Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même

Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même de lise bourbeau

Phrase-résumée de “Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même” : Lise Bourbeau explique que toutes nos souffrances physiques, émotionnelles ou mentales proviennent de cinq blessures fondamentales et de cinq masques qu’il nous faut identifier pour parvenir au véritable épanouissement personnel.

Par Lise Bourbeau, 2000, 220 pages

Chronique et résumé de « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » :

Partie 1 : Introduction aux 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et masques associés

Tous nos maux proviennent de cinq blessures fondamentales : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Afin de supporter la douleur de ces cinq blessures, nous développons un masque pour chacune d’entre elles : la fuite, la dépendance, le masochisme, le contrôle et la rigidité. Seule l’acceptation de ces mécanismes nous conduira à être enfin nous-mêmes et à amorcer la voie de notre guérison.

Partie 1.1 – Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même

Pour Lise Bourbeau, les quatre étapes à l’origine de nos blessures sont les suivantes :

  1. Nous venons au monde, nous ressentons la joie d’être nous-même ;
  2. Ensuite, nous vivons la douleur de ne pas pouvoir agir en étant nous-mêmes ;
  3. Nous connaissons une période de crise et de révolte liée à la souffrance de ne pas pouvoir être nous-mêmes ;
  4. Enfin, nous nous résignons pour réduire la douleur et finissons par nous créer une nouvelle personnalité afin de ne pas décevoir les autres et être aimé.

Ce n’est pas la réalité des faits qui crée la blessure, mais notre ressenti à l’expérience, notre construction mentale.

Ainsi, tous les maux de l’humain peuvent être condensés en cinq blessures qui sont, par ordre chronologique d’arrivée dans la vie :

  • Le rejet
  • L’abandon
  • L’humiliation
  • La trahison
  • L’injustice

Partie 1.2 – Les cinq masques associés aux cinq blessures

Durant les troisième et quatrième étapes de la création de nos blessures, notre ego va construire un type de personnalité pour nous protéger de la souffrance vécue lors de la seconde étape. Ces « types de personnalité » ou ces « caractères » sont appelés des « masques » par Lise Bourbeau. Nous les avons ainsi fabriqués pour notre survie.

Nous portons ces masques plus ou moins souvent, en fonction de la gravité de nos blessures : si notre blessure est conséquente, on en souffre plus souvent, donc notre masque sera plus fréquemment utilisé.

Ces masques sont au nombre de cinq et correspondent aux cinq grandes blessures de base vécues par l’humain précédemment citées :
Blessure Masque
Rejet Fuyant
Abandon Dépendant
Humiliation Masochiste
Trahison Contrôlant
Injustice Rigide

Partie 1.3 – Les types de personnalités pour reconnaître nos blessures, selon Lise Bourbeau

Après avoir présenté l’origine des blessures et des masques, Lise Bourbeau va consacrer chacun des cinq chapitres suivants à décrire une blessure et le masque qui lui est associé.

Cette description va nous permettre d’identifier nos blessures et celles des autres.

Tout d’abord, l’auteure dresse les cinq portraits du « fuyant », « dépendant », « masochiste », « contrôlant » et « rigide », de manière très complète, afin que chacun puisse y reconnaître son propre comportement.

Ensuite, elle y détaille :

  • L’origine de la blessure : sa période d’éveil et son lien avec le parent concerné ;
  • Les peurs et besoins liés à cette blessure ;
  • Les aspects physiques de la personne qui porte cette blessure : son corps, sa manière de se vêtir, de s’asseoir, le type de véhicule qu’il va préférer, son alimentation, les maladies qui lui sont spécifiques ;
  • Mais aussi, les traits de caractère de celui qui souffre de cette blessure sur un plan émotionnel et mental.

Il est rare qu’une personne n’ait qu’une blessure. Il est possible que certains aient trois, quatre ou même cinq blessures. Une des cinq blessures peut prédominer, tandis que les autres seront moins évidentes. Elles peuvent aussi toutes être de moindre importance.

L’auteure insiste sur le fait que la manière la plus sûre de nous reconnaître dans ces portraits est d’observer notre physique car celui-ci ne ment pas.

Partie 2 : Description de nos cinq blessures et masques, selon Lise Bourbeau

Partie 2.1 – Le Rejet : portrait du fuyant

Blessure Le rejet
Masque la fuite
Plus grande peur la panique
Plus grand besoin l’appartenance
Parent du même sexe
  • L’éveil de la blessure : de la conception à l’âge d’un an, avec le parent du même sexe

« Rejeter quelqu’un », c’est « le repousser, ne pas le vouloir à ses côtés ou dans sa vie ». L’action de « rejeter quelqu’un » est différente de celle « d’abandonner quelqu’un » qui signifie « s’éloigner d’une personne pour autre chose ou pour quelqu’un d’autre ». Celui qui « rejette » utilise l’expression « je ne veux pas » ; celui qui « abandonne » utilise l’expression « je ne peux pas ».

Le rejet est une blessure très profonde qui touche l’être directement : l’enfant a le sentiment d’être rejeté dans son être et dans son droit d’exister. Il s’agit de la première blessure à se manifester dans la vie, parfois même avant de naître (ex. : bébé non désiré).

Le rejet étant vécu avec le parent du même sexe, le « fuyant » se sentira, plus tard, rejeté par les personnes du même sexe que lui.

