Le pouvoir du jeûne – Maigrir, guérir, rajeunir

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Phrase-résumée de « Le pouvoir du jeûne – Maigrir, guérir, rajeunir » : À travers le fruit de ses recherches, Yéléna C. Kentish s’attachera à faire la lumière sur les connaissances actuelles d’une pratique qui fait l’objet de nombreux fantasmes, le jeûne.

Par Yéléna C. Kentish, 2018, 461 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Thierry Reid du blog Thierry Reid – Reprendre sa santé en main.

Chronique et résumé de « Le pouvoir du jeûne – Maigrir, guérir, rajeunir » de Yéléna C. Kentish :

Introduction

En guise d’introduction, Yéléna C. Kentish nous partage les moments de sa vie personnelle qui l’ont un jour amenée à expérimenter le jeûne, malgré un certain scepticisme de prime abord.

Lassée de ses problèmes de peau récalcitrants dont aucun traitement dermatologique ne vient à bout, elle se lance en désespoir de cause dans un jeûne de seize jours après avoir visionné le reportage de la chaîne ARTE « Le jeûne, une nouvelle thérapie » (de Lestrade, 2011).

Le résultat de cette expérience dépasse toutes ses espérances. Au bout de la deuxième semaine, elle ne retrouve pas seulement une peau de bébé, mais également une énergie qu’elle n’avait plus connue depuis belle lurette. En outre, elle remarque qu’un kyste sur son poignet gauche avait disparu comme par enchantement.

Yéléna entreprend alors de valider son expérience de manière objective, mais constate rapidement le manque de consensus à ce sujet au sein du corps médical français.

C’est ce constat qui donna l’impulsion à Yéléna d’enquêter pour faire la lumière sur la pratique du jeûne dans une démarche de recherche de vérité la plus rationnelle, objective et scientifique qui soit.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, elle nous livre les questions fondamentales qui donneront la direction à son enquête :

  • Le jeûne thérapeutique existe-t-il ?
  • Le jeûne est-il dangereux ?
  • Est-ce que le jeûne est contre-nature ?
  • Ou encore le jeûne est-il un phénomène commun ?
  • Quels sont les types de jeûnes ?
  • Comment maigrir avec le jeûne ?
  • L’appellation de jeûne thérapeutique est-elle justifiée ?
  • Le jeûne est-il un outil anti-âge ?

Chapitre 1 – Qu’est-ce que le jeûne ?

Définition du jeûne : acte de privation partielle ou totale de nourriture pendant un certain temps.

L’auteure rappelle que le jeûne, à notre époque contemporaine, a souvent été utilisé comme moyen de pression contre l’autorité. Est cité notamment l’exemple du Mahatma Gandhi qui aura jeûné plus de 17 fois pour exprimer son opposition à la Couronne britannique.

En se basant sur ce type d’évènements, on serait alors tenté de considérer le jeûne comme quelque chose de négatif. Le jeûne est-il pour autant obligatoirement lié à une situation anormale ?

Le jeûne dans le règne animal

L’abstinence de nourriture à plus ou moins long terme est courante chez de centaines d’espèces animales vivant en milieu naturel.

Les contextes de jeûne chez les animaux sont multiples :

  • Le jeûne de migration : On peut citer l’exemple de la barge rousse (Limosa lapponica), un oiseau pouvait parcourir jusqu’à 11 680 km d’affilée pendant environ 8 jours sans s’alimenter.
  • Le jeûne de reproduction : Certains animaux jeûnent durant la saison des amours et pendant la période d’incubation des oeufs. C’est le cas par exemple de l’oie des neiges qui s’abstiendra de manger pendant 19 à 42 jours lorsqu’elle couvera ses oeufs.
  • Le jeûne de saison : De nombreuses espèces animales choisissent de rentrer dans un état léthargique pendant parfois plusieurs mois. Il s’agit d’une stratégie de survie face à des conditions climatiques non favorables (froid ou chaud inadapté, manque de nourriture). Selon les espèces, on parlera d’hibernation (ours, chauve-souris, rongeurs, grenouilles), de brumation (serpents, lézards, tortues) ou encore d’estivation (crocodiles, amphibiens, escargots, divers insectes et vers).
  • Le jeûne accidentel : L’abstention de nourriture en cas de maladie ou de blessure est très courante chez les animaux. Après avoir observé les daims, le Dr Félix Oswald, médecin hygiéniste, constata qu’un individu malade s’isole spontanément du groupe et jeûne pendant des semaines jusqu’à rétablissement (1).
  • Le jeûne de circonstance : Les prédateurs carnivores (comme le loup, le lion ou la panthère) ne se nourrissent que quelques fois par mois, lorsque l’occasion se présente. Leurs proies n’étant pas toujours disponibles, mais également pas toujours simples à capturer.

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Une tradition venue du fond des âges

Le jeûne semble avoir traversé les multiples cultures, religions et traditions spirituelles que l’humanité a connu. On retrouve alors le jeûne :

  • Dans les religions abrahamiques (judaïsme, christianisme et islam avec notamment le ramadan). Le jeûne est considéré dans les écrits religieux comme un moyen de communion avec Dieu.
  • Dans les religions d’Extrême-Orient (hindouisme, jaïnisme, taoïsme et bouddhisme). Le jeûne contribue à la vie spirituelle et l’amplifie.
  • De bien-être (peuple Massaï de Tanzanie et du Kenya).
  • Shamanique, ascétique, initiatique, d’incubation

Note : le contexte historique de tous ces différents jeûnes est développé de manière exhaustive dans le livre.

Un outil de développement personnel

Le jeûne n’est pas seulement considéré pour des raisons religieuses ou spirituelles, mais également comme une pratique de développement personnel.

  • Le jeûne du guerrier pour renforcer le corps : À l’époque de la Grèce antique (-480 av. J.-C.), les spartiates étaient craints, en particulier pour leur endurance mentale et leur résistance physique attribuées à leur discipline de fer. Celle-ci impliquait de régulières restrictions alimentaires (parfois extrêmes). Le jeûne et les restrictions étaient également pratiqués chez les amérindiens ou encore chez les samouraïs dans le Japon féodal, pour les mêmes raisons.
  • Le jeûne élitiste pour le dépassement de soi du point de vue intellectuel : Pour les grands penseurs de l’Athènes antique, la pratique du jeûne et la modération alimentaire étaient des signes distinctifs des nations civilisés (par opposition aux barbares). Platon disait jeûner pour accroître ses performances physiques et mentales. Pour Hippocrate, père de la médecine : « Notre nourriture devrait être notre médecine. Notre médecine devrait être notre nourriture. Mais manger quand nous sommes malades, c’est nourrir notre maladie. »

Alors qu’au cours des premiers siècles de notre ère, le jeûne était reconnu comme un outil thérapeutique holistique, celui-ci est progressivement relayé au rang d’instrument de pénitence. On ne jeûne alors plus pour se soigner ou pour améliorer les capacités de son corps, mais pour expier ses péchés et pour plaire à Dieu.

