Les vertus de l’échec

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Phrase-résumée du livre “Les vertus de l’échec” de Charles Pépin : L’échec n’a pas bonne presse, et pourtant, s’il n’était pas justement l’unique moyen d’apprendre, de comprendre, de découvrir, d’oser… bref de réussir ; ce livre, en détaillant chacun des aspects positifs de l’échec, et riche d’exemples divers, en fait sa célébration, on referme l’ouvrage en ayant changé de vision !

Par Charles Pépin, 2016, 192 pages

Note : Cette chronique est une chronique invitée réalisée par Eric Goyer de Vivre Sans Peur

Chronique et résumé de “Les vertus de l’échec” de Charles Pépin :

Introduction

Charles Pépin nous invite dans ce livre à considérer l’échec sous une forme inhabituelle. Au-travers de témoignages de personnages dont on connaît les succès, de l’analyse d’autres cultures face à l’échec, de concepts philosophiques, de citations, etc. il nous emmène peu à peu vers une redécouverte de la conception de l’échec, thème pourtant si peu vendeur dans nos sociétés occidentales actuelles qui vantent la performance et le succès.

En prônant les vertus d’échouer, de rater, l’auteur nous livre au fur et à mesure des chapitres, une nouvelle vision des nombreux bienfaits insoupçonnés d’échouer. `

Rater, ne serait-ce pas finalement … réussir, mais, plus tard, mieux et différemment ?

Chapitre 1 – L’échec pour apprendre plus vite

Un jeune Espagnol de 13 ans vient de perdre la ½ finale d’un tournoi de tennis face à un prodige français de l’époque, du même âge que lui, Richard Gasquet, considéré à l’époque et dans ce milieu comme « le petit Mozart du tennis français ». Ce jeune Français surdoué réussit déjà tout ce qu’il entreprend ; ainsi, la continuité de sa réussite semble comme couler de source. Il y a, en effet, une sorte de logique à “continuer de réussir”. Le jeune Espagnol, en revanche, a déjà fait l’expérience de nombreux échecs ; il y est donc habitué mais continue d’aller de l’avant, de travailler ses faiblesses, de progresser.

Ce match précis, qui se solde par un cuisant échec, sera défini par le jeune Espagnol comme le point de départ de sa réussite future.

Ce jeune Espagnol qui vient d’échouer, c’est Rafael Nadal. Et l’histoire nous montrera ensuite que le champion final est bel et bien Nadal.

En conclusion, c’est donc celui qui a subi le plus de difficultés, de revers, d’échecs qui triomphe, et de loin.

Par cet exemple frappant, l’auteur nous montre que, si on veut réussir, il faudrait même se dépêcher d’échouer, plutôt que de rechercher ou d’espérer un succès immédiat. Car ce sont précisément ces situations d’échec qui vont nous apprendre, nous donner des leçons et nous permettre de nous améliorer.

Cela souligne l’importance, le pouvoir et la nécessité des échecs qui vont nous amener, nous guider vers les réussites attendues. L’échec ne revêt donc plus cette connotation négative mais au contraire, va nous servir de guide et nous permettre d’aller au-delà de ce qu’on aurait vécu ou appris, en réussissant du premier coup.

En tant qu’enseignant, l’auteur a observé que les élèves qui ont réussi les épreuves de test ne sont pas ceux qui ont finalement décroché une bonne note lors des concours d’entrée aux grandes écoles. Mais ce sont ceux qui ont raté les examens d’entraînement qui, non seulement se sont surpassés, mais ont également dépassé leurs concurrents.

Cet échec « apparent » aux tests leur a permis de travailler à nouveau, de se préparer encore, de se remettre en question.

L’auteur souligne également qu’en France, un échec est caché, tabou et en aucun cas, mis en avant. On ne ressent aucune fierté à avoir raté ou échoué mais plutôt de la honte. En France, avoir échoué, c’est être coupable ; alors qu’aux Etats-Unis, avoir échoué c’est être audacieux.

Ainsi, les Américains conseillent d’aller à la rencontre de l’échec pour obtenir le succès. Ils prônent le « Fail Fast » (échouer vite) : c’est l’action – et donc potentiellement l’échec – qui est encouragée ; l’échec est gage d’apprentissage. L’adage américain « fail fast, learn fast » (« rate vite, apprends vite ») exprime l’idée que si l’on fait vite l’expérience de l’échec, on va plus rapidement apprendre.

Aux Etats-Unis, l’échec n’existe pas tant qu’on se relève et qu’on teste autre chose.

Selon les Américains, celui qui se relève après un échec est considéré comme étant au même niveau de succès que ceux qui ont réussi. Celui qui a raté, puis réussi, est même mieux considéré aux Etats-Unis que celui qui a réussi du premier coup.

Les sportifs des pays scandinaves, à l’instar des Etats-Unis, arborent fièrement les échecs de leurs débuts, tels des guerriers qui montrent leurs cicatrices.

L’expérience de l’échec est donc l’expérience de la vie : l’échec dessine le chemin qui va nous permettre d’aller vers le succès.

L’échec nous permet de nous heurter à une réalité que l’on ne connaissait pas, qui cogne, frappe mais c’est précisément cette claque qui nous permet d’aller chercher des solutions, des ressources dont on n’avait pas idée, qui existaient déjà mais qui attendaient d’être confrontées à un échec, une difficulté, une crise, pour pouvoir se révéler.

