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Suis-je hypersensible ?

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Résumé de « Suis-je hypersensible ? » de Fabrice Midal : l’auteur, connu pour son enseignement de la méditation, nous livre, dans cet ouvrage, le témoignage authentique de son vécu d’hypersensible. Il apporte alors sa vision positive de l’hypersensibilité lorsqu’elle est assumée, des clés de compréhension et des conseils pour en exploiter toute sa richesse.

Par Fabrice Midal, 2021, 304 pages.

Chronique et résumé de « Suis-je hypersensible ? – Enquête sur un pouvoir méconnu » de Fabrice Midal

Chapitre 1 – Suis-je hypersensible : Trop : Bruits, odeurs, émotions, empathie, pensées… Les mille manières d’être trop

Dans le premier chapitre de son livre « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal commence par partager son vécu d’enfant et d’adolescent hypersensible.

Ainsi, les nombreuses anecdotes de son histoire restituent la façon dont son hypersensibilité l’a impacté jusqu’à l’âge adulte.

Fabrice Midal évoque alors :

  • Un sentiment d’excès, de « trop »

Ce « trop » d’émotions, d’idées, de sensations et de pensées dans tous les sens, ce trop d’empathie, ce trop d’intensité dans sa vie, tout cela a été, durant son parcours, source de surréactions par rapport aux autres.

« Je ne connaissais pas la tiédeur. Je passais brusquement du rire aux larmes, de l’enthousiasme au découragement, à travers une gamme infinie de sensations » raconte l’auteur.

En ce sens, ces excès lui ont été insupportables parfois car ils dérangeaient, perturbaient. Ils étaient un véritable « boulet« .

Mais l’auteur nuance ses propos. Car ce « trop », ajoute-il, a souvent été  exaltant aussi. Il lui procurait beaucoup d’allant et le « bonheur d’être vivant« .

  • Un sentiment de ne pas être comme les autres

En parlant de ces autres, l’auteur écrit : « leur vie m’apparaissait couler comme un long fleuve tranquille, la mienne était une succession de montagnes russes« .

L’auteur se décrit enfant avec des passions qui n’intéressaient pas les autres enfants, un attachement aux adultes et un besoin fort et constant de créer des liens de tendresse et de câlins avec eux.

  • Le sentiment de ne pas avoir la maitrise de soi 

Les colères, changements d’humeur, exaltations, larmes incontrôlables généraient, précise l’auteur, beaucoup de culpabilité. Et s’en suivaient généralement alors de vains efforts à essayer de « rentrer dans le moule » ou à, comme on lui conseillait toujours, essayer de mettre ses émotions plus à distance.

  • Sa pensée en arborescence et son hyper-affectivité

Fabrice Midal décrit sa pensée intuitive, ses difficultés de concentration, sa facilité à être bouleversé à la simple lecture d’un mot ou d’une phrase. Il dépeint son être pleinement engagé et habité d’émotions quand pour les autres, seule la raison n’est présente.

Enfin, Fabrice Midal conclut ce chapitre en interpellant le lecteur qui se reconnaitrait dans ses propos : « Tu t’en veux : tu voudrais tellement être comme tout le monde ! Tu te méprends : en réalité tu as ce don » écrit-il. Car selon lui, l’hypersensibilité est effectivement un don, une chance à exploiter :

« Parfois, cette intensité a été douloureuse et m’a épuisé. Mais souvent, elle m’a porté dans une sorte de jubilation extatique qui m’a transfiguré, m’a amené à me dépasser, à toucher la vie en moi, à être pleinement. Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce trop, sensible, émotionnel, cognitif, pouvait être une chance. Qu’il était même un don si je réussissais à le travailler comme d’autres travaillent leur don pour la musique, pour la cuisine ou pour les mathématiques. »

Chapitre 2 – Suis-je hypersensible : Le cadeau – Prendre conscience de ton hypersensibilité pourra tout changer pour toi

Suis-je hypersensible :prendre conscience de son hypersensibilité un cadeau exceptionnel

  • L’annonce

Fabrice Midal raconte, dans ce deuxième chapitre de « Suis-je hypersensible ? », comment il a pris conscience de son hypersensibilité et la première fois qu’il a pu y mettre des mots dessus.

Ainsi, il nous confie que l’idée d’être hypersensible ne lui avait jamais effleuré l’esprit jusqu’à ce fameux soir où, au détour d’une discussion tardive avec un participant d’un de ses séminaires, ce dernier lui suggéra, de façon totalement inattendue, cette possibilité.

L’auteur se dit d’abord troublé par cette idée, car il associait au terme d’hypersensibilité de nombreux préjugés dans lesquels il ne se reconnut pas. Hyperactif, très engagé et assumant de lourdes responsabilités professionnelles et familiales, il ne collait pas au stéréotype « de la petite chose fragile » qu’il attribuait, à tort, à l’hypersensibilité.

  • La prise de conscience et l’acceptation

Mais au cours de la discussion, Fabrice Midal découvre que l’hypersensibilité, bien loin des clichés qu’il avait en tête, était, en fait,  essentiellement liée à notre processus de filtrage d’informations sensorielles, émotionnelles et cognitives qui nous parviennent en continu.

Il apprend que ce filtrage réalisé par notre cerveau s’effectue différemment chez les uns et les autres comme un tamis dont la grille de maillage serait plus ou moins fine selon les individus.

De façon très résumée, les personnes dont le maillage est :

    • Très fin, autrement dit ceux dont les filtres sont performants, peuvent faire preuve d’une très grande concentration (ils ne sont pas parasités par trop d’informations). Leur vie sera, par contre, plutôt monotone, du fait de la sous-information.
    • Moins fin et dont le tri d’informations est moins rigoureux, reçoivent des informations de partout, de façon continuelle et plus fortement (bruits, odeurs, température, moindres dysfonctionnements de leur organisme). Ils perçoivent quantité de signaux émotionnels (larmes aux yeux, colère, explosion de joie…). Ce sont des hypersensibles :

« Suralimentée en informations, leur intelligence est singulière, plus intuitive : ils « captent » une situation, une solution, sans toujours savoir comment ils l’ont perçue et comprise, et sans jamais passer par les chemins de la logique conventionnelle. »

  • Le soulagement et le sens

Après avoir pris conscience de ce qu’était réellement l’hypersensibilité, l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » explique avoir été soulagé de pouvoir mettre un mot sur tout ce qu’il lui arrivait.

Avec cette annonce, tout prenait sens, explique Fabrice Midal : ses fulgurances, ses réactions excessives, son besoin de solitude, son impression d’être anormal. « J’avais jusque-là la mauvaise carte de géographie de mon cerveau. Il me restait à trouver un GPS adapté pour m’orienter dans la vie » analyse l’auteur.

  • « Un merveilleux cadeau »

Le profond soulagement s’est enfin accompagné, pour Fabrice Midal, d’une conviction : celle que son hypersensibilité était non seulement une singularité à assumer, mais surtout un véritable atout à cultiver.

Finalement, à travers son histoire, l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » souligne trois idées : se reconnaître hypersensible demande de :

    • Faire un long travail de mise en liens dans son vécu : « d’un coup, tout fait sens, tout devient moins pénible, moins douloureux » indique l’auteur.
    • Comprendre « qu’il y a autant d’hypersensibilités que d’individus hypersensibles« .
    • Considérer l’hypersensibilité comme « un cadeau extraordinaire qui change la vie« .

Chapitre 3 – Suis-je hypersensible : Test – Comment se retrouver face au foisonnement des manifestations de l’hypersensibilité

Un hypersensible, tant qu’il s’ignore, aura des difficultés à s’intégrer socialement, affirme l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » Pourquoi ? À cause du sentiment de décalage qu’il ressent dans sa vie sociale : à l’école d’abord, puis à l’université et au travail.

De plus, de ce sentiment d’être différent, « étranger aux règles du jeu des autres », naît souvent un sentiment de culpabilité.

