Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit

Si tu veux changer ta vie commence par faire ton lit Amiral William H. McRaven

Phrase-résumée de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit” Dans ce best-seller, William H. McRaven, l’amiral de l’US Navy le plus connu et le plus décoré des États-Unis, nous dévoile les dix préceptes qu’il a appris et appliqués tout au long de sa vie civile et militaire et qui pourraient nous aider à faire face aux situations très difficiles, à changer notre vie et même à changer le monde.

Par William H. McRaven, 2018, Éditions Dunod, 160 pages

Titre original : “Make your bed : little things that can change your life… and maybe the world”

Chronique et résumé de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit”

Ancien amiral de l’US Navy, l’auteur, William H. McRaven est l’amiral le plus connu et le plus décoré des États-Unis. Il a passé 37 ans dans les forces spéciales de la Marine de guerre : les Navy SEALs (Sea, Air, Land, force spéciale d’intervention). C’est lui qui a notamment dirigé l’opération de capture de Ben Laden. Il a également surveillé la cellule de Saddam Hussein lors de son premier mois de détention.

Dans ce livre “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, le soldat nous révèle dix règles simples mais puissantes, qu’il a apprises au cours de sa formation à la Navy SEAL et qu’il a adoptées pour faire face aux épreuves de la vie civile.

Il évoque tour à tour, au fil des dix chapitres qui reprennent chacun un principe de vie, ses expériences militaires, les enseignements qu’il en a tirées, les rencontres et événements qui l’ont inspirés. Aussi, à travers ces leçons de vie, l’amiral William H. McRaven, nous parlent des gens qui l’ont influencé par leur discipline, leur persévérance, leur sens de l’honneur et leur courage.

CHAPITRE 1 – Démarrez la journée par une tâche accomplie

1.1 – “Commence par faire son lit !”

Dans ce premier chapitre de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, l’amiral William H. McRaven nous conseille de démarrer notre journée en accomplissant une tâche. Ainsi, la première tâche que l’amiral nous suggère de réaliser est celle de faire son lit :

Si vous voulez changer votre vie, et peut-être le monde… commencez par faire votre lit !

En fait, l’amiral William H. McRaven nous explique que pendant son entraînement avec les Navy SEALs, les instructeurs passaient les chambres des soldats en revue tous les matins. La première chose qu’ils inspectaient alors était leur lit. Il devait être fait à la perfection.

C’est pourquoi, à peine étaient-ils réveillés, les militaires s’empressaient de faire leur lit “au carré”. Même s’il s’agit là d’une tâche simple, anodine et même ridicule finalement pour de futurs guerriers, durs à cuire et implacables, l’auteur nous dit avoir eu d’innombrables occasions de vérifier la valeur de cet acte.

1.2 – Pourquoi faire son lit ?

  • Faire correctement les petites choses pour arriver à faire de grandes choses

En fait, “faire son lit tous les matins” témoigne, pour le militaire, de sa discipline et montre son attention aux détails. Cela procure un sentiment de fierté et encourage à exécuter une autre tâche, puis une autre et encore une autre. Quand la journée sera terminée, cette première tâche réalisée sera devenue toute une série.

En somme, ce que nous dit William H. McRaven dans ce premier chapitre de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, c’est que :

Si vous ne vous appliquez pas à faire correctement les petites choses, vous n’arriverez jamais à faire de grandes choses.

