1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive

1, 2, 3 je me mets à l'éducation positive - parentalité positive - pédagogie positive

Phrase-résumée de « 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive » : L’objectif de ce livre est d’expliquer clairement et simplement les concepts et méthodes développés autour de l’éducation positive, qui offre un regard nouveau sur l’éducation : elle permet de se concentrer sur l’enfant mais aussi sur le nouveau rôle d’éducateur des parents.

Par Véronique Maciejak, 2017, 160 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Chang du blog ParentaliteZen.

Chronique et résumé de “1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive”

L’auteure, journaliste et mère de 3 enfants a tout fait pour être la mère qu’elle aspire à être. Au début c’était chaotique et même en suivant les conseils des spécialistes de l’enfance qu’elle interviewait, elle trouvait tout et son contraire. En découvrant la l’éducation positive, elle a changé sa vie de maman mais également sa vision de la vie en général.

Le livre 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive s’articulera autour de 3 grandes parties pour mieux appréhender l’éducation positive :

  1. “Je comprends l’éducation positive”
  2. “J’essaie l’éducation positive”
  3. “J’approfondis l’éducation positive”

Partie 1. Je comprends l’éducation positive

À l’origine

Il faut savoir que les temps ont bien changé. Il y a quelques décennies encore, le père représentait l’autorité parentale à lui seul. Aujourd’hui, non seulement la femme est émancipée mais en plus la parentalité positive connaît un succès grandissant.

La parentalité positive ne se résume pas à voir la vie en rose. Mais il est vrai qu’elle permet de changer le regard de l’adulte sur l’éducation en se concentrant sur les compétences de l’enfant. Ce n’est pas non plus un dogme avec une méthode spécifique pour chaque problème éducatif rencontré.

La parentalité positive est en fait définie par le Conseil de l’Europe depuis 2009. Le but est de définir un comportement des parents qui vise à mettre l’enfant et ses qualités en avant dans le but de l’élever et de le responsabiliser à travers des pratiques non violentes.

Cette définition s’appuie sur de nombreux travaux de recherches menées depuis le XIXème siècle.

Non à la fessée

Il est facile de se dire “J’ai déjà reçu des fessées quand j’étais enfant, et ça ne m’a pas tué“. En y réfléchissant bien, effectivement une fessée ça ne tue pas, mais dans ce cas, peut-on frapper? À quelle fréquence? À quelle force? À partir de quel âge? Jusqu’à quel âge? C’est absurde. Il a été prouvé que les violences éducatives n’ont jamais rien appris aux enfants si ce n’est la peur. Les enfants victimes de violences sont blessés dans leur estime.

Voici quelques raisons qui vont contre les violences éducatives :

  • Les enfants victimes de violences ont tendance à développer des addictions aux drogues et à l’alcool.
  • Les violences entraînent des sentiments négatifs chez les enfants : baisse d’estime de soi, revanche, rébellion, …
  • Mettre des fessées, c’est instaurer une relation de domination/soumission avec son enfant.
  • Être parent, c’est être un modèle. Comment apprendre la paix à un enfant si on est violent avec lui?
  • Les fessées sont surtout un moyen d’évacuer la colère de l’adulte.

S’appuyer sur les forces de chacun

On pourrait penser que la parentalité positive s’oppose à une certaine “parentalité négative”. Cela semble culpabilisant. En réalité la parentalité positive se définit surtout par le fait de voir les choses du bon côté et de s’appuyer sur les forces de nos enfants pour les aider à se développer. Son but est de proposer des informations, ressources et soutiens pour les parents.

