L’alimentation ou la troisième médecine

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Phrase-résumée du livre “L’alimentation ou la troisième médecine” : Le lien entre la santé et l’alimentation n’est plus à faire, mais dans cet ouvrage “L’alimentation ou la troisième médecine”, ce lien est clairement détaillé et étayé par les résultats qu’a obtenus le professeur Jean Seignalet sur plus de 90 pathologies dont la majorité ne trouvait aucune solution durable dans la médecine conventionnelle.

Par Jean Seignalet, 2012, 770 pages

Note : cette chronique est une chronique invitée, écrite par Virginie du blog Soigne-ton-assiette

Chronique et résumé du livre “ L’alimentation ou la 3ème médecine”

“Que ton alimentation soit ta médecine “

Cette célèbre déclaration d’Hippocrate prend tout son sens avec le professeur Jean Seignalet.

L’idée principale de Jean Seignalet. Supprimer les causes d’apparition des maladies au lieu de traiter les symptômes comme le fait habituellement notre médecine occidentale conventionnelle. Or, notre alimentation moderne apparait justement comme étant la principale cause d’apparition de ces maladies. Et sa méthode consiste précisément à changer ces habitudes alimentaires pour tendre vers une alimentation hypo-toxique.  Au travers de l’étude d’une centaine de maladies et de plus de 2500 patients, il démontre l’efficacité de sa méthode sur les maladies de civilisation dont les traitements seront très nettement allégés ou les maladies carrément réduites au silence. Ainsi, sa méthode incarne la possibilité pour les patients de reprendre leur santé en main. Ceci grâce au changement de leurs habitudes alimentaires.

Jean Seignalet était, à la fois, biologiste et médecin. Pionnier des greffes d’organes et de tissus, il a développé des examens biologiques pour le diagnostic et la prévention de certaines maladies ce qui explique entre autres ses connaissances poussées en maladies auto-immunes. Ancien interne des hôpitaux de Montpellier, il a dirigé le laboratoire d’histocompatibilité de Montpellier, tout en menant ses recherches sur l’alimentation et tout en continuant à consulter des patients, dont il sera resté à l’écoute pour conserver sa vision globale de l’individu. L’alimentation ou la 3ème médecine est un best seller traduit en Espagnol et en italien aussi bien à destination du grand public que du corps médical.

Afin de comprendre les hypothèses avancées par le Professeur Jean Seignalet et la relation entre l’alimentation et l’apparition de ces maladies dites « de civilisation », la première partie de l’ouvrage est destinée à expliciter certaines notions de biologie, biochimie, immunologie et physiologie. De là, des constats scientifiquement détaillés sur les différents facteurs environnementaux pouvant influencer notre santé sont présentés et aboutissent sur l’impact majeur des changements alimentaires profonds depuis le paléolithique. Il émerge de ces deux aspects 3 classifications de maladies, selon Jean Seignalet, dont les mécanismes d’apparition sont détaillés :

  • Auto-immunes
  • Élimination
  • D’encrassage

Pour chacune, plusieurs exemples sont détaillés dans leur mécanisme d’apparition. L’impact du régime est systématiquement inscrit avec le taux de réussite total, réussite partielle, le taux d’échec, au travers de statistiques, mais également, au travers d’exemples concrets de patients.

Les fondements de la méthode sont expliqués et argumentés point par point, pour que chacun puisse les comprendre et se les approprier : suppression des laits animaux, des céréales mutées (dont gluten), éviction des cuissons agressives…

Partie 1: Les bases de biologie pour comprendre “L’alimentation ou la troisième médecine”

Ne fuyez pas ! Promis…C’est vulgarisé et court !

Au début du livre “L’alimentation ou la troisième médecine”, une grande partie est consacrée à l’approche biologique, immunologique et biochimique pour appuyer ces démonstrations tout au long des chapitres. Ces notions sont essentielles à la compréhension des phénomènes expliqués pour chaque pathologie.

