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Parler couramment pour toujours : Comment apprendre n’importe quelle langue rapidement et ne jamais l’oublier

Parler couramment pour toujours Gabriel Wyner Comment apprendre une langue rapidement

Résumé de “Parler couramment pour toujours : Comment apprendre n’importe quelle langue rapidement et ne jamais l’oublier” : une méthode pratique, testée sur le terrain et développée autour du fonctionnement du cerveau, permettant d’apprendre n’importe quelle langue efficacement en 6 mois, et en y passant moins d’une heure par jour.

Par Gabriel Wyner, 336 pages, publié en 2014

Titre original : « Fluent Forever : How to Learn Any Language Fast and Never Forget It »

Note : Cet article a été écrit par Romain, du blog Parlons plusieurs langues.

Chronique et résumé du livre « Parler couramment pour toujours : Comment apprendre n’importe quelle langue rapidement et ne jamais l’oublier »

INTRODUCTION

Ingénieur de formation, Gabriel Wyner a d’abord été payé à, comme il le dit lui-même, résoudre des problèmes. Pas forcément prédestiné à consacrer sa vie aux langues étrangères, il a échoué dans l’apprentissage, d’abord de l’hébreu à l’école, puis du russe. Malgré ses bonnes notes aux examens, Gabriel Wyner n’était pas en mesure d’utiliser le russe… Il en a donc conclu (comme beaucoup), qu’il ne devait ne pas être fait pour ça.

C’est sa passion pour le chant qui a remis sur son chemin les langues étrangères. Parce qu’entre temps, Gabriel Wyner a décidé de devenir chanteur d’opéra. Sacré changement !

Son cursus de chanteur d’opéra comprenait, entre autres, l’apprentissage de l’allemand, de l’italien, mais aussi du français.

Wyner a appris l’allemand par immersion. Il s’est engagé dans un programme de deux mois dans une école de langue, la Middlebury Language School dans l’état du Vermont aux États-unis, où il dû signer un contrat à l’entrée qui stipulait que… s’il était pris à utiliser une autre langue que l’allemand, ne serait-ce qu’une seule fois, il serait viré sans remboursement possible !

C’est de cette façon que l’auteur de Fluent Forever a acquis de solides bases en allemand. Il retourna d’ailleurs dans cette école l’année d’après pour parfaire sa maîtrise de l’allemand avant de partir vivre en Autriche pour les besoins de sa passion pour l’opéra.

Comment Wyner a appris le français en… trichant à un test d’entrée !

Vous avez bien lu. Alors que le programme, auquel il s’était inscrit pour apprendre le français, requérait de passer un test pour connaître son niveau en vue d’intégrer un groupe adapté, Wyner a eu la bonne idée de tricher. En effet, ne voulant pas étudier dans le groupe des débutants, mais dans le groupe des « faux débutant », il s’est aidé d’internet (et notamment de Google Traduction) pour remplir un QCM et rédiger un essai en français.

Seulement voilà, vu le score au test, il s’est vu placer dans un groupe de niveau intermédiaire… l’obligeant ainsi à passer un entretien en français 3 mois plus tard (soit juste avant le début du programme pour s’assurer qu’il n’avait pas triché au test d’entrée).

parler couramment une langue étrangère

Wyner avait donc 3 mois pour se préparer à cet entretien. À ce moment-là, il était en Autriche en train de passer un double diplôme universitaire qui l’occupait déjà 6 jours sur 7. Son seul temps libre était son trajet quotidien d’une heure en métro pour aller à l’université, et le dimanche. Un peu léger pour apprendre une langue en commençant de zéro, pas vrai ?

Gabriel Wyner se mit donc à farfouiller sur internet en quête de techniques pour apprendre les langues étrangères plus rapidement. Il y découvrit diverses méthodes d’apprentissage qu’il combina et expérimenta, pour finalement créer SA méthode.

Celle-ci repose sur 3 principes clés, qui deviendront ses commandements :

  • Apprendre la prononciation en premier.
  • Ne pas traduire.
  • Utiliser la répétition espacée.

