La discipline positive

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Phrase-résumée de “La discipline positive” de Jane Nelsen : La discipline positive nous apprend comment éduquer nos enfants avec fermeté et bienveillance, en famille ou à l’école, et nous enseigne des méthodes où la juste autorité et l’encouragement vont permettre aux enfants de développer leur autonomie, la coopération et de nombreuses autres compétences indispensables à leur bien-être dans la vie.

Par Jane Nelsen, 2014, 416 pages

Chronique et résumé de “La discipline positive” de Jane Nelsen 

Préface et avant-propos

  • Qu’est-ce que la discipline positive ?

La discipline positive, c’est :

    • Éduquer dans la fermeté et la bienveillance sans avoir à choisir entre l’une et l’autre.
    • Trouver la juste autorité dont les enfants ont besoin pour se développer dans la coopération et l’autonomie.
    • Permettre aux enfants d’acquérir des compétences indispensables pour la vie, par le biais d’une relation basée sur la confiance et le respect mutuel.

Ainsi, la discipline positive utilise des outils centrés sur l’encouragement qui s’appliquent en contextes familiaux comme scolaires. Cette approche novatrice permet, en effet, aussi bien aux parents qu’aux enseignants, d’appliquer une forme d’éducation qui associe fermeté, bienveillance, désir de créer du lien et de développer un sentiment d’appartenance qui nourrit et fait exister l’enfant.

  • Les bases de la discipline positive

La discipline positive est basée sur les enseignements d’Alfred Adler et de Rudolf Dreikurs, psychiatres autrichiens, qui se concentrent sur l’apprentissage de l’autodiscipline, la responsabilité, la coopération et les qualités nécessaires à la résolution de problèmes.

Jane Nelsen explique ici comment, tout au long de son parcours personnel, en tant que mère de sept enfants et grand-mère de vingt et un petits-enfants, la psychologie adlérienne et la discipline positive ont transformé sa vie familiale. Elle raconte également comment cela lui a permis d’avancer d’un point de vue professionnel, en tant que thérapeute familial.

Chapitre 1 – L’approche positive

1.1 – Une autorité en mutation

D’après Rudolf Dreikurs, la société a beaucoup évolué ces dernières années, modifiant, avec elle, les comportements des enfants. Il constate deux changements importants :

  • Les adultes ne sont plus pour les enfants des exemples de soumission et d’obéissance

“Le jour où le père a perdu son contrôle sur la mère, les deux ont perdu leur contrôle sur les enfants.” Rudolf Dreikurs

Les enfants ne font que suivre les exemples qu’ils observent autour d’eux. Alors qu’avant les modèles de soumission étaient nombreux (le père en tant qu’employé, les minorités, etc.), les enfants grandissent aujourd’hui dans un modèle égalitaire. Ils ne réagissent donc plus comme les générations précédentes. Ils souhaitent, eux aussi, être traités avec respect et dignité.

  • Les enfants ont moins d’opportunités de développer le sens des responsabilités et la motivation

Pour Jane Nelsen, aujourd’hui, au nom de l’amour, nous donnons trop aux enfants, sans qu’ils aient besoin de fournir un quelconque effort ou investissement. Cela les conduit à se comporter comme si tout leur était dû. Pourtant, il est important pour les enfants de participer et de contribuer. L’auteure souligne alors que, dans ce contexte :

    • L’encouragement est devenu un facteur primordial pour la réussite de notre enfant et pour l’aider dans ses apprentissages académiques et sociaux.
    • Se détourner des punitions ne signifie en aucun cas autoriser les enfants à faire tout ce qu’ils veulent.

1.2 – Les 7 perceptions et compétences essentielles au développement de personnes autonomes et capables

Si l’enfant adopte des comportements inappropriés, c’est la plupart du temps dû à l’absence ou la fragilité d’une ou plusieurs des “7 perceptions et compétences essentielles” suivantes :

  • Trois perceptions solides de :
    • Ses aptitudes personnelles → je suis capable.
    • Son importance dans les relations avec ses proches → je contribue de façon significative et on a réellement besoin de moi.
    • Sa maîtrise et capacité à agir sur sa propre vie → j’ai une influence sur ce qui m’arrive.
  • Quatre compétences :
    • Intra-personnelles → la capacité à identifier et comprendre ses propres émotions afin de pouvoir développer l’autodiscipline et le contrôle de soi.
    • Inter-personnelles → la capacité à travailler avec les autres et à nouer des amitiés en s’appuyant sur la communication, la coopération, la négociation, le partage, l’empathie et l’écoute.
    • Systémiques → la capacité à réagir aux contraintes de la vie quotidienne avec responsabilité, adaptabilité, flexibilité et intégrité.
    • À exercer son propre jugement → faire preuve de sagesse et être capable d’évaluer les situations en fonction d’un système de valeurs appropriées et structurantes.

1.3 – L’autoritarisme, la permissivité et la discipline positive

  • Les 3 modèles d’interaction parents/enfants 

    1. Le modèle autoritaire (contrôle excessif) : on dicte à l’enfant les règles à suivre et la punition qu’il recevra s’il ne les respecte pas. Les enfants ne sont pas du tout impliqués dans le processus de prise de décision. Le résultat de ce contrôle excessif se situe entre rébellion et soumission.
    1. Le modèle permissif (pas de règles) : on s’aime, on est heureux et on pense que, plus tard, l’enfant sera capable de choisir ses propres règles. Les enfants ont toutes les libertés mais pas de cadre. La permissivité crée une codépendance néfaste au lieu de développer autonomie et coopération.
    1. La discipline positive (fermeté et bienveillance simultanément) : on décide ensemble de règles qui seront bénéfiques pour tous et on se met d’accord sur des solutions qui aideront chacun lorsque nous rencontrerons un problème. Si on a besoin de décider sans pouvoir impliquer l’enfant, on le fait avec bienveillance et fermeté, dignité et respect. Le but de la discipline positive est d’obtenir des résultats positifs à long terme et de développer immédiatement autonomie et coopération.
  • Les 4 “R” de la punition

Jane Nelsen nous met ici en garde contre les punitions : nous sommes souvent aveuglés par leurs résultats immédiats sans en voir les effets néfastes à long terme. Selon l’auteure, ces derniers se résument aux 4 “R” suivants :

    • Rancœur → Ce n’est pas juste. Je ne peux pas faire confiance aux adultes.
    • Revanche → Bon, là, c’est eux qui gagnent, mais je les aurai la prochaine fois.
    • Rébellion → Je vais faire exactement l’inverse pour leur prouver qu’ils ne peuvent pas m’obliger à faire ce qu’ils veulent.
    • Retrait → Dissimulation : La prochaine fois, je ne me ferai pas prendre / Baisse de l’estime personnelle : Je ne vaux rien.

Pour Jane Nelsen, ces ressentis, qui résultent des punitions, ne permettent pas aux enfants de développer des compétences positives, c’est-à-dire constructives et utiles.

1.4 – Cinq critères pour identifier une discipline positive et efficace

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Une discipline positive efficace est une discipline qui :

  1. Se veut simultanément ferme et bienveillante, respectueuse et encourageante.
  2. Aide les enfants à développer un sentiment d’appartenance et d’importance (être en lien).
  3. Est pertinente à long terme (la punition est efficace à court terme, mais elle a des résultats négatifs sur le long terme).
  4. Enseigne des compétences sociales et développe des personnalités qui agissent avec respect, intérêt pour les autres, responsabilité et coopération.
  5. Invite les enfants à avoir confiance en leurs capacités et à se servir de leur potentiel personnel de manière constructive.

L’approche punitive ne répond à aucun de ces critères. Nous devons vraiment laisser de côté l’idée étrange que “pour qu’un enfant fasse mieux, nous devons d’abord l’amener à se sentir moins bien” (principe de la punition).

1.5 – Bienveillance et fermeté simultanées

  • Être bienveillant, c’est être respectueux de monde de l’enfant

La bienveillance, c’est savoir :

    • Valider le ressenti de l’enfant attaché à son comportement : Je vois que tu es déçu, en colère, contrarié, etc.
    • Avoir confiance en l’enfant (il “survivra à la déception”) et ainsi lui permettre de se sentir capable.
    • Prendre un temps de pause, quand cela est nécessaire, pour se calmer, être en mesure de gérer ses émotions, et enseigner cette compétence aux enfants (en être le modèle).
  • Être ferme, c’est être respectueux du monde de l’adulte

La fermeté, elle, représente le respect de soi-même, c’est-à-dire du monde de l’adulte, et répond aux besoins spécifiques de la situation.

“Les méthodes autoritaires […] manquent généralement de bienveillance, alors que les méthodes permissives manquent de fermeté.”

  • Bienveillance et fermeté simultanées = respect de l’enfant, de l’adulte et de la situation

Pour utiliser bienveillance et fermeté simultanément (pas l’un ou l’autre), deux démarches sont nécessaires :

    • Poser des limites préalablement établies ensemble (parents et enfants)

Lorsque les enfants sont impliqués dans le “comment” et ont des choix, ils se sentent très vite en situation de capacité, coopèrent et sont responsabilisés. Pour qu’elles soient respectées, les limites doivent être comprises, fondées sur les besoins des enfants et différentes selon leur âge.

Quand une limite est dépassée, même si la tentation de faire la leçon et de punir est grande, continuer à impliquer l’enfant de façon respectueuse reste efficace. On peut alors utiliser ce que Jane Nelsen appelle les “questions de curiosité” : “Que s’est-il passé ? À ton avis, qu’est-ce qui a provoqué cette situation ? Qu’est-ce que tu proposes comme solution ? Qu’as-tu appris qui pourra t’aider la prochaine fois ?” 

