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L’art de la repartie

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Résumé de “L’art de la repartie” de Séverine Denis : L’auteure, improvisatrice professionnelle, nous apprend à développer notre repartie et à rebondir aux remarques des autres à travers 15 leçons courtes qui proposent de travailler sur des éléments clés comme la confiance en soi, la gestion des émotions, l’imagination, l’écoute, l’humour, etc.

Par Séverine Denis, 2017, 160 pages.

Chronique et résumé de “L’art de la repartie” de Séverine Denis

Introduction

En introduction du livre “L’art de la repartie”, l’auteure, Séverine Denis précise plusieurs points :

  • “L’art de la repartie” est un livre qui synthétise 15 leçons pratiques pour nous apprendre à mieux répliquer. Ces leçons :
    • Nous enseignent les mécanismes psychologiques de l’art de la repartie.
    • S’accompagnent d’entraînements issus de la pratique d’improvisation théâtrale de l’auteure : des exercices simples, amusants et praticables dans la vie courante.
  • La repartie n’est pas forcément un don inné. C’est une compétence qui peut s’apprendre à condition :
    • De s’entraîner régulièrement.
    • D’être prêt à travailler sur une prise de conscience de soi.
    • De comprendre que la créativité personnelle, la richesse de vocabulaire et la capacité à faire face sont des qualités essentielles dans cet apprentissage.
  • Maîtriser l’art de la repartie est indissociable de la pratique de l’improvisation théâtrale.
  • Peu importe qu’elle soit extravertie ou introvertie, la personne qui sait répartir est généralement :
    • Sûre d’elle,
    • À l’aise à l’oral,
    • Dotée d’une grande imagination.
  • Les meilleures reparties sont quasiment toutes drôles, fines, imagées et synthétiques.

Enfin, l’auteure termine son introduction en déclarant :

“Repartir, c’est apprendre à s’affirmer par l’élégance d’esprit d’une rétorque vivante toujours en résonance avec la remarque reçue.”

Leçon n° 1 : Avoir confiance en soi

“Avoir de la repartie, ce n’est pas avoir de la tchatche mais c’est avoir une solide assise imaginative et une distance vivante.”

Selon Séverine Denis, l’émotionnel est au cœur de la repartie. Bien souvent, le manque de repartie est d’ailleurs lié à un manque d’assurance. Cependant, même une personne affirmée peut, en fait, se sentir déstabilisée lorsque l’exposition publique ou le contexte sont forts émotionnellement. C’est pourquoi, il est nécessaire de savoir s’affirmer, de renforcer la confiance en soi. Une des meilleures façons pour y parvenir, selon Séverine Denis, c’est de pratiquer l’improvisation.

S’affirmer pour faire preuve de repartie :

  • Ce n’est pas :
    • Répondre de manière autoritaire ou menaçante : il s’agit, en fait, de s’inspirer de la remarque qui nous a été faite et de rétorquer de façon courte et efficace.
    • Se justifier : le principe de la repartie est plutôt de faire une pirouette pour neutraliser l’intention désagréable de la remarque.
  • C’est :
    • “Faire face à l’adversité et aux événements inattendus” ;
    • “Rester à la place où l’on se sent légitime” ;
    • “Accepter de défaillir émotionnellement pendant quelques instants” ;
    • “Oser exprimer ses ressentis sans tomber dans la plainte”;
    • “Sortir de la posture de victime et de la fatalité”.

Finalement, s’affirmer, c’est faire face plutôt que d’agresser verbalement. Et apprendre l’art de la repartie, c’est choisir de le faire élégamment.

Leçon n° 2 : Retrouver le souvenir fondateur

Dans cette deuxième leçon de “L’art de la repartie”, l’auteure nous explique que :

“Le manque de confiance en soi n’est pas un trait de caractère inné, mais une attitude acquise par un effet de jugement extérieur.”

souvenir fondateur avoir confiance en soi

Pour mieux comprendre, elle aborde alors la notion de “croyances intériorisées“. Ces croyances intériorisées sont les valeurs et croyances que nous avons construites de façon très subjective tout au long de notre vie (via notre environnement familial, scolaire, universitaire, etc.). C’est plus précisément tout ce que nous avons entendu de la part des personnes qui ont particulièrement compté dans notre enfance et notre éducation.

Séverine Denis nous décrit un exercice à réaliser une fois par semaine pour retrouver ce qu’elle appelle le “souvenir fondateur”. Cet exercice consiste à utiliser notre mémoire visuelle pour remonter dans le temps et retrouver un souvenir marquant. Elle nous suggère alors de prendre conscience que ce que nous avons entendu sur nous lors de ce souvenir, en fait, ne nous appartient pas : il provient, en réalité, d’une personne qui l’a pensé sans fondement. Car “les pensées des autres ne sont que des pensées plaquées” souligne l’auteure.

“Votre vraie nature n’est pas ce que les autres pensent de vous, mais est l’ensemble des actes que vous décidez.”