  • Son corps : petit et fuyant

Pour commencer, le corps de celui qui souffre de rejet est fuyant, petit, étroit, mince, contracté, fragmenté. Il semble incomplet, comme s’il manquait un morceau (ex. : pas de fesses, pas de menton, pas de seins, présence de creux) ou comme si certaines parties de son corps n’allaient pas ensemble (parties asymétriques). C’est un corps qui ne veut pas prendre trop de place et qui semble vouloir disparaître, à l’image du « fuyant » qui essayera toute sa vie de ne pas utiliser trop d’espace.

Il a un visage et des yeux petits. Son regard est fuyant, avec une impression de masque (cernes gris) ou de peur. Sa voix est faible et éteinte.

Le « fuyant » favorise les vêtements noirs ou de couleurs ternes pour ne pas se faire remarquer. Il n’aime pas particulièrement danser ; cependant, s’il danse, ce sera sans trop bouger et de façon effacée. Ce qui émane de lui à ce moment-là, c’est « ne me regardez pas trop ». Lorsqu’il s’assoit, il se fait tout petit sur sa chaise et aime cacher ses pieds sous ses cuisses.

Celui qui souffre de rejet a un appétit souvent coupé par les émotions ou la peur. Il mange de petites portions. Il est prédisposé à l’anorexie et à consommer du sucre, de l’alcool ou de la drogue pour fuir.

Les malaises et maladies qui peuvent se manifester chez le « fuyant » sont les problèmes de peau, les diarrhées, l’arythmie, le cancer, les problèmes respiratoires, les allergies. Il ne faut pas oublier les vomissements, les évanouissements et étourdissements, le coma, l’agoraphobie, l’hypoglycémie, le diabète, la dépression, la psychose.

  • Son comportement : fuyant et effacé

Tout d’abord, le « fuyant » ne s’attache pas aux choses matérielles : tout ce qui est relié à l’esprit ou au monde intellectuel l’attire d’avantage. Il se considère comme nul et sans valeur. Il a très peu d’estime de lui-même.

Le « fuyant » recherche la solitude, a généralement très peu d’amis à l’école et au travail. Il ne parle pas beaucoup et se montre effacé. Il possède une capacité à se rendre invisible. Le fuyant se sent coupé et incompris des autres. Ainsi, il se réfugie dans son monde imaginaire.

Le « fuyant » est un grand perfectionniste qui, en vieillissant, panique de plus en plus à l’idée de ne pas être à la hauteur. C’est une personne qui recherche la perfection dans tout ce qu’il fait, car il croit que s’il fait une erreur, il sera jugé (pour lui, être jugé équivaut à être rejeté).

Il passe par des phases de grand amour à des phases de haine profonde. Il rencontre souvent des difficultés sexuelles. Aussi, il peine à laisser vivre son enfant intérieur.

Le « fuyant » emploie par exemple fréquemment les mots « nul », « rien », « inexistant », « disparaître », « pas de place ».

Par ailleurs, il aime les voitures aux couleurs sombres qui passent inaperçues.

Sa plus grande peur est la panique. Il ne s’en rend pas compte, car il trouve souvent le moyen de s’éclipser juste avant de paniquer. Les autres peurs du « fuyant » qui affectent sa communication sont la peur de ne pas être intéressant, d’être considéré comme nul ou sans valeur, d’être incompris, que l’autre ne l’écoute uniquement par obligation ou par politesse.

Le plus grand besoin du « fuyant » est l’appartenance. Malgré cela, il fera tout pour passer inaperçu, car il a sans cesse peur de déranger et croit qu’il n’en vaut pas la peine.

Partie 2.2 – L’Abandon : portrait du dépendant

Blessure L’abandon
Masque la dépendance
Plus grande peur la solitude
Plus grand besoin l’attention
Parent du sexe opposé
  • L’éveil de la blessure : entre 1 et 3 ans, avec le parent du sexe opposé

« Abandonner quelqu’un », c’est « le quitter, le laisser, ne pas vouloir s’en occuper ». Selon Lise Bourbeau, l’abandon est la blessure la plus souffrante après celle du rejet, car, elle aussi, touche l’être directement.

Le manque de nourriture affective ou tout autre genre de nourriture désiré (manque de nourriture physique par exemple) peut causer la blessure d’abandon (ex. : parents très occupés, enfant hospitalisé, mère qui s’occupe d’un nouveau-né).

L’abandon est vécu avec le parent du sexe opposé. Le « dépendant » se sent donc facilement abandonné par les personnes du sexe opposé.

  • Son corps : long et tombant

Le corps de celui qui souffre d’abandon est long, mince, manque de tonus et possède des parties flasques ou tombantes (ex. : les épaules). Son système musculaire est généralement sous-développé.

Ses jambes sont faibles, son dos est courbé, ses bras semblent trop longs et pendent le long du corps. Il s’appuie souvent sur quelque chose ou sur quelqu’un. Ainsi, c’est quelqu’un qui a souvent de grands yeux tristes et le regard qui tire. De plus, on le reconnait à sa voix plaintive avec une intonation d’enfant.

En outre, le « dépendant » porte des vêtements amples ou pendants. Il aime les danses de contact parce qu’elles lui donnent l’occasion de se coller à son partenaire, de « se pendre » à l’autre. Ainsi, ce qui se dégage de lui quand il danse, c’est « regardez comme mon partenaire m’aime ». Il s’assoit généralement en s’écrasant sur sa chaise ou plus précisément en s’appuyant sur quelque chose (bras de chaise, fauteuil à côté).