Il faudra attendre notre époque moderne pour voir le jeûne thérapeutique renaître de ses cendres.

Chapitre 2 – Qu’est-ce que le jeûne thérapeutique ?

Les recherches du Dr George Cahill Jr au cours du XXè siècle ont permis de faire la lumière sur le métabolisme du glucose et de comprendre comment l’ancêtre de l’homme moderne a pu survivre à des périodes de famine.

En effet, le chasseur-cueilleur ne pouvait avoir un accès régulier à la nourriture et était confronté à deux problèmes majeurs : survivre en cas de disette et avoir suffisamment d’énergie pour partir en quête de nourriture le ventre vide.

Les 3 formes de stockage d’énergie

Les glucides (encore appelés sucres ou parfois hydrates de carbone) sont la première réserve d’énergie. Ils sont stockés sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Ils ont toutefois une capacité de stockage limitée par le foie et la masse musculaire et possèdent une densité énergétique qui n’est que de 4 kcal/g.

Les protéines sont la seconde forme d’énergie. Composés d’un ensemble d’acides aminés, elles agissent dans la construction et le renouvèlement des muscles, organes et glandes. Les protéines en excès sont éliminées dans l’urée car elles ne peuvent pas être stockées. Elles possèdent une densité énergétique équivalente à celle des glucides : 4 kcal/g.

Les lipides (graisses ou triglycérides) sont la troisième forme d’énergie. C’est l’énergie de stockage par excellence. Leur densité énergétique est plus de deux fois plus importante que celles des glucides et des protéines : 9 kcal/g.

Une fois la nourriture absorbée, on peut distinguer 3 états successifs dans l’organisme :

  1. L’état nourri correspondant à la digestion des aliments (durée : 3 à 8 heures).
  2. L’état post-absorptif correspondant à l’assimilation et l’utilisation des nutriments (durée : 12 à 18 heures).
  3. L’état de jeûne. Celui-ci peut être de durée courte (un à trois jours) ou long (plus de trois jours). Les mécanismes d’adaptation étant différents selon la durée.

Le métabolisme lors du jeûne court

Lors d’un jeûne court (environ 24 heures), le cerveau et les nerfs peuvent encore utiliser le glucose à partir des réserves de glycogène (ou produit en interne à partir des graisses ou des protéines).

Les organes comme le coeur, les reins et les muscles squelettiques quant eux pourront utiliser les acides gras libérés dans le sang (ou les corps cétoniques en partie).

Le foie est au centre du processus adaptatif en cas d’absence de nourriture, car il se charge de créer (ou de convertir) le glucose, le glycogène et les acides gras.

Le Dr Cahill a montré que l’organisme cherchait à économiser au maximum la destruction des protéines via un circuit métabolique appelé le cycle de Cori (3).

Le métabolisme lors du jeûne long

Lorsqu’un individu se trouve confronté à une abstinence alimentaire prolongée, l’organisme compense l’absence de glucose par la génération de corps cétoniques (β-hydroxybutyrique et acétoacétate) produits par le foie à partir des cellules adipeuses.

En théorie, tant qu’une personne possède un stock de réserves de graisses suffisant, elle peut donc s’abstenir de manger. Un stock de 12 à 16 kg de graisses permet une survie jusqu’à trois mois (3). Le Dr Cahill confirme qu’une personne obèse est en mesure de jeûner plusieurs mois (4).

  • Le carburant du cerveau

Lors d’un jeûne long, le cerveau est nourri à 75 % par les corps cétoniques, et à 25 % par le glucose. Les 25 % de glucose étant produits par le foie à partir de composés non glucidiques (néoglucogenèse).

  • Évolution du catabolisme des protéines

Durant les 48 premières heures de jeûne, la néoglucogenèse se fait essentiellement à partir des protéines. Il peut donc en résulter un début de fonte musculaire qui seront régénérés à la réalimentation.

Après 3 jours de jeûne, le catabolisme des protéines diminue fortement en même temps que la production de corps cétoniques augmente, ce qui permet au tissu musculaire de se maintenir pendant un temps d’abstinence alimentaire potentiellement long.

  • Rôle de l’insuline pendant le jeûne

L’insuline a 4 fonctions essentielles pendant un jeûne qui sont de maintenir :

    • L’équilibre du sucre sanguin ;
    • Un stockage optimal du glycogène ;
    • Un apport optimal de protéines pour les enzymes et les muscles ;
    • La réserve de protéines, essentielle pour la survie, en utilisant de multiples voies métaboliques (5) ;

Les 5 phases métaboliques du jeûne long

D’après les observations du Dr Cahill, le métabolisme évolue en cinq phases successives durant un jeûne long (6) :

  1. De 0 à 4 heures après le dernier repas. Le glucose est absorbé et le niveau d’insuline s’élève.
  2. Entre 4 et 16 heures. Le glucose est dépensé. Le processus de néoglucogenèse commence à s’intensifier.
  3. Entre 16 et 32 heures. La néoglucogenèse s’intensifie encore pour finir par se stabiliser avec la fin des réserves de glycogène. Le niveau d’insuline commence à diminuer.
  4. De 32 heures à 24 jours. La néoglucogenèse commence à diminuer de manière importante. Le corps utilise de plus en plus efficacement les corps cétoniques comme carburant principal, ce qui lui permet d’économiser sa masse musculaire.
  5. Le corps est maintenant parfaitement adapté à l’utilisation des corps cétoniques comme carburant principal. La néoglucogenèse se poursuit mais à un niveau faible. L’individu peut théoriquement continuer à jeûner tant que ses réserves de graisses sont suffisantes.

Quand le jeûne devient-il thérapeutique ?

Trois évènements doivent avoir lieu pour pouvoir qualifier un jeûne de thérapeutique.

