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Joli monstre, un voyage fascinant à travers l’anxiété

joli monstre sarah wilson

Résumé de « Joli monstre, un voyage fascinant à travers l’anxiété » de Sarah Wilson : L’auteure a longtemps lutté contre ses propres angoisses, et ce livre est le fruit de 7 années de recherches autour du monde, dans le but d’apprendre à dompter le « monstre » de l’anxiété, pour au final le rendre joli et l’accepter.

Par Sarah Wilson, 2020, 352 pages

Titre original : First, We Make the Beast Beautiful: A New Story about Anxiety

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Delphine Couet du blog Guérir l’anxiété et les crises d’angoisse

Chronique et Résumé de “Joli Monstre : Un voyage fascinant à travers l’anxiété” :

Chapitre 1 : Pour commencer

L’auteure, journaliste, a eu l’occasion de rencontrer le Dalaï-Lama et a pu lui poser une question : Comment faire taire son mental ? Le Dalaï-Lama lui a répondu que ce n’était pas possible et que c’était inutile, une perte de temps.

D’abord surprise, Sarah Wilson a ensuite compris que ce qu’il voulait dire c’est qu’elle n’avait pas besoin de changer, qu’elle était déjà parfaite comme elle est. Elle a alors compris que son problème d’anxiété n’avait pas besoin d’être résolu. Elle avait toujours cru qu’elle devait tout faire pour régler ce problème. Mais c’est faux.

L’auteure Sarah Wilson souffre de nombreuses maladies : troubles anxieux, troubles du sommeil, troubles obsessionnels-compulsifs, dépression, troubles bipolaires et maladie auto-immune. Elle a tout testé sans succès pour se guérir : TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives), PNL (Programmation Neurolinguistique), hypnose, psychanalyse…Elle a pris des anxiolytiques, des antiépileptiques, des antipsychotiques pendant 11 ans.

comment soigner son anxiete

Et un jour elle a décidé de tout arrêter. Puis tout est revenu. Elle a compris que toutes ces maladies étaient reliées par l’anxiété, étaient la cause de l’anxiété. Et qu’il n’était pas forcément nécessaire de se débarrasser de tout ça.

Chapitre 2 : Parce que personne ne sait…

Beaucoup de personnes sont anxieuses, plus anxieuses qu’elles ne devraient l’être. Une étude a montré qu’environ 20% de personnes vivant en France souffriraient d’un trouble anxieux [1]. Les troubles anxieux sont la maladie mentale la plus fréquente.

De plus, il y a également toutes ces personnes qui sont anxieuses, mais ne consultent pas un médecin, donc ne font pas partie des statistiques. Pour vous donner une idée, les recherches Google sur l’anxiété ont augmenté de 150% en 8 ans.

Le terme anxiété ne regroupe pas moins de 37 termes dans le DSM 5 (Manuel américain diagnostique et statistique des troubles mentaux), dont :

  • Anxiété sociale
  • Phobies
  • Trouble panique
  • Trouble anxieux généralisé
  • Angoisse de séparation
  • TOC (Trouble obsessionnel compulsif)
  • Trouble de stress post-traumatique

L’anxiété est considérée comme un trouble mental depuis 1980. Avant on n’en parlait jamais, on n’écrivait pas de livres dessus.

Fait intéressant : le premier anxiolytique a été commercialisé en 1980…juste avant que l’anxiété ne devienne officiellement une maladie à diagnostiquer et à traiter. A se demander si l’anxiété n’a pas été inventée pour vendre des médicaments. Et c’est la même chose pour l’anxiété sociale, les TOC et les troubles bipolaires.

Attention, l’auteure ne veut pas dire par là que l’anxiété est une invention. Il est important de connaître les différents traitements possibles. Mais il est légitime de se poser certaines questions : l’anxiété et la dépression sont-elles vraiment causées par un déficit en sérotonine ? Nos cerveaux sont-ils déficients ?

anxiete cerveau déficient

On entend souvent parler de la théorie du déséquilibre chimique dans le cerveau, mais pourtant cette théorie n’a jamais été prouvée. Et de plus, même si c’était vrai, le déséquilibre est-il la cause ou la conséquence de l’anxiété ?

Alors il faut s’informer sur le sujet, et se remettre en question. Pourquoi ne pas définir l’anxiété autrement que comme ou un trouble ou une maladie à régler ? Parfois passer son temps à parler et à définir un problème créé le problème.

Chapitre 3 : L’Autre chose

L’auteure nous raconte son enfance dans ce chapitre. Même si son enfance était plutôt heureuse et normale malgré le manque d’argent, son cerveau moulinait en permanence. A l’âge de douze ans, elle est devenue obsédée par la spiritualité, puis l’insomnie et les tocs sont apparus. Elle avait l’impression d’être la seule à ne pas comprendre le sens de la vie. Elle essayait de faire taire l’agitation en elle, de fuir son anxiété et ses peurs.

Vers 30 ans, elle a suivi une retraite de yoga. Elle a enfin réussi à méditer, et à prendre contact avec son Autre chose, sa présence au-delà de l’ego, son vrai moi comme certains l’appellent. Cette Autre chose, c’est cette impression d’être à sa place, que tout va bien en ce moment.