Celui qui souffre d’abandon a bon appétit. Il aime les aliments mous et mange lentement. De plus, il est prédisposé à la boulimie.

Les malaises et maladies qui peuvent se manifester chez le « dépendant » sont les problèmes de dos, l’asthme, les bronchites, les migraines, l’hypoglycémie, le diabète, l’agoraphobie, les problèmes liés aux glandes surrénales, la myopie, l’hystérie, la dépression, les maladies rares qui attirent davantage l’attention, les maladies incurables.

  • Son comportement : en recherche d’attention
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Le « dépendant » recherche la présence, l’attention, le support et surtout le soutien de son entourage, en particulier de son conjoint s’il est en couple. Par ailleurs, il entretient facilement des relations fusionnelles avec les autres. Le « dépendant » s’accroche physiquement à la personne aimée. Ainsi, il lui est difficile d’accepter un refus.

Il éprouve de la difficulté à faire ou à décider quelque chose seul. Il demande une opinion (pour avoir de l’attention et non parce qu’il en a besoin) mais ne suit pas nécessairement les conseils qui lui sont donnés. En vieillissant, il angoisse de plus en plus à l’idée d’être seul.

Il a des hauts et des bas : un jour joyeux, un jour triste. Le « dépendant » pleure facilement et s’attire la pitié, surtout lorsqu’il parle de ses problèmes ou de ses épreuves. Il a tendance à se montrer victime et peut alors se créer des difficultés de toutes sortes pour attirer l’attention. Enfin, il peut aussi jouer le rôle de « sauveur » pour recevoir cette attention.

Dans un groupe, il aime parler de lui, surtout au passé. Il développe un côté vedette pour attirer l’attention. Il peut aussi donner de l’importance aux autres et leur rendre service dans l’espoir qu’on s’occupe de lui en retour.

C’est une personne qui dramatise beaucoup, par exemple le moindre incident prend des proportions gigantesques. L’émotion la plus intense vécue par le « dépendant » est de toute évidence la tristesse. Enfin, il aime le sexe.

Le vocabulaire récurrent chez le « dépendant » est le suivant : « absent », « seul », « je ne supporte pas », « je me fais bouffer », « on ne me lâche pas », « je te laisse tomber », « j’ai laissé tomber ». Il a beaucoup de difficulté avec le mot « laisser » qui pour lui est synonyme « d’abandonner ».

Il achètera une voiture confortable et différente des normes.

La plus grande peur du « dépendant » est la solitude. Il n’est, en général, pas capable de voir cette peur, car il s’arrange pour n’être seul que très rarement ; s’il se retrouve seul, la télévision et le téléphone lui tiendront compagnie. Les autres peurs de celui qui souffre d’abandon sont : la peur de pleurer ou de passer pour un bébé, la peur que l’autre parte, que l’autre ne soit pas d’accord et ignore ce qui est dit ou demandé, qu’on lui dise « non », la peur de ne pas être soutenu comme il le souhaiterait, de ne pas répondre aux attentes des autres. Le « dépendant » redoute également toute forme d’autorité.

Ses plus grands besoins sont l’attention et le soutien des autres pour se sentir aidé et aimé.

Partie 2.3 – L’Humiliation : portrait du masochiste

Blessure L’humiliation
Masque le masochisme
Plus grande peur la liberté
Plus grand besoin la liberté
Parent la mère
  • L’éveil de la blessure : entre 1 et 3 ans, avec la mère (ou le parent qui s’est occupé du développement physique de l’enfant)

« L’humiliation » est « l’action de se sentir abaissé, de s’abaisser ou d’abaisser quelqu’un d’autre outrageusement ». Cette blessure est rattachée au monde physique, celui de « l’avoir » et du « faire ».

Cette blessure est vécue avec le parent qui s’est occupé du développement physique et sexuel de l’enfant. Il peut donc s’agir d’un seul parent ou des deux. Cette blessure apparaît chez l’enfant qui a souffert d’humiliation après avoir eu du plaisir avec ses sens. Il a ressenti de la honte face au parent concerné (ex. : l’enfant a été traité « de petit cochon » parce qu’il s’est sali). Aussi, la liberté de celui qui souffre de cette blessure a été brimée devant l’attitude répressive d’un parent.

  • Son corps : tout en rondeur

Le corps de celui qui souffre de la blessure d’humiliation est gros ou rondelet, avec un surplus de graisse. Il a une taille courte, un cou gros et bombé. Il présente, en somme, des tensions au cou, à la gorge, aux mâchoires et au pelvis. C’est quelqu’un qui a un corps qui contient beaucoup d’énergie bloquée. Son visage et ses yeux sont ronds, ouverts et innocents comme ceux d’un enfant. Il a une voix mielleuse qui déguise souvent des sentiments afin de passer pour une personne intéressée.

Le « masochiste » porte des habits souvent serrés, ce qui accentue ses rondeurs. Il tâche fréquemment ses vêtements. Il aime beaucoup danser ; c’est quelqu’un qui y prend beaucoup de plaisir et en profite pour exprimer sa sensualité. Ce qui émane de lui quand il danse, c’est « regardez à quel point je peux être sensuel ». Il s’assoit les jambes écartées, mais semble être inconfortablement assis car il choisit souvent une chaise ou un fauteuil qui ne lui convient pas.

Le « masochiste » aime les aliments riches en gras, le chocolat. Il a un comportement boulimique ou mange par nombreuses petites portions. Il ressent de la honte à s’acheter ou à manger des friandises. Mais, il compense et se récompense par la nourriture.

