Cultiver son réseau quand on déteste réseauter

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Phrase-résumée du livre “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” : À travers des conseils, des témoignages et des mises en situation, Dévora Zack, une grande introvertie devenue experte dans l’art du réseau, déroule une méthode de réseautage inédite parfaitement adaptée aux personnes allergiques aux mondanités qui pourront enfin élargir leur cercle de relations sans s’épuiser.

Par Dévora Zack, 2011 (Edition Française), 2010 (Edition originale américaine), 172 pages

Titre original: Networking for people who hate networking

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Johanna Andria du blog Learneuse.com

Chronique et résumé de “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” de Dévora Zack :

D’après l’étude MBTI, Myers-Briggs Type Indicator Manual (1998), on compte parmi la population environ 50 % d’introvertis et 50 % d’extravertis.

Ce qui signifie que 50 % de la population n’est pas spécialement fan des événements réseaux et des longues soirées post-boulot à “taper la discute” avec les collègues.

Et pourtant, réseauter est essentiel pour pouvoir avancer dans ses projets, dans son travail et être bien dans sa vie.

L es introvertis ont autant besoin d’élargir leur cercle d’amis et de relations professionnelles que les extravertis. Même s’ils détestent réseauter, ils vont  faire l’effort de lire des livres, de prendre des conseils pour progresser et lever les blocages. Malheureusement, ils continueront à traîner la patte pour aller au devant d’inconnus. Ils reviendront souvent déçus et bredouilles de ces soirées réseau qu’ils trouvent fatigantes.

comment réseauter quand on est introverti

Dans “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter”, Dévora Zack nous ouvre les yeux sur une évidence : Les introvertis échouent à réseauter car ils suivent des conseils qui ne leur sont pas adaptés et qui sont adressés à une espèce distincte de la leur, les habitants de la Planète Extra :

“Va papoter avec les autres”, “rencontre un maximum de monde”, “mange avec une personne différente tous les midis”,”participe à un maximum d’activités le soir”... C’est un peu comme si on servait quotidiennement aux introvertis une quiche lorraine alors qu’ils n’aiment pas les lardons.

Ce livre “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” est un véritable soulagement pour toutes les personnes qui se disent “réservées”, ou même, peu attirées par la foule.

Dévora Zack déglingue tous les a priori que nous pouvons avoir sur le réseau et démonte les préjugés négatifs qui planent sur le comportement des introvertis. Le style des extravertis est plus communément considéré comme positif dans le cadre du réseautage. Mais, surprise ! Nous allons découvrir qu’ils gagneraient à s’inspirer des techniques de réseautage des introvertis.

L’auteur encourage les introvertis à mettre à profit leur style naturel pour réseauter. En effet, ce qu’ils considèrent comme des faiblesses s’avère être des atouts pour construire un réseau solide et durable.

Dévora Zack donne aux introvertis une méthode basée sur des conseils, des actions pratiques et des témoignages tirés de son expérience pour les aider à réseauter avec succès tout en respectant leur personnalité et leur propre rythme.

Chapitre 1 : Bienvenue

Dévora Zack est une grande introvertie qui a toujours été d’un naturel réservé et solitaire. Elle n’a jamais raffolé des mondanités mais elle a réussi le tour de force de devenir une experte en réseau. Comment ? Tout simplement en étudiant pendant 15 ans les particularités des personnes introverties et en essayant de comprendre comment elle fonctionnait elle-même. Par-dessus tout, ce qui primait pour elle, c’était de construire des relations profondes et authentiques et non pas accumuler une quantité phénoménale de relations superficielles.

Dévora Zack a donc développé sa propre méthode de réseautage et anime aujourd’hui des conférences et des séminaires dans le monde entier pour le compte de l’entreprise qu’elle a créée Onlyconnect Consulting.

Le grand malheur des introvertis, c’est que l’on se fait souvent une fausse idée de ce qu’ils sont. On considère que ce sont des êtres faibles et inintéressants parce que depuis qu’ils sont tout-petits, ils sont sauvages, ils ne veulent pas jouer avec les autres et ils ne parlent pas beaucoup.

Dévora Zack démontent toutes les fausses idées pour dire qu’au contraire les introvertis ont 3 grandes qualités : Ils sont réfléchis, déterminés et autonomes.

Chapitre 2 : L’autoévaluation

Dans ce livre “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter”, il n’est pas question d’opposer introvertis et extravertis ou d’affirmer qu’un style prévaut sur l’autre. L’idée est de faire en sorte que chacun explore les particularités de son style pour mieux communiquer avec les autres et mieux les comprendre.

Pour partir du bon pied et éviter de nous énerver inutilement sur le comportement d’un collègue , nous devons garder en tête 2 réalités :

  • Une même action peut cacher des motivations différentes. Si vous demandez à un extraverti pourquoi il a une boîte vocale, il vous répondra que c’est pour ne jamais rater un rappel. Si vous posez la même question à un introverti, il vous dira que c’est pour ne jamais répondre à un appel.
  • Les modes de fonctionnement peuvent être fondamentalement opposés. En équipe, un introverti aura besoin de travailler sans interruption pour être efficace alors qu’un extraverti aura besoin de ponctuer les séances de travail de pauses consacrées aux bavardages.

