Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant

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Phrase-résumée de « Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant » : Christel Petitcollin s’adresse, dans ce livre, à celui qui pense trop, ou celui qu’elle appelle « surefficient mental », afin de lui apprendre à piloter son cerveau puissant et ainsi vivre plus sereinement.

Par Christel Petitcollin, 2014, 196 pages

Chronique et résumé de « Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant » :

Introduction

La PESM : Personne Encombrée de Surefficience Mentale

Ce livre est issu de la pratique professionnelle de l’auteure, Christel Petitcollin, coach et formatrice en développement personnel.

Cette dernière nous explique, en effet, avoir reçu pendant dix-sept ans, en consultation, de nombreuses personnes de tous âges, toutes ayant une même impression de décalage avec leur environnement, une dévalorisation d’elles-mêmes et des pensées envahissantes.

Tout au long de son expérience, l’auteure a pu, progressivement, élaborer une forme de portrait-robot de celui qui pense trop.

Celui qui pense trop possède un mental qui ne lui laisse aucun répit. Il en a marre de ses doutes, de cses questions, de cette conscience aiguë des choses, de ses sens trop développés. Celui qui pense trop souffre de se sentir différent, incompris et blessé.

Souvent, là où il espérait recevoir de l’aide et enfin trouver des solutions, celui qui pense trop se retrouve encore plus incompris et étiqueté « dysfonctionnant ». Il a pourtant besoin de tout le contraire. Pour pouvoir se comprendre et s’accepter dans ce qu’il est, celui qui pense trop doit se sentir nullement dysfonctionnant mais simplement différent.

Le GAPPESM (Groupement Associatif de Protection des Personnes Encombrées de Surefficience Mentale) appelle cette personne qui pense trop une PESM : Personne Encombrée de Surefficience Mentale.

Pour Christel Petitcollin, il s’agit tout simplement d’un « surdoué », d’une personne plus intelligente que la moyenne des gens. En général, selon son expérience, la personne qui pense trop n’accepte pas cette idée de surdouance. Elle préfère donc utiliser le terme employé par le GAPEESM pour nommer la personne qui pense trop : « surefficient mental ».

Le cerveau de celui qui pense trop : un moteur de Formule 1

Pour parler du cerveau des surefficients mentaux, l’auteure utilise une métaphore : celle d’un moteur de Formule 1.

Ce cerveau qui pense trop, est, selon elle, un vrai bijou : « Sa finesse, sa complexité, sa rapidité sont fascinantes. Sa puissance est telle qu’un moteur de formule 1. Cependant, une formule 1 n’est pas une voiture ordinaire. Confiée à un maladroit et utilisée sur une départementale, elle va se révéler fragile et dangereuse. Pour qu’elle donne le meilleur de son potentiel, elle nécessite une grande maîtrise de pilotage et un circuit à sa mesure ».

Avec ce livre, le moment est venu de prendre le contrôle de la Formule 1 !

Contenu du livre

L’ouvrage « Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant » est découpé en trois parties :

  • L’hypersensibilité et le foisonnement mental
  • L’idéalisme et le décalage avec la majorité des gens
  • Les solutions

Ainsi, si l’on poursuit avec sa métaphore de la Formule 1, Christel Petitcollin nous propose, dans son livre :

  • Des cours de mécanique : l’aspect neurologique ;
  • Un code de la route : l’aspect émotionnel et relationnel ;
  • Des leçons de pilotage : l’aspect mental.

L’idée de Christel Petitcolin est donc d’apporter à celui qui pense trop des explications utiles sur ses fonctionnements mais aussi des solutions.

Partie 1 – Une organisation mentale naturellement sophistiquée

Chapitre 1.1 – Des capteurs hypersensibles

Le problème principal de celui qui pense trop – du surefficient mental – c’est qu’avec lui, tout est en trop : trop de pensées, trop de questions, trop d’émotions…

Lorsqu’il s’agit de lui, tout est nommé en superlatif voire en hyperlatif : hyperréactif, hypersensible, hyperaffectif, etc. Perceptions, émotions, sensibilité : tout est décuplé. C’est, en fait, tout son système sensoriel et émotionnel qui est hypersensible.

Par ailleurs, le surefficient mental vit les évènements de sa vie avec une intensité hors norme. Des incidents mineurs, positifs comme négatifs, peuvent prendre des proportions inédites, surtout s’il touche à son système de valeur.

L’être humain capte l’information par ses cinq sens. Nous imaginons alors que nous avons tous la même perception de la réalité. L’auteure nous montre ici, à l’aide d’exemples (visite d’un appartement notamment), que notre façon de voir le monde est, en réalité, complètement unique et subjective.

Celui qui pense trop – ou surefficient mental – va, lui, capter plus d’informations que la moyenne des gens, avec une intensité plus forte. Cela s’appelle l’hyperesthésie.

L’hypersthésie

L’hypersthésie est le terme scientifique pour désigner le fait d’avoir les cinq sens dotés d’une acuité exceptionnelle. C’est aussi un état d’éveil, de vigilance, voire d’alerte permanente.

Le cerveau qui pense trop, celui du surefficient mental, bénéficie d’une capacité considérable à percevoir d’infimes détails ainsi que des nuances imperceptibles pour la plupart des gens.

Bien que souvent gênés par le bruit, la lumière ou les odeurs, les hyperesthésiques ne réalisent pas que leurs perceptions sensorielles sont hors norme.

Il existe plusieurs types d’hyperesthésie :

  • Visuelle : l’hyperesthésique visuel dispose d’une vision de précision où le détail est souvent perçu avant la globalité, et se montre très sensible à la luminosité.
  • Auditive : l’hyperesthésique auditif peut entendre plusieurs sons simultanément, perçoit souvent mieux les sons graves que les sons aigus, et mieux les bruits lointains que les sons proches.
  • Kinesthésique : l’hyperesthésique kinesthésique est capable de capter de nombreuses informations en continu : ambiance d’un lieu, humidité ou sécheresse de l’air, toucher doux ou rugueux, contact d’un vêtement, chaleur, etc. ; il est très tactile.
  • Olfactive : l’hyperesthésique olfactif possède un odorat toujours en éveil (parfum, tabac, transpiration, fleur, vin, etc.)
  • Gustative : il s’agit souvent de grands gourmets.
  • Éidéisme : au-delà de l’aspect quantitatif, l’éidéisme concerne l’aspect qualitatif de la perception sensorielle, c’est-à-dire la subtilité des nuances, la finesse d’attention (qui mène notamment à la poésie, à l’art et à l’émerveillement).

La synesthésie

Dans la majorité des cas de surefficience mentale, l’hyperesthésie se combine avec une synesthésie, c’est-à-dire avec une activation croisée des sens dans le cerveau.

Les synesthètes voient, par exemple, les mots en couleur ou les chiffres en relief. Cette capacité, en général inconsciente, favorise la mémorisation.