Les malaises et maladies qui peuvent se manifester chez le « masochiste » sont les problèmes de dos, des sensations de lourdeur sur les épaules, les maux de gorge (angines, laryngites), les problèmes respiratoires, les problèmes aux jambes et aux pieds (varices, entorses, fractures), au foie, à la glande thyroïde, les démangeaisons de la peau, l’hypoglycémie, le diabète, les problèmes cardiaques.

  • Son comportement : contrôlé par la honte

Selon Lise Bourbeau, le « masochiste » trouve de la satisfaction et même du plaisir à souffrir. C’est pourquoi il recherche, de façon inconsciente, la douleur et l’humiliation.

Le « masochiste » rencontre des difficultés à exprimer ses besoins et ce qu’il ressent par peur d’avoir honte de lui-même, des autres ou de faire honte à quelqu’un. Il a beaucoup de retenue dans ses paroles, il se contrôle. De plus, il refoule ses pulsions car s’il est sans limites, il craint de déborder et d’avoir honte (sur le plan sexuel ou alimentaire notamment). Il se croit malpropre, sans cœur, cochon, indigne ou moindre que les autres.

Le « masochiste » a tendance à se blâmer pour tout et même à prendre le blâme pour les autres. Par exemple, il se punit lui-même avant que quelqu’un d’autre le fasse et se punit en croyant punir l’autre.

Il connait ses besoins mais ne les écoute pas car, souvent, les autres passent avant lui. C’est quelqu’un qui « joue à la mère ». Il peut avoir une relation fusionnelle avec ceux qu’il aime et fait tout son possible pour être digne à leurs yeux. Ainsi, il en prend beaucoup sur son dos, se crée de nombreuses contraintes et obligations s’assurant ainsi de ne pas être libre. Ce qu’il fait pour se libérer dans un domaine l’emprisonne dans un autre. Le sens du devoir est très important pour lui.

Le dégoût est un sentiment qu’il ressent souvent. Il est généralement hypersensible. Enfin, il n’aime pas aller vite.

Le « masochiste » emploie beaucoup les mots et expressions « être digne », « être indigne », « petit », « gros », « ce n’est pas digne de toi », « c’est honteux », « cochon », « sale ».

Il préfèrera un petit véhicule où il se sera à l’étroit.

La liberté est très importante pour celui qui souffre d’humiliation. C’est en même temps sa plus grande peur et son plus grand besoin. Plus jeune, le « masochiste » ne s’est souvent pas senti libre, surtout avec ses parents. Il est maintenant convaincu qu’il ne saurait pas gérer le fait d’être libre à sa guise. Il s’arrange donc inconsciemment pour ne pas l’être, car être « libre » signifie pour lui « illimité » et avoir trop de « plaisir ». Ses autres peurs qui l’empêchent de communiquer clairement sont : la peur de blesser l’autre, de passer pour un égoïste s’il dévoile ses besoins ou ses désirs, d’être abaissé ou humilié, de se sentir indigne.

Partie 2.4 – La Trahison : portrait du contrôlant

Blessure La trahison
Masque le contrôle
Plus grande peur la dissociation et le reniement
Plus grand besoin la liberté
Parent du sexe opposé
  • L’éveil de la blessure : entre 2 et 4 ans, avec le parent du sexe opposé

« Trahir » signifie « cesser d’être fidèle à quelqu’un ou à une cause, abandonner ou livrer quelqu’un ». Selon l’auteure, ceux qui souffrent de trahison n’ont pas résolu leur complexe d’Œdipe étant jeunes. L’enfant a été déçu et a souffert de ne pas voir ses attentes comblées avec le parent du sexe opposé. Il a pu se sentir manipulé ou trahi et a ainsi perdu confiance en ce parent. Adulte, il a tendance à accuser les personnes du sexe opposé d’être la cause de sa douleur et de ses émotions.

  • Son corps : fort

Premièrement, l’homme « contrôlant » exhibe de la force et du pouvoir dans le haut de son corps (les épaules sont plus larges que les hanches). La femme « contrôlante » sera plus forte au niveau des hanches, des fesses, du ventre et des cuisses (les hanches sont plus larges que les épaules, culotte de cheval).

La poitrine et le ventre du « contrôlant » sont bombés. Ses muscles dominent. S’il a des kilos en trop, il ne paraîtra pas gros mais plutôt fort. Il possède des yeux qui voient tout rapidement, avec un regard intense et séducteur. Sa voix est forte et porte loin.

Le « contrôlant » favorise les vêtements flamboyants. Il aime danser en prenant beaucoup de place. C’est une occasion pour lui de séduire et d’être regardé. Ce qui se dégage de lui à ce moment-là, c’est « regardez-moi ». Lorsqu’il écoute, il s’assoit en penchant son corps vers l’arrière avec les bras croisés. Lorsqu’il parle, il se penche vers l’avant pour mieux convaincre son interlocuteur.

Le « contrôlant » a bon appétit. Il mange rapidement. Il ajoute sel et épices. Absorbé par une tâche, il peut facilement oublier de se nourrir. Il dit même que manger n’est pas important pour lui. Par contre, lorsqu’il décide de manger, il peut perdre le contrôle et se nourrir beaucoup plus que ce que son corps a besoin.