Chapitre 2 – L’erreur comme seul moyen de comprendre

Gaston Bachelard : « la vérité n’est jamais qu’une erreur rectifiée »

L’erreur est une notion souvent couplée avec le concept d’échec. Elle est ici présentée comme étant la seule possibilité pour nous de comprendre et d’avancer.

L’exemple est pris avec les scientifiques : pour eux, il semble évident et admis que l’erreur fait partie inhérente de leurs recherches.

Si les scientifiques s’arrêtaient à leurs observations, et en tiraient d’immédiates conclusions, sans recherche contradictoire, alors aucune découverte n’aurait vu le jour.

L’erreur, et avec elle, l’échec, est donc l’étape nécessaire pour aller vers quelque chose qui fonctionne.

Thomas Edison, inventeur multiple, a déposé plus de 1 000 brevets dans sa vie. Il savait qu’il fallait d’abord échouer pour ensuite réussir. Il se disait fasciné par tout ce que les échecs lui apprenaient.

En France, la vertu de l’erreur est enseignée dans les laboratoires de recherche. Le contraste est cependant énorme dans l’enseignement primaire français où la vertu de l’échec semble être complètement ignorée.

Quand on est à l’école en France, un élève qui rate un exercice est montré du doigt. Il a un « mauvais résultat » et ce mauvais résultat est interprété comme une absence de travail ou de volonté. Alors que selon le point de vue des chercheurs, cette erreur est une étape nécessaire vers la compréhension.

Le « peut mieux faire », culpabilisant et humiliant, si souvent donné dans nos écoles, n’est jamais considéré comme une étape nécessaire à la compréhension.

Comment accepter de tomber, de se relever et d’y retourner et de recommencer encore et encore si on n’accorde aucun crédit à l’erreur et à l’échec ?

L’interprétation de l’adage bien connu « l’erreur est humaine » est multiple selon les cultures. En France, on limite son contenu et on n’encourage pas spécialement cet autre proverbe, pourtant riche d’enseignement : « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ».

Il faudrait peut-être revoir notre interprétation de l’erreur pour arriver à véritablement intégrer que celle-ci, avec l’échec, est une étape nécessaire à l’apprentissage et à la compréhension.

Chapitre 3 – La crise comme fenêtre qui s’ouvre

échouer pour mieux réussir grâce aux vertus de l'échec

Friedrich Hölderlin : « là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve ».

Trop souvent, nous avons tendance à voir l’échec comme une porte qui se ferme. Et si c’était aussi une fenêtre qui s’ouvre ? Car c’est dans la difficulté qu’on trouve aussi un état qui va grandir et qui peut nous aider à nous amener vers un nouvel état.

Chaque problème peut être aussi considéré comme une opportunité déguisée. L’échec serait donc la composante indispensable pour réussir ou découvrir autre chose.

« Crise » vient du verbe grec « Krinein » qui signifie séparer. Dans la crise, deux éléments se séparent, créant ainsi une ouverture, où il sera possible de lire ou d’agir. C’est comme si une crise, une difficulté, un échec ouvrait une faille ou une fissure qui va permettre à un nouvel état d’éclore.

Les Grecs utilisent le terme « Kairos » pour désigner le moment ou quelque chose de réel se révèle à nous et d’une manière inédite, qu’on n’attendait pas, qu’on n’avait pas anticipée. On peut traduire cette opportunité comme une « occasion favorable » ou un « moment opportun ».

Si donc on considère une période de crise comme un Kairos, alors la crise est considérée comme une période pourvoyeuse d’opportunités, de nouvelles failles qui vont laisser apparaître de nouvelles occasions qu’on n’aurait pas pu voir sans cette crise.

Sans échec, on reste dans notre petit confort qui fonctionne, empêchant ainsi de voir de nouvelles opportunités.

C’est grâce aux crises que l’on va se mettre en mode « recherche de solutions ». On a donc ce choix entre subir l’événement ou se mettre en quête de solutions via la découverte, la rencontre, une autre compréhension. C’est la crise, l’échec, qui va être source d’enseignement(s).

Aussi, les moments de vie qui révèlent une crise sont des moments dont on se serait bien passé, qu’on souhaite éviter de prime abord. Mais ce sont ceux-là même précisément qui donnent lieu à des enseignements.

Cela change donc complètement la donne et notre relation par rapport à l’échec puisque l’échec est quelque chose que l’on cherche à éviter alors que c’est précisément un état que l’on devrait aller chercher.

L’auteur prend l’exemple de la dépression, maladie bien connue de nos sociétés actuelles. Il définit la dépression comme « une invitation particulièrement douloureuse à ouvrir une fenêtre sur ce que nous ne voulons pas voir ». La dépression nous force à regarder en face « l’écart entre notre existence et ce que nous en attendons ».

Dans nos cultures, malheureusement, on nous apprend à voir l’échec comme un fait négatif ; il est conseillé d’éviter les échecs, les erreurs, au maximum. On est donc privé des seuls éléments sources d’apprentissage…

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Pourrait-on ainsi changer nos habitudes et, face à un échec ou une crise, craint ou avéré, se dire « qu’est-ce qui devient intéressant et qui commence maintenant ? Qu’est-ce qui est en train de naître de cette difficulté ? ».