Les inhibiteurs d’information

Cette multisensorialité exacerbée a des avantages. Elle :

  • est utile pour avoir beaucoup d’informations sur son environnement ;
  • induit un état d’éveil et une curiosité active pour le monde extérieur ;
  • donne accès à une volupté sensorielle exceptionnelle.

Cependant, l’hyperesthésie peut devenir épuisante et très handicapante si les capteurs sont trop sensibles et les perceptions trop amplifiées.

On parle alors d’un déficit de l’inhibition latente. En fait, chez la plupart des gens, un tri se fait automatiquement dans les informations sensorielles disponibles. Chez le surefficient mental – ou celui qui pense trop – ce tri ne se fait pas automatiquement, mais uniquement en mode manuel, ce qui demande un effort conscient.

Ainsi, d’une manière générale, dans leur vie quotidienne, les surefficients mentaux ont du mal à faire des choix et à décider de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas. Ils rêvent de pouvoir « débrancher ».

Être hyperesthésique, c’est aussi être hypervivant. Le surefficient mental essaie alors de partager son émerveillement avec ses proches mais il se heurte souvent à leur incompréhension.

Chapitre 2.1 – De l’hypersensibilité à l’hyperlucidité

L’hypersensiblité

  • Les hyperesthésiques sont des hypersensibles

L’hyperesthésie élargit considérablement la perception du monde et exacerbe la sensibilité. Les hyperesthésiques sont, par conséquent, des gens hypersensibles.

Cette hypersensibilité concerne : la lumière, le son, la chaleur, le froid, l’overdose de stimulations.

Le raisonnement de celui qui pense trop, c’est-à-dire du surefficient mental, est régi par l’hémisphère droit du cerveau. Cet hémisphère droit est essentiellement gouverné par les émotions et l’affectif. C’est pourquoi, les hypersensibles sont fréquemment envahis par des émotions incontrôlables et des changements d’humeur. À cause de cela, ils doivent souvent faire face à l’incompréhension de leurs propres mécanismes et à la désapprobation de leur entourage.

  • Le Quotient Émotionnel (QE)

On parle maintenant de Quotient Émotionnel (QE) pour désigner l’intelligence émotionnelle. Ce QE mesure les compétences de l’individu dans les domaines suivants :

    • Le contrôle de ses pulsions ;
    • Sa motivation personnelle ;
    • Son empathie ;
    • Sa capacité à s’entendre avec les autres.

Le surefficient mental possède un grand potentiel émotionnel, mais celui-ci l’encombre plus qu’il ne le comble tant qu’il n’a pas appris à le dompter.

Aussi, la clé pour gérer efficacement son QE et faire de son hypersensibilité un réel contre pouvoir, est la connaissance de soi.

L’hyperaffectivité

Le surefficient mental a réellement besoin d’affection, d’encouragements, de chaleur humaine, de contact, d’un climat relationnel serein et positif. Ayant un ego très faible, il est extrêmement sensible au jugement d’autrui. Il a besoin d’être rassurés en permanence sur lui-même.

Par ailleurs, l’apprentissage n’est possible que si l’enseignant et la matière à apprendre sont investis affectivement. En entreprise, il est essentiel de privilégier, avec lui, les encouragements plutôt que les remontrances.

La gestion du stress

gestion du stress mental

Une glande dans notre cerveau, appelée « amygdale », fait fonction de système d’alarme. Dans les situations d’agression physique ou psychologique, elle s’active et déclenche la production des hormones du stress, le cortisol et l’adrénaline, par les glandes surrénales.

  • La dissociation

Dès que l’amygdale est neutralisée, la personne est brusquement coupée du monde, déconnectée de ses émotions. La personne ne ressent plus rien, ce qui lui donne un sentiment d’irréalité totale du moment présent. On appelle cela la « dissociation ». En fait, la personne devient spectatrice des événements en cours.

  • Le stress post-traumatique

Ce mécanisme de « dissociation » comporte de sérieux inconvénients. La situation stressante va rester piégée en l’état dans l’amygdale. La personne va revivre mentalement le souvenir intact, dans son intensité originelle. C’est ce mécanisme qu’on appelle « le stress post-traumatique ».

Chez le surefficient mental, il a été noté une sensibilité particulière de l’amygdale cérébrale et un seuil de réactivité particulièrement bas. Cela génère, chez lui, un stress post-traumatique latent dans de beaucoup de situations. Lors d’invasions émotionnelles, il peut, par exemple, prononcer des mots absurdes ou poser des actes aberrants.

L’hyperempathie

Le surefficient mental, ou celui qui pense trop, est une personne hyper empathique. Elle capte, devine et surtout ressent instantanément l’état émotionnel des gens qui les entourent, même quand elle ne les connaît pas. Cet envahissement émotionnel est perturbant et épuisant.

Néanmoins, grâce à l’hyperempathie, on développe une grande bienveillance et beaucoup de gentillesse. Le surefficient mental est donc très apprécié pour ses qualités d’écoute et pour le réconfort qu’il sait offrir aux gens en difficulté. Beaucoup de surefficients mentaux en font la base de leur métier.

L’inconvénient est que cela les rend, par ailleurs, très vulnérables aux manipulateurs et aux escrocs : comme ils appliquent aux autres leur fonctionnement, ils pensent que la gentillesse ne peut être qu’un état d’être, pas un calcul.

L’hyperlucidité

De la télépathie à l’extra lucidité, il n’y a qu’un pas. Les surefficients mentaux voient, entendent et ressentent beaucoup de choses à l’avance, mais sont, selon l’auteure, souvent condamnés au silence, par le refus général des autres d’entendre leurs avertissements.

Les expériences mystiques

Quand ils se sentent compris, reconnus, en confiance, et après avoir prudemment testé les capacités de leur interlocuteur à encaisser l’information, les surefficients mentaux avouent souvent vivre des expériences paranormales (télépathie, états extatiques, clairvoyance, sensation de communion avec la nature, prémonitions, capacité à percevoir les auras, à ressentir des présences occultes, à se souvenir de vies antérieures…).

Chapitre 3.1 – Un câblage neurologique différent

Les différences entre cerveau gauche et cerveau droit

Biologiquement, notre cerveau est composé de deux hémisphères séparés, le gauche et le droit, qui ne communiquent entre eux qu’à travers le corps calleux.

Chaque cerveau possède sa logique et son langage :

  • Le cerveau gauche

Il est prépondérant pour 70 à 85 % des cerveaux. Parmi ses caractéristiques, il :

    • Permet la matérialisation des rêves et la concrétisation des projets ;
    • Est linéaire, méthodique, verbal et numérique ;
    • Sait nommer, décrire, définir ;
    • Peut utiliser les nombres et leur arithmétique ;
    • Découpe les ensembles et les traite étape par étape et élément par élément : on le dit analytique ;
    • Exécute les tâches séquentiellement, chronologiquement et établit des causes à effets aboutissant à des solutions uniques : on le dit symbolique, abstrait, rationnel et logique ;
    • Incite à l’autonomie et à l’individualisme.