Alors que le jour fatidique de l’entretien arriva, Wyner avait déjà appris 3000 mots et concepts de grammaire. Après avoir parlé le français pour la première fois de sa vie avec un locuteur natif, Wyner a finalement été placé dans le groupe… des avancés !

Revenons brièvement sur les 3 commandements :

  • Apprendre la prononciation en premier

Cette règle lui vint de sa formation de chanteur d’opéra (cette méthode est d’ailleurs également largement utilisée par d’autres, notamment par l’armée et les missionnaires Mormon). Cette technique, liée au fait que les chanteurs doivent pouvoir chanter la langue qu’ils apprennent bien avant d’avoir le temps de l’apprendre, permet d’habituer son oreille, tout en permettant de travailler l’écoute et d’apprendre du vocabulaire. Ce qui a pour effet d’aider à parler bien plus rapidement.

  • Ne pas traduire

Cette règle lui est venu directement de l’école de langue qui lui a permis de parler allemand en moins de 3 mois. Selon lui, un débutant doit se détourner de la traduction des mots et des phrases qu’il ne connaît pas. C’est même une étape ESSENTIELLE pour qui veut apprendre à penser dans sa langue cible et parler couramment. En effet, associer un mot étranger à un mot de notre langue maternelle, correspondant à un objet, est plus long que d’associer directement ce mot étranger à l’objet en question.

  • Utiliser la répétition espacée ! (ou SRS pour Spaced Repetition System)

L’auteur de « Parler couramment pour toujours » (Fluent Forever) a trouvé cette méthode dans divers blogs sur l’apprentissage des langues, alors qu’il était désespéré de devoir apprendre le français en 3 mois. La répétition espacée se base sur le fonctionnement du cerveau et notamment sur la mémoire. Elle repose sur l’utilisation de flashcards.

Pour ceux qui ne seraient pas familier du mot flashcard, il s’agit d’une carte, virtuelle ou non, sur laquelle une information est inscrite sur son recto, et une autre sur son verso. Les deux informations sont liées d’une façon ou d’une autre. Par exemple une image d’objet du quotidien et le mot qui le désigne dans la langue cible.

Il est possible d’utiliser la répétition espacée via des applications pour smartphone (l’application Anki reste une pionnière dans ce domaine) ou grâce à une simple boite avec des cartes crées soi-même (voir Système Leitner).

J’ai d’ailleurs écrit un article complet sur la répétition espacée, dont j’ai décrit le fonctionnement et l’application pratique dans un article sur comment apprendre du vocabulaire.

5 PRINCIPES POUR ARRÊTER D’OUBLIER

Se rappeler de plus, en moins de temps.

Principe numéro 1 : rendre ses souvenirs plus mémorables.

Dans notre cerveau, chaque neurone est en moyenne connecté à 7000 autres neurones, créant ainsi un réseau dense de 150 000 kilomètres de fibres nerveuses. Eh oui, chaque cerveau renferme plus de 80 milliards de neurones. Toutes ces interconnections neuronales forment la mémoire. Ces connections sont un processus mécanique : les neurones qui ont été activés ensemble, restent connectés ensemble. C’est la règle de Hebb. Pour vulgariser, ce principe aide à comprendre comment nous créons des souvenirs.

Pour illustrer ce principe, Wyner prend l’exemple des deux mots suivants : cookie et mjöður.

Et pour l’auteur, le mot cookie revêt un caractère inoubliable car lui rappelant sa rencontre avec ce mot lorsqu’il était enfant et qui fut « une explosion de sens qui se sont liées ensemble dans un tissu étroit de connections neuronales ». Rien que ça ! Wyner entend par là la vue, l’odeur et le goût. Mais aussi le son du mot cookie et du lait en train de couler dans le verre que son père lui a servi avant de goûter son premier cookie.

Tous ces sens activés en même temps permettent de rendre le mot cookie plus mémorable.

Concernant le mot mjöður, pas d’explosion de sens… on ne sait pas ce que cela veut dire, et encore moins comment le prononcer (car formé de deux lettres inconnues entre quatre lettre familières). Ce qui explique que ce mot « sera oublié avant la fin du prochain chapitre, si ce n’est plus tôt » !

Pourquoi ?