    • Aider les enfants à se sentir “connectés” grâce au sentiment d’appartenance et d’importance

Le fait de créer un lien avec l’enfant, de “connecter” selon les termes de Jane Nelsen, est primordial avant de corriger avec respect son comportement inapproprié.

1.6 – Connecter avant de corriger/enseigner

Jane Nelsen nous invite à utiliser les outils suivants pour connecter avec l’enfant :

  • Écouter de façon active, prendre le temps de centrer toute son attention sur l’enfant.
  • Commencer par valider ce que ressent l’enfant, ses émotions.
  • Partager avec lui nos sentiments, de façon appropriée.
  • Se centrer, avec les enfants, sur les solutions possibles, une fois le calme revenu.
  • S’entraîner et installer les apprentissages de façon respectueuse.
  • Poser des questions de curiosité pour aider les enfants à explorer les conséquences de leurs choix.
  • Faire confiance aux enfants, pour gérer eux-mêmes leurs problèmes.
  • Passer avec eux un “temps dédié”, à deux.
  • Témoigner notre affection par des gestes d’affection.

Chapitre 2 – Les fondements de la discipline positive basés sur les principes adlériens

Dans ce chapitre plus théorique, Jane Nelsen nous explique en quoi les principes du psychiatre Afred Adler sont à l’origine des outils de la discipline positive. Cette étape doit nous amener à mieux comprendre ce qui conduit les enfants à adopter des comportements inappropriés.

L’auteure souligne également ici que l’idée de la discipline positive est d’inviter l’enfant à coopérer plutôt que d’entrer en relation de pouvoir.

“Rien n’est plus aux antipodes de l’adlérisme [ou de la discipline positive] qu’une éducation dans laquelle l’adulte impose un savoir de l’extérieur, et contrôle à grand renfort de règles et retrait de privilèges. La soumission forcée met l’enfant dans une relation de dépendance face à l’adulte et de recherche d’approbation.”

2.1 – Les enfants sont des êtres sociaux

Le comportement de l’enfant est étroitement lié au contexte social, à la vision qu’il se construit du monde qui l’entoure, des autres et de lui-même.

2.2 – Le comportement de l’enfant tend vers un but

Les enfants n’ont pas conscience de l’objectif qu’ils cherchent à atteindre. Dreikurs dit que :

“Les enfants perçoivent bien mais interprètent mal.”

Ces derniers obtiennent, en fait, en général l’effet inverse de ce qu’ils recherchent. Par exemple, ils tentent maladroitement d’atteindre leur but, provoquant l’agacement ou la colère, ce qui renforce encore leur comportement inapproprié. C’est pourquoi Jane Nelsen nous invite à observer les comportements inappropriés des enfants comme des stratégies de survie.

2.3 – Le besoin essentiel de l’être humain est d’appartenir et d’avoir de l’importance

Jane Nelsen nous explique que l’objectif final du comportement de l’enfant est d’avoir un sentiment d’appartenance et d’importance dans un environnement social. Dès lors, les enfants ont besoin de sentir que leur présence est désirée. Ils ont besoin que l’on ait besoin d’eux.

“Le sentiment d’appartenance, d’importance et le fait de se sentir capable sont les piliers d’une bonne estime de soi. Sentir qu’ils sont à la hauteur et que leur contribution personnelle a une réelle importance dans le fonctionnement de leur famille, de leur école, renforce chez les enfants la conviction qu’ils “font partie”, qu’ils appartiennent.”

2.4 – Un enfant qui se comporte mal est un enfant découragé

À travers un comportement inapproprié, l’enfant nous dit des choses qu’il ne sait pas dire autrement. Ainsi, comprendre l’enfant, pour l’adulte, revient à se demander : Qu’essaye-t-il (elle) de me dire ? Comment aider mon enfant à trouver sa place et à sentir qu’il compte vraiment ?

2.5 – La responsabilité sociale est au cœur de la discipline positive

Enseigner la “responsabilité sociale” est un volet majeur de la discipline positive. Être socialement responsable implique d’avoir réellement à cœur l’intérêt d’autrui et de vouloir sincèrement contribuer à la société. Dreikurs disait :

“Ne faites pas pour un enfant ce qu’il est capable de faire tout seul ; en faisant trop de choses pour eux, nous privons les enfants de beaucoup d’occasions de développer, par l’expérience, leur sentiment d’être capable. Au contraire, ils risquent de croire qu’ils ont besoin d’être pris en charge ou qu’ils ont le droit à un traitement de faveur.”

En fait, la première étape dans l’enseignement de la responsabilité sociale est l’enseignement de l’autonomie. On doit alors éviter de surprotéger les enfants pour leur permettre de croire en leurs capacités. Cela passe par deux procédés :

  • Ne pas faire “pour/à la place de” mais prendre le temps d’enseigner.
  • Impliquer les enfants dans la décision, la planification et la réalisation des tâches nécessaires au bon fonctionnement de la maison ou de l’école.

2.6 – Le principe d’égalité est le fondement de la coopération

“Égal” ne veut pas dire identique. Par égalité, on entend le fait que tout le monde a droit au respect et à la dignité. Il s’agit donc de rechercher la coopération de l’enfant.

  • Mettre en pratique les 4 étapes pour gagner la coopération des enfants

Quatre étapes nous permettent de créer une connexion et ainsi rendre les enfants prêts à écouter et plus coopératifs :

    1. Montrer à l’enfant que l’on comprend ses émotions en lui posant des questions et en reformulant ses ressentis (connecter).
    2. Faire preuve d’empathie, sans pour autant excuser ni approuver : l’empathie signifie que l’on a compris la perception de l’enfant (par exemple, en partageant nos expériences personnelles similaires).
    3. Exprimer nos perceptions et ressentis en tant qu’adulte.
    4. Inviter l’enfant à rechercher des solutions. Lui demander s’il a des idées sur ce qui pourrait être mis en place afin d’éviter le problème à l’avenir. Si les idées manquent, lui faire des suggestions et parvenir à un accord.
  • Autres points importants au sujet de la coopération

    • Une attitude aimante, attentionnée et respectueuse est capitale au cours des quatre étapes précédemment décrites.
    • Le plus important n’est pas ce que l’on fait, mais la manière dont on le fait (les sentiments et intentions derrière nos actes priment).
    • Demander est plus efficace que d’ordonner.
    • Il est judicieux de se demander systématiquement : Ce que je fais là met-il l’enfant en situation de maîtrise ? Ai-je pris le temps d’établir une connexion avant de corriger/enseigner ?

2.7 – Redonner sa place à l’erreur comme opportunité d’apprentissage et utiliser les 3 “R” de la réparation

Dans une société orientée vers le résultat, l’erreur a du mal à trouver une place valorisée. Le “sois fort” et “sois parfait” est encore omniprésent dans l’approche éducative. Dès lors, accepter que l’erreur, les conflits, les incidents soient des opportunités d’apprentissage sur le chemin éducatif demande à l’adulte d’avoir le “courage d’être imparfait“.

Pour cela, Jane Nelsen propose d’utiliser les 3 “R” de la réparation en cas d’erreur :

  • Reconnaître sa part de responsabilité → Oups ! J’ai fait une erreur ;
  • Réconcilier → je suis désolé(e) d’avoir… ;
  • Résoudre → J’ai besoin de ton aide. J’aimerais que l’on trouve une solution ensemble.

2.8 – S’assurer de faire passer le message d’amour

La réponse de l’adulte peut entretenir, voire favoriser, le comportement inapproprié de l’enfant. Mais heureusement, lorsque l’adulte change d’attitude, l’enfant peut en faire autant.

Chapitre 3 – L’impact du rang de naissance

impact rang de naissance famille

3.1 – Le rang de naissance : quelle influence a-t-il sur les traits de caractère ?

Dans ce chapitre de “La discipline positive“, Jane Nelsen nous explique que l’ordre de naissance de l’enfant dans sa famille participe à la construction de sa personnalité. Pour illustrer ses idées, l’auteure nous fait une description complexe et détaillée des profils des enfants selon leur rang de naissance : les aînés, les derniers-nés, les cadets/enfants du milieu et les enfants uniques. Elle souligne que cela n’a pas volonté à généraliser, classifier ou enfermer dans des stéréotypes. L’idée est plutôt de dégager des pistes de réflexion pour nous aider à “entrer dans le monde de l’enfant”.

Jane Nelsen indique aussi en quoi ces caractéristiques du rang de naissance peuvent être nuancées par d’autres facteurs comme : le genre, l’écart d’âge, les échanges de rôle, l’atmosphère familiale (compétition/coopération).

3.2 – Quels bénéfices retirer de cette analyse des rangs de naissance ?

Selon Jane Nelsen, comprendre le rôle et la place que les enfants occupent dans la famille selon leur rang de naissance permet de :

  • Mieux cerner la réalité de l’enfant et les croyances qui se cachent derrière son comportement, appréhender les ressources qu’il a développées selon sa position dans la fratrie.
  • Trier ce qui est positif (vouloir retrouver sa place d’aîné par exemple, être de nouveau reconnu) de ce qui ne l’est pas (les comportements perturbants et inappropriés pour y arriver).
  • Développer une atmosphère familiale fondée sur la coopération plutôt que sur la compétition.
  • Encourager l’enfant à se montrer plus flexible dans les rôles qu’il se donne.
  • Choisir une stratégie adaptée au besoin de l’enfant.
  • Mieux comprendre la dynamique des familles recomposées.
  • Aider le couple parental à mieux se comprendre et s’encourager mutuellement.
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Chapitre 4 – Un nouveau regard sur les comportements inappropriés

4.1 – Mieux comprendre la nature du comportement inapproprié

Prendre conscience de ce qui déclenche les comportements inappropriés nous amène à porter un regard plus compréhensif, plus empathique sur nos enfants. D’autre part, quand l’adulte réalise qu’il participe au comportement inapproprié de l’enfant, il peut aider ce dernier à modifier sa conduite en changeant lui-même ses propres réponses d’adulte.