Leçon n° 3 : Comprendre les émotions qui nous submergent

  • Nos émotions comme propulseurs

L’être humain est un être émotionnel. Nous voudrions contrôler ces émotions qui nous envahissent sans cesse et peuvent devenir très handicapantes parfois, mais cela est impossible. L’idée est alors d’apprendre à se servir de ces émotions positivement, à en faire un “propulseur” et non un “blocage”.

  • La sidération comme moyen de manipulation

Séverine Denis nous explique que généralement, les provocations ou remarques désagréables ont pour but soit de faire réagir, soit de neutraliser, ou même de sidérer. Et selon elle, la sidération est un puissant instrument de manipulation.

  • La courbe Kubler-Ross comme outil d’évaluation émotionnelle

L’auteure décrit ensuite le processus que nous traversons lorsque nous vivons un événement émotionnellement déstabilisant, une épreuve très perturbante (divorce, décès, maladie, accident majeur, licenciement, etc.). Ce processus, mis en lumière par Elisabeth Kubler-Ross, est appelé la courbe KR.

Cette courbe indique 5 étapes émotionnelles, à savoir :

    • Le déni et la sidération ;
    • La colère ;
    • L’abattement ;
    • La négociation ;
    • L’acceptation.

Dans le manque de repartie se produit un blocage au stade de la sidération. La colère ou la vexation va alors entretenir ce blocage.

Leçon n° 4 : Gérer les perturbations émotionnelles

  • Se servir de nos émotions pour avoir de la repartie

Les émotions sont utiles et même vitales pour l’humain. Ce sont elles, en effet, qui nous informent des dangers, nous permettent d’y répondre et produisent nos réactions de protection. Nous ne pouvons pas éliminer nos émotions. Par contre, il est possible de nous en servir pour produire de la repartie.

L’auteure nous invite, pour cela,à ne pas bloquer nos émotions. Au lieu de chercher à les contrôler, elle propose tout simplement de :

    • Les accepter quand elles surgissent et qu’elles nous traversent.
    • Respirer consciemment.
  • Percevoir l’espace créatif entre deux pensées 

être créatif et à l'écoute pour avoir de la répartie

Séverine Denis nous fait remarquer qu’à chaque fois qu’elles se retrouvent sans voix devant une question gênante ou une provocation, les personnes qui manquent de repartie ont leur respiration qui se bloque pendant un bref instant. En réalité, ce tout petit espace mental entre deux pensées est le seul moment qui donne accès au calme et qui permette à la créativité de se manifester. Et c’est cette créativité qui inspire les reparties les plus fulgurantes.

Il est donc judicieux, pour l’auteure, de nous entraîner à prendre conscience de ces très courts moments d’entre-deux :

“Lorsqu’on prend conscience de ces moments de suspension, on perçoit tout un monde où images et pensées s’entremêlent.”

  • Écouter

Séverine Denis nous invite à pratiquer la méta-écoute. C’est elle, en effet, qui va nous inspirer en matière de repartie :

“Cette écoute, à la fois mentale et sensorielle (la méta écoute), est la clef qui ouvre la porte à l’écriture orale en temps réel. Ce que l’on ressent alors en soi est ce qui va nous inspirer : un mélange d’émotions et de sensations.”

  • Pratiquer la méthode dite TIPI

La méthode dite TIPI a été créée par Luc Nicon. Son objectif est “d’apaiser en soi le flux perturbant des émotions”. Pour Séverine Denis, elle est particulièrement aidante dans les situations de blocage.

Cette méthode simple et efficace d’apaisement émotionnel consiste à neutraliser le mental. Elle se décline en 5 étapes :

    • S’asseoir dans un endroit calme et fermer les yeux.
    • Être attentif à ses sensations physiques sans les mentaliser pour autant.
    • Laisser ensuite ces sensations physiques évoluer d’elles-mêmes, se transformer toutes seules.
    • Rester complètement passif. Résister à toute tentative de contrôle par notre mental.
    • Laisser nos sensations se transformer et s’apaiser. Cela est généralement assez rapide.

Leçon n° 5 : Libérer notre imagination

Dans cette cinquième leçon de “L’art de la repartie”, l’auteure nous explique que l’imaginaire de l’homme moderne tend à s’appauvrir. En effet, notre cerveau est soumis à tellement de stimulations extérieures qu’elles finissent par occuper tout l’espace imaginatif de ce dernier et neutralise notre capacité d’imagination propre. L’art de la repartie nécessite alors d’apprendre à réactiver notre imagination.

  • Faire travailler ensemble les images et les mots

Quand le vocabulaire manque pour exprimer une pensée, une idée ou pour répondre à une remarque, les émotions vont naturellement prendre le dessus. “C’est ce qui arrive à ceux qui manquent de repartie” déclare Séverine Denis. Car “les mots sont un sous-produit de l’imaginaire, ils servent à nommer pour transmettre”.