La différence qui sépare ces deux mots réside dans les niveaux de traitement. Ils séparent les mots mémorables des « oubliables » en formant un grand filtre mnémonique.

Ces niveaux sont au nombre de 4 :

  • La structure du mot
  • Le son du mot
  • Le concept du mot
  • La connexion personnelle avec le mot

Identifiés par des psychologues dans les années 70, ils ont été testés auprès d’étudiants à travers 4 questions :

  1. De combien de lettres est formé le mot OURS ? (structure)
  2. Est-ce que POMME rime avec le mot homme ? (son)
  3. Est-ce qu’OUTIL est un autre mot pour désigner un instrument ? (concept)
  4. Est-ce que vous aimez la PIZZA ? (connexion personnelle)

Il est apparu au terme de cette étude que les étudiants se rappelaient 6 fois plus du mot PIZZA (4ème question) que du mot OURS (1ère question).

La raison est simple : pour répondre à la première question, il n’y a qu’à compter les lettres. Pas besoin de s’imaginer un gros animal sauvage. Alors que pour la quatrième question, on utilise automatiquement la structure du mot pour identifier le mot auquel nous sommes confrontés. Parallèlement, on entend le mot « pizza » résonner dans sa tête (le son) alors que l’on s’imagine ces disques chauds de fromage fondu (le concept). Finalement, des souvenirs nous reviennent (la connexion personnelle), et nous pouvons répondre à la question initiale.

En une fraction de seconde, une simple question a activé les 4 niveaux de traitement.

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Ces niveaux de traitement sont plus qu’une simple bizarrerie biologique, ils agissent comme un filtre qui nous protège de la surcharge d’informations (dont nous bombardent la télévision, les réseaux sociaux, les interactions sociales, etc.). Notre cerveau utilise ces niveaux de traitement pour juger ce qui est important, ou ce qui peut être définitivement oublié.

Quid du vocabulaire et comment passer ce filtre ?

Les mots d’une langue étrangère ont tendance à tomber dans la case « oubliable », car ceux-ci ne sonnent pas « comme d’habitude », ne paraissent pas particulièrement compréhensibles, et n’ont aucune connexion avec notre vie.

En conséquence, pour outrepasser ce filtre et rendre les mots étrangers plus faciles à retenir, il conviendra de mettre en place les 3 actions suivantes :

  • Apprendre comment « sonne » cette langue
  • Lier ces sons à des images
  • Lier ces images à des expériences passées

Principe numéro 2 : maximiser la paresse.

Mauvaise nouvelle : nous sommes programmés pour oublier.

Nous savons grâce au père de la psychologie expérimentale de l’apprentissage, Hermann Ebbinghaus, qu’au bout de 20 minutes, nous avons déjà oublié 40 % de l’information.

Pire : au bout d’un jour, nous en avons déjà oublié 70 %.

Ce processus est mis en évidence par la courbe de l’oubli. Cette courbe descend drastiquement durant les premières heures après avoir appris quelque chose, et vient se redresser sans jamais toucher l’oubli total.

la courbe de l'oublie apprentissage d'une langue

Que faire alors ? Travailler plus dur ? Plus longtemps peut-être ? C’est en tous cas ce que l’on a appris à l’école. Le problème est que cette méthode ne fonctionne pas. Apprendre par cœur est ennuyant et, pire encore, est totalement improductif si l’on prend en compte le fonctionnement de la mémoire à long terme.

Wyner nous dit qu’il vaut mieux avoir une approche plus paresseuse. À savoir étudier un concept jusqu’à pouvoir le répéter une seule fois sans relire, puis s’arrêter.

« Après tout, le mot paresseux est juste un synonyme du mot efficient. » Gabriel Wyner, « Parler couramment pour toujours » (Fluent Forever)

Principe numéro 3 : Ne pas relire. Se rappeler !

Eh oui ! Des études menées une fois de plus sur des étudiants ont montré quelque chose d’étonnant :

Étudier 2 fois est moins efficient qu’étudier 1 seule fois et se tester dans la foulée

Pour reprendre les mots de Wyner : Madness ! (Folie)

Le fait est qu’étudier en lisant une liste plusieurs fois… reste de la lecture. Si nous voulons être meilleur à nous rappeler, il faut… essayer de nous rappeler !