Les grands principes

Pour continuer à comprendre ce qu’est la parentalité positive, on détaillera 5 points qui la caractérisent :

  • L’autonomie : les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. En leur fournissant un cadre sécurisant et en développant leur estime de soi, on développe aussi leur sentiment de compétence.
  • L’écoute empathique : elle nous permet d’être pleinement disponibles pour écouter l’autre et accueillir ses émotions.
  • La non-violence : la parentalité positive propose d’éviter les châtiments corporels et humiliations psychologiques qui peuvent nuire à l’enfant.
  • Les besoins : tous les besoins nécessitent une réaction adaptée. Les besoins comblés des enfants en font des êtres épanouis. Si un besoin ne peut pas être satisfait, il doit au moins être compris et validé.
  • Le modèle gagnant-gagnant : la parentalité positive entend répondre aux besoins des enfants et des adultes.

Besoins ou envies ?

Une autre crainte commune des parents qui entendent parler de parentalité positive c’est “oh mais si je dis oui à tout, il va devenir un enfant roi, non?” En fait il faut différencier besoins et envies. Le besoin doit être comblé, il s’agit de quelque-chose d’essentiel comme boire ou manger. Le désir est plutôt quelque-chose qui n’est pas nécessaire mais qui nous ferait plaisir. Il y a souvent confusion entre les deux.

Exemple : si votre enfant vous dit “J’ai besoin de manger du chocolat” en réalité il a un  besoin de manger (qu’il faut satisfaire) et une envie de chocolat (qui n’est pas indispensable).

Une famille positive n’est pas une famille sans désaccord mais une famille qui arrive à communiquer et à garder le lien malgré les différences de chacun.

La communication sur le modèle gagnant-gagnant

C’est l’un des piliers de la parentalité positive. On opte pour un modèle où chacun y gagne, enfant comme parent. Cela peut être difficile à imaginer tant on a l’habitude de voir la victoire comme le fait d’avoir vaincu l’autre.

Exemple : “Ce matin il voulait mettre son pull jaune mais je n’ai pas cédé.” Ou bien: “Il a insisté et je n’ai pas voulu me battre. Il a fini par gagner et a mis son pull violet”.

Cet exemple traduit bien les conflits, même à travers notre vocabulaire. Prendre conscience de notre communication et être créatif permet de chercher de nouvelles solutions qui peuvent convenir à tous.

Mise en pratique : vous avez besoin de dormir mais votre enfant a peur du noir et crie la nuit pour vous avoir près d’elle/lui. Au lieu de lui dire d’arrêter, de la laisser pleurer dans son lit à barreau, peut-on trouver une autre solution? L’enfant a besoin de sa maman et la maman a besoin de dormir. En installant un matelas près du lit des parents, l’enfant est finalement rassuré et maman peut dormir une nuit entière 🙂

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Notre système éducatif est-il obsolète ?

Je vous suggère aussi 2 autres article qui touchent le sujet des relations parent enfant : Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent et Checklist – Mon enfant réussit à l’école !

Quelques précurseurs

Ce chapitre liste plusieurs précurseurs en matière de parentalité positive :

  • Pauline Kergomard (1838-1925) : Institutrice puis inspectrice générale des écoles maternelles en France, elle souhaite favoriser le développement naturel des enfants.
  • Maria Montessori (1870-1950) : Médecin et pédagogue italienne, elle développe une nouvelle façon d’apprendre. Elle met en place du matériel auto-corrigeant pour développer l’autonomie et l’estime de soi des enfants.
  • Alfred Adler (1870-1937) : Médecin et psychothérapeute d’origine autrichienne, il fonde son propre courant et crée la “psychologie individuelle”. Chaque patient est pour lui unique et doit être vu comme un tout. Pour comprendre le corps, il faut comprendre l’esprit.
  • Rudolf Dreikurs (1897-1972) : Psychiatre et éducateur autrichien, il développe une méthode éducative qui favorise la coopération sans recours aux systèmes classiques incluant punitions et récompenses.
  • Haïm Ginott (1922-1973) : Docteur en psychologie clinique, il travaille sur une méthode éducative alliant compassion et cadre. Pour lui, il est important d’écouter les sentiments des enfants et de nous comporter avec eux comme des modèles.
  • Alice Miller (1923-2010) : Docteure en psychologie, philosophie et sociologie, elle fait principalement des recherches sur l’enfance. Ses thèses montrent que les violences infligées aux enfants laissent des marques sur sa vie d’adulte.

