Parler une langue couramment en 3 mois

FLUENT IN 3 MONTHS - Apprendre une langue en 3 mois - Benny Lewis

Phrase-résumée de « Fluent in 3 months » : Benny Lewis, polyglotte confirmé, a compilé dans son livre tout ce qu’on devrait savoir pour apprendre n’importe quelle langue, conseils et techniques qui propulseront votre apprentissage.

Par Benny Lewis, 2014, 256 pages.
Titre original : Fluent in 3 months

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Lauriane Copet du blog Marathon des Langues

Chronique et résumé de « Parler une langue couramment en 3 mois » :

Introduction

Dans le livre “Fluent in 3 months”, Benny Lewis nous invite à découvrir ses techniques pour apprendre à parler n’importe quelle langue. Ses conseils sont concrets et applicables immédiatement. Il nous raconte son histoire, comment il est passé de : “les langues, ce n’est pas pour moi” à être capable d’en parler plus de 12 couramment. Il nous explique pourquoi et comment chaque personne est véritablement capable d’apprendre une langue. Comment bien démarrer dans son apprentissage ? Comment mémoriser du vocabulaire rapidement ? Comment apprendre une langue en restant chez soi ? Il nous donne des conseils dédiés pour l’apprentissage de langues spécifiques comme le russe ou le japonais. Comment il est possible de passer d’un niveau intermédiaire à un niveau avancé ? Comment se faire passer pour un natif ? Comment apprendre plusieurs langues ? Quelles ressources pour qui ?

Vous trouverez votre compte dans au moins 1 des 10 chapitres quel que soit votre niveau. Il s’adresse aux débutants dans les premières pages, puis graduellement se tourne vers les niveaux intermédiaires, puis avancés, puis vers les polyglottes.

Nous allons découvrir ensemble ses conseils, mais avant je vous invite à découvrir son histoire surprenante.

  • Rien n’était gagné

Benny Lewis était mauvais en langues étrangères. Pendant ses années collège et lycée, il récoltait de mauvaises notes en allemand et irlandais (il est irlandais d’origine). Il se sentait toujours à la traîne par rapport à ses camarades, qui progressaient beaucoup plus rapidement que lui.

Son égo en a pris un coup. Il pensait ne pas avoir le gène des langues. C’était le destin. Les langues, ce n’était pas son truc. Il trouvait ça tellement injuste, qu’il décida de partir en Espagne.

Après 6 mois d’immersion pour apprendre l’espagnol –devinez la suite ?- toujours rien. Il osait à peine demander le prix de quelque chose. C’était fini. Son destin se résumait à ne parler qu’en anglais toute sa vie.

  • Polyglotte aguerri

7 ans plus tard, nous retrouvons Benny dans une soirée internationale “couch surfing” (site qui permet de trouver un “canapé” pour la nuit partout dans le monde). Il est désormais capable d’échanger avec un natif Hongrois, après seulement 5 semaines d’apprentissage. Il se dirige ensuite vers son ami brésilien, avec qui il se met à parler avec son meilleur accent carioca (de Rio de Janeiro). Il rencontre juste après un Espagnol, qui lui demande comment se passe son apprentissage du hongrois. Il passe ensuite au français, pour parler avec un couple d’amis québécois.

Au cours de cette soirée, il a aussi pu pratiquer son italien, un peu d’espéranto, les bases de son thaïlandais et a flirté en allemand.

En une soirée il a échangé dans 8 langues étrangères, sans effort pour passer de l’une à l’autre.

Comment a-t-il fait pour être capable de parler autant de langues, alors qu’a l’âge de 21 ans il ne pouvait s’exprimer qu’en anglais ? Sans parler de son départ foireux dans l’apprentissage des langues à l’école. Quel est son secret ?

Je vais vous le dire tout de suite.

Benny Lewis nous explique qu’il a simplement changé d’approche. Les 6 principes suivants, dégagés de sa propre expérience, illustrent la nouvelle approche qu’il a su adopter et, qui a radicalement changée sa manière d’apprendre.

  • Adopter la bonne approche en 6 principes essentiels, selon Benny Lewis
    1. Prendre conscience que l’enseignement traditionnel des langues étrangères n’est pas efficace. Une langue ne s’apprend pas par obligation comme n’importe quelle autre matière. Apprendre des règles de grammaire ennuyeuses pour un examen ne vous fera jamais parler une langue. Mais, trouver des moyens de communiquer avec votre ami allemand, vous poussera à apprendre la langue d’une autre manière. L’approche et l’attitude face à la langue est différente, et véritablement plus efficace que le système traditionnel imposé.
    2. Avoir une véritable source de motivation qui soit en relation avec le fait de communiquer dans cette langue. Il ne faut pas être uniquement motivé par les bénéfices que la langue peut vous apporter comme : impressionner les autres, l’ajouter à son CV, réussir un examen. Il faut une raison intrinsèque, il faut vraiment le vouloir. Le bénéfice tiré d’une langue doit être indépendant des facteurs extérieurs pour que l’apprentissage soit rapide et efficace. L’ingrédient clé est la communication. Apprenez une langue avec l’objectif de la parler.
    3. La passion est un facteur essentiel qui fait la différence entre les apprentis qui réussissent ou échouent. Il faut avoir réellement envie d’apprendre une langue. Il s’agit d’être passionné par la langue et la culture.
    4. Pour développer cette passion, il faut la vivre à 100% en s’immergeant dans l’environnement. Regardez des films, écoutez de la musique, la radio, lisez à propos de la culture, mangez selon les traditions. Entourez-vous de toutes les ressources disponibles relatives à la langue apprise. La passion se développera davantage.
    5. Soyez prêt à mettre toutes les chances de votre côté. Investissez en vous-même. Donnez-vous les moyens de réussir.
    6. Votre succès dépendra de votre attitude face à ce projet. Vous avez intrinsèquement envie de réussir. Vous avez décidé de ne pas abandonner au moindre obstacle, vous continuez malgré les plateaux et déceptions. C’est cette attitude qui vous fera aller au bout.