Chapitre 4 – L’échec pour affirmer son caractère

Charles de Gaulle : “La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même.”

Dans ce chapitre de Les vertus de l’échec, la talentueuse chanteuse Barbara raconte également ses débuts si difficiles, faits de huées et de petits boulots, qui l’ont menée à un tel talent ; elle rencontre le succès environ 10 ans après avoir accepté un premier boulot de plongeuse. Ce sont les meurtrissures de ces expériences de l’échec qui l’ont peu à peu forgée.

Les échecs du Général de Gaulle sont également si nombreux alors qu’on ne connaît que de lui sa prestance et ses succès. Il a traversé l’entre-deux guerres avec un sentiment de fiasco chevillé au corps. En effet, durant la Première Guerre mondiale, il a connu échec sur échec, a été arrêté et est “privé de combat” au moment où il se sent prêt à combattre.

Cette impossibilité lui fait ressentir un énorme sentiment d’échec, de passer à côté de ce qu’il avait à faire. Ses 5 tentatives d’évasion ont toutes échoué. Il dira également qu’il a souvent eu le sentiment de vivre une vie en dessous de ses attentes. Son premier livre, paru en 1934, ne rencontre pas le succès attendu. Son appel du 18 juin 1940 ne reçoit pas le succès supposé. Ce n’est que fin août 1944, à la libération de Paris, que Charles de Gaulle “réussit” et obtient, enfin, la gloire.

Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, a également cumulé les échecs durant plus de 30 ans avant d’arriver au pouvoir.

L’auteur précise qu’il semblerait que les échecs nous font prendre conscience de notre force de vie. Ce n’est donc pas le seul élan vital qui a été plus fort que l’adversité mais il s’est nourri des obstacles pour être déployé. Tout comme le lierre, qui continue de grimper sur les murs malgré les obstacles. Ses racines se développent et trouvent des ressources au milieu même des obstacles naturels. C’est également ce qui le rend plus résistant.

Alors que notre époque veut nous éviter d’avoir la moindre difficulté, les moins jeunes regardent les jeunes sans comprendre pourquoi ils n’essaient pas, ne tentent pas et n’osent pas.

L’échec est le contraire de la réussite mais c’est un contraire dont elle a besoin.

La réussite est donc toujours une succession d’échecs et de succès mais elle n’est jamais un simple enchaînement de succès.

Chapitre 5 – L’échec comme leçon d’humilité

Steeve Job : « Le fait d’avoir été renvoyé d’Apple a été la meilleure chose qui me soit arrivée »

Le mot « humilité » vient du latin « humus » qui signifie la terre. Echouer c’est souvent, en effet, redescendre sur Terre. Comme si le fait d’avoir de l’humilité nous amène à redescendre de notre piédestal et à nous remettre en question.

Selon l’auteur, les entraîneurs sportifs savent bien qu’il n’existe rien de pire pour un champion que d’être orgueilleux et avoir l’impression d’être intouchable car c’est cet état qui va les conduire à rater (un match par exemple). Le doute, au contraire, les pousse à se dépasser et à activer leur talent.

activer son talent dans le doute

C’est d’arrêter de se croire supérieur, pour un athlète, qui va lui faire atteindre la supériorité.

Les artistes et écrivains font également régulièrement cette expérience : le public n’entend parler que des succès mais souvent il existe de nombreux autres écrits et contenus divers qui n’ont pas reçu le succès escompté, voire le moindre écho.

C’est toujours cet échec qui marque le point de départ d’une nouvelle direction qui, elle, mènera au succès. L’échec est considéré comme la graine qui va permettre d’insuffler ce qu’il faut pour qu’on puisse aller plus loin.

Steeve Job parle de son renvoi d’Apple comme suit. Il dit que cet échec l’a libéré de son orgueil, de son arrogance et l’a rendu à nouveau créatif.

La créativité se nourrit donc de l’humilité.

On observe que les savants sont des humains particulièrement humbles : en effet, ils échouent sans cesse.

L’échec nous rend plus humble, l’humilité nous rend plus sage. Et c’est cette sagesse qui va nous permettre de gagner au final. Peu importe le nombre d’échecs car ils vont à chaque fois être source d’enseignement.

Si on ressent de l’humilité au moment où on échoue, on va pouvoir apprendre de cet échec. Et ainsi s’ouvrir à une nouvelle leçon qui va arriver derrière et nous mettre sur la route du succès.

Chapitre 6 – L’échec comme expérience du réel

Epictète : « Ce qui dépend de toi, c’est d’accepter, ou non, ce qui ne dépend pas de toi »

La sagesse stoïcienne préconise de distinguer ce que je peux changer de ce que je ne peux pas changer. Cette distinction étant faite, on pourra ensuite se concentrer uniquement sur ce qui est en notre pouvoir de changer. Cette pensée stoïcienne, qui est aussi une sagesse d’action, nous précise bien qu’il est vain de tenter de changer quelque chose sur laquelle on n’a aucun pouvoir, ce qui ne dépend pas de nous.

Combien de fois, en effet, on lutte contre des choses qui ne dépendent pas de nous ? Combien de fois remettons-nous notre bonheur ou notre bien-être dans les mains de situations ou de personnes qui ne dépendent pas de nous ?

