L’art de changer de vie en 5 leçons

l'art de changer de vie en 5 leçons

Phrase-résumée de “L’art de changer de vie en 5 leçons” : Philippe Gabilliet, professeur de psychologie et de développement personnel, nous propose en cinq leçons une réflexion très complète sur le changement de vie et les différentes étapes qui y mènent : qu’est-ce que changer de vie, pourquoi vouloir le faire, les obstacles extérieurs et intérieurs que l’on peut rencontrer et le passage à l’action.

Par Philippe Gabilliet, 2018, 120 pages.

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Aline Maurer du blog Bibliothérapie – Des livres pour cheminer

Chronique et résumé de “L’art de changer de vie en 5 leçons” de Philippe Gabilliet :

Introduction

Il n’y a pas si longtemps, changer de vie n’était pas une option. En tout cas, on n’en rêvait pas. Et si cela arrivait, c’était plutôt un coup du destin, un changement forcé et difficile…

Puis, petit à petit, le monde a changé. Les distances sont devenues moins impressionnantes. L’information beaucoup plus facile d’accès. Les cadres sociaux beaucoup moins contraignants. Notre rapport au changement de vie s’est modifié. À tel point que, selon une étude récente, 7 Français sur 10 disent envisager de changer de vie, dont 20% fréquemment !

Aujourd’hui, nous sommes face à tellement de possibilités et de choix qu’il nous est impossible de tous les explorer en une seule vie, nous laissant un goût amer d’inachevé.

“Tant de choix pour si peu de temps.”

On peut même dire que le changement est aujourd’hui obligatoire. Difficile par exemple de ne pas changer de job dans une vie. Il est vrai qu’on nous demande d’être mobiles, flexibles, ouverts, disponibles. On doit savoir rebondir et apprendre de nos échecs.

Leçon 1 : Ce que changer de vie veut dire

En réalité, on ne peut pas changer de vie ! On n’en a qu’une, c’est la nôtre. On ne peut pas l’échanger avec celle de quelqu’un d’autre ou contre une nouvelle vie. Par contre, on peut changer quelque chose dans sa vie et donc changer la manière dont nous faisons l’expérience de notre vie.

Notre vie est par définition en mouvement constant, c’est l’impermanence. Mais ces changements ne reconditionnent pas notre vie à chaque fois. Nous nous adaptons et nous continuons notre chemin. Dans “L’art de changer de vie en 5 leçons”, Philippe Gabilliet s’intéresse aux plus gros changements, ceux “qui changent tout”, ceux qui sont radicaux et profonds.

Un changement de vie peut être soudain, une rupture marquée, ou prendre la forme d’un long processus de maturation, vers une amélioration ou au contraire une dégradation. Cela peut être volontaire et assumé, ou subi, même si l’issue peut se révéler finalement positive.

Par le passé, en Occident, les gens n’espéraient pas grand-chose de leur vie. Leurs espoirs étaient tendus vers l’Eternité promise par la religion qui représentait ce changement positif à venir. Mais à notre époque, si on ne se sent pas bien dans sa vie, pourquoi ne pas essayer de la modifier puisque nous en avons les moyens ? Aujourd’hui, nous trouvons légitime de “vivre la vie qu’on mérite”. Et “passer à côté de sa vie” est probablement la pire des choses…

Philipe Gabilliet développe la métaphore du théâtre pour illustrer le changement de vie. Chaque vie est une scène sur laquelle se jouent plusieurs pièces simultanées au fil de l’existence. Certaines pièces sont reliées par un fil rouge, d’autres se jouent en parallèle sans se côtoyer (lorsque notre existence est cloisonnée, par exemple entre famille, travail, vie spirituelle, etc.).