En effet, la majorité des maladies étudiées dans le cadre de cet ouvrage sont des maladies dites poly factorielles. C’est à dire qu’il y a souvent une prédisposition génétique mais qui n’explique pas à elle seule l’apparition de la maladie. En effet, toutes les personnes d’une même famille porteuse de ces gènes, ne sont pas toutes malades. C’est en fait le mécanisme d’expression des gènes qui est important. Et dans ce processus de traduction, d’autres facteurs entrent en ligne de compte et jouent le rôle de déclencheurs.

Ce qu’il faut savoir, c’est que nos gènes sont comme une recette de cuisine, ou un plan d’architecte. Et un gène peut avoir jusqu’à une cinquantaine de variantes ce qui explique que chaque individu est unique.

Les gènes codent nos protéines de structure (muscle, cellule…) mais aussi des protéines circulantes (des messagers…) qui interviennent dans le déroulement de plusieurs réactions de notre métabolisme. Et aussi, des protéines qui sont des enzymes intestinales qui nous permettent de digérer et d’assimiler nos aliments.

Compte tenu du nombre de variantes possibles pour une enzyme donnée, on comprend mieux que l’efficacité de l’une à l’autre puisse être variable d’un individu à un autre.

Or l’efficacité et le nombre de ces enzymes conditionnent la capacité de notre barrière intestinale à jouer son rôle face à des microorganismes indésirables, plusieurs polluants, et face à des aliments inadaptés à notre système digestif….

Partie 2: L’importance de la barrière intestinale et de sa perméabilité

En effet, ce dernier point est prépondérant dans la méthode Seignalet et sa prépondérance est justifiée point par point.

anatomie cellules intestinales alimentation troisième médecineL’intestin est perméable aux nutriments et c’est physiologique.

Par contre, si on parle de « barrière » intestinale, ce n’est pas pour rien non plus clip_image002. L’intestin va être imperméable aux aliments incomplètement digérés, à la majorité des polluants etc.… Oui mais ça, c’est quand tout va bien…Quand les enzymes de nos intestins, notre boite à outils intestinale, digère normalement tout ce qui arrive, pour le transformer en nutriments assimilables et que l’intestin constitue une bonne barrière.

Or, de nombreux éléments dans notre alimentation, aujourd’hui, ne sont pas correctement digérés. En effet, ils ne sont pas adaptés à notre arsenal enzymatique qui lui, date de l’époque paléolithique. Eh oui, notre alimentation a évolué plus rapidement que notre génétique, d’où ce décalage très important aujourd’hui entre notre alimentation moderne et les capacités digestives de nos intestins.

Bilan ? Des aliments, en partie, impossibles à assimiler…Vous allez me dire ok…Mais alors ?

En soi, si on ne les digère pas, ça s’élimine dans les selles, non ?

Oui mais pas seulement…En fait, on se retrouve, d’une part, avec à la longue une perturbation de la flore intestinale du colon par la présence de molécules incomplètement digérées qui vont favoriser le développement d’une flore pouvant être inflammatoire. D’autre part, ces aliments non digérés ne vont pas faire que circuler. Certains (comme les caséines du lait, le gluten mais pas seulement…) vont créer des perturbations au niveau des cellules de la barrière intestinale, augmentant par endroit sa perméabilité par plusieurs mécanismes.

À ces molécules, il faut également ajouter le stress qui par libération d’interférons gamma, modifie la charge électrique des cellules intestinales et augmente ainsi leur perméabilité. Mais le stress et les aliments ne sont pas les seuls à avoir un impact sur cette perméabilité intestinale. Il y a aussi, les polluants, les antibiotiques, les médicaments et la composition de notre flore intestinale… Autant dire qu’aujourd’hui, cette barrière intestinale est pour la majeure partie de la population comme un mur plus ou moins lézardé… On parle alors d’hyperperméabilité intestinale.

Et c’est bien ça le problème ! Surtout que les fissures laissent passer des molécules trop grosses, incomplètement digérées. Mais aussi des polluants, des séquences de protéines étrangères bactériennes ou alimentaires à l’intérieur de notre circulation sanguine ou lymphatique.