Pour éviter cela, Fabrice Midal nous invite, dans ce troisième chapitre de « Suis-je hypersensible ? », à réaliser un test pour nous éclairer sur notre hypersensibilité. Même si on ne peut pas considérer ce genre de test comme scientifiquement rigoureux (l’hypersensibilité étant difficilement définissable selon nos modes de penser), réaliser un test peut nous apporter quelques points de repère et nous aider à comprendre notre nature hypersensible (chaque personne ayant une manière très singulière d’être hypersensible). Attention toutefois, rappelle l’auteur, de « ne pas se laisser enfermer dans le résultats des tests qui doivent rester ludiques avant tout ».

Chapitre 4 – Suis-je hypersensible : Lucky Luke – Où l’on découvre que l’hypersensibilité est un précieux atout pour un cow-boy du Far West

Dans ce quatrième chapitre de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal nous présente Lucky Luke comme l’archétype de l’hypersensible.

En effet, l’auteur raconte qu’après qu’il se soit découvert hypersensible, il perçut une facette inédite et très caractéristique dans le personnage de bande dessinée de Lucky Luke, à savoir sa dimension hypersensible.

L’hypersensibilité assumée de Lucky Luke devint alors une source d’inspiration pour Fabrice Midal :

« Ce pourfendeur du mal qui protège les autres au péril de sa vie se sait différent, mais cela ne le chagrine pas, au contraire : il se voit comme un cygne au milieu des canards et il revendique sa singularité. Il n’est pas pour autant un Schtroumpf timide ou asocial ! Quand il émerge de ses parenthèses de solitude, il est tout à fait capable de jongler avec la grammaire sociale qu’il a apprise. »

Le cow-boy justicier fait réaliser à l’auteur que l’hypersensibilité peut devenir un véritable atout dès lors qu’elle est acceptée : 

« Lucky Luke a fait de son hypersensibilité exacerbée et assumée un incroyable atout grâce auquel il réussit les missions les plus périlleuses. […] Pleinement lui-même, avec ses forces et ses faiblesses, il avance dans la vie avec légèreté, en adéquation avec elle. S’il avait rejeté sa fragilité, s’il avait tenté de l’enfouir comme le font souvent les hypersensibles, Luke n’aurait pas été Lucky Luke. Il n’aurait sans doute rien fait de sa vie, ployant sous le fardeau de la culpabilité d’être si sensible… »

En brossant ainsi le portrait du cow-boy hypersensible qui s’assume, Fabrice Midal nous invite à cesser de culpabiliser d’être ce que nous sommes. Et cesser d’essayer d’être ce que nous ne sommes pas : cela nous étouffe.

Nous retiendrons ces phrases-clés à ce sujet :

  • « L’hypersensibilité se manifeste par une très profonde humanité« .
  • « L’héroïsme ne consiste pas à étouffer son hypersensibilité, mais à la reconnaître pleinement. […] C’est en utilisant tous les atouts de son hypersensibilité que le héros peut se révéler« .

Chapitre 5 – Suis-je hypersensible : Acceptation – Dire oui à son hypersensibilité n’est pas un acte isolé, mais le chemin de toute une vie

Suis-je hypersensible : acceptation de soi soi dire oui à son hypersensibilité

Nous l’avons vu précédemment : l’hypersensibilité est une chance quand on sait l’accepter et l’intégrer dans sa vie avec intelligence. C’est pourquoi, assure l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » en démarrant ce nouveau chapitre, il est tout à fait possible de vivre de façon harmonieuse avec elle. Il est même possible de la développer pour en tirer de nombreux bénéfices.

Mais pour cela, l’auteur rappelle ici qu’il convient de suivre deux étapes qui peuvent durer toute une vie :

  • Comprendre sa singularité, l’explorer, découvrir son propre mode d’emploi.
  • Accepter son hypersensibilité, « la transformer en jeu » au lieu de la renier. Il ne s’agit pas ici de « juste consentir à ce qui est » en baissant les bras. Cette acceptation est un travail qui s’entreprend au quotidien et qui exige, au-delà d’une simple décision intellectuelle, un « accueil profond« .

Chapitre 6 – Suis-je hypersensible : Faux self – Ta carapace ne te protège pas. Au contraire, elle est un handicap

Souvent, inconsciemment, l’hypersensible fait l’erreur de rejeter son hypersensibilité. À la place, il se forge une carapace pour correspondre aux attentes des autres : c’est qu’on appelle « le faux self« .

  • Le faux-self : une protection illusoire

Ce mécanisme de défense va, dans un premier temps, servir de protection. Mais il est artificiel et illusoire. Au fil du temps, l’hypersensible ne devient plus que cette carapace. Il s’oublie, se perd sous cette armure protectrice qui « se rouille et s’alourdit » jusqu’à le paralyser. Le risque est aussi que cette carapace explose brutalement.

Pour illustrer ce processus, Fabrice Midal relate l’histoire de sa tante : voulant être parfaite, celle-ci a vécu longtemps à côté de sa vie sans jamais être elle-même, jusqu’à soudainement s’écrouler. Victime d’un burn-out, il lui a fallu des mois pour se relever et finalement arriver à vivre sans son armure de protection.

Dans ce chapitre, nous comprenons alors que le problème n’est pas l’existence du faux self en soi, car il peut s’avérer utile socialement (c’est grâce à lui, par exemple, que nous nous comportons différemment en réunion de travail qu’en plein concert). Le problème, explique l’auteur, c’est quand l’emprise du faux-self sur le vrai self est tel que ce dernier s’efface, qu’il est refoulé et qu’il finit par déclencher souffrance et crise identitaire.

  • Se débarrasser de son faux-self avant qu’il n’explose

Et c’est ce qui se passe avec beaucoup d’hypersensibles : parce qu’ils ont peur du rejet, les hypersensibles ont tendance à se conformer aux attentes des autres et terrent leur singularité sous une carapace. Leur vrai-self se retrouve étouffé dans « un moule trop petit, trop étroit, trop obscur », et ils en oublient qui ils sont vraiment.

Fabrice Midal s’adresse alors au lecteur :

« Se débarrasser de son faux self avant qu’il explose est un acte de confiance qu’il est important d’assumer. La peur est légitime, mais la magie de la vie fait qu’en réalité, sans armure, tu peux encore mieux marcher. »

Chapitre 7 -Suis-je hypersensible : Écorché vif – Avec son tempérament bouillonnant, puissant, ouvert, vivant, l’hypersensible est une énigme qui a toujours interrogé l’histoire de l’Occident

Ce septième chapitre de « Suis-je hypersensible ? » aborde la façon dont l’hypersensibilité a été considérée au fil de l’histoire occidentale.

Fabrice Midal y développe trois points :

  • L’hypersensibilité a toujours intrigué dans l’histoire de la pensée et de la philosophie

On l’a ainsi nommée de différentes manières. L’auteur revient sur les termes employés au fil du temps : « écorché vif », « nerveux » (début du 19ème siècle), « mélancoliques » (pas dans le sens de la tristesse mais en référence à la bile noire secrétée en excès par l’hypersensible selon la médecine antique).

  • La puissance de ressenti des hypersensibles a toujours fasciné

Vivre cette succession de « hauts qui sont très hauts » et de « bas qui sont très bas » peut être perçue comme un inconfort par les concernés. Mais elle peut être considérée comme une opportunité par les autres qui ne s’étonnent pas « que les meilleurs (politiciens, sportifs, guerriers, écrivains…) soient des hypersensibles ».

Chapitre 8 – Suis-je hypersensible :Émotions – Comment prendre une décision vraiment logique et rationnelle

Depuis leur enfance, les hypersensibles s’entendent dire que leurs émotions les empêchent d’agir d’une juste façon : il ne faut pas pleurer, ni se mettre en colère, ni avoir peur ou être angoissé au risque d’être moins fort ou moins performant. Il faut plutôt réfléchir, leur répète-t-on.

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » indique que c’est en fait la naissance d’un nouveau concept, dans les années 1990, qui a mis fin à l’opposition émotions/ raison et a fini par mettre en évidence la richesse indiscutable de nos émotions. Ce concept, c’est l’intelligence émotionnelle.

Cruciale, cette intelligence, appelée aussi « intelligence du cœur« , consiste ni à rejeter ni à accepter ses émotions mais à les considérer comme un énorme potentiel à écouter et explorer.

