Votre profil face au stress

Votre profil face au stress

Phrase-résumée de « Votre profil face au stress, comment les neurosciences font du stress votre allié » : Conçu comme un outil d’auto-évaluation et d’auto-coaching, ce guide vous donne les clés pour débrancher votre propre « pompe à stress » : amateurs de développement personnel, foncez !

Par Patrick Collignon et Jean-Louis Prata, 2012, 118 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Florence Coll du blog No Stress au Travail

Chronique et résumé de : « Votre profil face au stress, comment les neurosciences font du stress votre allié »

Tout commence par un questionnaire à remplir en ligne…

À l’achat du livre, le lecteur est orienté vers un site sur lequel il répond à une série de questions. À la fois succinct et bien structuré, ce questionnaire se remplit facilement et en peu de temps. Quelques minutes après l’avoir rempli, il en reçoit les résultats sous forme de camembert et tableaux. Après l’avoir imprimé, le lecteur n’a plus qu’à se laisser guider à travers les profils présentés et les explications données dans le livre grâce auxquels son profil s’éclaire petit à petit.

Grâce au questionnaire et au profilage établi, libre au lecteur de lire l’ensemble ou d’aller à l’essentiel de ce qui le concerne en fonction des résultats de son propre profil de stress.

Puis, c’est parti pour explorer les mécanismes du stress… guidé par deux experts des neurosciences

Jean Louis Prata, ancien Directeur des Ressources Humaines d’entreprise, dirige aujourd’hui le pôle Recherche et Développement de l’Institut of Neurocognitivism,  association internationale de formation à l’Approche Neurocognitive et Comportementale. Patrick Collignon quant à lui est expert en vulgarisation et développement des compétences individuelles et chef de projet Recherche et Développement à l’ l’Institut of Neurocognitivism.
L’Approche scientifique Neurocognitive et Comportementale : Kesako ?

C’est une approche psychologique apparue dans les années 90 qui étudie le lien entre le cerveau et les comportements des individus.
Elle est inspirée des travaux d’Henri Laborit, célèbre scientifique spécialiste du comportement humain en savoir plus sur lui. Elle s’appuie sur des apports multidisciplinaires et propose ainsi un modèle déclinable dans différents domaines : management, formation, développement personnel, gestion des ressources humaines, etc.

Ce qui explique d’ailleurs que ce livre s’adresse à tout le monde : aux professionnels de l’accompagnement, aux formateurs. Il précise les concepts scientifiques sur lesquels reposent aujourd’hui les connaissances en matière de stress. Pour tout un chacun, il facilite la compréhension d’un mécanisme complexe. Chacun pourra s’y reconnaître, qu’il s’agisse de sa vie personnelle ou professionnelle.

Voilà pour vos coachs…, et pour la suite ?

Chaque chapitre aborde un élément du mécanisme « stress » et apporte des explications fondées sur les dernières recherches scientifiques.

Le principe clé : Le stress au fond, c’est une erreur de raisonnement…
En une phrase, les auteurs résument simplement ce mécanisme au fond assez complexe : « Le stress est au mental ce que la douleur est au physique : un indicateur de dysfonctionnement. Il apparaît dans les moments où en définitive vous ne réagissez pas comme vous le devriez. C’est l’indicateur que vous commettez une erreur de raisonnement, au niveau de l’attitude ou du comportement, qu’il y a sans doute d’autres manières d’aborder la situation et de la gérer. »

C’est là en fait toute la démonstration de cet ouvrage, qui vous permettra d’identifier vos propres indicateurs à partir des cadrans du camembert restitués par votre questionnaire. Le cadran rouge est l’indicateur de « votre modalité de stress », il vous renseigne sur votre façon de vous comporter lorsque vous êtes soumis au stress. Le cadran vert (l’indicateur des « états d’esprit ») permet de comprendre l’erreur de raisonnement que vous faites. Enfin, pour aborder autrement les situations qui peuvent vous stresser dans vos relations ou vos façons de gérer vos projets, vous vous réfèrerez à l’indicateur des « situations gâchettes » (cadran orange) et l’indicateur de « la gestion des ambitions » (cadran bleu).

Chapitre 1 : Comment entrer dans ce livre ?

Ce premier chapitre vous donnera les bases pour comprendre de quoi l’on parle et comment aborder ce guide.

