L’âme du monde

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Phrase résumée de “L’Âme du monde” de Frédéric Lenoir : En réunissant sept sages de cultures et de religions différentes, Frédéric Lenoir nous invite, dans ce roman, à nous questionner sur ce qui donne un réel sens à la vie, et grâce aux sept clés de la sagesse, il nous aide à progresser pour vivre bien, en accord avec nous-même et notre environnement.

Par Frédéric Lenoir, 2012, 160 pages

Chronique et résumé de “L’Âme du monde” de Frédéric Lenoir

Première partie de “L’Âme du monde” : Au pied de la montagne blanche

Le récit de “L’Âme du monde” de Frédéric Lenoir commence ainsi : sept sages perçoivent un message au même moment et dans divers endroits. Chacun est invité, parfois avec autorité, pour certains avec malice à se rendre dans un monastère bouddhique du Tibet.

1.1 – Partir

  • Le vieux rabbin Salomon (ou Schlomo)

Le rabbin Salomon entend une voix lui souffler “Va à Toulanka”. Son appartenance au courant libéral du journalisme l’a amené à quitter New York pour aller vivre à Jérusalem avec sa famille. L’idée de se rendre au Tibet à l’âge de 82 ans est pour le moins saugrenue et donc fort intéressante !

  • Ansya la chamane

En Mongolie, Ansya n’arrive pas à trouver le sommeil et sort de sa yourte pour contempler le ciel étoilé. Cette nuit-là, une vision lui apparaît. Ne sachant pas comment interpréter cet esprit lumineux, elle en parle à sa vieille tante chamane qui lui avoue avoir vu en rêve qu’elle devait partir dès l’aube pour un temple à la frontière de la Chine et de l’Inde.

  • Le père Pedro

Le père Pedro est originaire de Salvador de Bahia au Brésil et vit dans l’État américain de l’Oregon depuis 25 ans. Ce moine catholique a quitté un monastère trappiste pour un modeste ermitage pour y pratiquer la prière perpétuelle. C’était sans compter sur une petite fille venue le visiter dans son sommeil. Croyant au caractère magique des rêves, il accepte, lui aussi de se rendre en Chine pour répondre à cet appel intriguant.

  • Ma Ananda la femme hindoue

Dans le nord de l’Inde, Ma Ananda, une femme hindoue a été reconnue “délivrée vivante” dès son enfance. Ce statut lui confère le droit de s’élever au rang de grande sainte. Ma Ananda enseigne la bonne parole dans son modeste ashram. Elle part brutalement au petit matin, sans dire à ses disciples ni où elle se rend, ni pour combien de temps.

  • Maître Kong le vieux sage chinois

Près de Shanghai, Maître Kong est un vieux sage chinois en charge d’un petit temple taoïste. Vivant très modestement avec sa femme, il enseigne à ses disciples les fondements de la sagesse chinoise. Cela ne lui empêche pas de se tourner vers la modernité et d’attraper le virus de la technologie. C’est par le biais de son GPS qu’il prend connaissance de la destination où il doit se rendre.

  • Cheik Yossuf le musulman

Au Nigéria, Cheik Yossuf est le fondateur d’une confrérie musulmane soufie. Le musulman est très surpris de voir apparaître des lettres lumineuses sur le livre qu’il est en train de lire. Il peut y lire Toulanka avant que le vent souffle les pages de son Coran vers la première sourate. Cheik Yossuf n’est pas très enjoué de laisser sa femme qui vient d’accoucher, mais l’appel est trop fort. Il prend également la route vers le monastère.

  • Gabrielle la philosophe

Gabrielle habite à Amsterdam. Cette femme brillante enseigne la philosophie grecque, avec une approche laïque tournée vers le bien-être personnel. Un jour, en regardant un documentaire sur le monastère de Toulanka, elle est parcourue de frissons inexplicables. Elle cherche alors un moyen de faire garder sa jeune fille Natina, sans succès. N’ayant pas d’autre solution, Gabrielle se dit qu’il doit sûrement en être ainsi et accepte que sa fille l’accompagne au Tibet.

1.2 – Le monastère

Moins d’une semaine après cet appel étrange, Rabbi Schlomo, la chamane Ansya, le père Pedro, Ma Ananda, Maître Kong, Cheik Youssuf, Gabrielle et sa fille Natina se retrouvent dans l’unique hôtel de la bourgade. Ils font connaissance en échangeant en anglais. Tous s’aperçoivent très vite qu’ils sont là pour la même chose. Cependant, la raison réelle leur échappe. Lorsque Lama Dorjé, un vieux lama tibétain les rejoint, il leur demande de les suivre jusqu’au monastère.

Face aux sages qui s’interrogent quant à la raison de cette expédition, Lama Dorjé esquisse un petit sourire. Ce dernier a rêvé qu’il devait venir chercher 4 hommes, 3 femmes et une jeune fille blonde au village. Mise à part qu’il s’agit de 7 sages étrangers, il ne sait rien d’autre sur sa mission.

1.3 – Tenzin

Il leur faut 3 jours de marche à pied pour atteindre enfin le temple de Toulanka. La difficulté de l’ascension est compensée par la beauté grandiose des paysages.

Dans le temple, une vingtaine de moines vivent autour d’un jeune lama de 12 ans : Tenzin Pema Rinpoché. Tenzin est la réincarnation de Lama Tokden Rinpoché, précédent chef des lieux et grand maître spirituel.

  • “Avant de mourir, Lama Tokden avait demandé qu’on forme son successeur dans une double culture tibétaine et occidentale.”

Lama Tokden Rinpoché avait, avant de mourir, désigné Lama Dorjé pour se charger de trouver la personne de sa future réincarnation. La rencontre entre Lama Dorjé et Tenzin Pema Rinponché a lieu lorsque le petit Tenzin n’a que deux ans, mais elle est évidente pour chacun d’entre eux. La famille de Tenzin accepte de laisser l’enfant aux bons soins des moines. On fit appel à un moine ayant vécu au Canada pour lui apprendre l’anglais. Selon les vœux de son prédécesseur, il n’est pas ordonné moine, de manière à ce qu’il puisse choisir entre une vie monastique ou laïque à sa majorité.

Tenzin Pema Rinpoché fait preuve d’une maturité étonnante et remercie tous ces sages d’être venus. Il constate qu’il a à faire à huit représentants des principaux courants spirituels du monde. Il inclut évidemment la personne de Lama Dorjé dans sa liste.

  • “Je suis heureux qu’une jeune fille aux cheveux de soleil et aux yeux du ciel vous accompagne.”

Le jeune garçon s’adresse ensuite à la jeune Natina pour lui dire qu’elle doit être d’une grande sagesse pour faire partie de cette réunion. Le père Pedro prend la parole pour le remercier de son accueil. Il lui demande de leur en dire plus sur la raison de ce voyage commun. Devant ses compagnons médusés, le jeune lama lui répond que, lui, n’a pas entendu de voix et n’a pas eu de vision non plus.