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Aussi, Fabrice Midal nous propose d’essayer d’examiner nos émotions à partir de quatre méthodes issues des recherches du neuropsychologue António Damásio. Ces méthodes s’appliquent selon les situations :

  1. Agir comme un spectateur impartial face à nos émotions, avant qu’elles ne nous submergent.
  2. Accueillir et reconnaître pleinement l’émotion pour l’apaiser.
  3. Noter par écrit ce que nous ressentons à l’état brut, mettre des mots sur nos émotions dans le but de les mettre à distance et de nous en libérer.
  4. Se mettre à la place de l’autre pour ne pas prendre les émotions des autres comme si elles étaient dirigées contre soi.

Chapitre 9 – Suis-je hypersensible :Cerveau – L’hypersensibilité n’est pas seulement une affaire de psychologie : elle est écrite dans notre corps

Suis-je hypersensible: imagerie médicale hypersensibilité et cerveau humain

Les progrès scientifiques, en imagerie médicale en particulier, ont récemment fait naître des débuts d’explications concernant l’hypersensibilité et ses causes. Parmi ces découvertes, celles du chercheur en physico-chimie Francis Taulelle, nous apprennent que :

  • Notre sensibilité est plus ou moins fine selon les éléments : pour certains, ce sera le bruit, pour d’autres le toucher ou le goût.
  • Cette hypersensibilité se travaille : en s’entraînant, de nouvelles connexions neuronales se créent. Il est ainsi possible d’affiner sa vue, son odorat, son ouïe (comme le font les « nez » de la parfumerie avec les odeurs, les œnologues avec les saveurs).
  • L’hypersensibilité serait en fait le mode de fonctionnement « normal » de notre cerveau. C’est le poids de notre conscience en activité qui engendrerait, chez les hypo-sensibles, une restriction anormale des capacités à traiter simultanément les informations subconscientes.
  • Nous possédons des « récepteurs d’émotions » dans l’ensemble de notre organisme, positionnés sur les membranes de nos cellules. Ces récepteurs, particulièrement nombreux et développés chez les hypersensibles, peuvent, en réaction aux émotions, modifier de façon mécanique la cellule sur laquelle ils se trouvent. L’auteur nous dit qu’ils mettent ainsi « le psychique dans le corps ». Voilà donc pourquoi, entre autres, un choc émotionnel peut être à l’origine de dérèglement de l’organisme (coliques, insomnies, maladies graves…).

Chapitre 10 – Suis-je hypersensible : Sorcière – L’hypersensible est un extralucide dont le savoir intuitif a souvent fait peur

Bien souvent, le savoir intuitif de l’hypersensible inquiète car il sort du cadre conventionnel et se veut libre.

Dans cette partie de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal nous raconte en quoi le procès des sorciers et sorcières, sensibles, réceptifs aux vibrations et intuitions, connaisseurs des plantes et en symbiose avec la nature fut, en fait, celui de l’hypersensibilité.

Fabrice Midal relate les persécutions des sorcières à la Renaissance quand l’exploration du monde fut donnée aux savants. À ce moment-là, l’hypersensibilité fut alors associée au féminin en même temps qu’un « modèle masculin fantasmé » érigé sur la force et la virilité, fut institué.

Le philosophe et sémiologue Roland Barthes dira plus tard, dans les années 1050, que la reconnaissance des sorcières est en fait « celle du droit à la sensibilité dont nos sociétés ont tant besoin ». Pourtant, encore aujourd’hui, l’imaginaire collectif continue de penser que l’hypersensibilité ne peut pas être encouragée et pense plus prudent de tenir les hypersensibles à l’écart.

En somme, « la réhabilitation de la sorcière est celle de notre propre rapport à l’hypersensibilité » résume Fabrice Midal.

Chapitre 11 – Suis-je hypersensible: Je pense trop – Pourquoi les hypersensibles ont besoin de mettre de l’ordre dans leur mental

L’esprit de l’hypersensible fonctionne de façon singulière, intense et exaltante. Pour résumer, « l’hypersensible pense trop« .

Assailli en permanence de pensées qui surgissent toutes en même temps, l’hypersensible s’épuise et dépense souvent une énergie considérable à essayer de remettre de l’ordre dans toutes ses idées. Pourquoi ? Parce que, selon Fabrice Midal, l’hypersensible veut « prendre tous les chemins en même temps », craignant de « passer à côté du bon chemin ». De cette façon, il se retrouve, certes plein d’enthousiaste, mais tourne en rond, incapable d’aller au bout de ses projets.

Pour éviter cela, inutile de se mettre la pression en cherchant à contrôler son esprit. Fabrice Midal conseille ici aux hypersensibles d’essayer d’avancer pas à pas en se faisant confiance, dans une seule direction et sans se laisser distraire. Il décrit deux méthodes complémentaires pour nous y aider : la technique méthodique de Descartes et la to-do-list (liste de tâches à effectuer).

Chapitre 12 – Suis-je hypersensible : Ancrage – Comment trouver des ressources en soi en prenant appui sur son hypersensibilité

Fabrice Midal commence ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? » en affirmant qu’il n’est possible de bien vivre avec son hypersensibilité qu’en l’aidant à s’épanouir.

Concrètement, cela sous-entend qu’on « ne raisonne pas un hypersensible pour qu’il devienne moins sensible ». D’abord parce qu’il n’y parviendra pas (renvoyé à son impuissance, cela ne va fera qu’aggraver sa situation). Ensuite parce qu’il ne sert à rien de vouloir contrôler son hypersensibilité. Pour apaiser l’agitation de l’hypersensible, il faut, au contraire, cesser de vouloir toujours tout comprendre, et juste se poser, s’ancrer dans une intensité de présence.

Ici, Fabrice Midal évoque alors la notion d’ancrage comme méthode d’ouverture à ce que François Roustang, psychanalyste et hypnothérapeute, appelait la »perception élargie » par opposition à la « perception restreinte » :

« La perception restreinte est de l’ordre de la concentration. […] La perception élargie consiste à être entièrement en rapport à ce qui est, dans un état de veille globale. C’est être pleinement, en faisant confiance à l’entièreté de ce que l’on perçoit, de ce que l’on ressent. Cette dimension de présence a une vertu rare pour l’hypersensible : elle apaise radicalement ses brûlures, ses tourments. »

Chapitre 13 – Cœur – Les chemins de notre cœur sont surprenants et mystérieux

« L’une des raisons du déni de l’hypersensibilité est la coupure profonde de notre époque avec son propre cœur. »

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal nous encourage à vivre pleinement l’expérience de notre hypersensibilité pour dénouer une situation. Il nous invite à laisser la vie travailler en nous, à laisser une place à « l’inattendu », à « la surprise », à « la rencontre avec son cœur ».

« Quand tout te semble fermé devant toi, quand tu as l’impression d’être emprisonné, laisse-toi aller à un moment d’hypersensibilité qui, seul, pourra tout dénouer. Accepte la possibilité d’une solution qui viendra du seul fait que ton cœur sera touché. Laisse cette expérience aller à son terme. Le soulagement adviendra… »

Chapitre 14 – Jacob – Comment assumer des responsabilités quand on est hypersensible

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal commence par raconter l’histoire de Jacob. Ce personnage hypersensible de la Bible, va, au fil de son parcours, agir et prendre des responsabilités politiques, sociales et spirituelles, et devenir un leader.

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » se sert alors de ce récit initiatique pour mettre en évidence les quatre étapes du chemin difficile mais exaltant, que nous pouvons emprunter pour grandir, nous accomplir, nous métamorphoser et devenir, nous aussi, des leaders responsables de notre vie.

  • Leçon n°1 : « Entrer dans l’action »

Pour tirer tous les bénéfices de son hypersensibilité, l’hypersensible, bien que tenté de se réfugier dans son intériorité, va devoir entrer dans l’action.

  • Leçon n°2 : « Développer son talent »

Les hypersensibles sont créatifs, novateurs et débordant d’idées ingénieuses et différentes de ce qui se fait habituellement. Il est alors essentiel de laisser ces talents s’exercer.