Quand on est anxieux, on est déconnectés de cette Autre chose. On a l’impression qu’on doit faire quelque chose, le comprendre, ou qu’il manque quelque chose pour être complet. On ne sait pas pourquoi nous existons. Alors on vérifie, on ressasse et on compense avec des troubles obsessionnels-compulsifs (tocs), des phobies ou des crises d’angoisse, en quête de notre Autre chose.

« Vous voulez trouver quelque chose mais vous ne savez pas quoi chercher. En chacun, il existe un désir et une attente continuels. Au fond de soi, on attend toujours que quelque chose de mieux arrive. » Thich Nhat Hanh

Chapitre 4 : A petits pas et en douceur

Arrêter le sucre

Sarah Wilson est également l’auteure du livre « C’est décidé, j’arrête le sucre ! ».

Vers 30 ans, après une grosse crise d’anxiété, elle a décidé de s’isoler plusieurs mois dans une cabane pour écrire. C’est là qu’elle a décidé d’enfin tester le régime que plusieurs médecins lui avaient recommandé : arrêter le sucre. Elle mangeait alors jusqu’à trente cuillères à café par jour de produits sucrants. Après deux semaines elle s’est sentie mieux, elle a donc décidé de partager son expérience.

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Elle nous invite à essayer pendant deux semaines, sans pression, sans s’auto-flageller.

Bienveillance et gratitude

C’est également à cette époque que sont nées de nouvelles thérapies. L’auteure déteste les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la Programmation Neurolinguistique (PNL), et les thérapies liées à la psychologie positive et au développement personnel, car elles consistent à modifier nos comportements et nos pensées.

Les nouvelles thérapies d’acceptation et d’engagement et de compassion ont heureusement chamboulé cela. Elles consistent à accepter ses pensées et ses émotions, à vivre selon ses valeurs, à accepter le négatif au lieu de la repousser. Le but n’est pas de poursuivre à tout prix le bonheur mais de faire avec ce que l’on a et d’avancer vers notre but avec bienveillance. Vouloir atteindre à tout prix un idéal de bonheur ne nous rend que plus malheureux, car cet idéal est inatteignable.

Pour en revenir au sucre, ce n’est pas notre faute si nous sommes devenus accros, et c’est pareil pour l’anxiété. Ce n’est pas notre faute.

Certaines personnes ont une amygdale (région du cerveau responsable de la peur via la réaction combat-fuite) plus sensible que d’autres. Essayer d’éviter, de combattre ou critiquer notre anxiété ne fait que l’empirer. La solution c’est d’être compatissant envers soi-même. Ressentir de la bienveillance pour les autres marche aussi. Cela permet de tempérer les réactions de l’amygdale.

Pour cela Sarah Wilson nous propose un exercice : visualisez-vous enfant, ou regardez une photo de vous enfant, à un moment où vous vous sentiez apeuré ou seul. Ressentez de la compassion pour cet enfant, parlez-lui, dites-lui que vous comprenez ses sentiments, qu’il n’a rien à craindre.

visualiser l'anxiété enfant pour surmonter vos problèmes

On peut aussi écrire une lettre à son anxiété, en commençant ainsi « Chère anxiété, drôle de petite chose, pas étonnant que tu te sois déclenchée… » et en finissant par « Je t’aime ».

Il est impossible de supprimer nos mauvaises habitudes, il faut plutôt les remplacer par de nouvelles. A force de répéter la nouvelle habitude, elle deviendra plus forte que l’ancienne, qui finira par s’effacer. C’est long, mais ça en vaut la peine. Et il faut le faire tous les jours, pas presque tous les jours ou une fois de temps en temps, car ça ne sert à rien.

Chapitre 5 : Méditer, c’est tout

“Quand on est anxieux, la méditation n’est pas négociable” Sarah Wilson

La méditation a de nombreux effets prouvés. Elle diminue les pensées, elle calme le mental.

L’auteure médite elle-même deux fois 20 minutes par jour depuis 7 ans. Elle pratique la méditation transcendantale, qui consiste à répéter un mantra.

Méditer c’est s’entrainer à revenir au calme, à ne pas s’attarder sur son mental.

méditer et revenir au calme lutter contre l'anxiété

Un exercice rapide et efficace est la dépose-minute : collez un post-it « dépose-minute » à un endroit que vous regardez plusieurs fois par jour, et à chaque fois que vous passez devant, concentrez-vous sur l’endroit situé sous le sternum pendant une minute.

Quand on est au milieu d’une crise d’angoisse, il est pratiquement impossible de méditer. Un bon exercice dans ce cas-là consiste à respirer par le ventre (respiration abdominale). Cela permet de réduire le niveau de stress et de signifier au cerveau que tout va bien. Inspirez en gonflant le ventre pendant 5 secondes, faites une pause puis expirez lentement pendant 6 secondes. A faire pendant minimum 10 minutes par jour.

Un autre exercice très efficace est la gratitude : tous les soirs, se souvenir de 5 choses pour lesquelles on a ressenti de la gratitude aujourd’hui et dire merci. Penser au positif dans notre vie permet de se sentir aligné avec la vie et nos objectifs. On réalise que tout a un sens, comme quand on médite. De plus, la gratitude stimule l’hypothalamus, qui régule l’anxiété. Et on entraîne le cerveau à chercher plus de positif.