Cheik Youssuf est le plus impatient. Serait-il possible de donner des nouvelles à leurs familles ? Lama Dorjé l’informe que le temple ne dispose ni de téléphone, ni d’Internet. Leur crainte s’estompe quand Maître Kong leur avoue avoir emmené son ordinateur et son téléphone satellitaire. Les problèmes de communications sont déjà oubliés.

1.4 – Une source, un éléphant et une montagne

Tous se côtoient dans la bonne humeur et échangent autour de leurs courants spirituels. Ils s’étonnent qu’il existe autant de points communs dans leurs spiritualités, malgré des divergences théoriques bien ancrées.

Ma Ananda remarque que leurs langages sont différents, mais que les expériences spirituelles de chacun sont très proches. Elle est rejointe par le père Pedro qui exprime sa propre impression : “nous sommes tous en quête de la sagesse éternelle”. Rabbi Schlomo ajoute qu’ils sont également tous en-dehors de tout dogmatisme.

  • “Vous connaissez la parabole de l’éléphant ?”

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Le Cheik Youssuf raconte alors à ceux qui l’ignorent ce qu’est la parabole de l’éléphant. Cette histoire est la suivante :

Un jour, un roi réunit des aveugles de naissance n’ayant jamais (touché) vu un éléphant. Il leur demande d’explorer l’animal avec leurs mains. Chacun s’attarde alors sur l’une des parties de son corps. Et au final, tous ont une interprétation très différente de ce qu’ils ont perçu. L’un y voit une liane, un autre, un arbre, un troisième qui a touché l’oreille reconnaît une feuille de bananier. Chacun accusant l’autre de mauvaise foi, le roi doit intervenir.

Rabbi Schlomo ajoute que l’éléphant a une composition unique. Ce sont donc bien les perceptions limitées de chacun qui en faussent l’appréciation.

  • “Avant la naissance du monde, Dieu emplissait tout l’espace”

Rabbi Schlomo explique ensuite aux autres sages “la théorie de Tsimtsoum” portée par la tradition kabbalistique. Elle représente la dissimulation de la Lumière divine selon laquelle chaque être bénéficie d’une partie de cette clarté. Ainsi, aucun ne peut affirmer posséder la totalité de la Révélation. Ils tombent d’accord sur le fait que chacun a besoin des autres pour mieux appréhender la Lumière divine.

Ma Ananda apporte sa pierre à l’édifice en utilisant une métaphore environnante. Elle déclare que chaque montagne est différente. Le plus important n’est pas la montagne gravie, mais le chemin parcouru. Il en est de même pour la vie spirituelle, qui se nourrit par le foisonnement de ses chemins.

1.5 – Émois amoureux

Au fil des jours, chacun prend progressivement ses quartiers pour se recueillir.

Seuls les deux plus jeunes continuent à se découvrir. La noirceur de la chevelure de Tenzin contraste avec la lumière irradiant du physique de Natina. Chacun est fasciné par la profondeur des connaissances de l’autre. La spiritualité tibétaine rencontre la culture éclectique Occidentale doublée de la culture du web. Tous deux prennent l’habitude de faire de longues promenades autour du monastère. Tenzin est de plus en plus troublé par la jeune fille, et au détour d’une course joyeuse, main dans la main, il se sent très ému. Alors que la jeune Néerlandaise lui touche la poitrine, elle sent son cœur battre la chamade.

  • “Tu es peut-être amoureux mon garçon !”

Le garçon entre alors dans un silence gêné jusqu’au soir, puis finit par se confier au Lama Dorjé. Avec un petit sourire malicieux, ce dernier lui répond qu’il est peut-être en train de tomber amoureux. Il lui conseille de prendre un peu de distance, car il le trouve jeune. De plus, cet engouement n’est pas forcément compatible avec sa destinée. Pourtant, ce serait un excellent exercice de méditation sur la transformation de ses émotions. Ainsi, l’idée serait d’arriver à transformer cet amour en sentiment noble, au lieu de le subir.

De son côté, la jeune fille ouvre son cœur à sa mère. Gabrielle lui conseille d’être plus réservée face au jeune homme qui n’a pas l’habitude de côtoyer des jeunes filles.

Les jours suivants, Tenzin et Natina continuent d’échanger en s’émerveillant de leurs différences. Une profonde affection naît entre eux. Ils s’imaginent déjà en train de correspondre une fois que Natina sera rentrée chez elle.

  • “Nous ne prions pas ensemble, mais nous sommes ensemble dans la prière.”

Si les autres sages se rencontrent peu, ils admettent être ensemble dans la prière. Cela prend la forme d’une méditation silencieuse après le repas du soir. Au fil des jours, ce moment devient de plus en plus important, tout en devenant pesant. Cela fait déjà 17 jours qu’ils ont respectivement quitté les leurs.

Au réveil, chacun cherche un signe dans le regard de ses congénères, pour y trouver une intuition nocturne. Gabrielle, qui ne veut pas faire rater la rentrée scolaire à sa fille, décide de prendre les devants. Quand elle annonce avoir décidé de partir le lendemain, les autres manifestent leur intention de faire de même.

1.6 – Songes

Le petit-déjeuner du lendemain est marqué par plusieurs impressions étonnantes. Tout le monde a fait le même rêve : celui que leur lieu de culte, d’enseignement ou de résidence était dévasté. Pour le père Pedro, c’est incroyable que tous y aient songé au cours de la même nuit. Tous sont intimement persuadés que ce message est destiné à les faire rester. Était-ce un message annonçant une catastrophe qui pourrait faire disparaître l’humanité ?

Pour le père Pedro, il s’agit plus d’un changement radical qui va s’opérer au cœur des religions. Il voit émerger une nouvelle ère coupée de ces racines métaphysiques. Gabrielle fait la remarque que cette tendance était déjà en marche dans le monde moderne avec l’oubli de son passé religieux. Pourtant, d’autres sont d’accord pour noter que des retours à la religion sont aussi visibles.

Alors, de quoi s’agissait-il ?

  • “Et si nous avions été réunis pour élaborer ensemble un enseignement ?”

Cheik Youssuf se questionne à voix haute. Devant la mine dubitative des autres, Ma Ananda vient à son secours. Elle affirme à son tour qu’elle pressent qu’ils sont là pour dépasser leurs différences et tenter de formuler ensemble les fondements universels de la sagesse.

Les huit protagonistes s’accordent alors sur deux orientations à prendre en compte :

  • Quoi dire ?
  • Sur quel support ?

Certains, comme Rabbi Schlomo voit bien ce texte sur du papier, d’autres l’imaginent plus sur du bois ou de la pierre. Mais ces réflexions sont balayées par d’autres questionnements. Comment élaborer des lois spirituelles sans risquer d’y mêler la petite compréhension de la sagesse propre à chacun ?

Ansya a alors une intuition. Elle demande aux deux jeunes gens s’ils ont également fait ce rêve ?

  • “Et vous ? Avez-vous fait un rêve ?”

Alors que Natina commence à évoquer son rêve, Tenzin poursuit de le raconter. Ils ont tous deux fait le même songe. Celui d’une rivière minuscule irriguée par 8 rivières, qui devient un grand fleuve. Son eau remplit alors un désert où des plantes se mettent à pousser.