  • Leçon n°3 : « Rencontrer ses zones d’ombre »

Les hypersensibles ont besoin de silence et d’espace. Dans cet isolement en soi, Fabrice Midal nous invite alors à mener un combat avec nos peurs, notre « part d’ombre » et « tout ce que l’on refuse de soi ». Comme Jacob dans un combat intérieur, l’auteur nous encourage à surmonter nos contradictions de façon à nous assumer tel que nous sommes et enfin arriver à « déclarer ouvertement » notre hypersensibilité.

  • Leçon n°4 : « Accepter de vaincre en restant humble, en restant soi »

S’engager dans ce monde en tant qu’hypersensible requiert de savoir allier humilité, sensibilité, fragilité, inventivité et liberté. C’est ainsi que nous serons en mesure de transformer notre hypersensibilité en force, assure l’auteur.

Chapitre 15 – Surdoué – Et si c’était une autre manière d’appeler les hypersensibles ?

Fabrice Midal entame ce chapitre en revenant sur le travail effectué par les psychologues au fil des siècles au sujet de l’intelligence et auprès de ceux qu’on appelle « surdoués », « précoces » ou encore « haut potentiel ».

Quatre idées phares ressortent de son exposé. Selon lui, les surdoués sont de grands hypersensibles. Aussi, ils :

  • Ne sont pas dotés d’une « intelligence supérieure quantifiable » mais d’une « multiplicité d’intelligences » (intelligence relationnelle, mémorielle, corporelle, linguistique…) fonctionnant en réseau, avec des antennes partout déployées.
  • Sont pourvus d’un fonctionnement intellectuel particulier et présentent une manière très singulière d’être au monde. Cette intelligence atypique s’accompagne d’un mode de pensée dit « en arborescence » par opposition au mode de pensée dit « linéaire », dont la logique est normative et évidente. Aussi, intuitions et fulgurances interfèrent, voire dominent sur leur raisonnement.
  • Savent dépasser les carcans des conformismes qui limitent la pensée, mettent en lien des éléments que rien ne relient a priori et ne craignent pas la complexité. Ils ont ainsi la faculté d’inventer d’autres voies, de prendre des chemins de traverse.
  • Enfants, les surdoués ne sont pas comme les autres : ils « pensent trop, parlent trop, réagissent trop, semblent dissipés alors qu’ils effectuent plusieurs tâches à la fois » ; ils sont extrêmement curieux et passionnés.

L’auteur insuffle alors au lecteur la possibilité de repenser la manière de conduire leur vie sous le prisme du haut potentiel. Car ce que les surdoués portent, en fait, au cœur de leur singularité, c’est l’hypersensibilité :

« Toi aussi, tu peux être curieux, tu peux explorer le monde, poser des questions puisque telle est ta force. […] N’oublie pas que les grands découvreurs sont, eux aussi, des hypersensibles. C’est ce qui leur a permis de sortir des chemins tracés d’avance, d’oser transgresser les règles données, d’explorer, d’entrer en rapport avec ce qu’il se passe, avec ce qui est, et de voir ce que personne n’avait vu pour laisser advenir un savoir surprenant. »

Chapitre 16 – Frontalier – Les hypersensibles vont aux frontières de ce qui est connu et en rapportent leur savoir

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » commence par nous parler des mythes fondateurs des Achuars vivant entre le Pérou et l’Équateur pour nous expliquer leur vision non dualiste du monde.

En effet, le peuple Achuar considère comme parfaitement égaux « humains » et « non-humains », « nature » et « culture », « corps » et « esprit ». Ce rapport au monde, totalement étranger à notre rationalité, à nos schémas et catégories, amène les Achuars à détecter, d’une manière hypersensible, « les liens invisibles mais réels entre les éléments ». Ils ont ainsi accès aux mondes et domaines artificiellement séparés par la raison, mondes qui selon eux n’ont jamais cessé d’être connectés.

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » analyse alors ici l’hypersensibilité comme  « un don » capable de nous emmener à ces frontières. Selon lui, l’hypersensibilité est « l’intuition fondamentale de l’existence de liens entre nous et ce qui nous entoure, des liens qui n’entrent dans aucun schéma et sur lesquels il est difficile de mettre des mots, mais qui n’en sont pas moins réels ».

Les artistes, peuples premiers, marginaux sont, précise-t-il, des frontaliers. Ils nous ont appris que « c’est là que l’on touche à des vérités très profondes, des vérités existentielles ». Et qu’être frontalier nous permet d’aller explorer l’inconnu pour « en rapporter de précieux savoirs ».

Suis-je hypersensible :hypersensibles ces explorateurs au savoir

Chapitre 17 – Normalité – Les mesures statistiques n’existent pas dans la réalité

Pour aborder le sujet de la normalité et ses conséquences, Fabrice Midal nous raconte une anecdote qui l’a marqué pendant son enfance : celle d’une jeune femme trisomique qui participait à son cours de dessin et exprimait ce qu’elle ressentait d’une manière très libre et singulière.

À travers l’histoire qu’il nous relate, l’auteur dénonce les normes qui nous écrasent, nous emprisonnent et freinent notre créativité. Malgré tous les efforts possibles, personne ne parvient à correspondre complètement à cette norme. Tout comme personne n’arrive à être ce qui est censé la refléter, à savoir « la moyenne ».

Chez les hypersensibles, encore plus que chez les autres, cette notion de normalité est source de pression et de beaucoup de souffrance. Selon l’auteur, l’hypersensible « se sent anormal alors qu’il est tout simplement un autre normal« . Comme tout un chacun d’ailleurs : « nous sommes tous, chacun à notre manière, des autres normaux » ajoute l’auteur.

Enfin, Fabrice Midal conclut en encourageant le lecteur à se détacher de la tyrannie de la norme et à nourrir sa singularité :

« Reste un humain dans un monde déshumanisé par la norme, où tout doit être lisse, où il faut couper tout ce qui dépasse. Et où l’on finit par tous se sentir bizarres. Tu es différent ? Tant mieux, parce que c’est là que réside ton humanité. Ta différence est un cadeau de la vie. Ta seule mission est de veiller à ta singularité. C’est elle qui sauvera le monde de la grisaille… »

Chapitre 18 – Proust – Pour vivre pleinement une vie fantastique, orgasmique, il suffit de faire attention

Selon l’auteur de « Suis-je hypersensible ? », la vie et l’œuvre hors normes de Marcel Proust, et notamment son ouvrage « À la recherche du temps perdu« , sont de véritables modes d’emploi pour explorer notre hypersensibilité.

En effet, Proust est, selon Fabrice Midal, un grand hypersensible. Il a su faire de son hypersensibilité une force qui l’a amené à vivre une existence fantastique et à réaliser une grande œuvre littéraire.

Dans ses écrits, Proust nous montre que « l’hypersensible n’a pas besoin d’aller au sommet de l’Himalaya pour vivre les expériences les plus extraordinaires : le moindre événement du quotidien peut être l’occasion d’une métamorphose, d’une aventure ». L’illustration en est sa fameuse madeleine : simple madeleine qu’il est capable de transformer en une « expérience orgasmique » lance l’auteur.

À travers l’hypersensibilité de Proust, l’auteur dégage ici 4 leçons :

  • Leçon n°1 : « l’hypersensibilité est un formidable levier pour nous tirer de la grisaille et de l’ennui ». Aussi, ceux dont la sensibilité est émoussée ne connaissent pas le pouvoir de l’hypersensibilité de nous ouvrir à un monde merveilleux et infini.
  • Leçon n°2 : « l’hypersensibilité est notre génie« . Grâce à Proust, l’auteur dit avoir compris que la source du génie provenait de « l’exploration de ce que l’on ressent au fond de soi, de sa singularité », et non pas « cette intelligence qui analyse, ordonne et classe et qui est la même partout ».
  • Leçon n°3 : en apprenant à faire quelque chose de nos épreuves douloureuses, nous réapprenons à vivre.
  • Leçon n°4 : il faut nommer ce que nous éprouvons pour le rendre vivant.