Benny Lewis appuie son plaidoyer sur l’attitude. La personne qui se lance dans ce projet d’apprentissage doit, avant tout, être prête à s’investir à 100%.Rassurez-vous, il a dédié Fluent In 3 Months pour vous aider à trouver la bonne attitude.

Entrons dans le vif du sujet avec les obstacles qui entravent l’apprentissage d’une nouvelle langue.

CHAPITRE 1 : Les mythes à faire tomber

Tout le monde a la capacité d’apprendre une langue. Néanmoins, ce projet est remis en question par beaucoup d’entre nous, avant même d’avoir commencé. Nous nous barrons la route avec des excuses.

Benny Lewis évoque dans Fluent In 3 Months, les 20 mythes les plus fréquents et pourquoi ils sont infondés.

Nous allons voir ensemble les 5 principaux.

1. Un adulte a plus de difficultés pour apprendre une langue

  • Pourquoi c’est faux :

Les adultes qui ont des difficultés n’est pas lié à l’âge, mais à une mauvaise méthode. D’ailleurs, en décidant que vous êtes trop vieux, vous renoncez à réussir et n’arrivez pas à apprendre une langue. C’est un cercle vicieux.

  • Votre avantage par rapport aux enfants :

D’après une étude de l’université de Haifa en Israel, l’adulte raisonne mieux qu’un enfant avec les langues étrangères. Il a une meilleure capacité d’analyse. Il sait faire des associations logiques d’un concept. De plus, il a moins d’efforts à fournir car il apprend sa deuxième langue, le cerveau connaît déjà le process.

  • L’avantage de l’enfant par rapport à l’adulte :

L’enfant n’a pas peur de commettre des erreurs alors que l’adulte s’auto-censure, de peur de dire des bêtises. Les enfants sont baignés dans la langue au quotidien par leurs parents.

2. Je n’ai pas le gène des langues

Ce gène n’existe pas. Benny Lewis en est la preuve. Aujourd’hui il s’exprime dans 12 langues, alors qu’à l’âge de 21 ans c’était une autre histoire.

La capacité de parler une langue n’est pas encodée dans notre cerveau à la naissance. Les facteurs externes de notre environnement sont eux, responsables. Notre culture nous baigne dans les langues ou non.

Dans de nombreux pays, comme la Chine, l’Inde, la Suisse, le Luxembourg ou encore le Québec, on parle couramment deux langues au minimum, et c’est tout à fait normal. Pourquoi les anglophones, ont tendance à être monolingues ? Si un anglophone était né dans l’un de ces pays, il aurait lui aussi la capacité de s’exprimer dans plusieurs langues. N’ayant, à première vue ni la nécessité, ni l’environnement, il ne parle généralement qu’anglais.

3. Je n’ai pas le temps

Est-ce que cela signifie que seulement les gens qui ne travaillent pas peuvent apprendre une langue ? Car ceux-ci peuvent y consacrer tout leur temps. La réalité est différente. La plupart des gens qui parlent une langue, ont tous une vie bien remplie. Un job, des enfants, une maison à tenir. Comment eux, trouvent le temps ?

La question est de PRENDRE le temps . Pour mener à bien un projet, il faut être prêt à se donner les moyens, vous vous souvenez ? Benny Lewis recommande de cibler les moments d’attente dans une journée : les trajets en transport en commun, les files d’attente par exemple, et les exploiter afin de travailler ses langues. Chaque moment, doit devenir une opportunité d’apprentissage, même si ce ne sont que quelques minutes par jour.

4. Je dois étudier avant de pouvoir parler

Le conseil phare de Benny est de PARLER dès le PREMIER JOUR. Il ne faut pas attendre d’être prêt, car ce jour ne viendra jamais. Il y aura toujours quelque chose à perfectionner. Cela répond à un système d’autodéfense de la peur. On a peur de sortir de sa zone confort. Alors, on procrastine en cherchant une excuse.

Il n’existe pas de meilleur moment, il faut s’y mettre dès maintenant. Il s’agit seulement d’accepter de faire des erreurs.

5. Il faut parler parfaitement dans une langue étrangère

Beaucoup de personnes associent le fait de parler une langue au fait de devoir faire des débats philosophiques, sans aucune hésitation, avec un accent parfait et 0 erreur. Mais pourquoi voir aussi loin, alors qu’on n’est pas parfait même dans notre langue maternelle ? On fait des erreurs et pourtant on l’utilise au quotidien. Avec une langue étrangère, c’est la même chose. Il faut prendre les choses dans l’ordre et viser un petit niveau de conversation dans un premier temps, et ensuite se préoccuper de se perfectionner.