L’objectif est de comprendre nos différences et trouver des solutions pour mieux interagir et avancer ensemble.

Dévora Zack propose donc de faire un test pour savoir où nous nous situons entre les profils introvertis, centrovertis (Et oui ! On peut être un peu des 2. C’est une chance car les centrovertis peuvent jouer les caméléons) et les extravertis. Il s’agit d’une évaluation en 12 questions très simples.

Cette autoévaluation donne une indication sur notre profil dominant. Les exemples du livre parleront certainement mieux à des personnes qui seront plutôt situées dans les profils extrêmes.

J’ai joué le jeu et passé le test. Voici le verdict (Attention ! Roulement de tambours)… Je suis presque la reine de l’introversion avec un score de 32 points sur 36 max. Ce n’est bien sûr pas une surprise et je me suis dit que j’étais bien inspirée de m’offrir ce guide.

Chapitre 3 : Éliminer les stéréotypes

comment différencier introverti et extraverti

Ne vous fiez pas aux apparences ! Un introverti peut être communicatif et un extraverti peut être timide.

Mais alors comment différencier un introverti d’un extraverti ? Il suffit de savoir qu’ils n’envisagent pas les notions de respect, de relations et de détente de la même façon.

Dévora Zack nous dispense dans “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” deux cours de rattrapage pour mettre à jour nos connaissances sur le sujet et nous débarrasser de nos préjugés.

1- Cours intensif sur les introvertis

Voici une petite question à laquelle vous pouvez réfléchir quelques secondes :

“À quels traits associez-vous spontanément le terme introverti ?”

Voici les réponses les plus fréquentes qui ont été données à Dévora durant ses séminaires. “Ennuyeux, lent, distant, dénué d’esprit d’équipe…

L’image que l’on se fait des introvertis n’est pas très reluisante, n’est-ce pas ?

Et pourtant les introvertis qui exploitent leur vraie nature plutôt que de l’étouffer disposent de véritables atouts pour se construire un réseau de qualité.

La clé est de bien se connaître pour bien agir. Le tableau suivant résume les 3 principes et les 3 techniques sur lesquels peuvent s’appuyer les introvertis pour forger des relations solides :

3 techniques de base de réseautage pour introvertis selon Dévora Zack

Parmi les nombreux atouts que citent l’auteur sur les introvertis, on trouve : sa détermination, son souci du détail, son sens de l’observation et notamment sa capacité à décoder le non verbal et son autonomie.

Les points faibles des introvertis sont essentiellement la réticence qu’ils ont à s’étaler sur leur vie privée et leur fatigabilité face aux bavardages. Tout cela peut donner l’impression qu’ils sont distants vis-à-vis des autres et peut être interprété comme de la froideur.

2- Cours intensif sur les extravertis

Que pensent les introvertis des extravertis ?

Pour vous donner une idée, je vous livre les quelques préjugés que je peux parfois avoir sur mes collègues expansifs quand je suis irritée Winking smile:

“ils sont sans gêne, grandes gueules, n’écoutent pas, veulent tout diriger, monopolisent la parole au détriment des autres ! “

Je sais, c’est moche et injuste de penser cela. Les stéréotypes ont la vie dure. Heureusement, j’ai lu ce livre pour progresser !

Les extravertis ont leur propre style et leurs propres atouts. Ils ont eux aussi droit à leur tableau :

3 techniques de base de réseautage pour extravertis selon Dévora Zack

Dévora nous énumère les grandes qualités des extravertis : facilité à nouer des relations, capacité à s’adapter en toutes circonstances et à dénouer les conflits.

Les extravertis ont aussi leurs petites faiblesses : Ils se préoccupent peu du suivi de leurs relations car ils privilégient la rencontre dans l’instant présent, ils aiment se noyer dans des discours interminables riches en détails superflus et peuvent parfois être perçus comme intrusifs vis-à-vis de la vie privée dans les conversations.

Tous ces éclairages visent à nous apprendre à mieux nous connaître, à mieux nous comprendre et à mieux interagir les uns les autres en faisant tomber les barrières des a priori.

Chapitre 4 : Pourquoi nous détestons le réseautage ?

Pour commencer, avant une soirée réseau, sachez que le coeur d’une personne introvertie va battre la chamade. Elle n’aura qu’une envie, prendre ses jambes à son cou pour rentrer chez elle, se plonger dans son canapé et se lire un bon petit livre tranquille.

Que se passe-t-il dans son cerveau ? Tout d’abord, intérieurement, la personne introvertie est en train de dérouler son film catastrophe préféré :

 “Pour réseauter, je vais devoir bavarder, raconter ma vie, parler à des inconnus… Tout ce que je déteste ! Je ne vais pas savoir quoi dire, je vais encore faire tapisserie, ils vont me trouver insignifiant, ils vont même pas me calculer et j’aurais loupé ma soirée !”.

un introverti panique avant de réseauter

Difficile de prendre plaisir à réseauter dans cet état d’esprit ! Heureusement, il existe une astuce pour empêcher ce monologue intérieur post-apocalyptique de saboter la soirée.