Chapitre 19 – Système nerveux – L’hypersensibilité est le mode de fonctionnement cérébral le plus fructueux

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal nous explique que les fondements de l’hypersensibilité sont physiologiques. Il s’agit d’abord d’un fonctionnement neuronal, sur lequel vient ensuite se greffer la psychologie.

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Fabrice Midal expose de façon très détaillée ce mode de fonctionnement. Ces explications nous aident à comprendre les sur-réactions des hypersensibles. De nombreux points sont développés. Retenons deux principes clés qui s’appuient sur les travaux de Michel Le Van Quyen.

  • Le cerveau émotionnel des hypersensibles est très réactif

L’auteur nous explique le fonctionnement du système limbique dit « émotionnel » qui fonctionne sans ordres conscients de notre part mais par automatismes. Il décrit comment ce système secrète des hormones pour activer notre système nerveux sympathique et parasympathique.

Il souligne que chez les personnes dites hypersensibles, ce système est très réactif aux stimuli externes ainsi qu’aux pensées et ruminations internes.

  • Le « mode par défaut » des hypersensibles est celui de l’intériorité et de la rêverie

L’auteur décrit les trois grands réseaux de fonctionnement du cerveau, plus ou moins dominants selon notre vécu, nos apprentissages, peut-être nos gènes :

    • Le système exécutif, celui de la rationalité

Il agit comme un filtre face aux stimuli et nous permet alors de nous concentrer sur une tâche malgré les stimulations et sollicitations (travailler dans un open space, suivre une conversation dans un café…). Les recherches réalisées laissent penser qu’il serait moins performant chez les hypersensibles que chez les autres.

    • Le système de l’intériorité, le « mode par défaut »

« Quand il prend le dessus, nous sommes dans un état de rêverie, d’esprit vagabond, d’introspection » indique l’auteur. On déconnecte de la rationalité pour se connecter à la créativité, à l’intuition. Ces moments sont très féconds, propices à la mémorisation, à la construction du moi, à la découverte de solutions inattendues et à l’origine de nombreuses petites et grandes inventions, de prodigieuses découvertes scientifiques, chefs-d’œuvre littéraires et artistiques.

    • Le réseau de la salience

Ce système joue le rôle d’arbitre : quand il est temps de sortir du « mode vagabondage », il réactive notre système exécutif et nous ramène à la tâche en cours.

Le mode dominant chez l’hypersensible, parmi les trois, est celui de l’intériorité.

Souvent, l’hypersensible s’en veut d’être ainsi plus volontiers porté sur la rêverie, le mode par défaut. Il cherche alors à réactiver son système exécutif. Mais, pour l’auteur, cette attitude est complètement vaine puisqu’il s’agit de son fonctionnement neuronal.

Il n’est donc pas question de chercher encore à plus contrôler. Il faut plutôt s’autoriser à relâcher le contrôle. L’hypersensible doit faire confiance à la singularité de son système nerveux. Il doit laisser son cerveau tranquille quand il rêvasse car, en réalité, celui-ci « est en train de travailler pour le conduire là où il a besoin d’aller », assure l’auteur.

Chapitre 20 – Silence – Écouter le bruit de la vie

Les personnes hypersensibles ont énormément besoin de silence pour se ressourcer. L’auteur parle ici d’ »un vrai silence« , un silence « qui ne fait pas peur », un silence « plein, vivant, fécond, régénérant ».

Suis-je hypersensible : hypersensibilité au bruit silence régénérant

Fabrice Midal témoigne de cette nécessité pour lui-même :

« J’ai l’impression d’être agressé par le brouhaha, par les bruits de fond, par les sons inutiles, par les bavardages. Je n’aime pas les grandes tablées, je leur préfère les repas plus intimes. »

Même si notre société, elle, n’aime pas le silence (il angoisse, fait peur, renvoie à la solitude, à l’ennui…), Fabrice Midal appelle les hypersensibles à s’éloigner du bruit et de l’agitation qui les agresse. Ainsi, ils pourront trouver, dans le silence, une vraie expérience humaine, leur force de guérison quand ils se sentent submergés, ainsi qu’une parole authentique.

Chapitre 21 – Burn-out – Ce qui vous menace n’est pas du tout ce que vous croyez

Dans ce chapitre, Fabrice Midal explique pourquoi le burn-out est redoutable pour les personnes hypersensibles. Il détaille comment celui-ci se manifeste et appelle les hypersensibles à la vigilance sur les signes avant-coureurs.

  • Le burn-out : un piège pour l’hypersensible

Le burn-out n’est pas causé par un travail excessif en soi, mais par le manque de considération de son travail, la « maltraitance sournoise« . Il n’est pas lié non plus à une faiblesse, au contraire, il touche les individus particulièrement résistants, enthousiastes et surefficients. Aussi, l’hypersensibilité est un terrain propice au burn-out par l’inclinaison de l’hypersensible à toujours faire mieux, son besoin de sens dans chaque tâche réalisée, sa faculté à repousser ses limites jusqu’à ne plus se respecter parfois, etc.

  • Une maladie psychologique, physiologique, cognitif, émotionnel, comportementale

Le burn-out est bel et bien une maladie nous dit l’auteur. Et celle-ci atteint la personne sur tous les plans, de manière simultanée.

Au niveau :

    • Psychologique : le burn-out est « un effondrement complet, une perte de toutes les ressources en soi » qui va « brûlée », « carbonisée » celui/ celle qui en est victime.
    • Physiologique/ physique : le burn-out se déclenche à la suite d’une situation de stress intense et prolongée. Le stress chronique secrète, en effet, certaines hormones qui, en continu, agressent l’organisme. Ce dernier ne suit plus, s’épuise et commence à dysfonctionner. On se met à ressentir « des nausées, des vertiges, un mal de tête, une infinie lassitude ». Un jour, c’est « la déflagration » : le corps lâche, les muscles ne répondent plus, si bien qu’un matin, il nous est impossible de nous lever.
    • Cognitif : le burn-out se manifeste aussi par une incapacité à se concentrer, des trous de mémoire, une sensation de blocage dans nos raisonnements, ou encore cette impression que notre esprit fonctionne au ralenti.
    • Émotionnel et comportemental : l’épuisement prend le dessus, entraînant avec lui un repli sur soi, de l’agressivité, une perte d’empathie. La personne semble ne ressentir que de l’hostilité et ne se trouver que dans des situations dont elle n’arrive pas à sortir. Souvent, elle s’en veut d’être comme cela. « Elle devient encore plus hypersensible : elle ressent tout, et tout devient plus intense. »

Fabrice Midal conclut en attirant notre attention sur les signes avant-coureurs d’un burn-out : « Ouvrons les yeux pour les détecter et apprenons à dire non à ceux qui abusent de notre enthousiasme – même si c’est difficile pour un hypersensible » lâche-t-il.

Chapitre 22 –  Performance – La contre-productivité de la roue du hamster

Dans ce court chapitre, l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » nous invite à réfléchir sur notre rapport, en tant qu’hypersensible, à la performance.

En fait, Fabrice Midal nous met en garde sur plusieurs points.

En effet, selon lui, le monde connaît une véritable « hystérie de la performance » qui nuit à la créativité, à l’envie. Elle « assassine la performance« .

Selon l’auteur, les hypersensibles seront plus facilement victimes de l’hystérie de la performance à cause de  leur exigence de performance, leur passion de l’engagement. Mais les hypersensibles sont des lanceurs d’alerte. Ils seront alors aussi les plus à même de « sauver le monde » de cette hystérie de la performance : « les hypersensibles sont la conscience du monde » écrit l’auteur.

Chapitre 23 – Stress – Se « calmer », c’est se couper de ce que l’on vit et de ce que l’on sent

Fabrice Midal introduit ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? » en nous rappelant que « le stress est une réaction naturelle de tout organisme vivant ». Le problème, rajoute-t-il, c’est que le terme « stress » est devenu un mot-valise sous lequel nous mettons, la plupart du temps, les émotions que nous n’avons pas envie de voir : angoisses, colère, déceptions, etc. À cause de cela, nous n’observons pas ce que nous ressentons vraiment, « ce qui nous travaille ». Nous culpabilisons quand les autres nous font remarquer que nous sommes stressé » et subissons ainsi tous les effets néfastes du stress.

