Ont souvent des prémonitions de catastrophes naturelles.

Pour préserver son énergie et développer ces dons, “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” conseille de se connecter souvent à la Terre en :

    • Passant du temps près de la mer et de la montagne ;
    • Mangeant des aliments sains et biologiques ;
    • Cultivant un potager ;
    • Réalisant des exercices d’enracinement (s’étendre au sol, marcher dans l’herbe pieds nus, se baigner dans des lacs, rivières, dans la mer, observer les étoiles…).
  • Les hyperempathiques sensibles au monde animal

Ces hyperempathiques adorent être en présence d’animaux et semblent les attirer. Ils sont en mesure de :

    • Communiquer avec eux, comprendre leurs intentions, leurs émotions (leur inquiétude, contrariété, solitude ou insécurité) et vice versa.
    • Leur offrir une aide thérapeutique.
    • Vivre une spiritualité animale, et “bénéficier de la sagesse et de la protection des animaux”.

L’auteure nous décrit une méditation à réaliser quand nous ressentons un besoin de protection. Elle consiste à visualiser un jaguar, affectueux et féroce, élégant et plein d’assurance, en train de former un cercle de protection autour de nous : il s’agit alors de sentir sa présence et son pouvoir protecteur.

8.2. Se protéger de la surcharge intuitive

Nous n’en avons pas forcément conscience mais la surcharge intuitive peut s’avérer très lourde à vivre au quotidien. “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” propose alors plusieurs techniques pour nous aider à conserver un équilibre intérieur :

  • Entretenir un “lien conscient et vivant” avec sa voix intérieure : lui demander d’être moins présente si besoin.
  • Rester neutre et témoin : il n’est pas toujours opportun ou même possible d’intervenir (notamment quand on sent la mort, la maladie ou d’autres événements pénibles).
  • Ne pas endosser la responsabilité du karma des autres.
  • Favoriser la circulation de l’énergie positive et l’expulsion de l’énergie toxique en visualisant une lumière blanche entrant par notre tête et ressortant par nos pieds.

8.3. Kairos et Chronos

Judith Orloff clôt ce chapitre en expliquant que l’intuition se situe dans une conception du temps que les Grecs de l’Antiquité nommait Kairos. Les Grecs appelaient en effet :

  • Chronos ⇒ le temps que l’on mesure en secondes, minutes, heures, jours, mois et années.
  • Kairos ⇒ le temps sacré, hors de la réalité linéaire, qui ne peut se mesurer avec une horloge et où apparaissent les synchronicités.

C’est donc dans cette dernière dimension infinie que les hyperempathiques intuitifs expérimentent leurs dons.

Chapitre 9 – Le privilège d’être hyperempathique

Dans le dernier chapitre du “Guide de survie des hypersensibles empathiques”, Judith Orloff développe cinq directions à suivre inhérentes à notre hyperempathie.

privilège d'être hyperempathique

9.1. Se sentir fier de notre hyperempathie

Pour Judith Orloff, notre hyperempathie est positive autant pour nous-même, que pour notre famille et le reste du monde. C’est pourquoi, nous devons en être fier.

Grâce à elle, nous :

  • Vivons intensément la joie, la passion.
  • Percevons la beauté, la poésie et l’énergie vitale.
  • Ne sommes pas indifférent ou sans pitié face aux autres : notre compassion nous amène à leur venir en aide.
  • Nous montrons éveillé, attentionné et vulnérable tout à la fois.
  • Savons comment vivre en harmonie avec la nature.
  • Brisons souvent la souffrance et les schémas familiaux négatifs transmis de génération en génération.

9.2. Marcher vers la lumière

L’auteure nous encourage ensuite à accueillir nos dons dans le but de participer à la transformation dont notre monde a besoin.

“Nous ne devons pas avoir peur de qui nous sommes” affirme-t-elle. Car les hyperempathiques peuvent jouer un rôle prépondérant sur l’avenir de l’humanité “en prônant des valeurs de compréhension mutuelle et de paix”.