  1. La cétose. À ne pas confondre avec l’acidocétose qui ne concerne que les diabétiques type 1 non traités. De nombreuses études ont démontré l’efficacité des corps cétoniques pour améliorer de nombreux états pathologiques et troubles métaboliques (7). Le temps d’adaptation à la cétose peut être variable selon les personnes, car il dépend du niveau de sensibilité à l’insuline.
  2. La crise d’acidose. Une augmentation de l’acidité est nécessaire pour déclencher les effets thérapeutiques de l’autophagie. Celle-ci est en partie générée par l’augmentation des corps cétoniques dans le sang. (8)
  3. L’autophagie (ou autolyse). Il s’agit d’un mécanisme de nettoyage et de recyclage des composants usés. L’importance de l’autolyse dans le maintien de la santé est désormais reconnue au niveau scientifique. On sait par exemple qu’un dysfonctionnement du mécanisme autophagique est responsable de nombreuses maladies chroniques et de cancers (9).
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L’autophagie se produit en réponse à un stress physiologique, par exemple :

autophagie stress physiologique jeûner en sécurité

  • Diminution importante de l’apport en oxygène ;
  • Pratique d’exercices physiques de moyenne ou haute intensité ;
  • Forte réduction de la consommation de glucides et de protéines ;
  • En jeûne.

Pour comprendre en quoi le stress n’est pas nécessairement quelque chose de négatif, il faut s’intéresser à la notion d’hormèse.

Chapitre 3 – L’hormèse

Qu’est-ce que l’hormèse ?

L’hormèse est le processus biologique dans lequel une petite quantité d’un agent nuisible engendre une réaction bénéfique de l’organisme conduisant celui-ci à s’améliorer. (10)

hormese éliminer les toxines avec le pouvoir du jeûne

On peut distinguer deux étapes dans ce processus :

  1. L’action du facteur de stress (générant un inconfort ou une blessure) ;
  2. La réaction des cellules qui, en se modifiant, font évoluer l’organisme.

L’auteure cite comme exemples de facteurs de stress, parmi les plus courants : les dépenses énergétiques (activités physiques ou intellectuelles), les restrictions caloriques, le jeûne, l’hypoxie, le chaud et le froid, les toxines, les médicaments, les drogues.

Le jeûne, l’hormèse par excellence

Le jeûne est un facteur de stress important qui rentre parfaitement dans le cadre de l’hormèse. (11)

Poussés à l’extrême, les restrictions alimentaires et le jeûne peuvent provoquer de sérieux dommages, voire le décès prématuré. Mais à l’inverse, un jeûne de durée limitée ou périodique renforce l’organisme, retarde le vieillissement, améliore la résistance aux maladies et augmente la longévité (11) (12) (13).

L’hormèse s’explique très bien dans un contexte naturel. Les capacités d’adaptation de nos ancêtres vivant en milieu naturel étaient régulièrement stimulées par les conditions environnementales changeantes telles que la météo, par l’ingestion de certaines toxines en petite quantité (dans l’eau ou dans les végétaux par exemple), mais aussi par l’absence temporaire d’accès à la nourriture.

Chapitre 4 – Le jeûne hydrique (ou jeûne à l’eau)

Le Dr Youri Nikolaïev (1905-1998) est un médecin russe, il est considéré comme le plus grand spécialiste du jeûne hydrique. Ayant fait pratiquer le jeûne à l’eau à des milliers de patients depuis les années 1950, il définit celui-ci en 5 étapes importantes.

La durée de ces différentes étapes peut toutefois être variable en fonction des individus.

Les 5 étapes du jeûne hydrique ou jeûne à l’eau selon le Dr Nikolaïev

  1. Excitation. Durant en moyenne 2 à 3 jours, la personne peut ressentir une certaine irritabilité dû à la privation soudaine de nourriture. On perd entre 800 à 1 kg par jour, mais il s’agit essentiellement d’eau et de glycogène.
  2. Crise d’acidose. Entre le 3è et le 5è jour. L’envie de s’alimenter s’arrête, mais des symptômes désagréables peuvent apparaître dû à l’augmentation d’acidité dans le corps (haleine fétide, langue blanchâtre, fatigue, nausées…).
  3. Compensation et l’équilibre. Entre le 4è et le 7è jour. L’organisme est maintenant parfaitement adapté aux corps cétoniques. Les symptômes désagréables tendent à diminuer, et un bien-être (voire dans certains cas une euphorie), peuvent s’installer. La langue tend progressivement à redevenir rose. Le jeûneur perd environ 200 g par jour. Une seconde crise d’acidose, moins intense que la première, peut se manifester entre le 17è et le 23è jour.
  4. Rupture du jeûne. Étape cruciale pour la réussite du jeûne. La nourriture doit être réintroduite de manière progressive pour laisser au corps le temps de réadapter ses fonctions à la nourriture. On recommande notamment de commencer par des jus dilués, avant de passer sur des fruits entiers et légumes cuits. La période de réadaptation alimentaire devrait durer la moitié de la durée du jeûne (7 jours pour un jeûne de 14 jours).
  5. Réalimentation. Passé le 7è jour de réalimentation, l’appétit et les paramètres physiologiques comme la pression sanguine ou la glycémie reviennent à la normale. Les symptômes ont alors disparu et l’humeur est bonne et stable. Ce sont les critères qu’utilise le Dr Nikolaïev pour savoir si un jeûne est réussi.

Différentes variantes et points de vue

L’auteure mentionne l’existence de nombreuses variantes du jeûne hydrique, mais aussi des divergences sur la méthodologie.

Par exemple, le naturopathe Herbert Shelton (1895-1985), connu pour avoir supervisé environ 40 000 jeûnes, considère la nécessité impérieuse d’être au repos afin de ne pas puiser dans les réserves d’énergie inutilement.

À l’inverse, le médecin allemand Otto Büchinger (1878-1966), qui créa sa propre clinique de jeûne en Allemagne dans les années 1920, considère les exercices physiques recommandés car favorisant la circulation et augmentant l’excrétion par la peau des toxines au travers de la transpiration. Le Dr Youri Nikolaïev est du même avis et considère l’inactivité néfaste.

le jeûne hydrique ou jeûne à l'eau bienfaits

Au-delà des différences de points de vue sur les protocoles, le fait est que les vertus thérapeutiques du jeûne sont maintenant largement avérées et documentées. L’équipe de médecins officiant à la clinique Büchinger a répertorié les pathologies ayant fait l’objet d’études favorables pour le jeûne thérapeutique (14).

Les 10 recommandations de Yéléna C. Kentish sur la pratique du jeûne hydrique

Devant la multiplicité des méthodes de jeûnes, l’auteure nous présente sa propre synthèse des recommandations générales à prendre en considération lorsqu’on se lance dans un jeûne hydrique.