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1- Le recadrage

Cela vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de changer le cadre d’une de vos toiles et de vous rendre compte que le nouveau cadre sublime votre tableau ?

Il en est de même de nos actions. Nous avançons dans la vie avec un cadre poussiéreux de pensées héritées de nos expériences passées. En abordant la réalité avec un cadre de pensées tout beau tout neuf, nous changeons notre approche des personnes et des événements.

Tentons l’expérience :

Sad smile“Le réseautage m’ennuie, on ne fait que blablater de choses superficielles”

Smile “Le réseautage est une occasion pour moi d’établir des relations authentiques avec de nouvelles personnes de mon choix”

Sad smile  Je vais devoir raconter ma vie à des inconnus”

Smile Je vais prendre le temps de questionner et d’écouter les personnes que j’ai repérées comme intéressantes”

Sad smile  Toute cette soirée à bavarder en continu ! Je suis déjà fatigué d’avance !”

Smile  “Je sors plus tôt du boulot pour me reposer avant la soirée. Et, je resterai jusqu’à 21h maximum pour bien profiter des échanges. Après, je rentre chez moi pour me plonger dans mon canapé et mon roman préféré.”

Dévora Zack nous raconte d’ailleurs comment elle défie les règles les plus élémentaires de l’animation quand elle organise ses ateliers. Elle s’installe tranquillement dans la salle de formation pour relire ses notes avant le début de la séance. Très concentrée, elle ne salue pas les premières personnes qui arrivent au compte-goutte et ne se précipite pas pour se présenter. Elle se prépare et se ménage pour garder toute son énergie pour l’animation. Elle attend qu’on la présente pour démarrer avec la pêche et un grand sourire. Les participants sortent ravis de ses séminaires.

2- Passez à l’action : image de soi et réseautage

Dévora Zack vous invite d’ailleurs à vous remémorer un événement de réseautage que vous avez perçu comme négatif et à réécrire votre discours intérieur en discours positif.

Pour vous aider à progresser, voici 3 conseils utiles :

  • Apprenez à repérer vos discours négatifs,
  • Ne cherchez pas à effacer vos monologues négatifs, ce serait pire, (c’est comme si vous vous forciez à ne pas penser à des éléphants roses),
  • Pensez plutôt à une phrase positive qui prendra peu à peu la place.

Lorsque nous cessons ce discours intérieur négatif dévalorisant sur notre personnalité d’introverti et que nous relativisons nos petites maladresses, nous mettons de côté la posture de la victime et endossons la peau d’une personne qui fête pas à pas ses petites victoires :

Oui j’ai bafouillé quand le PDG de Toutpourmamie m’a adressé la parole” (négatif). “Mais je me suis bien rattrapée et nous avons discuté 10 bonnes minutes de mon projet Mamieenforme. La prochaine fois, je répéterai ma présentation personnelle” (positif).

Chapitre 5 : Les nouvelles règles qui fonctionnent pour cultiver son réseau

Un introverti qui cherche à suivre les conseils d’un extraverti pour réseauter “se dégonflera plus vite qu’un soufflé sorti trop tôt du four”. Il va s’épuiser. Or, un introverti épuisé est un introverti inefficace.

Un introverti qui cherche à réseauter à la manière des extravertis se comporte comme un gaucher qui essaierai désespérément de bien écrire avec sa main droite. Pourquoi ne pas tout simplement essayer d’avoir une belle écriture de gaucher ?

Introvertis (et centrovertis), arrêtez de vouloir absolument sortir de votre soirée réseau avec une valise de cartes de visite comme le ferait un extraverti. Rappelez-vous :

“Les extravertis accumulent ; les introvertis approfondissent”

Dévora nous pousse à adopter de nouvelles règles de réseautage (qui pourront d’ailleurs profiter à tous les profils).

1- Nouvelle règle n°1 (remplace “Je fonce tête baissée pour bavarder”) : Je prends le temps de réfléchir et je tâte le terrain

  • Avant l’événement, prenez le temps de réfléchir et de préparer vos réponses pour communiquer vos idées avec clarté et précision,
  • Avant et/ou pendant l’événement, observez pour rassembler des données. C’est surtout en observant et non en parlant que l’on apprend.

2- Nouvelle règle n°2 (remplace “Faire sa propre publicité et se mettre en avant”) : J’assimile et je me concentre

Les extravertis sont particulièrement doués pour mettre en avant leurs succès et faire la promotion de leur structure. Ils étendent du coup très facilement leur réseau.

À l’inverse, les introvertis sont plutôt mal à l’aise lorsqu’il s’agit de parler d’eux-mêmes d’entrée de jeu. Leur stratégie de prédilection consistera plutôt à poser des questions plutôt que de révéler des renseignements personnels.

La force des introvertis est là : ils écoutent attentivement et portent une véritable attention aux gens. C’est un moyen infaillible pour faire bonne impression.