Les chefs de file en France

En France, la l’éducation positive est portée par plusieurs personnalités :

  • Olivier Maurel : Professeur de français agrégé aux lettres, il crée l’Oveo, une association qui lutte contre les violences éducatives ordinaires.
  • Catherine Gueguen : Pédiatre à l’Institut hospitalier franco-britannique, elle est l’auteure de “Pour une enfance heureuse” qui fait l’apologie d’une éducation bienveillante en se basant sur des faits scientifiques.
  • Isabelle Filliozat : Psychothérapeute, elle est l’auteure d’une quinzaine d’ouvrages sur l’éducation positive.
  • Catherine Dumonteil-Kremer : ancienne éducatrice Montessori, elle a créé une communauté sur internet et autour de la parentalité et est aujourd’hui rédactrice en chef du magazine Pep’s sur la parentalité positive et également auteure de nombreux ouvrages sur le sujet.
  • Céline Alvarez : Enseignante qui développe sa propre approche dans une classe maternelle pendant 3 ans, elle fait suivre ses progrès par des chercheurs et publie ensuite un livre basé dessus “Les lois naturelles de l’enfant”.

La Violence Éducative Ordinaire

Sans pouvoir la définir de manière exacte, la violence éducative ordinaire est l’ensemble des agressions utilisées pour soumettre un enfant et qui paraissent banales car utilisées depuis longtemps. Il s’agit de violences physiques (gifles, fessées, tapes,…) et violences verbales (humiliation, exclusion, indifférence,…). Ces violences blessent l’enfant dans son estime de lui et brisent le lien qui nous unit à lui.

Pour petits et grands

On peut se demander si la parentalité positive ne s’applique qu’aux plus jeunes ou pas. Que vos enfants aient 4 ans ou 14 ans, la parentalité positive sera toujours un outil efficace. Un de ses rôles est de faciliter la communication entre vous et l’enfant. Elle permet même de mieux le comprendre et également mieux comprendre vos propres réactions. La parentalité positive est donc adaptée pour tout âge et pour tout parent, éducateur ou enseignant entre autres.

Plus difficile quand on est plus âgé ?

Certains se demandent s’il n’est pas trop tard pour commencer ou si cela ne sera pas trop difficile. Bien sûr quand on débute, comme pour tout, c’est parfois difficile de changer nos habitudes. Mais c’est tout à fait possible. Et même si vos enfants sont maintenant ados et qu’ils voient votre manière de faire changer du jour au lendemain, ils apprécieront.

Et… ça marche vraiment?

Les enfants élevés avec bienveillance et respect sont aujourd’hui des adultes plus épanouis, ouverts aux autres et solidaires.

Les techniques d’IRM fonctionnelle nous en apprennent également beaucoup sur le cerveau humain. Elles prouvent l’efficacité des 3 valeurs suivantes :

  • Écoute des besoins de l’enfant.
  • Empathie.
  • Climat de non-violence.

Comprendre le contexte.

Avant de pouvoir juger, il faut pouvoir comprendre. Ainsi des comportements qui nous semblent inappropriés sont peut-être tout à fait compréhensibles si nous avions tous les éléments.

Exemple : Vous allez à la boulangerie, la boulangère vous donne votre baguette sans un regard, sans dire bonjour et se trompe sur la monnaie. Qu’en pensez-vous ?
Et si un ami vous racontait que cette même boulangère garde ses 3 enfants pendant que son mari est à l’hôpital et que tous les soirs elle s’occupe d’eux, rend visite à son mari et garde la boutique ouverte malgré tout pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille? Votre regard sur elle est-il différent ?