Jane Nelsen précise qu’il est important, vis-à-vis de nos enfants, de :

  • Faire preuve de compassion plutôt que de punir.
  • Ajuster nos attentes à leur stade de développement.
  • Les impliquer dans la mise en place de routines.
  • Leur poser des questions de curiosité invitant à la coopération plutôt que de formuler des exigences.
  • Considérer les comportements inappropriés comme des opportunités d’apprentissage.
  • Servir d’exemple :

“Si nous voulons que les enfants apprennent à maîtriser leur comportement, alors nous devons apprendre à maîtriser le nôtre. Nous sommes les adultes.”

4.2 – Les 4 objectifs-mirages de l’enfant, expliqués dans “La discipline positive

Lorsqu’ils sont découragés, les enfants ont des comportements inappropriés et tendent alors vers ce que Dreikurs appelle les “objectifs-mirages”. Ceux-ci reposent sur des croyances erronées. Elles sont au nombre de quatre :

  1. Accaparer l’attention → Je compte seulement lorsque ton attention est centrée sur moi.
  2. Prendre le pouvoir → Je n’ai de sentiment d’appartenance que lorsque je suis en position de force.
  3. Prendre une revanche → Je n’ai pas de sentiment d’appartenance ; je souffre mais je peux au moins rendre la pareille en faisant souffrir l’autre.
  4. Confirmer sa croyance d’incapacité → Je n’arrive pas à appartenir, ni à avoir de l’importance, ni à me sentir capable, c’est tout simplement impossible. Je me désengage.

En résumé :

“Comprendre les 4 objectifs-mirages permet de décoder le message qui se cache derrière le comportement inapproprié : Je veux seulement appartenir. Cette étape est cruciale pour faciliter la transmission des compétences de vie et ouvrir la porte au mieux-être et au changement.”

4.3 – Les besoins cachés derrière les comportements inappropriés

  • La part de responsabilité de l’adulte

La discipline positive aide à poser un autre regard sur le comportement inapproprié de l’enfant qui n’est que le message d’un enfant découragé, et donne les outils pour répondre à ses véritables besoins.

Selon Jane Nelsen, deux points sont essentiels :

    1. D’accepter, dans un premier temps, une part de responsabilité dans l’équation du comportement inapproprié (sans culpabilité inutile ni jugement).
    2. De répondre aux quatre objectifs-miroirs de l’enfant par l’encouragement.

“La plupart des adultes n’ont pas envie d’être positifs quand un enfant se conduit mal. Beaucoup d’adultes ne sont pas toujours conscients du fait qu’ils participent d’une façon ou d’une autre à l’apparition des comportements inappropriés. Ils sont alors peu enclins à reconnaître leur part de responsabilité dans l’équation – en quoi leur propre conduite induit-elle celle de l’enfant ? Cette prise de conscience sans jugement est une étape majeure de la résolution d’un conflit.”

  • La “Grille d’identification des besoins cachés derrière les comportements inappropriés”

Jane Nelsen nous présente ici la “Grille d’identification des besoins cachés derrière les comportements inappropriés“. Cette grille est, selon elle, absolument fondamentale, parce qu’elle permet aux parents de décoder les attentes et besoins cachés de leurs enfants et à mieux les gérer, juste en analysant leur propre ressenti :

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Grille d’identification des besoins cachés derrière les comportements inappropriés

Jane Nelsen propose un autre tableau dans lequel elle développe une méthode complète pour ensuite répondre aux messages codés des enfants derrière ces quatre objectifs-mirages. L’auteure y explique concrètement et en détail quelles actions le parent/enseignant peut mettre en place, quelles phrases prononcer pour encourager l’enfant et lui apporter une réponse appropriée selon les quatre axes suivants :

    • Remarquez-moi → Impliquez-moi
    • Laissez-moi participer → Donnez-moi des choix
    • Aidez-moi → Je souffre intérieurement
    • Ne me laissez pas tomber → Tendez-moi la main

4.4 – L’importance de savoir identifier les objectifs-miroirs

Identifier les objectifs-miroirs des enfants est un exercice délicat qui demande attention et discernement. Voici deux indices pour aider à les repérer :

  • Premier indice : le ressenti de l’adulte face au comportement

Il s’agit de :

    • Se demander : “Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce qui se trouve juste derrière cette colère que je ressens ?”
    • Se reporter ensuite à la “Grille d’identification des besoins cachés derrière les comportements inappropriés” ci-dessus, qui décrit les principales émotions ressenties par les adultes (deuxième colonne).
  • Deuxième indice : la réaction de l’enfant lorsque l’adulte réagit au comportement inapproprié et non pas à son besoin sous-jacent

Il s’agit de :

    • Se demander : “Comment l’enfant répond-il à ma réaction ?”
    • Se reporter aux différentes réponses possibles de l’enfant décrites dans la “Grille d’identification des besoins derrière les comportements inappropriés” ci-dessus (troisième et quatrième colonne).

4.5 – Les outils de l’encouragement au regard des objectifs-mirages

Ici, Jane Nelsen liste les nombreuses façons de mettre fin à un comportement inapproprié grâce à des “fiches d’outils de l’encouragement”. Il y a une fiche détaillée pour répondre à chaque objectif-mirage dont voici, ci-dessous, une petite synthèse.

En réponse à l’objectif :

  • Accaparer l’attention

Encourager l’enfant va venir satisfaire son besoin et rendra inutile son comportement inapproprié.

Ce que nous pouvons faire avec l’enfant :

    • Le rediriger afin de lui permettre de contribuer.
    • Lui donner une responsabilité.
    • Faire quelque chose de surprenant (un bon câlin par exemple).
    • Établir un planning régulier de temps dédiés, d’attention non partagée avec lui.
    • Sourire pour montrer une complicité, sans rentrer dans son jeu.
    • Utiliser la communication non-verbale préalablement établie ensemble.
    • Éviter les traitements de faveur.
    • Rassurer et montrer sa confiance.
    • Ignorer son comportement inadéquat tout en mettant notre main sur son épaule de façon attentionnée.
    • Lorsque l’harmonie règne, chercher ensemble des façons appropriées d’attirer l’attention (des mots plutôt que les pleurs).
    • Agir sans parler.
    • Exprimer par les mots l’amour et l’intérêt que nous éprouvons pour lui.
  • Prendre le pouvoir

La quête de pouvoir n’est pas une mauvaise chose en soi, à condition qu’elle soit dirigée de manière constructive.

Ce que nous pouvons faire avec l’enfant :

    • Se retirer du conflit jusqu’à ce que le climat s’apaise. Puis, reconnaître que nous ne pouvons pas forcer l’enfant à faire ce qu’il refuse de faire et demander son aide pour trouver une solution prenant en compte les besoins de chacun.
    • Utiliser les “4 Étapes pour gagner la coopération des enfants” (décrit au-dessus).
    • Le rediriger vers un usage constructif de son pouvoir.
    • L’impliquer dans la recherche de solutions.
    • Décider de ce que nous allons faire, et non pas de ce que nous souhaitons faire faire à l’enfant.
    • Établir un planning régulier de moments dédiés exclusifs avec lui.
    • L’impliquer dans la création de routines et laisser la routine “être le chef”.
    • Offrir des choix, mais des choix appropriés et fermés.
    • Lui proposer d’inscrire le problème au programme du prochain Temps d’Échange en Famille ou en Classe (décrit plus bas)
    • Exprimer verbalement l’amour et l’intérêt que nous éprouvons pour lui.
  • Prendre une revanche

Lorsque l’enfant souffre de se sentir en situation d’infériorité, lorsqu’il ne se sent ni vu ni entendu, il arrive que pour lutter contre son sentiment d’impuissance et d’injustice, il choisisse de rendre les choses égales.

Ce que nous pouvons faire avec l’enfant :

    • Ne pas riposter pour sortir du cycle de revanche. Rester bienveillant en attendant que la tension s’apaise.
    • Tenter de comprendre ce qui l’a blessé et se montrer empathique.
    • Lui exprimer nos émotions de façon explicite.
    • L’écouter activement : verbaliser ce que l’on comprend, sans jugement ni intention de changer ses perceptions, lui poser des questions de curiosité, comprendre son point de vue sans immédiatement faire part du nôtre.
    • Utiliser “les 3 “R” de la réparation” (décrits plus haut) si nous sommes impliqué dans le problème rencontré.
    • Utiliser les “4 Étapes pour gagner la coopération des enfants” (décrits plus haut).
    • Après un temps de pause, rechercher une façon de résoudre le problème avec lui.
    • Dédier du temps à partager avec lui.
    • Exprimer verbalement l’amour et l’intérêt que nous éprouvons pour lui.
  • Confirmer sa croyance d’incapacité

L’enfant n’est pas inapte ou incapable, mais il continuera à se comporter comme tel tant que sa croyance erronée n’aura pas évolué.