Pour que les échanges soient le plus fluides et le plus intéressants possibles, il s’agira juste de poser des questions bien formulées. Privilégiez par exemple les questions ouvertes aux questions fermées :

Comment ? Quoi ? Évitez le pourquoi qui peut être perçu comme étant intrusif ou agressif. Exemple : “Qu’aimez-vous dans votre travail ?”, “Qu’est ce qui vous a amené à changer de carrière ?”. Cela incitera votre interlocuteur à s’ouvrir.

Si vous souhaitez perfectionner cet art du questionnement, je vous invite à lire l’article que j’ai écrit : “L’art de poser les bonnes questions pour apprendre et progresser”.

3- Nouvelle règle n°3 (remplace “Passer le plus de temps possible avec les autres (faire la fête)”) : Suivre son propre rythme (se ménager)

Écoutez cette jeune baroudeuse extravertie dont l’un des passe-temps favoris est de faire des excursions d’une journée avec des inconnus. “Je monte tout simplement dans un car de tourisme, et je passe le reste de la journée à bavarder avec la personne qui se trouve assise à mes côtés. C’est génial !”. Cela lui donne la pêche de rencontrer des tas de gens différents.

Ce passe-temps serait impensable pour un introverti !

Les introvertis sont à l’aise dans des situations où ils peuvent engager des conversations sur des sujets précis, dans le cadre d’activités structurées. Et pour que cela se passe bien, ils réseauteront d’autant mieux qu’ils pourront le faire à leur rythme en se ménageant des temps pour se ressourcer.

Les 2 maximes de l’introverti pourraient être :

  • La pensée du philosophe Martin Buber : « La solitude est un lieu de purification ».
  • L’équation : Moins de gens + moins de temps =  meilleurs résultats.

un introverti se ressource dans la sollitude

Pour les introvertis, la quantité est un critère de réussite épuisant et artificiel.

Pourquoi?  Parce que les introvertis se donnent à fond. S’ils poursuivent plusieurs objectifs ou relations en même temps, ils se sentiront vite débordés.

La meilleure stratégie pour un introverti sera de se construire un réseau solide et compact de relations sûres.

Chapitre 6 : Kit de survie pour activité de réseautage

Même si vous venez de découvrir que vous avez de belles compétences pour élargir votre réseau en tant qu’introverti, il va falloir tout de même vous mettre quelques coups de pied au derrière pour vous bouger.

Soyons réaliste ! Mariner dans un bain de foule tout en vous gavant de petits fours n’est pas vraiment dans votre nature.

C’est comme pour aller à la gym. Au début, vous y allez à contrecoeur mais, après avoir fait l’effort, vous vous sentirez heureux d’être passé à l’acte. Ce sera d’autant plus vrai si vous respectez les nouvelles règles adaptées à votre style.

Cette partie du livre est vraiment intéressante car Dévora nous donne des conseils opérationnels pour nous préparer au mieux à toute situation de réseautage.

  1. Prenez le temps de réfléchir

    • Inscrivez-vous à l’avance (pour ne pas vous défiler au dernier moment),
    • Préparez une tenue dans laquelle vous êtes à l’aise,
    • Cessez tôt le travail afin de vous prendre 30 minutes rien que pour vous avant de vous jeter à l’eau,
    • Arrivez tôt au tout début de l’événement. Vous serez en forme et pourrez plus facilement engager la conversation avec les quelques personnes présentes. N’arrivez jamais en retard ! Vous serez très mal à l’aise de débarquer comme un cheveu sur la soupe au milieu de tout ce monde qui a déjà commencé à discuter en petits groupes,
    • Donnez un coup de main pour préparer la salle. Cela sera l’occasion de réseauter l’air de rien en ayant un rôle bien défini,
    • Allez-y avec un ami,
    • Précisez vos objectifs : faire la connaissance de 2 personnes minimum,
    • Rafraîchissez votre haleine…
  2. Assimilez

    • Lisez les badges à l’entrée. Pour repérer des personnes que vous connaissez déjà, faire un tour d’horizon du profil des personnes présentes,
    • Tenez-vous près du buffet. C’est une astuce pour pouvoir vous lancer dans des “small talks” relatifs aux spécialités servies : “connaissez-vous ce fromage ? Ce buffet est splendide etc… “,
    • Examinez la salle et les participants discrètement. Puis, repérez les personnes que vous aimeriez aborder pour une raison ou une autre,
    • Joignez-vous à une file d’attente : conversez avec vos voisins de file et quand vous êtes servi, vous pouvez naturellement mettre fin à la conversation en échangeant vos cartes de visite. (une question toute simple que vous pouvez poser : “Qu’est ce qui vous a amené dans cette soirée ?”),
    • Soyez accessible : souriez !,
    • Remarquez l’insolite : les gens aiment parfois porter des accessoires originaux pour se démarquer. Complimentez-les…
  3. Suivez votre propre rythme