La maturité du cerveau

Un cerveau humain n’est pas mature avant 25 ans. Jusque-là, on continue de se développer. Ainsi, avant 5-6 ans, les connexions neuronales du cerveau de nos enfants sont encore en formation. Ils ne peuvent pas contrôler leurs émotions à cet âge-là.

En sachant cela, il est plus facile de réagir face à un enfant de 4 ans qui crie. On aura plus tendance à vouloir l’aider à gérer ses émotions que de penser qu’il fait des “crises”.

Des solutions long-terme

De nombreux parents arrivent à leur fin avec des fessées. Cependant c’est une solution court-terme. Sur le long-terme cela apprend surtout aux enfants à être des êtres soumis et dociles. L’exemple qu’on leur donne dans ce cas-là est que la violence est une solution contre des personnes plus “faibles”. En réalité, face à ce stress de la punition, l’enfant n’a que 3 solutions instinctives :

  • l’inhibition.
  • la fuite.
  • l’attaque.

Tout l’inverse de ce que l’on cherche si l’on souhaite en faire un adulte autonome et respectueux.

Partie 2. J’essaie l’éducation positive

Un nouveau regard sur la parentalité

Avant, on considérait souvent l’enfant comme un bâton tordu qu’il fallait éduquer à la dur pour pouvoir le redresser. Aujourd’hui, les choses changent et l’enfant est surtout vu comme une graine unique que l’on guide en l’observant : un peu plus de soleil, un peu moins d’eau, un pot plus grand…

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Comment gérer les critiques en 4 étapes

Définissez vos objectifs

Ainsi, pour appliquer la parentalité positive, essayez d’abord de vous fixer des objectifs : que voulez-vous transmettre à vos enfants? Quelles compétences voulez-vous qu’ils acquièrent en devenant adultes?

À chaque occasion, en vous reposant la question, vous saurez rapidement si vous êtes sur la bonne voie. Le cas contraire, vous saurez qu’il faut chercher une autre solution.

Chaque défi du quotidien est donc une occasion de lui apprendre quelque-chose et de le faire évoluer.

Le modèle gagnant-gagnant

Alors qu’avant la société mettait en avant une hiérarchie verticale, aujourd’hui la femme devient l’égale de l’homme. Au sein de la famille, l’éducation positive donne aux enfants la chance d’être sur un pied d’égalité sociale. Le but est donc de leur donner un cadre pour que chacun puisse coopérer avec l’autre sans interférer. Un cadre où chacun peut s’exprimer et s’épanouir. Ce cadre coopératif peut être mis en place avec l’enfant plutôt que seulement pour l’enfant. Pour se faire, vous pouvez poser les questions suivantes :

  • Quelles règles te semblent nécessaires pour le groupe?
  • De quoi as-tu besoin pour te sentir bien?
  • Quelles sont tes propositions pour le bien de tous?
  • Qu’est-ce qui te faciliterait la tâche?

En revanche, le but n’est pas de discuter de nouvelles règles tous les jours. L’important est de fixer des règles lorsque l’on rencontre un problème et qu’on imagine qu’il puisse se reproduire.

Ajoutons que certaines règles sont non négociables. En particulier quand il s’agit de sécurité, le parent reste le garant de la sécurité de la famille.
Exemple : garder sa ceinture en voiture n’est pas une règle négociable.

La valeur de l’exemple

Les enfants apprennent par mimétisme. Ils reproduisent plus facilement ce qu’ils voient que ce qu’ils entendent. En effet, les neurosciences et la découverte des neurones miroirs montrent l’importance de garder une cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’ont fait.

Exemple : inutile de demander à votre enfant de ne pas crier si vous n’y arrivez pas vous-même.

Montrez donc l’exemple. Cela ne signifie pas être parfait pour autant. Continuons de faire des erreurs mais continuons aussi de chercher des solutions pour nous améliorer.