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Partie 3: Les 3 mécanismes d’apparition des maladies et les résultats de la méthode Seignalet

Une fois dans nos cellules, ces molécules vont poser problème : allergies, inflammations, réactions immunitaires… Selon les individus, leurs habitudes alimentaires, leurs spécificités génétiques et donc enzymatiques intestinales, des problèmes vont se manifester. Et ils vont suivre 3 types de processus différents, que le Professeur Seignalet a regroupé sous :

  • Maladies d’encrassage : Ces molécules apportées par la circulation sanguine et lymphatique dans nos cellules, vont encombrer et gêner le fonctionnement et la communication des cellules entre elles, entrainant des dysfonctionnements. Comme un troupeau de moutons, sur l’autoroute, ou des interférences à la radio ou au téléphone…
  • Maladies d’élimination : Une partie des molécules qui sont en situation irrégulière dans notre circulation sanguine et lymphatique va heureusement être rattrapée par les patrouilles de notre système immunitaire et ramenée vers nos émonctoires (sphère ORL, peau, intestin) pour être éliminée par nos sous muqueuses. Le problème ?  Ce sont les quantités qui s’accumulent et qui entretiennent un état inflammatoire de ces émonctoires….
  • Maladies auto-immunes : Une autre partie de ses molécules étrangères (en général des morceaux de protéines non digérées) va déclencher une réaction de notre système immunitaire qui va se retourner contre nos cellules.

Pour chacune de ces 3 catégories de maladies, on retrouve en détail les :

    • noms des maladies concernées
    • mécanismes d’apparition
    • résultats obtenus par les changements alimentaires

Maladies auto-immunes

Il existe un grand nombre de maladies auto-immunes. Elles touchent 7% (1) de la population française. Elles sont majoritairement réputées chroniques et incurables par la médecine conventionnelle occidentale. Les traitements proposés permettent dans les meilleurs des cas de freiner l’évolution de la maladie avec plus ou moins de réussite selon les patients et les pathologies.

Le professeur Seignalet avec son approche différente de recherche des causes d’apparition et d’éviction de celles-ci, a suivi un grand nombre de patients atteints de maladies auto-immunes. Il a commencé par étudier ce que l’on appelle la pathogénie de chaque maladie. C’est à dire le mécanisme d’apparition des symptômes.

  • Exemple de maladies auto-immunes

Il a commencé par la polyarthrite rhumatoïde. Puis il a étendu ses études à d’autres maladies auto-immunes articulaires ou rhumatologiques. Spondylarthrite ankylosante, arthrite juvénile, rhumatisme inflammatoire, syndrome de Goujerot, lupus érythémateux, sclérodermie… Puis, il a élargi le champ de ses études en étudiant diverses malades. La maladie de Basedow, la sclérose en plaques, la maladie coeliaque, le syndrome de Guillain-barré…

  • Mécanisme d’apparition : hypothèse sur les pathogénies des maladies auto-immunes

Tous les mécanismes immunologiques sont décrits avec tous les détails techniques nécessaires aux spécialistes (antigènes, tolérance, auto-immunité, rôle de chaque protagoniste (IG, lymphocytes, cytokine), système HLA, gène susceptibilité, interférons). Je vous passe les détails, je ne tiens pas à ce que vous changiez de page web…clip_image002[1] .

Pour faire court, (les initiés m’excuseront pour cette vulgarisation), généralement un peptide est en cause (un morceau de protéine provenant de l’alimentation ou d’une bactérie, ayant passé la barrière intestinale). Celui-ci vient exciter les interférons (sortes de médiateurs) et un système HLA plus ou moins prédisposé génétiquement (elle recommence avec ces mots techniques !) . Or la mécanique de notre système immunitaire et notamment ses circuits d’information sont très complexes. Ce morceau de peptide vient mettre le bazar et dérégler la reconnaissance du soi et du non-soi.