Ce que l’on peut faire avec l’enfant :

    • Le rassurer sur le fait que nous comprenons bien ce qu’il ressent, parce que nous-même, nous nous sentons parfois découragé : “connexion”.
    • Prendre du temps pour renforcer les apprentissages ensemble.
    • Être le modèle d’une des étapes qu’il pourra reproduire.
    • Faire avec lui et non pas faire à sa place. Créer des opportunités qui permettent les petites réussites.
    • Identifier ses compétences (même les plus petites) et ses points forts.
    • Reconnaître tout essai positif.
    • Éliminer toute attente de perfection. Ne pas abandonner.
    • Dédier du temps à partager avec lui.
    • L’encourager à choisir un camarade, un binôme qui puisse l’aider.
    • Exprimer verbalement l’amour et l’intérêt que nous éprouvons pour lui.

4.6 – Révéler les objectifs-mirages : un outil de partage

Lorsque l’enfant prend conscience de ses objectifs-mirages et de ses stratégies pour parvenir à ses fins, son comportement inapproprié va alors perdre de son intérêt.

Pour permettre cela, Jane Nelsen propose, dans cette partie, un outil intéressant qui utilise les questions de curiosité. Cet outil doit être utilisé de manière objective, avec bienveillance, hors conflit, en privilégiant un moment calme, seul avec l’enfant. L’auteure y décrit en détail comment ensuite décrypter les réponses de l’enfant.

En fin de chapitre, Jane Nelsen évoque le cas particulier des adolescents qui connaissent un nouvel objectif-mirage : l’approbation des pairs.

Chapitre 5 – S’éloigner des conséquences logiques pour se concentrer sur les solutions de réparation

“Quand on les punit, la plupart des enfants vont cesser leur comportement inapproprié, du moins pour quelque temps. Ceci peut nous conduire naturellement à penser que punir est efficace. Mais qu’en est-il des effets à long terme de la punition ? Imposer nous place dans une relation d’autorité verticale, et tant que les adultes auront à cœur de “gagner”, ils feront de leurs enfants des perdants mis en situation d’infériorité.”

Comme outils alternatifs à la punition, “La discipline positive” nous propose deux concepts : les “conséquences naturelles” et les “conséquences logiques”.

5.1 – Les conséquences naturelles

  • Qu’est-ce qu’une conséquence naturelle ?

Il s’agit d’autoriser l’enfant à faire l’expérience des conséquences naturelles de ses choix : si nous marchons sous la pluie, nous sommes mouillé ; si nous ne mangeons pas, nous avons faim ; si nous oublions notre manteau en hiver, nous avons froid…

Une conséquence naturelle se produit sans aucune intervention de l’adulte. Il ne faut d’ailleurs surtout pas y ajouter de blâme ou culpabiliser l’enfant (Ex. : “Tu vois, je t’avais prévenu”) si nous voulons en conserver tous les bénéfices.

  • La bienveillance, critère d’efficacité

Cette méthode est d’autant plus efficace lorsque l’adulte montre son empathie et sa compréhension : “J’imagine que ça a dû être pénible d’avoir faim (d’être mouillé, d’avoir une mauvaise note, d’avoir perdu ton vélo, etc.).” Lorsque cela est justifié, on peut aussi ajouter : “Je t’aime, et je sais que tu vas réussir à t’en sortir. Je suis sûre que tu vas tenir jusqu’au goûter.”

  • Les 3 cas dans lesquels les conséquences naturelles ne peuvent pas s’appliquer : 

    1. Quand l’enfant est en danger ;
    2. Lorsque les conséquences naturelles sont incompatibles avec le droit des autres ;
    3. Quand le résultat ne le touche pas.

5.2 – Les conséquences logiques

  • Qu’est-ce qu’une conséquence logique ?

Les conséquences logiques, contrairement aux conséquences naturelles, demandent l’intervention d’un adulte ou d’un autre enfant de la famille ou de la classe. Le principe fondateur est que les privilèges sont assortis de responsabilités. L’adulte laissera l’enfant faire l’expérience des conséquences de ses choix :

    • Privilège = Responsabilité
    • Absence de responsabilité = Retrait de privilège

Exemple : Avoir des jouets est un privilège. La responsabilité qui va avec ce privilège est de prendre soin de ses jouets. La conséquence logique de ne pas accepter la responsabilité est la perte du privilège.

  • Les 4 “R” incontournables des conséquences logiques

La conséquence logique doit être :

    1. Reliée : elle est logiquement liée au comportement.
    2. Respectueuse : elle est mise en place avec fermeté et bienveillance et ne doit pas impliquer de dévalorisation, de culpabilisation ou d’humiliation.
    3. Raisonnable : elle n’est pas démesurée et paraît juste à l’enfant comme à l’adulte.
    4. Révélée à l’avance : l’enfant connaît les “règles du jeu” (ou sait ce que l’adulte va faire) s’il fait le choix d’un comportement inapproprié.

Nous devons toujours faire attention que la conséquence logique choisie ne soit pas une punition déguisée.

Jane Nelsen recommande de n’utiliser les conséquences logiques que dans certaines situations rares et très ciblées, et dans les conditions nécessaires pour qu’elles restent encourageantes. En effet, si un des 4 “R” manque à l’appel, ce n’est plus une conséquence logique aidante ni véritablement éducative : le ressenti de l’enfant peut facilement basculer dans les 4 “R” de la punition (rancœur, revanche, rébellion, retrait).

En somme, il est indispensable de :

“Saisir la différence entre imposer des conséquences à un enfant (il va payer pour ce qu’il a fait) et autoriser un enfant à faire l’expérience des conséquences de ses choix (il va apprendre par l’expérience). Cette différence est de taille.”

5.3 – Naviguer des conséquences naturelles et logiques vers les solutions

Contrairement aux méthodes punitives, les conséquences logiques aident les enfants à développer autodiscipline et sens de la coopération. Cependant, elles ne sont pas une bonne réponse pour la plupart des objectifs-mirages et pas souvent le meilleur moyen de résoudre un problème : il est alors préférable de se tourner vers les solutions.

Chapitre 6 – Se centrer sur la recherche de solutions

éducation et discipline positive bienveillance

La discipline traditionnelle enseigne aux enfants ce qu’ils ne doivent pas faire, ou ce qu’ils doivent faire pour se conformer à un modèle de soumission. Avec la discipline positive, l’enfant devient acteur du changement. Il apprend l’autodiscipline ainsi qu’à faire des choix appropriés et respectueux, même en l’absence de l’adulte. La valeur centrale ici est la coopération.

6.1 – La recherche de solutions est un processus dynamique

“La recherche de solutions est un outil qui permet non seulement à chacun de partager ce qui est important pour lui, mais il enseigne également le sens des responsabilités et la résolution de problème. C’est dans cette logique que l’erreur ou l’incident devient une véritable opportunité d’apprentissage.”

  • Les 3 “R” et le “A”

Une solution doit être :

    1. Reliée à la problématique,
    2. Respectueuse,
    3. Raisonnable,
    4. Aidante, c’est-à-dire utile et qui enseigne (pour faire de l’incident une opportunité d’apprentissage).
  • Les solutions comparées aux conséquences logiques

Jane Nelsen donne plusieurs exemples parlants pour comprendre la différence entre solutions et conséquences logiques. En voici un :

Une classe de CM2 souhaite résoudre la situation suivante : deux élèves arrivent régulièrement en retard après la récréation, parce qu’ils ne font pas attention à la sonnerie.

    • La liste de propositions des enfants quand ils raisonnent en termes de conséquences logiques :
      • Retirer un point de bonne conduite aux élèves en retard.
      • Leur faire écrire leur nom au tableau.
      • Les faire rester en classe après les cours, pour une durée équivalente à celle de leur retard.
      • Leur enlever de la prochaine récréation une durée égale à celle de leur retard de la dernière récréation.
      • Les priver de récréation le lendemain. Les réprimander.
    • Leurs propositions quand on leur demande plutôt des solutions afin d’aider les élèves concernés :
      • Tout le monde pourrait crier en même temps : Ça sonne !
      • Ces deux élèves pourraient jouer plus près de la sonnerie ou guetter quand le reste de la classe retourne en cours.
      • On pourrait monter le volume de la sonnerie.
      • Chacun des deux élèves pourrait se mettre en binôme avec un enfant qui les préviendrait quand la récréation est terminée.
      • Quelqu’un pourrait juste aller leur taper sur l’épaule quand la récréation est terminée.
  • Qui choisit la solution ?

C’est l’enfant qui a eu le comportement inapproprié qui – après qu’on ait éliminé les solutions irrespectueuses et irréalistes – choisit la solution la plus aidante à ses yeux. Ici notamment, il est primordial d’avoir confiance en la capacité des enfants à résoudre eux-mêmes leurs problèmes.

6.2 – Autres outils qui facilitent la recherche de solutions

  • Le temps de pause

Le temps de pause doit :

    • Permettre aux enfants de retrouver leur capacité de raisonnement.
    • Être un moment propice à la recherche de solutions.

Jane Nelsen nous met en garde sur le fait qu’isoler un enfant en le sommant de réfléchir peut avoir un effet néfaste. En effet, sous l’emprise de la colère, il peut ressentir du ressentiment, de la vengeance, il peut élaborer des stratégies pour éviter de se faire prendre la fois suivante ou encore se dire qu’il a bien mérité ce qui lui arrive, qu’il n’est pas la hauteur, qu’il ne vaut rien.