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Chapitre 6 : Ralentir…

Avant sa grosse crise d’anxiété de la trentaine, l’auteure courait en permanence. Elle dormait 3 heures par nuit, travaillait le week-end, faisait du sport à outrance, elle buvait, elle fumait. Après une année comme cela, elle est devenue ménopausée et a appris qu’elle ne pourrait pas avoir d’enfants. Elle a démissionné de son travail 6 mois plus tard, épuisée. Elle a développé une thyroïdite de Hashimoto, une maladie auto-immune, ainsi que du prédiabète et de l’ostéoporose. Si elle n’avait pas été voir le médecin, elle aurait fait une crise cardiaque.

Elle a alors été obligée de tout arrêter, de ralentir, de prendre soin d’elle. Elle ne pouvait plus faire de sport, à part de la marche tranquille.

La marche tranquille

La marche tranquille, cela consiste à inspirer en faisant 3 pas, puis expirer en en faisant 4. On compte tout en marchant, tout en imaginant qu’on respire l’énergie de la Terre par ses pieds.

On a deux cerveaux : un cerveau ancien, qui ressent, et un cerveau récent, qui pense. Le cerveau récent ne vit jamais le moment présent, mais analyse et critique tout ce qui se passe. Quand l’un est activé, l’autre est mis en veille.

La marche est bonne contre l’anxiété car elle active le cerveau ancien et permet de relâcher les hormones du stress en libérant des endorphines, de la sérotonine et de la dopamine.

Marcher 20 à 30 minutes 5 fois par semaine est aussi efficace sur l’anxiété que les antidépresseurs.

Alors marchons le plus possible en semaine et randonnons le week-end et en vacances.

marcher pour diminuer son anxiété

Randonner permet en plus de profiter des bienfaits de la nature. Prendre un bain de forêt comme l’appelle les Japonais permet de diminuer le taux de cortisol, une hormone du stress. Marcher permet de se calmer, de faire le point, d’être dans l’instant présent, de réfléchir sans ruminer.

David Malouf, un auteur australien, pense que si nous sommes si nombreux à être anxieux aujourd’hui, c’est à cause de notre rythme de vie trépidant. Marcher, cuisiner, écrire, le yoga et le sexe nous permettent de ralentir et de revenir à notre vrai rythme.

L’écriture

Ecrire dès que l’on se sent nerveux permet d’aller mieux. Peu importe si c’est mal écrit, ou écrit sur une publicité ou une serviette en papier, l’important est de coucher les mots sur le papier, sans pression, sans faire attention à l’orthographe, sans se relire après.

Chapitre 7 : L’Autre chose (deuxième partie)

Voici un paradoxe de l’anxiété : nous aspirons à cette Autre chose, sans savoir ce que c’est, ni à quoi ça ressemble.

En fait, on souhaite connaître son vrai moi, savoir qui on est, pourquoi on est là, trouver un sens à notre vie.

On peut y accéder en méditant, mais l’auteure a remarqué qu’elle ne restait jamais longtemps avec son Autre chose, qu’elle en avait presque peur. On fuit notre vraie nature en nous réfugiant dans les achats, les activités, les distractions.

Être connecté à son vrai moi cela va de pair avec le silence et la solitude. Et dans le silence et la solitude, on réalise à quelle point notre vie est courte, et à quel point on est vulnérables, ce qui nous effraie. Alors on remplit le silence et la solitude avec des activités et des distractions, pour éviter de voir ce qui nous fait le plus peur.

On est anxieux car on sait qu’on passe à côté de cet Autre chose, mais en se connectant à cet Autre chose, on a également peur. Il faut résoudre ce dilemme, et affronter sa peur de son vrai moi. Il faut apprendre à s’accepter.

Chapitre 8 : Plus près

Dans le monde, il y a de plus en plus d’anxieux. L’auteure pense que c’est parce que nous cherchons à l’extérieur de nous la satisfaction et un sens à la vie. Alors que cela se trouve à l’intérieur. Montaigne, un philosophe français du 16ème siècle, a écrit qu’on ne peut se libérer de l’agitation qu’en résistant activement à l’attrait pour l’extérieur et pour l’avenir, en restant chez soi, en soi.

Accueillir l’anxiété

Il faut accueillir l’anxiété et l’agitation et non la fuir.

Être anxieux c’est fuir le présent en se projetant sans cesse sur un avenir hypothétique, c’est prévoir, c’est s’inquiéter, c’est élaborer des scénarios catastrophes.

Ce n’est pas la peine de toujours chercher une raison profonde à l’anxiété. Ce n’est pas toujours important de savoir pourquoi. Sinon on devient anxieux à l’idée d’être anxieux.

Être anxieux c’est rechercher des solutions au sujet d’un futur inconnu. Les animaux ne sont pas anxieux, ils ont peur d’un danger, mais pas d’un futur hypothétique. Au contraire les humains ont peur du futur, ont peur de la mort. L’anxiété c’est une projection vers le futur, une course vers l’avant. Au contraire, la dépression est une réminiscence du passé, des remords, des regrets.