Bilan : certaines cellules du système immunitaire sont induites en erreur et s’attaquent à nos cellules en pensant que ce sont des étrangers…

  • Résultats du professeur Seignalet et de son alimentation sur les maladies auto-immunes

Selon les pathologies suivies, les délais avant d’obtenir des résultats sont variables de quelques semaines à de nombreux mois.  Systématiquement plusieurs cas cliniques sont décrits pour illustrer l’hypothèse du professeur Seignalet et les résultats obtenus. Les résultats sont répertoriés ainsi : rémission complète, nette amélioration, amélioration à 50%, échecs. Dans le calcul des succès, sont prises en compte les rémissions complètes, les améliorations nettes et les améliorations à 50% par rapport au nombre total de cas suivis pour la même pathologie. Voici le résultat sur quelques pathologies :

    • Polyarthrite :  taux de succès 82% de succès pour 297 patients suivis
    • Spondylarthrite ankylosante : taux de succès : 95% de succès pour 122 patients suivis
    • Sclérodermie : 100% de succès pour 14 personnes suivies au total
    • Sclérose en plaque : 98% de succès pour 46 patients suivis
    • Syndrome de Goujerot : 86% de succès pour 86 patients suivis

Les maladies d’encrassage

maladie encrassage alimentation ou la troisième médecineLes maladies d’encrassage portent bien leur nom, il s’agit bien d’un phénomène d’encrassage des cellules qui va perturber leur fonctionnement.

  • Exemple de maladies d’encrassage

Une cellule encrassée peut évoluer de différentes façons… dans les cas de :

    • Parkinson, Alzheimer, diabète de type 2 : les cellules meurent.
    • Arthrose, goutte, ostéoporose, hypercholestérolémie, tendinite d’encrassage, elles fonctionnent de travers
    • Fibromyalgie, spasmophilie : les cellules souffrent.
    • Leucémies et de cancers : elles deviennent malignes.
  • Mécanisme d’apparition : hypothèse sur les pathogénies des maladies d’encrassage

Il s’agit bien ici d’un encombrement du milieu extra-cellulaire, des tissus et des cellules par des substances ne provoquant pas au départ de réaction immunitaire (à la différence des peptides et des protéines impliqués dans les maladies auto-immunes).

Cet encombrement (lipides, glucides, ADN bactérien, molécules de Maillard incassables issues de la cuisson…) va venir gêner le fonctionnement de la cellule à plusieurs niveaux, en:

    • “engluant”, la surface de la cellule ou en encombrant le milieu dans lequel elle baigne, gênant la communication avec les autres cellules…
    • Pénétrant dans la cellule et en se fixant sur des récepteurs qui servent à des réactions physiologiques, ce qui va perturber cette fonction ou l’empêcher.
    • Demandant beaucoup d’énergie aux patrouilleurs immunitaires pour la “dépollution”et en augmentant par leur action, la libération de radicaux libres.

Ces dysfonctionnements finissent par entrainer de nombreuses maladies malignes ou non, dans les sphères neurologiques, rhumatologiques, ou autres. Cela dépend des mécanismes que l’encrassage entrave et de leur impact dans un type d’organe ou de cellule donnée…

  • Résultats du professeur Seignalet et de son alimentation sur les maladies d’encrassage

Comme vous pouvez vous en douter, libérer les cellules de ce qui les encrasse prend un peu de temps. Mais dès lors qu’on limite l’arrivée des molécules encrassantes, les capacités de l’organisme à dépolluer, reprennent le dessus et les symptômes s’estompent. Ainsi, l’alimentation du professeur Seignalet a eu les résultats suivants (toujours étayés par des cas cliniques étudiés sur de nombreuses années) :

    • Tendinites dites d’encrassage : 88% de succès pour 17 patients étudiés au total
    • Arthrose : 94% de succès pour 118 patients étudiés au total
    • Fibromyalgie : 90% de succès pour 80 patients étudiés au total
    • Alzheimer : effet préventif remarquable
    • Diabète de type 2 : 100% de succès pour 25 patients étudiés au total
    • Parkinson : 91% de succès pour 11 patients étudiés au total
    • Cancers : en prévention division par 10 du nombre de cas attendus

Dans le calcul des succès, sont prises en compte les rémissions complètes, les améliorations nettes et les améliorations à 50% par rapport au nombre total de cas suivis pour la même pathologie.