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CHAPITRE 2 : Votre mission, si vous l’acceptez

  • Soyons précis

Combien de fois avez-vous décidé d’apprendre l’anglais un 1er janvier ? Combien de temps ont tenu ces résolutions ? Aussi longtemps que le champagne dans votre coupette, n’est-ce pas ?

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Tout le monde sait que les résolutions de début d’année ont une espérance de vie très courte. Pourquoi ? C’est une idée comme ça, balancée en l’air. Il y a 0 engagement, aucune direction. Un voyage sans GPS.

Pour nous tenir à notre objectif Benny Lewis nous demande d’être en mission.Il faut préparer le terrain. Nous voulons apprendre une langue. Très bien.

Alors, nous devons être spécifique par rapport à cet objectif, fixer une échéance courte et réalisable pour booster la motivation. Il s’agit de décider précisément ce que l’on veut.

  • Que veut dire “parler” ?

“Un jour, je veux parler anglais” c’est comme compter le nombre de coquillettes dans votre paquet de pâtes. Ça ne sert à rien. De plus, “un jour” ne fait pas partie des 7 jours de la semaine.

Afin de déterminer la bonne direction, il faut d’abord savoir ce que l’on entend par : “parler couramment”. Est-ce que l’on cherche à se débrouiller en vacances ou veut-on utiliser la langue dans un cadre professionnel par exemple ? Il s’agit d’être précis car dans une langue, il n’existe pas de point de repère pour savoir quand on atteint le : “ça y est je parle couramment”.

On peut néanmoins s’appuyer sur le cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Il catégorise les différents niveaux selon les références suivantes : A1, A2, B1, B2, C1, C2 .

A: niveau touriste pour se débrouiller

B2 : peut être associé au palier du “parler couramment”

C : maîtrise

  • Mini mission

Vous avez maintenant déterminé un objectif clair et précis selon vos besoins. En avançant dans ce projet : Benny Lewis souligne l’importance de se fixer des mini missions.

Une difficulté en vue ? A l’abordage ! Prenons le problème à bras le corps. Fixons un objectif à court terme pour passer au dessus de cette difficulté.

NB : Il vous est par exemple, impossible de rouler les R en espagnol, pendant une semaine obligez-vous à prononcer le mot “perro” 10 fois devant le miroir.

Les missions courtes permettent de passer des paliers en surmontant les plateaux un à un. Ça permet de se sentir réellement avancer.

De plus, il ne faut pas hésiter à faire des pauses dans l’apprentissage. Il serait fatal de faire un burn out des langues. Enfin, pour être sûr de tenir son engagement, annonçons notre mission au monde entier. Nous nous sentirons d’autant plus engagés quand on nous demandera “au fait, tu en es où avec ton russe ?”. Personne n’a envie de lâcher un “j’ai abandonné”.

  • Combien de temps pour parler une langue ?

C’est une question fréquente qui n’a pas vraiment de réponses pour plusieurs raisons. Cela dépend de l’objectif fixé initialement, le sens que l’on donne à “parler”. Mais aussi, du temps de travail consacré chaque jour.

2 heures par jour dédié à l’apprentissage, permettra probablement de parler couramment en 3 mois. Mais la réponse ne peut être aussi tranchée. Cela dépend de la langue, de la pratique de la conversation, des efforts fournis. De nombreux facteurs influencent l’apprentissage. Pour faire simple, cela dépend uniquement de vous.

Voyons maintenant comment acquérir un max de vocabulaire.

CHAPITRE 3 : Comment apprendre des TONNES de mots rapidement ?

Une langue compte énormément de vocabulaire. On peut dénombrer jusqu’à un demi-million de mots, selon les langues. Il faudrait une mémoire de savant pour mémoriser cette quantité. Notamment si on connaît plusieurs langues. Mais heureusement, il existe des raccourcis car nous n’avons pas la capacité d’assimiler autant d’informations.

En Grèce Antique, les gens avaient une très bonne mémoire. Ils n’avaient pas le choix. Les cours étaient donnés oralement, le papier était très cher. De plus, ils n’avaient pas les moyens dont nous disposons aujourd’hui. Alors, ils devaient enregistrer beaucoup de choses. Pour cela, ils utilisaient l’association d’idées- la mnémotechnie– pour une meilleure rétention des informations.

Ensuite, sont arrivés les livres, puis google. La nécessité de mémoriser s’est perdue, dans le sens où 2 secondes suffisent pour trouver une information. Notre mémoire n’est donc plus utilisée à son plein potentiel, et sa capacité s’amenuise.

Depuis la Grèce Antique, il n’ y a pas eu de révolution en matière de mémorisation. Ils avaient recours aux meilleures astuces de rétention, dont je vais vous parler dans un instant.

Pour apprendre du vocabulaire, voici les méthodes les plus efficaces :

  • L’association mot-image/histoire : le cerveau retient mieux un concept visuel qu’un simple mot formé de lettres. Il a besoin de faire fonctionner son imagination. Ce qui fonctionne encore mieux est : le ridicule.
  • Benny Lewis nous raconte que pour se rappeler du mot “gare” en français, il a imaginé Garfield (le chat) –la première syllabe de “Garfield” a la même prononciation que le mot “gare”. Il a ensuite imaginé la scène suivante : “Garfield, arriva en courant dans la gare à bout de souffle, en sueur, une valise à la main pour attraper son train. Il arriva à la dernière minute, couru, les gens le regardaient, mais il continua à courir afin de sauter dans le train pour se rendre au championnat du “manger de lasagne” à Bologne”. Benny Lewis, n’a eu aucune difficulté pour se souvenir du mot “gare”.
  • On peut aussi tout simplement chercher une image pour l’associer à un mot. Pourvu qu’elle soit drôle et ridicule.