Enfin lorsque l’on a plusieurs enfants, on demande souvent à l’aîné de montrer l’exemple. N’oublions pas qu’il reste un enfant avant tout et que cette pression peut être trop forte pour lui. Mettez en avant ce qu’il fait de positif mais gardez le rôle de guide. Vous êtes l’adulte.

Soyez l’adulte que vous voulez que vos enfants deviennent.

Mieux appréhender les “bêtises”

Mais pourquoi fait-il cela? Ce qui vous semblera stupide a souvent un sens pour eux. Au lieu de le voir comme une “bêtise”, voyez-le comme une erreur ou un comportement inapproprié et demandez-vous ce qui se cache derrière. Cela permet souvent de trouver une solution plus adaptée et pérenne.

Les enfants font toujours de leur mieux. Il y a toujours une raison à un comportement inapproprié.

Face aux comportements difficiles

Face aux comportements difficiles, il y a deux manières de réagir : les punitions ou la recherche de solutions. Voici un tableau comparatif des 2 solutions :

 

Punitions Recherches de solutions
L’enfant se sent coupable
L’enfant est en colère
L’enfant est le problème
On est tourné vers le passé
On fait payer l’enfant
L’enfant se sent soutenu
L’enfant se sent capable de mieux faire
L’enfant n’est pas le problème
On est tourné vers l’avenir
On veut aider l’enfant à mieux faire

La recherche de solutions se fait en se réunissant pour discuter des faits. Chacun s’exprime et propose des solutions. On choisit ensuite la plus adaptée à tous.

L’enfant a un comportement naturel pour son âge

Souvent un comportement qui nous semble inapproprié est tout simplement naturel selon l’âge. En prenant conscience des étapes d’évolution de nos enfants, on comprend qu’il ne fait pas exprès, qu’il ne nous “cherche” pas.

Exemple : un enfant de 15 mois aura du mal à résister à la tentation de toucher à tout.

Pour l’aider dans son développement, vous pouvez aménager l’espace pour qu’il ne touche pas aux objets fragiles par exemple. S’il souhaite absolument un objet, proposez une diversion adaptée à son âge (un baume à lèvre plutôt qu’un rouge à lèvres dont elle rêve tant par exemple). Les enfants sont en général capables de résister à la tentation à partir de 4 ans. Encore faut-il les aider à trouver ses techniques pour.

Enfin, un problème récurrent est l’envie irrépressible d’un enfant dans un magasin. Il veut absolument ce jouet et ne sortira pas tant qu’il ne sera pas acheté. Vous pouvez dans ce cas proposer de le prendre en photo pour l’ajouter à une liste d’envies. Sait-on jamais, peut-être que le jouet arrivera pour Noël 😉

Apportez-leur votre soutien

Le fait que la situation soit “naturelle” ne signifie pas que vous devez le laisser faire sans rien dire. Votre rôle est de l’aider à prendre de meilleures décisions. C’est d’autant plus vrai pour les adolescents. N’hésitez pas à leur répéter ce qui semble être la priorité pour vous : leur sécurité.

L’enfant ne sait pas ce que l’on attend de lui

L’enfant parfois n’a pas conscience de ce qu’on attend de réellement de lui. Avant de considérer qu’il ne fait pas ce qu’il faut, essayons de savoir s’il a bien compris ce que l’on attend de lui avec des questions de curiosité.
Exemple : “Qu’as-tu compris de ce que j’avais demandé ?” “Qu’as-tu essayé de faire?”

Pour les guider, il est possible de leur donner des règles affirmatives. Effectivement, dire à quelqu’un de ne pas faire quelque-chose c’est comme lui demander de ne pas penser à une bouteille de lait. Il y pensera forcément.
Exemple : plutôt que “ne cours pas” essayez “marche doucement”.