  • Un repère où que l’on soit

Par ailleurs, pour l’amiral William H. McRaven, “faire son lit chaque matin” est devenu, au fil du temps, un repère. En effet, pour lui, cette tâche a été une sorte de constante pendant toute sa carrière dans la Navy. Il faisait son lit, tous les jours, où qu’il soit, et ce, même lorsqu’il dormait sur un lit de fortune. Par exemple, lorsqu’il était en mission en Irak, dans son QG de fortune à l’aérodrome de Bagdad, le fait de dormir sur des lits de camps ne l’empêchait pas, tous les matins, au réveil, de rouler son sac de couchage et de centrer l’oreiller à la tête du lit avant de se préparer pour la journée. William H. McRaven livre d’ailleurs une petite anecdote à ce propos :

En décembre 2003, les forces américaines ont capturé Saddam Hussein. Nous le maintenions en détention dans une petite pièce. Lui aussi dormait sur un lit de camp, mais on lui octroyait le luxe d’avoir des draps et une couverture. Une fois par jour, j’allais vérifier que mes hommes le traitaient correctement. J’ai alors remarqué avec un certain amusement que Saddam ne faisait pas son lit. Le drap et la couverture étaient toujours repoussés en tas. Il ne ressentait visiblement pas le besoin d’avoir un lit bien fait.

CHAPITRE 2 – Trouvez quelqu’un pour vous aider à ramer

2.1 – Personne n’arrive seul au succès

Nous devons tous faire face aux tragédies de la vie. Au cours de sa formation SEAL et de sa carrière militaire, l’amiral William H. McRaven nous explique qu’il a très vite compris l’importance du travail d’équipe. Avoir quelqu’un sur qui compter dans l’adversité est capital pour mener à bien les tâches difficiles. En somme, selon lui, personne n’arrive au succès seul.

2.2 – Aucun SEAL ne peut sortir vivant d’un combat seul

L’amiral William H. McRaven illustre ses propos, dans ce chapitre de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, en nous racontant deux expériences vécues lors de sa carrière militaire :

  • Le zodiac 

Pendant la formation SEAL, les stagiaires étaient divisés en équipe de sept soldats. À chaque équipe, on attribuait un canot pneumatique. Les stagiaires utilisait ce zodiac pour parcourir de nombreux kilomètres à la rame le long des côtes. Afin que l’embarcation arrive à destination, tout le monde devait ramer au même rythme et avec la même force. Par ailleurs, l’équipe devait porter ce zodiac de trois mètres de long partout où elle allait. Au final, aucun homme ne pouvait réussir cet entraînement tout seul.

Ainsi, de la même façon qu’il faut toute une équipe pour porter un canot, l’auteur fait le parallèle avec les épreuves de la vie : tout le monde a besoin de l’aide des autres et de leur bienveillance pour les traverser.

  • Son accident de parachute

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Lors d’un exercice de routine, alors qu’il est capitaine de la Navy et possède plusieurs décennies de commandement des SEALs à travers le monde, l’amiral William H. McRaven est victime d’un accident de parachute : il fait une chute sur plus de 1200 mètres avant que le parachute ne se déploie !

À ce moment-là, l’amiral William H. McRaven pense que cet accident met un terme définitif à sa carrière. Il craint que sa rééducation ne prenne des années. Mais tandis qu’il se lamente, l’amiral va bénéficier d’un véritable soutien de la part de ses amis et de son supérieur. Son épouse, qui se charge alors des soins infirmiers, refuse de le voir s’apitoyer sur lui-même et l’aide également à se ressaisir.

L’amiral William H. McRaven confie combien il a eu besoin de cette fermeté bienveillante :

Toute ma vie, je m’étais senti invincible. […] J’avais survécu […]. Je ne compte même plus les fois où j’avais échappé de justesse à la mort. […] Je n’avais jamais baissé les bras devant l’adversité et elle [sa femme] voulait s’assurer que je n’allais pas commencer.

Le militaire restera finalement alité seulement deux mois et poursuivra sa carrière. Pour l’auteur, cet événement lui permit de voir que tout ce qu’il a réussi à faire dans la vie, c’est grâce à ceux qui l’ont aidé :

Trouvez quelqu’un avec qui partager votre vie, faites-vous autant d’amis que possible. N’oubliez jamais que vos succès dépendent des autres.