Les maladies qui peuvent se manifester chez le « contrôlant » sont celles en lien avec le contrôle et la perte de contrôle de certaines parties du corps (hémorragies, impuissance sexuelle, diarrhée, paralysie…). Il peut souffrir aussi d’agoraphobie, de spasmophilie, de raideurs aux articulations (principalement aux genoux), de problèmes liés au système digestif (surtout au foie et à l’estomac), de maladies finissant en « ite », d’herpès buccal. Il a peur de la folie.

  • Son comportement : dans le contrôle

Le « contrôlant » a une forte personnalité. De toute évidence, il est convaincu d’avoir raison et affirme son point de vue de façon catégorique, il cherche à tout prix imposer son point de vue.

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Il fait tout pour être une personne responsable, forte, spéciale et importante. Le contrôlant aime bien diriger d’autres personnes. Il est très physique et prend de la place. De même qu’il aime tout prévoir et arriver en avance pour s’assurer le contrôle sur tout. Sa réputation est primordiale et il tient à ce que les autres sachent de quoi il est capable.

Le « contrôlant » ne fait pas confiance facilement. Il se confie en fait difficilement et ne montre pas sa vulnérabilité. Par ailleurs, il ne tient ni ses engagements ni ses promesses ou doit se forcer pour les maintenir. Il ment aisément. De plus, il est doté d’un grand pouvoir de séduction et manipule sans peine les autres pour arriver à ses fins. C’est un bon comédien.

Le « contrôlant » est une personne performante qui veut se faire remarquer comme tel. Il attend beaucoup des autres et se montre donc très exigeant avec eux. Le contrôlant comprend et agit rapidement. Il est intolérant et impatient, surtout avec ceux qui sont plus lents que lui. D’ailleurs, il se croit indispensable et aime à penser que les autres ne réussiraient pas sans lui.

Le « contrôlant » est sceptique et d’humeur inégale. Il a peur du désengagement. Le contrôlant a de la difficulté à accepter les imprévus et déteste qu’on lui change ses plans.

Le « contrôlant » emploie souvent les termes « dissocié », « as-tu compris ? », « je suis capable », « laisse-moi faire seul », « je le sais », « je le savais », « fais-moi confiance », « je ne lui fais pas confiance », « écoute-moi », « j’avais raison », « c’est vrai », « franchement ».

Afin d’attirer l’attention sur lui, il choisira une automobile puissante qui sera remarquée.

Les plus grandes peurs du « contrôlant » sont le reniement (car, pour lui, « renié » signifie « être trahi ») et la dissociation sous toutes ses formes : la séparation de couple l’effraie profondément, mais il craint aussi la séparation sur le plan professionnel. Il a également peur de la colère de l’autre ou de sa propre colère, de ne pas pouvoir convaincre l’autre, de passer pour un menteur, de se confier, de montrer sa vulnérabilité, de se faire manipuler ou séduire, d’être obligé de s’engager.

Partie 2.5 – L’Injustice : portrait du rigide

Blessure L’injustice
Masque la rigidité
Plus grande peur la froideur
Plus grand besoin la liberté
Parent du même sexe
  • L’éveil de la blessure : entre 4 et 6 ans, surtout avec le parent du même sexe

« L’injustice », c’est le « caractère d’une personne ou d’une chose qui manque de justice ». La « justice » est « l’appréciation, la reconnaissance et le respect des droits et du mérite de chacun ». Une personne qui souffre d’injustice est donc celle qui ne se sent pas appréciée à sa juste valeur, qui ne se sent pas respectée ou qui ne croit pas recevoir ce qu’elle mérite.

Cette blessure s’éveille au moment du développement de l’individualité de l’enfant. Celui-ci va trouver injuste de ne pas pouvoir s’exprimer, de ne pas pouvoir être lui-même avec le parent du même sexe perçu comme froid et sévère par l’enfant. Ce dernier a généralement souffert de ses fréquentes critiques, de son intolérance ou de son conformisme. L’enfant a réagi en se coupant de sa sensibilité et s’est imposé d’être performant et parfait (blocage de l’individualité).

Adulte, le « rigide » accuse les personnes du même sexe d’être injustes avec lui.

  • Son corps : droit et rigide

Le corps de celui qui souffre d’injustice est rigide, bien proportionné et le plus parfait possible. Sa posture est bien droite, son apparence est soignée et sexy. Il a des épaules carrées et des fesses rondes ou bombées. Son ventre, qu’il s’efforce de rentrer, est plat. Il possède une petite taille généralement serrée par ses vêtements ou une ceinture. Le « rigide » est droit de fierté.

Ses mouvements sont secs et rigides. Ses mâchoires sont serrées. Il se croise souvent les bras, ce qui bloque son plexus solaire. Sa peau et ses yeux sont clairs, son teint rayonnant. Il a un regard brillant et vivant. Sa voix est sèche. Il parle d’une façon plutôt mécanique et retenue.

Le « rigide » danse très bien et, malgré la rigidité de ses jambes, a le sens du rythme. Il est attentif à ne pas se tromper, se tient droit et semble compter ses pas (il a souvent pris des cours de danse). Ce qui se ressort de lui quand il danse est « regardez comme je danse bien ». Il s’assoit bien droit. Il serre parfois les jambes l’une contre l’autre et les aligne avec le corps. Lorsqu’il croise les jambes et les bras, c’est pour ne pas sentir ce qui se passe.

Celui qui souffre d’injustice préfère les aliments salés aux aliments sucrés. Il apprécie tout ce qui est croustillant. Et il surveille son alimentation pour ne pas grossir (il se justifie et se sent honteux quand il perd le contrôle).