NB : par exemple, pour mémoriser le mot “éléphant” : on peut imaginer un éléphant rose qui danse dans un magasin de porcelaine avec des écouteurs sur les oreilles, qui chante “ele ele ele”.

Vous allez sans doute nous dire que ça prend un temps dingue pour créer ce genre d’histoire. C’est vrai, Benny Lewis nous dit que c’est chronophage au début, le temps de mettre en place ce système mental. Mais, il nous indique aussi qu’avec l’habitude les histoires vont de plus en plus vite à être créées. La créativité se met en route plus rapidement. Et le mot reste imprimé dans la mémoire pour de bon.

  • La seconde méthode est la répétition espacée. C’est une méthode qui se base sur la courbe de l’oubli sous forme de “flashcards” (cartes de vocabulaire). Le cerveau sélectionne les informations, les stocke puis les oublie. La répétition espacée anticipe ce moment d’oubli. Concrètement, la carte est revue à un intervalle spécifique pour que le mot s’imprime dans notre mémoire. Il existe des applications qui fonctionnent sur ce principe. Anki, en est un exemple. L’avantage est la possibilité de faire des révisions n’importe où, n’importe quand. Et, ça ne prend que quelques secondes ou minutes depuis un smartphone.

NB : Mosalingua est une très bonne application fonctionnant aussi sur ce principe.

  • La musique est aussi une bonne technique de mémorisation. Mettez vos textes à apprendre sous format musical, vous les retiendrez davantage. C’est de cette manière que le Coran s’apprend, mais aussi l’Alphabet.
  • Une dernière astuce est le “mémory palace” –mémoire palace- c’est le fait de contextualiser des idées/mots à mémoriser dans un environnement. Par exemple, pensez à votre appartement. En l’imaginant, de mémoire vous êtes capable de faire le chemin de tête et nous dire où se place chaque chose. Il y a un grand nombre d’éléments et pourtant, nous sommes capables de retenir toutes ces informations. L’astuce est d’ajouter vos mots à mémoriser dans ce contexte. Vous faites le cheminement de votre appartement dans votre tête et vous parsemez votre appartement des mots à retenir.

NB : Par exemple, sur le meuble de l’entrée où vous posez vos clés, ajoutez le mot “LICHT”, lumière en allemand, ensuite vous allez mettre vos chaussures dans le tiroir, ajoutez le mot “Müll” dans le tiroir –poubelle en allemand. C’est incohérent, mais le cerveau assimile plus facilement des idées qui sortent de l’ordinaire. Continuez ce cheminement dans l’ensemble de l’appartement. Les informations resteront gravées plus rapidement.

  • La méthode la plus efficace pour Benny Lewis est tout simplement de parler. Mettre en pratique oralement ce qu’on apprend dans les livres ou applications. La mémorisation est efficace car, elle est active.

Partons maintenant en voyage.

CHAPITRE 4 : Qu’est-ce que la bulle de l’expat’ ?

Benny insiste beaucoup sur le fait de devoir “parler”. Le contre-pied de cela est que beaucoup utilise l’excuse de ne pas pouvoir voyager à l’étranger pour pratiquer la langue. Or, ce n’est pas l’unique solution. L’expatriation n’est pas la solution par défaut.

Il est tout à fait possible de s’immerger dans une autre culture depuis son propre pays. Il existe de nombreuses ressources pour le faire. La TV, la radio, les évènements couchsurfing.org. Benny Lewis a énormément utilisé couchsurfing pour son apprentissage des langues. Il a par exemple pu pratiquer son italien à Amsterdam, l’espéranto en Colombie..

C’est à la base un site internet qui propose de dormir gratuitement chez quelqu’un. Ce sont généralement des voyageurs de passage. C’est très international. D’où les évènements organisés pour rencontrer des personnes du monde entier.

InterNations.org et Meetup.com sont dans la même veine, ils proposent des rencontres internationales. Facebook, les forums et Italki peuvent aussi faire partie de vos ressources pour une immersion complète.

Benny Lewis marque un bémol intéressant pour ceux qui envisagent de s’expatrier. D’après son expérience, il conseille d’apprendre les bases de la langue avant de partir en immersion complète.

Car, contre toute attente, l’immersion peut retarder l’apprentissage de la langue. Il a remarqué que c’était parfois plus long d’apprendre. Car, quand on débarque en terre inconnue sans pouvoir dire un mot, le temps d’adaptation est plus long. On fait passer la vie du quotidien avant de se concentrer sur la langue.

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En effet, au début il faut réussir à s’adapter, comprendre la culture, se faire de nouveaux amis. De plus, dans ce contexte hors zone de confort, on aura tendance à se rapprocher de sa communauté qui parle la même langue et faire moins d’efforts pour apprendre la langue. Si on pratique notre langue au travail, et qu’on retrouve notre famille le soir, alors il est difficile de la pratiquer. Si en plus, on ne connait rien de la langue, la marche est très haute et on risque de se laisser porter par la facilité de rester dans notre bulle d’expatrié.