  • Changer de vie peut vouloir dire changer le décor de la pièce. On modifie le lieu de vie, l’environnement physique, on déménage, on change de place de travail, et on réorganise notre existence pour apporter la transformation désirée. Mais cela suffit-il ?
  • Pour d’autres, changer de vie veut dire changer les acteurs de la pièce ou redistribuer les rôles (conjoint, amis, collègues). On quitte certaines personnes pour les remplacer par d’autres censées nous rendre plus heureux. Mais la pièce en devient-elle vraiment meilleure ?
  • Pour les plus courageux, il s’agit de changer totalement de pièce : on rêve de tout recommencer à zéro et de reconstruire sur de nouvelles bases.
  • Finalement, on peut vouloir changer l’acteur principal, à savoir nous-même (changer notre physique, notre santé, nos capacités). Ce changement-là est sans limite car il ne dépend que de notre imagination.

On peut donc entreprendre des changements extérieurs ou intérieurs qui vont modifier la trajectoire de notre vie.

changer de vie recommencer à zéro

Nous pouvons voir le changement de vie en trois dimensions : environnement, relations et identité. Nous dépendons fortement de notre environnement et il nous conditionne à divers degrés : qu’il soit géographique, familial, social, culturel. Mais l’histoire de notre vie est aussi celle de nos relations avec les autres (parents, famille, amis, collègues, et inconnus). Ils nous influencent et nous les influençons en retour. Et puis il y a nous-même, avec notre personnalité, notre culture, nos désirs, nos espoirs et nos craintes. Le désir de changement peut venir d’un changement de notre identité, de nos valeurs, de nos croyances.

Nous sommes tous plus ou moins influencés par ces trois dimensions. Si nous désirons changer de vie, nous devons y réfléchir et voir quelle place nous désirons laisser à chacune de ces dimensions.

Puisque nous nous lançons dans cette aventure, il nous faut déterminer notre destination. Le but n’est pas forcément complètement défini dès le début, mais cela exige un minimum de projection vers notre rêve/espoir/attente. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut en prendre le chemin. Nous agissons, nous prenons des décisions concrètes qui impactent notre vie quotidienne. Finalement, c’est évidemment le voyageur qui, à la base, doit changer pour poser les bases de sa vie future.

Leçon 2 : Tant qu’à changer de vie, autant le faire pour de bonnes raisons

Changer de vie n’est pas facile… autant être sûr du pourquoi de cette entreprise !

Lorsque le changement est forcé, imposé par un évènement extérieur comme un divorce, un licenciement, une maladie, etc., nous pouvons décider de saisir cette opportunité… ou pas ! Face à de tels défis, certaines personnes décident au contraire que “cela ne doit rien changer”. Ce qui paradoxalement peut parfois ouvrir la porte à de nouvelles possibilités. Car essayer de rester imperturbable face à une grande rupture de vie peut être une étape nécessaire de maturation qui nous interroge sur le sens de notre vie et sur notre identité. Un processus qui nous permettra ensuite d’envisager de nouvelles perspectives de vie.

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Mais en général, le désir de changement est le résultat d’une insatisfaction intérieure devenue suffisamment intolérable pour que nous devions y répondre en amorçant ce changement.

Il peut y avoir également la peur de rater sa vie. Nous désirons tous “nous réaliser”. Avoir le sentiment de ne pas y arriver nous pousse à passer à l’action. “Se réaliser c’est avant tout réaliser quelque chose” : nous devons entreprendre des actions concrètes si nous désirons changer de vie.

La conscience du temps qui passe renforce l’urgence de faire quelque chose de notre vie, d’où les fameuses crises de milieu de vie où nous réalisons soudain que le temps nous est compté si nous voulons encore nous réaliser. Ne pas prendre en compte cette prise de conscience, c’est s’exposer à des regrets…

L’auteur illustre ce propos grâce aux 5 grands regrets des personnes en fin de vie, tirés du livre du même nom de Bronnie Ware. J’aurais souhaité :

  • Avoir le courage de vivre la vie que je voulais, non pas celle que les autres attendaient de moi.
  • Ne pas avoir autant travaillé.
  • Avoir le courage d’exprimer mes sentiments.
  • Rester en contact avec mes amis.
  • M’autoriser à être plus heureux.