Maladies d’élimination

Ce sont les maladies provoquées par l’élimination des molécules étrangères au niveau des émonctoires (peau, sphère ORL…)

  • Exemple de maladies d’élimination :

Vous connaissez généralement bien toutes ces maladies, elles sont très courantes, j’irai même jusqu’à dire banales. Cependant, elles ont un point commun, elles nous “pourrissent” le quotidien et les traitements proposés sont très rarement d’une efficacité notable sur la durée.

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On retrouve notamment pour :

    • La sphère ORL : l’asthme, la bronchite chronique, les otites, les angines, les sinusites, les rhinites, les allergies
    • La peau : l’acné, l’ eczéma, le psoriasis, l’urticaire
    • L’intestin : la maladie de Crohn, les colites

Le point commun entre toutes ces maladies très différentes ? Des globules blancs ou leucocytes très nombreux dans les tissus où la maladie se manifeste.

  • Mécanisme d’apparition : hypothèse sur les pathogénies des maladies d’élimination

Jouant le rôle d’éboueurs avec toutes les molécules étrangères, de nombreux leucocytes, se retrouvent être évacués vers les émonctoires pour être éliminés. Et vous l’avez compris, plus il y a de molécules à évacuer, plus il y a de leucocytes (éboueurs) dans ces émonctoires…Or, pour détruire les molécules étrangères, ces éboueurs utilisent des armes chimiques (eau de javel, eau oxygénée). Oui ! Oui !!

Or, comme vous le savez, ces produits sont très inflammatoires. De plus, ils libèrent des cytokines qui vont déclencher l’action d’autres leucocytes sécrétant d’autres cytokines qui vont favoriser l’épaississement des muqueuses et la sécrétion de liquides

Bref, une réaction inflammatoire en chaine qui va être selon l’émonctoire à l’origine :

    • D’hypersécrétions bronchiques dans le cas des bronchites chroniques et de l’asthme,
    • D’allergies ou d’infections (otites, sinusites),
    • D’excès de desquamation (psoriasis), suintement (eczéma)…
  • Résultats du professeur Seignalet et de son alimentation pour les maladies d’éliminations

Dans le calcul des succès sont pris en compte : les rémissions complètes, les améliorations nettes et les améliorations à 50% par rapport au nombre total de cas suivis pour la même pathologie.

    • Crohn : 99% de succès pour 72 patients étudiés au total
    • Colites : 98% de succès pour 237 patients étudiés au total
    • Acné : 100% de succès pour 42 patients étudiés au total
    • Psoriasis : 83% de succès pour 72 patients étudiés au total
    • Asthme : 98% de succès pour 85 patients étudiés au total
    • Infections ORL à répétitions : 80% de succès pour 100 patients étudiés au total
    • Sinusite 92% de succès pour 50 patients étudiés au total
    • Rhinite 97% de succès pour 63 patients étudiés au total
    • Rhume des foins : 97% de succès pour 75 patients étudiés au total
    • Bronchite chronique : 100% de succès pour 42 patients étudiés au total

En plus de ces résultats, je peux témoigner des résultats sur les otites à répétition de mes 2 filles dans cet article.

Partie 4: Quels aliments posent problème et Pourquoi ?

Les principales différences de notre alimentation par rapport au Paléolithique

Je pense que vous n’avez pas besoin d’un dessin pour vous rendre compte que nos modes d’alimentation sont très différents de nos ancêtres…

différences d'alimentation paléolithique médecine

Souvent, on pense que c’est le feu qui a changé la donne. Mais, en fait, les premiers grands changements alimentaires remonteraient à moins de 10 000 ans. Ils seraient plus liés la sédentarisation qu’à l’utilisation du feu pour la cuisson, car celle-ci sera restée anecdotique très longtemps. En fait, les changements qui auront les plus grands impacts nutritionnels datent du 20eme siècle :

  • avec de grands mouvements de populations et une mondialisation de l’alimentation entrainant des intolérances et des allergies que l’on ne voyait pas jusqu’alors.
  • avec le développement de l’industrie agroalimentaire au sens large (mode d’agriculture compris).