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Aussi, comme il est plus naturel pour un cerveau de produire des images que des mots, quand nous recevons une remarque désagréable, c’est d’abord une image qui surgit. Les mots associés à l’image viennent ensuite, souvent très vite. Mais c’est cette réactivité-là qui fait défaut à ceux qui manquent de repartie.

En effet :

    • Si nous manquons de vocabulaire : les images ne sortent pas et deviennent alors inutiles.
    • Si nous avons les mots mais pas l’imaginaire : notre discours est technique et abstrait, il n’accroche pas l’auditoire ni les mémoires, et nous ne rayonnons pas.

C’est pourquoi, une bonne repartie implique que deux fonctions humaines travaillent ensemble de façon équilibrée : le vocabulaire et les images. Pour Séverine Denis :

“L’art de la repartie se produit à partir d’une image qui jaillit en soi et que l’on peut synthétiser en quelques mots ou une courte phrase d’une façon réactive. Si la réponse est de surcroît fine et drôle, alors on est dans l’art de repartie.”

  • Combiner imagination et aisance oratoire

Puisque l’art de la repartie est une phrase capable de synthétiser une idée-image, alors il est essentiel, si nous voulons améliorer notre capacité à répartir, de réactiver notre “cerveau droit” source de créativité, imagination, sensitivité et intuition. Et pour cela, il nous faut travailler notre aisance oratoire tout en stimulant notre imagination.

Il s’agit :

    • D’une part, d’enrichir son vocabulaire pour fluidifier son élocution et améliorer sa capacité à exprimer ses pensées,
    • D’autre part, de réactiver son imagination, ses propres images mentales, via la lecture par exemple.

Dans cet objectif, l’auteure nous propose un petit entraînement qui vise à stimuler notre imagination en créant de petites histoires courtes.

Leçon n° 6 : Écouter totalement pour être inspiré

Séverine Denis partage ici une façon d’écouter qui permet de répondre même après avoir été déstabilisé émotionnellement. C’est ce qui est appelé, en improvisation, l’écoute totale ou la méta écoute.

“La méta écoute – ou écoute totale – est une écoute orientée sur ce qui est dit, mais plus largement sur ce que l’on ne capte pas a priori.”

Quand une personne s’exprime, nous nous focalisons essentiellement sur l’expression orale et l’écoutons de manière rationnelle. Or, le langage est constitué des mots, certes, mais pas uniquement : il comporte aussi l’expression corporelle qui reflète toujours “ce que l’on ne peut pas ou ne veut pas dire”.

Nous tentons alors d’interpréter le sens des phrases qui nous sont dites, mais nous les interprétons selon ce que nous voulons bien entendre et comprendre. Aussi, pour minimiser les erreurs d’interprétation et créer les meilleures reparties, il faut apprendre à saisir le non-dit sous la remarque. Et cela est possible, selon Séverine Denis, en pratiquant l’écoute totale ou la méta écoute.

Le processus de cette écoute totale est le suivant :

  • Quelqu’un vous fait une remarque qui vous déstabilise ;
  • Vous inspirez quelques secondes pour que votre mental puisse accueillir l’émotion et pour laisser surgir une image associée à la remarque ;
  • Vous synthétisez ce que vous évoque l’image en une “réponse amusante, décalée, poétique, fine ou énigmatique”.

Pour terminer cette sixième leçon de “L’art de la repartie”, l’auteure propose deux exercices pour :

  • Évaluer sa capacité à l’écoute totale (en focalisant entièrement sur son interlocuteur et non sur soi) ;
  • Apprendre à changer d’intention avec une même phrase (en lisant un texte à voix haute voix et en jouant avec les silences).

Leçon n° 7 : Être dans le moment présent (ici et maintenant)

  • L’écoute totale et l’art d’être présent

Avec son mental rationnel surdimensionné, l’homme moderne est, selon Séverine Denis, rarement présent à lui-même et au monde. Or, pour Séverine Denis :

“L’art de la repartie est indissociable de l’art d’être présent.”

Et là encore, la seule façon, selon l’auteure, de revenir dans l’ici et maintenant, de s’ancrer dans le présent, c’est de s’entraîner à l’écoute totale :

    • Autour de soi, comme savent le faire les tempéraments contemplatifs : il est essentiel de toujours rester en connexion avec la personne qui nous adresse la remarque. Même si nous nous sentons déstabilisé, il ne faut surtout pas quitter notre interlocuteur du regard.
    • En soi, comme les méditants qui observent leur état intérieur : la personne qui répartit doit être à l’écoute de ses sensations et doit prendre son temps avant de répondre.
  • Le lâcher-prise pour se sentir libre de dire et d’agir

Séverine Denis utilise la métaphore du brin d’herbe qui pousse dans la faille du béton pour symboliser l’art de la repartie :

“Le brin d’herbe, comme la repartie, est une résurgence de la vie libre. Elle n’est pas anarchie, ni hasard, elle est ce qui jaillit de nous lorsque nous sommes reliés au vivant.”