  1. Préparation psychologique. Se renseigner suffisamment avant de faire un jeûne pour pouvoir anticiper les réactions de l’organisme et vérifier si le jeûne est adapté à notre cas.
  2. Préparation physique. Se renforcer en se basant sur le principe de l’hormèse en commençant par des jeûnes courts ou intermittents avant d’entreprendre des jeûnes plus longs.
  3. La préparation alimentaire. Modifier et alléger son alimentation une semaine avant son jeûne est conseillé. Privilégier les aliments frais, fruits et légumes. Limiter les protéines et sucres concentrés.
  4. Quelle eau boire ? Yéléna ne donne pas de recommandations particulières si ce n’est de choisir une eau dont le goût convienne. Elle déconseille cependant l’usage de l’eau distillée.
  5. Quelle quantité d’eau boire ? Pour l’auteure, il n’y a pas de quantité fixe. La soif peut être un peu plus présente les 3 premiers jours avant de se calmer.
  6. Boire autre chose que de l’eau ? Certains jeûnent en buvant du thé ou des infusions. L’auteur met en garde contre les goûts sucrés qui peuvent stimuler l’insuline. Il est éventuellement possible d’utiliser des bouillons. Ces derniers doivent être faits maison.
  7. Gérer la faim. La faim peut se manifester les premiers jours, mais devrait se calmer en principe une fois l’organisme correctement branché sur son carburant cétonique. J’ai écrit un article très apprécié à ce sujet que vous pourrez consulter sur mon site : Comment jeûner sans jamais avoir faim ?
  8. Jeûner au lit ? L’auteure recommande de ne pas être dogmatique sur ce point. Une fois la phase d’adaptation passée, il est tout à fait possible de continuer à jeûner en poursuivant ses activités quotidiennes.
  9. L’épreuve de la douleur. Le vécu du jeûne est tout à fait personnel. Le jeûne reste néanmoins une épreuve. Ce n’est pas une partie de plaisir, mais une invitation à sortir de sa zone de confort pour se dépasser et devenir une meilleure version de soi-même.
  10. Ce sont des recommandations. Yéléna précise qu’elle a réalisé son premier jeûne sans aucune préparation alimentaire. Les recommandations ne sont donc pas des impératifs absolus. Néanmoins, si vous n’êtes pas en bonne santé, elles représentent des mesures de sécurité bienvenues.

Chapitre 5 – Le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent consiste à alterner de manière quotidienne des périodes de jeûne et des périodes d’alimentation. Parmi toutes les variantes que l’auteure mentionne, les plus connues sont le jeûne 16/8 (16 heures de jeûne et 8 heures d’alimentation par jour) et la Warrior Diet (un repas principal par jour).

L’efficacité du jeûne intermittent réside dans sa régularité. Il faut le pratiquer sur le long terme pour en tirer tous les bénéfices.

Quels sont les bénéfices du jeûne intermittent ?

Yéléna C. Kentish fait ici une précision importante. Une erreur souvent commise consiste à confondre les effets du jeûne intermittent avec ceux que procurent les jeûnes périodiques.

Bien qu’ayant des effets bénéfiques sur certains aspects (amélioration de la sensibilité à l’insuline notamment) (15), le jeûne intermittent ne procure pas les mêmes niveaux d’autophagie, de réparation et de régénération cellulaires que les jeûnes de plusieurs jours consécutifs.

les bienfaits et le pouvoir du jeûne intermittent vs périodique

La réalimentation en jeûne intermittent

Yéléna donne deux recommandations importantes à ne pas négliger après le jeûne journalier au moment de la reprise alimentaire.

Tout d’abord, la première est de faire attention à ne pas tomber dans la crise boulimique durant la phase de réalimentation. Ce problème peut survenir en particulier si l’on souffre de résistance à l’insuline et que l’on rompt son jeûne avec beaucoup des glucides. Il est donc en général plutôt conseillé de commencer par des légumes, graisses et protéines.

La seconde recommandation est de manger suffisamment (à sa faim) pendant la reprise. En effet, si la restriction alimentaire a des bénéfices, elle ne doit jamais être chronique.

Chapitre 6 – Le jeûne sec

Le jeûne sec est l’acte de privation de nourriture et d’eau durant un certain temps.

Etant donné son niveau sévérité, le jeûne sec ne peut être pratiqué que quelques jours et toujours au repos. Les résultats sont alors spectaculaires.

Le jeûne sec selon le Dr Filonov

Le Dr Filonov, spécialiste du jeûne sec, possède un centre de jeûne près du fleuve Katoun en Russie. Il détermina les différentes phases successives durant un jeûne sec, tout comme le fit le Dr Nikolaïev pour le jeûne hydrique (voir chapitre 4).

Ces étapes sont globalement les mêmes qu’en jeûne hydrique (excitation, crise d’acidose, etc.). Elles sont cependant ici plus courtes et généralement plus intenses.

Principaux mécanismes thérapeutiques du jeûne sec

Le besoin d’adaptation de l’organisme provoqué par le jeûne sec entraîne une dégradation trois à quatre fois plus rapide des graisses qu’avec le jeûne hydrique.

S’en suit une cascade de réactions tout au long du jeûne :

  • Autolyse (ou autophagie) ;
  • Apoptose ;
  • Acidification ;
  • Fièvre ;
  • Réaction anti-inflammatoire ;
  • Stimulation du système immunitaire ;
  • Amaigrissement rapide et efficace ;
  • Génération de cellules souches ;
  • Rajeunissement des cellules.

Un jeûne sec de longue durée ?

En tant que débutant, il est conseillé de s’en tenir à des jeûnes secs d’un ou deux jours au maximum. Mais pour un organisme correctement préparé, il est possible de le pratiquer jusqu’à une dizaine de jours sans risque de déshydratation.

Contrairement à une croyance répandue, l’homme peut survivre sans apport d’eau bien plus de 3 jours. Pour la bonne et simple raison que de l’eau endogène (dite métabolique) de très haute qualité est, dans certains cas, fabriquée à partir de nos propres réserves.

Des études ont en effet montré que le glycogène et la graisse peuvent servir de réserve d’eau en cas de raréfaction de celle-ci (16). Cela explique non seulement pourquoi le jeûne sec est possible, mais également pourquoi il est plus efficace que le jeûne hydrique à durée équivalente, le catabolisme des tissus étant amplifié.

Mais parce qu’il est plus efficace, donc plus « violent » (plus catabolique), il doit aussi se pratiquer avec plus de discernement et exige une préparation adéquate.

Préparation au jeûne sec long

D’après le docteur Filonov, le jeûne sec long peut générer des gaz de fermentation toxiques (tels que l’hydrogène sulfuré). Ces endotoxines empoisonnent le sang et doivent alors être éliminées par les organes extracteurs (poumons, peau…) ce qui peut générer de l’inconfort. Préparer le corps permet d’adoucir le processus d’évacuation des toxines et de rendre le jeûne sec plus supportable.

La préparation peut se dérouler sur plusieurs mois et consiste en un ensemble de mesures : une amélioration de la qualité de l’alimentation, des phases de restrictions caloriques et de jeûnes hydriques (ou de jeûnes secs réguliers de très courtes durées).