On s’épuise alors à tenter de changer ce qui ne peut pas l’être, alors que cette énergie pourrait être utilisée à une situation sur laquelle on peut agir, intervenir.

Marc Aurèle, cité par l’auteur, conseille de partir de cette distinction (ce que je peux changer, de ce que je ne peux pas changer) avant toute action : identifier ce qui ne dépend pas de soi et ne pas essayer de changer cela.

Il nous faut trouver la volonté de changer ce que l’on peut changer, et la force de ne pas chercher à changer ce que l’on ne peut pas changer.

Le gain de temps et d’énergie serait incroyable si on pouvait agir de cette manière.

Certaines personnes agissent déjà ainsi : elles expliquent avoir décidé d’agir de cette manière après un échec, ou des échecs successifs.

Le contraire de cette sagesse, c’est le déni du réel. Et ce déni de l’échec est le meilleur moyen de n’en tirer aucun enseignement.

Par exemple, l’auteur partage son expérience d’enseignant en expliquant que l’élève qui refuse l’échec, en arguant que le professeur note n’importe comment ou en enfouissant sa copie au fond de son sac, ne pourra pas bénéficier de l’enseignement de cette « non-réussite ».

Au lieu de considérer l’échec comme un mauvais moment qu’il nous faudrait oublier le plus vite possible, l’auteur nous enseigne dans les vertus de l’échec l’importance de nous arrêter sur ce moment précis, dans nos vies qu’il décrit comme « trop hâtives ».

La sagesse stoïcienne nous propose donc un arrêt sur cet échec, afin de l’accepter et d’aller vers une nouvelle action.

Chapitre 7 – L’échec comme chance de se réinventer

Nietzsche : « Deviens qui tu es »

« Devenir qui l’on est » semble une injonction presque paradoxale… mais elle a besoin de toute une vie et surtout d’oser sortir « du confort de l’habitude ».

L’auteur est surpris par ces lycéens qui sont tétanisés à l’idée de s’engager sur une voie qui ne leur correspondra peut-être pas. Il prend l’exemple Charles Darwin (biologiste) qui a essuyé deux échecs en études de médecine pour initialement suivre les traces et la volonté de son père, pour finalement trouver sa propre voie.

J. K. Rowling (auteur de Harry Potter) est également un exemple à noter et à garder en tête. Quittée par son mari et ayant perdu son emploi, elle se retrouve seule avec un enfant en bas âge et sans emploi. Elle racontera bien des années après son succès, que c’est en touchant le fond qu’elle a trouvé sa vocation. Elle avait, lors de sa vie de salariée, bien tenté de mettre en application cette envie d’écrire. Sa nouvelle situation de solitude et de manque d’agent, imposée, lui a offert la possibilité de changer son regard sur son échec et lui donna l’occasion de considérer différemment sa vie.

Après le succès, elle comprit que l’apparente facilité de sa vie d’avant l’avait détournée de ce pour quoi elle était véritablement faite. Mais, qui est apparu comme une réussite qu’après la rencontre de plusieurs échecs.

Rester dans notre « petit confort » peut nous empêcher de trouver ce qui peut nous faire briller. C’est uniquement quand on est d’accord pour éventuellement échouer, que la rencontre avec le succès, c’est-à-dire, ce qui va nous rendre heureux risque d’arriver.

Il faut donc oser quitter un premier stade de confort, pour essuyer des échecs pour enfin arriver au succès.

Sartre : « tel rocher qui manifeste une résistance profonde si je veux le déplacer sera au contraire une aide précieuse si je veux l’escalader pour contempler le paysage ».

Double pouvoir de ce rocher, comme l’échec a également un double pouvoir : il est un tremplin pour arriver à un autre stade plus épanouissant.

La « Fail Conference » de San Francisco est l’occasion, depuis 2009, de présenter à un public toujours plus nombreux, le pouvoir des échecs rencontrés par des sportifs ou des entrepreneurs qui ont ensuite connu le succès. Ils expliquent le pouvoir de l’échec, comment celui-ci les a nourris, les a faits se réinventer en étant aiguillés vers l’idée gagnante, vers une voie qui ne les avait même pas effleurés au début de leurs choix initiaux.

Les nouveaux entrepreneurs utilisent l’échec comme une vertu, et ce contact à l’échec leur donne cette capacité de se réinventer.

L’échec est donc valorisé comme ouverture du champ des possibles.

Chapitre 8 – L’échec comme acte manqué ou heureux accident

Savez-vous que Le créateur de la célèbre marque Honda a été d’une médiocrité affligeante lors de son entretien d’embauche à un poste d’ingénieur chez Toyota ? Qu’il décida alors de fabriquer des scooters… Et la marque Honda est née.

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Cet exemple illustre bien que cet « échec » au premier regard est finalement à considérer comme un « heureux accident ». Il n’avait nulle conscience de cette envie en lui qui était de fonder sa propre entreprise.

« Un acte qui est raté est en même temps réussi. Raté du point de vue de l’intention consciente mais réussi du point de vue du désir inconscient ». Selon Freud : « l’acte manqué, c’est l’inconscient qui réussit à s’exprimer ».

Les lapsus sont des ratés langagiers qui nous permettent de réussir à formuler ce que nous échouons à exprimer.

Pas de surprise donc à ce que nous nous surprenions à vivre des répétitions qui ne nous conviennent pas car elles révèlent l’expression réussie de notre inconscient.