Quelques repères pour comprendre le stress en général

Du stress primaire au stress « psycho social ». Les auteurs remontent à l’origine du stress – état d’alarme programmé génétiquement en nous depuis toujours – et décodent ses évolutions au fil de l’évolution de l’homme. Ils démontrent comment le stress a toujours existé, mais évolué au fil des années, passant d’une réaction d’alerte à une agression physique, à une réaction psycho-émotionnelle face à des agressions diverses : conflits, changements…

Bien sûr, ce stress « psycho social » est plus complexe que notre stress primaire, car il fait intervenir l’expérience, la mémoire et des structures cérébrales plus évoluées que les seules structures affectives et limbiques de nos origines. Ainsi, chaque situation vécue comme stressante s’imprime dans notre mémoire avec son poids de stress et d’émotions négatives ou bloquantes. Il est donc important de faire évoluer nos propres réactions et comportements, et par là même nos représentations des situations qui nous causent du stress.

C’est ainsi que l’on peut en modifier la perception et par la suite, le niveau de stress qui y est attaché. D’où la nécessité de comprendre les mécanismes de votre stress psycho social pour mieux le gérer.

Le questionnaire : les clés pour mieux comprendre votre propre stress

Pour vous aider à décoder vos mécanismes personnels face au stress, le questionnaire vous fournira votre profil basé sur 4 repères :

  1. Votre stress : Vous découvrirez ici le niveau d’effet du stress sur votre santé, et surtout, votre façon privilégiée de stresser. Autrement dit, vos comportements instinctifs face au stress : avez-vous tendance à fuir, à lutter, à vous replier sur vous-même ?
  2. Vos états d’esprit : Ce repère informe sur votre manière d’aborder une situation stressante, et l’état d’esprit qui vous anime alors. Il vous aide à évaluer votre capacité à mobiliser les états d’esprit utiles en phase d’adaptation : logique, curiosité, opinion personnelle…
  3. Vos situations « gâchettes » : Quels sont vos déclencheurs favoris de stress ? Des infos essentielles pour mieux comprendre vos blocages dans vos relations aux autres et surtout pour mieux les anticiper.
  4. Votre façon de gérer vos ambitions : Qu’est-ce qui dans votre façon de gérer vos projets et d’agir génère du stress ? Des exigences trop élevées ? Pas assez de moyens ? Ou bien au contraire un bon équilibre entre les deux, ce qui limitera considérablement le stress ?
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Chapitre 2 : Quel(le) stressé(e) êtes-vous ?

stress

Ce second chapitre vous dévoile vos propres indicateurs de stress. Ici, vous découvrirez votre niveau de stressabilité ou autrement dit, votre prédisposition à stresser. Vous identifierez vos comportements sous stress, et en comprendrez les origines. En analysant les états émotionnels cachés sous chacun de ces comportements, les auteurs vous aideront à identifier ce qui contribuera à diminuer votre stress et ce que vous devrez au contraire éviter pour ne pas l’augmenter (par exemple : en état de lutte, recherchez quelqu’un qui vous dira que vous avez raison, mais évitez ceux qui chercheront à vous consoler).

Quelle est votre prédisposition au stress ?

Récapitulons : le stresseur est externe, c’est l’agent stresseur. Le stress, lui, est interne, puisqu’il est le signal d’une non-adaptation à une situation. Mais le stress ne survient que si nous sommes réceptifs à l’agent stresseur externe. Il s’agit là d’un facteur interne, nommé stressabilité, qui se définit comme notre propre réceptivité aux agents stresseurs externes. D’où la formule simplifiée du stress : stress = stresseurs X stressabilité.
Dans cette partie du cadran, c’est la stressabilité qui sera évaluée à travers le score stress. Peu stressable ou au contraire sujet au stress, votre note sur 10 vous révèlera votre prédisposition au stress.

Comment agissez-vous en état de stress ?