Son langage dit « digital », est :

    • Objectif, logique, cérébral : il explique, interprète, analyse ;
    • Le langage le plus utilisé dans les domaines de la science, de l’enseignement, des entreprises ;
    • Incapable de cerner un problème dans sa totalité et se révèle inopérant quand il doit traiter des états d’âme.
  • Le cerveau droit

Il est prépondérant pour 15 à 30 % des cerveaux (et correspond au cerveau de celui qui pense trop, du surefficient mental) Parmi ses caractéristiques, il :

    • Est le siège de la créativité ;
    • Vit l’instant présent ;
    • Privilégie l’information sensorielle, l’intuition, et même l’instinct ;
    • Perçoit les choses de façon globale et peut restituer un ensemble à partir d’un seul élément ;
    • Sait souvent mais ne peut expliquer comment il sait ;
    • Possède une pensée en arborescence foisonnante qui lui donne accès à la pluralité des solutions ;
    • Est affectif, émotionnel, donc irrationnel, et se sent appartenir à la famille humaine, et même au monde du vivant ce qui lui donne une vision altruiste et généreuse ;
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Son langage dit « analogique » est :

    • Composé de figures, de symboles et de métaphores, il est aussi le langage de la synthèse, de la totalité ;
    • Utile pour avoir une perception globale des choses ;
    • Le langage de l’humour, des associations de sons, des ambiguïtés, des calembours et des jeux de mots, des confusions entre sens littéral et métaphorique.

En fonction de leur hémisphère dominant, les gens pensent et traitent l’information différemment, ont des centres d’intérêt et des personnalités bien distincts. Il est toujours possible de développer les compétences de l’autre hémisphère, mais il est important, avant tout, de s’accepter tel que l’on est.

La surefficience mentale

  • Une pensée en arborescence

Le surefficient mental a une pensée en arborescence, c’est-à-dire qu’une idée en fait jaillir dix, qui à leur tour en font jaillir dix nouvelles, fonctionnant par association d’idées, dans un foisonnement infini.

La pensée en arborescence est particulièrement efficace en recherche de solutions. Là où la pensée séquentielle enchaîne une idée après l’autre de façon linéaire, cette pensée explore simultanément et parallèlement de nombreuses pistes de réflexion. Cela se fait naturellement et inconsciemment.

Dans cette configuration, l’auteure nous explique que celui qui pense trop doit impérativement prendre le contrôle de sa navigation mentale. La force d’imagination du surefficient mental est telle qu’elle lui fait vivre les situations virtuelles presque aussi intensément que dans la réalité. Comme cela fonctionne aussi bien en positif qu’en négatif, l’auteure suggère que le surefficient choisisse délibérément quelques pensées ressources pour réorienter son humeur en cas de dérapage vers la déprime ou l’angoisse.

  • Le besoin de complexité

Le cerveau qui pense trop a besoin que les choses soient compliquées pour être performant. Quand ce cerveau est pleinement sollicité, qu’il doit faire face à des données importantes et complexes, des problèmes ardus, le surefficient mental ressent une jouissance aiguë.

  • Des doutes et des questions à foison

Le cerveau en arborescence est une usine à fabriquer du doute et des questions. Ceci est positif seulement jusqu’à un certain point, car cette remise en cause personnelle permanente ronge l’estime de soi et entretient un vide identitaire qui donne trop de pouvoir aux avis extérieurs.

  • Un va-et-vient constant entre passé, présent et futur

Le cerveau de celui qui pense trop ne se pose que rarement dans le présent ; il fait des aller et retours continus entre le passé et le futur.

Aidé par son arborescence, avant d’agir, le surefficient mental explore chaque possibilité en tenant compte de l’historique et des potentielles conséquences futures.

  • Un moulin qui mouline

C’est aussi l’image du fameux petit vélo, du hamster dans sa roue, infatigable, fascinant par son agilité et sa rapidité. Cependant, pour l’auteure, la métaphore du moulin a l’avantage de mettre en avant le fait de moudre du grain, donc de servir à quelque chose. Quand le cerveau de celui qui pense trop a du bon grain à moudre, il est heureux. Dès lors, Christel Petitcollin conseille de toujours l’alimenter d’apprentissages, de plusieurs réalisations ou projets à réaliser de front, de défis à relever, car lorsque le moulin tourne à vide, l’ennui s’installe et la déprime suit.

  • Une mémoire capricieuse mais fabuleuse

Chez le surefficient mental, quand il s’agit d’apprendre et de retenir, plusieurs points sont à prendre en compte :

      • C’est le cœur qui décide : si la matière est ludique, si ce qu’il apprend lui plaît, sa mémoire est étonnante ;
      • Les cerveaux surefficients adorent les défis : présenter un apprentissage ennuyeux comme un défi en soi fait une grande différence ;
      • Pour mémoriser, il lui faut créer ses propres associations, ses images, ses adages, ses connections vers d’autres informations, ses moyens mnémotechniques ;
      • Pour que son cerveau reste concentré, il faut l’occuper à autre chose en même temps car il est pluri-tâche et aime la complexité (Ex. : marcher, fond sonore).
  • Le sommeil des surefficients mentaux

Celui qui pense trop est souvent un « petit dormeur » doté d’une énergie débordante. Ses nuits sont peu reposantes, entrecoupées de réveils, agitées, peuplées de rêves compliqués et de cauchemars hyperréalistes. Le cerveau qui pense trop est comme une télévision qui, au lieu d’être éteinte, resterait en veille et se rallumerait à la moindre sollicitation. Ainsi, apprendre à faire quelques petites siestes dans la journée suffit souvent à retrouver un équilibre.

  • Le manque de sérotonine

Le surefficient mental – ou la personne qui pense trop – est souvent sujet à des dysfonctionnements de l’humeur, de l’appétit et du sommeil car son taux de sérotonine est faible.

L’auteure partage alors quelques pistes à explorer pour augmenter ses apports en sérotonine et retrouver une humeur paisible, un sommeil récupérateur et un appétit régulé :

      • Les protéines : elles synthétisent la sérotonine ;
      • Le sport : qui libère de la sérotonine dans le système nerveux central ;
      • Les projets : la dopamine, qu’on pourrait appeler « hormone de l’excitation de la nouveauté » favorise la synthèse de la sérotonine ;
      • La relaxation ;
      • L’homéopathie : notamment le griffonia qui agit directement sur la sérotonine.

Les différentes formes de surefficience mentale

  • Les PESM

Le Gappesm (Groupement Associatif pour la Protection des Personnes Encombrées de Surefficience Mentale) est une association Loi 1901 dont le but est d’aider les personnes surefficientes. Le Gappesm a posé ce constat que la surefficience mentale peut être une souffrance, voire un handicap.

Le terme de PESM inclut : les hyperesthésiques, les encombrés mentaux, ceux qui parlent à haut débit, les hyperémotifs, ceux dont la curiosité est insatiable ou ultra sélective, les hyperactifs, les personnes atteintes du syndrome d’Asperger.