Percez cette bulle et parlez.

CHAPITRE 5 : Parlez dès le 1er jour

Le conseil numéro 1 de Benny Lewis est de parler dès le premier jour. C’est sa marque de fabrique. Il le prône comme étant le plus efficace dans l’apprentissage d’une langue. Car on passe en mode actif. Parler pousse le cerveau dans ses retranchements. Ce n’est pas facile. Et, c’est pour cette raison que la plupart des gens ne le font pas. On se dit timide, on attend d’améliorer son niveau avant de passer le cap. Mais le problème avec ceci, est qu’il y aura toujours quelque chose à améliorer. Il ne faut pas attendre d’être parfait dans la langue, car ce moment ne viendra jamais. Il s’agit de sortir de sa zone de confort et faire le premier pas.

Le plus gros risque de sauter ce pas est : de faire des erreurs. Mais, justement il faut en faire pour avancer. Notre interlocuteur n’est pas là pour se moquer, il appréciera l’effort et aura la patience d’aider.

Comment faire alors, quand on ne connaît pas du tout la langue ? Il faut d’abord accepter que les premières conversations ne soient pas du niveau d’un grand débat philosophique. Ce sera basique, mais ces basiques s’enrichiront de vocabulaire à chaque session. L’objectif est d’en dire un peu plus à chaque fois. Quand on débute dans la langue, Benny recommande de nous mettre en mode TARZAN, c’est à dire de parler simplement. Par exemple : “ moi manger ça” la phrase n’est pas correct, mais on comprend l’idée. C’est ce qui nous permettra de communiquer au début. Il ne faut pas chercher à parler parfaitement.

Quand un mot de vocabulaire ou une conjugaison nous est inconnu, ne restons pas bloqué. Il est possible de trouver des alternatives. Pour utiliser le futur par exemple, sans connaître les règles, on peut contourner avec “avoir besoin”, “vouloir”.

NB : par exemple “demain j’irai me promener avec mon chien” , on peut dire “demain je veux me promener avec mon chien’”

Concrètement pour procéder à la première session de conversation, un plan sera d’une grande aide :

  1. Planifier une rencontre avec un natif via meetup ou via skype avec Italki.
  2. Anticiper la conversation. C’est à dire, recherchez le vocabulaire susceptible d’être utilisé, ne pas se concentrer sur la grammaire, mais sur les essentiels,
  3. Prendre ses notes
  4. Avoir un traducteur à disposition

Si vous avez peur de ne pas comprendre les réponses, Benny conseille de se concentrer sur les mots clés et non sur le reste. On ne comprendra pas tout, la compréhension sera hypothétique par moment, mais c’est tout à fait normal.

Une langue complexe ? Kein problem !

CHAPITRE 6 : Comment se faciliter la vie avec des langues compliquées ?

Benny Lewis souligne dans ce chapitre les similitudes et différences entre les langues, afin de comprendre la structure pour faciliter leur apprentissage.

Il commence avec les “cognates”. Ce sont des mots qui ont une origine commune. Il y a énormément de mots similaires entre les langues. Par exemple le mot “possession” en français se traduit par : “posesión” en espagnol, “possession” en anglais. Identifier ces “cognates” est une excellente base de travail quand on débute dans une langue. On ne part pas de 0 car finalement on peut déduire le sens de nombreux mots.

Ensuite, il évoque le sujet qui fait trembler tous les apprenants : la conjugaison. Benny nous rassure sur ce point. Il nous recommande de simplifier. En utilisant que le JE/TU au début, pour pouvoir se concentrer sur le sens du verbe et non sur la conjugaison. Il est toujours possible de se faire comprendre avec ces 2 sujets uniquement, qui sont d’ailleurs les plus utilisés.

L’auteur fait un focus sur les langues latines : français, espagnol, italien, portugais, catalan, galicien. Dans ces langues, on retrouve un grand nombre de “cognates” car elles ont la même racine latine. De plus, on partage aussi beaucoup de vocabulaire avec l’anglais, dû au poids de l’histoire. Par exemple, les mots qui se terminent en “-tion” en anglais, se terminent en “-tion” en français, “–ción” en espagnol, “-zione” en italien. Les mots suivants répondent à ce principe : action, application, formation, communication.

L’approche de Benny Lewis nous montre qu’en effet, en connaissant une de ces langues, il sera d’autant plus facile d’apprendre les autres. Car, on part sur une bonne base de départ.

Dans la même idée, on retrouve le schéma avec les langues germaniques. Ayant comme branche, l’anglais. Les points communs sont partagés par le : néerlandais, norvégien, islandais, danois, suédois, afrikaans. Par exemple pour le mot “pomme” :

apple => anglais

apfel => allemand

appel => néerlandais

apple => suédois

Les langues slaves : tchèque, polonais, russe, slovaque, ukrainien , serbe sont des langues intimidantes de par leur grammaire. Un mot peut se décliner en 6 ou 7 versions, voire plus. Il ne faut surtout pas toutes les apprendre dès le début au risque de stagner trop longtemps. Il faut d’abord s’habituer à cette structure et comprendre les rouages. Bien qu’intimidantes, ce sont des langues logiques. Les préfixes permettent une grande flexibilité de la langue sans pour autant bien la connaître. Il s’agit de prendre conscience de ce genre d’alternatives pour faciliter l’apprentissage.