Nos comportements face à une situation stressante sont stéréotypés et non maîtrisés. Ils sont issus d’une programmation génétique, de notre instinct primaire. En fait, ces comportements sont restreints : fuite, lutte ou inhibition. Tout comme chez les animaux, ils se déclenchent pour nous protéger d’une situation et peuvent aussi alterner : si un premier comportement ne suffit pas à régler la situation, le second enchaîne pour tenter de résoudre le problème. C’est l’exemple donné du zèbre poursuivi par le félin : il s’enfuit dans un premier temps en bondissant dans tous les sens, puis, s’il se retrouve coincé par le félin, il se cabre et donne du sabot pour lutter, enfin, sans autre stratégie, il baissera la tête et se livrera.

Fuite, lutte ou inhibition, voire toutes les 3, vos différents scores vous éclaireront sur vos comportements réflexes. Préférez-vous la fuite et ses vécus associés de tension, d’agitation et de peur ?
Préférez-vous la lutte et ses vécus associés que sont la focalisation sur votre « proie », la surévaluation et la préparation au combat ?
Préférez-vous l’inhibition et ses vécus d’infériorité, de soumission et d’immobilité ?

Et peut-être comme moi serez-vous surpris(e) de vous souvenir de situations où vous avez expérimenté tour à tour ces 3 stratégies, faisant appel à une seconde puis une troisième lorsque la première et la seconde n’ont pas fonctionné. Chaque comportement est décrit en s’appuyant sur des exemples et métaphores issus du règne animal (afin de bien en saisir les origines primaires) ; tout le monde peut s’y retrouver aisément.
Les vécus associés trouveront forcément un écho émotionnel dans ce que vous avez vécu à un moment ou un autre de votre vie. Enfin, pour mieux gérer votre stress, vous apprécierez les judicieux conseils pour éviter ou rechercher les « bonnes » personnes ou les « bons » soutiens selon votre profil de stress.

Gérer son stress, c’est aussi être capable de gérer nos émotions face à notre entourage.
En complément, et pour vous aider à gérer vos émotions lorsque vous êtes stressé(e), je vous conseille la synthèse d’un autre livre publiée sur mon blog. Il présente une méthode pour exprimer de façon efficace ce que l’on ressent sans abdiquer face à l’autre, ni le clouer au mur bien sûr !
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Chapitre 3 : Comment calmer le pilote automatique ou encore quelle erreur de raisonnement faites-vous pour vous retrouver stressé(e) ?

Pour commencer, vous découvrirez quel est le rôle joué par les différents « territoires » de votre cerveau dans les mécanismes du stress, et en particulier les territoires néolimbiques et les territoires préfrontaux.
Les territoires néolimbiques sont le siège de nos apprentissages réussis ou pas, de ce que nous avons vécu. Ici naissent nos croyances, nos émotions, nos habitudes, tous ces filtres qui évaluent notre environnement et conditionnent nos actes.
Les territoires préfrontaux sont le centre décisionnel du cerveau, siège de notre intelligence supérieure. Spécifiques à l’être humain, ils puisent, dans les connaissances acquises, les éléments nécessaires pour les assembler et trouver des solutions aux situations inconnues ou complexes. Leur objectif : s’adapter à l’environnement.
Un préambule important puisque c’est ici, dans ce chapitre 3, que vous mesurerez votre stress et votre façon d’utiliser à bon ou mauvais escient vos territoires cérébraux.
Très, moyennement ou peu stressé(e) ? Plus vous aurez tendance à faire face à votre environnement en « mode automatique », plus vous serez stressé(e). Dans ce chapitre, vous décoderez votre façon de vous adapter aux situations et suivrez les précieux conseils du coach pour accélérer votre passage du mode « pilote automatique » au mode « pause, je réfléchis avant d’agir ».

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Êtes-vous plutôt « mode automatique » ?

90 % de vos décisions sont inconscientes et automatiques : mettre la table et préparer votre plat de pâtes habituel, prendre votre voiture et aller faire des courses en empruntant le chemin habituel, etc. Ce système automatique s’appuie sur la partie néolimbique de notre cerveau :
Cette partie néolimbique de notre cerveau est plus réactive que la partie préfrontale. C’est elle qui distribue donc les tâches. Elle qui décide d’agir seule ou de consulter au préalable le mode adaptatif. Notre perception (subjective) de l’environnement peut donc faciliter ou au contraire freiner la bascule entre les deux modes mentaux.
Le mode automatique fonctionne dans le présent et agit de façon séquentielle, une chose à la fois et après l’autre.

Ou êtes-vous plutôt « mode adaptatif » ?