C’est une personne qui ressent de la rigidité physiquement sous forme de raideurs ou de tensions, essentiellement dans son cou, le haut de son dos et dans les parties flexibles de son corps (genoux, chevilles, coudes, etc.). Les malaises et maladies qui peuvent se manifester chez le « rigide » sont le burn-out (épuisement professionnel), l’anorgasmie (chez la femme), l’éjaculation précoce ou l’impuissance (chez l’homme), les maladies finissant par « ite » (telles que la tendinite, la bursite, l’arthrite…), les torticolis, la constipation, les hémorroïdes, les crampes, les troubles liés à la circulation du sang comme les varices, ceux liés au foie, les problèmes de peau sèche, le psoriasis, la nervosité, les insomnies, une mauvaise vision. Le « rigide » a tendance à prendre des boutons sur le visage. La plupart de ses maladies ne sont, généralement, pas assez sérieuses pour aller voir le médecin.

  • Son comportement : perfectionniste

En premier lieu, le « rigide » est perfectionniste : il se contrôle pour être parfait et pour correspondre à l’idéal qu’il s’est fixé ou qu’il croit qu’on attend de lui.

C’est un grand optimiste qui veut se montrer toujours positif, ainsi il avoue rarement qu’il vit des difficultés ou que quelque chose le dérange. S’il reconnait avoir un problème, il dira que ce n’est pas grave, qu’il est capable de s’en sortir seul. Il peine à se faire plaisir sans se sentir coupable. Ne sachant pas gérer sa sensibilité, le « rigide » se coupe de son ressenti. Il passe d’ailleurs pour froid et insensible et se persuade, de cette manière, que rien ne le touche.

Le « rigide » est très dur avec son corps. Il admet rarement être malade et se vante de ne pas avoir besoin de médecin. Même fatigué, il se montre vivant et dynamique. Il exige beaucoup de lui-même, veut être performant pour être parfait et ne respecte pas ses limites. Le rigide est difficile, pour lui, de demander de l’aide et de recevoir d’une manière générale. Enfin, il se justifie beaucoup.

Le « rigide » peut se montrer envieux et colérique. Il doute de ses choix, se compare à mieux et à pire. C’est quelqu’un qui aime l’ordre. Il est plutôt extrémiste et entêté dans ce qu’il croit être juste. Et, il trouve injuste d’en obtenir moins et encore plus injuste d’en recevoir plus que les autres.

Le « rigide » utilise couramment les expressions « pas de problème », « toujours / jamais », « très bon / très bien », « très spécial », « justement », « exactement », « sûrement », « d’accord ».

Il aime les voitures classiques, performantes, car il veut en avoir pour son argent.

Sa plus grande peur est la froideur. Il reconnaît difficilement cette froideur, car il se considère comme une personne chaleureuse. Son plus grand besoin est la liberté.

Partie 3 : La guérison des cinq blessures qui empêchent d’être soi-même

Partie 3.1 – L’acceptation, préalable indispensable à la guérison

  • Reconnaissance de nos propres blessures

Les chapitres précédents qui décrivent les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même doivent nous permettre, selon Lise Bourbeau, de reconnaître nos propres blessures. Pour l’auteure, l’idéal est d’arriver à discerner, dans les comportements dépeints, le masque que nous utilisons afin d’identifier la blessure que nous essayons de cacher.

Cette démarche est, selon elle, essentielle, car elle nous amène à nous guérir plutôt que de nous changer. Lorsque l’on arrive à se dire : « J’ai mis tel masque, c’est pour cette raison que j’ai réagi de telle façon », la guérison est bien avancée.

Cependant, cette prise de conscience reste longue et difficile. Notre ego ne va pas nous faciliter la tâche : il va créer plusieurs croyances pour nous éviter d’être conscients de nos blessures, et ce, pour chacun des différents masques. Ainsi :

    • Le « fuyant » se fait croire qu’il s’occupe bien de lui-même et des autres pour ne pas ressentir les rejets vécus ;
    • Le « dépendant » aime faire l’indépendant et clame qu’il se sent bien seul et qu’il n’a besoin de personne ;
    • Le « masochiste » se convainc que tout ce qu’il fait pour les autres lui fait énormément plaisir ; il dit que tout va bien et trouve des excuses aux situations ou personnes qui l’ont humilié ;
    • Le « contrôlant » est certain qu’il ne ment jamais, qu’il garde toujours sa parole et que personne ne lui fait peur ;
    • Le « rigide » dit à tout le monde qu’il est juste, qu’il n’a aucun problème dans sa vie et pense avoir beaucoup d’amis qui l’aiment comme il est.
  • Acceptation de nos blessures et de celles de nos proches

Tout d’abord, aucune transformation n’est possible sans acceptation. L’acceptation est l’élément déclencheur pour mettre en marche la guérison.

Une fois la prise de conscience effectuée, la première étape est de parvenir à accepter sa blessure, la regarder, l’observer, lui donner un amour inconditionnel plutôt que de vouloir la faire disparaître. Nos blessures profondes ont besoin d’être reconnues et aimées. Aimer une blessure, c’est accepter qu’elle ait été créée pour une raison spécifique et dans le but de nous aider.

Avec cette nouvelle attitude, on commence par voir ses blessures différemment. Nous pourrions presque les remercier d’exister. Nous devrions arriver à nous dire qu’avoir créé un masque pour ne pas souffrir est une démarche d’amour envers nous-même, car ce masque nous aide à survivre et à nous adapter à notre environnement familial.