Les langues phonétiques telles que : arabe, russe, coréen, grecque, sont également des langues intimidantes de par leurs différents alphabets. Benny Lewis nous dit qu’il existe souvent un nombre de caractères astronomiques mais insiste sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de tous les apprendre. Tout comme dans une langue latine, il n’est pas nécessaire d’apprendre tout le vocabulaire. Il s’agit simplement d’apprendre les plus utilisés.

Il évoque également les langues “tonal”, le mandarin, le japonais, le langage des signes, mais je vous invite à découvrir son approche détaillée à propos de ces langues dans Fluent In 3 Months.

CHAPITRE 7 : Perfectionner son niveau

Dans ce chapitre, on passe un niveau. Après avoir appliqué les conseils des parties précédentes, Benny estime qu’à ce stade, on se trouve au niveau B2 (cadre de référence européen)- cela signifie qu’on est capable de parler couramment dans la langue. Ce niveau permet de se débrouiller dans presque toutes les situations, néanmoins ça reste encore un peu fragile. Notamment, si la langue n’est pas utilisée pendant une certaine période.

L’objectif de ce chapitre est de passer dans les niveaux C- maîtrise, pour permettre d’assoir ses connaissances et être totalement à l’aise avec la langue.

C’est à ce stade que Benny Lewis nous recommande de nous pencher sur la grammaire. Seulement une fois, qu’on est capable de parler. Ça va permettre de dénouer certaines conversations, dans lesquelles on commençait à stagner.

Ça débloque des “ah, c’est pour ça”, des déclics qui donnent une logique à certaines structures. Il ne faut pas s’y attarder avant ce niveau, car c’est l’effet inverse qui se produit. Se concentrer sur la grammaire avant ce stade risque même d’entraver l’expression orale.

Pour perfectionner son niveau, il va falloir complexifier les sujets de conversation. On ne va plus s’attarder sur des sujets fonctionnels “passe-moi le sel” ou “où se trouve la gare ?” Nous allons traiter de sujets qui poussent à la réflexion. On va parler politique, science, défendre des points de vue philosophiques.

Pour nourrir son vocabulaire, il est essentiel de se concentrer davantage sur les films, les journaux. Benny Lewis, lui, regarde Les Simpsons qui, au début lui semblait être qu’une continuité de bruit. A ce stade, on est capable de comprendre et ça donne confiance en soi.

Passer un examen à une certaine échéance permet également de booster son niveau. On se prépare pour ce dernier et par conséquent on se force à avancer.

Pour aller plus loin que loin, lisez la suite.

CHAPITRE 8 : Comment se faire passer pour un natif ?

Benny va encore plus loin dans cette partie. Il nous explique comment se faire passer pour un natif.

Cela ne se résume pas uniquement à la langue ou au fait de ne pas avoir d’accent. Mais, à un ensemble de facteurs. Il ne s’agit pas de parler mais d’agir, d’avoir l’air. Le langage du corps, les vêtements, la distance entre 2 personnes, les expressions faciales sont autant de facteurs qui feront qu’on pourra se méprendre sur votre origine.

Benny Lewis nous fait part d’une anecdote en Egypte. Sa couleur de peau ne laissait pas de doute. Et pourtant il s’est fondu dans le décor. Il s’est installé dans un café pour observer les habitudes des locaux. Lewis a remarqué, pour la plupart, qu’ils portaient des chaussures noires, une moustache, pas de vêtements légers malgré la chaleur et, pas de casquette. Il se mit alors au style local.

Il n’avait plus l’air d’un touriste. Il a remarqué un changement radical dans l’attitude des locaux vis-à-vis de lui. On lui parlait désormais directement en arabe. Malgré une peau distincte et un accent prononcé, on peut se faire prendre pour un natif.

Si vous voulez vraiment vous fondre davantage dans la masse, alors vous aurez sans doute aussi envie de réduire votre accent. Notons que l’accent n’empêche pas de se faire comprendre et donne un charme fou d’après les étrangers.

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Mais comme vous insistez, pour réduire son accent, il faut : identifier le son, regarder comment sont placées les mâchoires, la langue et répéter jusqu’à ce qu’on se rapproche du son initial.

Il existe des coachs en réduction d’accent et des sites pour se perfectionner. Forvo et YouGlish permettent d’écouter la prononciation.

Vous en reprendriez bien encore ?

CHAPITRE 9 : Une de plus…

Vous parlez couramment une langue ? Oui mais ça ne suffit plus.

Vous voulez aller encore plus loin et devenir polyglotte. Attention Benny Lewis nous met en garde. On ne devient pas polyglotte parce qu’on a décidé de collecter plusieurs langues. Mais, on devient polyglotte car on est passionné par chaque langue qu’on apprend.

D’ailleurs, il recommande de se concentrer sur une langue à la fois, pour ne pas les mélanger entre elles. Il est possible d’apprendre 2 langues simultanément, mais il est préférable de stabiliser son niveau au B2 avant d’attaquer la 2ème. Chacune des langues est alors à un niveau différent, ce qui permet de compartimenter les langues afin de ne pas les mixer.