Lui est dépourvu de jugement de valeur, car il intègre toutes les valeurs. Il est ouvert, tolérant, curieux. Il peut les analyser, les recombiner pour arriver à un nouveau consensus. C’est le mode privilégié de la conduite de projet (cf. passage sur Comment éviter de faire vous-même capoter vos projets en stressant).
Moins rapide bien sûr que le mode automatique, le mode adaptatif fait baisser le stress, car il favorise la prise de recul.

Chapitre 4 : À la découverte de vos situations « gâchettes » ou qu’est ce qui vous fait « péter les plombs » ?

Qu’est-ce qui vous stresse et pourquoi ? Ce chapitre 4 décrit les mécanismes qui influencent nos expériences quotidiennes et transforment certaines situations en situations stressantes. Croyances, valeurs et antivaleurs apparaissent comme autant de déclencheurs potentiels de stress : des informations essentielles pour mieux nous connaître et de super conseils pour apprendre à appréhender autrement ce qui nous stresse habituellement.

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Les déclencheurs du stress

1. L’apprentissage émotionnel : l’apprentissage émotionnel se fait dans notre enfance, il est régi par le mode automatique, car le mode adaptatif n’agit qu’après 25 ans. Chaque expérience est donc associée à une émotion. Selon la nature agréable ou non de l’émotion, nous serons enclins ou non à reproduire cette expérience. C’est ainsi que nous nous conditionnons à réagir en reproduisant ou en évitant certains comportements. À retenir : l’échec est plus intensément programmant que le succès, autrement dit le négatif impacte plus que le positif (« pauvres de nous », comme disait ma grand-mère !)

2. Le conditionnement et la satisfaction des besoins : il a été démontré que nous associons la satisfaction d’un besoin à chaque action que nous engageons. Toute initiative est donc sanctionnée par la satisfaction ou non de ce besoin ce qui nous amène à vouloir reproduire ou non un comportement. Cet apprentissage devient conditionnement à partir du moment où il se reproduit au moins 15 fois durant lesquelles le même stimulus perçu entraîne la même réponse vécue. Il n’y a toujours pas là de notion objective puisque c’est la façon dont l’individu perçoit le stimulus et la façon dont il le vit et le ressent qui détermine l’action : c’est bien notre mode automatique avec sa rigidité, ses a priori et sa simplification qui réagit. La force émotionnelle et son intensité, associées à la fréquence avec laquelle la situation se reproduit (15 fois au moins), finissent par conditionner l’individu qui modifie sa vision du monde (ça fait froid dans le dos, non ?).

Nos croyances : notre mode automatique établit des vérités, des croyances à partir d’une répétition de faits. Toutes ces vérités et croyances nous servent ensuite de cadre de référence pour évaluer le quotidien et ce à quoi nous sommes confrontés chaque jour. Statistiquement parlant, ces comportements automatiques donnent à court terme de bons résultats, ce qui nous procure un sentiment d’efficacité. « C’est bien comme ça puisque ça se fait toujours comme ça ».
Ce sentiment ne vient pas de l’efficacité procurée par le comportement, mais par le côté rassurant lié au nombre de fois où il a été reproduit. Comme si le « toujours comme ça » nous rassurait. Mais il n’y a rien de rationnel à cela, puisqu’il s’agit juste de l’action de notre mode automatique qui ne croit ou n’adhère qu’en ce qu’il connaît déjà
(ça me rappelle le célèbre « je ne crois que ce que je vois »).

C’est certainement dur à avaler, car très inconfortable, mais si vous ne déstabilisez pas vos certitudes vous restez dans vos croyances (on appelle ça aussi : résister au changement).

3. Valeurs et antivaleurs : Nos croyances sont le berceau de nos valeurs et de nos antivaleurs et elles se mêlent à notre personnalité pour influencer nos comportements. Ce sont des vérités auxquelles il nous semble impossible de ne pas adhérer, ce serait idiot de penser ou croire le contraire. Nous croyons fort en elles parce qu’elles sont issues de notre apprentissage personnel. Et si une personne exprime un désaccord avec cette croyance, nous le percevons comme une agression, un signe de bêtise ou de mauvaise foi. Cette perception génère chez nous une attitude de rejet qui peut être perçue comme de l’agressivité par notre interlocuteur. Plus l’antivaleur ou l’intolérance est ancrée, plus la réaction est puissante.
C’est là que se manifeste le stress sous sa forme d’anxiété (fuite), de colère (lutte) ou de découragement (inhibition). Car le mode adaptatif nous indique que nous faisons fausse route, qu’il y a d’autres manières de faire ou de penser et qu’il faudrait donc s’adapter à la situation.