Pour arriver à guérir de ses blessures, il est important aussi de comprendre le lien entre la blessure et le parent associé à cette blessure. Plus les blessures font mal, plus il est normal et humain d’en vouloir au parent que nous croyons responsable de nous avoir fait souffrir. D’autant plus que, plus tard, nous reportons cette rancune ou cette haine sur les personnes du même sexe que les parents accusés de nous avoir fait mal.

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Ainsi, l’histoire se répète de génération en génération. Ce cycle peut être stoppé et les blessures peuvent être guéries qu’avec un pardon véritable envers soi et envers nos parents. C’est pourquoi l’auteur suggère de vérifier avec nos parents s’ils ont connu les mêmes blessures. En discutant avec eux, nous pouvons d’ailleurs les aider à faire leur processus de pardon avec leur propre parent. Il est aussi intéressant d’identifier les blessures de nos proches, car cela nous permet d’avoir une plus grande tolérance envers eux.

Partie 3.2 – Vers la guérison de nos blessures : étapes à suivre et indicateurs

  • Les quatre étapes à suivre, selon Lise Bourbeau

Même blessés, le temps est venu, pour Lise Bourbeau, de décider que nous pouvons survivre sans notre masque. Devenu adulte, avec de l’expérience et de la maturité, nous avons, désormais, la capacité de gérer notre blessure sans ce masque qui, à présent, nous nuit plus qu’il nous aide.

En appliquant la méthode de guérison expliquée dans « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », il nous est possible de nous débarrasser progressivement de nos masques et d’entamer le processus de la guérison complète. Notre attitude, voire même notre corps, vont alors se transformer.

La méthode décrite par Lise Bourbeau est la suivante : il nous faut inverser les quatre étapes vécues lorsque nous avons créé notre blessure (telles que décrites dans le premier chapitre). Il s’agit donc de commencer par la quatrième étape jusqu’à retourner à la première pour redevenir soi-même :

Le processus est le suivant :

  • Première étape : devenir conscient du masque que l’on porte grâce aux cinq chapitres décrivant les cinq blessures ;
  • Deuxième étape : éprouver de la révolte à la lecture de ces chapitres ou ressentir de la résistance à accepter notre responsabilité (nous préfèrerons accuser les autres de ses souffrances) ; l’intensité de notre révolte dépendra de notre degré d’acceptation, d’ouverture et de notre blessure ;
  • Troisième étape : se donner le droit d’avoir souffert et d’en avoir voulu à l’un de nos parents ou aux deux ; plus on ressent la souffrance que l’enfant en soi a vécue, plus on aura de la compassion pour lui et plus cette étape sera réalisée en profondeur ; le lâcher-prise avec nos parents se fera en ayant de la compassion pour leur propre souffrance ;
  • Quatrième étape : on redevient soi-même, on cesse de croire que l’on a encore besoin de porter nos masques pour se protéger ; nous acceptons le fait que la vie est remplie d’expériences nécessaires pour nous apprendre ce qui est bénéfique et intelligent pour nous-même. C’est ce qui s’appelle l’amour de soi.

Pour faciliter ce processus, à la fin de chaque journée, il nous faut découvrir le masque qui a pris le dessus, en prenant par exemple, le temps de noter nos observations et notre ressenti. Puis, nous devons nous pardonner en nous donnant le droit d’avoir utilisé ce masque, sachant qu’à ce moment-là, nous pensions sincèrement que c’était le seul moyen de nous protéger.

  • Les indicateurs de la voie de la guérison

Lise Bourbeau nous donne le moyen de vérifier si nos blessures sont sur le chemin de la guérison par les indicateurs ci-dessous :

    • La blessure de rejet est en voie de guérison lorsque celui qui en souffre :
      • commence à oser s’affirmer et à prendre plus de place ;
      • se sent bien dans sa peau même si quelqu’un semble oublier qu’il existe ;
      • ressent moins souvent la peur de vivre la panique.
    • La blessure d’abandon est en voie de guérison lorsque celui qui en souffre :
      • parvient à se sentir bien seul et recherche moins l’attention des autres ;
      • perçoit sa vie de manière moins dramatique ;
      • ressent de plus en plus l’envie d’entreprendre et de continuer des projets malgré l’absence d’appui des autres.
    • La blessure d’humiliation est en voie de guérison lorsque celui qui en souffre :
      • prend le temps de vérifier ses besoins avant de dire oui aux autres ;
      • en prend beaucoup moins sur les épaules et se sent plus libre ;
      • arrête de se créer des limites pour lui-même ;
      • est capable de faire des demandes sans se croire dérangeant.
    • La blessure de trahison est en voie de guérison lorsque celui qui en souffre :
      • ne vit plus aussi mal le fait que quelque chose ou quelqu’un vienne déranger ses plans ;
      • lâche prise avec facilité et ne s’attache plus aux résultats ni à sa planification ;
      • ne recherche plus à être le centre d’intérêt.
    • La blessure d’injustice est en voie de guérison lorsque celui qui en souffre :
      • se permet d’être moins perfectionniste et de faire des erreurs sans vivre de colère ou de critique ;
      • s’accorde le droit de montrer sa sensibilité, de pleurer devant les autres sans perdre le contrôle et sans peur du jugement des autres.