Selon l’auteur, pour apaiser notre stress et surmonter nos blessures, nous n’avons pas le choix que de comprendre et nommer le vécu que nous dissimulons sous le mot « stress » qui ne veut plus rien dire. C’est pourquoi, au lieu de chercher à gérer notre stress, à être zen, comme on nous le demande, il est bien plus utile de clarifier et reconnaître notre réalité humaine : « non, je ne suis pas stressé : je suis trop sensible, je suis affecté, je suis malheureux, je suis ému, je suis à bout, je suis énervé, je suis sous tension, je suis inquiet, je suis maltraité, je suis débordé« .

Une fois cette démarche réalisée, nous cessons de nous sentir coupable d’être stressé. Nous nous sentons même moins « stressé ».

Enfin, l’auteur nous fait déculpabiliser en soulignant qu’être stressé, c’est également synonyme d’engagement, c’est vouloir réaliser les choses avec sérieux, du mieux possible. Celui qui s’en fiche, lui, n’est pas « stressé », pas mobilisé. Cette étape nous pousse donc aussi à « aller au bout de l’exigence qui nous caractérise en tant qu’hypersensible ».

Chapitre 24 – Spider-man – Renouer avec les pouvoirs de l’hypersensibilité

Suis-je hypersensible : les pouvoirs de l'hypersensibilité

  • Les super-héros sont des hypersensibles

Pour Fabrice Midal, Spider-Man est une excellente métaphore de l’hypersensibilité.

En partageant l’histoire de ce super-héros solitaire, l’auteur nous apprend comment les supers pouvoirs de Spider-Man – son sixième sens exacerbé qui lui permet de « sentir » les menaces à distance – ressemblent en réalité aux antennes surdéveloppées des hypersensibles.

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » revient ensuite en détail sur les différents aspects du personnage. Il raconte ainsi comment :

    • Le don de Spider-Man suscite à la fois crainte, admiration, et jalousie, et finit par provoquer sa mise à l’écart.
    • Spider-Man va finalement puiser sa force dans sa sensibilité hors norme pour s’élever et réinventer de nouveaux possibles là où personne n’en voyait.
    • Il accepte finalement « d’être ce qu’il est », avec ses grands pouvoirs et les grandes responsabilités qui, de fait, lui incombent : pour cela, il se place au service des autres et en devient le super justicier que l’on connaît.

Fabrice Midal en conclut alors que « les héros peuvent devenir de super-héros sans sensibilité extrême« , car c’est cette hypersensibilité à l’origine de leurs pouvoirs et de leur « aptitude à voir ce que les autres ne voient pas ».

  • L’hypersensibilité nous aide à faire face aux difficultés

Fabrice Midal évoque également l’histoire d’un autre super-héros : celle d’Antonio de Montesinos, prêtre dominicain et acteur majeur dans la lutte contre le massacre des conquistadores perpétré sur les indigènes.

Les récits de ces deux super-héros illustrent combien nous avons besoin des hypersensibles dans l’adversité et pour affronter les difficultés de nos vies et du monde en général :

« Plus que jamais, nous avons besoin de l’héroïsme des hypersensibles. […] Ils se posent en rempart contre tous les excès, contre la déshumanisation du monde. […] Ces activistes sont les premiers à « voir » les dégâts que l’aveuglement de la norme inflige à notre planète, à notre société, et ils ont le courage, comme Spider-Man, de s’élever contre tous pour nous dire : « Stop, ça suffit ! ». Ils ouvrent une forme de résistance qui n’est pas une militance issue d’une analyse logique et rationnelle, mais d’un engagement profond, viscéral, que la réflexion vient ensuite nourrir et éclairer. […] Ils n’ont souvent que de minuscules pouvoirs, mais ils les placent au service d’un projet bien plus ample qu’eux, notre projet collectif pour l’avenir de l’humanité. »

Chapitre 25 – Amoureux – Les quatre merveilles de l’hypersensibilité

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal explique pourquoi, selon lui, l’état amoureux ressemble en de nombreux points à l’hypersensibilité.

Il écrit :

« L’amoureux, l’amoureuse est ébranlé(e), touché(e), électrisé(e), retourné(e), torpillé(e), déstabilisé(e) par un changement d’ordre, par une perte de ses repères qui le(la) dévie des rails habituels. La vie rayonne, elle sort de l’ordinaire, de la médiocrité. Brusquement, il, elle, voit se déployer en lui(elle) les quatre merveilles qui caractérisent tous les états hypersensibles. »

Ainsi, pour l’auteur, l’état amoureux tout comme l’état hypersensible sont deux états pas toujours confortables mais tellement exaltants. Tous deux sont capables de réveiller « les quatre merveilles qui sont le sel de l’existence : ils sont beaux, vrais, vivants, justes« .

L’auteur décrit alors ces merveilles :

  • Se sentir pleinement vivant

« D’un coup le monde s’ouvre à toi, coloré, chaleureux, vrai. […] Tout s’entrechoque […]. Un parfum, une silhouette, une musique, une phrase te transportent, […] tous les possibles sont à toi. Ta joie est intense. »

  • S’ouvrir au monde et se sentir relier à tout

« Ta sensibilité est en effervescence, tes antennes sont déployées, ton cœur est dilaté, tout t’intéresse, tout t’émeut, tout te réveille, tout te bouscule. Tu es en hyperempathie, vibrant à chaque frémissement de l’autre. […] Tu n’es plus dans un contrôle logique, intellectuel, cérébral de la réalité, mais dans un autre régime de présence au monde. […] Un mot anime, bouleverse ta journée. »

  • Se sentir riche d’un trésor à partager, sentir son cœur chanter et déborder d’intensité

« Sensible aux moindres détails, tu sors de la médiocrité ambiante, tu vois le monde plus beau. Tu es transi, tu es ému, tu es bouleversé, tu ressens, tu résonnes, tu es en empathie avec tout ce qui existe. Tout chante autour de toi. »

  • Ressentir le bonheur de pleurer

« Les larmes sont une vérité profonde, physique, organique, un savoir intime qui te rend vivant. […] Elles racontent l’amplitude de l’éblouissement que tu ressens et qui ne se dit pas en mots. Ces larmes-là sont riches, elles sont à la mesure des ailes que tu te sens pousser, de l’allant qui te meut. Elles font un bien fou. »

Quand nous sommes amoureux, nous savons que nous touchons à quelque chose de vrai. Le réveil de la vie en nous nous donne beaucoup de force.

L’hypersensible, assure Fabrice Midal, vit ces quatre merveilles en permanence. C’est une chance !

« Reprends confiance dans cette intensité de l’existence. Tant d’autres passent toute leur vie à la chercher, y compris à travers les films romantiques, les romans, la poésie. Et toi, elle est tous les jours à ta portée, elle te fait tous les jours toucher le sublime. Avec ces quatre merveilles, tu as un atout : tu sais accéder facilement au bonheur. »

Chapitre 26 – Sexualité – Explorer, découvrir, sentir : la chance d’être hypersensible

Fabrice Midal brosse ici un épisode de l’épopée d’Ulysse, le héros de la guerre de Troie dans l’Odyssée d’Homère, pour nous exposer sa vision de la sexualité quand on est hypersensible.

L’histoire raconte qu’Ulysse a fait le choix de rester avec son épouse Pénélope alors qu’il avait la possibilité de vivre éternellement avec la belle Calypso qui le comblait de plaisir. Si Ulysse préfère en effet rejoindre Pénélope, une mortelle n’ayant ni la sature ni la beauté de Calypso, c’est parce qu’elle lui apporte la profondeur d’une relation vraie, humaine, pleine de risques et de rebondissements.

Ulysse a compris que la sexualité est « une aventure qui surprend, déplace, bouscule, échappe au contrôle, un lieu de sincérité absolue, entièrement habitée, donc humaine, plutôt que parfaite ».

En cela, il montre qu’au-delà de sa dimension technique, une sexualité épanouie fait appel à toutes nos facultés émotionnelles, intellectuelles et bien sûr sensorielles. Et que la sexualité est donc « un acte hypersensible par nature« .