Attention, danger : le cercle vicieux de l’autorenforcement

Nos croyances négatives peuvent être un vrai poison, car nous avons tendance à agir dans le sens qui les renforcera. En effet, inconsciemment, nous recherchons à prouver, voire renforcer, ce que nous constatons ou avons constaté.
Un exemple pour être plus précise : imaginez une personne persuadée de ne rien valoir aux yeux de ses collègues. Incertaine, se sentant rabaissée, elle se montrera réservée et renfermée en réunion.
Ses collègues penseront alors qu’elle n’est pas intéressée ou motivée par le sujet traité et ne la solliciteront pas. Au sortir de la réunion, elle se dira certainement « eh ben voilà, une fois encore personne ne m’a sollicitée, je n’ai vraiment pas d’importance à leurs yeux ». C.Q.F.D.

Ces croyances négatives représentent de véritables « peaux de bananes » personnelles comme je l’explique dans mon blog : la pompe à stress

Sur quelle « gâchette » faut-il appuyer pour vous faire stresser à coup sûr ?

Les auteurs ont identifié 10 typologies de comportements qui peuvent nous faire partir au quart de tour : l’irresponsabilité / la prétention / l’échec / le gaspillage / la naïveté ou le ridicule / la rigidité / l’inefficacité / la banalité / agir sans réfléchir / agir sans tact ou l’impolitesse des autres

J’ai trouvé ce passage incroyablement juste et révélateur de ce qui m’horripile chez les autres. Heureusement, le coach donne encore des conseils pour aborder ces comportements sans trop de dérapages. Le meilleur conseil ? Se demander si ces « gâchettes » et les antivaleurs qu’elles représentent nous appartiennent bien, ou si elles ne sont que les résidus (plus ou moins pesants…) de ce qui nous a été inculqué par notre éducation ou notre culture.

Chapitre 5 : Comment éviter de faire vous-même capoter vos projets en stressant ?

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Comment abordez-vous vos ambitions ? Au chapitre 5, vous découvrirez vos propres peaux de bananes dans la réalisation de vos projets, autrement dit, ce qui génère du stress et renforce votre potentiel d’échec. Les conseils donnés pour limiter la casse sont particulièrement précieux et faciles à appliquer…

Saurez-vous choisir le bon pilote pour mener à bien votre projet ?

Dans le chapitre 3, les auteurs vous ont décrit nos deux systèmes de pilotage : le pilote automatique et le système adaptatif. Ici, il n’est question que du mode adaptatif, puisque lui seul vous permettra de :

– définir un objectif en confrontant le projet aux regards des autres et le projet selon votre propre regard pour être sûr de faire le bon choix et d’aller dans votre sens.

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Le bon conseil du coach : méfiez-vous de vos désirs, ce ne sont pas des ambitions ! Cela semble évident, mais c’est un piège bien connu dont vous devrez vous méfier si vous ne souhaitez pas que votre mode automatique s’invite tout seul dans la réflexion. En effet, l’ambition est une construction mentale d’un objectif, elle appartient donc au mode adaptatif (ex : j’ambitionne de gagner un prix au conservatoire de musique). Elle intègre les éléments rationnels qui me permettront de définir les moyens d’atteindre mon but, ainsi que les étapes nécessaires. Le désir, lui, est d’ordre émotionnel (ex : je désire ce prix, j’en ai une envie impérieuse, pour me sentir fier). Il est donc de l’ordre du mode automatique et non construit.