« Quand on est dépressif, on vit dans le passé. Quand on est anxieux, on vit dans le futur. Et quand on est en paix, on vit dans le présent. » Junia Bretas

D’ailleurs, quand on est anxieux ou dépressif on a peur de l’inconnu alors on se raccroche au passé ou on essaye de prévoir le futur. On n’arrive pas à accepter cet Autre chose qu’on ne connaît pas. La dépression et l’anxiété vont souvent de pair car sont l’expression d’un même malaise, cette non-acceptation de l’inconnu.

Se demander quel est le problème

« Demandez-vous quel problème vous avez en cet instant – pas l’année prochaine, ni demain ni dans cinq minutes. Qu’est-ce qui ne va pas en cet instant ? » Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent

Comme vous allez vous en rendre compte si vous faites cet exercice, il n’y a pas de problème dans l’instant présent.

Le problème des médicaments c’est qu’ils sous-entendent que quelque chose ne va pas chez nous et que la guérison ou le bonheur est l’objectif final à atteindre, la solution. Les méthodes de développement personnel et certaines approches psychothérapeutiques promeuvent la même chose, nous font croire que la solution est à l’extérieur. En faisant cela, on s’éloigne de son Autre chose, de son chez-soi, de son vrai moi. La sagesse est déjà en nous. Le sucre, l’alcool, les déménagements, les relations destructrices, les tocs, les réseaux sociaux, sont aussi des moyens de fuir la réalité et le présent.

prendre le temps de vivre le moment présent

Prenez le temps de flâner

Il est important de prendre du temps pour faire le point sur sa vie, tous les jours, si possible le matin : Suis-je bien ? A l’aise ? A ma place ? Est-ce que ça a du sens ?

Chapitre 9 : Spirales d’anxiété

Il y a l’anxiété généralisée, comme un bruit de fond, et les crises d’anxiété, ou crises d’angoisse. Pour de nombreuses personnes, l’anxiété se manifeste sous la forme de ces crises, si violentes physiquement qu’elles ressemblent à des crises cardiaques. Mais les crises d’anxiété peuvent aussi être internes, un tourbillon de pensées et de nervosité. C’est ces crises-là que l’auteure appelle spirales d’anxiété.

On est souvent dans le premier cas quand on ne comprend pas ce qui nous arrive, qu’on extériorise, et dans le deuxième cas sinon. Sarah Wilson pense que les anxieux chroniques vont plutôt avoir des spirales d’anxiété, et les autres des vraies crises d’angoisse.

Les spirales d’anxiété sont déclenchées par l’incertitude et le manque de contrôle. L’auteure ne supporte plus ces tourbillons de pensées et cherche alors par n’importe quel moyen à leur échapper : elle court, se griffe, elle a même déjà tenté de sauter d’un balcon et d’une voiture.

Les personnes anxieuses qui font une tentative de suicide ne cherchent pas à échapper au malheur, mais à échapper à la douleur de leur mental incessant et incontrôlable.

L’anxiété et les autres

Il existe plusieurs paradoxes dans l’anxiété :

  • les anxieux recherchent la solitude mais ont un énorme besoin de connexion avec les autres
  • quand on est anxieux, on s’en sort mieux avec des inconnus qu’avec nos proches. Avec nos proches on se sent coupables.
  • les anxieux peuvent parfois passer pour des personnes extraverties alors qu’ils souffrent d’anxiété sociale. L’auteure est notamment capable de parler des milliers de personnes et de passer en direct à la télé, sans paniquer.
  • on comprend son anxiété et on peut en parler, mais quand on angoisse, impossible de se raisonner. Cela s’explique par le fait que les pensées rationnelles ne sont plus prises en compte lors d’un moment de panique.

Le cerveau des personnes anxieuses cherche en permanence à résoudre des problèmes du futur, qui sont donc impossible à résoudre car ils ne se sont pas encore produits. Le cerveau rumine en permanence sans pouvoir s’arrêter, et sans rien produire de nouveau, ou de créatif.

« L’anxiété est comme un fauteuil à bascule. Elle vous donne quelque chose à faire mais ne vous emmène pas bien loin. » Jodi Picoult

Les proches des anxieux ont un rôle à jouer quand nous sommes pris dans une spirale sans fin. Ils doivent organiser les choses pour nous, décider fermement à notre place, être présents, patients, calmes, même si nous les repoussons.

Les conjoints des personnes souffrant d’anxiété ne doivent pas confondre le besoin de contrôle des anxieux avec un besoin de contrôler leur conjoint. Les anxieux ne veulent pas contrôler leur conjoint, mais leur environnement et tout ce qui pourrait déclencher une crise d’anxiété.

Comment gérer une crise de panique somatique

La méditation est très utile, mais inefficace en pleine crise d’angoisse. Impossible de se concentrer, de se discipliner ou de centrer car l’adrénaline est trop forte. Dans ces cas-là on peut alors se reconnecter à son corps, en se faisant masser par exemple. Un massage thaïlandais dans un salon pas cher par exemple. Ou en se passant un gros pinceau de maquillage sur le visage ou les bras, en se tressant les cheveux, en dansant, en marchant en comptant ses pas.