Mais parfois vouloir changer de vie n’est pas bien vu. Le sociologue Jules de Gaultier (1858-1942) avait inventé le terme “Bovarysme”. Ceci pour illustrer “le pouvoir qu’a l’homme de se concevoir autre qu’il n’est”. Ce mot, à son époque, était péjoratif et désignait une personne faible, incapable de faire face à l’insatisfaction de la vie et se réfugiant dans la rêverie. Il y a effectivement un peu de réconfort dans le fait de compenser l’effet déprimant de la réalité par la rêverie, même si nous savons que ce n’est qu’une rêverie.

Si Emma Bovary s’était laissée prendre par l’illusion qu’elle avait elle-même créée, rêver à une vie meilleure peut aussi être quelque chose de très positif dans la vie de quelqu’un. Certains, comme Georges Palante (1862-1925), considéraient d’ailleurs que le problème venait de la place que la société fait aux aspirations de l’individu et non des aspirations de l’individu lui-même. Pour lui, vouloir changer de vie était tout à fait légitime et constituait une sorte de révolte contre le conformisme ambiant.

On peut donc avoir de bonnes raisons de vouloir changer de vie, mais est-ce en notre pouvoir de le faire ? Une des limites qui nous est imposée est celle du réel… Notre raison doit prendre le pas sur notre imagination, histoire que nous ne partions pas dans quelque chose d’utopique.

Nous disposons chacun d’une certaine donne (situation de vie, personnalité, connaissances, etc.) qui peut évoluer au fil du temps : c’est notre réalité subjective, mais celle-ci est différente du réel, “ce qui existe objectivement en dehors et indépendamment de nous”. Il y a donc une ligne de démarcation entre ce sur quoi nous avons de l’influence et ce qui ne dépend pas de nous : nous devons nous concentrer sur le premier domaine et ne pas mettre tous nos efforts à essayer de modifier le deuxième ! Identifions les zones de notre vie sur lesquelles nous pouvons travailler afin de changer de vie.

Maintenant, même si nous avons les meilleures raisons de changer de vie et que nous avons correctement pris en compte le réel, le chemin du changement sera-t-il si facile ?

Leçon 3 : La vie ne se laisse pas changer facilement

Que le changement soit minime (reprendre une activité physique par exemple) ou immense (s’expatrier et changer de job), nous devons faire face à l’inertie de la vie. C’est comme si la vie en général préférait la stabilité et que toute velléité de changement rencontre de la résistance. Il est facile d’initier le changement, mais beaucoup plus difficile de le maintenir dans la durée. Tôt ou tard, des obstacles ou des impacts négatifs apparaissent, tant pour celui qui change de vie que pour son entourage. L’individu qui change n’est pas une entité indépendante et isolée. Ces barrières viennent donc souvent de l’entourage et de l’environnement qui, eux, sont bien forcés à changer par ricochet, d’une manière ou d’une autre.

Nous faisons tous partie d’un écosystème, notamment social, dont les réglages permettent son bon fonctionnement. Lorsque nous commençons à changer de vie, certains des liens de cet écosystème sont remis en cause, ce qui provoque de la résistance et des tensions. Ce n’est pas que les autres soient contre nous ou contre notre projet. Ils œuvrent en général pour leur propre bien et leur propre confort, que nous mettons en danger en modifiant l’écosystème dans lequel ils sont insérés.

Ces changements n’affectent pas uniquement le confort de notre écosystème extérieur. Il affecte également notre système intérieur, provoquant un sentiment de peur. La peur est une bonne chose dans le sens où elle nous maintient dans un état de vigilance. Et donc, d’une certaine manière, nous protège. Elle nous aide également à passer à l’action.

Le changement de vie se situe au carrefour de deux peurs. Celle de continuer à vivre une vie qui ne nous convient plus et celle de se lancer dans l’inconnu. La peur de l’inconnu est multiple. Peur des conséquences financières, peur des conséquences sociales et familiales, peur de l’échec ou du regret. D’autres peurs sont qualifiées de cognitives, comme la peur d’être confronté à ses lacunes ou à son ignorance, et d’impuissance, comme la peur de ne pas avoir la santé suffisante.