CHAPITRE 3 – Mesurez les gens à la taille de leur coeur

La formation à la Navy Seal met tout le monde sur un pied d’égalité. Par conséquent, selon William H. McRaven, peu importe sa couleur de peau, ses origines ethniques, son éducation ou son statut social. En réalité, rien ne compte plus que la volonté de chacun de réussir.

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Ainsi, l’amiral William H. McRaven raconte, dans cette partie de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, comment il lui a fallu, durant sa formation chez les SEALs, faire ses preuves et montrer son niveau de détermination.

Mais c’est surtout l’histoire de Tommy Norris qui nous fait comprendre qu’il ne faut pas sous-estimer la détermination. En effet, Tommy Norris est aujourd’hui un héros de guerre. Toutefois, celui-ci a failli être recalé de la formation SEAL parce qu’on le disait trop petit, trop mince et pas assez fort. Réservé, discret et humble, il s’est, en réalité, avéré être, par la suite, un des soldats les plus coriaces de l’histoire des SEALs. Il a prouvé que les autres avaient eu tort de le sous-estimer.

CHAPITRE 4 – Arrêtez de vous plaindre et avancez

C’est facile de rejeter son malheur sur des forces extérieures, de baisser les bras, persuadé que cela ne sert à rien de lutter contre le sort. C’est facile de penser que votre milieu social, l’éducation qu’on vous a donnée, déterminent votre avenir. Il n’y a rien de moins vrai.

Pour nous encourager à ne plus nous plaindre, l’amiral William H. McRaven relate, dans ce chapitre, l’inspection des uniformes. Celle-ci se déroulait chaque semaine pendant sa formation à la Navy SEAL.

Lors de cette inspection, les instructeurs faisaient attention aux moindres détails. La casquette devait être “impeccablement amidonnée”, l’uniforme “immaculé et repassé”, la boucle de ceinture “polie et sans rayure”. Cependant, malgré tous les efforts des stagiaires pour que leur tenue soit parfaite, ce n’était jamais assez bien. Les instructeurs trouvaient toujours à redire.

Or, le soldat qui ne passait pas l’inspection de l’uniforme devait courir jusqu’à la plage et se jeter dans l’eau tout habillé. Une fois trempé des pieds à la tête, il devait se rouler dans le sable jusqu’à recouvrir chaque centimètre carré de son corps. Il restait ensuite ensablé, mouillé et grelottant tout le reste de la journée.

En fait, le but de cet exercice était de montrer qu’il est impossible d’avoir un uniforme parfait même avec tous les efforts fournis. On doit accepter l’idée de faire parfois partie du mauvais sort :

Parfois, vous aurez beau donner le meilleur de vous-même, être au sommet de ce que vous êtes, vous finirez ensablés. Ne vous plaignez pas. N’en voulez pas au mauvais sort. Tenez bon, et allez de l’avant !

CHAPITRE 5 – N’ayez pas peur d’échouer

5.1 – L’épreuve des “Cirques”

Durant leur entraînement à la Navy, William H. McRaven et les autres stagiaires devaient sans cesse démontrer leurs capacités physiques lors d’épreuves toutes plus difficiles les unes que les autres. Les longues courses, nages, heures de callisthénie et parcours d’obstacles étaient, en fait, conçus pour tester la force de caractère des candidats. Chaque exercice avait ses exigences, ses temps et répétitions.

Ainsi, lorsqu’un candidat échouait, son nom se retrouvait sur une liste. À la fin de la journée, tous ceux qui figuraient sur cette liste étaient conviés à un “Cirque”. Un “Cirque” consistait en deux heures de callisthénie supplémentaires étudiées pour pousser les candidats à démissionner. En plus d’indiquer que ce jour-là, le stagiaire n’avait pas été à la hauteur, un Cirque signifiait également plus de fatigue, entraînant un lendemain encore plus difficile, et donc probablement un autre Cirque.

Or, au cours de la formation, tout le monde, sans exception, se retrouve un jour ou l’autre sur la liste des Cirques. Mais le plus étonnant pour ceux qui figuraient constamment sur cette liste, c’est qu’avec le temps, à force de faire ces deux heures de callisthénie supplémentaires par jour, ils devenaient plus forts.