– faire un état des lieux de la situation actuelle, des moyens à disposition (les plus évidents comme les moins visibles : cela nécessite de la curiosité et une réflexion « panoramique » sur sa situation). Là encore, un bon conseil : parler de moyens ne se réduit pas à parler des moyens matériels, tous les aspects psychologiques et sociaux en font partie : environnement, équipe, réseau, mais aussi à titre individuel compétences, disponibilité….
– élaborer une stratégie
– prendre des décisions ce qui nécessite de prendre du recul
– mettre en place un plan d’action et agir sans se laisser perturber par le stress
– faire des bilans et des points réguliers pour réévaluer la situation
Un gros point à surveiller : méfiez-vous, le mode mental automatique n’aime pas échouer et refuse le risque présent dans toute action. Il génère ainsi du stress et augmente par là même le risque d’échec…

Quelle stratégie pour réussir ?

Tout repose sur un juste équilibre entre exigences et moyens. Le stress peut se révéler un formidable producteur d’échec ! Pour éviter cela, il est important de centrer son attention sur la mise en oeuvre des moyens d’agir plutôt que de rester focalisé sur les objectifs et leur atteinte. Il est aussi essentiel de bien équilibrer ses exigences vs les moyens en notre possession. Avoir de trop fortes exigences face à des moyens limités revient schématiquement à une pyramide inversée, en équilibre instable sur sa pointe, comme l’illustre le schéma ci-joint.

causes-du-stress

Deux possibilités s’offrent à nous pour rééquilibrer l’ensemble :

– mettre en place davantage de moyens personnels qui ne reposent pas sur le bon vouloir d’un tiers

– limiter ses ambitions en réduisant le sommet de la pyramide

D’où l’analyse des écarts entre notre niveau d’exigence et les moyens en notre possession que le test nous permet de mettre en évidence.

Vous l’aurez compris, pour diminuer le stress, la solution consiste à diminuer vos objectifs tout en augmentant les moyens de les atteindre. Un cheminement complet est ensuite présenté pour vous permettre de poser convenablement les bases de votre projet en visant le meilleur équilibre entre objectifs et moyens. Il limitera les risques d’échec liés à un stress trop important.

Conclusion sur Votre profil face au stress par Florence Coll de No Stress au Travail

Les 3 raisons pour lesquelles j’ai aimé ce livre :

Il est parfaitement bien dosé.

Mine de rien, vous en apprendrez sur le stress ! Le livre fourmille d’explications claires pour bien décoder les mécanismes. Du coup, le lecteur est invité à une réflexion de fond. On se replonge dans son enfance, on cherche à identifier ses croyances négatives et ses comportements d’échec. Bref, c’est un beau travail d’introspection qui est proposé. Rappelons au passage que malgré leur expertise, les auteurs ne s’écoutent pas jargonner « psychologie » et se mettent à la portée de tous. Merci messieurs…
Mais cela ne s’arrête heureusement pas là, car les conseils donnés ensuite sont d’ordre pratique et méthodologique. Du coup l’équilibre est préservé entre théorie et pratique.

Il n’y a pas de fatalité et la gestion du stress est à votre portée.
C’est pour moi la morale de ce livre. S’il était encore besoin de le prouver, cet ouvrage vous démontrera que le stress n’est pas l’affaire des autres, mais bien de vous-même. Tout comme moi, vous comprendrez bien mieux la nature des environnements qui gênèrent chez vous du stress ; et vous apprendrez aussi à détecter ce qui dans vos propres valeurs et croyances produit votre stress.
Je suis consultante et formatrice en développement professionnel. J’ai créé un blog sur cette même thématique, pour aider chacun à lutter non pas contre le stress, mais contre ses causes pourquoi nostressautravail ? Pour avoir lu et relu de nombreux guides et ouvrages sur le stress, celui-ci est de loin celui qui m’a été le plus utile. J’utilise régulièrement le cheminement présenté dans le chapitre 5 pour réfléchir sur mes projets, car j’ai conscience que mes exigences me procurent beaucoup de stress !!!

Un livre centré sur le lecteur et pas sur les auteurs, ça fait du bien.

Quelqu’un vous explique qui vous êtes et pourquoi vous réagissez de telle façon, sans vous connaître : moi, ça me fascine ! C’est ce que j’apprécie avec ce type de « profilage ». Mais s’il remplit bien son rôle, c’est aussi grâce à Patrick Collignon et Jean-Louis Prate qui n’ont pas cédé à la prétention des experts bavards. Ils ont entendu et respecté le cri du lecteur d’un ouvrage de développement personnel : « Parlez-moi de moi, y’a que ça qui m’intéresse » ! Encore bravo, car la promesse est tenue en grande partie grâce au questionnaire fourni, appelé : « mon profil face au stress ».