    • Vous ne savez pas de quoi parler ? Ce n’est pas grave parce que vous allez vous intéresser aux gens en leur posant des questions judicieuses (ils adorent ça !) : “Quel travail faites-vous ? Qu’est ce qui vous plaît le plus dans votre job ? Vous avez des projets pour les vacances ?”,
    • Vous aimez protéger votre vie privée. Pour ne pas être mis dans l’embarras, décidez à l’avance de ce que vous serez prêt à dévoiler sur vous-même. Dévora Zack a d’ailleurs dressé une liste de questions “pièges” pour lesquelles vous pouvez préparer des réponses à l’avance,
    • Prévoyez des pauses pour recharger vos propres batteries : sortez pour respirer, aller faire un petit tour pour vous détendre. Attention à la saturation sensorielle. Apprenez à la reconnaître et à vous poser des limites,
    • Éclipsez-vous de temps à autre pour prendre des notes sur les cartes de visite (nom, date et lieu de rencontre, détails perso, une phrase sur le sujet de conversation, suivi à envisager),
    • Apprenez à mettre poliment fin à une conversation et ne piégez pas les gens dans des entretiens trop longs (ils sont là aussi pour réseauter) : “J’ai beaucoup aimé faire votre connaissance je me suis promis de faire le tour des invités, je dois vous laisser; vous voulez sans doute parler à d’autres invités, je ne veux pas vous accaparer”…
    • Sachez quand partir : quittez les lieux avant d’être épuisé et après avoir atteint vos objectifs, si vous restez alors que vous n’êtes plus alerte, vous ferez mauvaise impression..
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En tant qu’introvertis, vous disposez d’un dernier atout pour récolter les fruits de ce réseautage actif :

“Les extravertis éblouissent par leurs conversations pétillantes, les introvertis éblouissent par leur suivi judicieux”.

N’hésitez pas à envoyer un e-mail ou un mot écrit aux personnes avec qui vous avez eu un bon contact dans les 48 heures après l’événement. Rappelez le cadre de votre échange et envoyez par exemple un article ou une information relative à votre conversation.

Avec tous ces conseils, vous avez de quoi survivre haut la main à votre prochaine réunion réseau. Pour tester cette nouvelle façon de créer des liens et pousser en douceur les limites de votre zone de confort, vous pouvez par exemple commencer par accepter la prochaine invitation au resto de vos collègues (celle que vous avez toujours décliné pour rester tranquille chez vous après le boulot Angel).

Chapitre 7 : Adieu règle d’or

Pour avoir des relations harmonieuses avec les autres, on a dû vous répéter cette règle d’or :

“Traitez les autres comme vous voulez être traité.”

Dévora Zack nous invite à troquer cette règle contre la nouvelle règle de platine :

“Traitez les autres comme ils aimeraient être traités”

traitez les autres comme vous aimeriez être traité

Pour comprendre cette nouvelle façon de penser, il suffit de vous mettre en situation.

Vous venez de passer une dure journée au travail. Votre collègue extraverti pense vous faire plaisir en vous invitant à boire un coup dans un pub sympa et animé. Vous n’avez qu’une envie, rentrer chez vous, prendre une bonne douche, et écouter un peu de musique. Par politesse, vous acceptez, mais intérieurement vous êtes irrité.

Imaginons le schéma inverse, après cette dure journée de travail, vous dites à votre collaborateur de rentrer chez lui sans débriefer. Vous pensez lui faire plaisir en vous disant qu’il doit être comme vous, lessivé par toutes ces négociations interminables et qu’il a besoin de se ressourcer chez lui. Lui est intérieurement déçu car il avait besoin de décanter en prolongeant la conversation avec vous autour d’un verre.

Dans ces deux situations, chacun se réfère à ce qu’il aimerait que l’on fasse pour lui et l’applique à son interlocuteur. On voit bien que le principe de la règle d’or ne fonctionne pas.

Selon l’auteur, la règle de platine est l’élément le plus précieux de ses séminaires, celle qui génère le plus de changement de comportement et d’interaction chez les participants.

C’est en effet une règle qui touche à la notion de véritable respect des styles des uns et des autres. L’appliquer demande un effort qui en vaut vraiment la peine.

Pour cela il vous faudra un peu d’entraînement pour évaluer les préférences naturelles de vos interlocuteurs en observant leurs attitudes (indices verbaux et non verbaux) puis adapter votre communication en fonction du profil de personne que vous aurez en face de vous.

Le défi est d’arriver à ajuster vos comportements au style de votre interlocuteur tout en ménageant vos réserves d’énergie et en respectant ce que vous êtes profondément.

Chapitre 8 : Réseauter sans filet de sécurité

Dans cette partie de “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter”, Dévora Zack s’attache à expliquer aux introvertis “comment doser sa participation et faire acte de présence à minima pour éviter de passer à tort pour un snob ?”, et ce, dans toutes les situations du quotidien puisque finalement la Vie n’est autre qu’un terrain de réseautage géant et perpétuel !

Voilà ce que les introvertis doivent retenir pour survivre et se faire plaisir lors de chaque rencontre potentielle :

  • L’idéal est de participer prioritairement à des activités et des programmes bien structurés : Les introvertis fuient les réunions informelles. Ils aiment avoir un rôle bien défini et sont plus performants et plus bavards s’ils s’intéressent au sujet qui sera abordé. Ces activités peuvent être un cours, une formation ou des conférences auxquels ils participent ou qu’ils animent. Dévora, pour sa part, a réussi à bien s’intégrer à la communauté d’étudiants de son campus en devenant la DJ officielle des soirées.