  • Le syndrome d’Asperger : une surefficience très particulière

Le syndrome d’Asperger est aussi connu sous le nom de l’autisme de haut niveau. Ici, l’auteure s’interroge sur ce syndrome : ne pourrait-il pas être une trop grande dominance du cerveau droit ?

Dans cette partie du livre « Je pense trop », Christel Petitcollin revient, de manière très détaillée, sur tous les signes qui permettent de reconnaître le syndrome d’Asperger chez un enfant.

Faut-il passer des tests de QI (Quotient Intellectuel) ?

Tôt ou tard, les surefficients mentaux se demandent s’ils doivent passer des tests de QI pour savoir si cette surefficience est de la surdouance.

Christel Petitcollin le déconseille. Les tests de QI sont très controversés et pour l’auteure, ceux-ci sont trop artificiels et manquent de pertinence. Selon elle, les tests de QI :

  • ne mesurent que quelques tâches intellectuelles ciblées (celles que les classes socio-professionnellement privilégiées sont capables d’accomplir) ;
  • sont étalonnés et délibérément conçus pour que leurs résultats se répartissent symétriquement autour du chiffre 100, qui est la moyenne, dans un graphique en forme de cloche, appelé « courbe de Gauss » ;
  • ne tiennent compte que d’une seule définition de la notion d’intelligence, alors que c’est une notion subtile et volatile qui pourrait s’affiner à l’infini : Howard Gardner distingue, par exemple, en 1983, huit aspects de l’intelligence (linguistique, logicomathématique, musicale, corporelle, spatiale, interpersonnelle, intra-personnelle et naturaliste) ;
  • sont conçus par des cerveaux gauches pour des cerveaux gauches et ne conviennent pas au fonctionnement de l’hémisphère droit : c’est, en effet, le cerveau gauche qui a besoin de classer et de quantifier ce qui l’entoure ;
  • propose un résultat inconstant bien qu’il soit communément admis que le QI est définitif.

Partie 2 – Une personnalité originale

Chapitre 2.1 –  Le vide identitaire

Se sentant différents et incompris depuis l’enfance, sans pouvoir mettre de sens sur ce malaise, les surefficients mentaux souffrent d’un vide identitaire. Selon l’auteure, le miroir de leurs relations interpersonnelles ne peut pas leur renvoyer ce qu’ils sont en totalité. L’image est parcellaire et déformée, puisque leur entourage leur renvoie aussi régulièrement la bizarrerie et l’anormalité de ce qu’ils sont.

Une faible estime de soi et la peur du rejet

L’estime de soi est la mesure, particulièrement subjective, de sa propre valeur. Une bonne estime de soi permet de se sentir bien dans sa peau, de trouver sa place dans la société et de passer à l’acte pour réaliser ses projets.

En fait, l’estime de soi se crée et s’entretient grâce :

  • aux signes de reconnaissance de ses parents et de son entourage social ;
  • à ses réussites.

Pour Christel Petitcollin, l’estime de soi des surefficients mentaux se façonne sur de mauvaises bases dès sa construction et subissent souvent du rejet depuis l’enfance. Même si les parents aiment sincèrement leur enfant, ils vont progressivement être dépassés par ce qu’il est : les réflexions seront de moins en moins positives (ex. « Il est trop perfectionnisme »).

Stratégies d’adaptation

Essayer de comprendre cette société absurde, ces gens illogiques, ces situations indécodables oblige la personne qui pense trop à un effort constant et épuisant. Ainsi, elle va, peu à peu, développer des stratégies d’adaptation pour tenter de compenser sa différence et se fondre dans la masse.

  • La déprime

Le découragement et la culpabilité ressentis par le surefficient, débouchent souvent sur un état dépressif latent. Pour autant, la dépression des surefficients mentaux n’est pas une dépression ordinaire car elle n’est pas incompatible avec une joie de vivre et une énergie toujours prête à renaître.

  • La solitude

Pour éviter de subir l’isolement social, les surefficients mentaux organisent leur propre mise à l’écart. Ces moments de solitude les reposent et leur permettent de se ressourcer, mais peuvent également beaucoup les angoisser.

  • Les échappées dans le rêve

Les surefficients mentaux ont une imagination débordante et s’évadent dans un monde parallèle dès que la réalité les déçoit ou les agresse. Ils se réfugient dans une passion, un centre d’intérêt exclusif, ou d’autres supports d’évasion comme la lecture, le cinéma et Internet.

  • L’imitation

Les surefficients mentaux ne comprenant rien aux implicites sociaux essaient de copier les façons de faire de leur entourage.

  • L’arrogance et la provocation

Le faux self

Pour combler leur vide identitaire et pallier le risque de rejet, les surefficients mentaux se construisent ce que l’auteure appelle un « faux self ».  Ainsi, ce « faux moi » leur permet de s’adapter à la vie en société : il prend en compte les besoins et les avis des autres afin de se montrer agréables à leurs yeux. Or, quelles que soient ses réussites, lorsqu’on ne se donne plus le droit d’être soi-même, on ressent un sentiment terrible de vide et d’imposture.

Le syndrome de Stockholm et le syndrome du maillot de bain

Christel Petitcollin évoque, dans cette partie, deux types de situations :

  • Le syndrome du maillot de bain

À travers des exemples concrets, l’auteure nous montre que le fait de ne pas savoir dire « non » aux sollicitations de son entourage est l’antichambre du burn-out. Ainsi, pour faire exister, à nouveau, son vrai moi, au lieu de dire : « Oui, d’accord », l’auteure propose de répondre : « Euh, ça ne m’arrange pas ! »

  • Le syndrome de Stockholm

Ce mécanisme mental a été découvert dans une situation de prise d’otages : les otages étaient devenus les fervents partisans de la cause de leurs ravisseurs. Dans ce cas, le stress intense fait perdre le sens critique des personnes concernées et les fait adhérer à la logique de leur agresseur.

Pour l’auteure, ce syndrome de Stockholm peut expliquer que beaucoup de surefficients mentaux cherchent toujours à satisfaire leurs interlocuteurs et sont incapables de s’opposer à qui que ce soit. Par ailleurs, la peur de l’abandon et du rejet les rend très influençables, donc extrêmement vulnérables à la manipulation mentale.

Pour Christel Petitcollin, regagner son vrai moi donne un sentiment de sécurité, de paix et de plénitude. En conclusion de cette partie, elle explique alors qu’à travers ce livre, celui qui pense trop doit se réconcilier avec la merveilleuse personne qu’il est, se libérer et s’autoriser à s’exprimer librement pour retrouver sa spontanéité.

Chapitre 2.2 – L’idéalisme

Une soif d’absolu

En parallèle de ce « faux self », celui qui pense trop possède un système de valeur très solide, composé d’absolus très exigeants.