Elle cite ici l’écologiste David Orr qui dit :

“La planète n’a pas besoin de plus de gens “qui ont réussi “. La planète a désespérément besoin d’un plus grand nombre d’artisans de la paix, de thérapeutes, d’esprits novateurs, de conteurs et d’amoureux de toutes sortes. Elle a besoin que les gens vivent bien là où ils sont. Elle a besoin de gens dotés du courage moral nécessaire pour participer à l’effort visant à faire de notre monde un lieu humain et habitable. Toutes ces qualités ont peu de chose à voir avec le succès tel que nous le définissons dans notre culture.”

En mettant leur sensibilité en valeur et en restant centrés, les hyperempathiques peuvent, selon Judith Orloff, être ces thérapeutes, prophètes, amoureux et esprits novateurs et agir pour amorcer une révolution fondée sur la compassion.

9.3. Mettre ses dons au service des autres

Judith Orloff suggère d’“honorer” notre empathie en nous remémorant des moments où celle-ci a été bénéfique.

Plus précisément, un moment où nous avons :

  • Pu aider, avec beaucoup d’amour et de compassion, notre conjoint ou un ami qui souffrait.
  • Fait un très bon choix grâce à notre intuition.
  • Réussi à traverser une période difficile et fait preuve de compassion envers nous-mêmes alors que nous étions paralysé par une peur et que nous aurions pu, à la place, nous laisser envahir par nos craintes.
  • Su encouragé, en tant que parent, éducateur ou thérapeute, un enfant à exprimer sa sensibilité sans en avoir honte et avons contribué ainsi à améliorer sa vie.

9.4. Vivre le pouvoir de la communauté

Judith Orloff nous encourage à intégrer une communauté de personnes partageant les mêmes centres d’intérêt et valeurs que nous. Et ce pour trois raisons :

  • “Les âmes sensibles sont, par nature, co-empathiques” nous dit l’auteure. Autrement dit, les dons des hyperempathiques grandissent lorsqu’ils se trouvent en compagnie de gens positifs et sensibles.
  • Se sentir “reconnu” par une ou plusieurs autres personnes apporte un réconfort considérable aux êtres sensibles.
  • Un groupe de soutien est source de soulagement et d’ancrage pour les hyperempathiques dans les moments où ils se sentent submergés émotionnellement.

9.5. Ressentir la paix intérieure

Même si la conscience de soi des personnes hyperempathiques les emmène souvent en dehors de leur zone de confort, Judith Orloff souhaite rappeler que c’est aussi celle-ci qui leur permet d’être plus compatissant et plus relié à la spiritualité.

Conclusion

Pour Judith Orloff, les techniques qu’elle explique tout au long de son livre permettent de composer avec les défis de notre nature sensible. Elle nous encourage donc vivement à les appliquer. Cependant, selon elle, c’est surtout en acceptant pleinement notre sensibilité empathique, en nous aimant tel que nous sommes, “sans doutes ni conflits intérieurs” dit-elle, que nous transformerons notre vie et nos relations.

C’est alors un cheminement continuel :

“La voie qui mène à l’acceptation de soi, à la paix intérieure et à la croissance spirituelle n’est pas une ligne droite. C’est une spirale. Nous ne cessons de nous retrouver confrontés à des enjeux que nous croyions réglés – pour finalement découvrir des vérités plus profondes à chaque fois et progresser dans la connaissance de soi-même.”

Mais c’est un cheminement qui en vaut la chandelle :

“Grâce à votre grande sensibilité, vous pouvez devenir un artisan de cette transformation culturelle profonde qui a pour but de ramener ce qui est humain dans l’humanité.”