L’auteure nous explique alors qu’au cours d’une performance d’improvisation par exemple, une bonne repartie ne tient, en fait qu’à quelques attitudes : l’écoute de l’autre dans sa singularité, le plaisir de jouer avec lui, l’imaginaire entre les personnes. Mais surtout, il faut apprendre à lâcher prise et à accepter de se tromper pour retrouver une vraie liberté de dire et d’agir.

Le petit entraînement proposé par l’auteure à la fin de ce chapitre a pour objectif de nous aider à être davantage dans l’ici et maintenant.

Leçon n° 8 : Identifier les situations nécessitant une repartie

Dans cette huitième leçon de “L’art de la repartie”, Séverine Denis répertorie plusieurs situations classiques dans lesquelles la repartie est utile.

  • Dans la vie courante

Il s’agit, la plupart du temps, de situations où une personne nous fait une réflexion désobligeante sans que nous nous y attendions.

L’auteure cite alors plusieurs exemples de remarques et nous propose des hypothèses de repartie pour celles-ci. Dans ces exemples :

    • Les remarques reçues proviennent généralement de personnes qui “agressent” délibérément par un ton et un contenu désagréables.
    • Les suggestions de repartie de l’auteure suivent un principe de contre-pied et font toujours en sorte de rester aimable.
  • Dans la vie professionnelle

L’auteure énonce plusieurs conseils à suivre pour répartir dans un contexte professionnel :

    • Toujours prendre en compte la personne qui fait la remarque.
    • Faire preuve d’humour.
    • Chercher à dédramatiser la situation, surtout dans les situations les plus inconfortables.
    • Distinguer une plaisanterie – plus ou moins fine mais plaisanterie quand même – d’une véritable attaque (par l’écoute attentive).

Séverine Denis insiste sur ce dernier point : toutes les plaisanteries ne visent pas à blesser ou à humilier ; beaucoup de gens font des réflexions lorsqu’ils sont contrariés ou impatients. Notre déstabilisation dépend alors surtout de notre personnalité. Or, pour l’auteure :

“Les réflexions qui méritent une repartie bien faite sont essentiellement celles où l’on sent une volonté de perturber, de blesser ou parfois même d’humilier.”

L’exercice proposé dans ce chapitre a alors pour objectif de nous aider à bien distinguer les situations où l’on nous “taquine” avec celles où l’on cherche délibérément à nous toucher.

Leçon n° 9 : Trouver son style de repartie 

trouver son style de répartie

  • Qu’est-ce qu’un bon répartiteur ?

Les façons de répartir sont multiples. Le style de repartie dépend du caractère et de la façon de s’exprimer de chaque individu. Chacun possède son propre style, son imaginaire et son rythme.

Toutefois, certains éléments restent communs à tous les bons répartiteurs. Ainsi, pour Séverine Denis, le profil type d’un bon répartiteur est une personne qui :

    • Sait s’affirmer sans être agressif, vindicatif ou autoritaire.
    • Reste digne.
    • Possède le sens de l’humour.
    • Est capable de bien s’exprimer oralement.
    • Sait rester en relation.
    • Écoute, y compris dans les débats contradictoires.
  • Qu’est-ce qu’une bonne repartie ? 

D’une façon générale, les bonnes reparties :

    • Font sourire ou rire.
    • Réjouissent la personne qui l’exprime ainsi que les témoins.
    • Reflètent une attitude fair-play envers l’interlocuteur.
  • Introverti Vs extraverti

Selon Séverine Denis, les introvertis sont souvent meilleurs en repartie.

Pourquoi ? Parce que les introvertis :

    • Développent une vie intérieure, mentale et imaginaire plus secrète que les extravertis.
    • Écoutent d’abord, puis décident ou agissent.
    • Sont dans la retenue émotionnelle : ils n’extériorisent pas leurs émotions autant que les extravertis.
    • Savent prendre un temps lorsqu’ils reçoivent une remarque.

Les extravertis, quant à eux, ont aussi une vie intérieure forte en émotions, mais ils :

  • Ressentent le besoin de l’extérioriser et sont donc plus bavards que les autres.
  • Sont plus émotifs : ils réagissent vivement, ce sont des communicants.

En fait, les extravertis sont souvent plus vifs que les introvertis. Chez eux, l’émotionnel s’exprime fortement, ce qui peut engendrer des réponses disproportionnées ou maladroites. Il leur manque le temps de modération, le recul des introvertis.