Tous prennent alors conscience que la meilleure façon d’enseigner ces règles de la spiritualité est l’oralité. Les deux jeunes adolescents devront ensuite les intégrer et se les approprier. Ensuite, ils pourraient les diffuser selon leur propre ressenti.

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Une fois la question du contenant résolue, il faut maintenant se pencher sur le contenu.

1.7 – L’essentiel est invisible pour les yeux

Dans cette partie de “L’Âme du Monde”, Frédéric Lenoir met les 7 sages à l’épreuve. En effet, conscients que les choses qui les séparent sont plus évidentes que celles qui les rassemblent, les sages se sentent dans l’impasse. Gabrielle avance une problématique de taille : l’Absolu de chacun ne peut être entaché. Pour elle, Dieu se confond avec la Nature, pour les autres, il est un être suprême.

Cheik Youssuf explose de rire et suggère de ne pas parler de Dieu.

Et si nous parlions du visible et de l’invisible, plutôt ?”

Chacun se met alors à réfléchir à cette notion dans sa propre pratique de la spiritualité :

  • Maître Kong avance que la médecine chinoise est fondée sur ce postulat. Il existe des flux invisibles qui sont bien réels et sur lesquels il est possible d’intervenir.
  • Ansia, la femme chamane, fait remarquer que lorsqu’elle entre en transe, elle perçoit des entités invisibles.
  • Le rabbin y va de sa réflexion, selon laquelle une partie invisible vient compléter le corps physique. Il ajoute que l’immortalité de cette âme est aussi une chose qu’ils partagent tous.
  • Gabrielle cite plusieurs philosophes selon lesquels il existe une âme spirituelle qui est immortelle.
  • Lama Djorké vient apporter une nuance : pour les bouddhistes, l’esprit n’a ni fin, ni commencement. Il transmigre de corps en corps, jusqu’à aboutir au stade suprême : “l’Éveil”.
  • Le père Pedro admet à son tour que de nombreuses âmes de défunts connaissent sûrement un état médian entre l’enfer et le paradis.
  • Ma Ananda conclut qu’ils ont, en effet, tous de l’intérêt pour la vie de leur esprit après la mort.

Partant de ce constat, il leur apparaît clairement que le plus important à transmettre est leur attitude à avoir. Celle qui les conduit à mener une vie juste et bonne. Pour cela, ils tenteront de lister les principes fondamentaux de la sagesse. Ainsi, chacun va devoir s’isoler et réfléchir à cela avant de mettre leurs découvertes en commun.

1.8 – Le cerf-volant et l’Âme du monde

Les deux adolescents ont écouté avec attention les paroles des sages. Ils ressortent pourtant anxieux de cette discussion. En effet, chacun se demande s’il sera à la hauteur pour comprendre et enseigner cette parole. Finalement, ils tombent d’accord sur le fait qu’ils y arriveront à deux, en se soutenant. Puis, pour détendre leur esprit, ils décident d’aller jouer au cerf-volant et d’exécuter des exercices de yoga.

Chaque sage s’isole dans sa cellule pendant trois jours. Ensuite, ils échangent pendant quatre jours dans la salle commune. Ils s’y restaurent et n’en sortent que tard le soir.

Lorsqu’au cinquième jour, les cloches se mettent à sonner toutes seules, les sages comprennent qu’il est, à présent, temps d’agir. Ce signe peut aussi être de mauvais augure. Il faut donc se presser et agir. Dès le lendemain, ils commencent leur transmission aux deux enfants assis en tailleur. Ces derniers semblent fatigués et concentrés.

“Mes enfants, nous sommes parvenus à nous entendre sur sept points principaux qui résument l’essentiel de la sagesse humaine.”

Frédéric Lenoir donne alors la parole aux 7 sages pour dévoiler leurs réflexions. Pour éviter de faire allusion à sa religion, personne n’emploiera jamais son Dieu ou équivalent : cette entité suprême est alors appelée l’Âme du monde. Tirée de la philosophie grecque, cette formule suppose l’existence d’une force bonne et mystérieuse. Essentiellement chargée de maintenir l’ordre du monde, elle peut ainsi être interprétée par chaque sage dans son for intérieur.

Pour conclure, Tenzin et Natina sont invités à les écouter avec leur intelligence et aussi avec leur cœur. Ils sont désormais prêts à entrer dans les sanctuaires de l’esprit et du cœur.

Deuxième partie de “l’Âme du monde” : Les sept clés de la sagesse

Dans cette deuxième partie de “L’Âme du Monde”, les sages s’accordent sur le fait qu’ils enseigneront, chaque jour, un principe aux deux jeunes gens. Les points principaux mis en lumière par Frédéric Lenoir seront alors abordés en 7 jours.

Jour 1 : Le port et la source | Du sens de la vie 

Beaucoup d’hommes qui ont accès à la richesse et au pouvoir se contentent de cela sans s’interroger réellement sur la signification de leurs existences. Pourtant, ceux qui n’attachent de l’importance qu’à leurs besoins immédiats ne pourront pas réellement s’accomplir. Il faut se poser différentes questions fondamentales qui permettent d’atteindre un bonheur véritable et durable. Car c’est précisément ce qui nous différencie des animaux : cette conscience du plaisir et du déplaisir. Finalement, c’est cela qui nous aide à maîtriser nos émotions et nos pulsions.

  • “La grandeur de l’être humain, c’est qu’il est le seul être vivant qui puisse s’interroger sur la signification de son existence et lui donner une direction, un but.”

Pour commencer, il est important de bien réussir sa vie pour ne pas avoir de regrets au moment de sa mort. Et il faut la vivre de manière proprement humaine.

L’homme doit avoir conscience qu’il possède en lui deux trésors inestimables :

    • La clarté de l’esprit, synonyme de liberté.
    • La bonté du cœur, qui mène au bonheur.

La vie est comme un voyage pendant lequel nous devons faire des choix pour nous construire. Cependant, cette évolution est parsemée d’obstacles indépendants de notre volonté. Nous sommes également confrontés à des émotions déstabilisantes : la peur, la colère, la jalousie, etc. Au fond, il faut apprendre à vivre en pleine conscience et faire les bons choix, les yeux grands ouverts.

Parmi les choses essentielles qu’il faut tenter de développer, on trouve :

À vrai dire, il faut garder en tête que tout ce qui superflu est coûteux, alors que l’essentiel est gratuit.

D’autre part, “L’Âme du Monde” souligne, qu’il est nécessaire de trouver notre vocation pour ne pas rester d’éternels “affamés”. Qu’il s’agisse d’un métier, de fonder une famille ou de s’engager pour une cause, nous avons tous en nous des prédispositions pour accomplir de belles choses.

  • “Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Suis la voix de ton cœur.”

chemin du coeur

En premier lieu, nous devons tous essayer d’atteindre la source qui pourra nous permettre d’étancher la soif de notre âme. Cela consiste à trouver un compromis entre une harmonie intérieure et une profonde union avec le monde. Peu importe la nature de cette source, il suffit d’avoir une réelle volonté de l’atteindre.