Cette soif d’absolu le pousse dans deux extrêmes, en adoptant :

  • Soit la position du sage : il développe une bienveillance universelle, une gentillesse sincère, une empathie, une patience…
  • Soit celle de l’aigri ronchonneur : il devient intransigeant, moralisateur, s’exaspérant de toute transgression de son code moral par autrui.

Les failles du système de valeur

Ce système de valeur puriste :

  • N’aide pas les surefficients mentaux à trouver leur place dans cette société : les codes sociaux en vigueur les dépassent ou les révoltent (trop de non-dits, d’hypocrisie, de lâcheté, de rituels stupides) ;
  • Se révèle complètement inadapté avec les gens mesquins et malhonnêtes et devient même dangereux avec les prédateurs ;
  • Risque de se suffire à lui-même et prévaloir sur les règles et lois en vigueur ;
  • Attribue une importance extrême à l’honnêteté, le désintérêt et le respect des règles : sauf quand le surefficient mental considère que le règlement est stupide (dans ce cas, leur éthique personnelle l’emportera toujours même s’ils ont à payer leur comportement déviant d’une lourde sanction) ;
  • Rends le rapport à l’autorité souvent délicat : le chef, en plus de son statut, doit être compétent et donner des ordres intelligents ; d’autre part, le respect de la voie hiérarchique n’a pas de sens pour les surefficients mentaux.
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Chapitre 2.3 – Un relationnel difficile

La plupart des surefficients mentaux rencontrent des difficultés dans leurs rapports avec les autres. Ainsi, il est fréquent que ces derniers subissent du rejet ou du harcèlement, ou pire, tombent sous l’emprise d’un prédateur qui sait habilement utiliser leurs failles pour les manipuler.

Surefficience mentale et emprise psychologique

Les proies privilégiées des pervers narcissiques sont, pour l’auteure, les surefficients mentaux.

Selon elle, en plus de leur vide identitaire qui représente une aubaine pour le manipulateur, la structure mentale des surefficients mentaux est propice à l’emprise psychologique pour les raisons suivantes :

  • Le surefficient mental ne voit pas l’entreprise de séduction délibérée ni la flatterie calculée du manipulateur, aveuglé par sa soif de relations intenses, intimes, chaleureuses et extrêmement sincères.
  • Le mimétisme utilisé par le prédateur fonctionne à merveille : incompris de tous, à la recherche de leur famille d’âme, le surefficient mental croit avoir enfin trouvé un semblable, capable de l’accepter tels qu’il est.
  • Le surefficient mental ne demande qu’à comprendre l’autre et à se remettre en cause : ainsi, lorsque les relations se gâtent, ses arborescences intellectuelles peuvent le faire ruminer à l’infini et son trop grand besoin d’harmonie le fait céder à toutes les menaces de tensions de l’atmosphère.
  • La propension à culpabiliser du surefficient mental l’amènera à s’accuser de tout ce qui ne va pas jusqu’à se convaincre, un jour, que c’est lui qui manipule l’autre et qu’il est le seul problème de la relation.

Pour l’auteure, les pervers narcissiques sont, en réalité, l’exact opposé des surefficients mentaux. Le pervers narcissique et le surefficient mental sont, dit-elle, comme les deux pièces, noire et blanche, d’un même puzzle.

Pour ne plus être la proie facile des PN (Pervers Narcissiques)

Selon l’auteure, pour que les surefficients mentaux ne soient plus des proies faciles des pervers narcissiques, ceux-ci doivent :

  • Admettre que la malveillance existe ;
  • Savoir distinguer la gentillesse de la stupidité, de la soumission, du respect qu’on se porte, de la lâcheté, de la peur de la confrontation ;
  • Accepter que la seule solution avec les manipulateurs est la fuite ;
  • Comprendre que leur besoin de stimulation intellectuelle est central dans le piège de leur emprise psychologique (ce qui les fascine chez le pervers qui les torture, c’est son apparente complexité).

Une intelligence dérangeante

Selon Christel Petitcollin, le surefficient mental est clairement  plus intelligent que la moyenne des gens, et c’est d’ailleurs son principal problème.

En effet, la vitesse de l’influx nerveux a été mesurée : elle est plus rapide dans l’hémisphère droit.

Par ailleurs, une pensée en arborescence est plus performante qu’une pensée séquentielle, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Elle gère simultanément un plus grand nombre de données ;
  • Son fonctionnement par association d’idées décuple ses possibilités de mémorisation et ses choix de réponses ;
  • Sa capacité à établir des associations d’idées transversales augmente sa créativité ;
  • Ses associations sont des raccourcis des chemins de la pensée qui lui permettent d’aller vite ;
  • Sa disposition à prendre les choses de façon globale lui donne une capacité à survoler et cerner les problèmes dans leur ensemble ;

Les surefficients mentaux rejettent l’idée d’être supérieurement intelligents. Pourtant, accepter cet état de fait et faire face à ce qu’ils sont, les libérerait de l’obligation de se cacher derrière leur « faux self ».

En refusant d’admettre leur supériorité intellectuelle, ils créent un véritable préjudice aux non-efficients, les normopensants. L’auteure développe, ici, son idée en donnant l’exemple très parlant d’un champion olympique qui vient se mesurer à des sportifs amateurs en niant sa différence de condition physique. Le lecteur réalise qu’une modestie qui ne tient pas compte de sa supériorité peut vite passer pour de la fausse modestie et même du mépris.

Par conséquent, pour le surefficient au cerveau qui pense trop, la façon la plus honnête de gérer sa différence est de l’admettre puis de la fractionner en petites capacités indépendantes afin qu’elle devienne accessible aux normopensants. Pour cela, quelques mots simples, bien choisis, peuvent suffire. L’auteure propose d’ailleurs plusieurs formules comme autant d’exemples à utiliser.

Qui sont les normopensants ?

Puisqu’ils représentent 70 à 85 % des gens, ce sont ceux dont l’hémisphère gauche du cerveau domine qui se situent dans la norme. Dans son livre « Je pense trop », Christel Petitcollin les appelle donc les « normopensants ».

  • La neurologie des normopensants

Par rapport aux surefficients mentaux, les normopensants sont hypo-esthésiques. Leurs cinq sens sont moins développés, moins en alerte et moins fins dans la perception des détails. Ils ne se laissent pas distraire facilement par l’environnement.

Moins attentifs, ils ne tiennent pas compte des intonations, ni des mots prononcés, moins chargés de sens pour eux que pour nous et ne lisent pas le langage non-verbal.

Leur façon de réfléchir séquentiellement peut être comparée à une pensée en corde à nœuds. Ils avancent dans leur raisonnement méthodiquement, nœud après nœud. Le cheminement est beaucoup plus lent, donc pour le surefficient mental probablement exaspérant. Il ne faut pas obliger les normopensants à lâcher leur corde à nœuds, au risque de les agacer ou de les embrouiller. Cette pensée séquentielle est bien adaptée au système scolaire. Elle permet d’avancer sur des rails, ce qui donne une stabilité et une cohérence à long terme.