Finalement :

    • Les introvertis sont avantagés dans la technique de la subtile pause (inspire) avant toute réponse.
    • Les extravertis sont avantagés par l’aisance orale qu’ils ont développée.
  • Quatre étapes à suivre pour faire face à des personnes agressives

L’art de la repartie” propose un petit protocole en 4 étapes qui fonctionne plutôt bien lorsque nous devons faire face à des provocateurs. Il s’agit de :

    • Rester silencieux un moment avant de répondre à la réflexion.
    • Maintenir son regard droit vers celui qui vient de faire la réflexion.
    • Prendre une profonde inspiration et sourire franchement.
    • Prendre son temps pour répondre fermement mais tranquillement si une image à exprimer nous vient. Si rien ne vient, juste répondre simplement, mais de façon affirmée : “Quelle classe !” ou : “Oh là là on vous (te) sent épanoui et heureux !”.
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Si la personne relance par une nouvelle réflexion, inutile de répondre. L’auteure conseille de lâcher prise, sourire et quitter les lieux. Elle précise que “les personnes qui font des réflexions malveillantes cherchent avant tout une cible, un moyen de décharger leur hargne”.

  • Dans quelles situations a-t-on besoin de répartir ?

Selon Séverine Denis, nous avons le besoin de répartir pour :

    • Rétablir notre dignité ;
    • Rééquilibrer des échanges ;
    • Rappeler des limites à ne pas dépasser ;
    • Affirmer un rôle, une place, une parole dans un échange ;
    • Détendre l’atmosphère.

“En bref, repartir c’est aussi et surtout rappeler que l’on est là, présent et respectable.”

Séverine Denis nous encourage à trouver notre style de repartie. Pour cela, elle nous invite à réaliser un petit jeu avec un ami qui consiste à répondre le plus vite possible à ses remarques courtes et spontanées.

Leçon n° 10 : Capter l’intention pour rebondir

L’intention est “le dessein délibéré d’accomplir un acte, une volonté”. Avec les émotions, l’intention est le cœur de la qualité de nos reparties.

“Toujours sous-jacente, l’intention est l’implicite du dit. Il n’y a pas une seule réaction qui ne soit, en réalité, la conséquence de la captation d’un sous-entendu.”

Selon Séverine Denis, il est nécessaire d’entreprendre un travail sur soi pour apprendre à repérer l’intention sous-jacente de nos interlocuteurs. Car c’est précisément cette intention qui va nous inspirer une bonne rétorque.

capter l'intention pour mieux répartir

L’auteure développe trois points à comprendre pour nous aider à cela :

  • Le “syndrome de l’oignon”

Tout au long de notre vie, nous nous fabriquons, en fonction de nos croyances intériorisées, comme des pelures d’oignon qui se déposent les unes sur les autres. Cela s’avère problématique car nous prenons alors vraiment nos croyances pour vraies et interprétons les intentions des autres selon celles-ci.

  • Notre perception du monde extérieur et des autres est “le fruit d’une construction de notre mental”

Puisque notre perception de la réalité est biaisée, il devient donc nécessaire de travailler durablement sur nos comportements. La première étape est d’apprendre à nous connaître, en prenant conscience de :

    • Nos croyances intériorisées ;
    • L’image que nous avons de nous-même ;
    • Nos valeurs et de celle que nous nous accordons ;
    • Ce qui nous insupporte ;
    • Des mots que nous utilisons souvent dans notre langage courant.
  • Repérer les intentions demande une pleine écoute de ce qui nous est dit

La deuxième étape est de pratiquer l’écoute totale. Celle-ci va nous permettre de saisir à la fois l’explicite – les mots – et l’implicite – les micros comportements qui révèlent le non-dit. Et d’ailleurs, pour Séverine Denis :

“Les meilleures reparties ne sont jamais des réponses à l’explicite, mais toujours à l’implicite. En clair, on apprend à répondre à l’intention contenue dans la remarque.”

A ce propos, l’auteure précise :

“L’explicite (les mots, la phrase entendue) nous inspire l’imagerie mentale, et l’implicite nous permet d’employer l’humour, la finesse, voire parfois la poésie dans nos rétorques. Les intentions se logent dans les micros silences, le ton, l’énergie et les mots de celui qui vous adresse une remarque.”

Un exercice est proposé au terme de cette leçon par l’auteure pour nous entraîner à détecter les intentions en écoutant des émissions radio.

Leçon n° 11 : Capter l’énergie des échanges

  • Les échanges et le rebond

L’humain est un être social : il a un besoin vital d’échanger avec les autres. “L’art de la repartie” nous décrit l’échange comme un mouvement vers l’autre avec des mots et des idées mais aussi de l’énergie. Ainsi, lorsque quelqu’un adresse une remarque vexante ou provocatrice à une personne qui manque de repartie, il se crée, en fait, un déséquilibre : il y a bien un échange de l’un vers l’autre mais il manque l’échange en retour.

C’est pourquoi, selon l’auteure, une bonne repartie ne se limite pas juste à des mots bien choisis, mais exige que le répartiteur ait une certaine énergie et dégage quelque chose de particulier auprès de ses interlocuteurs. La bonne repartie n’est pas lié au caractère de la personne mais au fait qu’il sache maintenir sa place dans un échange. Et quand, lors d’un échange, nous rebondissons, cette énergie ne doit surtout pas être de l’agressivité mais celle d’une affirmation de soi tranquille et ouverte.