La rupture du jeûne sec

Tout comme pour le jeûne hydrique, la phase de réalimentation après un jeûne sec est cruciale et fait partie intégrante du jeûne.

L’auteure illustre cette importance en prenant l’exemple du ramadan (qui est un jeûne sec quotidien). Chaque année, les journaux musulmans rapportent une augmentation des gastro-entérites et autres problèmes intestinaux survenant juste après la rupture du jeûne au coucher du soleil.

Dans le cadre d’un jeûne sec de plusieurs jours, le Dr Filonov recommande de boire deux litres d’eau plate très lentement en gardant chaque gorgée aussi longtemps que possible dans la bouche. La phase de réhydratation doit durer au moins deux heures.

Après cette phase seulement, on pourra appliquer les mêmes recommandations de sortie de jeûne qu’en cas de jeûne hydrique et commencer à se réalimenter progressivement (voir chapitre 4).

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Le jeûne sec, pratiqué de manière périodique et sans excès, peut à terme engendrer de nombreuses améliorations de la santé, entre autres : meilleure résistance au froid, amélioration de la vue, amélioration de la pression artérielle, disparition de la mauvaise haleine, rajeunissement cellulaire de 10 à 15 ans. (8)

Des preuves scientifiques pour le jeûne sec ?

Le Dr Papagiannopoulos et son équipe de chercheurs ont supervisé une étude d’un jeûne sec de cinq jours sur dix personnes. Cinq hommes et six femmes en bonne santé apparente, âgés de 19 à 66 ans, ont été suivis pendant dix jours au total (2 jours avant le jeûne, pendant le jeûne et 3 jours après la fin du jeûne). De nombreux paramètres métaboliques ont été contrôlés pendant le suivi.

L’étude conclut non seulement à l’innocuité de l’expérience, mais constate également une amélioration considérable des fonctions rénales. (17)

Il n’a pas été effectué de préparation particulière pour cette expérience, mais il faut prendre en compte que les participants étaient en bonne santé, ce qui n’est pas toujours le cas des personnes qui souhaitent expérimenter le jeûne.

Ces résultats sont encourageants même s’il faut admettre que les études sur le jeûne sec sont encore peu nombreuses si on les compare avec l’abondante littérature scientifique disponible sur le jeûne hydrique.

Les 10 recommandations de Yéléna C. Kentish pour un jeûne sec de 3 à 5 jours

L’auteure rappelle que l’efficacité du jeûne sec ne doit pas occulter sa dangerosité potentielle… Voici ses dix recommandations.

  1. Bien se renseigner, pour savoir à quoi s’attendre. Le jeûne sec peut être contre-indiqué dans le cas de certaines pathologies avancées (problèmes rénaux importants, diabète de type I).
  2. Pratiquer le jeûne hydrique quelques jours avant d’entamer un jeûne sec.
  3. Baisser sa consommation de protéines dix jours avant, ainsi que les sucres « rapides » (on parle de mauvais sucres ici, autre que ceux contenus dans les fruits et légumes) et les stimulants comme le café.
  4. S’entraîner en faisant de petits jeûnes secs réguliers (1 à 2 jours).
  5. Commencer son jeûne avec un verre d’eau tiède dans lequel est dissous une cuillère de bicarbonate de soude pour diminuer l’acidité.
  6. Pratiquer une activité physique douce pendant le jeûne (marche, exercice de respiration) car rester allongé pendant 3 jours peut augmenter l’acidité. Faire une sieste si besoin.
  7. La sensation de soif peut éventuellement être soulagée avec des bains de bouches froids ou douches froides. Avoir la bouche sèche est normal, mais la production de salive doit toujours être présente (si ce n’est pas le cas, le jeûne doit être stoppé).
  8. À la rupture du jeûne, boire un litre d’eau très lentement, par petites gorgées.
  9. Se réalimenter avec des jus de légumes dilués, puis des bouillons ou soupes, avant de réintroduire des aliments solides.
  10. Ce sont des recommandations. Yéléna n’a pas fait de préparation particulière et son premier jeûne sec de 68 heures s’est très bien passé. Il ne s’agit donc pas de règles absolues mais de précautions.

Vous souhaitez en savoir plus sur le jeûne sec ? Je vous recommande la lecture de mon article : Pourquoi je préfère le jeûne sec au jeûne hydrique ?

Chapitre 7 – Jeûner pour maigrir

Pourquoi a-t-on du mal à maigrir ?

Faut-il manger moins et se dépenser plus pour maigrir ? Les connaissances récentes sur le métabolisme nous permettent aujourd’hui de considérer cette théorie comme trop simpliste.

L’un des problèmes clairement identifiés dans les problèmes de surpoids est la résistance à l’insuline.

  • Qu’est-ce que la résistance à l’insuline (ou insulinorésistance) ?

Les cellules chargées d’absorber le glucose ont besoin d’insuline. Lorsque ce mécanisme est sollicité de manière trop fréquente et trop intense, il finit par s’user avec les années. Les cellules deviennent alors résistantes à l’insuline. Elles ont besoin de plus d’insuline pour absorber une quantité équivalente de glucose.

À terme, cela conduit à des niveaux d’insuline chroniquement trop élevés, un épuisement du pancréas et des problèmes de glycémie (diabètes).

Un niveau d’insuline élevé empêche d’aller puiser dans ses réserves de graisses. La perte de poids devient alors impossible.

  • Inverser le processus de résistance à l’insuline

De nombreuses études sur les animaux et humains montrent que la résistance à l’insuline est réversible, notamment grâce à la pratique régulière d’exercices physiques à haute intensité (18), aux diètes faibles en glucides (19) ou au jeûne intermittent (20).

Maigrir durablement avec le jeûne intermittent

L’efficacité du jeûne intermittent réside dans le maintien d’un niveau bas d’insuline. Ainsi, plus la période de jeûne est longue, moins l’insuline est sollicitée. La mobilisation des triglycérides du tissu adipeux serait la plus importante avec un jeûne intermittent de 18 à 24 heures (21).

Les premiers jours, il peut être nécessaire de limiter la consommation de glucides à indice glycémique élevé durant la phase de réalimentation.

Un autre élément à prendre en compte est l’exercice physique intense de courte durée (entraînement fractionné). Combiné au jeûne intermittent et pratiqué durant la phase de jeûne, il permet d’accélérer la perte de poids.

Maigrir avec le jeûne hydrique

comment maigrir avec le pouvoir du jeûne hydrique

Le jeûne hydrique (plusieurs jours consécutifs) demandera plus de motivation qu’un jeûne intermittent à cause du stress généré par les changements métaboliques à partir du 3è jour (voir chapitre 4).