La principale difficulté est de distinguer la soif et la faim de notre âme avec nos désirs sensibles. En réalité, notre bonheur ne réside pas dans la possession de richesses, mais bien dans la paix de l’âme. En effet, le bonheur que l’on recherche dans la jouissance d’objets ou des personnes ne peut pas nous combler entièrement, car il est dépendant de plusieurs facteurs :

    1. Il est impossible, matériellement parlant, d’obtenir tout ce que nous désirons.
    2. Les choses et les êtres qui nous entourent sont soumis à la loi de l’impermanence, et ils peuvent disparaître.
    3. Nous sommes d’éternels insatisfaits et le fait d’orienter nos désirs vers des objets matériels nous empêche d’être au repos.
  • “Connaissez-vous la différence entre l’enfant et l’adulte ? La taille de son jouet.”

Ainsi, pour échapper au désir, nous devons passer de l’état de l’avoir à celui de l’être. D’abord, nous devons prendre conscience que le malheur et le bonheur s’épanouissent en notre intérieur. Ainsi, c’est en développant le meilleur de nous-mêmes que nous sortirons de cette logique de possession qui ne mène à rien. Par ailleurs, le plus important est d’essayer de vivre vite selon le Bien et non de penser à vivre longtemps sans se soucier de cette notion essentielle.

  • Épilogue de la première journée

Au terme de cette première journée, le jeune moine Tenzin se replie dans sa cellule pour réciter inlassablement les enseignements reçus. La jeune Natina, quant à elle, peine à se concentrer. Ma Ananda vient la rassurer : elle lui explique qu’il lui suffit de retenir les grandes lignes de ce qu’elle appris.

Désormais très fatigués par cette journée de travail, tous les sages s’endorment sauf l’un d’entre eux, qui sent que quelque chose va survenir.

Jour 2 : Le noble attelage | Du corps et de l’âme

Le deuxième jour commence par un enseignement concernant le corps et l’âme. Frédéric Lenoir utilise ici une métaphore : chaque homme est un attelage de deux chevaux mené par un cocher. Et pour apprendre à bien maîtriser cet attelage, Frédéric Lenoir nous invite à prendre en compte des choses essentielles, sans lesquelles la conduite serait dangereuse ou inefficace.

  1. Le premier cheval = le corps physique

Selon la métaphore décrite par Frédéric Lenoir dans “L’Âme du monde“, le corps physique est le premier cheval. Il est indispensable de connaître ses capacités et ses limites. Pour cela, il faut l’entraîner avec des exercices pour :

  • Améliorer sa souplesse : avec du yoga ou de la gymnastique douce.
  • Intensifier sa tonicité : en pratiquant la course ou le travail musculaire.
  • Le mettre au repos autant que nécessaire.
  • Le nourrir sainement.
  • Lui apprendre à respirer en maîtrisant son souffle.

En effet, celui qui maltraite son corps méprise son existence.

  1. Le deuxième cheval = le corps psychique

Bien qu’invisible, cette seconde monture représente toutes les émotions que nous ressentons tous les jours. Pour cela, nous devons apprendre à nous connaître pour comprendre comment nous fonctionnons. D’ailleurs, il est important de se demander quelles sont les choses qui nous irritent ou nous font peur ou celles qui nous réjouissent et nous stimulent.

  1. Le cocher = l’âme spirituelle

Notre âme est le don le plus précieux que la vie nous a offert. En réalité, elle est une partie infime de l’Âme du monde. C’est grâce à elle que nous nous émerveillons devant une œuvre d’art. Enfin, elle nous donne envie de liberté et nous permet de ressentir l’harmonie et la beauté du monde.

  • “Notre esprit se manifeste par deux voix différentes et qui s’unissent”

L’intelligence tend à nous emmener vers la connaissance, la liberté et la vérité. Le cœur, quant à lui, nous enseigne l’amour. En mêlant les deux, nous avons accès à la beauté et à la justice.

Si nous ne nourrissons que notre corps, nous resterons à l’état d’animal. De même en ne nourrissant que notre esprit, nous atteindrons le statut de l’ange : un danger pour soi et ses congénères. Car en omettant les besoins de son corps, comme la sexualité, l’individu peut finalement tomber dans des comportements pervers.

L’esprit est là pour guider cet attelage merveilleux et le maîtriser sans le dominer ou le tyranniser. C’est lui qui nous permet de prendre la bonne direction à chaque carrefour de la vie.

  • “La méditation relie le corps, le psychisme et l’esprit”

Dans ce passage de “L’Âme du Monde”, Frédéric Lenoir nous apprend que la méditation permet de placer notre conscience dans chaque partie de notre corps. En observant nos sensations physiques et nos émotions, nous apprenons à mieux les connaître et à renforcer notre esprit. À force de pratiquer la méditation, nous fortifions notre espace intérieur et le rendons moins vulnérable face aux attaques de l’extérieur.

C’est ainsi que nous pouvons faire de vrais choix, ceux qui nous donnent l’impression d’avoir donné un véritable sens à notre vie. Ce sentiment qui nous permettra de nous retourner à la fin de notre existence en ayant la sensation d’avoir cheminé vers la vérité.

  • Épilogue de la deuxième journée

À la fin de cette deuxième journée, le sage qui avait le sentiment, la veille, que quelque chose de grave allait se produire a toujours cette impression. Dès lors, il n’arrive toujours pas à trouver la sérénité.

De son côté, Gabriella se montre comblée de bonheur par ce partage de sagesse pour le moins révolutionnaire, et tout à fait inédit. Elle confie alors sa joie à sa fille et l’encourage à être l’une des actrices de ce changement.

Jour 3 : Vas vers toi-même | De la vraie liberté

Cette troisième journée du livre “L’Âme du Monde” de Frédéric Lenoir est consacrée à la connaissance de soi et la liberté. Et cette notion de liberté ne concerne pas seulement les hommes réduits à l’état d’esclavage. La privation de liberté la plus sournoise est certainement la prison intérieure dans laquelle nous pouvons nous enfermer.

Il existe de nombreux sentiments pouvant nous priver de liberté :

  • Nos pulsions incontrôlables.
  • Des addictions envahissantes.
  • Une colère violente et destructrice.
  • Les angoisses paralysantes.
  • Une phobie insupportable, etc.

Grâce à l’introspection, nous pouvons mieux nous connaître et corriger nos réactions ou nos réflexes spontanés. Cependant, cela représente un travail au quotidien nécessaire pour pouvoir avancer avec sagesse.

  • “On ne naît pas libre, on le devient.”

En nous connaissant nous-mêmes, nous pouvons maîtriser nos peurs qui remontent souvent à la petite enfance. Cela ne se fait pas en un claquement de doigts, il est important de procéder par étapes. Lorsque nous accomplissons des actes positifs qui se succèdent, nous apprenons à changer de façon progressive. Cela est aussi vrai pour les actes de courage, les réactions impulsives ou les pulsions sexuelles.