La souffrance endurée pendant ces Cirques consolide la force intérieure et développe la résilience physique. […] L’échec vous rendra plus fort.

5.2 – Ce qui ne tue pas nous rend plus fort

L’auteur nous confie avoir connu, lors de sa formation pour devenir soldat, beaucoup d’échecs et d’humiliations qui l’ont rendu plus fort. Selon lui, il n’a pas toujours été le meilleur, mais affirme avoir toujours donné le meilleur de lui-même.

Pour l’amiral, dans la vie, on affrontera toujours des Cirques inévitables. On doit subir les conséquences de nos échecs.

La vie est une suite de Cirques. Vous échouerez. Vous échouerez peut-être même souvent. Ce sera douloureux. Ce sera décourageant. Cela vous poussera dans vos derniers retranchements.

Cependant, si on persévère, si on ne craint pas l’échec, qu’on en tire une leçon et qu’on en sort plus fort, alors on saura surmonter toutes les difficultés de la vie. Personne n’est à l’abri de commettre des erreurs. Les vrais leaders apprennent de leurs échecs et s’en servent pour ne pas avoir peur d’avancer ou de prendre des décisions difficiles.

CHAPITRE 6 – Faites front aux situations et prenez des risques

6.1 – L’épreuve de la corde : foncez la tête la première dans le danger

Pour illustrer ce principe, William H. McRaven nous raconte à travers l’histoire qui suit, comment il a vaincu ses peurs et réussi à prendre des risques pour se dépasser.

Lors de sa formation avec la Navy SEAL, les stagiaires devaient faire le “parcours du combattant” au moins deux fois par semaine. Ce parcours comprend vingt-cinq obstacles, dont, entre autres : un mur de trois mètres de haut, un filet de neuf mètres de côté et des barbelés.

Cependant, pour l’auteur, l’épreuve la plus difficile était une traversée de trente mètres sur une corde tendue entre une tour de neuf mètres et une autre de trois mètres. Il fallait, en fait, monter en haut de la plus haute tour, attraper la corde à pleines mains avant de crocheter ses jambes dessus pour se laisser pendre comme un koala et avancer petit à petit en tirant sur ses bras jusqu’à la tour de trois mètres.

Le record de vitesse de cette épreuve avait été établi des années auparavant. Il semblait imbattable. Mais un jour, un stagiaire décida de changer totalement de stratégie. En effet, au lieu de se suspendre sous la corde, il prit l’initiative de monter dessus, la tête en avant, pour se tracter jusqu’à l’autre bout. C’était plus dangereux, presque inconsidéré : une chute de cette hauteur pouvait signifier la fin de l’entraînement pour lui. Pourtant, il n’hésita pas et dépassa de loin le record de vitesse.

Une semaine après cet événement, l’auteur nous révèle qu’il outrepassa sa peur et réalisa, lui aussi, l’exploit de progresser sur la corde la tête la première.

Voilà pourquoi, l’amiral William H. McRaven affirme :

Si tu veux changer le monde, tu devras parfois foncer la tête la première dans le danger.

6.2 – Prendre des risques calculés

C’est au cours de la décennie suivant sa formation que l’amiral William H. McRaven a très souvent l’occasion de se rendre compte que les risques assumés font entièrement partie des missions des forces spéciales.

En fait, les hommes doivent continuellement repousser leurs limites. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, les risques sont, en réalité, toujours calculés, pesés et planifiés. Même si, sur le moment, l’action est spontanée, les opérateurs connaissent ces limites. Ils ont suffisamment confiance en leurs compétences et potentiel pour tenter l’impossible.

À propos des risques, l’amiral William H. McRaven mentionne la devise de British Special Air Service, le fameux SAS : “Qui ose gagne”. Selon lui, cette devise devrait tous nous inspirer. En effet, selon lui, elle ne décrit pas tant la façon d’opérer des forces spéciales britanniques que l’approche que nous devrions tous avoir de la vie.