La discipline positive” expose quatre manières d’éviter cela :

    1. Expliquer à l’enfant l’utilisation du temps de pause : celui-ci n’est jamais une punition, mais un espace de reconnexion.
    2. Laisser l’enfant créer son propre espace “temps de pause”, avec pour unique consigne de s’y sentir bien (l’objectif étant de se sentir mieux avant d’agir mieux). Il peut alors tout à fait se faire du bien pour se calmer (lire, jouer, se reposer, écouter de la musique).
    3. Offrir le choix à l’enfant de rejoindre l’espace “temps de pause” (Est-ce que ça t’aiderait d’aller dans l’espace “temps de pause” ?) : ceci le replace naturellement en position de responsabilité.
    4. Lui dire que, lorsqu’il se sentira mieux, il pourra chercher une solution ou utiliser “les 4 “R” de la réparation” (décrits plus haut).
  • Les questions de curiosité

Cet exercice consiste à “questionner” au lieu de “dire”. L’adulte utilise alors des questions de curiosité afin d’aider l’enfant à explorer les conséquences de ses choix.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  GTD, Mise en pratique - 1

Quelques exemples :

    • “N’oublie pas ton manteau” devient : “On dirait qu’il fait froid, qu’est-ce que tu vas mettre pour avoir bien chaud ?”
    • “Va te brosser les dents” devient : “Qu’est-ce que tu dois faire pour avoir les dents propres ?” ou “Qu’est-ce qu’il ne faut pas oublier pour ne pas avoir de caries ?”
    • “Va te coucher” devient : “À quelle heure a-t-on décidé que tu allais te coucher ?”
  • La Roue des Choix

Il s’agit d’un support visuel présentant de façon ludique différentes solutions pour gérer un problème. Cet outil est très pertinent, à condition que l’enfant soit impliqué dans son élaboration.

Chapitre 7 – Utiliser l’encouragement de façon aidante

7.1 – Que signifie “encourager” ?

L’encouragement est au cœur des méthodes et outils de la discipline positive.

Un enfant encouragé est un enfant qui pense : Je suis capable, je peux participer, je peux avoir de l’influence sur ce qui m’arrive et sur la manière de réagir à ce qui m’arrive.

7.2 – Les différences entre “complimenter” et “encourager”

Complimenter et encourager engendrent des effets très différents à long terme :

  • Les compliments risquent de rendre les enfants dépendants de l’approbation de l’adulte et du regard des autres → le référentiel de l’enfant est externe.
  • L’encouragement, lui, participe à long terme au développement de la confiance en soi → le référentiel de l’enfant est interne.

Les résultats :

  • Sur l’estime de soi :
    • Du compliment : l’enfant se sent valorisé seulement par l’approbation des autres.
    • De l’encouragement : l’enfant se sent valorisé sans nécessairement l’approbation des autres.
  • Dans la durée :
    • Du compliment : la dépendance aux autres.
    • De l’encouragement : la confiance en soi, l’assurance.

Le tableau ci-dessous reproduit celui que Jane Nelsen nous propose pour clarifier plus précisément la différence entre compliment et encouragement :

La discipline positive Jane Nelsen - enfants - éducation - encouragement et compliment

7.3 – Comment rendre l’encouragement efficace, selon “La discipline positive

  • “Atteindre le cœur avant d’atteindre la tête”

Il est essentiel de nous connecter avec l’enfant pour encourager efficacement. Cela signifie que nous devons être à l’écoute de l’enfant, entrer dans son monde et le prendre au sérieux dans ses besoins.

Jane Nelsen nous propose, pour nous aider, deux outils de connexion :

    1. Premier outil : le temps dédié

“Le temps dédié est une bulle d’amour inconditionnel, d’attention exclusive, de présence à l’autre, un bonheur partagé. […] C’est l’une des choses les plus encourageantes que les parents puissent faire pour leurs enfants : passer un temps régulier, programmé, “juste pour l’enfant”.”

Le temps dédié :

      • Est régulier et prévu à l’avance avec chacun des enfants.
      • N’est ni un temps obligatoire, ni un temps occasionnel.
      • Doit être ajusté selon l’âge de l’enfant (avant l’âge de 2 ans, entre 2 et 6 ans, entre 6 et 12 ans, à l’adolescence).
      • Ne peut pas être supprimé à cause d’un comportement inapproprié : il n’est ni une récompense ni un privilège, juste un moment essentiel pour l’épanouissement de l’enfant.

Le temps dédié est un outil de l’encouragement car :

      • Savoir que l’on compte aux yeux de l’autre développe les sentiments d’appartenance et d’importance.
      • C’est un temps pour aimer nos enfants et nous faire plaisir (et ainsi se rappeler qu’avoir des enfants, c’est avant tout un bonheur).
      • Lorsqu’un enfant est en demande d’attention, il permet de reporter la satisfaction du besoin de façon respectueuse.
    1. Deuxième outil : le geste d’affection
      • S’inscrire dans une relation de respect mutuel

Cela nécessite de :

        • Montrer l’exemple pour créer cet état d’esprit chez l’enfant.
        • Savoir se mettre à la place de l’enfant.
        • Écouter sans jugement, avec comme seul objectif que de comprendre.
        • Partager ce que l’on ressent en utilisant le “je”.
        • Valoriser les initiatives et impliquer activement l’enfant, notamment dans la résolution des problèmes, en utilisant les questions de curiosité (par exemple, au lieu de dire à l’enfant de ranger la cuisine, on peut lui demander : “Est-ce que tu vois quelque chose d’autre à faire pour que la cuisine soit bien rangée ?”).
      • Partir des forces et se centrer sur le processus d’amélioration

        • Identifier les forces, qualités et compétences de l’enfant et l’amener à s’en servir de façon utile et constructive.
        • Focaliser sur le processus d’amélioration :
          • Reconnaître les progrès, et non pas la perfection.
          • Pratiquer la résolution conjointe de problèmes pour trouver des solutions respectueuses dans les domaines qui nécessitent une amélioration.
        • Prendre le temps d’enseigner : communiquer clairement ses attentes de parent/d’enseignant, et expliciter les moyens et les étapes nécessaires pour y parvenir.
      • Rediriger les comportements inappropriés de l’enfant

“Dans chaque comportement inapproprié se cache une force. À nous de la découvrir pour en faire un atout du changement.”

Exemple : les enfants perturbateurs ont aussi des qualités de meneurs. Le remarquer permet de rediriger cette énergie de façon constructive.

      • Changer de regard sur l’erreur

        • Apprendre à l’enfant à regarder les erreurs comme des opportunités d’apprentissage.
        • Réfléchir avec l’enfant aux différentes façons de réparer ses erreurs.

“Pouvoir réparer intègre non seulement le fait que l’erreur fait partie du processus d’apprentissage, mais cela enseigne aussi à l’enfant le sens des responsabilités. Cela lui permet d’assumer les conséquences de ses comportements sans peur d’être humilié et en se sentant encouragé à faire mieux. C’est ainsi un bel espace de déculpabilisation.”

      • Encourager l’autoévaluation et l’autonomie

Jane Nelsen explique ici, à travers des exemples :

        • Comment demander à un enfant de s’auto-évaluer.
        • L’importance des routines dans le développement de l’autonomie : il est essentiel d’impliquer les enfants dans la création de ces routines et de prévenir les enfants si on change de mode de fonctionnement.

“C’est la routine qui “prend les commandes”, et l’adulte se libère du “dire (demander)” et du “faire faire”.”

7.4 – Les obstacles à l’encouragement

Si l’on veut encourager un enfant, la discipline positive nous conseille d’éviter :

  • Les réactions instinctives ;
  • La punition ;
  • Faire les choses au mauvais moment (le temps de pause permet par exemple à chacun de retrouver son calme) ;
  • La pression sociale, la crainte du regard des autres et d’être jugé ;
  • La critique qui pointe les faiblesses et imperfections : c’est sur les forces que l’on peut construire et améliorer.

Chapitre 8 – Les Temps d’Échange en Famille (TEF), expliqués dans “La discipline positive

discipline positive temps d'échange en famille

8.1 – Qu’est-ce qu’un Temps d’Échange en Famille et quels en sont les bénéfices ?

“Le Temps d’Échange en Famille est une opportunité régulière et planifiée d’environ 15 à 30 minutes par semaine pour apprendre à s’apprécier de façon positive, à se concentrer ensemble sur les solutions qui faciliteront le plaisir de vivre ensemble, et à développer les compétences sociales nécessaires au plein épanouissement de chacun.”

  • Les 4 objectifs essentiels des TEF 

    • S’apprécier, se remercier et se faire des compliments.
    • S’aider les uns les autres.
    • Résoudre les problèmes et trouver des solutions.
    • Se faire plaisir ensemble et planifier des événements, activités et sorties en famille.
  • Les 9 bénéfices des TEF

    1. Développer les sentiments d’appartenance et d’importance.
    2. Dispenser un cadre privilégié pour développer ensemble les “7 perceptions et compétences essentielles de la discipline positive” (décrits plus haut).
    3. Favoriser une atmosphère familiale axée sur la coopération et non la compétition.
    4. Apprendre à exprimer sa gratitude.
    5. Trouver ensemble des solutions aux problèmes récurrents du quotidien familial en recourant à l’incroyable créativité des enfants.
    6. Transférer des compétences acquises.
    7. Renforcer les valeurs et traditions familiales en respectant le point de vue de chacun dans les discussions.
    8. Ne pas gérer les problèmes dans le feu de l’action en mettant les incidents à traiter à l’ordre du jour des TEF.
    9. Utiliser les erreurs comme des opportunités d’apprendre, de réparer et de faire mieux.