Dans l’esprit d’un normopensant, il y a moins d’idées, moins de questions, moins d’originalité, mais le tout est mieux rangé.

  • Le monde affectif des normopensants

Les besoins affectifs des normopensants sont beaucoup moins intenses que ceux des surefficients mentaux. Les relations de surface que le surefficient considère comme superficielles leur suffisent et leur conviennent.

Les normopensants :

      • Apprécient le groupe et même la foule ;
      • Aiment s’amuser et se distraire ;
      • N’éprouvent pas le besoin d’élever le débat et de refaire le monde ;
      • N’aiment pas parler d’eux d’une manière trop introspective : pour eux, les conversations profondes sont réservées aux moments de déprime ;
      • Critiquent beaucoup, surtout ce qui sort des convenances : pour eux, critiquer, ce n’est pas rejeter, c’est aider à s’améliorer.
  • La mentalité du cerveau gauche

      • L’individualisme

La dominance du cerveau gauche incite à l’individualisme, voire à l’égocentrisme, quand le cerveau droit donne une pensée collective et altruiste.

Lors d’un échange, le normopensant focalise sur ce qui le différencie de son interlocuteur alors qu’un cerveau droit cherche tout ce qui peut le rapprocher.

      • Un système de valeur moins extrémiste

Le système de valeur qui découle de cet individualisme est beaucoup plus souple que celui des surefficients mentaux, empreint d’absolus. Les normopensants aiment les choses paisibles, nuancées, modérées. Ils donnent à la société sa stabilité. En résumé, les hémisphères droits vont bousculer tandis que les hémisphères gauches vont tempérer.

      • Une meilleure confiance en soi

Les normopensants n’ont pas l’usine mentale des surefficients mentaux pour fabriquer des doutes et des questions, ni leur arborescence. Ils peuvent donc s’engager dans l’action en étant confiants, avec la certitude d’être la bonne personne à la bonne place.

Les normopensants ont pu se créer une identité, trouver leur place, se sentir intégrés et développer leur confiance en eux. Tout leur confirme que ce sont eux qui sont dans le vrai. C’est pourquoi ils s’autorisent à juger avec beaucoup d’assurance.

Vivre sous le jugement des normopensants

Dans la grille de valeurs d’un normopensant, tout ce qui fait la richesse de la personnalité des surefficients mentaux est perçu négativement : pour eux, le surefficient mental est immature, instable, naïf. Il se pose trop de questions, est trop émotif et se complique inutilement la vie. C’est un touche-à-tout qui ne peut pas faire les choses correctement puisqu’il en fait trop.

Trouvez votre famille d’âmes

Désormais, grâce à toutes les précédentes informations, le surefficient mental, ou celui qui pense trop, doit pouvoir reconnaître parmi ses interlocuteurs : les normopensants, les surefficients et même les manipulateurs.

L’auteure récapitule :

  • Les pervers : ils sont à fuir absolument car ils sont réellement dangereux pour celui qui pense trop.
  • Les normopensants : ils peuvent apporter beaucoup aux surefficients mentaux par la chaleur de leur simple présence, des moments de convivialité sans « prise de tête », leur stabilité…
  • Les surefficients mentaux : ils partagent les valeurs, l’humour, l’agilité d’esprit, les états d’âme et les questions existentielles de l’autre efficient mental ; ceci est très confortable et agréable mais il faut cependant être attentif de ne pas s’entrechoquer (entre hypersensibles, il faut être hyper délicat).

L’amour avec un grand A

Dans le domaine de l’amour, les surefficients mentaux sont aussi dans la démesure, d’un point de vue de normopensant : ils aiment trop quantitativement mais aussi trop qualitativement.

  • Le sens du sacré : une compétence innée

Les surefficients mentaux pensent avec leur cœur. Pour eux, chaque objet est connecté à un vécu. Ils ont, en fait, un sens du sacré exacerbé, ce qui, selon l’auteure, leur apporte finalement une grande sagesse.

  • Besoins affectifs : le grand malentendu

Les besoins affectifs des surefficients mentaux sont immenses.

Les normopensants prennent ces manifestations affectueuses comme un vide affectif et les traduisent comme un besoin de se remplir d’amour. C’est, en fait, exactement l’inverse. Les surefficients mentaux débordent d’amour et éprouvent un irrépressible besoin de le donner.

A ce sujet, Christel Petitcollin recommande au surefficient mental de ne plus chercher l’amour à l’extérieur de lui, mais plutôt de se nourrir de sa propre énergie.

Partie 3 – Bien vivre avec sa surefficience

Chapitre 3.1 – Le choc de la révélation

À travers la lecture de ce livre, celui qui pense trop a pu mettre du sens sur tout ce qu’il percevait intuitivement. Néanmoins, la révélation de sa surefficience peut être un choc émotionnel intense.

Celui qui pense trop, ou surefficient mental, devrait connaître plusieurs phases :

Le soulagement

Des mots sont enfin venus mettre une explication sur son malaise diffus, permanent, inconscient et pourtant palpable.

Les montagnes russes

Une fois son histoire réécrite avec cette nouvelle compréhension, celui qui pense trop se penche vers l’avenir et réalise que ce fonctionnement handicapant le poursuivra toute sa vie.

Le processus du deuil

À partir de là, se met en route, avec ses différentes étapes, le processus du deuil nécessaire pour être un jour quelqu’un de normal : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.

Accepter que la surefficience mentale est un cadeau empoisonné, certes, mais un cadeau tout de même, est le premier pas vers le bonheur.

Chapitre 3.2 – L’ancrage

La notion d’ancrage est l’un des principaux concepts de la PNL (Programmation Neuro Linguistique). Il s’agit d’un phénomène naturel qui consiste à associer un stimulus externe à un état interne (la madeleine de Proust par exemple).

Les ancrages sont l’un des moyens les plus simples de prendre le contrôle de ses états d’âme.

On appelle :

  • États ressources : les états qui sont optimaux pour vivre une situation (courage, détente ou concentration) ;
  • États limitants : les états qui nous entravent et nous nuisent (stress, peur, démotivation, etc.).

Le concept des ancrages est de choisir l’état interne (état ressource) adéquat pour une situation donnée. Puis il s’agit de l’enclencher et de rester dans cet état le temps requis par la situation. En parallèle, on apprend à ne plus entrer dans ses états invalidants (état limitant) et à les désactiver.

La plupart des ancres sont inconscientes. Toutefois, il tout à fait possible d’en créer délibérément par une méthode de visualisation décrite par Christel Petitcollin.