En conclusion, pour l’amiral William H. McRaven :

Dans la vie, il faut se battre et savoir que l’on peut échouer à chaque instant. Ceux qui vivent dans la crainte de l’échec, de la difficulté ou de la honte d’échouer ne réaliseront jamais leur potentiel. Si vous ne repoussez pas vos limites, si vous ne foncez pas parfois la tête la première, si vous n’osez pas prendre de risques, vous ne pourrez jamais savoir jusqu’où vous pouvez aller dans la vie.

CHAPITRE 7 – Tenez tête aux brutes

7.1 – Ne tournez pas le dos aux requins

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Pour devenir un vrai SEAL, il faut pouvoir nager de très longues distances.

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Dans cette partie de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, l’Amiral William H. McRaven revient alors sur un exercice de nage de son entraînement. Celle-ci consiste à nager de nuit dans une mer infestée de requins blancs.

Avant de commencer cette épreuve éliminatoire, les instructeurs leur assuraient qu’aucun stagiaire n’avait été mangé par un requin, du moins pas récemment… Ils leur expliquaient également que si un requin commençait à nager en cercle autour d’eux, il fallait tenir bon et ne pas tenter de s’enfuir. En fait, il ne fallait surtout pas montrer sa peur. Aussi, si le requin, affamé, les attaquait, il fallait lui donner un grand coup de poing sur le museau pour le faire partir et le dissuader de les manger.

L’amiral William H. McRaven se sert de cette expérience comme d’une métaphore pour nous inviter à être courageux :

Il y a beaucoup de requins dans le monde. Si vous voulez atteindre votre destination, il faudra faire avec. Si tu veux changer le monde, ne fuis pas devant les requins.

7.2 – Le courage est en abondance en chacun de nous

En gros, selon l’auteur, si nous n’avons pas de courage, nous laissons aux autres le soin de tracer votre chemin. Dès lors, les brutes du monde entier prendraient le pouvoir :

Les brutes sont toutes les mêmes, qu’elles sévissent dans les cours d’école, au bureau ou à la tête d’un pays. Elles se nourrissent de la peur et de la faiblesse des autres. Elles sont comme les requins qui tournent autour de leur proie pour voir si elle est en difficulté. Elles vont la titiller pour voir si elle est vulnérable. Si vous ne trouvez pas le courage de leur tenir tête, elles attaqueront. Dans la vie, pour atteindre ses objectifs, il faut être des hommes et des femmes de grand courage.

Avec le courage, pour William H. McRaven, il est possible d’atteindre n’importe quel objectif. Et selon l’auteur, ce courage est en chacun de nous. Il suffit de creuser un peu pour le trouver en abondance.

CHAPITRE 8 – Donnez le meilleur de vous-même dans les pires moments et soyez à la hauteur

8.1 – Puisez au plus profond de soi pour traverser les tragédies

À un moment ou à un autre, nous devons tous affronter des moments sombres et difficiles dans la vie, des événements qui nous découragent et nous amènent à remettre en question notre avenir.

L’amiral William H. McRaven revient notamment, dans ce chapitre de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, sur les moments tragiques de sa carrière. Il nous rappelle qu’il n’existe pas de pires moments que ceux où l’on perd une personne aimée. Et pourtant, dit-il :

Combien de fois ai-je vu des familles, des unités militaires, des villes, des cités, des nations, donner le meilleur d’elles-mêmes dans les pires tragédies ? Dans ces moments noirs, puisez au plus profond de vous et donnez le meilleur de vous-même.

8.2 – L’entraînement aux opérations sous-marines : le meilleur de soi dans les instants les plus sombres

Lors de leur formation SEAL, les stagiaires s’entraînent à mener des attaques sous-marines contre les vaisseaux ennemis.