Michel Tournier a échoué plusieurs fois à l’agrégation de philosophie mais est ensuite devenu l’un des plus grands romanciers du XXe siècle. Il semble que le couple « Echec / Réussite » se produise à nouveau. Que sans échec préalable, point de réussite.

Les psychologues proposent aussi de ne pas considérer les « échecs » comme des accidents mais comme des « manifestations de désir caché ».

De même, doit-on considérer un « problème » comme tel ou comme une opportunité ? Il faut cependant changer son regard sur l’acte vécu et y poser un regard neuf, l’accepter comme une opportunité, une manifestation de changement.

Le propre de l’inconscient est que nous ne voulons pas voir, pas savoir.

Y a-t-il des succès qui sont en fait des échecs ? Question pertinente…

Chapitre 9 – pourquoi l’échec fait-il si mal ?

Lao-Tseu : « L’échec est aux fondements de la réussite »

Ce chapitre nous montre bien à quel point la culture dans laquelle on baigne à toute son importance. Selon l’auteur, en Europe, « la culture de l’erreur est trop peu développée ; nous confondons l’échec de notre projet pour celui de notre personne ».

Selon Freud, l’enfant doit être confronté à plusieurs figures d’identification différentes pour oser l’audace. Il doit se confronter à différents exemples.

L’échec vient fissurer notre carapace sociale, selon l’auteur. La faillite d’un entrepreneur est toujours très mal vécue en France.

L’auteur parle de la douleur de l’échec car celui-ci vient fissurer notre « image sociale » qui agit comme une « carapace ».

Alors que c’est cette même image sociale qui nous réduit et nous rend comme accroché à une image paralysante. Elle nous fige dans un monde, un milieu, un système de pensée et de comportement.

L’exemple est marqué par les individus qui ont des hauts postes et qui sont finalement cloisonnés dans des schémas de pensée.

Chapitre 10 – Oser, c’est oser l’échec

René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et vas vers ton risque »

Chaque réussite démarre par une prise de risque et donc une possibilité d’échec.

Elon Musk a fait le pari audacieux des voitures électriques. Il ne s’agit pas d’un choix, selon l’auteur, mais d’une décision. L’auteur distingue entre décision et choix. Pour lui, la décision est l’audace de la prise de risque ; alors qu’un choix est raisonné, expliqué, voire aseptisé et ne comporte aucune audace, donc pas de risque.

La souffrance exprimée par les hauts cadres en entreprise qui suivent des « process », en sont un exemple direct. Les « process » sont pratiques pour l’entreprise, car chaque salarié est ainsi remplaçable. Mais la créativité n’a en aucun cas sa place dans le « process ».

Le problème est que ces hauts cadres ne formulent jamais de créativité, ni d’audace. Ils se retrouvent en dépression car ils se sentent inutiles. Toutes leurs aspirations sont étouffées et refoulées.

Chaque audacieux qui réussit, et dont on connaît souvent uniquement les réussites, ont vécu énormément d’échecs. Richard Bronson, homme d’affaires britannique, en connaît un rayon avec certes des réussites phénoménales mais également des échecs cuisants. Sa carrière relatée dans sa biographie démarre par un échec retentissant. Il semble présenter lui-même ses échecs comme des moments presque « drôles », ou en tout cas, pleins de vie.

Richard Bronson : « les audacieux ne vivent pas longtemps, mais les autres ne vivent pas du tout ».

Selon l’auteur, le « véritable échec serait de n’en avoir vécu aucun ». En effet, ne pas connaître l’échec c’est finalement l’assurance d’être resté dans sa zone balisée, de ne jamais avoir rien tenté.

Dès que l’on prend le risque de tester, c’est qu’on commence à innover, à avoir de l’audace et qu’on se sent vivant et alerte. C’est de ces périodes qu’on ressort le plus de plaisir.

C’est en se confrontant à la réalité, qu’on va avoir le recul nécessaire et donc la possibilité de peaufiner et d’améliorer pour atteindre le mieux. Il ne faut pas laisser tomber mais y retourner et ajuster à chaque fois pour arriver au final à quelque chose qu’on n’aurait jamais pensé pouvoir créer, si on n’avait pas osé être audacieux, y croire et oser rater, oser l’échec.

Plus on va prendre de risque, plus on va être audacieux et plus on va obtenir de risque et plus on va obtenir de vie.

Chapitre 11 – Comment apprendre à oser ?

Mark Twain : « Détournez-vous de ceux qui découragent vos ambitions »

apprendre à oser réussir

Comment et Pourquoi oser ?

Selon l’auteur, on ne naît pas audacieux mais on le devient au fur et à mesure des essais, des échecs et des réussites. Il faut toujours aller plus loin dans ses essais. Il s’agit d’une « conquête », comme le précise l’auteur.

3 conditions pour l’audace selon l’auteur : « avoir de l’expérience, accroître sa compétence, maîtriser sa zone de confort pour en sortir. »

En effet, celui qui n‘a que peu d’expérience ne peut pas se référer à grand-chose et a tendance à y revenir en permanence. Il ne possède pas d’autre point de comparaison.

Celui qui a une grande expérience ne peut pas non plus balayer l’ensemble de ses expériences et est donc plus à même de se laisser « porter par son intuition ».