Chapitre 27 – Méditation – N’en veux pas à la mer d’avoir des vagues 

Ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? » nous invite à méditer « en nous foutant la paix », pour reprendre les termes connus de l’auteur.

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Fabrice Midal partage ici son expérience avec la méditation depuis 30 ans.

Suis-je hypersensible : méditer ressentir une émotion se foutre la paix

Il raconte ainsi comment la méditation qui, au démarrage, l’avait tant soulagé en lui donnant enfin l’autorisation d’être, a fini par lui faire plus de mal que de bien après quelques années, quand il a commencé à être question d’essayer de « faire le vide dans sa tête », d’inspirer et d’expirer pour se contrôler : « d’un seul coup, on ne m’a plus enjoint de méditer pour être moi, mais pour atteindre un état particulier de calme » confie Fabrice Midal.

Or, toute forme de méditation, continue-t-il, et même toute approche qui nous conduit à nous sentir coupable d’éprouver nos émotions n’est vraisemblablement pas bénéfique. La méditation n’a pas pour but de réfléchir : méditer consiste à ressentir une émotion, aller à sa rencontre au lieu de la fuir, la reconnaître, l’accepter, l’autoriser à être et à s’en aller.

Autrement dit :

« Quelle que soit la voie que tu choisis, elle doit impliquer de te réconcilier avec toi-même, de faire la paix, de vivre ce que tu es, d’embrasser tes émotions, tes contradictions. »

Ainsi, « méditer, vivre, ce n’est pas se calmer, c’est se foutre la paix » termine l’auteur de « Suis-je hypersensible ? »

Chapitre 28 – Art – Le trop qui fait du bien

À travers son histoire personnelle, l’auteur de « Suis-je hypersensible ? » développe deux idées :

  • L’art permet aux hypersensibles d’accepter leurs émotions, de leur donner une place et de s’en libérer. Autrement dit, par l’art, l’hypersensible peut faire la paix avec sa sensibilité en lui donnant forme. En ce sens, l’art a un pouvoir cathartique.
  • L’hypersensibilité est une qualité majeure qui donne accès aux plus grands trésors artistiques de l’humanité.

De cette façon, selon Fabrice Midal, « une œuvre d’art, quelle qu’elle soit, n’est pas là pour nous cultiver, mais pour nous faire du bien ».

Chapitre 29 – La princesse au petit pois – Pourquoi assumer sa vulnérabilité

L’auteur de « Suis-je hypersensible ? » s’appuie sur un conte d’Andersen pour dégager deux idées essentielles.

Ce conte raconte le parcours d’une princesse atypique, libre et déterminée, qui traverse différentes étapes avant de triompher du revers ultime. Tout au long de l’histoire, la princesse assume sa vulnérabilité et se présente, dans les épreuves, telle qu’elle est vraiment.

Le récit révèle alors que l’hypersensibilité :

  • S’apparente parfois à un « état bizarre, étrange, inquiétant ». Mais c’est à nous de regarder au-delà des apparences « dans une attitude d’accueil » pour réaliser qu’il est un trésor à cultiver dans tout être humain.
  • Est un levier : « Il est important d’accepter sa part de vulnérabilité, de ne pas avoir honte de ce que l’on éprouve, de ce que l’on ressent. C’est ainsi que s’ouvrent les portes des extraordinaires châteaux ».

Chapitre 30 – Proie – Dans la vraie vie, les vampires existent

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », l’auteur nous met en garde : même si l’hypersensible, avec « ses antennes surdéveloppés » est capable de détecter les « violents, les méchants, les agressifs », il est cependant la proie parfaite des pervers narcissiques.

Pourquoi ? Précisément parce que l’hypersensible a de grandes qualités d’empathie, d’écoute, un bon cœur, qu’il est ouvert, sincère, livre ses émotions et fait confiance sans calcul ni protection particulière.

Le pervers narcissique, que l’auteur appelle « le vampire », va alors profiter de toutes ces qualités pour créer un lien de dépendance avec « sa victime ». Il va la mettre en confiance en offrant chaleur et intimité, puis créer un rapport de contrôle et de domination sur elle jusqu’à lui enlever tout élan vital et ainsi la détruire.

Fabrice Midal rappelle alors qu’avec les pervers narcissiques, il n’y a pas de relation possible et que la seule issue est de s’en aller :

« Quand tu vois se tisser autour de toi un lien de dépendance, quand tu commences à te sentir coupable, en faute parce que la relation trébuche, cela signifie que la relation n’existe pas. »

Chapitre 31 –  Narcisse – As-tu vraiment rencontré ton hypersensibilité ?

Fabrice Midal fait référence au mythe de Narcisse pour faire un parallèle avec ce que vivent les hypersensibles qui s’ignorent hypersensibles.

Narcisse, fils d’une nymphe, est très beau mais il ne le sait pas car il a grandi sans jamais se voir. Un jour, il se penche par hasard sur une source et découvre son reflet pour la première fois. C’est un choc ! Narcisse tombe amoureux de son reflet sans même savoir qu’il s’agit de lui. « Il voit la beauté sans savoir que c’est la sienne ».

De la même façon que Narcisse, l’hypersensible vit dans l’ignorance de sa nature. Il ignore sa beauté, la beauté de son hypersensibilité. Il ne peut donc ni comprendre, ni accepter son mode de fonctionnement, ni entrer en relation profonde avec les autres.

C’est pourquoi, s’apprécier n’est pas une faute : c’est même « une condition de l’éclosion à la vie », affirme fabrice Midal.

« Quand tu es qui tu es, quand tu assumes ton hypersensibilité, ta singularité, tu es libéré. Tout devient plus simple, plus léger. Tu as enfin touché un sentiment de paix », conclut l’auteur.

Chapitre 32 – Sublime – Exalté, transporté : au cœur de l’expérience de l’hypersensibilité

Selon Fabrice Midal, « la relation des hypersensibles à la beauté est très particulière ». Il entend, précise-t-il, beauté au sens « sublime ».

Dans ce chapitre de « Suis-je hypersensible ? », l’auteur va alors décrire longuement en quoi l’expérience du beau et celle du sublime se distinguent nettement :

« On va à la rencontre du beau ; le sublime, lui, s’empare de nous sans crier gare. »

  • Le beau, dit-il, « c’est ce qui est harmonieux, ordonné, qui procure un plaisir esthétique« .
  • Le sublime, lui, se situe à un degré au-dessus du beau : « il relève de la démesure, de la grandeur qui déstabilise et ébranle« . Il a la faculté « de bouleverser, de soulever, d’enthousiasmer ». En comparaison, « tout le reste est petit ».

Le sublime ne se vit donc pas avec l’intelligence, mais avec les sens, avec le cœur et les émotions. Autrement dit, c’est « l’expérience de l’hypersensibilité avec son intensité, sa démesure, ses paradoxes« .

En tant qu’hypersensibles, nous sommes encore plus aptes que d’autres à vivre le rapport au sublime. C’est pourquoi, l’auteur nous incite vivement à accepter l’appel du grandiose : nous abandonner au sublime, nous laisser transporter hors de l’ordre établi jusqu’à nous oublier nous-même.

Chapitre 33 – Nature – Se libérer de son rapport au temps et s’accorder à la vibration du monde

Dans l’avant-dernier chapitre de son ouvrage, Fabrice Midal se confie sur son rapport à la nature : il évoque sa relation avec un cèdre bleu pleureur géant qui a le pouvoir de le guérir de ses blessures, avec la mer qui lui apporte puissance et confiance, avec les fleurs d’un petit cerisier, près de chez lui, qui le rend plus vivant.

Suis-je hypersensible : se libérer de son rapport au temps apprécier la nature

Il souligne combien les hypersensibles ont profondément besoin de nature. Combien la simplicité d’un environnement vivant et sensible les apaise. Et combien il est indispensable de respecter ce besoin pour « rester en rapport avec la vie ».