Les principales conséquences de l’alimentation moderne:

  • Réduction de la diversification des apports (ce qui est antagoniste à la mondialisation) et appauvrissement de la teneur en micronutriments ( minéraux, vitamines et notamment vitamine C) : apparition de carences (2)
  • Consommation de céréales domestiques
  • Consommation de laitages animaux
  • Cuissons de nombreux produits
  • Raffinage des huiles
  • Pollution alimentaire (traitements des animaux d’élevage, traitements des sols et des cultures, utilisation d’additifs dans la fabrication des aliments transformés)

L’impact de ces différences sur notre intestin et notre organisme est très détaillé dans le livre “L’alimentation ou la troisième médecine”, ainsi que le lien entre ces aliments, leur inadaptation à notre organisme et à notre génétique. (J’ai repris succinctement certaines de ces explications, dans la pathogénie des différentes maladies décrites précédemment.)

Cette alimentation se base sur deux axes :

  • Le premier est un principe d’éviction des aliments “modernes” pour lesquels nos systèmes digestifs et enzymatiques ne sont pas adaptés.
  • Le deuxième est une logique de diversification pour augmenter la qualité des apports nutritionnels de nos repas.

1er principe : Supprimer tous les produits laitiers et les céréales mutées

Et quand le professeur Seignalet dit “tous”, c’est vraiment tous les produits laitiers (vache, brebis et chèvre). Il ne s’agit pas de supprimer le lactose mais surtout les protéines de lait et les facteurs de croissances contenus dans le lait.

Donc, il faut éliminer : le lait, les yaourts, les fromages, le beurre y compris le beurre clarifié (ghee), les produits industriels…

Et les céréales mutées ? On supprime le gluten, c’est ça ?

Oui c’est ça, mais pas seulement…Le maïs ne contient pas de gluten par exemple. Mais cette céréale est “mutée”. C’est à dire, qu’elle a énormément évolué avec les croisements et la sélection qu’en a faits l’homme. Donc, notre appareil enzymatique n’est pas plus adapté à elle, qu’aux céréales contenant du gluten. Il faut donc éliminer : blé, maïs, seigle, avoine, orge, millet, kamut, épeautre, son et leurs dérivés même complets (farine, biscuits, pizza, pâtes, pain, semoule, cornflakes, bière, plats industriels…)

2eme principe : Favoriser le cru et les cuissons douces

L’idée, c’est d’éviter les molécules de Maillard, l’acrylamide et autres molécules « incassables » qui se forment à la cuisson. Car ces molécules encrassent nos cellules, vous vous souvenez ? Un peu comme du goudron…

Pour cela, le professeur Seignalet recommande de supprimer toutes les cuissons supérieures à 110°C (l’eau bout à 100°C ) ainsi que les cuissons trop longues.

Dès que le produit se colore, c’est à cause des molécules de Maillard. Oui,je sais, c’est bon le grillé et le caramélisé…Mais en fait, ce n’est pas bon. Barbecue, four, poêles et micro-ondes,  sont donc à éliminer…

Recommandations pour une alimentation hypotoxique

Privilégier au maximum les produits bruts, crus, non chauffés. Par exemple les crudités, produits séchés (sans chauffage), produits les moins transformés. En effet, en général, les traitements en agroalimentaire induisent des cuissons ou des chauffages des aliments.

alimentation hypotoxique troisième médecine

Alors bien sûr, c’est pour éviter les molécules d’encrassage mais c’est aussi pour profiter au maximum de la richesse en minéraux, vitamines et nutriments des aliments que la cuisson détériore dans la majorité des cas.

Néanmoins, certains aliments sont difficilement consommables crus pour tous. Alors, le professeur Seignalet tolère les cuissons brèves à basse température ou en vapeur douce. Notamment car ces méthodes ont le double avantage d’engendrer moins de perte de nutriments et de générer moins de molécules toxiques « incassables ».