Xavier Niel parle de son expérience et explique son passé scolaire difficile. Pour lui, ce qui a été le déclic, le déclencheur, a été son premier ordinateur offert à l’âge de 15 ans pour Noël. Il s’est découvert une compétence qui lui a permis de se sentir audacieux par la suite.

L’auteur nous montre aussi que de nombreux artistes prennent exemple sur des pairs qui ont réussi. Ainsi, Picasso se serait inspiré de Velasquez ou Cézanne, non pas dans leur style mais dans leur manière d’agir, dans leur audace.

Brassens également est inspiré par Charles Trénet, Barbara par Edith Piaf, à l’époque.

Se rendre compte que des choses ont été possibles par d’autres, rend audacieux.

Lorsqu’on manque d’audace, on peut aussi s’inspirer des grands, de ceux qui ont osé et réussi car eux vous font comprendre que c’est aussi possible et réalisable pour vous-même. Des proches qui croient sincèrement en nous représentent un puissant moteur qui va nous permettre d’avoir encore plus d’audace.

L’auteur fustige l’époque actuelle qui met à l’honneur des personnes sans talent, au travers des magazines people, cette espèce d’ode à la médiocrité qui risque, selon lui, d’étouffer notre propre audace et créativité car nous n’avons plus personne à admirer.

Attention également à ne pas se laisser bloquer par trop de perfectionnisme, véritable frein à l’audace !

Ainsi, la société Google n’arrête pas de proposer des innovations qui ne trouvent pas toujours leur public.

La politique de Google est d’essayer beaucoup, d’échouer beaucoup, pour réussir. Les exemples de produits ou de services foisonnent et ne sont pas forcément connus de tout le monde : les « Google glaces » (interrompues en 2015), « Google Wave », « Google Answer », etc. Ces échecs permettent aussi à Google de récupérer de nombreuses informations sur leur marché, leur audience, etc. Ainsi, la société avance par meilleure connaissance de son public.

« Plus on rate, plus on a de chance que ça marche ».

Les 4 axes, selon l’auteur, pour oser, sont :

  1. Accroître sa compétence ;
  2. Admirer l’audace des autres ;
  3. Ne pas être trop perfectionniste ;
  4. Se souvenir, que l’échec, sans audace, fait particulièrement mal.

Ajoutons que les lectures, les aventures réelles des personnes inspirantes sont puissantes. Il faut ensuite se lancer et accepter l’échec.

Chapitre 12 – L’échec de l’école

Montaigne « Enseigner, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu »

L’auteur présente dans ce chapitre sa pensée sur l’école française. L’école française n’enseigne pas le côté vertueux de l’échec et manque ainsi, selon l’auteur, son rôle.

L’élève est maintenu dans le manque de créativité, dans le sentiment de ne pas être « assez » (assez bien assez beau, assez intelligent, etc.). Les élèves, continue l’auteur dans sa critique, ne sont pas encouragés, ni félicités dans leur échec, dans la manière de s’être « trompés ».

Est-ce que noter un « peut mieux faire » sur un bulletin de note peut amener véritablement un élève à avoir envie de se surpasser, de s’améliorer ?

Montrer à un élève que son « échec » est original et peut augurer de succès futurs aurait un tout autre impact sur l’élève et sur son désir de recommencer et d’apprendre différemment, de découvrir des terrains de tentatives, des envies de tests et de découvertes, qui eux, sont des tremplins vers la réussite.

La confiance s’installe et l’élève apprend très vite et bien mieux.

Savoir qu’on a des compétences change complètement la donne et motive les élèves.

En France, on ne s’arrête pas sur l’échec, qui semble tabou et sans valeur au lieu de l’encourager et féliciter cet échec.

En France encore, l’élève reçoit sa note devant tous les autres, chose non possible aux Etats-Unis.

La Finlande semble être le champion de la motivation. Les Finlandais ont jusqu’à l’âge de 9 ans pour apprendre à lire, les premières notes apparaissent à 11 ans. Les enseignants finlandais ont une grande liberté de trouver leur propre méthode d’enseignement.

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En France encore, au cours des conseils de classe, les professeurs soulignent les faiblesses des élèves dans leur matière au lieu de souligner les excellents résultats dans les autres. Encore une fois, on va souligner ce qui ne va pas au lieu de regarder et féliciter ce qui va.

Dans le monde professionnel, il en est de même. Nos supérieurs hiérarchiques nous rappellent souvent ce qui ne va pas et ne regardent pas ce qui va, même si ce qui va est souvent largement supérieur à ce qui doit être amélioré.

Cette vision des choses nous fait nous questionner aussi sur « que faut-il faire ou avoir pour réussir son existence ? ». Faut-il être moyen partout ou « assumer sa singularité ? »

Nietzsche se pose la question suivante, non pas « Que sais-je ? » mais « Que vais-je faire de ce que je sais ? ».

Que faire des connaissances que j’ai ? Les accumuler pour me rassurer ou bien de me lancer dans l’action ?

Chapitre 13 – Réussir ses succès

Jusqu’ici, on a parlé des échecs et du fait de ne pas se laisser arrêter par ses échecs.

Maintenant on parle des succès. En effet, il peut y avoir un côté pernicieux dans le succès, qui peut nous arrêter, nous stopper, devenant ainsi victimes de notre succès.