Qui aurait crû que ce job puisse aller comme un gant à une introvertie ? Si vous y réfléchissez bien, ça collait parfaitement : elle avait une mission claire et avaient des interactions bien délimitées avec les étudiants (mettre les musiques qu’ils demandaient). Elle a ainsi pu participer à toutes les fêtes étudiantes sans être obligée d’engager de multiples conversations épuisantes. En bonus, elle rendait les gens heureux ! Vous aussi, réfléchissez au type d’activité qui pourrait vous convenir pour réseauter plus.

DJ un job fait pour les introvertis

  • En tant qu’introverti, vous avez besoin de temps pour réfléchir et assimiler. Face à une demande, vous aurez toujours tendance à dire non avant de dire oui. Pour rester diplomate, évitez de laisser échapper trop vite ce non catégorique. Dites plutôt que vous allez réfléchir ou demandez des éléments plus précis par écrit. Dans tous les cas, prenez toujours un temps avant de répondre.
  • Les introvertis aiment les lieux paisibles et calmes où ils peuvent réseauter avec des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêts qu’eux (bibliothèques, cadres tranquilles et structurés…).
  • Vous n’êtes pas un spécialiste de grands discours comme les extravertis. Mais par contre, vous savez faire preuve de nombreuses petites attentions envers les autres, rendre de menus services comme :
    • Aider à installer les chaises,
    • Distribuer les documents,
    • Transmettre des infos utiles,

Posez des questions à vos interlocuteurs…. Vous marquerez ainsi les esprits à votre manière et sans y laisser toute votre belle énergie.

Chapitre 9 : Chercher un emploi

Dévora Zack nous apporte son expertise pour mettre en avant les points sur lesquels un introverti doit particulièrement travailler durant sa recherche d’emploi :

  • Soignez votre apparence. L’introverti est en effet plutôt tourné vers son monde intérieur et néglige souvent cet aspect-là. La technique la plus efficace et la moins coûteuse pour renvoyer une image positive est le sourire… Effet garanti !
  • Efforcez-vous de faire bonne impression dès la première fois avec votre futur employeur. Sachez qu’il faut plus de 8 rencontres pour effacer une première mauvaise impression. Pour cela, faites ce que vous savez faire de mieux, réfléchissez et préparez-vous avant l’entretien.
  • Comme dans la vie réelle, attachez-vous à construire vos réseaux virtuels et sociaux de façon qualitative selon votre style en personnalisant les contacts.
  • Peaufinez votre “baratin d’ascenseur” : imaginez que vous rencontriez une personnes très influente dans un ascenseur et qu’à votre grand étonnement, elle se tourne vers vous pour vous demander : “Parlez-moi un peu de vous”. C’est la première fois et certainement la dernière fois qu’elle vous accorde son attention. Vous avez 30 secondes pour vous présenter. Cela vaut la peine de réfléchir à ce que vous diriez dans ces circonstances. Les opportunités sont partout ! Ce serait dommage d’en louper une parce que vous n’étiez pas préparé.
  • Dosez vos limites et votre énergie. Organisez votre emploi du temps de manière à alterner temps de ressourcement, temps de réseautage et entretiens.

peaufiner son baratin d'ascenseur pour réseauter

Chapitre 10 : Les voyages d’affaire

Vous ne savez jamais à côté de qui vous êtes assis lorsque vous voyagez.

Par paresse, Dévora Zack a ostensiblement ignoré le doyen de la fac où elle se rendait pour postuler à un job. Il était assis juste à côté d’elle durant le trajet en avion qui l’amenait à cet entretien.

Les voyages d’affaire (en train ou en avion) peuvent nous valoir de très belles rencontres.

1- Pendant le trajet

On ne vous demande pas de parler pendant tout le voyage mais de faire l’effort de communiquer durant 10 % du temps :

  • Saluer en allant vous placer,
  • Proposer des petits services pendant le trajet (du chewing-gum, un magazine, baisser le store),
  • Prévoir un petit temps d’échange après la collation,
  • Puis clore la conversation avec une phrase polie du type : “Malheureusement, j’ai du travail à faire,” “j’ai vraiment besoin d’une sieste avant d’arriver”, “c’était très agréable de m’entretenir avec vous”…,
  • Si le courant passe bien, rien ne vous empêche de prolonger la discussion et d’échanger vos cartes de visite avant la fin du trajet,
  • Envoyez un e-mail ou un sms amical dans les 24h.