Frédéric Lenoir souligne qu’il est alors important de nous détacher des objets qui nous entourent. C’est l’un des esclavages modernes les plus répandus. En effet, nous sommes habitués à considérer ces objets comme indispensables à notre existence. Mais, en réalité, prendre conscience que ces biens matériels sont secondaires est un pas important vers la liberté.

De même, nous devons oublier le fait de plaire ou de déplaire aux autres. La sagesse consiste à agir sans se soucier de ce regard pesant. En réalité, quoi que nous fassions, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer nos décisions. Nous devons réaliser ce qui nous semble juste, en faisant abstraction de ce que va penser autrui.

  • “La confiance et le juste amour de soi sont indispensables à la croissance de l’être humain, à sa liberté et à son bonheur.”

Ce besoin de reconnaissance est l’une des particularités des enfants qui ont besoin de signes positifs ou négatifs pour apprendre les règles de la vie. Par contre, chez nous, adultes, c’est la confiance en nous qui doit prédominer. Aidée par le juste amour de nous-mêmes, la confiance en soi nous conduit vers la liberté et le bonheur.

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Nous devons également nous détacher autant que possible du conditionnement familial et social qui nous a été transmis. Cela peut paraître effrayant, mais nous devons garder à l’esprit que ces enseignements sont chargés de préjugés et d’à priori. C’est à chacun de nous de trouver sa propre vérité dans ces fondements. C’est aussi valable pour la religion à laquelle nous ne pouvons adhérer sans se questionner réellement sur ces principes. Nous devons chercher notre propre vérité pour espérer accéder à la liberté.

  • “Connais-toi toi-même, et tu connaîtras le monde et les dieux.”

se connaître soi même

Se connaître soi-même est indispensable pour démêler le faux du vrai, le juste de l’injuste ou le nécessaire du superflu. Car nous avons notre propre vision du monde qui nous entoure. Cet univers que nous portons dans notre cœur n’est pas le reflet du monde, mais celui que nous percevons. En fonction de notre sensibilité, de notre culture, de nos émotions et de notre esprit, nous voyons le monde à notre façon.

Grâce à un effort spirituel et psychologique, nous pouvons réellement travailler et faire grandir notre perception du monde qui nous entoure.

  • Épilogue de la troisième journée

À la fin de cette troisième journée, Maître Kong vient rencontrer Cheik Youssuf pour lui dire que sa femme a tenté de le contacter à plusieurs reprises. Quelques instants plus tard, il apprend au groupe que sa petite fille est en train de mourir. Il a le réflexe immédiat d’implorer Allah et se met à pleurer.

La chamane Ansya s’empare alors de son tambour et commence à danser. Pendant une heure, qui leur paraît une minute tant ils sont absorbés par la scène, Ansya entre en transe. Puis, elle se met à hurler avant de s’effondrer sur le sol. Lorsque Ansya reprend ses esprits, elle leur annonce doucement que tout va bien et que le mal a quitté le corps de la fillette.

Gabriella explique à sa fille que la chamane a été l’instrument de l’Âme du monde pour venir en aide à leur ami.

Jour 4 : Ouvre ton cœur | De l’amour

Le quatrième jour, il est question d’évoquer l’amour, cette puissante énergie issue de l’Âme du monde. Si l’amour est capable de prendre mille formes, c’est à chaque fois une preuve de lien et de don. Du moment qu’il n’est pas étouffé par notre ego, ce sentiment nous apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

  • “Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse.”

Cette Règle d’or dont parle Frédéric Lenoir est mise en avant dans les cultures du monde entier. Pour autant, elle est dictée par la sagesse et non par l’amour. Ce dernier s’en félicite, mais il ne répond à aucune loi. Tandis que la loi est une affaire de raison, l’amour, lui est une affaire de cœur.

Cet amour se retrouve dans de nombreuses personnes et dans les liens qui les unissent. Cela va de l’amour maternel en passant par l’amour de deux amants jusqu’à l’amour du disciple pour son maître. Il existe aussi un amour tourné vers les animaux et la terre. C’est aussi le moyen de réaliser que sans les autres, nous ne sommes pas grand-chose.

Pour autant, c’est la relation que nous avons eue avec nos parents qui va déterminer de nombreuses choses en amour. Selon que nous avons été mal ou trop aimés, nous allons développer des relations amoureuses en fonction de cela.

Ainsi, il est primordial de guérir ces blessures et de combler les manques liés à l’enfance pour pouvoir nous aimer nous-mêmes. Alors, nous serons capables d’aimer les autres de manière libre et vraie.

  • “L’amour est un échange permanent entre le monde et nous.”

Pourtant, nous devons aussi nous méfier et ne pas confondre tous les visages de l’amour avec celui de la passion amoureuse. Comme celle-ci est souvent illusoire, nous sommes tentés de n’en retenir que le désir sexuel. Or, entre deux amants, il existe aussi une amitié et une tendresse perceptibles.

De même, dans son livre “L’Âme du Monde”, Frédéric Lenoir explique que :

    • Tous les êtres n’ont pas le même rapport à la vie amoureuse. Certains partageront plusieurs passions amoureuses, tandis que d’autres n’auront qu’une seule et magnifique expérience dans leur vie.
    • Il ne faut pas réduire cet amour à un sentiment vis-à-vis des autres. Il peut aussi s’exprimer dans l’éclosion d’une fleur, le passage d’un nuage ou un animal. Le message de l’amour est qu’il est bon d’aimer le monde, l’univers et la vie. Cet amour universel est ce par quoi, nous allons transformer notre façon d’être et de vivre.
    • Cet amour est un sentiment qui n’a pas de limites. Il n’attend rien de l’autre sinon d’exister. Il n’y a plus de “moi” ni “autres”, il y a simplement “nous”. Peu importe le genre, les cultures ou les religions, il ne reste que cet amour qui englobe tout et tous.
    • L’amour est un lien qui ne nous emprisonne pas. Il est source de désir sans être responsable de possession. Il est à l’origine de nos pleurs, mais pas responsable de nos souffrances. L’amour nous ouvre les portes de l’univers dans son intégralité.
  • Épilogue de la quatrième journée

À l’issue de cette quatrième journée, Natina et Tenzin sortent un peu sonnés de cette nouvelle journée d’enseignement. Il faut dire que la jeune fille est bouleversée. En effet, elle commence à se rendre compte à quel point son existence et celle de Tenzin sont différentes. Et cela la rend triste et en colère. Comment un jeune homme élevé pas les moines pourrait-il comprendre qu’elle a soif d’aventure et d’expériences ludiques ?

Mais le garçon réussit à trouver les mots justes : il lui raconte que son expérience l’a privé de choses essentielles, mais qu’elle lui a aussi enseigné le sens profond de la vie. Et si le jeune homme devait quitter le monastère, au moins, aurait-il reçu ce précieux cadeau de connaître l’existence humaine.

À ce moment-là, Natina et Tenzin réalisent qu’ils s’aiment, même s’ils ne sont pas tout à fait sûrs de la nature de cet amour.