Je m’explique.

L’action même d’essayer de se rappeler libère une réponse chimique dans le cerveau qui permet de booster la rétention de l’information. En effet, le centre de récompense du cerveau libère de la dopamine dans notre hippocampe à chaque bonne réponse, favorisant ainsi l’enregistrement dans la mémoire à long terme.

Donc, pour être plus efficient, il faut passer la plupart de notre temps à essayer de nous rappeler plutôt qu’à relire.

Il est tout à fait possible d’arrêter d’oublier en créant des flashcards qui testent notre capacité à nous rappeler un mot, une prononciation ou une construction grammaticale. Ces cartes, couplées à des images et à des connections personnelles, formeront la fondation d’un puissant système de mémorisation.

Principe numéro 4 : « Attends, attends. Ne me dis pas ! »

Plus nous sommes proches d’oublier un mot, plus il sera profondément enraciné dans notre mémoire lorsque l’on finira par s’en rappeler. Par ailleurs, les tests de mémoire sont plus efficients lorsqu’ils nous challengent, car ils nous maintiennent intéressés et donc stimulés.

Si nous pouvons nous tester régulièrement juste avant d’oublier, nous doublons l’efficience de chaque test. Spoiler : cela est tout à fait possible grâce à l’algorithme des applications de répétition espacée (une bonne réponse repoussera le moment où l’application vous reproposera la flashcard ; inversement, une mauvaise réponse et l’application vous reproposera la carte une deuxième fois le même jour, puis le lendemain).

Principe numéro 5 : Réécrire le passé.

Quand nous nous souvenons, nous n’avons pas simplement accès à de vieux souvenirs, nous les réécrivons.

Ce processus de réécriture est le secret derrière la mémoire à long terme. Chaque action de se rappeler imprègne les souvenirs d’une trace du jour même. Cette trace apporte aux souvenirs une connexion additionnelle : de nouvelles images, émotions, associations de mots et de nouveaux sons. Ceux-ci permettent à ces souvenirs d’être plus faciles à se rappeler.

Une fois que nous avons réécrit ces souvenirs assez de fois, ils deviennent inoubliables.

Il arrive que nous ne nous rappelions pas d’un mot. Surtout lorsque l’on cherche à se rappeler de celui-ci juste avant de l’oublier. Que faire alors ? Il nous faut un moyen de retrouver l’accès aux éléments oubliés. Ce moyen est le feedback immédiat.

Il y a ici deux cas de figures :

  • Soit l’information originale est définitivement perdue,
  • Soit quelques morceaux perdurent.

Dans le premier cas, le feedback immédiat permet de recréer un souvenir nouveau. D’après Wyner, l’auteur de « Parler couramment pour toujours », ce ne sera pas aussi optimal que de se rappeler de l’information originale, mais cela reste tout de même très efficient. Par ailleurs, il y a également le cas où une infime partie du souvenir est encore présente. Par exemple : « je ne me souviens plus du tout de ce mot, mais je sais que c’est un animal ». Le feedback immédiat permettra ici d’activer le centre de récompense comme nous l’avons vu précédemment et donc, de fixer plus profondément le souvenir dans la mémoire.

Le second cas concerne ce moment où le mot est toujours dans notre mémoire mais que nous ne pouvons pas nous en rappeler. Ici, le feedback immédiat va permettre de réécrire le souvenir dans notre mémoire, en lui permettant d’être encore plus mémorable.

Tout est une question de timing : la fin de l’oubli.

Comment combiner ces 5 principes ? Nous voulons que nos souvenirs soient aussi profonds, que multisensoriels (principe 1). Nous voulons étudier le moins possible (principe 2) et pratiquer le « rappel » le plus possible (principe 3). Puis, nous voulons être challengés par ces sessions de « rappel », mais pas trop (principe 4). Enfin, nous cherchons à presque oublier l’information, mais pas complètement. Et quand nous oublions, nous voulons nous rappeler grâce au feedback immédiat (principe 5).

Tous ces principes sont possibles grâce à la répétition espacée.