2- Sur place

Les voyages d’affaire peuvent être lourds à gérer pour les introvertis. Ils auront meilleur temps d’anticiper et d’organiser un calendrier au lieu d’improviser sur place. Ils peuvent :

  • Repérer les temps durant lesquels ils privilégieront le réseautage (ateliers, déjeuners, temps libres) et les personnes avec qui ils aimeraient échanger. Puis ils amputent de 50 % ces temps choisis pour se garder des espaces de ressourcement.
  • Décliner poliment et simplement une invitation à sortir après le séminaire : “Merci mais je vais rester tranquillement à l’hôtel ce soir”. Inutile de s’étaler en excuses ou justifications. À chacun de savoir quelles sont ses limites. Un grand introverti aura besoin de plus de temps pour se ressourcer et préfèrera aller se coucher. Un introverti moyen pourra accepter l’invitation mais s’organisera pour rentrer plus tôt. Nul besoin de culpabiliser. Chacun son style et sa façon de se ressourcer.
  • Dresser la liste des occasions possibles de réseautage et choisir celles qui intéressent le plus sur le plan personnel : Quand vous êtes intéressé, vous êtes intéressant. Vous serez en forme et motivé par ces occasions, ce qui se répercutera favorablement sur la qualité de votre réseautage.
  • Faire une liste d’informations professionnelles et personnelles qui permettront d’entrer en lien avec ses interlocuteurs (points communs). S’assurer que ces éléments soient courts, positifs, intéressants, variés, faciles à communiquer, adaptés à la situation. Exemple : votre emploi actuel et ce qui vous motive, vos passe-temps et centres d’intérêt, vos vacances récentes. Exercez-vous à parler de ces sujets avec une personne de confiance. L’idée est d’arriver à intégrer ces quelques phrases dans une conversation de façon naturelle : ”Ma fille adorerait cet endroit !”, “Ces ateliers sont très bien organisés !”, “Que savez-vous du conférencier de demain ?”, “Depuis combien de temps travaillez-vous dans ce secteur ?”.

Chapitre 11 : Organisez des activités qui conviennent à tous

Cette partie de “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” s’adresse plus particulièrement aux managers, formateurs ou enseignants qui souhaitent construire des activités adaptées à tous, introvertis, centrovertis et extravertis.

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De plus, pour illustrer le propos, Dévora nous expose le cas d’école du brainstorming.

brainstorming difficile pour un introverti

Vous connaissez déjà certainement cet exercice que l’on propose dans de nombreuses réunions afin de permettre aux participants de produire un maximum d’idées. L’animateur se tient devant le tableau blanc et note au fur et à mesure les contributions des personnes qui veulent bien se manifester.

Vous devez vous doutez, maintenant que vous avez cerné les styles des uns et des autres, que c’est un exercice qui profite surtout aux extravertis.

Bien souvent, les introvertis se contenteront d’observer, de réfléchir, de lancer de temps à autre une idée mais seront la plupart du temps silencieux (sauf si c’est un sujet qui les passionne particulièrement. Ils seront intarissables !).

C’est dommage, car à la fin de la séance, l’animateur sera passé à côté de 50 % des contributions possibles.

Heureusement il existe une solution simple. Il suffit d’adapter cette activité et faire en sorte que tous les styles puissent s’exprimer. Comment ? En laissant le temps (1 ou 2 mn) aux participants de noter sur 2 ou 3 post-it leurs propositions et en leur donnant la parole un à un pour verbaliser leurs idées.

Cela sera davantage enrichissant car tout le monde aura pu apporter sa contribution.

De manière générale, l’auteur conseille d’organiser plusieurs activités de brise-glace pour donner le temps aux participants de se connaître et d’alterner temps informels et temps structurés pour permettre à chacun de trouver sa place à son rythme.

Chapitre 12 : Définir des résultats, atteindre des objectifs

L’auteur propose de passer à l’action et de construire des objectifs positifs, contrôlables, accessibles avec des efforts, mesurables, écologiques et respectueux de nos valeurs.

Ces objectifs s’appuieront sur les points forts de notre style et permettront de développer notre réseau en se fixant des résultats concrets à atteindre.

Elle donne comme exemple le cas de Carlos un cadre introverti qui était respecté dans sa société mais qui se sentait un peu en marge de ses collègues. Il souhaitait faire des progrès en matière de réseau. Son objectif a été d’inviter 2 fois par mois pendant 3 mois des personnes qu’il connaissait peu à prendre la pause café avec lui ou à déjeuner. Il a réalisé un suivi de ses progrès dans un simple tableau excel. Il a atteint ses objectifs tout en développant de nouvelles habitudes et une plus grande aisance à entrer en contact avec les personnes. Ses objectifs étaient en harmonie avec son style (rendez-vous en tête à tête, suffisamment espacés pour assimiler et respecter son rythme…).

Conclusion sur “ Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” de Dévora Zack :

Tout d’abord, ce livre “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” a été une révélation pour moi ! Il m’a aidée à comprendre ce qui clochait dans ma façon d’envisager le réseau. Aujourd’hui, j’y vois plus clair dans ce qui peut m’aider à tisser des liens plus qualitatifs avec les autres.

Au fil de la lecture, j’ai beaucoup souri et me suis reconnue dans les différents portraits que fait Dévora Zack des introvertis.

Avant ce livre, je m’auto-flagellais en me disant que j’étais sauvage, que je n’étais pas cool comme pouvaient l’être mes collègues extravertis qui avaient atteint la barre des 500 amis sur Linkedin.