Jour 5 : Le jardin de l’âme | Des qualités à cultiver et des poisons à rejeter

Le cinquième jour est dédié à l’identification de ce qui est bon et de ce qui est mauvais pour celui qui est en quête de sagesse. De cette manière, nous pourrons ensuite développer ce qui nous fait grandir et faire disparaître ce qui nous abaisse.

Pour cela, nous nous attacherons à nourrir ce qu’il y a de bon et de juste en nous et à affamer ce qui est mauvais ou négatif. Il est, par contre, impératif de commencer à s’entraîner très tôt pour cultiver le jardin de notre âme. En effet, en vieillissant nous avons plus de difficultés à changer nos habitudes et plus nous commencerons tôt, plus nous aurons de chance d’en récolter les fruits.

“Prenez dès à présent, et chaque jour, bien soin du jardin de votre âme.”

Voici les 20 recommandations de Frédéric Lenoir dans son livre “L’Âme du Monde”, pour faire pousser les bonnes graines et enrichir notre âme.

Il s’agit de cultiver :

  • L’émerveillement 

Ne laissez jamais votre esprit s’endormir. Pour cela, soyez curieux et contemplatifs, cela vous mènera à la vérité.

  • L’effort

Il est important d’accomplir chaque jour des choses, si petites sont-elles. Pensez à vous reposer, mais éloignez la paresse de votre quotidien.

  • La douceur

C’est le meilleur moyen d’exprimer votre attachement envers vous-mêmes et les autres. La colère peut s’exprimer, mais elle doit être maîtrisée.

  • La bonne humeur, la gaieté, l’humour

L’humour est une arme de taille pour prendre du recul et garder un regard positif et ainsi mieux appréhender vos difficultés.

  • La foi et la confiance

Ce sont les deux principaux piliers que vous devez avoir posés pour mener votre vie à bien. Sans elles, vous ne pourrez pas avancer de manière positive.

  • La générosité

C’est en étant ouvert et généreux que vous pourrez devenir heureux. Au contraire, la mesquinerie et l’égoïsme ne mènent jamais à la liberté.

  • Le courage et la force

Soyez plus forts que vos peurs en les apprivoisant et en vous débarrassant d’elles.

  • La bienveillance et la bonté

En étant patients et compréhensifs avec les autres vous découvrirez qu’ils existent des forces de bonté immenses dans tous les cœurs.

  • L’esprit de vérité

La vérité et la sincérité sont des atouts indispensables pour atteindre la liberté. Le mensonge est l’un des principaux poisons de l’existence humaine.

  • La souplesse

Apprenez à vous adapter aux changements qui pourraient survenir en vous et autour de vous. La rigidité vous empêchera d’évoluer selon le flux de votre vie.

  • La justice

L’injustice est un sentiment proprement inacceptable. Attention toutefois à ne pas confondre la justice qui est le fruit d’agissements à une forme qui s’apparenterait plus à un sentiment de jalousie.

  • L’humilité

Souvenez-vous que chaque être est perfectible et que l’humilité n’est pas un signe de faiblesse ou de rabaissement. Par contre, l’orgueilleux et son ego sont ridicules.

  • Le contentement et la sobriété

L’une des grandes clés du bonheur réside dans ce précepte. En retrouvant le goût des choses simples, vous atteindrez plus facilement la liberté.

  • La gratitude

Que vous soyez dans une période prospère ou moins avantageuse, essayez de remercier en permanence ce que la vie vous envoie comme messages.

  • La prudence

Faîtes preuve de lucidité et de prévoyance avant d’agir. L’impulsivité est l’ennemie de la garantie du bien vivre ensemble.

  • La tempérance

Elle est à mi-chemin entre l’ascétisme et la débauche et vous assurera de mener votre vie avec assurance.

  • La patience

Avec la persévérance, la patience vous aidera à vaincre les obstacles ou les découragements que la vie vous imposera. Elles sont complétées par la constance.

  • L’esprit de service

L’homme noble s’accomplit très bien lorsqu’il sert les autres. Attention, celui qui domine ne sera pas dans le juste, car il nourrit l’asservissement du monde.

  • Le pardon et la miséricorde

Dans votre vie, vous n’arriverez pas toujours à être justes avec les autres. Il en est de même pour eux, et vous devrez apprendre à leur pardonner.

  • La tolérance

Restez ouvert à d’autres visions de la vie que votre propre culture vous a enseigné. Ce qui est vrai dans un contexte peut être totalement biaisé dans une autre. Fuyez les postures dogmatiques et privilégiez l’élargissement de votre compréhension du monde et de la vie.

  • Épilogue de la cinquième journée

Il y a un sage qui a de plus en plus de difficultés à supporter que l’on puisse mettre toutes les religions à un égal niveau. Il a, dans sa tête, une voix qui résonne : elle lui dit que mettre sa religion au même niveau que les autres est une grave erreur et qu’il va devoir en rendre compte le jour du jugement dernier. Le sage décide alors de quitter les lieux dès le lendemain. Mais la voix dans sa tête l’interpelle à nouveau. Il est désormais trop tard. Partir ne changera rien. Le seul moyen d’arrêter cette folie est de tuer le jeune moine qui pourrait transmettre ces préceptes intolérables.

Mais il aime le Dieu de la vie, il ne peut pas se réduire à ça ! La voix lui rétorque alors que le fait de tuer peut être justifié par le danger encouru par la vraie foi : une vie n’est décidément pas grand-chose à côté de la Vérité éternelle.

Le sage s’exécute alors. Il s’empare d’un couteau pour aller dans la chambre de Tenzin. Alors que, dans sa tête, deux voix s’opposent pour lui dicter ce qu’il doit faire, un serpent mortel fait son apparition. Le sage le tue et lorsque le jeune garçon se réveille, il le prend dans ses bras pour le remercier de l’avoir sauvé.

serpent mortel vie ou mort

À la fin de cette cinquième journée, le sage répond à l’enfant :

“Et toi, tu m’as redonné la vie ! Tu as aidé mon cœur à passer de la peur à l’amour.”

Jour 6 : Ici et maintenant | De l’art de vivre

Le sixième jour est consacré à l’aptitude à se réaliser pleinement. Frédéric Lenoir insiste sur l’importance d’adopter le juste comportement et explique que vivre est un art. Pour cela, il faut impérativement s’éloigner des extrêmes et ne pas réfléchir de façon binaire.

  • “La vertu réside dans le juste-milieu, entre deux extrêmes”

Pour Frédéric Lenoir, cela va se traduire dans notre rapport aux choses et aux êtres par un attachement qui ne doit pas se transformer en possession. Ce genre de sentiment est un poison dont nous devons nous défaire au plus vite. Il est parfaitement normal de ressentir des sentiments comme la jalousie. Pour autant, il faut faire en sorte de travailler sur le détachement. En effet, nul n’est immortel et un jour viendra où nous devrons accepter la séparation d’avec nos êtres chers.

  • “Nous sommes nés seuls et nous mourrons seuls”

Il en est de même pour tout ce qui nous permet de vivre une existence agréable : la santé, le travail, la maison ou encore l’honneur. En adoptant une attitude d’équanimité, c’est-à-dire une distance juste avec les événements heureux ou tristes de notre vie, nous atteindrons la sérénité. Cela ne veut pas dire que nous ne sentirons rien, mais plutôt que nous serons en paix.