Et ce dans un seul but… redresser la courbe de l’oubli.

redresser la courbe de l'oubli pour apprendre couramment une langue

(Altération de la courbe de l’oubli grâce au « rappel » ; crédit personnel)

Comment ça marche concrètement ?

Vous apprenez un mot aujourd’hui et le mettez de côté quelques temps. Quand celui-ci revient, vous essayez de vous en souvenir avant de le remettre de côté, et ce indéfiniment, jusqu’à ce qu’il vous soit impossible de l’oublier.

Pendant que vous attendez le retour de mots plus anciens, vous pouvez apprendre de nouveaux mots que vous mettrez également de côté.

Jouer avec les sons

Utiliser les paires minimales pour entraîner son oreille à entendre l’« in-entendable »

En tant qu’adulte, notre cerveau est câblé pour ne pas faire la différence entre certains sons. Ce fait a été démontré par une étude japonaise. Cette étude proposait à des locuteurs natifs du japonais d’écouter des sons en boucle. Les individus testés devaient dire quand ces sons variaient, ou pas. Par exemple, dans une série continue du mot « rock » était inséré le mot « lock ». De cette façon :

rock……rock……rock……rock……lock……rock…….rock

L’étude a montré que personne n’avait remarqué la différence. Pire encore, des électrodes étaient branchées au cerveau des individus testés : les résultats de leur scanner cérébral indiquaient qu’aucune réponse neuronale n’était enregistrée au moment de la variation.

Suivant notre langue maternelle, notre cerveau est câblé de telle sorte qu’il peut entendre certains sons, et d’autres non. C’est un sérieux problème lorsque l’on décide d’apprendre une langue étrangère. La solution sera donc de recâbler notre cerveau pour entendre ces sons.

  • Recâbler son cerveau pour mieux mémoriser

Voyons d’abord les bénéfices à cela. Apprendre les sons de notre langue cible va permettre de progresser plus rapidement sur le long terme. Se rappeler des mots nouveaux sera plus simple car ces derniers nous paraîtront familier. En effet, notre mémoire ne risque plus de lutter contre de nouveaux sons (comme nous l’avons vu dans le principe n°1).

Apprendre les sons de la langue que l’on apprend permet également d’améliorer son écoute. Ce qui signifie reconnaître et enregistrer du vocabulaire et des concepts de grammaire nouveaux à chaque fois que l’on sera au contact de sa langue cible.

  • Comment recâbler son cerveau ?

Pour apprendre ces sons, la solution proposée par Wyner sera de se tester sur des paires minimales. C’est, cette fois-ci, une étude de Stanford and Carnegie Mellon qui a permis de mettre en lumière ce hack. Il était cette fois question de proposer des paires à des locuteurs japonais (encore !) en les invitant à noter ce qu’ils avaient entendu. Pour reprendre l’exemple de la paire rock/lock, ils devaient appuyer sur rock lorsqu’ils entendaient rock, et lock lorsqu’ils entendaient lock. Cette étude s’est montrée réussie dès l’instant où un feedback immédiat a été introduit.

Wyner nous invite donc à travailler les paires minimales au stade primaire de l’apprentissage. Il est possible d’en trouver dans certains livres de grammaire avec audio, ou sur le site de l’auteur de « Parler couramment pour toujours » (Fluent Forever).

Entraîner sa bouche

La première impression est importante ! Et notre accent va jouer un rôle énorme dans la première impression que nous ferons à nos interlocuteurs. Un bon accent peut faire toute la différence entre une conversation qui débute en français et finit en anglais, et une conversation entièrement en anglais

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(Note : N’oubliez pas que ce livre, « Parler couramment pour toujours » a été écrit pour les anglophones. Wyner parle ici des anglophones apprenant le français).

Une opinion commune dit qu’il est impossible de modifier un accent après l’âge de 12 ans. Wyner nous explique que c’est totalement faux, puisque les acteurs et chanteurs le font constamment. Et il sait de quoi il parle !

Les sons que nous produisons sont créés par les mouvements des muscles de notre bouche. Pour améliorer son accent par soi-même, il faut tout simplement entraîner sa langue, ses lèvres et la position de ses cordes vocales à former chaque nouveau son que compose sa langue cible. Pour retrouver ces sons, il est préférable de se référer à l’alphabet phonétique international.