Il est primordial :

    • D’utiliser cet outil dans le respect mutuel.
    • Que personne ne prenne le contrôle du TEF, ni les enfants ni les parents.
    • De se faire plaisir en famille avant tout.

8.2 – Comment mettre en place un TEF ?

  • Fixer la fréquence des rencontres : les TEF ont lieu une fois par semaine et durent 15 à 30 minutes. Rien ne doit perturber le déroulement de ce temps familial, ni quelque chose de plus important à faire ni la sonnerie du téléphone.
  • Choisir un lieu propice : être assis à table (hors repas) aide à rester concentré sur la recherche de solutions ; être installés en cercle dans le salon est une autre option possible, avec toutefois plus de risques de distractions.
  • Définir le processus de décision : dans les TEF, les décisions sont le fruit d’un consensus.
  • Accorder les agendas : les TEF sont souvent une excellente occasion d’accorder les agendas de la semaine afin que les activités et obligations de chacun trouvent une place harmonieuse dans l’orchestration de la vie familiale.

8.3 – Le déroulement du TEF en 5 temps

  1. L’attribution des rôles de chacun (chacun des membres de la famille occupera le rôle du président et du secrétaire) ;
  2. Le tour de compliments ;
  3. L’ordre du jour ;
  4. La recherche de solutions ;
  5. La planification d’un temps plaisir en famille pour la semaine à venir.

Il est possible de rajouter un temps de discussions en vue d’anticiper des problèmes quotidiens, comme celui de la répartition des tâches ménagères (la coopération des enfants se fait bien plus facilement quand les enfants sont impliqués dans la planification des responsabilités ménagères).

Le TEF fonctionne avec n’importe quelle structure familiale. Il faudra juste l’adapter dans certains cas particuliers (les enfants de moins de 4 ans, les adolescents, les parents célibataires). Jane Nelsen nous propose plusieurs idées et nous renvoie vers ses autres livres pour plus de détails (“La Discipline positive pour les adolescents” et “La Discipline positive pour les familles monoparentales“).

“Le TEF est efficace quelle que soit la structure familiale, qu’il y ait un ou plusieurs enfants. La coopération, la recherche de solutions, tout comme l’expression de la gratitude et le partage des ressentis positifs, sont des constantes qui ne sont pas conditionnées par ce genre de critères.”

8.5 – Quelques activités pour pimenter les TEF

    • Trouver une devise familiale que l’on surnommera “motto” : chaque mois, un membre différent de la famille choisit le motto, puis, pendant le TEF, tout le monde réfléchira ensemble à la façon de décliner le motto en actions pendant la semaine.
    • Créer des pages de mercis : chacun y écrit au quotidien les mercis qui lui viennent à l’esprit, avant de les partager à haute voix lors du temps d’échange suivant.
    • Faire des feuilles de compliments : cela permet d’apprendre à voir chez l’autre ce qui est positif et à lui en faire part.
    • S’amuser : chaque membre de la famille peut remplir un modèle de feuille que l’auteure appelle “feuille des activités amusantes” qui indique les activités à faire en famille, à deux, seul, sans budget, avec budget, etc. Il est possible aussi de fabriquer une “boîte d’amusements”, dans laquelle on peut piocher l’activité à planifier.
    • Partager nos erreurs et ce qu’elles nous enseignent : chaque membre de la famille peut remplir un modèle de feuille que l’auteure appelle “feuille de mes erreurs et ce qu’elles m’ont appris“. On peut ensuite indexer ces feuilles à l’album des Temps d’Échange en Famille (les enfants trouveront probablement ça très drôle de les relire quand ils seront adultes).
    • Planifier les repas en famille : les possibilités sont sans limites ; on peut choisir des recettes ensemble, faire des équipes de “chefs”, choisir un thème ou une couleur, se partager les tâches, etc.

8.6 – Résumé des compétences sociales enseignées au travers des TEF

Les TEF enseignent aux enfants :

  • L’écoute ;
  • Le partage d’idées ;
  • La résolution de problèmes et l’importance du temps de pause avant la résolution de problèmes ;
  • Le respect mutuel ;
  • L’intérêt pour l’autre, la capacité à se mettre à sa place ;
  • La coopération ;
  • La responsabilité sociale ;
  • Assumer ses responsabilités dans un environnement bienveillant ;
  • Choisir des solutions respectueuses des besoins de chacun ;
  • Développer un sentiment d’appartenance et d’importance ;
  • Utiliser les erreurs comme des opportunités d’apprentissage.

Les TEF offrent la possibilité aux parents de :

  • Éviter les luttes de pouvoir en partageant le contrôle de façon respectueuse (coopération) ;
  • Favoriser l’autodiscipline ;
  • Écouter d’une façon qui invite les enfants à écouter aussi ;
  • Partager respectueusement les responsabilités ;
  • Créer de bons souvenirs en établissant des traditions familiales ;
  • Être un exemple des compétences qu’ils auront envie de transmettre à leurs enfants.

Chapitre 9 – Les Temps d’Échange en Classe (TEC), expliqués dans “La discipline positive

9.1 – Définition, objectifs et bénéfices du TEC

  • Définition des TEC

Le Temps d’Échange en Classe est une rencontre régulière et planifiée, dédié à l’apprentissage de compétences sociales aussi importantes que les connaissances académiques et nécessaires à la pleine réalisation de l’enfant. Ce temps peut prendre différents noms : “réunion de classe”, “cercle”, “conseil”, “discussion de classe”, “regroupement”, “heure de vie de classe”, etc.

  • Les objectifs et bénéfices des TEC 

    • Enseigner le respect mutuel, l’entraide ;
    • Apprécier et remercier l’autre pour sa contribution ;
    • Apprendre à ne pas gérer les problèmes à chaud ;
    • Résoudre des problèmes en trouvant des solutions respectueuses de chacun ;
    • Apprendre à écouter, à trouver les mots justes, à réfléchir et à faire preuve de discernement ;
    • Impliquer l’élève dans l’élaboration d’un cadre le concernant ;
    • Aller au-delà des conséquences logiques ;
    • Diminuer les problèmes de discipline ;
    • Mettre en avant ce qui est positif ;
    • Se faire plaisir ensemble et planifier des événements, activités et sorties scolaires.

“Lorsqu’on encourage les élèves à penser “en dehors de la boîte”, ils laissent libre cours à leur créativité et ont un talent incroyable pour trouver des solutions.”

9.2 – Comment réussir un TEC ?

  • Trois recommandations pour éviter les écueils 

    1. Un TEC ne doit jamais être utilisé pour faire passer des messages : les enseignants s’impliqueront avec une neutralité bienveillante. Ils peuvent, par contre, comme chacun des participants, inscrire un sujet ou un problème à l’ordre du jour.
    2. L’enseignant ne doit pas exercer de contrôle sur les élèves pour véritablement favoriser la coopération chez les enfants.
    3. On ne se décourage pas : la mise en place du TEC est un processus.
  • Huit démarches essentielles pour un TEC efficace

    1. Former un cercle ;
    2. S’entraîner aux compliments, remerciements et appréciations ;
    3. Respecter les différences ;
    4. Développer des compétences de communication ;
    5. Se centrer sur les solutions (éviter les conséquences logiques) ;
    6. Pratiquer les jeux de rôle et la réflexion collective ;
    7. Créer un agenda avec ordre du jour et un format à suivre lors des discussions de classe ;
    8. Identifier les raisons pour lesquelles on agit (selon les 4 objectifs-mirages).

9.3 – Guide pratique du TEC

  • Choisir la fréquence

Dans le primaire, l’idéal est d’organiser un TEC par jour (ou au moins trois fois par semaine). Dans le secondaire, on peut n’en conserver qu’un par semaine.

  • Déterminer ensemble l’ordre du jour

L’ordre du jour peut prendre la forme d’une liste au tableau ou être consigné dans un cahier mis à la disposition de tous. L’avantage du cahier est qu’il permet de garder une trace des problèmes rencontrés au cours de l’année et des solutions trouvées.

  • Former un cercle

Le cercle est symbole d’appartenance, et s’asseoir en cercle facilite les échanges et la coopération. L’enseignant n’est pas dans la posture d’enseigner : tout le monde doit être assis au même niveau.

  • Suivre un format défini et développer des compétences spécifiques

Dès qu’ils sont en âge de le faire, les élèves seront responsables de l’animation du TEC. Jane Nelsen propose un format qu’elle découpe en 5 temps :

    • Premier temps : les compliments, remerciements et appréciations

Il est important d’expliquer le concept et de faciliter la formulation des enfants avec une phrase guide comme “J’aimerais complimenter ou remercier (nom de la personne) pour (action spécifique de la personne précédemment nommée)”. Le bâton de parole passe de main en main : l’enfant peut exprimer son appréciation ou passer son tour. Celui ou celle qui reçoit un compliment dira simplement “merci”.

    • Deuxième temps : le point sur les solutions et stratégies précédemment mises en place
    • Troisième temps : le traitement des sujets mis à l’ordre du jour

Le sujet est lu à haute voix. L’élève qui a mis le sujet à l’ordre du jour pourra soit le partager et être écouté, soit demander à en discuter sans résoudre, soit demander de l’aide à la classe pour résoudre le problème.

    • Quatrième temps : la recherche de solutions

Pour les orienter vers une recherche de solutions, on peut demander aux enfants : “Pourriez-vous faire des suggestions qui aideront “x” à assumer ses responsabilités et apprendre de ses erreurs ? Quelles sont les idées qui pourraient aider “x” à changer son comportement, à obtenir ce qu’il veut de façon appropriée ?”