Vous pouvez également proposer des alternatives à vos enfants. C’est souvent plus efficace. S’il veut écrire sur les murs, proposez-lui plutôt une feuille par exemple.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Vidéo : Evitez une erreur qui m'a coutée des années

L’enfant ne sait pas comment faire

Parfois, certaines choses nous semblent naturelles. On oublie que ce n’est pas forcément évident. Apprenons à nos enfants comment faire en 5 étapes :

  1. Je montre à mon enfant.
  2. Je fais avec l’aide de mon enfant.
  3. L’enfant fait avec mon aide.
  4. Je regarde mon enfant faire.
  5. Je laisse faire mon enfant.

L’enfant exprime un besoin

Derrière chaque comportement inapproprié se cache un besoin. Selon son âge, l’enfant ne saura pas forcément l’exprimer correctement. Chaque humain, adulte comme enfant, a des besoins qui doivent être comblés pour pouvoir s’épanouir.

Si on ne comprend pas ce besoin et qu’on lui dit juste d’arrêter, l’enfant sera confus. Il est alors partagé entre faire confiance à ses parents ou à son corps.

Les besoins sont multiples, ils peuvent être physiologiques ou psychologiques. Cela va du besoin d’affection, à la compréhension, en passant par le défoulement, etc.

Besoins physiologiquesManger, boire, respirer, dormir, …
Besoins psychologiquesBesoin d’autonomie, besoin d’appartenance, besoin de sens et de compréhension

Comprendre les émotions

Les émotions sont des réactions naturelles de notre corps. Elles se basent souvent sur un mécanisme en 4 étapes :

  1. L’élément extérieur : un élément qui ne dépend pas de nous nous affecte. Il provoque en nous une charge émotionnelle.
  2. La période de tension : notre corps réagit à ce stimulus. Notre pouls s’accélère, ou bien ralentit, on peut avoir mal au ventre ou sentir son corps se raidir.
  3. La décharge : on réagit. Il peut s’agir de cris, de pleurs, de sauts, ou bien simplement de l’expression de notre ressenti.
  4. La récupération : les tensions disparaissent et laissent place à une récupération. Elle peut être sous forme de pleurs, de rires, de tremblements de bâillements, etc.

Accueillir une émotion

Pour aider nos enfants, on peut accueillir leurs émotions. Cela signifie mettre des mots justes sur leurs maux. En les aidant à identifier leurs émotions, ils apprendront plus facilement à gérer ce qui se passe en eux.

Accueillir les émotions ne veut pas dire pour autant autoriser tous les comportements. Comme le disait Haïm Ginott, “Toutes les émotions sont légitimes, les comportements ne sont pas tous acceptables”.
Exemple : un enfant a le droit d’être en colère, il n’a pas le droit de frapper son frère ou sa sœur pour autant.

Partie 3. J’approfondis l’éducation positive.

Pour aller plus loin, plusieurs points peuvent être abordés. Commençons par soigner votre enfant intérieur.

L’enfant intérieur

Il est difficile de donner quelque chose que l’on n’a nous-mêmes pas reçu. S’interroger sur ses blessures d’enfance permet de mieux comprendre notre comportement d’aujourd’hui.
Exemple : il peut être difficile d’accepter les colères de votre enfant si vous-mêmes n’aviez pas le droit de vous exprimer en étant petit(e).

Il est important de renouer avec son passé pour mieux aborder le présent.

Le soutien entre adultes

Être parent est difficile. De nombreux modèles et sources extérieurs existent. Nous citerons notamment :

  • Faber et Mazlish : des ateliers connus à travers le monde.
  • La discipline positive : ateliers basés sur le livre de Jane Nelsen.
  • Les ateliers Gordon : qui se basent sur le livre “Parents efficaces” de Thomas Gordon.
  • Vivre et grandir ensemble : qui est un cycle créé par Catherine Dumonteil-Kremer.