Ce mode d’alimentation vous parait peut-être compliqué à mettre en œuvre. Ça a été aussi mon cas, comme nombre de personnes quand elles le découvrent. Sur mon blog, je partage mes astuces pour y arriver comme dans cet article sur le petit déjeuner Seignalet

Partie 5: Les difficultés rencontrées par les personnes pour le suivi

Ce qu’il faut savoir, c’est que sur 100 personnes malades, seules 40 se diront prêtes à essayer de changer leurs habitudes alimentaires. Sur ces 40, 20 abandonneront après quelques semaines d’essais, les changements leur paressant trop difficiles à mettre en place.  Il en restera donc 20 qui suivront les principes correctement sur les 100 personnes de départ. Cela fait tout de même 20% et il tient à chacun d’entre nous de décider ou pas d’en faire partie après tout ! D’autres diront que ça fait seulement 20%… Voici les principaux freins qu’ont rencontré les 20 personnes qui ont abandonné alors qu’elles avaient démarré. Ces freins sont ceux que l’on rencontre quand on souhaite changer ses habitudes alimentaires :

  • Changer sa façon de consommer, de faire les courses et de cuisiner.
  • Résister aux tentations et diverses occasions de craquage.
  • L’entourage familial qui ne suit pas la même alimentation ou ne veut pas la suivre/ l’entourage amical, le côté social, être invité chez des amis, aller au restaurant…/l’entourage médical qui dénigre sans savoir réellement.
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Effectivement les freins sont suffisamment nombreux et impactants pour avoir poussé la moitié des personnes à arrêter. Et ceci avant même d’avoir eu l’occasion de ressentir les effets bénéfiques de ces changements. Voici donc ce que propose le Professeur Seignalet pour y remédier :

Avant toute chose, il est capital d’ avoir une compréhension suffisante de “pourquoi mettre en place cette diététique”, quels sont les mécanismes et les comprendre.

Pour le reste, voici quelques pistes à explorer :

  • Au restaurant : vous trouverez toujours un tartare de boeuf, un carpaccio, un poisson en papillote accompagné de légume ou de riz et une salade de fruits en dessert par exemple.
  • Chez les amis et la famille: il incite à parler ouvertement des évictions de votre régime (pas de blé, de maïs, ni de produits laitiers) en expliquant que c’est pour votre santé. (Pas toujours simple, surtout quand on ne souhaite pas que les personnes soient au courant de votre pathologie).
  • Quant au médecin, il conseille de faire un renvoi vers ce livre clip_image002[2].

Partie 6: Les Conséquences des écarts sur les pathologies

Si vous avez tout lu jusqu’ici sans décrocher clip_image002[3](je vous en remercie!), vous avez certainement compris que les changements alimentaires mettent les pathologies en sommeil…Aux mêmes causes , les mêmes effets. Si l’on reprend une alimentation moderne classique, il est mathématique que tôt ou tard, la pathologie réapparaitra.

Donc bien évidemment, ce sont des changements alimentaires pour la vie si vous souhaitez continuer à réduire au silence votre ou vos pathologies…

Difficiles de quantifier le nombre d’écarts et la fréquence qui puissent être tolérables par l’organisme…ça dépend de chacun, de l’état de l’intestin, s’il y a ou pas des dommages irréparables…Donc difficile à dire et à savoir…

Dans tous les cas, un écart tous les 8 jours ne permet pas notamment aux cellules de la barrière intestinale de se réparer. L’idéal reste d’éviter au maximum les écarts et de respecter scrupuleusement les principes de l’alimentation Seignalet à la lettre.

Conclusion sur « L’alimentation ou la 3ème médecine » de Jean Seignalet :

Vous l’avez certainement remarqué, on retrouve des similitudes entre les régimes cru, ancestral, et paléo . D’ailleurs, le professeur Seignalet, le dit clairement, il a utilisé pour ses recherches les travaux du docteur Kousmine et également ceux de Burger, il y fait de nombreuses fois référence.

Enfin, pour tout vous dire, ce livre “L’alimentation ou la troisième médecine” m’a été prêté par une amie professeur de biologie qui est atteinte de la maladie de Crohn. Elle trouvait qu’elle avait de très bons résultats en suivant les principes de cette alimentation. Quelques mois auparavant, je venais d’apprendre que j’avais une sclérose en plaque et j’étais bien déterminée à ne pas me laisser abattre par l’annonce d’une maladie chronique incurable.