Ainsi, l’auteure conseille de passer sur un jeûne intermittent à partir du 10è jour de jeûne, la perte de poids diminuant à 200 g par jour environ à partir de ce moment-là.

Maigrir avec le jeûne sec

Le jeûne sec est le moyen le plus rapide pour perdre de la graisse (voir chapitre 6). Néanmoins, l’auteure rappelle qu’un jeûne sec peut être très désagréable si l’on ne s’est pas habitué au jeûne hydrique auparavant.

Se réalimenter sans grossir

L’une des craintes récurrentes est de reprendre le poids perdu après la fin du jeûne.

L’auteure rappelle l’importance de repartir sur un modèle alimentaire qualitatif après le jeûne. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, le jeûne ne vous immunisera pas en cas de retour à une mauvaise hygiène de vie quotidienne.

Chapitre 8 – Jeûner pour guérir

Bien que le jeûne thérapeutique ait été validé dès les années 1950 en Russie, il faudra attendre les années 2010 pour qu’il revienne sur le devant de la scène aux États-Unis.

Le 5 juin 2014, une étude conduite par l’équipe du professeur Valter Longo conclut qu’un jeûne de trois jours renouvelle entièrement le système immunitaire. Ces résultats, qui seront confirmés par trois autres études indépendantes, sont largement médiatisés et font l’effet d’un électrochoc généralisé (22). Le jeûne commence alors à se fait de plus en plus connaître, notamment auprès du grand public.

Le jeûne efficace contre toutes sortes de pathologies

L’auteure mentionne des dizaines d’études de cas témoignant d’améliorations, voire d’inversion, dans nombre de pathologies chroniques après un ou plusieurs cycles de jeûnes (diabètes, syndrome métabolique, épilepsie, autisme, inflammation chronique, sclérose en plaques, asthme, infertilité, maladies cutanées, etc.).

En outre, le jeûne permet d’accélérer la guérison des blessures et de diminuer les effets des substances toxiques. Des études rapportent une meilleure résistance face aux effets néfastes de la chimiothérapie en cas de cancer. Dans de nombreux cas, des cycles de jeûne sans chimiothérapie ont même été aussi efficaces que la chimiothérapie pour faire reculer les cellules cancéreuses (24).

Comment le jeûne permet de régénérer les organes

Lors d’un jeûne, les organes diminuent en taille en éliminant leurs parties viciées (processus d’autophagie). C’est au moment de la réalimentation que les cellules souches se régénèrent et permettent le renouvellement des organes. (22)

Les cellules souches ont le potentiel de se différencier en n’importe quelle cellule du corps. Des chercheurs ont réussi à faire pousser de nouvelles dents chez les souris en utilisant leurs propres cellules souches. (23)

On comprend alors mieux pourquoi le jeûne semble donner des résultats aussi spectaculaires dans une si grande diversité de pathologies.

Chapitre 9 – Le jeûne sec : la thérapie par la fièvre, un remède oublié ?

Le Dr Filonov supervise des jeûnes secs depuis plus de vingt ans et a pu constater de nombreux cas de guérison. Pour lui, le jeûne sec est sans conteste le moyen de guérison le plus puissant qui soit.

En quoi le jeûne sec est-il supérieur au jeûne hydrique ? Principalement du fait qu’il engendre plus rapidement un état d’hyperthermie (ou fièvre).

Dans ce chapitre, Yéléna C. Kentish étaye plusieurs éléments historiques appuyant le fait que l’hyperthermie a toujours été considéré comme un facteur de guérison.

Cette connaissance des peuples sur la thérapie par la chaleur peut être résumée dans cette phrase attribuée à Hippocrate ou Parménide : « Donne-moi le pouvoir de créer une fièvre et je guérirai n’importe quelle maladie. »

Que nous dit la science à ce sujet ?

  • La fièvre est un élément indispensable à l’élimination des virus dans l’organisme (25).
  • Les cellules cancéreuses sont plus vulnérables à la chaleur que les cellules saines (26).
  • Un nombre croissant d’études montrent que la fièvre stimule et renforce le système immunitaire (27).

bénéfices de la fièvre pour votre santéAinsi, en plus des caractéristiques propres au jeûne que sont l’autophagie (destruction des tissus malades) et le renouvellement des organes, le jeûne sec, en favorisant l’hyperthermie, optimiserait l’élimination des pathogènes, le renforcement du système immunitaire et le retour à l’homéostasie. (28)

Chapitre 10 et 11 – Témoignages de guérisons en jeûne hydrique et sec

Les deux chapitres suivants retransmettent de nombreux témoignages de retour à la santé − dont certains appuyés par des certificats médicaux − après des jeûnes hydriques, intermittents ou secs.

Les études de cas sont variées et concernent autant des pathologies avancées (cancer, leucémie, rectocolite, endométriose, athérosclérose, etc…) que bénignes (problèmes cutanés, témoignages de rajeunissement).

Ces témoignages sont extrêmement intéressants mais leur intérêt réside surtout dans la transmission du vécu de leurs auteurs avec leurs propres mots. Je ne peux donc que vous encourager à vous procurer l’ouvrage de Yéléna C. Kentish pour en prendre connaissance.

Chapitre 12 – Jeûner pour rajeunir

Les causes possibles du vieillissement

La raison pour laquelle nous vieillissons fait l’objet de multiples théories. Il y a plus de 300 hypothèses qui tentent d’expliquer le vieillissement à ce jour. (29)

L’auteure mentionne notamment les hypothèses suivantes  :

  • De l’usure : chaque organe serait soumis à une détérioration progressive en raison de facteurs externes (environnement, alimentation, stress…) ;
  • Des radicaux libres : l’organisme vieillirait en raison de l’accumulation de radicaux libres, ces derniers provoquant un stress oxydatif attaquant l’ADN et les membranes des cellules ;
  • De l’accumulation de déchets : le vieillissement serait la conséquence d’une accumulation de sous-produits (déchets) du métabolisme infligeant des dommages aux molécules ;
  • Neuroendocrine : il est constaté une chute du niveau de production d’hormones avec l’âge, ce qui est en lien avec la plupart des maladies dites « de vieillesse » ;
  • De l’ADN : notre longévité serait programmée par notre code génétique ;
  • Immunologique : le déclin programmé du système immunitaire (jouant un rôle clé dans le maintien d’une bonne santé) serait responsable de la vieillesse ;
  • Des dommage somatiques à l’ADN : des dommages sont constamment causées à l’ADN, dont une partie seulement est réparée. Le vieillissement serait alors causé par une atteinte à l’intégrité génétique (accumulation de mutations).