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Il faut voir la crise pour ce qu’elle est : des symptômes physiques déclenchés par le cerveau pour nous aider à combattre ou à fuir. Nos pupilles se dilatent pour trouver le meilleur moyen de fuir, la respiration s’accélère et devient superficielle pour avoir l’oxygène nécessaire. L’oxygène accumulé et non utilisé donne des vertiges. Le cœur bat vite pour envoyer l’oxygène dans le corps. On sue, les muscles se contractent, la pression sanguine augmente. Le sang quitte les mains et les pieds pour aller vers les gros muscles. Le système digestif fait une pause. Tout cela n’est que de l’anxiété, pas des problèmes physiques graves.

Chapitre 10 : Faire en sorte que le monstre soit joli

L’utilité de l’anxiété

Les tocs (troubles obsessionnels compulsifs) concernent beaucoup de monde, et ne sont pas une maladie récente. Dans l’antiquité, les gens souffrant de tocs occupaient des places dominantes grâce à leur attention de la sécurité et de l’hygiène. Les anxieux voient le danger avant les autres.

C’est peut-être ça le sens de l’anxiété : être les premiers à alerter du danger. C’est notre super pouvoir.

Les anxieux sont aussi souvent de grands artistes, écrivains, scientifiques, politiciens. Emily Dickinson et Charles Darwin ne sortaient plus de chez eux à cause de leurs troubles anxieux. Barbra Streisand et Adele souffrent du trac sur scène et évitent de donner des concerts. Gandhi et Thomas Jefferson souffraient d’anxiété sociale.

Les troubles bipolaires, qui touchent 1% de la population ont aussi un sens, ont toujours existé et ont aidés aux progrès de l’humanité : les personnes bipolaires prennent des risques et testent les limites.

Pour trouver un sens à notre anxiété (et rendre le monstre joli), l’auteure nous propose plusieurs lectures :

  • Le Diable intérieur, d’Andrew Solomon
  • Rester en vie, de Matt Haig
  • Anxiété (L’esprit d’ouverture), de Scott Stossel
  • La cloche de détresse, de Sylvia Plath
  • De l’exaltation à la dépression, de Kay Redfield Jamison
  • Le Livre du désir, de Leonard Cohen

Accepter l’anxiété

Il est préférable d’accepter son anxiété plutôt que d’essayer de la transformer. Cela est inutile d’essayer de contrôler l’incontrôlable. Ce n’est pas si grave d’avoir des moments de mou, de moins bien, d’agitation. Ces moments peuvent mener à quelque chose. On peut ressentir de la compassion pour ces moments, de la curiosité, peut être même les trouver amusants.

L’anxiété nous pousse et nous guide, nous dit quand quelque chose ne convient pas.

Au niveau biologique, l’anxiété est similaire à l’excitation. On peut donc choisir d’interpréter son anxiété comme de l’excitation, en disant à voix haute « Je suis excité ». Cela s’appelle la réévaluation cognitive.

« Le héros et le lâche ressentent tous les deux la même chose, mais le héros utilise sa peur… alors que le lâche s’enfuit. Dans les deux cas, c’est de la peur, mais c’est ce qu’on en fait qui compte » entraîneur de Mike Tyson

Plutôt que d’essayer de se calmer, de se détendre, il vaut mieux laisser l’anxiété s’exprimer. La panique survient lorsqu’on chercher à brider l’élan de l’anxiété.

Une étude de Harvard réalisée en 2003 a prouvé qu’il est plus facile de passer de l’anxiété à l’excitation que de l’anxiété au calme. Il est plus facile de se convaincre que l’on est excité que de se calmer.

excitation et calme vs anxiete

Chapitre 11 : La souffrance est importante

L’anxiété fait mal. C’est une souffrance intime, douloureuse, solitaire. On se sent seul, avec l’impression que ne personne ne nous comprend. L’anxiété c’est de la peur, une réaction primaire.

Il faut savoir que le bonheur n’est pas notre état naturel. Après tout, quand nous naissons, nous pleurons. Nous ne naissons pas heureux. Nous sommes faits pour souffrir. Nos ancêtres de la Préhistoire s’inquiétaient en permanence, beaucoup plus souvent qu’ils n’étaient heureux. Et c’est comme cela qu’ils ont survécu. L’inquiétude est notre mode par défaut.

Nous devons accepter cela, accepter notre anxiété.

Mais concrètement comment fait-on ? On peut se parler, observer ses sensations corporelles. On peut se laisser pleurer, observer ses actions. Mais aussi, on peut s’accorder le droit à l’erreur, reconnaître ses erreurs, s’excuser. On peut ne rien faire. On peut essayer d’arrêter ses médicaments.

Enfin, on peut accueillir ce qui se passe, sans lutter, sans fuir, sans réprimer. Juste observer. Reconnaître la douleur.

Viktor Frankl a écrit sur ce sujet dans son livre « Découvrir un sens à sa vie », qu’il a écrit après avoir survécu aux camps de concentration. Selon lui, notre but ultime est de trouver un sens à notre vie, et cela passe par la souffrance.

La quête du bonheur à tout prix est inutile, et même dangereuse, car ce faisant on a alors peur de la tristesse. On ne doit pas chercher à être heureux, mais chercher à mener une vie pleine de sens pour nous.