Un des exercices consiste alors à atteindre la cible en nageant plus de trois kilomètres sous l’eau avec pour seul équipement une jauge de profondeur et un compas. Au début, même en étant loin de la surface, il est possible d’entrevoir les lueurs du port. Cependant, à mesure que les soldats approchent du vaisseau ennemi à quai, les lumières disparaissent : la structure métallique du vaisseau bloque les rayons de la lune, des lampadaires environnants et la lumière ambiante.

La mission des stagiaires est de trouver la quille dans la partie la plus profonde et la plus sombre du navire. Pour cela, les soldats doivent nager sous le bateau. Le bruit de la machinerie devient vite assourdissant. Avec tout cela, il est donc aisé d’être complètement désorienté :

Chaque SEAL sait que c’est sous la quille, là où il fait le plus sombre, qu’il faut garder son calme si l’on veut pouvoir compter sur ses compétences tactiques et physiques. C’est là que se dévoile la force intérieure de chacun. Si tu veux changer le monde, donne le meilleur de toi-même dans les moments les plus sombres.

Pour l’amiral William H. McRaven, il est essentiel de surmonter ses peurs, ses doutes et sa fatigue. Quoiqu’il arrive, il est indispensable de mener sa mission à bien.

CHAPITRE 9 – Donnez de l’espoir

9.1 –  Le pouvoir d’une seule personne sur un groupe et les événements

Une seule personne peut changer le monde en donnant de l’espoir aux autres.

  • La “semaine infernale”

L’amiral William H. McRaven partage, dans cette partie de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, l’expérience surprenante qu’il a vécue lors de la neuvième semaine de son entraînement à la Navy SEAL. Cette semaine s’appelle “la semaine infernale”: six jours sans dormir, continuellement harcelé moralement et physiquement, avec un jour entier à tenter de survivre dans une zone marécageuse.

William H. McRaven nous explique que lors de sa formation, sa classe commit une “infraction flagrante au règlement” durant cet exercice. Aussi, juste au coucher du soleil, les stagiaires reçurent l’ordre d’aller dans les bancs de boue. Enfoncés jusqu’au cou dans cette boue glaciale, exposés au vent et sous les brimades constantes des instructeurs, ces derniers leur firent une proposition : si cinq stagiaires démissionnaient alors ils pourraient sortir de là. Il restait huit longues heures avant le lever du soleil, à rester dans ce froid qui les glaçait jusqu’aux os. Et tandis que certains étaient prêts à abandonner, voilà ce qui se passa :

Nous claquions des dents et gémissions si fort que l’on n’entendait pratiquement rien d’autre. Soudain, une voix s’est élevée dans la nuit, une voix qui chantait. Elle chantait affreusement faux, mais avec un enthousiasme communicatif. Cette voix est devenue deux voix, puis trois. Très vite, c’était toute la compagnie qui chantait d’une seule voix. Nous savions que si un homme pouvait surmonter ce supplice, alors les autres le pouvaient également. Les instructeurs nous ont menacés de rallonger le temps de l’épreuve si nous continuions de chanter, mais nous chantions de plus belle. En chantant, la boue semblait un peu plus chaude, le vent semblait un peu plus clément, et l’aube pas si éloignée que ça.

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  • Le pouvoir d’une seule personne sur les groupes et événements

Avec cette histoire, l’amiral William H. McRaven nous apprend qu’une seule personne peut avoir, à elle-seule, un pouvoir très important sur la cohésion d’un groupe. Elle peut inspirer et donner espoir à tout un groupe :

Si une personne pouvait chanter alors qu’elle était embourbée jusqu’au cou, alors nous le pouvions tous. Si cette personne pouvait endurer le froid glacial, alors nous le pouvions tous. Si cette personne pouvait tenir bon, alors nous le pouvions tous. L’espoir est la force la plus puissante de l’univers.