  • La loi de compensation énergétique

“L’expression d’une colère déclenchera toujours une réaction de défense. À un geste de gentillesse sincère répondra toujours un sourire ou une gratitude.”

C’est ce que nous appelons “la loi de compensation énergétique”.

Prendre conscience de cette loi de compensation présente dans toutes les relations humaines, nous aide à ajuster notre réponse : par exemple, nous pouvons “faire tomber” une colère en répondant par son opposé.

Séverine Denis nous demande alors de nous interroger sur l’énergie relationnelle que nous dégageons. Il est, en effet, intéressant de la connaître car notre style de repartie va dépendre de celle-ci.

Et comme il y a toujours un écart entre l’image que nous avons de nous et celles que nous dégageons auprès des autres, l’auteure nous invite à questionner nos proches sur la façon dont ils nous perçoivent. Elle conseille ensuite de réaliser un tableau comparatif entre ces deux perceptions.

  • L’inhibition de l’action

Séverine Denis s’appuie ensuite sur les travaux du neurobiologiste Henri Laborit pour nous décrire les conséquences psycho-physiologiques de “l’inhibition de l’action en situation de danger”. En gros, face à une situation de danger, l’individu a deux attitudes possibles : fuir ou faire face. Or, si la situation ne lui permet d’opter pour aucune de ces solutions, l’énergie devient agressivité envers les personnes qui se trouvent dans son environnement, ou envers lui-même s’il est seul.

“Il est donc impératif, pour maîtriser correctement l’art de la repartie, de prendre conscience que les rétorques agressives maintiennent tout simplement le rapport dominant/dominant.”

À la fin de cette leçon, “L’art de la repartie” propose un petit entraînement pour identifier, dans notre vie, les situations dans lesquelles nous nous sentons “impuissant”. L’exercice nous invite à observer nos réactions et notre posture : ainsi, nous apprenons à nous connaître dans nos attitudes de défense ou lorsque nous sommes déstabilisé. C’est, pour Séverine Denis “la seule façon de pouvoir se corriger en toute conscience”.

Leçon n° 12 : Activer les ressources créatives du cerveau droit

Dans notre société technologique, le rationalisme et l’approche scientifique sont extrêmement prononcés. La conséquence en est la mise en veille de notre imagination.

libérez votre créativité et votre imagination

Séverine Denis développe trois façons de développer notre créativité afin d’améliorer notre capacité à répartir.

  • Réactiver notre cerveau droit

L’auteure souligne que les bonnes reparties proviennent de notre liberté d’imagination.

Selon elle, “la véritable intelligence est le fruit d’une coopération élevée” de notre cerveau gauche et notre cerveau droit. En effet, la mise en théorie, propre au cerveau gauche, permet de conceptualiser, de mettre en pratique et de rendre faisable nos inspirations et émotions qui relèvent de notre cerveau droit :

“L’art de la repartie est le résultat de la puissance d’imagination de notre cerveau droit alliée à l’agencement du langage que notre cerveau gauche permet.”

Il est donc primordial de développer notre capacité à puiser dans notre imaginaire en réactivant les compétences de notre cerveau droit.

  • Apprendre les mots d’esprit

Pour Séverine Denis, il n’y a pas vraiment de méthode pour apprendre l’art de la repartie. Toutefois, il est nécessaire de développer un certain état d’esprit lié à la rêverie, à la poésie, à l’esprit de synthèse. Nous devons être aussi en mesure de rester dans la distance en pratiquant l’humour et la finesse :

“Ce n’est pas l’intelligence rationnelle d’une rétorque qui remettra l’échange à égalité, mais votre capacité imaginative et votre esprit de synthèse.”

  • Improviser

 Le jeu de l’improvisation favorise l’art de la repartie. Pour diverses, raisons, il :

    • Nous apprend à condenser, à synthétiser.
    • Nous aide à comprendre rapidement qui nous sommes.
    • Oblige les joueurs à créer ensemble, en temps réel, et sans aucune préparation.
    • Nécessite de faire face, de tenir la relation et de proposer quelque chose pour avancer.
    • Stimule les fonctions dites du “cerveau droit”, c’est-à-dire les fonctions créatives, spatiales et intuitives.

L’entraînement proposé par Séverine Denis au terme de cette douzième leçon de “L’art de la repartie” vise à réactiver les fonctions de notre cerveau droit avec des jeux simples et créatifs. Ceux-ci vont habituer notre esprit à :

    • Être dans le moment présent (improvisation) ;
    • Lâcher prise sur la réflexion rationnelle ;
    • Synthétiser rapidement.

Car selon Séverine Denis :

“La repartie ne fonctionne jamais en mode rationnel !”