Ainsi, il suffit, pour le surefficient, d’ancrer toutes les belles ressources qu’il possède en lui (son état d’éveil et de curiosité, sa bienveillance, son optimisme…) et de se poser la question : « Quel est l’état interne le plus approprié à la situation que je vais devoir affronter ? »

Chapitre 3.3 – Ranger et organiser ses pensées

Sans le savoir, lorsque nous réfléchissons, nous faisons des raccourcis de pensée, des mélanges de genre et des approximations. C’est encore plus marqué quand il s’agit d’une pensée arborescente. Le cerveau gauche incite à cataloguer, étiqueter, sérier les éléments, ce qui permet de s’y retrouver un peu plus facilement. Le cerveau droit, lui, produit des idées en continu et accorde une importance égale à tous les détails. Il les connecte par association d’idées et non par famille ou par groupe. En résumé, c’est souvent le fouillis dans la tête des surefficients.

L’idée suggérée par l’auteure est donc de ranger soigneusement ses idées dans sa tête tous les soirs avant de s’endormir. Elle propose de remettre de l’ordre dans ses idées, leur donner une cohérence, une précision et une logique.

Elle propose également deux autres outils : les mind maps (forme) et les niveaux de logique (fond).

  • Des mind maps, pour organiser sa pensée

Pour des cerveaux gauches, la plupart des informations sont présentées sous la forme du plan traditionnel : « Grand 1, Grand A, Petit a, etc. ». Or, les cerveaux droits ont beaucoup de mal à mémoriser les informations ainsi présentées.

Aussi, il existe un outil particulièrement bien adapté au mode de pensée des surefficients mentaux : le schéma heuristique ou « mind map », qui est une représentation arborescente des données.

Des logiciels gratuits permettent de travailler en mind mapping. Les cartes heuristiques ont de nombreuses applications potentielles dans tous les domaines (personnel, éducatif et professionnel).

pensées en arborescence mindmap

Pour faire un mind map ou carte mentale, il faut :

  • Faire figurer le mot-titre au centre : les « idées-forces » vont s’organiser et se ramifier tout autour ;
  • Faire apparaître uniquement les mots pertinents : plus une carte mentale est visuellement stimulante, plus elle est facile à mémoriser.

Ainsi, dès que le surefficient se sent confus sur un sujet, l’auteure recommande de poser ses pensées à plat sur papier et de les décortiquer à la manière du mind map.

  • Les niveaux logiques

Les mind map concernent plutôt la forme des pensées, tandis que les niveaux logiques eux, permettent une organisation sur le fond.

Il s’agit également d’un outil PNL qui permet de structurer sa pensée en gardant une cohérence et une logique entre les idées, tout en remettant chaque élément à sa place. L’idée est d’utiliser les six catégories suivantes pour organiser ses pensées :

      • L’environnement

Il s’agit du contexte, ce sur quoi nous ne pouvons que réagir et non pas agir directement : « Où ? Quand ? Qui d’autre ? ».

      • Les comportements

Il s’agit des actes que nous posons, de nos actions les plus ponctuelles à nos comportements en général : « Que fais-tu ? ».

      • Les capacités

Ce niveau concerne les moyens personnels dont nous disposons pour agir, c’est-à-dire nos ressources, nos savoir-faire, nos compétences : « Comment fais-tu ? »

      • Les valeurs et les croyances

Les valeurs, c’est ce qui est important pour nous, les croyances, c’est ce que l’on croit vrai. Ce niveau aborde notre motivation, nos priorités et ce qu’on croit juste, vrai et important : « Pourquoi ? Dans quel but ? Qu’est-ce qui est important pour toi dans le fait de… ? ».

      • L’identité :

On aborde ce niveau quand on parle de soi, de qui on est, de notre mission, de notre vision globale de la vie : « Qui es-tu ?

      • Le niveau spiritualité :

Ce niveau intéresse beaucoup les surefficients mentaux. Il s’agit des questions spirituelles : « Qui d’autre ? Dans quel but plus large ? Vers quel avenir ? ».

Chapitre 3.3 – Restaurer son intégrité

La première étape, dans la restauration de son intégrité, est la reconquête de son identité. Plus le surefficient se connaîtra et connaîtra le monde, mieux il s’acceptera lui-même et s’adaptera.

Ensuite, la restauration de son intégrité morale passe par le renforcement de l’estime de soi.

Comment ressusciter son estime de soi ?

Renoncer à la perfection

Le paradoxe du perfectionnisme est que moins on s’en demande, plus on progresse. Le surefficient doit s’accepter tel qu’il est : parfait dans son imperfection. C’est la seule manière de redécouvrir la confortable modestie d’être banal et commencer à valider ses réussites.

  • Valider ses réussites sans restriction

Lorsque l’on sait valider ses réussites, petites ou grandes, on peut se créer une base de succès encourageante, sur laquelle s’appuyer par la suite.

  • Valoriser l’image de soi

L’image de soi est la façon subjective dont on se voit soi-même et dont on pense que les autres nous perçoivent. Cela n’a rien à voir avec la réalité.

L’auteure invite les surefficients mentaux à faire simplement ce qu’ils ont à faire, sans ne rien prouver à personne à ce sujet. En fin de compte, plus on est convaincu de sa valeur, plus les autres en sont convaincus aussi.

  • Cultiver l’amour de soi

Enfin, au cœur de l’estime de soi, il y a l’amour inconditionnel de soi. C’est le fondement le plus profond de l’estime de soi. Plus nous avons d’amour pour nous-même, plus nous prendrons soin de nous, de nos besoins, de notre santé et de notre apparence.

Pour cela, l’auteure propose au surefficient mental trois exercices de visualisation qu’elle détaille dans ce chapitre : consoler son enfant intérieur, licencier notre saboteur intérieur, s’épouser.

Comment savoir si son estime de soi est bonne ?

Selon Christel Petitcollin, l’estime de soi est bien restaurée lorsque les points suivants sont atteints :

      • Nous pouvons parler de nous positivement et accepter les compliments sans gêne ;
      • Notre réactivité aux évènements mineurs a largement diminué ;
      • Notre estime de soi n’est plus exclusivement investie dans un seul domaine et est répartie harmonieusement entre notre vie professionnelle et notre vie personnelle ;
      • L’importance accordée à notre image et à l’opinion des autres a diminué ;
      • Nous n’avons plus besoin de dépenser de l’énergie à protéger ou promouvoir notre estime de soi ;
      • Nos blessures d’amour-propre n’infectent plus nos pensées, nos activités et nos états émotionnels ;
      • Nous nous sommes débarrassés de notre perfectionnisme.

Chapitre 3.4 – Optimiser le fonctionnement de son cerveau

Il est tout à fait possible de vivre heureux avec un cerveau surefficient. Pour cela, il suffit de respecter son rythme et de satisfaire ses cinq besoins de base.

Vivre en léger surmenage

Avec une hyperactivité et énergie hors du commun, l’auteure conseille aux surefficients mentaux de vivre à un rythme soutenu. Selon elle, les surefficients ont besoin d’intensifier leur quotidien pour se sentir exister. Il est donc vital pour eux de se lancer des défis et d’avoir toujours plusieurs projets motivants en cours simultanément.