Cette amie connaissait mon intérêt pour la nutrition et son impact sur la santé. Tous les jours, je lui suis reconnaissante de m’avoir mis ce livre “L’alimentation ou la troisième médecine” entre les mains. Il a changé ma façon d’appréhender l’avenir. Et surtout, il m’a redonné la possibilité de reprendre ma santé en main en changeant mon alimentation. Bien sûr, il aura fallu quelques années pour intégrer une véritable alimentation Seignalet à nos habitudes. Mais j’ai eu la chance de voir des améliorations sur mon état de forme dès la suppression des produits laitiers, ce qui m’a encouragé à poursuivre dans cette voie. De plus, dans les moments les plus difficiles de changements alimentaires, relire les mécanismes de la maladie m’aidait réellement à tenir le cap. On applique toujours mieux ce que l’on comprend, plutôt que ce que l’on apprend !

Surtout que je ne suis pas la seule à avoir bénéficié de cette diététique, mes 2 filles en ont également ressenti les bénéfices : plus d’otites à répétition et mon conjoint sportif a supprimé ses blessures à répétition…

Donc voici mon avis sur « L’alimentation ou la 3ème médecine» en toute objectivité clip_image004.

Points forts :

  • Factuel et scientifique: tous les éléments avancés sont clairement détaillés, justifiés et démontrés. L’auteur est très clair quand il s’agit de ses propres hypothèses et qu’il n’a pas encore les éléments scientifiques en l’état actuel des connaissances de la médecine.
  • Riches en statistiques détaillées pour près d’une centaine de maladies avec des exemples de cas cliniques réels qui humanisent le style très scientifique de l’auteur.
  • Très riches en références scientifiques de qualité (plus de 50 pages de références biblio en fin d’ouvrage) ;
  • À mon sens, pour trouver la force d’entamer ces changements, il est indispensable de comprendre pourquoi on le fait, et ce livre “L’alimentation ou la troisième médecine” est réellement construit comme cela.
  • Des exemples de menus en fin d’ouvrage pour démarrer le régime le premier mois

Points faibles :

  • Le fait que “L’alimentation ou la troisième médecine” soit à la fois pour un public averti (médecin) et pour des patients,  fait que la lecture des chapitres concernant la biologie (nécessaire à la compréhension) est quand même très scientifique et pas à la portée de tous. (J’étais contente d’avoir avec moi, mes études scientifiques passées et ma première année de fac de médecine).
  • Je trouve que le ton du discours peut par moment être décourageant quant aux résultats vains si la diététique n’est pas appliquée à 100%. En effet, il est très difficile de changer l’intégralité de sa façon de s’alimenter du jour au lendemain. Et cette façon de présenter les choses pourrait en décourager plus d’un. Surtout que, même s’il faut du temps pour certains pour intégrer tous les principes, pour moi, chaque pas qui est fait, c’est ça de molécules étrangères en moins dans le corps à éliminer !

Bref, ce livre “L’alimentation ou la troisième médecine” a changé ma vie. Il a inspiré le sujet de mon blog où je partage mon expérience, mes lectures, mes astuces et mes recettes pour améliorer nos habitudes alimentaires et tendre vers la pleine santé et la pleine forme. Pour cela, sur Soigne-ton-assiette, je partage avec vous mes recettes rapides et faciles à faire pour démarrer une alimentation hypo toxique sans produits laitiers, sans gluten etc…

Au plaisir de futurs échanges sur le blog !

Nutritionnellement,

Virginie

La note de Virginie du blog Soigne ton assiette :

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Avez-vous lu le livre “L’alimentation ou la troisième médecine” de Jean Seignalet ? Combien le notez-vous ?

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Sources:

(1) https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/maladies-auto-immunes

(2)Changez d’alimentation Professeur Henry Joyeux

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1 Commentaire pour :

L’alimentation ou la troisième médecine







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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.