Chapitre 12 : S’atteler à la tâche

Si on veut guérir de l’anxiété, on n’a pas le choix, il faut se retrousser les manches et agir. Il n’y a pas de solution miracle et personne ne peut agir à notre place. C’est à nous de prendre notre destin en main. On se doit de le faire, pour nous mais aussi pour nos proches.

Prendre soin de soi

Pour guérir d’un trouble anxieux, il faut apprendre à vivre en conscience, à faire attention aux déséquilibres, à prendre soin de soi, à éviter les personnes toxiques.

Une fois qu’on est sorti d’une spirale d’anxiété ou d’une crise de panique, on peut réfléchir à sa vie, se poser des questions, mettre en place des petites actions pour prévenir les prochaines crises. Le plus dur est de se lancer. Le premier pas est le plus difficile, ensuite les autres suivent.

C’est vrai que c’est difficile, mais comme disait F. Scott Fitzgerald, un romancier américain : « Tout ce qui est bon est difficile ».

Et cela ne se fait pas du jour au lendemain de changer ses habitudes, il faut être patient.

L’anxiété peut être un cadeau quand on l’accueille. Elle nous pousse à devenir meilleurs, elle nous rend sensibles, vulnérables, authentiques.

prendre l'anxiété comme un cadeau

Faire attention à son alimentation

L’anxiété peut engendrer des problèmes de santé à cause du cortisol, l’hormone du stress, qui est libéré en permanence dans le corps. L’anxiété peut faire grossir, déclencher des problèmes digestifs, des problèmes de fertilité, un manque de nutriments, de l’ostéoporose. Mais aussi, l’anxiété déclenche une inflammation dans le corps, ce qui augmente les risques de diabète de type 2 et de cardiopathie.

L’inverse est aussi vrai : une mauvaise hygiène de vie peut déclencher de l’anxiété.

La méditation et la marche peuvent réguler ces problèmes. Diminuer le sucre également, car il favorise l’inflammation chronique et perturbe la flore intestinale. Il faut arrêter de consommer de la nourriture industrielle, manger 5 à 9 portions de fruits et légumes par jour, des yaourts, prendre des compléments alimentaires si besoin, notamment de magnésium.

Chapitre 13 : L’indécision

Sarah Wilson déteste prendre des décisions, même anodines, comme choisir un café ou un dentifrice. Cela lui cause énormément d’anxiété, puis elle s’en veut de ne pas réussir à choisir. Les personnes anxieuses sont paralysées devant les décisions, même banales, car elles croient que ce sont des décisions très importantes.

Dans notre société moderne, nous avons le choix pour tout, et on nous vend cela comme un gage de liberté. C’est le paradoxe du choix de Barry Schwartz, un psychologue américain : nous sommes plus heureux quand nous n’avons pas ou moins de choix. Ne pas avoir le choix est la plus grande des libertés.

Réduire les choix

Il faut donc trouver des solutions pour réduire les choix. On peut manger tous les jours la même chose au petit-déjeuner, comme Leo Babauta, ou s’habiller tous les jours pareil, comme Barack Obama ou Mark Zuckerberg. On peut acheter toujours la même marque pour certains produits. Les psychologues appellent cela « jeter des ancres de certitude ».

Adopter des rituels matinaux

Si vous souffrez d’anxiété, il faut suivre des rituels matinaux pour bien démarrer la journée. On peut méditer, écrire, lire, faire du sport. Si vous n’avez pas le temps, alors levez-vous plus tôt exprès.

Jouer à pile ou face

Les anxieux ont souvent du mal à suivre leur instinct. On peut alors jouer à pile ou face, et avant de regarder le résultat, se sonder pour savoir quel résultat on espère obtenir. Voilà comment connaître son instinct.

Chapitre 14 : Lâcher l’affaire

Les anxieux sont généralement perfectionnistes, ils veulent tout contrôler et s’accrochent aux choses. Ils cherchent la meilleure solution, mais elle n’existe pas. L’anxiété arrive lorsqu’on réalise que l’on n’a aucun contrôle. Et pour compenser, on va alors chercher la perfection et chercher à encore plus contrôler, ce qui ne fait qu’empirer l’anxiété.

Il faut lâcher l’affaire, suivre le courant de la vie.

suivre le courant de la vie

Un exercice pour apprendre à se relâcher : s’asseoir en tailleur, pencher le buste et les bras en avant, et tout relâcher.

Un fait intéressant : lorsque l’on doit gérer une urgence, l’anxiété disparaît. Cela s’explique par le fait qu’en gérant l’urgence, on vit dans le présent, et qu’on ne peut pas à la fois vivre dans le présent et être anxieux à propos du futur. En se concentrant sur l’urgence à traiter, on sort de ses ruminations mentales. Parfois, être confronté de force à ses peurs peut même faire baisser l’anxiété.

On nous dit qu’il faut trouver un équilibre entre le travail et le repos, pour bien vivre et diminuer l’anxiété. En fait il a été prouvé qu’essayer de tout faire parfaitement à la fois n’engendrait que plus de stress et de malheur. Pour être heureux il ne faut pas essayer d’atteindre un équilibre et d’être parfait mais faire ce qui nous plaît quand on en a envie. Bousculer l’ordre établi. Faire l‘inverse de ce qu’on aurait fait habituellement. Changer la routine. Faire les choses à l’envers, pour voir la vie d’un œil neuf. Par exemple, se coucher dans le sens inverse de d’habitude (la tête à la place des pieds).