Le bâton de parole est utilisé (deux tours de parole). On note les suggestions (sans que l’enseignant ne fasse de remarques et sans en écarter aucune à cette étape-là en tout cas) puis, soit on procède à un vote (si le sujet concerne toute la classe), soit on demande à l’élève concerné de choisir la solution qui, selon lui, l’aidera le plus.

    • Cinquième temps : la planification des activités du groupe de classe
  • Apprivoiser le temps

Pour cela, Jane Nelsen propose plusieurs options comme celle de faire la réunion juste avant le déjeuner, avant une récréation ou nommer un “gardien du temps” qui fera respecter le temps imparti au TEC.

9.4 – Les attitudes et compétences des enseignants attendus pour un TEC

  • Lâcher prise pour laisser place à la coopération.
  • Être exemple de ce que l’on veut enseigner.
  • Poser des questions ouvertes (par exemple, si on trouve que les élèves sont trop bruyants, on peut dire : “combien d’entre vous pensent que la classe devient trop bruyante ?”).
  • Savoir reconnaître sa part de responsabilité dans le problème et demander de l’aide.
  • Faire preuve d’objectivité, ne pas juger et ne jamais supprimer un point mis à l’ordre du jour (les élèves qui ont le sentiment de pouvoir parler de tout sans être jugés sont d’autant plus ouverts aux discussions, et donc aux apprentissages).
  • Chercher l’intention positive derrière le comportement.
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9.5 – Autres suggestions concernant les TEC

  • L’implication des élèves dans l’établissement des règles de la classe

Bien souvent, les règles retenues par les élèves sont presque identiques à celles qu’aurait pu imposer l’adulte, mais le simple fait de les avoir choisies fait toute la différence. Cela : 

    • Augmente la coopération et le respect mutuel.
    • Peut être demandé pendant un TEC (“De quelles règles avons-nous besoin pour la classe afin de favoriser une ambiance de travail agréable, qui donne envie de venir à l’école ?”) ou dans d’autres situations, comme lors d’une sortie scolaire (“De quelles règles a-t-on besoin pour que notre sortie scolaire nous permette d’apprendre de façon agréable ?”).
    • Peut se faire à travers l’affichage des règles au mur : juste avant d’énoncer les règles, on peut inscrire “Nous avons décidé que…”
  • Le jeu du “copain mystère”

Ce jeu consiste à deviner qui est le “copain mystère” (tiré au sort) à partir des actions positives de chacun. Jane Nelsen précise ici les étapes à respecter pour que ce jeu se déroule de manière aidante et constructive.

Ce genre d’action, comme beaucoup d’autres, crée un effet immédiat sur l’ambiance de la classe, soudain plus joviale et amicale.

9.6 – Questions les plus souvent posées sur la discipline positive en classe

Pour terminer ce chapitre, Jane Nelsen répond à une vingtaine de questions les plus fréquemment posées par les enseignants lors des formations de “Discipline positive dans la classe“.

L’auteure précise également qu’établir la confiance peut prendre du temps. En effet, se lancer dans une approche qui vient rompre avec les habitudes parfois punitives ou qui n’invitent pas à la coopération peut entraîner, de la part des élèves, une phase de mise à l’épreuve de la nouvelle approche. L’auteure nous invite alors à faire confiance au processus en se donnant le temps de réussir.

“Le Temps d’Échange en Classe est un outil dont la vocation est de construire à plusieurs voix une ambiance de classe favorisant les apprentissages et le plaisir de vivre ensemble dans la coopération et le respect mutuel. De nombreux enseignants témoignent des bénéfices non seulement pour leurs élèves, mais également pour eux : ils disent se faire davantage plaisir dans leur rôle éducatif.”

Chapitre 10 – Comment notre personnalité affecte-t-elle celle des enfants ?

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Ce chapitre de “La Discipline positive” nous propose une introspection sur notre style de fonctionnement. Il s’agit de prendre conscience, en tant que parent ou enseignant, de la façon dont il impacte la personnalité des enfants que nous éduquons.

Jane Nelsen parle de “priorités-mirages”. La psychologue adlérienne Nira Kefir liste 4 priorités-mirages que poursuit l’adulte à travers son “style de vie” :

  • Le confort ;
  • Le contrôle ;
  • La volonté de faire plaisir ;
  • Le sentiment d’importance ou supériorité.

Chaque style de fonctionnement n’est ni bon ni mauvais : chacun possède ses atouts et ses faiblesses dans nos interactions avec l’enfant. Toutefois, il influence les décisions et les comportements de l’enfant et favorise le développement de certaines de ses compétences plutôt que d’autres.

10.1 – Nos cartes dominantes 

  • Les notions de “carte dominante” et “deuxième carte”

Selon Nira Kefir, notre style de fonctionnement reflète ce qu’on appelle nos “cartes”. Nous possédons, en général, deux cartes :

    • La carte dominante – ou style de fonctionnement directeur → elle traduit l’ensemble des comportements de l’individu lorsqu’il se sent menacé et incertain dans son besoin d’appartenance et d’importance (contextes de crise, de conflit, d’urgence).
    • La deuxième carte – ou style de fonctionnement habituel → elle traduit l’ensemble des comportements de l’individu lorsqu’il a un sentiment d’appartenance et d’importance dans sa vie quotidienne.
  • Les quatre cartes dominantes et le style de fonctionnement correspondant

    • La carte dominante “contrôle” → suscite l’opposition chez l’enfant.

La fermeté excessive ne permet pas à l’enfant d’être impliqué dans la mise en place des règles et peut ainsi provoquer la rébellion ou le retrait. Pour d’autres enfants, le seul moyen d’être aimés par leur parent sera de se soumettre passivement.

    • La carte dominante “supériorité” suscite le sentiment de ne pas être capable chez l’enfant.

Dans son besoin d’avoir raison pour ne pas se sentir inutile, l’adulte risque de créer chez l’enfant le sentiment de ne pas être compétent. Comment l’enfant pourra-t-il se sentir à la hauteur des attentes de ce parent qui sait toujours quelle est la meilleure façon de procéder ? À terme, ces enfants peuvent se dévaloriser, se désengager ou, au contraire, tout investir afin d’exceller.

    • La carte dominante “confort”  peut rendre les enfants très exigeants à travers des comportements d’enfants gâtés.

En valorisant excessivement le confort, l’adulte néglige l’importance pour l’enfant d’avoir un cadre. La liberté d’action ainsi donnée à l’enfant risque d’installer, chez lui, la croyance qu’il peut agir sans limites ni prise en compte des règles sociales.

    • La carte dominante “faire plaisir”  peut finir par agacer ou inviter l’enfant à en tirer parti.

Dans les efforts qu’il déploie pour faire plaisir, le comportement de l’adulte risque de communiquer à l’enfant la croyance suivante : “Je n’appartiens que lorsque les autres s’occupent de moi et répondent à tous mes désirs.”

  • Ce que l’on redoute pour soi est parfois ce que l’on invite chez l’enfant

Il est ainsi intéressant d’observer que lorsque l’individu est en situation de stress, il adopte des comportements qui provoquent bien souvent l’effet contraire à celui recherché. Cependant, nous pouvons considérablement améliorer notre rapport avec nos enfants en prenant conscience justement de nos ressources et de nos travers, et en faisant preuve d’autodérision.

10.2 – Comment se construit notre style de fonctionnement ?

  • Notre style de fonctionnement directeur est déterminé par notre carte dominante

Jane Nelsen nous décrit les différents styles de fonctionnement directeurs que l’adulte acquiert selon ses croyances d’enfant. Cette logique interne est inconsciente. Elle se construit dès la naissance et s’ancre jusqu’à la fin de notre vie. Chaque style se définit par une une carte dominante, appelée aussi “priorité”.

Pour Jane Nelsen :

“Connaître et comprendre la priorité de son style de fonctionnement directeur permet d’y apporter les modifications qui y conviennent. C’est aussi l’opportunité d’être attentif au style de fonctionnement en devenir de nos enfants, les priorités qu’ils installent et de mieux comprendre leurs réactions lorsqu’ils se sentent fragilisés ou vulnérables.”

  • Identifier notre carte dominante pour connaître notre style de fonctionnement

Parmi les affirmations ci-dessous, celle qui correspond le mieux à ce que nous ressentons personnellement, à notre état d’esprit, identifie la priorité de notre style de fonctionnement directeur, soit notre carte dominante.

Ainsi, ma carte dominante est :

    • Faire plaisir, si je me sens :
      • Mieux lorsque je peux éviter les conflits pour rendre les choses plus faciles et profiter du moment.
      • Mal lorsque j’ai l’impression d’être exclu, rejeté ou pas apprécié.
    • Le contrôle, si je me sens :
      • Mieux lorsque les choses sont organisées, ordonnées, prévisibles, que je maîtrise la situation et contrôle mes émotions.
      • Mal lorsque j’ai l’impression d’être pris en défaut, critiqué, humilié ou jugé pour quelque chose que j’aurais dû savoir faire ou que je n’ai pas fait.
    • La supériorité, si je me sens :
      • Mieux lorsque je suis en situation de réussite et que ma contribution est valorisée.
      • Mal lorsque j’ai l’impression de ne rien apporter, d’être inutile et peu compétent.
    • Le confort, si je me sens :
      • Mieux lorsque mon entourage et moi-même sommes bien, heureux et à l’aise.
      • Mal lorsqu’il y a des tensions, du mal-être et que je suis en situation de stress.