Partie 3.3 – Les transformations et les forces révélées grâce à la guérison

  • Les transformations liées à la guérison

Comme l’amour a un grand pouvoir de guérison et de regain d’énergie, il faut se préparer, lorsque l’on parvient à guérir ses blessures, à observer plusieurs transformations dans sa vie : des changements au niveau de ses relations avec les autres mais aussi dans son corps physique.

La découverte et la guérison de ses blessures apportent notamment :

    • la compassion pour soi-même : cela aide à atteindre une plus grande paix intérieure en vivant moins de colère, de honte et de rancune ;
    • l’amour véritable ou l’expérience d’être soi-même : « s’aimer » signifie « se donner le droit d’être tel que nous sommes pour le moment et s’accepter même si nous faisons aux autres ce que nous leur reprochons » ;
    • l’autonomie affective : c’est-à-dire la capacité de savoir ce que nous voulons et de faire les actions nécessaires à sa réalisation.
  • Les forces cachées par type de personnalité

En dernière partie du livre « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même », Lise Bourbeau liste les forces dissimulées derrière chaque type de caractère. Ces forces sont souvent enfouies, ignorées ou mal utilisées à cause de la place importante de nos masques pour éviter de voir ou sentir nos blessures.

Une fois nos blessures guéries, c’est-à-dire lorsque nous parvenons à nous défaire de nos masques, tous ses aspects positifs peuvent se révéler dans nos vies :

    • Premièrement, la personne « fuyante » est capable d’en prendre beaucoup. Elle est dotée d’une bonne endurance au travail. Elle est débrouillarde, inventive, efficace, réactive. Enfin, la personne fuyante pense à beaucoup de détails. Elle peut travailler, se retirer et être heureuse seule.
    • La personne « dépendante » est habile. Elle sait ce qu’elle veut. Elle est tenace, persévérante, déterminée, gaie, enjouée, sociable et a des talents artistiques. De plus, elle sait capter l’attention. Elle est capable d’aider les autres et est apte à utiliser ses dons psychiques.
    • La personne « masochiste » est audacieuse, aventurière, sensible à ses besoins et à ceux des autres. Elle possède de grandes capacités. Elle est une bonne médiatrice et conciliatrice. Également, elle sait mettre les gens à l’aise. Elle est joviale, généreuse, serviable, altruiste, organisatrice, sensuelle et d’une grande dignité.
    • La personne « contrôlante » est rassurante, protectrice, très talentueuse, sociable et bonne comédienne. Elle possède des qualités de chef et le talent de parler en public. Elle a des aptitudes pour capter les talents des autres et leur donner confiance en eux-mêmes. Mais aussi, elle est capable de déléguer, de valoriser, de lâcher-prise et de dédramatiser en faisant rire. Elle sait gérer plusieurs choses en même temps et prendre des décisions rapidement. Elle est très performante.
    • Enfin la personne « rigide » est créative, enthousiaste, vivante et très sensible. Elle est dynamique et dotée de beaucoup d’énergie, elle possède une grande capacité de travail. Très ordonnée, soucieuse, précise et douée pour veiller aux détails. La personne rigide est capable de simplifier, d’expliquer clairement. Elle se montre réactive et sait faire face aux situations difficiles.

Conclusion sur « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » :

« Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau est un livre qui m’a laissé une impression très partagée.

Dès le départ, le ton direct, simpliste et sombre employé par l’auteure a rendu la lecture des premiers chapitres assez difficile. De plus, bien qu’expliquée dans la préface, j’ai trouvé assez maladroite l’utilisation de certaines expressions pour le sujet abordé (le terme de « dieu intérieur » par exemple).

L’auteure amène également, dans sa théorie, des croyances, à mon sens, très subjectives (sa conviction en la réincarnation notamment). Sans remettre en question les compétences de Lise Bourbeau (qui a fondé, je le rappelle, la plus grande école de développement personnel au Québec et qui a écrit de nombreux best-sellers), ceci m’a toutefois rendu sceptique quant au bien-fondé des propos avancés. L’auteure ne se base, en fait, que sur ses propres observations et il manque, à mes yeux, des références scientifiques et des sources extérieures à croiser pour appuyer son analyse.

Néanmoins, « les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même » est un ouvrage indéniablement marquant.

Au terme de sa lecture, on ne peut s’empêcher d’amorcer une réflexion quant à ses propres blessures et comportements qu’il est intéressant de reconnaître dans les portraits décrits. Il est assez fascinant de réaliser qu’en effet, les caractéristiques exposées font sens dans notre vécu (en tout cas, dans le mien).

La prise de conscience que peut générer la lecture de ces pages et la méthode de guérison proposée par Lise Bourbeau permet alors, sans doute, d’aider de nombreuses personnes à cheminer vers une transformation intérieure.

Enfin, sur un registre plus léger, il peut être assez amusant de passer au crible son entourage à travers les cinq types de personnalité évoqués.

Points forts :

  • Tout d’abord, un livre fort qui ouvre une réflexion de travail sur soi et ses relations aux autres ;
  • La description des blessures et masques est très accessible, concrète et facile à s’approprier pour identifier ses propres blessures.

Points faibles :

  • Un ton parfois un peu simpliste et un schéma d’écriture répétitif ;
  • Des idées intéressantes, mais qui manquent de sources, d’études et d’explications scientifiques : l’auteure se base uniquement sur ses observations ;
  • Enfin, l’auteure amène ses croyances à travers ses explications (la réincarnation par exemple), ce qui rend parfois la lecture un peu mystique.

Ma note :

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