9.2 – L’espoir une force extrêmement puissante

S’il est une chose que l’auteur dit avoir appris en sillonnant le monde, c’est le pouvoir de l’espoir. Ainsi, l’amiral William H. McRaven évoque, à ce propos, un autre moment de sa carrière qui lui a donné beaucoup de courage.

Lors d’un service funéraire pour des soldats tombés au combat, l’amiral nous décrit une scène dans laquelle il voit le général John Kelly réconforter les parents d’un défunt soldat. Le général a connu lui-même cette tragédie quelques années plus tôt : son fils militaire ayant été aussi tué en Afghanistan. Ainsi, pour ces parents et l’auteur qui assiste à la discussion, le général témoigne, par sa présence, qu’on peut survivre à la perte d’un enfant. Il montre surtout qu’il y a toujours de l’espoir, même dans les pires moments. Il signifie qu’il est possible de surmonter la douleur, l’affliction et d’être fort.

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C’est le message que William H. McRaven cherche à transmettre : nous avons tous en nous la capacité d’aller de l’avant, de survivre. Nous pouvons tous être une source d’inspiration pour les autres. Avec l’espoir, on peut soulager la douleur d’une perte irrémédiable. Et parfois, il suffit d’une personne pour faire la différence.

CHAPITRE 10 – Ne renoncez jamais

10.1 – Ne sonnez pas la cloche !

Bien en évidence, au milieu de la cour de la base d’entraînement SEAL, il y a une cloche en cuivre suspendue. Cette cloche est là pour les stagiaires qui souhaitent abandonner la formation :

Pour démissionner, rien de plus simple, il suffit de sonner la cloche. Sonnez la cloche et vous n’aurez plus à vous lever à cinq heures du matin. Sonnez la cloche et vous n’aurez plus à nager dans l’eau glacée. Sonnez la cloche et vous en aurez fini avec les longues courses, les exercices physiques, les parcours du combattant et autres épreuves de l’entraînement.

Mais l’amiral William H. McRaven nous invite à ne jamais sonner la cloche, à ne pas abandonner, au risque sinon, de le regretter pour tout le reste de notre vie. Et de toutes les leçons qu’il a tirées de l’entraînement SEAL, celle de ne jamais baisser les bras reste, pour lui, une des plus importantes.

10.2 – Le soldat amputé : ne vous apitoyez jamais sur votre sort !

Pour terminer son livre “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“, l’amiral William H. McRaven relate sa rencontre avec le ranger Bates. Lors de sa première mission, après une semaine de terrain en Afghanistan à peine, ce ranger, âgé de 19 ans, a sauté sur une mine antipersonnel.

L’auteur raconte avec émotion cet épisode où le jeune homme, amputé des deux jambes, toujours incapable de parler sur son lit d’hôpital, couvert de bandage et le corps complètement tuméfié, lui dit, dans la langue des signes, “qu’il irait bien”. Il le revit un an plus tard lors d’une passation de commandement : le ranger se tenait fièrement sur ses deux prothèses de jambes :

Malgré tout ce qu’il avait vécu, malgré les nombreuses opérations chirurgicales, la longue et douloureuse rééducation et l’adaptation à une nouvelle vie, il n’avait jamais renoncé. Il riait, blaguait, souriait et comme il me l’avait promis, il allait bien !

En fait, ce que veut nous dire l’amiral H. McRaven, c’est que la vie nous confronte régulièrement à des situations difficiles où l’on pense qu’il serait plus simple ou plus raisonnable de renoncer que de persévérer. Et pourtant, il y aura toujours quelqu’un pour qui c’est encore plus dur.

Si vous vous contentez de vous apitoyer sur votre sort, de vous plaindre de vos déboires, d’en vouloir aux circonstances ou aux autres, alors votre existence sera longue et pénible. Si au contraire vous refusez de renoncer à vos rêves, si vous tenez bon malgré et contre tout, alors vous aurez la vie que vous vous serez bâtie, une vie pleine de belles et grandes choses.

Discours de la cérémonie de remise de diplômes de l’université du Texas 21 mai 2014 – “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit !”