Changer de vie implique obligatoirement des séparations et des ruptures d’engagements. Comme nous sommes fondamentalement des êtres sociaux qui nous engageons, oser rompre certains des multiples liens qui tissent notre vie est très difficile. Ici il n’est pas tellement question d’engagements formels (un contrat par exemple) qui, en général, prévoient des processus de désengagement. C’est plutôt les engagements tacites (relationnels, moraux, etc.) qui, si on les brise, provoquent tensions ou conflits avec ceux qui nous entourent. La peur de faire ainsi souffrir l’autre est extrêmement paralysante. Nous pensons que pour changer de vie, nous allons devoir trahir quelqu’un ou quelque chose.

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Pour changer de vie, nous devons donc faire face et accepter ces peurs. Certains décident de tout laisser derrière eux, d’autres de garder un noyau dur qui ne change pas. D’autres encore trouvent rapidement des nouvelles relations pour les soutenir dans cette nouvelle vie. Dans tous les cas, celui qui veut changer de vie ne peut pas faire l’impasse sur la conscience de ce qui se passe en lui.

Leçon 4 : L’important, c’est ce qui se passe à l’intérieur

Changer de vie implique un travail sur soi et une redéfinition plus ou moins étendue de notre identité. Ce changement intérieur peut précéder ou suivre le changement de vie extérieur.

En réalité, notre identité n’est pas fixe et immuable, elle évolue tout au long de notre vie. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann utilise la métaphore de la double hélice de l’ADN pour illustrer les deux composantes de notre identité. Une composante objective déterminée par exemple par notre patrimoine biologique ou notre biographie. Et une composante subjective, celle de nos rêves et de notre imaginaire. Ces deux brins, tels ceux de l’ADN, sont imbriqués, mais l’un peut prendre l’ascendant sur l’autre à un moment ou à un autre de notre vie.

Pour changer de vie, on peut donc se modifier de l’intérieur pour devenir autre, vouloir rester le même et modifier l’extérieur, ou vouloir un grand chamboulement qui modifierait à la fois l’intérieur et l’extérieur ! Difficile probablement de devenir totalement autre. Un changement de vie est souvent le désir de se sentir mieux avec nous-mêmes, pas de changer radicalement ce que nous sommes.

Il est possible de changer de “vie extérieure” extrêmement vite ! On largue tout, on prend un billet d’avion, et c’est bon. Par contre, bien que ce changement extérieur puisse être rapide, il faut qu’il soit accompagné d’une adaptation intérieure qui souvent est un processus plus lent. Cette période de transition intérieure a lieu en trois temps :

  • Le deuil de ce que l’on était. Bien que nous désirions changer, il est facile de tout de même rester attaché à ce qui était. Certaines personnes changent de vie sans en changer vraiment car c’est pour retrouver une configuration semblable à celle de départ…
  • Une zone neutre et incertaine où on peut douter et manquer de repères. Cette phase n’est pas obligatoire, mais, si elle se produit, elle n’est pas confortable.
  • Le nouveau départ où l’espace intérieur est créé pour donner naissance à de nouvelles opportunités.

Chacun d’entre nous évolue au fil de sa vie, mais cela ne veut pas dire que tout le monde désire changer de vie. Certaines personnes suivront leur chemin sans même imaginer la possibilité d’un tel changement. Le changement de vie et la continuité de notre identité ne sont pourtant pas contradictoires. Quel que soit le chemin que nous choisissons, continuité ou bifurcation, nous passons notre vie à adapter notre identité aux circonstances que nous rencontrons.

Si nous faisons partie de ceux qui décident de choisir la bifurcation, il reste une étape essentielle : le passage à l’acte !

commencer une nouvelle vie

Leçon 5 : Se jeter à l’eau, trouver son mode d’emploi

Après s’être interrogé sur le changement de vie auquel on aspire (pour aller où ? pour faire quoi ? pour vivre quoi ?), il est bien d’en peser le pour et le contre. Mais à trop vouloir analyser la situation, on risque de procrastiner et de ne jamais passer à l’action. Procrastiner, c’est s’informer toujours plus par tous les canaux possibles (lecture, formations, rencontres de personnes ayant changé de vie) pour être sûr de ne pas se tromper, mais ne rien mettre en pratique.