Leçon n° 13 : Faire de l’humour pour éviter le conflit

Pour Séverine Denis, il n’existe pas de bonne repartie sans humour, jeu de mots ou jeu de sens en filigrane. Car l’art de la repartie, c’est savoir rétorquer de manière drôle et avec la finesse du second degré pour, souvent, exprimer en même temps une critique détournée.

Mais l’humour s’apprend-il ?

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La réponse de Séverine Denis à ce sujet est la suivante : il n’existe pas de méthode ni même de “trucs” pour être drôle. Il s’agit, avant tout, d’un certain état d’esprit. Et nous n’avons pas besoin d’être un clown pour avoir le sens de l’humour. Cet état d’esprit consiste, la plupart du temps, à savoir observer attentivement les petits détails de la vie. Certains contiennent une part de comique qui inspire d’ailleurs beaucoup d’humoristes. En fait, dans ces situations quotidiennes, ce qui fait rire, c’est souvent :

  • Le petit déraillement dans l’ordre ordinaire des choses : quelqu’un qui bute sur un trottoir et se rattrape in extremis par exemple.
  • La forme utilisée pour raconter quelque chose.

Leçon N° 14 : Exploiter la puissance du “oui”

  • L’art de répondre avec “classe”

Cette avant-dernière leçon de “L’art de la repartie” se résume ainsi :

“L’art de la repartie est que l’on peut précisément éviter le règlement de compte par une élégance d’esprit, d’attitude ou par l’humour.”

En effet, lorsque nous cherchons à nous venger d’une réflexion désagréable en “piquant en retour”, la relation reste finalement conflictuelle ou tendue. Et selon Séverine Denis, en adoptant cette attitude, nous ne sortons jamais “par le haut”.

Pour éviter de tomber dans cet écueil, l’auteure nous invite alors à apprendre à répondre avec “classe”, distance parfois, ou, si l’inspiration est là, par un jeu de mots.

En somme, faire dans l’art de la rétorque c’est changer notre vision des choses, de nous-même et de notre mode relationnel instinctif basé généralement sur le rapport de force, pour ne plus chercher à régler des comptes.

  • Tout le monde peut être déstabilisé

L’auteure souligne que tous les individus sont des êtres affectifs qui peuvent être potentiellement déstabilisés. Il n’y personne qui n’ait ses propres failles. Elle nous dit :

“Qu’il s’agisse d’extravertis rigolos ou d’introvertis discrets, ne vous y trompez pas, même celle ou celui qui vanne comme il / elle respire reste un individu qui peut être déstabilisé pour peu que l’on se repositionne sciemment dans le “tac au tac” de l’échange.”

  • La force du “oui” ou validation

Pour terminer sur cette leçon, l’auteure évoque la technique de la validation de la remarque : valider ce que vient dire l’autre sans, par contre, tomber dans le piège de l’auto justification. Il s’agit de commencer sa réponse par un “oui” ou par une formule d’affirmation.

Exemple :

– “Il est insupportable ce parfum que tu portes depuis quelques temps.”

– “T’as raison et c’est fait pour éloigner les râleuses comme toi…”

Comme les pratiquants d’arts martiaux, l’idée est d’utiliser la force de son adversaire au lieu de résister en se raidissant.

“Ce “oui” qui ouvre la repartie est en quelque sorte le marchepied sur lequel la réponse s’appuie.”

Un petit entraînement est proposé pour tester la technique du “oui” dans des discussions de notre quotidien.

Leçon N° 15 : Oser !

Selon Séverine Denis, oser et prendre des risques développe l’art de la rétorque. C’est pourquoi, elle nous encourage à :

  • Faire preuve d’audace

“L’audace, dans l’art de la repartie, est un puissant moteur, car la sagacité d’une réponse à une réflexion ne nécessite jamais une longue réflexion intellectuelle. C’est l’inspiration émotionnelle assumée et l’enjeu de votre affirmation qui inspireront votre réponse.”

  • Comprendre la dialectique imagination/raison

“L’une ne vaut pas grand-chose sans l’autre, et vice versa. […] Lorsque nous nous trouvons dans une situation de danger […] ce n’est pas la raison qui prend le pas mais bien l’imaginaire. L’inquiétude, le souci, la peur sont le meilleur carburant de l’imagination que l’on a très fécond quand il s’agit d’imaginer le pire.”

  • Oser des petites choses

L’auteure nous propose de choisir des situations où l’enjeu est minime et d’y réagir pour tester notre audace. Le but est de nous habituer à ce que cela déclenche en nous. Au début, nous aurons le trac mais, avec de l’entraînement, cela deviendra naturel.

Par exemple, nous pouvons prendre la parole lors d’une réunion, contrer un interlocuteur qui nous énerve lors d’un déjeuner, réclamer que l’on nous change notre plat au restaurant si celui-ci n’est pas conforme à notre demande, interpeller une personne qui nous passe devant dans une file d’attente, etc. Il faut savoir que dans toutes ces situations quotidiennes, une voix claire est essentielle pour nous faire entendre, pour nous affirmer.