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Chapitre 15 : L’espace

L’anxiété se ressent souvent comme un flot de pensées constant, qui s’accumulent et qu’on n’arrive pas à évacuer. D’ailleurs, l’anxiété vient du mot grec « ankhô » qui signifie « être serré ».

L’anxiété est comme une pelote de laine pleine de nœuds. Pour la défaire on essaye de trouver le bout du fil et de tirer dessus, on pense qu’en changeant de travail ou de partenaire tout sera résolu, mais cela ne marche pas. On ne fait que resserrer les nœuds. Il faut plutôt prendre la pelote et l’assouplir tendrement, pour qu’elle gonfle et que les nœuds se desserrent, créant ainsi plus d’espace.

Pour guérir de l’anxiété, il faut créer et trouver de l’espace. Il ne faut plus remplir notre dressing, notre calendrier, notre ventre, mais laisser de l’espace. Faire des pauses. Passer du temps seul. Ne rien faire. Rester dans le noir.

Trouvez l’espace entre les respirations

Sarah Wilson nous propose de réaliser l’exercice suivant : Inspirez en comptant jusqu’à 4. Retenir en comptant jusqu’à 3. Expirez sur 4 et retenir sur 3. A faire pendant une minute en savourant les temps de retenue.

Chapitre 16 : Poser des limites

L’anxiété est partout dans notre société, sans que l’on sache forcément pourquoi. Le monde devient de plus en plus anxieux, à cause de la société moderne occidentale.

Le problème de nos vies modernes

Notre rythme est effréné et sans pauses, on travaille vite, on mange vite, on court d’un endroit à l’autre, on fait plein d’activités, on voyage à l’autre bout du monde, on fait du multi-tâches, on passe du temps sur son smartphone. On fait tout cela pour avoir plus de temps, mais au final on a moins d’espace, qui est pourtant l’élément dont nous avons vraiment besoin. On n’arrive plus à ne rien faire, on est comme surexcités en permanence. La technologie nous emprisonne et nous éloigne les uns des autres.

La société nous dit qu’on doit être heureux, et que si on ne l’est pas, alors le bonheur se trouve ailleurs, dans la consommation, dans une solution miracle, dans une nouvelle activité. Tout cela nous éloigne de notre être profond.

Et quand on angoisse face à tous ces impératifs, alors on nous colle un diagnostic de trouble ou de maladie, alors que c’est tout simplement trop pour nous.

Selon l’ayurveda, la médecine traditionnelle indienne, l’anxiété n’est pas une maladie mais le symptôme d’un déséquilibre, notamment un déséquilibre du dosha Vata. Ce dosha se déséquilibre lorsqu’il y a trop de bruits, de mouvements, par la consommation de café et le sucre, et l’air climatisé. Des éléments que l’on retrouve très souvent dans nos vies modernes.

bruits mouvements stimulation anxiété vie moderne

Comment dompter son vata

Pour rééquilibrer son dosha vata, on peut éviter la climatisation et les ventilateurs, ainsi que les courants d’air. Arrêter de prendre du café de temps en temps. Manger tous les jours à la même heure, des aliments consistants et utiliser de l’huile d’olive ou du beurre. Aller se coucher tôt (avant 22 heures), décrocher des réseaux sociaux. Marcher, faire du yoga. Eviter les magasins (car il y a trop de bruits, de lumières et d’air climatisé).

On est anxieux car on est dans l’anticipation, l’attente, l’envie de quelque chose, et incapables d’accepter qu’il puisse ne rien se passer. Même la méditation peut être une fuite, une attente de quelque chose, si on en attend le calme, si on cherche à éviter ses émotions négatives. Méditer c’est au contraire accepter tout ce qui se passe.

Avant il existait des limites : les horaires de travail étaient encadrés, on n’avait pas d’ordinateur ou de téléphone portable avec soi, les magasins étaient fermés le dimanche, on ne prenait pas l’avion et on écrivait des lettres. Ces limites, qui créaient de la stabilité, ont disparu.

C’est à nous de fixer des limites. Personne d’autre ne le fera pour nous.

On peut ne consulter ses mails que 2 fois par jour, éviter les grandes villes, arrêter le smartphone à 18h, se réserver une soirée seul tous les mois, ou même une semaine tous les ans, prendre un jour de repos complet par semaine. Ou envoyer moins de mails, et posséder moins d’objets, ne plus surconsommer.

Chapitre 17 : La table la plus bancale du café

Accueillir l’inconfort de l’anxiété ne consiste pas à diminuer l’anxiété, mais à se rappeler qu’elle peut aussi être source de joie. Comme les enfants, qui ont l’art de savoir comment être heureux malgré les désagréments. On ne fuit pas, on ne se distrait pas, on regarde l’anxiété bien en face et on ne réagit pas.

Quand on réduit ses attentes, quand on choisit de faire des choses simples, on peut lâcher prise, suivre le courant et apprécier les petits bonheurs.