Points forts :

  • Le questionnaire de profilage
  • Des explications précises et complètes
  • On l’appréhende comme on le souhaite (dans l’ordre ou selon son profil)
  • Fait réfléchir et offre de réelles perspectives pour modifier ses mauvais réflexes

Points faibles :

  • Comme tout modèle, les profils peuvent paraître un peu « tranchés », il faut passer au-delà de ses a priori sur le profilage
  • Le questionnaire semble au départ un peu léger
  • Pas facile parfois de différencier les indicateurs retenus pour l’analyse des cadrans du profil

La note de Florence Coll du blog No Stress au Travail

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Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)

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9 Commentaires pour :

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  • Jordane

    5 Juin 2013 à 00:00

    Ca a l’air de sortir du lot par rapport aux autres bouquins sur ce sujet, je vais me pencher dessus, même si en ce moment j’en ai pas trop besoin, il est toujours bon de prévoir, car comme dirait l’autre “Bon vivant, rime avec prévoyant!” 😉
    Bonne synthèse en tout cas

    Au plaisir,

    Jordane de MonBonPote

    Répondre



    • Thomas

      5 Juin 2013 à 11:20

      Bonjour Florence,

      Merci pour la chronique ! J’ai commandé le livre à l’instant.

      Je suis aussi allé jeter un œil à ton Blog qui est vraiment sympa, j’y reviendrai !

      Tom

      Répondre



      • Philippe

        12 Juin 2013 à 13:11

        Bonjour Florence

        ton résumé m’a vraiment donné envie de lire ce livre. Je vais de ce pas sur Amazon voir s’il est en format Kindle.
        j’ai lu tes articles , bien fait , cela me rappelle pas mal de souvenir de mon ancienne vie ..

        au plaisir de te lire à nouveau

        Phil

        Répondre



        • natacha

          23 Juin 2013 à 07:35

          Bonjour,

          C’est vrai qu’on est tous confrontés au stress et qu’il est important de savoir changer les situations qui nous gênent et chacun sa méthode selon sa personnalité.

          Mais avant cela, encore faut-il reconnaitre que l’on est stressé.

          Combien de personnes font des burn out ? Elles sont arrivées au bout de leurs limites et souvent ne se sont pas rendues compte qu’elles étaient stressées

          Car notre société valorise le stress. On parle de bon stress, de stress qui permet d’agir etc..

          Mais c’est pas comme le cholestérol, y’a pas de bon et de mauvais stress.

          Y’a que du mauvais stress !

          Répondre



          • H

            12 Juil 2013 à 11:42

            N’oubliez pas: il faut répondre au lieu de réagir au stress. La différence: le self-controle.

            Répondre



            • manonfi

              1 Août 2013 à 02:39

              Merci, je suis au Bénin. Pas n’importe quel Bénin puisque je suis dans le Bénin profond. Il faut de la patience pour accéder à l’internet. Ca va et ça vient au gré du vent. Mais chaque fois que je réussis à m’accrocher à tes écris, ce n’est que du bonheur. Merci de m’être, même de très loin, très utile. Je m’engage à partager ce que j’apprends avec les nombreux jeunes ici qui n’ont pas internet. Merci. Enan tchè nouwé kaka! Oda bo!

              Répondre



              • Bénédicte

                6 Sep 2013 à 23:26

                Florence a tout a fait raison sur l’efficacité des outils proposés. J’ai lu ce livre puis je me suis formée à l’approche neurocognitive. Cela a changé ma vie de grande stressée et aujourd’hui j’aide ceux qui s’empoisonne avec leur stress. Si vous voulez en savoir plus sur cette méthode n’hésitez pas à participer à une séance découverte http://www.neurocognitivisme.fr vous ne le regretterez pas !

                Répondre



                • Tenir ses bonnes résolutions : le secret des neuromédiateurs | Le blog de la Natural Physical Attitude

                  23 Jan 2014 à 14:32

                  […] J’ai beaucoup appris sur ce blog, et j’ai bien apprécié l’article : Votre profil face au stress. […]

                  Répondre




                  • […] Diminue les symptômes de la dépression, de l’angoisse ou du stress. […]

                    Répondre









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