Richard Simcott évoque le secret des polyglottes. Il indique qu’il ne s’agit pas de dire “je parle 8 langues” mais se concentrer sur le niveau acquis pour chacune d’entre-elle. Car, selon lui il est rarement possible de toutes les maîtriser au même niveau.

Maintenir et améliorer le niveau de chacune requiert beaucoup de temps. Parler plusieurs langues n’est pas acquis. Les polyglottes sont constamment en travail sur celles-ci. Il n’est pas magicien, il travaille.

Benny, à son tour, nous donne un conseil intéressant sur le fait d’apprendre une langue par le biais d’une autre. Késako ? Il nous donne l’exemple avec l’italien. Son ami italien, rencontré en Espagne, lui corrigeait ses erreurs d’italien, mais en lui parlant en langue espagnole. Dans la même idée, pour apprendre le néerlandais, on pourra choisir des ressources en allemand. Etant des langues proches, les compartimenter de cette manière aide à ne pas les mélanger.

J’ai personnellement appliqué ce conseil surprenant pour apprendre le portugais, via des ressources en espagnol. On se mélange un peu au début puis ça se range automatiquement et aide vraiment à dissocier deux langues proches.

On y est presque, “ya plus ka..”

CHAPITRE 10 : Quelles ressources pour qui ?

NON et NON il n’est pas nécessaire de dépenser des sommes astronomiques pour apprendre une langue. Le rapport qualité/argent n’est pas relatif dans ce domaine. Vous pourrez dépenser beaucoup d’argent si vous voulez, mais la motivation psychologique par l’aspect financier est très discutable. C’est généralement une motivation à court terme.

Par exemple, la méthode Rosetta Stones, représente un certain coût mais n’est pas forcément plus qualitative que d’autres ressources gratuites.

Benny Lewis évoque les “phrasebooks”: Collins, Lonelyplanet, Berlitz, Teach Yourself, qui contiennent des petites phrases toutes faites pour se débrouiller dans des situations touristiques. Pratique pour préparer un voyage. Il évoque également la méthode Assimil et l’application Duolingo pour le quotidien.

L’auteur ne s’étend pas sur une liste infinie de ressources, car il souligne l’importance de trouver son style d’apprentissage. Il ne s’agit pas de trouver le cours parfait, les ressources parfaites. Mais trouver son style. Selon un sondage, ceux qui réussissent le mieux dans les langues sont ceux qui utilisent un minimum de ressources. Ils ne s’inondent pas de livres de grammaire qui s’empileront sur la table de chevet sans être ouverts.

NB: La pile de livre peut rassurer. On se sent bien entouré. Mais finalement c’est l’inverse qui se produit. Il y en a tellement qu’on ne sait pas par où commencer et on ne commence jamais.

Par exemple, la méthode audio ne sera pas adaptée pour des visuels. Benny précise qu’il est de style auditif et recommande les podcasts chinesepod.com pour le mandarin, japanesepod101 pour la japonais, mais aussi Pimsleur et la méthode de Michel Thomas. Ces méthodes sont efficaces, mais uniquement pour ceux qui ont un style audio.

NB : J’aime beaucoup ces méthodes, mais ayant une mémoire visuelle, elles se révèlent inefficaces pour moi. J’utilise plutôt Assimil et l’écriture pour améliorer mon niveau.

Les lecteurs désireux de rehausser leur niveau d’anglais aimerons mon article intitulé “Comment parler English fluently et lire des livres compliqués en Anglais”

Conclusion sur « Fluent in 3 months» :

Je vous recommande ce best-seller sans aucune hésitation. “Fluent in 3 months” de Benny Lewis est un livre à ajouter sur votre “to-read list”. Ayant déjà de l’expérience dans l’apprentissage des langues, ce livre m’a néanmoins surpris et motivé. Il se distingue de la plupart des autres ressources de par un style clair et synthétique. Il ne tombe pas dans les travers des linguistes experts dans leur domaine avec des exemples compliqués et illisibles.

Benny Lewis ne se décrit pas comme étant un linguiste. Il dit simplement pouvoir s’exprimer dans plus de 12 langues. Il est reconnu internationalement comme l’irlandais polyglotte (the irish polyglot) du blog fluentin3months.com suivi par des millions d’internautes.

Son humilité lui donne une dimension accessible. Il est facile de s’identifier à lui. Il a commencé à apprendre les langues à seulement 21 ans avec beaucoup de difficultés. Son polyglottisme s’est développé à force de travail et de persévérance. En soi, cela lui donne une certaine proximité avec ses lecteurs. Il montre que c’est possible pour tout le monde. Il décomplexifie le polyglottisme qui est, souvent associé à des génies venus de “je ne sais quelle planète”.

On retrouve cette accessibilité dans Fluent In 3 Months. On se sent proche de l’auteur. La lecture est simple et parsemée de nombreux exemples concrets. Il s’adresse à tous avec une approche graduelle au fil des pages. Il débute en anticipant les excuses qui entravent l’apprentissage, puis donne une méthode et des conseils à mettre en pratique immédiatement. Puis s’adresse à ceux qui souhaitent acquérir plusieurs langues dans leur portefeuille.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir dans Fluent In 3 Months, c’est le fer de lance de Benny Lewis : “parlez dès le 1er jour”. Si vous hésitez encore à apprendre une langue, je vous recommande vivement de lire ce livre qui, va vous donner la motivation de le faire. Car, en plus de donner des conseils, il nous encourage à nous y mettre de par un discours motivant et en démontant les apparentes difficultés.