Fabrice Midal explique enfin le pouvoir thérapeutique de la nature sur les individus, d’autant plus prégnant chez les personnes hypersensibles. Il mentionne plusieurs recherches scientifiques réalisées auprès de prisonniers ou encore de patients hospitalisés démontrant l’impact de la vue depuis leur cellule ou leur chambre d’hôpital sur leur état selon qu’il s’agit d’un mur en béton ou d’arbres.

Chapitre 34 – Darwin – Pourquoi l’évolution sélectionne les hypersensibles

Le dernier chapitre de l’ouvrage « Suis-je hypersensible ? » aborde la question de l’utilité de l’hypersensibilité à l’échelle de l’humanité. Plus concrètement, Fabrice Midal essaye de répondre à la question suivante : à quoi servent les hypersensibles ?

Il fait plusieurs constats :

  • L’hypersensibilité est inscrite dans nos gènes

Les études des américains Thomas Boyce, pédopsychiatre, et Bruce Ellis, psychologue, ont démontré que l’hypersensibilité :

    • N’est pas le fruit d’un vécu personnel uniquement, elle est aussi en partie génétique et s’inscrit dans notre ADN.
    • A été protégé depuis des centaines de millénaires par le processus de l’évolution ; si elle n’a pas disparu, c’est parce qu’elle est précieuse : elle augmente les chances de survie des individus :
      • Dans les situations stressantes : ces derniers alertent la société des dangers à venir car ils sont en mesure de les percevoir avant les autres.
      • Dans les périodes paisibles : « une proportion de 15 à 20 % d’hypersensibles est indispensable à toute société pour qu’elle puisse fonctionner et se développer »  indique l’auteur. « Les hypersensibles sont d’une certaine manière plus vulnérables que les autres, mais ils sont surtout incroyablement plus compétents ».
  • Dans un environnement épanouissant, l’hypersensibilité nous rend plus fort que les autres et se transforme en réel atout

Au-delà de l’héritage génétique, les mêmes études ont fait ressortir que le contexte dans lequel évolue un enfant puis adulte hypersensible est aussi déterminant. En résumé, s’ils grandissent et vivent dans des conditions apaisantes et sécures et s’ils sont reconnus dans leur hypersensibilité, les personnes hypersensibles sont plus solides que la majorité de la population. En somme, l’hypersensibilité, nourrie par un contexte épanouissant, semble lui procurer « des moyens supplémentaires de se développer ».

Pour autant, ceux qui n’ont pas bénéficié de cet environnement agréable ne sont pas condamnés à subir leur condition. Fabrice Midal assure en effet que nous ne portons pas le poids de notre enfance toute notre vie :

« À tout moment de ta vie, tu peux « rectifier le tir » en discernant puis en construisant ton espace de sécurité, un environnement socio-émotionnel qui transforme ton hypersensibilité en force. Il peut s’agir de quelques amis avec lesquels tu te sens bien, de ton travail dans lequel tu t’épanouis, de tes enfants avec qui tu as développé une relation vraie, profonde. Ou alors d’une pièce de ta maison où tu te sens bien, entouré d’objets que tu aimes, qui te parlent, t’apaisent. Construire ce contexte est un travail sur le long cours. Mais cela en vaut la peine… »

Conclusion de Fabrice Midal – Le bonheur

L’art d’être hypersensible, c’est « l’art du bonheur« . Mais si l’hypersensibilité est un bonheur, précise l’auteur, elle n’est toutefois pas l’idée étriquée qu’on se fait du bonheur. Ce n’est pas ce bonheur lisse, rempli de satisfaction, cet état de bien-être continu. Être hypersensible, c’est le bonheur de s’engager véritablement dans sa vie, de se nourrir de ce qui est vrai, de ressentir ce vrai « dans toutes les fibres de son corps » et « toutes les pensées de son esprit ». C’est l’art d’avancer sur un chemin qui ne se satisfait pas de l’ordinaire. En somme :

« La vie d’un hypersensible est une aspiration continue au whaou !, au sublime, au vrai, au juste. Elle ne se contente pas de peu. Elle exige de toi que tu retrousses tes manches pour aller au contact du réel, elle te demande de t’engager dans ce que tu aimes. […] Trouve ta voie, trouve ton chemin, laisse-toi nourrir de ce qui est vrai pour toi. »

Conclusion de « Suis-je hypersensible ? » de Fabrice Midal

Les idées clés à retenir de l’ouvrage « Suis-je hypersensible ? »

De cette lecture, nous pourrions dégager, à mon sens, les quatre idées essentielles suivantes.

Notre hypersensibilité :

  • Est une chance quand nous l’acceptons et l’exploitons. Plutôt que de la nier, la rejeter ou de chercher à la cacher, nous devrions assumer pleinement cette part naturelle de nous. Cela demande de s’engager dans un long apprentissage mais il est salvateur.
  • Nous enrichit grandement et fait toute notre singularité : les plus grands héros sont des hypersensibles et c’est souvent de notre hypersensibilité que sont issues les plus grandes œuvres artistiques.
  • N’est pas forcément confortable mais elle est tellement exaltante que nous ne pouvons que ressentir de la gratitude envers elle. Elle nous permet de vivre une vie « vraie » et  intense.
  • Génère dispersion, surréactions, des pensées incessantes, un terrain propice aux pervers narcissiques, au burnout. Mais cela n’est rien face à toutes les dimensions qu’elle nous donne à voir et dont les autres n’auront jamais accès.

Ce que vous apportera la lecture du livre « Suis-je hypersensible ? »

  • Une aide pour s’accepter tel qu’on est et le sentiment d’être compris

Les hypersensibles se reconnaîtront forcément dans cette lecture. Ils en ressortiront compris, sans doute même soulagés. L’hypersensibilité y est abordée avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Elle est considérée comme une force, non pas comme une fragilité. « Suis-je hypersensible ? » réconciliera donc le lecteur avec son hypersensibilité ou avec celle de ceux qui l’entourent. En ce sens, cet ouvrage fait du bien, et nous aide, avec douceur, à nous accepter tel que nous sommes.

  • Un éclairage positif et déculpabilisant

Fabrice Midal apporte, dans cet ouvrage, son regard authentique et positif de ce qu’est l’hypersensibilité. Tout au long des chapitres, nous comprenons alors mieux en quoi notre hypersensibilité est un « don », un « cadeau », un vrai potentiel. Ainsi, quand d’autres semblent nous exhorter de nous en départir, Fabrice Midal, lui, nous apprend à l’aimer.

  • Une invitation à l’introspection

L’auteur invite le lecteur à lâcher prise, à plus de compréhension sans pour autant tout analyser. Il nous encourage à l’introspection, dans le silence, connecté à la nature, pour mieux ressentir ce qui émane de notre être hypersensible. Il nous propose aussi à une série d’exercices pour cheminer pas à pas.

Un livre sur l’hypersensibilité qui se démarque des autres par le ton inspirant de l’auteur

Dans « Suis-je hypersensible ? », Fabrice Midal nous livre un témoignage plein d’authenticité et plein de tendresse. De son talent d’écriture, se dégage, en effet, beaucoup de sensibilité et émane une forme de poésie, rendant la lecture apaisante. Les propos résonnent avec justesse : son vécu, son ressenti s’accompagnent de conseils et propositions inspirantes. Les idées sont documentées. Elles sont aussi souvent accompagnées d’illustrations personnelles ou culturelles qui transportent le lecteur au coeur d’aventures de héros de bandes dessinées ou de contes mythologiques…

Points forts :

  • Le talent d’écriture de l’auteur rend la lecture dynamique et très agréable, tout en proposant une grande profondeur de réflexion.
  • Les propos sont authentiques, réconfortants, pleins de tendresse et d’humanité.
  • L’idée que l’hypersensibilité est une richesse, pas forcément un problème, ouvre des perspectives nouvelles au lecteur.

Point faible :

  • L’ouvrage ne regorge pas de conseils pratiques. C’est avant tout un livre pour apprendre à se comprendre et se réconcilier avec son hypersensibilité.

Ma note :

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1 Commentaire pour :

Suis-je hypersensible ?

  • Mary in Paris

    25 Mar 2022 à 10:20

    Merci pour ce résumé! Ouvrage très intéressant, ça donne envie de le lire! 🙂

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    Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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