La prééminence des hormones

Les hormones contrôlent la plupart des fonctions du corps : la faim, l’accélération ou le ralentissement du métabolisme, les cycles de sommeil, les cycles menstruels, le rythme cardiaque, l’activité rénale, l’activité sexuelle… Sans surprise, elles jouent également un rôle clé dans le vieillissement.

  • L’hypothalamus contrôlerait le vieillissement

L’hypothalamus est une région du cerveau qui contrôle les sécrétions hormonales du système glandulaire. En 2013, des expériences ont confirmé que les cellules souches de l’hypothalamus régulaient le vieillissement (30). Or on a vu précédemment que le jeûne favorisait la régénération des cellules souches.

  • L’IGF-1, une des clés du vieillissement

L’IGF-1 (littéralement facteur de croissance 1 ressemblant à l’insuline) est une hormone qui accélère la prolifération des cellules, qu’elles soient saines ou non. Pour des adultes ayant terminé leur croissance, un taux d’IGF-1 élevé provoque le vieillissement prématuré. Un jeûne de quatre jours diminue de moitié le taux d’IGF-1, le ramenant à une valeur saine. (31)

  • L’hormone de croissance, un facteur de jeunesse ?

L’hormone de croissance (HC ou GH en anglais… à ne pas confondre avec l’IGF-1 !) intervient à différents niveaux dans le métabolisme. Sa diminution va souvent de pair avec l’âge et se traduit par une augmentation de la masse grasse et une baisse de la densité osseuse et de la masse musculaire.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  La voie du Kaizen

L’HC est notamment connue comme produit dopant chez les culturistes ou plus récemment comme élixir de jeunesse chez les célébrités hollywoodiennes. De nombreuses personnalités comme Sylvester Stallone avouent s’en injecter régulièrement.

Des études confirment que l’injection d’HC amène à une diminution de la masse grasse, une augmentation de la masse maigre et une meilleure épaisseur et qualité de peau. (32)

Mais il y a un problème : ces mêmes études rapportent également une augmentation du niveau de glucose sanguin, de la rétention d’eau et de la pression sanguine… Les injections d’HC augmenteraient donc le risque de cancer, de diabète et d’accidents cardio-vasculaires.

Contrairement aux injections d’HC qui présentent donc des risques non négligeables, le jeûne permet une augmentation parfois considérable (de 300 à 2000 %) de l’HC tout en maintenant un taux de glucose bas. L’auteure cite plusieurs médecins et études allant dans ce sens. (33)

Les pouvoirs anti-âge du jeûne

Le jeûne contribuerait donc au rajeunissement de l’organisme par différents mécanismes complémentaires :

  • Autophagie (nettoyage des cellules et recyclages des composants usés) ;
  • Déstockage des graisses (qui vont être utilisées comme carburant pendant le jeûne) ;
  • Bouleversements du profil hormonal (augmentation de l’hormone de croissance, baisse de l’IGF-1…).

Chapitre 13 – Les dangers du jeûne

Dans ce dernier chapitre, l’auteure tient à préciser que le jeûne n’est pas un outil miracle applicable à n’importe qui dans n’importe quel contexte. Mal utilisé, il peut se révéler dangereux.

Pour illustrer son propos, Yéléna mentionne des cas de décès recensés suite à des jeûnes très longs. Ces accidents, bien que très minoritaires, servent bien évidemment de grain à moudre aux détracteurs de cette pratique.

Pourquoi le jeûne est potentiellement dangereux

Le jeûne, en tant qu’application du principe d’hormèse (voir chapitre 3), n’est bénéfique que dans la mesure où l’organisme parvient à déclencher les mécanismes d’adaptation en réponse au stress de l’absence de nourriture.

Mais si l’individu ne dispose pas de suffisamment de ressources (nerveuses, graisseuses), le stress peut devenir trop important et causer des dommages, voire, dans des cas extrêmes, le décès.

Cette notion que le stress pourrait être bénéfique ou néfaste en fonction de l’intensité est une des clés de compréhension en matière de santé ! Si vous souhaitez approfondir ce sujet, je ne peux que vous encourager à consulter cet article sur l’hormèse et le stress.

Le syndrome de renutrition inapproprié

L’auteure rappelle l’importance de la phase de réalimentation progressive au moment de la rupture du jeûne telle que décrite par le Dr Nikolaïev (voir chapitre 4). Cette étape, pourtant critique en cas de jeûne long, est malheureusement souvent négligée.

En effet, parmi les cas de décès accidentels mentionnés, beaucoup se sont produits non pas durant la phase de jeûne, mais pendant l’étape de réalimentation… Pour éviter tout risque mieux vaut donc suivre scrupuleusement les consignes du Dr Nikolaïev dans le cadre d’un jeûne long.

Les dérives en lien avec la pratique du jeûne

  • Les restrictions caloriques prolongées. Des expériences ont montré que les restrictions caloriques prolongées (plusieurs mois) conduisaient à une baisse du métabolisme provoquant des symptômes tels que : fatigue extrême, frilosité (même en été), baisse de l’humeur, dépression nerveuse… De plus, d’après le Dr Fung : « le jeûne déclenche de nombreuses adaptations hormonales qui ne se produisent PAS avec une simple réduction calorique. […] ». (34)
  • Les diètes cétogènes fantaisistes. Les régimes cétogènes ont montré certains bénéfices à court terme sur des pathologies comme l’épilepsie. Mais pour le professeur Valter Longo, il vaut mieux maintenir ces diètes sur des temps relativement limités et favoriser la pratique de jeûnes ponctuels. (35)
  • Le respirianisme. Popularisé dans les années 90 par l’australienne Jasmuheen, il s’agit de la croyance selon laquelle on pourrait se passer de manger et de boire en se nourrissant exclusivement de prana contenu dans l’air. L’auteure mentionne plusieurs anecdotes permettant de douter de l’authenticité de Jasmuheen et rappelle qu’aucune donnée ne permet actuellement d’aller dans le sens de cette théorie sur le plan scientifique.

Conclusion sur “Le pouvoir du jeûne” de Yéléna C. Kentish :

Le jeûne : entre réalité et scepticisme

L’auteure conclut en rappelant que le jeûne semble être la norme dans le règne animal. Les animaux se privent régulièrement de nourriture pour diverses raisons.

Le jeûne est également pratiqué depuis des millions d’années par l’homme, non seulement par tradition, pour renforcer le corps et l’esprit, mais également de manière involontaire en raison de périodes de disette forcées (les supermarchés et réfrigérateurs étant des inventions récentes à l’échelle de l’histoire de l’humanité).

Pratiqué de manière périodique ou intermittente, le jeûne impose un défi à nos cellules. C’est en relevant ce défi que se déclenche une série de mécanismes dont la finalité est une véritable régénération de l’organisme à tous les niveaux.