Changer de vie fait peur et on se sent rarement prêt à le faire ! Le moment où nous sommes “prêts” est comme la ligne de l’horizon qui recule au fur et à mesure que nous avançons… Il faut donc passer à l’action, que nous soyons prêts ou non. Certes, il est utile d’avoir un plan grossier de ce vers quoi on se dirige, mais nul besoin d’avoir tout prévu dans les moindres détails. Bien sûr, la possibilité d’échouer existe toujours et il faut faire avec. Mais un échec n’est jamais inutile et peut être un magnifique tremplin vers un futur couronné de succès, comme l’explique si bien Charles Pépin dans son livre “Les vertus de l’échec.

Donc, par où commencer ? Si nous écoutons les philosophes existentialistes comme Sartre, il suffit de “sauter dans le vide” car nous sommes ce que nous faisons ! Evidemment, nous l’avons vu dans les leçons précédentes, c’est un peu plus compliqué que cela et le “réel” nous oppose toutes sortes de résistances qui ne manqueront pas de nous freiner. Un autre philosophe existentialiste, Merleau-Ponty, nous propose lui la “passivité de l’activité”. Il s’agit d’adopter une attitude qui nous rend disponible au changement. Nous n’avons pas forcément de but complètement défini. Mais, nous agissons afin d’ouvrir de nouvelles possibilités qui définiront le changement de vie.

Certains ressentent un déclic : c’est maintenant que je change de vie ! Ce déclic peut naître de la rencontre avec autrui ou avec un autre lieu, ou d’un évènement malheureux comme une perte ou une rupture. Ce déclic intérieur doit ensuite se manifester en actions, sans quoi il est inutile. La première action peut être spectaculaire comme une démission, ou plus modeste. Le plus souvent, il s’agit de commencer par un petit changement, comme l’huître perlière dans laquelle on insère un petit élément qui donnera naissance à une nouvelle perle. C’est grâce à la somme des petits changements, étape par étape, que notre nouvelle vie prend forme. Il s’agit rarement de passer subitement d’un état A à un état B.

Changer de vie c’est donc d’abord de petits changements d’habitudes, de rythmes, qui créent une nouvelle configuration de vie dans laquelle nous pouvons réaliser nos aspirations. Mais penser que nous pourrons le faire tout seul est une illusion. Nous devons prendre en compte ceux qui nous entourent. Qu’ils cautionnent ces changements ou non, que ce soit avec eux, contre eux ou malgré eux, nos proches participent forcément à notre transformation. Certains liens seront abandonnés ou modifiés, de nouveaux seront tissés.

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Vous avez effectué votre premier petit changement ? C’est parti ! Ce ne sera pas toujours facile, évidemment, mais c’est une magnifique opportunité d’apprentissage et d’expérimentation.

10 idées pour réussir votre changement de vie

Pour conclure ce livre, Philippe Gabilliet nous propose dix idées-clés pour changer de vie :

  1. “Changer de vie est toujours possible… mais pas toujours souhaitable.” Posons-nous donc les bonnes questions !
  2. “Dans une vie, on ne peut ni tout choisir, ni tout changer. Mais c’est avec ce que l’on choisit de changer que l’on va faire la différence.” Concentrons-nous donc sur les choses que nous avons le pouvoir de modifier !
  3. “Avant de changer de vie, il est conseillé de comprendre la nature réelle de l’insatisfaction ou du manque ressentis dans la vie actuelle.” Identifions si notre malaise prend sa source à l’intérieur ou à l’extérieur, sinon nous risquons de ne pas modifier sa véritable cause !
  4. “Un changement de vie conduit souvent à remettre en question des engagements antérieurs.” Nous devons être prêts à remettre en question ces engagements passés !
  5. “Même quand on envisage de changer radicalement de vie, mieux vaut garder une claire conscience de ce qui ne changera pas, quoi qu’il arrive.” Il n’est pas possible d’effacer toutes traces de la vie d’avant !
  6. “On change d’abord ses actes, les pensées suivront.” Attendre d’être prêt est le meilleur moyen de ne jamais se mettre en action !
  7. “Tout changement de vie commence par une fin et finit par un commencement.” Bien identifier ce qui s’achèvent et ce qui débute !
  8. “Le changement de vie est une expédition risquée, qui requiert un camp de base.” Connaître ses ressources peut aider en cas de difficulté sur le chemin !
  9. “Tout changement de vie réussi est une création collective.” Nous ne pouvons pas laisser les autres de côtés, ils sont également acteurs de notre changement !
  10. “Pour changer de vie, il faut accepter d’apprendre des choses nouvelles, en particulier celles qui nous avaient manqué dans la vie d’avant.” Changer pour apprendre et apprendre pour changer !