Stratégies de protection et création d’une communauté

“Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” propose deux sections supplémentaires :

  • Un chapitre qui résume toutes les stratégies de protection évoquées tout au long du livre.
  • Une dernière partie qui décrit comment s’y prendre pour créer un groupe de soutien, une communauté d’hypersensibles empathiques et ainsi pouvoir partager nos affinités et nous épanouir.

Conclusion de “Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” de Judith Orloff

Une approche exhaustive, scientifique et humaine de l’hypersensibilité

Dans son “Guide des hypersensibles empathiques”, Judith Orloff partage son expertise de l’hyperempathie avec un regard global, scientifique et avec humanité. Notamment parce qu’elle :

  • S’appuie sur l’analyse de son vécu en tant que personne elle-même hyperempathique, mais aussi sur ses connaissances et sa pratique de soins en tant que psychiatre.
  • Aborde la question de l’hypersensibilité dans toutes ses dimensions : nous comprenons comment cette caractéristique psychologique est impactante au travail, dans les relations amicales, de couple, intimes, la parentalité, etc.
  • Se montre bienveillante et s’ouvre avec sincérité : quand elle évoque son propre vécu, ses addictions passées par exemple.
  • Reste plutôt neutre et scientifique quand il est question de sujets plus ésotériques.

Une lecture réconfortante pour tous ceux qui s’y reconnaîtront

“Le Guide des hypersensibles empathiques” est un livre réconfortant voire libérateur pour le lecteur hypersensible qui se reconnaîtra dans les descriptions et les situations évoquées :

  • Réconfortant parce qu’ils se sentira compris et moins seul dans son fonctionnement.
  • Libérateur parce que, bien que réaliste sur les enjeux de l’hypersensibilité, l’auteure a délibérément choisi de traiter le sujet sous un angle optimiste.

Cette vision très positive vient remettre en question l’idée habituelle que l’hypersensibilité est une fragilité et une source de difficultés dont il faut se sortir : dans cet ouvrage, l’hypersensibilité est considérée comme une chance, une force, un atout, un facteur d’épanouissement.

C’est pourquoi l’auteure invite le lecteur hyperempathique à accueillir, accepter et vivre pleinement son hypersensibilité.

Des conseils concrets pour accepter et développer notre nature empathique

Pour parvenir à cette acceptation de soi et développer cette nature hyperempathique, il est indispensable de comprendre les enjeux et les pièges à contourner.Le Guide de survie des hypersensibles empathiques” apporte alors non seulement ces informations, mais aussi des solutions.

En effet, tout au long des chapitres, l’ouvrage présente des moyens concrets (conseils, exercices, tests…) à appliquer au quotidien pour atténuer les effets négatifs de l’hyperempathie, pour apprendre à nous adapter et à nous préserver. L’approche proposée nous oriente, en général, sur des méthodes douces et naturelles : visualisation, méditation, liththérapie, aromathérapie, balnéothérapie, zoothérapie, spiritualité…

Points forts :

  • L’approche positive et bienveillante de l’auteure sur l’hypersensibilité : sans nier les défis d’adaptation et les enjeux au quotidien, c’est la dimension bénéfique de la sensibilité qui est mise en valeur avant tout.
  • Les exercices d’auto-évaluation pour mieux nous situer pendant la lecture.
  • Les conseils et “stratégies de protection” très concrets : l’auteure décrit les attitudes à avoir, énonce clairement des phrases à prononcer pour nous aider au quotidien.
  • L’angle choisi : complet et accessible.

Point faible :

  • L’orientation ésotérique ou mystique de certains passages pourrait déranger les lecteurs réticents.
  • Des répétitions dans les conseils notamment.

Ma note :

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1 Commentaire pour :

Le Guide de survie des hypersensibles empathiques

  • Stéphanie

    2 Mai 2021 à 18:09

    Merci pour ce résumé exhaustif!
    En tant que slow reader et du coup accumulatrice de livre non lus, j’ai gagné beaucoup de temps tout en ayant déjà de bonnes pistes a suivre.
    Merci pour ton travail,

    Répondre









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