Le succès peut nous faire rester dans une voie qui est toujours la même. On peut même se définir par notre succès au lieu de continuer à chercher, à avancer, à tâtonner, à continuer nos recherches.

Autant il ne s’agit pas de s’identifier à nos échecs, autant il ne faut pas non plus s’identifier à nos succès ! On peut apprécier nos succès mais sans s‘y arrêter définitivement.

Steeve Job : « restez fou, restez affamé, restez insatiable ».

L’auteur souligne l’importance de rester ouvert et de continuer à créer. Tout comme l’échec.

Certains grands sportifs ou entraîneurs ne s’arrêtent pas aux succès et continuent ainsi de rechercher des stratégies pour continuer à innover, à inventer pour de nouveau être les meilleurs et ne pas copier ce qui a été déjà été fait.

L’auteur nous invite à continuer à tester, à innover et à ne pas s’endormir sur nos succès.

La création produit le plaisir et elle nous redéfinit.

Pour réussir ses succès, il semble falloir les considérer comme nos échecs. Les savourer certes, mais ne pas s’y attarder plus que ça et ne pas les considérer comme acquis, comme la recette à appliquer sans relâche. Il faut au contraire, continuer de tester et d’inventer.

Chapitre 14 – La joie du combattant

Corneille : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

Cette célèbre formule de Corneille (dans Le Cid) nous rappelle que le bonheur ne peut être atteint sans échec. Il faut avoir gouté de la lutte, du combat, de l’échec pour réussir à savourer la réussite.

André Agassi, dans son livre autobiographique Open, raconte sa période noire de descente aux enfers suivie par une renaissance déclenchée par sa confrontation avec l’accident grave de la fille de son meilleur ami. Face à la douleur de celui-ci, Agassi éprouve une soudaine rage et envie de vivre qui va le pousser à revenir à la vie. Il reconsidère la vie sous un angle complètement différent et sait maintenant pourquoi il décide de reprendre sa vie en main et le tennis : il veut créer une fondation pour les enfants défavorisés et la financer.

Ce retour en « pole position » nécessite souffrance et courage. Mais il ne poursuit dorénavant plus le rêve de son père « mais son propre désir ». De retour au sommet de la gloire, Agassi remercie ses échecs passés qui, sans les avoir vécus, ne lui auraient pas permis de goûter à nouveau à ce bonheur extrême.

John Travolta, suite à de nombreuses critiques importantes, revient également au succès avec le superbe film de Tarantino dans « Pulp Fiction ». Ces scènes aussi belles effectuées par Travolta sont uniquement dues aux échecs et déconvenues passées.

La lutte et l’échec, l’adversité, permettent d’atteindre le bonheur et le plaisir des petites joies quotidiennes.

La joie a besoin de l’adversité pour se vivre et se faire ressentir. La joie a besoin d’être menacée pour être appréciée. La prise de risque, qui est contraire à la tiédeur si souvent recherchée, permet ainsi de ressentir le bonheur.

Léonard de Vinci et son œuvre magnifique… cette fureur créatrice qui l’habite a été le fruit de doutes, de souhaits maintes fois ressentis de renoncement et reprise d’essais, puis d’hésitations… pour donner place à ces merveilles artistiques et technologiques reconnues dans le monde entier.

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Chapitre 15 – L’homme, cet animal qui rate

Bergson : « L’homme est le seul animal dont l’action soit mal assurée, qui hésite et tâtonne, qui forme des projets avec l’espoir de réussir et la crainte d’échouer »

L’auteur se demande ici si certains échecs peuvent ne rien nous apprendre ? Existe-t-il des échecs dont on ne se relève pas ?

Le parallèle entre l’animal et l’homme est flagrant : l’animal ne rate jamais alors que l’homme n’a pas l’instinct naturel suffisamment fort. Ce sont donc ses échecs successifs qui vont lui apprendre. Nos programmations humaines ne sont pas les mêmes que celles des animaux. Le jeune enfant aura besoin de 2000 chutes pour apprendre à marcher. Alors que le jeune poulain peut marcher quelques heures après sa naissance.

Selon certaines études scientifiques, le fœtus humain naîtrait trop tôt. Pour progresser, le jeune humain a besoin d’échecs et de tentatives, de l’expérience de ses aïeux. Mais les progressions atteintes seront immenses par rapport aux jeunes animaux.

« Savoir vivre, pour le jeune humain, c’est savoir faire quelque chose de ses ratés ».

Le renard saura détecter quelle baie est nocive pour lui après quelques déboires. Mais les apprentissages des animaux sont minimes au regard de ce qu’ils savent d’instinct détecter. Ils ne peuvent pas non plus transmettre leur expérience aux générations suivantes.

Selon Freud, les liens humains sont créés pour faire face à notre détresse de naissance précoce. Contrairement aux liens familiaux animaux qui suivent une toute autre règle. C’est notre échec de la nature en notre espèce humaine qui nous fournit en même temps toute notre grandeur.

C’est notre état « d’animal raté » qui fait de nous des êtres capables de créativité, de sublimation. Nous pouvons certes rater mais sommes capables de rebondir, analyser nos échecs er pouvons progresser. C’est parce que nous savons faire une force de nos échecs, que nous nous distinguons des bêtes.

Chapitre 16 – Notre capacité de rebond est-elle illimitée ?