  • “Pour entendre la musique de l’Âme du monde, nous avons besoin de silence”

Frédéric Lenoir nous apprend ici à accorder chaque jour du calme à notre esprit. De la même manière que notre corps a besoin d’air, notre esprit a besoin de silence. Et c’est de celui-ci que vont découler les meilleurs fruits de l’âme. L’amour, la compréhension, la douceur et la joie en sont de parfaits exemples.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Comment gérer les critiques en 4 étapes

C’est de cette manière que nous pourrons nous relier à notre source et pour cela, il n’est pas besoin d’être croyant. Pour certains, cela se traduira par des prières, mais nous pouvons également ressentir notre cœur vibrer à l’unisson du cœur du monde.

De même, cette connexion nous permettra de développer des “intuitions” qui nous aideront à agir dans certaines situations délicates. Selon Frédéric Lenoir, elles peuvent également se traduire dans une pratique artistique ou intellectuelle

  • “Vos pensées sont aussi importantes que vos actions”

Nos pensées négatives peuvent être blessantes pour les autres et nous encombrent d’énergie négative. À l’inverse, une pensée aimante sera capable de soulager une personne même à distance et illuminera notre âme.

Enfin, c’est en développant des pensées positives à propos de nous-même que nous embellirons notre existence.

  • “Si nos pensées sont puissantes, nos paroles le sont aussi”

C’est ainsi que l’un des sages de l’Âme du monde nous conseille d’apprendre à maîtriser nos propos. D’ailleurs, ils peuvent détruire une vie ou la combler en un éclair. Les conséquences de nos paroles sont considérables, et certains hommes arrivent d’ailleurs à entraîner des foules et à dominer des peuples. Pour exceller dans la maîtrise de nos paroles, il faut travailler leur vérité et leur bonté pour aboutir à des paroles utiles. Dans le cas contraire, il est préférable de les oublier.

  • “Efforcez-vous d’avoir des actes et un mode de vie justes”

L’idée développée dans ce chapitre de “L’Âme du monde” par Frédéric Lenoir est qu’il faut essayer d’agir tous les jours selon nos convictions et nos principes. En effet, il est plus simple d’avoir de bonnes pensées que de les appliquer. Il en est de même en ce qui concerne notre manière de vivre. Ainsi, nous devons prendre garde d’avoir une vie équilibrée, juste et bonne.

  • “Vivre l’instant”

L’un des sages raconte l’histoire d’un roi qui a envoyé ses disciples chercher les principaux enseignements de la sagesse dans le monde. Plusieurs années plus tard, ils revinrent chargés de livres. Le roi leur demanda de les résumer, encore et encore jusqu’à ce qu’ils ne deviennent qu’une seule phrase. Comme il allait mourir, le roi demanda à son meilleur disciple de lui livrer le fameux message. Ainsi, il lui répondit que cela tenait en deux mots : vivre l’instant.

  • “Soyez présents à tout ce que vous faites”

Un autre sage nous apprend qu’il est très important de vivre ici et maintenant, car le manque d’attention nous empêche de vivre pleinement notre existence. En pratiquant cet exercice, notre expérience spirituelle en sera grandie. De la même manière, nos relations avec les autres seront améliorées. Ensuite, il va même plus loin en nous précisant que cette qualité d’attention intervient dans tout notre organisme. Elle régule notre tension musculaire, notre rythme cardiaque et améliore aussi notre mémoire et notre bien-être.

Enfin, l’une des principales clés de la réussite dans notre rapport à l’Âme du monde est d’être attentif en toutes circonstances.

  • Épilogue de la journée

Le soir du sixième jour du livre, les sages de l’Âme du monde sont à la fois heureux et tristes. En effet, ils ressentent le soulagement d’avoir avancé dans l’enseignement, mais ils savent que leur séparation approche. Ils ont beaucoup évolué au fil des jours et ils savent qu’une nouvelle existence s’offre à eux.

Pourtant, dans la nuit, un phénomène inexplicable se produit. Alors que les chiens hurlent à la mort, il se met à faire jour en pleine nuit. Ils tombent d’accord sur le fait qu’il leur faut terminer rapidement leur tâche. Et dès le lendemain, tous redeviennent aussi sérieux et studieux qu’au premier jour pour délivrer la dernière clé de la sagesse.

Jour 7 : Le bonheur et le malheur sont en toi | De l’acceptation de ce qui est

Pour le dernier jour, Frédéric Lenoir met l’accent sur l’importance d’accepter le réel.

  • “La voie royale, celle qui est le couronnement de la sagesse, c’est d’acquiescer à la vie”

En effet, si nous sommes gagnés par une maladie, il vaut mieux accepter sa présence et tout faire pour en guérir que de l’ignorer. Il en est de même pour nos propres caractéristiques. Déjà, apprenons à nous accepter puis nous essayerons ensuite de gommer ce qui nous déplaît en nous. Ensuite, nous ne pouvons pas toujours tout contrôler et nous devons apprendre à lâcher prise.

De la même manière, il faut garder à l’esprit que les épreuves arrivent souvent par notre faute et qu’elles sont les conséquences de nos actes.

  • “Ne demande pas que les éléments arrivent comme tu le souhaites, mais souhaite-les comme ils arrivent et tu seras heureux”

Ce sont nos pensées qui provoquent bien des situations de notre existence. Lorsque nous sommes négatifs, nous voyons en toutes choses des signes venant confirmer cette pensée. De la même manière, un homme peureux peut de par son attitude attirer le danger et se faire agresser.

Frédéric Lenoir propose ici aux sages de l’Âme du monde de donner les grandes lois de la vie à suivre, pour ne pas être troublé :

  1. “Tout acte produit un effet.”
  2. “Les obstacles sont des marches qui nous font monter.”
  3. “Apprenez à ne rien refuser de la vie.”
  4. “Ne rejetez pas la part d’ombre, de brouillard, de ténèbres que vous portez en vous.”
  5. “Apprenez à accueillir et à aimer vos fragilités.”
  6. “Le monde, vase spirituel, ne peut être façonné.”
  7. “Ne recherchons jamais la souffrance… et, n’essayons pas de l’éviter.”
  8. “Il n’y a pas de métamorphoses sans douleur.”
  9. “Notre vie est tissée de fils visibles et invisibles.”
  10. “Nous ne pouvons pas nous libérer du monde, mais nous pouvons nous libérer de notre monde.”

Frédéric Lenoir raconte ensuite l’histoire d’un sage qui rencontre un guerrier. Ce dernier lui demande qu’elle est la différence entre le paradis et l’enfer. Comme il le renvoie à sa triste existence, le guerrier se met en colère et le menace de mort. Le sage lui dit que c’est cela l’enfer. Devant son aplomb, le guerrier s’attendrit. Le sage lui explique alors que c’est cela le paradis.