  • Nous entraîner régulièrement

Pour Séverine Denis, l’état d’esprit de l’art de la repartie s’acquiert grâce à un entraînement à long terme. Et même si c’est long, s’entraîner peut être vraiment amusant. Par exemple, nous pouvons, pour cela :

    • Prendre des cours d’improvisation.
    • Lire des livres aux récits évocateurs.
    • Écrire des poèmes courts (haïkus humoristiques).
    • Nous lancer dans des joutes courtes avec des amis (comme les kõan : l’entraînement des jeunes moines bhoutanais qui doivent répondre aux questions volontairement absurdes de leur maître).
  • Nous inspirer des maîtres de la repartie

Les grands personnages politiques, de cinéma ou de théâtre sont une source d’exemples inépuisables avec leurs répliques mémorables. Pour terminer son livre, Séverine Denis liste certaines de ces répliques célèbres. Parmi celles-ci, nous retrouvons, par exemple :

    • François Mitterrand face à Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1988, à la télévision :
      • Chirac : “Maintenant, il n’y a plus de président et de premier ministre, nous sommes tous les deux candidats.”
      • Mitterrand : “Mais bien sûr, Monsieur le premier ministre.”
    • Roselyne Bachelot, lors de l’émission télé “Vivement dimanche” et relaté dans Le Parisien du 21 mars 2007 :
      • Canteloup : “J’ai réussi à imiter votre voix quand j’ai entendu une vieille porte grincer chez moi…”
      • Bachelot : “Heureusement que ce n’était pas en entendant votre lavabo se vider !”
    • Winston Churchill dans la Chambre des Lords, alors qu’une femme agresse Churchill.
      • La femme : “Si j’étais mariée avec vous, je verserais du poison dans votre verre !”
      • Churchill : “Madame, si j’étais mariée avec vous, je le boirais.”
    • Lors d’une rencontre entre Charlie Chaplin et Albert Einstein :
      • Einstein : “Ce que j’admire le plus dans votre art, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend.”
      • Chaplin : ” C’est vrai, mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.”

Conclusion de “L’art de la repartie” de Séverine Denis

La conclusion de l’auteure 

Séverine Denis termine son ouvrage en récapitulant les notions clés de l’art de la repartie. Juste avant, elle énonce deux derniers conseils pour nous aider à avoir de la repartie. Elle recommande alors de  :

  • Nous initier au jeu d’improvisation théâtrale : l’auteure pratique l’improvisation depuis 35 ans ; elle sait donc que cette pratique développe grandement le sens de la repartie.
  • Garder en tête que c’est le mental qui fabrique notre vision du monde et des autres. Ainsi, changer nos croyances intériorisées peut changer notre vie.

Enfin, l’auteure conclut sur cette phrase :

“La repartie est un art, un état d’esprit d’écoute et d’humour. À une vacherie, on peut rétorquer une autre vacherie pour peu qu’elle ait de l’esprit.”

Un livre synthétique pour les débutants

“L’art de la repartie” est une lecture courte et facile. L’ouvrage, très compact, développe les notions essentielles en matière de repartie. Pour lever nos blocages et nous entraîner, il présente plusieurs pistes à travailler. Les principales portent sur :

  • Nos émotions : accepter d’être traversé par nos émotions (la peur notamment), gérer nos émotions perturbatrices avec la méthode TIPI et la respiration.
  • Les souvenirs : se remémorer ce que l’auteure appelle le souvenir fondateur pour mieux comprendre nos croyances intériorisées et pourquoi nous nous sentons déstabilisé face à certaines remarques.
  • L’imagination : libérer notre imagination en inventant des histoires, en apprenant de nouveaux mots.
  • L’humour : prendre conscience de ce qui nous fait rire pour trouver notre propre style de repartie et utiliser l’humour.
  • Notre attitude : comprendre où nous nous situons généralement dans les échanges (sommes-nous meneur ou suiveur ? faisons-nous face ou fuyons-nous ?).
  • L’écoute : écouter totalement l’autre, utiliser les silences lorsque nous n’avons pas les mots, repérer l’intention sous-jacente de nos interlocuteurs.
  • La validation : se servir de la puissance du “oui” pour rebondir face à une remarque avant de rétorquer par un argument court et assuré.
  • L’audace : oser s’affirmer dans des situations quotidiennes, s’inspirer des grands répartiteurs.

Points forts :

  • Un livre court et facile à lire. 
  • Les nombreux exercices proposés tout au long du livre permettent une mise en pratique immédiate.
  • Des notions basiques mais pas toujours évidentes.

Points faibles :

  • Des redondances.
  • Un contenu un peu brouillon, qui manque de structure.
  • Des idées qui mériteraient d’être plus approfondies.

Ma note :

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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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