Conclusion sur “L’art de changer de vie en 5 leçons” :

Etant moi-même dans une phase de changement de vie et de redéfinition de mon activité professionnelle, notamment par la mise en place d’une activité de bibliothérapeute, j’ai trouvé ce livre très intéressant. Changer de vie est une entreprise risquée, surtout si elle n’est pas bien réfléchie. Grâce à ces 5 leçons, nous avons toutes les clés pour nous préparer à cette aventure.

Il s’agit de prendre conscience que notre vie est de toute façon en mouvement. Mais, que nous pouvons diriger ce mouvement de manière consciente pour nous construire une réalité davantage en adéquation avec nos aspirations. Pour cela, nous décidons de modifier un aspect particulier de notre vie, ou plusieurs. Par exemple notre position intérieure, notre environnement extérieur ou nos relations sociales. Il nous faut définir la nouvelle direction que nous désirons donner à notre vie, sans nous perdre dans cette planification. Rester ouvert aux opportunités qui apparaîtront est le meilleur moyen de changer sans se heurter à un but inatteignable et à l’échec.

D’autant plus que dans ce processus, nous allons rencontrer des résistances venant de l’extérieur, en particulier des gens qui nous entourent et qui, eux, n’ont pas forcément envie de changer ! Il nous faudra également faire face à des résistances intérieures. La peur d’abandonner nos engagements passés, la peur de mettre nos proches dans des situations non désirées, la peur de ne pas être à la hauteur, etc.

Si malgré ces difficultés, nous décidons de changer de vie, nous devons alors passer à l’action. Attendre d’être prêt et se préparer au changement est un processus sans fin. Arrêtons de procrastiner et effectuons un premier petit changement qui infléchira la courbe de notre vie. C’est la somme de ces petits changements qui donnera petit à petit une nouvelle couleur à notre réalité.

Ce livre a la grande honnêteté de ne pas nous vendre du rêve. Oui, changer de vie n’est pas forcément toujours une bonne idée. Et si, après réflexion, nous décidons que c’est ce que nous voulons, nous devons être prêts à faire face à des difficultés et des obstacles, et à lâcher prise d’une partie de notre passé. Mais celui qui a bien réfléchi et sait pourquoi il désire ce changement ne se laissera pas freiner. Et, il restera ouvert à ce que la vie a à lui apporter pour surmonter ces obstacles.

A la fin de cette lecture, je regrette juste le manque de conseils pratiques. En particulier dans la dernière leçon consacrée à l’action. Ne vous attendez pas à un manuel pratique qui vous guide pas à pas dans le processus de changement de vie. Ce livre nous pousse plutôt à une réflexion préliminaire au changement de vie, nous aidant à mieux nous préparer à ce qui nous attend. Tant dans notre environnement extérieur que dans notre microcosme intérieur.

Points forts :

  • Réflexion de fond sur le sujet
  • Ne vend pas du rêve : l’analyse est réaliste et complète
  • Réflexion poussée sur les conséquences émotionnelles et intérieures du changement de vie (on ne pense souvent qu’aux conséquences extérieures !)
  • Nombreuses sources bibliographiques qui permettent de continuer l’étude du sujet si besoin
  • Livre court

Points faibles :

  • Peu de conseils pratiques
  • Considérations philosophiques parfois un peu difficiles à suivre

La note d’Aline du blog Bibliothérapie – Des livres pour cheminer :

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