Alors que de nombreux travaux scientifiques prouvent la légitimité du jeûne en tant que pratique de santé, l’auteure déplore une certaine inertie de la pensée à ce sujet dans le monde médical, en particulier en France… Mais les mentalités changent petit à petit et l’intérêt pour le jeûne est croissant.

Le jeûne thérapeutique est une réalité. L’auteure apporte toutefois les nuances nécessaires à un excès d’enthousiasme dans lequel il serait facile de tomber. Le jeûne n’est pas une panacée. Pratiqué dans de mauvaises conditions ou de manière excessive, il peut également se révéler dangereux. Il s’agit donc de bien se renseigner et d’éviter toute attitude radicale ou fanatique.

Mon avis :

Yéléna C. Kentish parvient, avec un certain talent, à faire la synthèse des différentes écoles en matière de jeûne (des plus anciennes aux plus modernes) en les intégrant dans un ensemble cohérent.

Ce livre aborde non seulement LE jeûne en tant que principe général, mais également LES jeûnes en tant que méthodes aux buts spécifiques. Car tous les types de jeûnes ne se valent pas et ne produisent pas les mêmes effets.

En étant pointilleux, on pourrait reprocher à l’auteure de vouloir tellement chercher l’exhaustivité qu’elle en tombe parfois dans la redondance. Je pense notamment aux différents protocoles de jeûne intermittent cités, dont certains n’ont de véritablement différent que le nom.

On peut également saluer le travail de recherche de l’auteure qui nous permet de replacer le jeûne dans son contexte historique. Le jeûne n’a rien d’une nouvelle thérapie, comme on peut parfois l’entendre. Il se pratique depuis l’aube de temps, certes sous différentes formes, aussi bien  dans le règne animal que chez l’homme.

Ce livre conviendra autant aux néophytes souhaitant en apprendre plus sur le fonctionnement du jeûne qu’aux curieux en recherche de témoignages (deux chapitres entiers y étant consacrés).

En outre, il contient plusieurs centaines de références bibliographiques et scientifiques dans lesquelles les plus sceptiques trouveront matière à lever leurs doutes.

Vous l’aurez compris, pour moi les nombreuses qualités de ce livre le placent directement au rang de référence dans sa catégorie !

Points forts :

  • Une enquête objective, exhaustive et dénuée de tout dogme
  • De nombreux témoignages inspirants
  • Des références bibliographiques et scientifiques par centaines

Point faible :

  • Quelques redondances au fil des chapitres

La note de Thierry Reid :

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Références bibliographiques :

(1) Macfadden B & Oswald F (1900). Fasting, hydropathy and exercise. Nature ‘s wonderful remedies for the cure of all chronic and acute diseases. New York, NY: The Physical Culture

(2) Stewart, WK & Fleming LW (1973). Features of a successful therapeutic fast of 382 days’ duration. Postgraduate Medical Journal, 49(569), 203–209.

(3) Cahill Jr. GF (1970). Starvation in Man. N. Engl J Med 1970; 282:668-675 http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM197003192821209

(4) Cahill Jr. GF & Veech RL (2003). Ketoacids? Good medicine? Transactions of the American Clinical and Climatological Association, 114, 149–163. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2194504/

(5) Cahill Jr. GF (1971). Physiology of Insulin In Man: The Banting Memorial Lecture 1971. Diabetes Dec; 20(12): 785-799 http://diabetes.diabetesjournals.org/content/20/12/785

(6) Cahill Jr. GF (2006). Fuel metabolism in starvation. Annu. Rev. Nutr., 26, 1-22. https://www.annualreviews.org/doi/10.1146/annurev.nutr.26.061505.111258

(7) Cahill G Jr, Veech RL et al. (2001). Ketone Bodies, Potential Therapeutic Uses. Volume 51, Issue 4, pages 241-247. https://doi.org/10.1080/152165401753311780

(8) Filonov Ivanovich, Serguei (2008) (En russe) Сухое лечебное голодание — мифы и реальность [Le jeûne sec, Mythes et réalité. Barnaul. ISBN 978-5-9900731-7-3

(9) Jiang P & Mizushima N (2014). Autophagy and human diseases. Cell Research, 24(1), 69–79. http://doi.org/10.1038/cr.2013.161

(10) Mattson Mark P, Calabrese Edward J (2010). Hormesis (2010). A Revolution in Biology, Toxicology and Medicine. Springer

(11) Masoro EJ (2005). Overview of caloric restriction and ageing. Mech. Ageing Dev. 126, 913–922. https://doi.org/10.1016/j.mad.2005.03.012

(12) Masoro EJ (1993). Dietary restriction and aging. J. Am. Geriatr. Soc. 41, 994–999. https://doi.org/10.1111/j.1532-5415.1993.tb06767.x

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(22) Cheng CW, Adams GB, Perin L, Longo VD et al. (2014). Prolonged Fasting reduces IGF-1/PKA to promote hematopoietic stem cell-based regeneration and reverse immunosuppression. Cell Stem Cell, 14(6), 810–823. http://doi.org/10.1016/j.stem.2014.04.014

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(24) USC Leonard Davis School of Gerontology (2012). Dr. Valter Longo – Fasting Cycles Retard Growth of Tumors. Le 8 février 2012.

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(27) Calderwood Stuart K et al. (2011). How is the immune response affected by hyperthermia and heat shock proteins? International Journal of Hyperthermia, 21:8, 713-716

(28) Blatteis, Clark (2003). Fever: Pathological or physiological, injurious or beneficial? Journal of Thermal Biology. 28. 1-13. https://doi.org/10.1016/S0306-4565(02)00034-7

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(30) Zhang G et al. ( 2013). Hypothalamic programming of systemic ageing involving IKK-β, NF-κB and GnRH. Nature 497, 211–216 (09 May 2013) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3756938/

(31) Mosley, Michael (2012). Eat, Fast and Live longer. In Horizon (BBC). Première diffusion le 6 juin 2012.

(32) Rudman Daniel et al. (1990). Effects of Human Growth Hormone in Men over 60 Years Old. N Engl J Med 1990; 323:1-6

(33) Kerndt PR, Naughton JL, Driscoll CE & Loxterkamp DA (1982). Fasting: The History, Pathophysiology and Complications. Western Journal of Medicine, 137(5), 379–399.

(34) Fung Jason (2016). The calorie deception [L’illusion des calories] https://www.youtube.com/watch?v=5F5o0a4p_3U

(35) Christ Beat Cancer (2018). Dr. Valter Longo on Fasting, Longevity and the Fasting Mimicking Diet. https://www.youtube.com/watch?v=AyRcOD3f_dw&feature=youtu.be

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Le pouvoir du jeûne – Maigrir, guérir, rajeunir







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