Puis un autre sage explique aux enfants qu’il faut apprendre à passer de la conscience égotique à la conscience universelle. La première est le fruit d’une dualité entre moi et le monde. Dans la seconde, il n’y a pas de séparation entre le monde et moi.

  • “Mon seul désir est d’être pleinement présent et ouvert au monde tel qu’il est”

Lorsque nous atteignons cet état d’être, nous pouvons considérer que nous sommes devenus un éveillé ou un sage. Et c’est à cela que l’Âme du monde aspire pour tous les hommes sur terre.

Pour Frédéric Lenoir, le principal chemin de la vie va nous aider à passer de :

    • L’ignorance à la connaissance.
    • L’obscurité à la lumière.
    • L’esclavage des sens à la liberté de l’esprit.
    • L’inaccompli à l’accompli.
    • L’inconscience à la conscience.
    • La peur à l’amour.

C’est à cela que correspond la quête de la sagesse, qui est offerte à tous quelles que soient leur origine et leurs conditions de vie. Il suffit d’en avoir un désir profond, et l’univers s’ouvrira à nous.

Troisième partie de “L’Âme du monde“: Et l’obscurité se fera sur toute la Terre

Dans cette troisième et dernière partie de “L’Âme du Monde”, l’enseignement des clés de la sagesse est terminé. À présent, tous les sages de l’Âme du monde sont rentrés chez eux.

3.1 – La grotte

Le jeune Tenzin est trop triste pour rester au monastère. Il décide d’aller méditer dans une grotte. Avec l’accord de Lama Dorjé, il part pour une longue marche et parvient à l’ermitage trois jours plus tard.

3.2 – Colère

C’est à ce moment-là que la catastrophe se produit. Un gigantesque cataclysme s’abat sur la terre. La planète n’est plus qu’un nuage de poussière. Tenzin reste pendant quarante jours à l’abri dans sa grotte en attendant que la poussière ne retombe. C’est alors qu’il entend le chant d’un oiseau. Pourtant, aucun animal terrestre n’est visible à l’horizon. L’adolescent s’interroge : ses amis moines de l’Âme du monde, ont-ils péri eux aussi ?

3.3 – Désolation

Alors que la terre a été totalement bouleversée par la catastrophe, Tenzin comprend qu’il ne trouvera aucun survivant. En outre, la montagne a tout bonnement disparu et les vestiges du monastère avec elle. Il se rappelle alors une anecdote qui lui est arrivée quelques années auparavant, lorsqu’une femme est venue au monastère s’entretenir avec les moines pour leur demander pourquoi son fils de 5 ans était mort. Alors que les moines interrogeaient l’esprit du petit garçon mort, ce dernier leur rétorqua qu’il ne souhaitait pas revenir, car il avait déjà été réincarné de nombreuses fois. À ce moment-là, le visage de Lama Tokden Rinpoché, sa précédente réincarnation lui apparaît ; il se lance immédiatement dans la recherche de son mausolée. Une fois trouvé, il découvre une lettre dans les ruines de l’édifice.

3.4 – La lettre

Cette lettre a été écrite par un lama et destinée à sa future réincarnation. Dans celle-ci, le grand sage avait anticipé sur les événements qui allaient se produire. De la même manière, il savait que quelques hommes survivraient et que Tenzin en ferait partie. Il aurait alors comme destinée de parcourir le monde et d’enseigner ce qu’il avait appris. Bien entendu, il devrait également le mettre en pratique. Le jeune homme sera amené à enseigner ces lois de la sagesse sans servir un clan ou une ethnie au détriment d’une autre. Pour conclure, la lettre se termine par une note d’espoir : “puisse ton corps rester dans la joie”.

3.5 – L’espoir

Après une nuit de repos, Tenzin part, ragaillardi pour délivrer son savoir sur la sagesse. Il repense avec tristesse à tous ses amis moines disparus. Quand il se décourage, il ânonne le prénom de Natina. C’est elle qui lui donne le courage d’avancer. Car il en est maintenant sûr, son deuxième vœu est bien de la retrouver.

Conclusion de “L’Âme du monde” de Frédéric Lenoir

  • Un livre pour déconnecter et voyager dans un monde plein de sagesse et de poésie

À mi-chemin entre la philosophie et les contes traditionnels, “L’Âme du monde” est un ouvrage captivant !

En effet, l’auteur a le talent de maintenir le suspense jusqu’à la fin de son histoire, et cela, tout en délivrant un contenu hautement philosophique. Par ailleurs, en situant son récit dans un temple au cœur du Tibet, Frédéric Lenoir nous transporte dans un univers rempli de sagesse et de poésie. En ce sens, “L’Âme du monde” est une lecture excellente pour déconnecter, imaginer et voyager !

  • Une invitation à réfléchir sur des préceptes philosophiques et spirituels universels

Frédéric Lenoir condense sa pensée philosophique en 7 principes mais il y a, en réalité, d’innombrables leçons de sagesse à tirer de ce livre. En effet, “L’Âme du monde” est une lecture qui induit de manière quasi incontournable une réflexion personnelle sur des principes qui concernent chaque être humain : l’amour, par exemple, qui a le pouvoir de réunir les êtres a priori les plus différents (on pense alors aux liens d’amour qui se tissent entre Natina et Tenzin), le sens à la vie, la recherche du bonheur, la quête spirituelle, etc.

  • Un appel à plus d’humanité ?

Dans “L’Âme du monde“, Frédéric Lenoir met en scène une histoire qui fait vivre différents personnages incarnant chacun une religion ou une croyance qui lui est propre. Et finalement les sages se découvrent beaucoup plus de points communs qu’ils ne l’imaginaient. Nous ne pouvons nous empêcher d’y voir un appel à la tolérance et un témoignage de savoir-vivre ensemble. C’est en échangeant et en partageant des expériences communes que les sages de “L’Âme du monde” ont pu se comprendre, ne pas se laisser diviser par leur religion et créer un monde qui se veut meilleur. Si de rares personnes peuvent y voir une forme de mièvrerie bien-pensante, d’autres y verront l’opportunité d’en tirer, chacun à son échelle, des clés à partager pour contribuer à plus d’humanité.

Bref, “L’Âme du monde” est un livre inspirant, essentiel et qui plus est, un énorme best-seller écrit par un auteur référent dans le domaine !

Points forts :

  • Le sentiment d’immersion totale dans un univers très propice au sujet.
  • Le style de l’auteur : captivant, clair et imagé.
  • L’histoire pleine de sagesse et de poésie.
  • L’incontournable réflexion personnelle que cette lecture suscite.

Points faibles :

  • Il faut se familiariser avec les noms des personnages, parfois un peu complexes.
  • Les sages prennent la parole chacun leur tour sans être réellement identifiés. C’est très certainement une volonté de l’auteur qui nous laisse ainsi l’entière liberté à imaginer ; cependant, on ne sait donc pas toujours qui s’exprime et cela est parfois déroutant.

Ma note :

Lame du monde - Frédéric Lenoir     Lame du monde - Frédéric Lenoir     Lame du monde - Frédéric Lenoir     Lame du monde - Frédéric Lenoir       Lame du monde - Frédéric Lenoir

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    Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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