Prendre soin de soi

On a vu que les enfants font mieux quand ils se sentent mieux. C’est pareil pour les parents. On peut alors parler d’égoïsme bienveillant. La famille est comme une maison dont les parents sont la base et les enfants les étages. Des fondations solides permettent d’avoir des étages stables.

Je vous invite aussi à regarder ma vidéo intitulée “Comment Olivier Vaunois aide des milliers de parents et vit de sa passion avec son blog” 🙂:

 

Conclusion sur “1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive” :

Après avoir lu pas mal de livres sur le même thème, je peux dire que 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive remplit pleinement son objectif. Il explique de manière claire, simple et rapide le concept d’éducation positive. On comprend facilement d’où vient le concept de parentalité positive et qu’il s’appuie sur des recherches qui ne sont pas si nouvelles que ça.

J’ai beaucoup apprécié le côté synthétique. C’est un très bon livre pour appréhender la parentalité positive. De plus, chaque concept est accompagné de témoignages concrets qui peuvent nous servir d’exemples.1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive est également plein d’outils bien définis. Les illustrations par-ci par-là en font un livre agréable à lire.

Pour moi c’était surtout un bon rappel des différents principes de la parentalité positive : accueil des émotions, modèle gagnant-gagnant, développement de l’autonomie, régler des conflits, etc. J’avoue avoir appris de nouvelles choses en un temps record : de nouveaux auteurs et la théorie de l’attachement par exemple.

Pour tous les parents en recherche d’une nouvelle parentalité, plus bienveillante et respectueuse de l’enfant, ce livre est fait pour vous.1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive vous apprendra rapidement quel comportement est plus efficace avec vos enfants.

Points forts :

  • Un livre synthétique, rapide et concis.
  • De jolies illustrations qui rendent le livre agréable à lire.
  • Claire et facile à comprendre.
  • Beaucoup de témoignages concrets.
  • 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive donne aussi des pistes pour ceux qui veulent aller plus loin.

Point faible :

  • Certains concepts sont seulement effleurés.

La note de Chang de blog ParentaliteZen :

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Avez-vous lu le livre 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (Pas encore de Note)

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Les 5 grands principes de la parentalité positive :

  1. Respectez l’autonomie de votre enfant
  2. Pratiquez l’écoute empathique
  3. Pratiquez la non-violence
  4. Apprenez à assouvir les besoins
  5. La parentalité positive est un modèle gagnant-gagnant car elle répond aux besoins des enfants et des adultes
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7 Commentaires pour :

1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive

  • Baroma Madomba

    6 Mar 2018 à 21:42

    Grand merci pour l’initiative, pour la contribution aux changements de pensées.

    Répondre



    • Chang ParentaliteZen

      14 Mar 2018 à 15:17

      Oui, ce genre de livres est de plus en plus présent à la Fnac. On sent que les mentalités bougent (pour le bien des enfants mais aussi des parents:))

      Répondre



    • 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive – Des livres pour changer de vie – Monter un business en ligne

      14 Mar 2018 à 12:11

      […] de « 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive » : L’objectif de ce livre est d’expliquer clairement et simplement les concepts et méthodes […]

      Répondre



      • JEAN-PHILIPPE ACTIMOMES

        31 Mar 2018 à 07:00

        Merci, pour ce très bon résumé Chang, c’est le prochain livre à lire pour moi. Je viens de terminer mon petit cahier d’éducation positive qui est très bien aussi.

        Répondre




        • […] Vous apprécirez fort probablement notre chronique au sujet du livre 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive. […]

          Répondre




          • […] Voici une chronique qui à comme sujet un livre qui traite du même sujet que le livre Les lois naturelles de l’enfant : 1, 2, 3, je me mets à l’éducation positive […]

            Répondre



            • Nadine

              10 Sep 2019 à 11:48

              Merci beaucoup pour cet article! Juste une petite remarque: dans la section “Les chefs de file en France”, il s’agit de Céline Alvarez et pas Alvanez 🙂

              Répondre









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