Le seul hic avec Fluent In 3 Months est qu’il existe uniquement en anglais pour le moment. Il n’a pas encore été traduit. Au vu du dynamisme de Benny Lewis sur ce marché, je doute que cela reste ainsi encore très longtemps.

Peut-être pourriez-vous vous lancer ce défi ? Améliorer votre anglais pour pouvoir lire la version anglaise de ce livre ?

Points forts :

  • Conseils pratiques à mettre en application
  • Langage clair et compréhensible
  • De nombreux exemples tirés de son expérience
  • Synthétique

Point faible :

  • Uniquement disponible en version anglaise

La note de Lauriane Copet du blog Marathon des Langues :

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Avez-vous lu Fluent In 3 Months ? Combien le notez-vous ?

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Explorez ma vidéo “3 ASTUCES pour PARLER une LANGUE en 3 MOIS :)” afin d’en découvrir plus sur l’apprentissage des langues 🙂:

5 astuces pour apprendre une langue rapidement

 

  1. Etudiez intensivement

Un cours intensif de quatre heures par jour pendant une semaine est beaucoup mieux à long terme qu’une heure par semaine pendant 20 semaines. Donc lancez-vous à 100% dans l’apprentissage de cette langue et profitez de toutes les occasions pour le faire.

  1. Commencez par les 100 mots les plus courants

C’est du bon sens, mais il convient de répéter que tout le vocabulaire n’est pas identique. Certains mots vous donnent un meilleur retour sur investissement que d’autres car ils sont plus utiles et utilisés plus fréquemment. Passer du temps à apprendre le nom d’animaux rares et des ustensiles de cuisine ne vous aidera pas beaucoup, du moins pas en tant que débutant. Apprenez les 100 mots les plus utilisés, acharnez-vous à faire des phrases avec eux de maintes façons. Apprenez juste assez de grammaire pour pouvoir le faire et faites-le jusqu’à ce que vous vous sentiez assez à l’aise avec chacun d’entre eux.

  1. Pratiquez dans votre tête

Vous n’avez pas besoin d’un professeur ou même d’un interlocuteur pour mettre en pratique vos compétences linguistiques. Mettez-vous au défi de penser dans la nouvelle langue. Nous avons tous des monologues dans notre tête, généralement dans notre langue maternelle. Vous pouvez continuer à pratiquer et à construire des phrases et des scénarios de conversations dans votre tête dans une nouvelle langue. Ce type de visualisation mènent à des conversations beaucoup plus faciles quand vous les avez réellement. Cela permet non seulement d’éviter l’ennui, mais aussi de développer rapidement vos compétences dans la nouvelle langue.

  1. Acceptez de faire des erreurs

À mon avis, c’est le conseil le plus important que vous puissiez obtenir en matière d’apprentissage d’une langue. Demandez à tous ceux qui ont vécu à l’étranger et ils auront tous des histoires loufoques à partager. Il vaut donc beaucoup mieux de se lancer en commentant des erreurs que d’attendre d’être parfait, ce qui n’arrive jamais de toute façon.

  1. Les cours privés restent la manière la plus efficace pour apprendre une langue

Si vous pouvez vous le permettre, payez-vous les services d’un tuteur. Sinon, faites des rencontres régulières avec des locuteurs de cette langue. Peut-être que vous pourriez échanger vos connaissances dans votre langue maternelle pour celle que vous apprenez. Il existe des groupes de rencontres linguistiques, tel que Mundo Lingo, où vous pouvez faire connaissance de gens qui parlent la langue que vous voulez apprendre.

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :

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3 Commentaires pour :

Parler une langue couramment en 3 mois

  • Hugues

    4 Nov 2017 à 05:09

    Il est vrai que, en France, si on compte uniquement sur l’école pour nous apprendre des langues, on peut attendre durant très longtemps. Personnellement, les astuces écrites dans Tous le monde n’a pas eu la chance de rater ses études m’ont beaucoup aidé: j’ai immédiatement acheté Mosalingua pour utiliser la mémoire répétitive, et j’ai commencé à lire en masse des livres en anglais. Un conseil: à partir du moment où vous choisissez de pratiquer une langue, que ce soit avec des livres ou des films, il est très important que vous utilisiez des supports qui vous intéressent. Si ces derniers vous ennuient profondément, vous allez abandonner deux semaines plus tard. Il faut que les moments où vous pratiquiez la langue deviennent des moments de plaisir.

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    • Lauriane

      15 Nov 2017 à 07:05

      Hello Hugues,
      Tu as tout à fait raison. L’ecole et l’ennui sont nos chats noirs pour apprendre une langue.
      La meilleure des méthodes est de prendre du plaisir dans ce que l’on fait.
      Les conseils de Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études sont en effet pertinents, utiliser une ressource au quotidien telle que Mosalingua ou Mondly, ou même ABA (pour l’anglais) par exemple + immersion dans la langue via d’autres ressources : films, musiques, livres sont gages de réussite, le plus important est de garder une certaine régularité pour progresser

      Répondre




    • […] pourquoi je vous suggère aussi de consulter mes deux autres articles sur ce sujet : “Parler une langue couramment en 3 mois” et “Comment apprendre efficacement les langues […]

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      Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.