Si on décide de se focaliser sur ce qui ne va pas, et sur comment le corriger, on finira toujours par trouver une autre raison d’être insatisfait. C’est sans fin. Si on dépense de l’énergie pour éviter les tables bancales dans les cafés, ou les rendre plus stables, alors on se rendra compte ensuite que le soleil nous rentre dans les yeux, et on changera de siège. Et là on se rendra compte que le voisin est bruyant, et ainsi de suite.

S’exposer à l’anxiété

Il est plus simple et moins anxiogène d’aller directement vers ce qui nous rend anxieux. Il faut s’exposer à notre anxiété pour en accueillir l’inconfort, jusqu’à ce qu’elle diminue, ce qui se produit toujours.

On est anxieux car on est incapables de rester longtemps dans une situation qui nous stresse sans fuir.

Il faut rechercher l’inconfort pour choisir d’y rester. Arrêter de fuir, mais se connecter à ce qui est et à son Autre chose, à notre joie intérieure.

On dépense beaucoup d’énergie à fuir nos angoisses alors qu’il est plus simple et plus sain de les accueillir. Ce à quoi on résiste persiste. Ce qu’on accueille finit par s’atténuer.

Mettez-y un peu de wabi-sabi

Le wabi-sabi c’est trouver la beauté dans l’imperfection, l’impermanence, le déclin.

On peut faire des bouquets de mauvaises herbes, des recettes de cuisine improbables, manger par terre, ne pas faire le ménage. Faites ce qui vous plaît, pas ce qui plaît aux autres.

Chapitre 18 : La grâce

Une spirale d’anxiété peut mener à la grâce. C’est ce qu’a vécu l’auteure, lorsqu’une suite de coïncidences l’ont fait passer de la dépression et des idées suicidaires, à l’animation d’une émission de télévision, ce qui a relancé sa carrière.

Une spirale d’anxiété nous fait dégringoler, plonger dans la souffrance. Et en restant dans l’inconfort et en l’acceptant, on s’ouvre, on laisse l’anxiété se déployer et s’exprimer. Puis il faut renoncer au contrôler et lâcher-prise. L’ouverture et l’humilité alors développées permettent alors à de bonnes choses de se produire. C’est la grâce, l’assurance que la vie s’occupera de nous, qu’on est à sa place.

la spirale d'anxiété lâcher prise

Le but de ce cheminement avec l’anxiété est de développer notre caractère, notre force intérieure, notre appréciation de la vie. On n’en sort pas guéri, mais différent. C’est ce qui s’appelle la croissance post-traumatique. Selon plus de 300 études, environ 70% des personnes s’étant sorties d’un trouble anxieux ont vécu ce développement psychologique positif.

La vie n’est faite que d’incertitudes, on ne peut rien savoir, ni rien contrôler, alors autant l’accepter. Accepter les mystères de la vie, sans chercher à les comprendre.

Conclusion sur “Joli monstre, un voyage fascinant à travers l’anxiété” :

Nous sommes anxieux quand nous sommes déconnectés de notre être, et de ce qui compte. Nous sentons qu’il nous manque quelque chose et nous ne comprenons plus le sens de la vie. Cela se produit de plus en plus souvent dans notre société moderne, et nous cherchons alors ailleurs ce qui nous manque, dans la surconsommation, la technologie, la nourriture.

L’anxiété, en nous emmenant dans les ténèbres, nous montre ce qu’il nous faut, ce qui compte : nous-mêmes. Tout est déjà là. L’anxiété nous ramène à la maison.

En réalité, l’anxiété est notre super-pouvoir, qu’on doit accepter, pour retrouver du sens et se laisser porter par la vie. Elle permet de développer sa résilience.

L’anxiété n’est pas le problème. Le problème c’est qu’on n’en parle jamais et qu’on ne dit jamais comment s’en sortir.

Ce livre nous offre une plongée dans le cerveau et le fonctionnement des personnes souffrant d’anxiété chronique. Il est idéal pour tous leurs proches, s’ils souhaitent mieux les comprendre. Tout y est détaillé, que cela soit le mode de pensées, les réactions, les peurs et les doutes.

Les personnes anxieuses peuvent également y trouver leur compte, grâce aux nombreux conseils disséminés dans les différents chapitres. On sent que Sarah Wilson sait de quoi elle parle et on sent moins seuls.

Le livre manque cependant de structure à mon goût, on a l’impression que l’auteure ne s’est pas relue car il y a de nombreux retours en arrière et raccourcis dans le récit. On peut vite se sentir perdus.

Delphine du blog Guérir l’anxiété

Points forts :

  • Récit inspirant, personnel et émouvant
  • Quelques bonnes astuces dissimulées dans le livre (méditer, ralentir…)
  • Permet de comprendre comment fonctionnent les personnes anxieuses

Points faibles :

  • L’écriture est brouillonne, il n’y a pas de réelle structure, et des va-et-vient permanents entre les différentes idées

Ma note : image image imageimageimageimageimageimageimage

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  Source utilisée dans l’article :

[1] https://www.apmnews.com/freestory/10/163652/la-prevalence-de-troubles-anxieux-en-population-generale-depasserait-20–en-france%2C-selon-une-etude

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2 Commentaires pour :

Joli monstre, un voyage fascinant à travers l’anxiété







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