10.3 – Les cartes dominantes au regard des styles de parentalité et d’enseignement

Dans ce chapitre de “La discipline positive“, Jane Nelsen nous présente un tableau qui sert d’outil pour comprendre et prendre conscience de nos priorités de style de fonctionnement. Ce tableau (ci-dessous) permet d’analyser :

  • Les atouts et travers de notre carte dominante ;
  • Ce que cette carte dominante risque de susciter chez les enfants en positif et négatif ;
  • Notre marge de progrès et améliorations possibles.

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Chapitre 11 – Profiter pleinement du chemin éducatif

11.1 – Quelques incontournables de la boîte à outils

Dans cette partie de “La discipline positive“, Jane Nelsen revisite de façon pratique et plus approfondie quelques-uns des outils déjà présentés, comme :

  • Utiliser le temps de pause parce qu’on fait mieux lorsque l’on se sent mieux 

Pour cela, l’auteure explique deux pratiques de temps de pause : la technique de la salle de bain (pour les parents : quitter physiquement l’espace conflictuel) et la technique du livre (pour les enseignants : quitter émotionnellement l’espace conflictuel).

  • Décider de ce que nous allons faire et non de ce que nous allons faire faire à l’enfant

Agir de façon bienveillante et ferme est parfois bien plus efficace que de longs discours. Par exemple, plutôt que de faire en sorte que les enfants placent leurs vêtements sales dans le panier à linge, on peut juste décider de ne laver que les vêtements qui sont dans le panier. Les enfants comprendront vite les conséquences (naturelles) de ne pas avoir de vêtements propres quand ils en ont besoin. Attention, par contre, de bien informer les enfants au préalable de ce que nous allons faire.

  • Impliquer les enfants dans les routines pour éviter les luttes de pouvoir

Les routines peuvent s’afficher en mots ou en images selon les âges, se modifier au cours du temps, et facilitent le quotidien en toute coopération. Elles sont particulièrement utiles le matin, le soir et lors des repas.

  • Ne pas s’impliquer dans les disputes entre enfants (ou le cas échéant, s’assurer de traiter tous les enfants de la même manière)

L’objectif principal des disputes étant d’attirer l’attention de l’adulte, celles-ci s’espacent lorsque l’adulte cesse d’intervenir. C’est pourquoi l’auteure recommande de ne pas s’en mêler. Si, toutefois, on intervient pour une raison ou une autre, il est recommandé de le faire sans prendre parti ni chercher à savoir quel enfant est responsable du conflit, ou alors d’accueillir le ressenti de l’initiateur du conflit puis de lui demander de l’aide pour consoler celui qui “a été blessé”. Par ailleurs, l’humour fonctionne souvent très bien dans ces situations.

  • Utiliser la communication non-verbale : s’accorder sur un signal pour éviter certaines répétitions

  • Offrir des choix au lieu d’exiger

Les alternatives du choix proposé doivent convenir à l’adulte. Si l’enfant refuse les alternatives offertes et propose autre chose, et que sa suggestion :

    • Est acceptable : il n’y a pas de problème ;
    • N’est pas acceptable : il suffira de rappeler à l’enfant que sa suggestion ne fait pas partie des choix (“Ton choix est entre ça et ça, tu décides”).

Les enfants n’ont, cependant, pas le choix pour tout (Ex. : faire ses devoirs). Par contre, les impliquer sur le “comment et quand” constitue une façon de les faire participer dans les décisions et de les responsabiliser.

  • Utiliser des options encadrées comme “Dès que… on…

Exemples :

    • Dès que tu auras rangé tes jouets, nous pourrons aller au parc” → cette formulation est souvent plus efficace que : “Si tu ranges tes jouets, nous irons au parc.”
    • Dès que vous serez prêts, nous commencerons le cours (ou la leçon).”
  • Se servir de l’argent comme un outil éducatif

L’argent de poche ne doit pas être utilisé pour punir ou récompenser, ni pour obliger les enfants à accomplir une tâche, mais pour enseigner la responsabilisation financière et apprendre la valeur de l’argent.

  • Voir les erreurs comme des opportunités d’apprentissage et avoir de la compassion pour soi-même

Le sentiment derrière l’acte est plus important que l’acte en lui-même. Se montrer patient envers soi-même, prendre le temps des apprentissages, exprimer son amour inconditionnel et sa confiance sont des points capitaux.

11.2 – Les notions essentielles à retenir sur la discipline positive

“Le premier objectif de la discipline positive est de partager au quotidien davantage de joie, d’harmonie, de coopération, de responsabilités, de respect mutuel et d’amour dans le rapport à l’autre.”

  • La discipline positive est un chemin, l’apprentissage est un processus 

    • Le plus important est la manière dont nous faisons les choses, plus encore que ce que nous faisons.
    • L’erreur est une opportunité d’apprentissage : adopter ce principe pour nous-mêmes aide les enfants à apprendre de leurs erreurs.
    • L’apprentissage des compétences sociales est un processus qui demande de l’entraînement.
  • Quoiqu’il arrive, la discipline positive implique de : 

    • Focaliser sur le positif de chaque situation.
    • Faire confiance aux enfants.
    • Partir du principe, lorsqu’un enfant a un comportement inapproprié, qu’il ne cherche pas à être difficile mais qu’il ne sait pas comment s’y prendre pour atteindre des objectifs positifs par manque de compétence ou de maturité. C’est donc à nous de l’aider pour cela par une attitude en phase avec la pensée suivante : “je sais que tu veux bien faire, comment puis-je t’y aider ?”
    • Exprimer son amour inconditionnel :

“Les enfants ont besoin de savoir qu’ils comptent plus que tout ce qu’ils pourraient faire, qu’ils valent plus que tout ce que nous possédons.”

    • Connecter avant de corriger.
    • Consolider ses connaissances et continuer le chemin.

Pour conclure, Jane Nelsen souligne que la discipline positive n’est pas synonyme de perfection :

“Tous ces principes, tous ces outils ne garantissent pas la perfection, juste davantage de joie et d’amour sur le chemin !”

Conclusion de “La discipline positive” de Jane Nelsen

  • Un regard novateur sur la relation éducative

La discipline positive” est un livre qui apporte un regard nouveau et riche d’enseignements sur l’enfant et sur l’éducation.

Ni permissive, ni punitive, la discipline positive est une approche éducative alternative qui a changé la vie de quantité de parents et d’enseignants. On ne compte plus, en effet, les retours d’expérience très positifs des lecteurs et adeptes de cette méthode éducative, qui, en la pratiquant, ont vu l’atmosphère familiale ou l’ambiance d’une classe à l’école radicalement transformée.

Les clés de compréhension qu’apporte la discipline positive sur le développement et les comportements de nos enfants nous aide à mettre en place la juste attitude et des réponses respectueuses pour tous dans des situations où beaucoup d’adultes se sentent généralement dépassés.

En plus de décoder les vrais besoins des enfants derrière leurs comportements, Jane Nelsen nous invite à assumer notre responsabilité, en tant qu’adulte, dans ces comportements. L’analyse de notre propre fonctionnement au regard des apports théoriques de l’auteure nous permet une acceptation voire une remise en question sans toutefois nous sentir dévalorisé ou culpabiliser. Cette introspection aboutit même, au contraire, à une certaine confiance en soi et libération pour progresser dans notre pratique relationnelle, relever les challenges éducatifs à venir et finalement faire grandir nos enfants dans la joie d’éduquer.

  • Une multitude d’outils éducatifs concrets à appliquer au quotidien

Dans “La discipline positive”, Jane Nelsen réunit un ensemble d’outils très détaillés et facilement applicable au quotidien, à la maison ou à l’école. Au terme de cette lecture, on retient que ces outils se fondent sur :

    • Le respect mutuel dans la relation parent/enfant,
    • Le renforcement du sentiment d’appartenance,
    • La responsabilisation et l’autonomie de l’enfant,
    • L’encouragement, la recherche de coopération et de solutions,
    • Et bien sûr, la bienveillance pour respecter le monde de l’enfant, et la fermeté pour respecter le monde de l’adulte.

Ce sont ici les mots-clés de cette lecture et de l’approche expliquée dans “La discipline positive“.

  • Un contenu très dense en informations

La discipline positive” est un livre bourré d’informations très détaillées, à la fois théoriques et pratiques, qui donnent beaucoup à apprendre. Un vrai guide qui mériterait deux lectures ou un “livre d’idées à piocher” tant il y a de choses à intégrer.

Les aspects plus théoriques sont allégés par de nombreux exemples et situations concrètes. Les informations sont synthétisées sous forme de tableaux et de “boîte à outils”. Bien que très accessible, la lecture d’un livre aussi dense nécessite, à certains moments, de la concentration.

Points forts :

  • Le concept de l’éducation positive traité de manière scientifique et approfondie, tout en restant accessible.
  • Les principes de la discipline positive qui se déclinent autour d’une approche respectueuse de l’enfant et de l’adulte.
  • Une multitude d’informations et d’outils concrets, très bien expliqués, pour une mise en pratique facile au quotidien tant dans la sphère familiale qu’en milieu scolaire.

Point faible :

  • Des répétitions, mais sans doute parce que certains fondamentaux se doivent d’être retenus à tous les niveaux et dans tous les champs de la discipline positive (encourager, responsabiliser, positiver, penser solutions, etc.)
  • Une lecture qui demande une certaine concentration de par la quantité de conseils et d’informations.

Ma note :

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