La dernière partie retranscrit l’intégralité du discours de l’amiral William H. McRaven lors de la cérémonie de diplômes de l’université du Texas le 21 mai 2014. Ce discours a soulevé un incroyable enthousiasme. La vidéo a été visionnée plus de 10 millions de fois sur internet.

Dans cette intervention, William H. McRaven reprend les dix principes développés dans son livre “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit“. Avant cela, en guise d’introduction, il nous fait réfléchir sur la devise de l’université :

“Ce qui commence ici va changer le monde”

Il démontre alors que changer le monde n’est pas utopie mais tout à fait réalisable :

Ce soir, vous êtes près de huit mille étudiants à être diplômés de l’université du Texas. Selon le parangon de rigueur analytique qu’est Ask.com, un Américain moyen rencontre dix mille personnes au cours de son existence. Ça fait beaucoup de monde ! Si chacun de vous change la vie ne serait-ce que de dix personnes – juste dix – d’ici cinq générations, dans 125 ans, la promotion 2014 aura changé la vie de 800 millions de personnes. Huit cents millions de personnes. Cela représente plus de deux fois la population des États-Unis. Comptez une génération de plus, et vous changerez toute la population mondiale, soit huit milliards de personnes. Si vous pensez que c’est difficile de changer la vie de dix personnes, de changer leur vie à tout jamais, vous avez tort.

Il explique ensuite, à travers plusieurs exemples vécus, qu’il suffit parfois d’une simple décision prise par une seule personne pour sauver des vies. Par conséquent, selon l’amiral, tout le monde peut changer le monde, et ce, où que l’on soit.

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Conclusion de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit” de William H. McRaven

Quelques lignes pour résumer les dix règles de vie de “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit”

À travers tous ses souvenirs, ses expériences incroyables, son parcours hors du commun, l’amiral William H. McRaven, nous livre dix principes à suivre pour surmonter les difficultés de la vie et les résume, en quelques lignes, de la façon suivante :

Commencez la journée en ayant accompli une tâche. Trouvez quelqu’un pour vous aider. Respectez tout le monde. Sachez que la vie n’est pas juste et que vous devrez essuyer des échecs, mais si vous prenez des risques, si vous prenez les devants dans les moments les plus difficiles, si vous tenez tête aux brutes et soutenez les faibles, si vous ne renoncez pas… si vous faites tout cela, alors la prochaine génération et les générations suivantes vivront dans un monde bien meilleur que celui d’aujourd’hui.

Ces dix conseils de vie, accessibles à tous et dans toutes les situations, sont simples mais sont puissants et pleins d’humanité.

Une lecture qui donne envie de se battre dans la vie !

Du fait de presque trois décennies passées dans les forces spéciales de la Marine de guerre, les expériences vécues et racontées par William H. McRaven sortent du commun. Elles se lisent comme des petites histoires captivantes. Les enseignements qu’il tire de son parcours atypique sont expliqués simplement. Le style est clair et concis.

Si vous recherchez de l’aide pour avancer contre vents et marées, retrouver votre détermination dans votre vie, penser que tout est possible dès lors qu’on en a la volonté et le courage, alors lisez “Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit” !

Points forts :

  • Des anecdotes et des histoires de vie inspirantes et motivantes, qui donnent envie de se battre dans la vie ;
  • La simplicité de compréhension : on retient facilement ces dix règles de vie simples, pleines d’humanité et de bon sens ;
  • Le profil atypique de l’auteur lié à sa fonction militaire et au rôle qu’il a tenu dans certains grands événements mondiaux ;
  • Un livre concis, facile et agréable à lire.

Point faible :

  • Même si les histoires sont très parlantes, au final, l’analyse que l’auteur en fait revient aux idées que l’on retrouve dans beaucoup d’autres livres de développement personnel.

Ma note :

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Si tu veux changer ta vie, commence par faire ton lit







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    Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.