De temps à autre, je me faisais violence pour collectionner les cartes de visite et multiplier les échanges sur les réseaux sociaux. Tout cela pour finir épuisée par ce tourbillon d’interactions sociales parfois trop superficielles. Bref, j’étais comme une bonne gauchère contrariée qui s’appliquait à faire des lignes d’écriture avec sa main droite. Ça me fatiguait, ça me rendait malheureuse et éternellement insatisfaite.

Désormais, j’ai changé de regard sur moi-même. Je ne veux plus faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas. Je prends ma plus belle plume et j’écris sans complexe avec ma main gaucheSmile. Et si quelqu’un veut me taper sur les doigts parce que je n’utilise pas ma main droite, je lui explique que c’est mieux ainsi car je respecte ma nature.

Finalement, je suis introvertie et je ne m’en cache plus. Et, j’accepte enfin de m’exprimer en accord avec mon style de personnalité. Je me sens plus confiante et plus légère !

J’ai compris que prendre le temps de réfléchir avant de parler, se préparer avant d’agir, privilégier la qualité des relations à la quantité et s’autoriser des temps de ressourcement était ma stratégie gagnante de réseautage.

le guide de devora zack une strategie gagnante de réseautage

D’ailleurs, j’espère que vous aussi, amis lecteurs introvertis (ou centrovertis), vous prendrez la peine de suivre les conseils et les exercices de cet ouvrage car cela peut aussi changer positivement votre vie.

Et vous, mes amis extravertis, restez comme vous êtes et complétons-nous pour avancer dans la bonne direction !

Au-delà du soutien qu’apporte Dévora Zack aux personnes réservées, je pense que la lecture de ce livre peut être utile à tous, notamment aux parents, enseignants, managers, conjoints ou amis d’introvertis :

  • “Cultiver son réseau quand on déteste réseauter” peut vous permettre d’apprendre à reconnaître le profil des personnes que vous côtoyez. Vous pourrez ainsi adapter votre communication et établir plus facilement une connexion avec les autres. J’ai par exemple compris pourquoi, le soir après les cours, ma fille de 16 ans montait systématiquement dans sa chambre sans un sourire et redescendait 1 heure et demie plus tard toute guillerette. Avant, je lui reprochais d’être lunatique. Grâce à ce livre, j’ai réalisé qu’elle avait une personnalité plutôt introvertie. Et, qu’elle avait juste besoin d’un temps de solitude régénérateur après sa dure journée.
  • Avez-vous déjà essayé de faire une demande impromptue à un introverti ? Si vous le faites et que vous exigez de lui une réponse immédiate, vous risquez de vous voir opposer un refus assez sec. Ou même un Oui poli et non sincère qui peut pourrir les relations après coup. Pour éviter de vous retrouver dans l’impasse, dites-lui plutôt : “je te laisse le temps d’y réfléchir, et on en parle plus tard ?” N’oubliez pas, l’introverti a besoin de temps pour construire une réponse réfléchie.
  • “Un introverti c’est comme un artichaut. Il faut enlever les feuilles longuement avant de trouver le cœur. Son épanouissement est souvent tardif mais vous révèlera de belles surprises”. J’adore cette analogie de Dévora Zack. Sous ses airs distants et réfléchis, un introverti peut avoir beaucoup à partager avec vous. Essayez de faire fi des stéréotypes et de faire plus amplement connaissance !

un introverti est comme un artichaut

Pour conclure, ce guide pratique nous amène finalement à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec les autres. Comme le dit Dévora Zack, la Vie n’est autre qu’un réseautage perpétuel. Mieux vaut donc savoir communiquer tout en respectant ce que nous sommes profondément. C’est un gage d’épanouissement et de bien-être.

Si vous voulez aller plus loin pour construire des relations de qualité, je vous conseille de compléter la lecture du livre de Dévora Zack par celle du livre de Dale Carnegie “Comment se faire des amis !”. Vous y trouverez des conseils complémentaires simples et faciles à mettre en oeuvre. Avec ces 2 ouvrages, vous serez d’aplomb pour devenir un réseauteur tout terrain.

Enfin, un dernier conseil : Ne vous laissez pas enfermer dans votre étiquette d’introverti, d’extraverti ou de centroverti. Vous avez le pouvoir d’évoluer et d’élargir votre zone de confort. Pratiquez, apprenez de vos erreurs, ouvrez vos horizons en allant toujours un petit pas plus loin dans vos objectifs. Vous aurez la chance de progresser et d’apprendre énormément au contact des autres.

Points forts :

  • Les notes de terrain et les témoignages tirés de l’expérience de l’auteur
  • Les exercices pratiques qui ponctuent chaque chapitre et nous poussent à passer à l’action
  • Ma partie préférée : le kit de réseautage clé en main
  • Un livre très facile à lire

Points faibles :

  • J’aurais souhaité plus de conseils concrets pour savoir “comment appliquer la règle de platine sans trahir une partie de soi-même ?”,
  • De nombreuses répétitions liées à l’organisation des chapitres,
  • C’est un ouvrage qui parlera davantage aux introvertis et peut-être un peu moins aux extravertis et aux centrovertis. Il est tout de même intéressant à lire pour toute personne qui veut améliorer ses relations avec des personnes de profils différents.

La note de Johanna Andria du blog Learneuse.com :

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