Quelles sont nos différentes capacités de rebond ?

  • 1ère option : choisir son camp entre psychologues et thérapies comportementales

Deux écoles s’opposent : les thérapeutes comportementalistes et les psychologues freudiens ou lacaniens. Les premiers pensent vain le fait de s’allonger pendant des années pour résoudre ses échecs. Ils proposent d’autres outils. Changer ses représentations, apprendre à voir le verre à moitié plein et se reprogrammer vers le succès.

Les seconds reprochent aux premiers de ne pas considérer l’inconscient. Ou encore de déplacer le symptôme et de condamner le patient à la répétition.

  • 2ème option : séparer les âges de la vie en privilégiant vers 20 ans une forme d’ivresse, puis laisser passer quelques années pour « passer sur le divan » pour commencer à se poser des questions.

  • 3ème option, la plus séduisante selon l’auteur : tenter de dépasser les oppositions, se réinventer le plus possible, renaitre de ses échecs, « utiliser les bifurcations et les rebonds » pour se rapprocher le plus possible de qui on est.

L’auteur décortique la célèbre phrase de Nietzsche : « deviens qui tu es ».

  • Ne pas se laisser enfermer par nos échecs mais en faire des opportunités
  • Rester fidèle à ce qui nous rend singulier, notre côté unique.

La seule chose qu’on pourrait avoir à se reprocher c’est d’avoir cédé sur son désir, de ne pas l’avoir suivi.

Certains perdent tellement de temps et d’énergie à cacher ce qu’ils sont véritablement qu’ils n’ont plus assez d’énergie à devenir ce et ceux qu’ils doivent devenir.

Notre capacité de rebond, même sans être illimitée, reste énorme.

A nous de prendre acte de nos échecs et d’apprendre à les faire fructifier pour réussir notre vie tout entière.

Conclusion sur “Les vertus de l’échec” :

Ce livre est un puissant essai sur l’utilité et la puissance de l’échec. Chaque chapitre aborde une vision positive de rater. Qu’il s’agisse d’un moyen de grandir, d’apprendre, de développer sa créativité, bref de réussir, mais différemment.

A la fin du livre, on n’ose même plus parler d’échec ! Tout semble à revoir. Ce livre est un condensé d’optimisme. Il devrait être à conseiller à tous, de l’étudiant à l’entrepreneur, en passant par l’amoureux éconduit.

Points forts :

  • Livre haletant, qui se dévore parfois presque comme un roman ;
  • Persuasion de l’auteur par ses exemples trouvés et illustrés de célébrités ;
  • Chaque chapitre détaille un aspect de l’échec, qui peu à peu nous fait reconsidérer ce thème dans sa globalité ;
  • Les citations sont excellentes et illustrent parfaitement le chapitre développé.

Point faible :

  • Certaines références aux philosophes antiques peuvent parfois apparaître un peu lointaines, abstraites.

La note de Eric Goyer du blog Vivre sans peur :

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6 Commentaires pour :

Les vertus de l’échec

  • Uriel

    2 Avr 2019 à 17:43

    Bonjour Charles!

    Merci pour cette belle “review” exhaustive du livre les vertus de l’échec!

    Je ne connaissais pas du tout ce livre, j’ai trouvé la lecture de ton article fort intéressante. En fait, c’était si complet que je ne pense pas avoir besoin de lire le livre! À moins que je me trompe?

    J’ai beaucoup aimé le chapitre 10 qui parle de “Chaque réussite démarre par une prise de risque et donc une possibilité d’échec.”

    Il est rare que nous pensions à retracer le succès au niveau de la prise de risque initiale. C’est pourtant pratiquement toujours le cas.

    Vraiment bon! Vive l’échec et l’apprentissage de ses erreurs pour être encore mieux que la dernière fois!

    Merci pour cette belle présentation de livre que je ne connaissais pas.

    Cheers!

    Uriel

    Répondre



    • Eric

      2 Avr 2019 à 22:28

      Merci Uriel pour ton mot,

      et content que tu en es retiré et retenu l’essence même du message de l’auteur… sans prise de risque, sans échec… pas de réussite possible.

      Répondre




      • […] Changer de vie fait peur et on se sent rarement prêt à le faire ! Le moment où nous sommes “prêts” est comme la ligne de l’horizon qui recule au fur et à mesure que nous avançons… Il faut donc passer à l’action, que nous soyons prêts ou non. Certes, il est utile d’avoir un plan grossier de ce vers quoi on se dirige, mais nul besoin d’avoir tout prévu dans les moindres détails. Bien sûr, la possibilité d’échouer existe toujours et il faut faire avec. Mais un échec n’est jamais inutile et peut être un magnifique tremplin vers un futur couronné de succès, comme l’explique si bien Charles Pépin dans son livre “Les vertus de l’échec“. […]

        Répondre




        • […] explique qu’il est essentiel de voir positivement ses erreurs, de les voir comme un moyen pour avancer, en comprenant pourquoi ça n’a pas […]

          Répondre




          • […] Les lecteurs de cet article ont également lu: Les vertus de l’échec. […]

            Répondre




            • […] vous devez justement en prendre un maximum ! Même si vous pouvez vous tromper, même si vous pensez connaitre l’échec. Vous connaissez des PDG ? Ces gens-là prennent souvent d’excellentes […]

              Répondre









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              Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.