Les cinq besoins de base du cerveau droit

      • Nourrir son cerveau d’apprentissage

Le cerveau du surefficient mental adore apprendre. Sans apprentissage, il déprime et rumine. Il a besoin de complexité. Il doit donc se faire plaisir et apprendre ce qu’il adorerait apprendre.

      • Faire du sport

Le sport va aider le surefficient mental à canaliser son incroyable énergie, combler son déficit de sérotonine, lui apporter sa drogue favorite, la dopamine, et améliorer la qualité de son sommeil.

      • Exploiter sa créativité

Un cerveau surefficient est fait pour créer. Qu’il s’agisse de création manuelle, intellectuelle ou artistique, le cerveau de celui qui pense trop doit pouvoir imaginer, inventer, concevoir, fabriquer, produire, construire, être sollicité sur un projet excitant, au risque sinon de s’ennuyer et déprimer.

Idéalement, cette créativité devrait alors représenter le cœur de son activité professionnelle. L’artisanat et les professions libérales sont les orientations les mieux adaptées car ces filières allient autonomie et créativité.

      • Vibrer grâce à l’art

Indépendamment de son besoin de créativité, le cerveau du surefficient mental a besoin d’art, c’est-à-dire de « beau » au sens le plus large. En effet, l’art nourrit sa sensorialité. Il le fait vibrer d’émotions et lui procure un espace pour exprimer et ressentir des émotions positives et intenses.

      • S’entourer d’affectif (ocytocine et sérotonine)

Le surefficient mental a besoin que l’amour et la tendresse circulent en abondance dans sa vie. Ainsi, il doit être sélectif dans le choix de ses intimes.

Chapitre 3.5 – Bien vivre sa surefficience en société

Apprivoiser la solitude

Certains surefficients mentaux sont atteints d’abandonnisme, c’est-à-dire qu’ils paniquent à l’idée d’être abandonnés. Leurs besoins de reconnaissance et de réassurance semblent illimités. Ils exigent de l’autre une exclusivité absolue. Il leur faut alors apprivoiser le sentiment de solitude et en faire un allié.

Gérer les critiques

Il est indispensable de ne plus prendre les critiques à titre personnel. Elles doivent plutôt être prises comme une indication sur les valeurs et le fonctionnement de celui qui émet la critique. Elles sont aussi souvent une aide précieuse pour évoluer.

Soigner sa blessure de rejet

Malgré sa soif d’intensité, il est essentiel que le surefficient mental accepte les relations superficielles. Il ne devrait pas toujours chercher à mettre de l’affectif et de l’intimité dans tous les liens. Par ailleurs, au lieu de fuir sa peur du rejet, l’auteure propose de l’affronter, d’aller vers les gens, d’employer l’humour et l’autodérision pour l’y aider.

Cadrer sa bienveillance

Les ennuis commencent quand le besoin d’être aimé est plus fort que le besoin d’être respecté. Par conséquent, le surefficient mental doit réaliser un travail de développement personnel sur l’affirmation de soi, pour ne plus se laisser vampiriser.

Vivre sa surefficience en couple

Les couples composés :

      • D’un pervers narcissique et d’un surefficient mental : le surefficient mental éponge toute la haine du pervers, mais retrouve sa joie de vivre et son énergie dès qu’il est libéré de son persécuteur.
      • De deux surefficients mentaux : il s’agit, en général, d’un couple vif, curieux, plein d’humour et de gentillesse, qui discute, débat, échange et refait le monde à loisir. C’est un couple heureux si les deux partenaires vivent sereinement leur surefficience. Cela implique que chacun ait comblé son vide identitaire, restauré son estime de soi et accepté son fonctionnement.
      • D’un surefficient mental et d’un normopensant : le surefficient mental ressent ennui et frustration, mais apprécie la stabilité et l’apaisement que lui offre son normopensant. Pour l’équilibre du couple, il faut que le conjoint surefficient trouve ses défis intellectuels et son défoulement énergétique dans son travail ou dans son hobby.

Les surefficients mentaux ont développé leurs énergies féminines autant que leurs énergies masculines. Les femmes surefficientes sont très masculines (dans leur fonctionnement mental) et les hommes surefficients assez féminins. Hommes yin et femmes yang, les surefficients mentaux peuvent réunir l’équilibre du féminin et du masculin en eux comme dans leur couple.

Dans sa conclusion, Christel Petitcollin revient sur les origines de ce mental envahissant, sous forme d’hypothèses plus que de réponses concrètes. Ainsi, elle se pose la question si la surefficience mentale est :

      • De la surdouance : oui ;
      • Une question d’hérédité : peut-être ;
      • De la résilience : c’est possible, car le danger, l’insécurité, la maltraitance obligent à être créatif et hyper vigilant ;
      • La faute des parents : pourquoi pas, mais ce serait, selon l’auteure, liée à la mission du père qui occupe un rôle majeur dans la triangulation (mission de séparation, d’expulsion du sein maternel pour inciter l’enfant à conquérir le monde extérieur). 

Conclusion de « Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant » :

Dans cet ouvrage, Christel Petitcollin nous aide à décrypter ce qu’est la surefficience mentale, cette forme d’intelligence supérieure à la moyenne, qui caractérise, selon elle, celui qui pense trop.

Tout au long de son développement, l’auteure apporte de nombreux éléments de compréhension sur ce que vit le surefficient mental ou surdoué, à savoir notamment :

      • Le fonctionnement de l’hémisphère droit de son cerveau, qui prédomine sur l’hémisphère gauche ;
      • Son hyperesthésie et hypersensibilité ;
      • Une hyperactivité ;
      • Un encombrement mental et un foisonnement d’idées ;
      • Un système de pensées en arborescence ;
      • Le manque d’estime de soi ;
      • Un idéalisme et un système de valeurs absolu et exacerbé ;
      • Le décalage, depuis l’enfance, avec ceux que l’auteure appelle les normopensants.

Malgré la façon, parfois, un peu manichéenne d’opposer les idées (cerveau droit et cerveau gauche, surefficient mental et pervers narcissique par exemple), ce livre permet, à celui qui se retrouve dans la description du surefficient mental, de puiser des informations intéressantes qui l’aideront à s’accepter tel qu’il est. Quant au normopensant, cet ouvrage est un moyen, pour lui, de mieux comprendre les comportements qu’il perçoit négativement chez le surefficient mental.

En dernière partie, les solutions évoquées pour bien vivre sa surefficience, outils de PNL pour la plupart, montrent qu’il est possible de faire de ce mental envahissant mais aussi très puissant, une force redoutable à celui qui sait l’utiliser, le piloter.

Points forts :

  • Une lecture accessible qui aide à la compréhension des mécanismes de la surefficience mentale ou surdouance
  • Des pistes de solutions pour aider les personnes envahies par leurs pensées à canaliser leur mental et vivre plus sereinement leur surefficience.

Point faible :

  • Une analyse parfois un peu trop manichéenne qui oppose cerveau droit et cerveau gauche, pervers narcissique et surefficient mental.

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Je pense trop – Comment canaliser ce mental envahissant







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