Comment prononcer l’imprononçable ? Le « back-chaining » !

Déjà rencontré des combinaisons de syllabes difficiles à prononcer ? Du style Höchstgeschwindigkeitbegrenzung ? Oui, ce mot existe, il veut dire « limitation de vitesse » en allemand. Comment le prononcer ? En commençant à l’envers ! C’est à dire prononcer la fin du mot, puis ajouter une lettre (ou syllabe) à la fois jusqu’à ce que le mot soit complet.

Wyner nous donne l’exemple du mot russe vsdrognu (qui veut dire : je tressaillirai). Je vous laisse essayer :

o…gnu…ognu

r…ognu…rognu

d…rognu…drognu

z…drognu…zdrognu

v…zdrognu…vzdrognu

Facile non ?

Cette technique est à répéter jusqu’à ce que votre langue s’habitue à prononcer à la perfection un mot récalcitrant.

Entraîner ses yeux

Chaque langue est constituée de liens entre son orthographe et sa prononciation. Reconnaître ces liens peut vous économiser une charge considérable de travail.

Apprendre et utiliser l’alphabet phonétique international peut vous aider de 2 façons :

  • Il aide à reconnaître quand une règle de prononciation apparaît.
  • Il donne une clé de plus pour décoder, et donc comprendre, une information.

Le meilleur moyen d’internaliser ces modèles est d’utiliser la répétition espacée. Créez des flashcards pour mémoriser chaque modèle orthographique (les consonnes qui ne se prononcent pas, les combinaisons de voyelles, etc…).

Pendant cet exercice, frottez-vous aux sons étrangers et aux modèles compliqués par tous les angles d’approches possibles – de l’orthographe à la prononciation, et même jusqu’à étudier la position de la bouche pour chaque son.

3 ressources gratuites pour travailler la prononciation :

  • Forvo.com

Il s’agit d’un dictionnaire en ligne de prononciation. Des millions de mots y sont prononcés par des natifs dans plus de 300 langues. Un must pour ajouter de l’audio à ses flashcards sur votre application préférée.

  • https://rhinospike.com/

Ce site permet de poster ses productions écrites dans sa langue cible, pour qu’un natif s’enregistre en train de les lire à voix haute.

C’est personnellement le site que j’utilise pour faire enregistrer mes îles (une méthode pour parler couramment tout en étant débutant).

  • https://www.wiktionary.org/

Wiktionary est une excellente ressource pour beaucoup de langues, avec notamment des exemples de prononciation en alphabet phonétique international.

Quels mots apprendre en premier pour parler couramment ?

Tous les mots sont créés égaux, mais nous en utilisons certains beaucoup plus que d’autres.

Pour être honnête, une grande partie des mots que nous utilisons le plus sont des prépositions (des mots dits « fonctionnels »). Dans, sur, de, etc. Mais avant de pouvoir les utiliser, il faut connaître des noms. Et apprendre ceux qui reviennent le plus souvent permet d’utiliser son temps de façon plus efficiente. Pourquoi perdre son temps à apprendre des mots que personne n’utilise ?

mots à apprendre en premier langue étrangère

Vocabulaire par thème (Crédit personnel)

Dans l’annexe 5 de « Parler couramment pour toujours » (Fluent Forever), Wyner propose une liste des 625 mots les plus communs (téléchargeable gratuitement sur son site, en échange d’une adresse mail valide). Ces derniers sont faciles à visualiser, et sont donc très faciles à apprendre avec des images à la place des traductions (règle d’or n°2 !).

Wyner conseille donc de commencer par apprendre les 1000 mots qui reviennent le plus fréquemment dans votre langue cible. Ils vous permettront de comprendre 85% de ce que vous entendrez, et 75% de ce que vous lirez.

Si votre but est d’être à l’aise à l’oral, alors continuez jusqu’aux 1500-2000 mots les plus courants. Ceux-ci vous permettront de comprendre 90% de ce que vous entendrez, et 80% de ce que vous lirez.

Une fois que vous avez terminé de construire votre base de vocabulaire, choisissez des mots par rapport à vos besoins individuels. En effet, nous n’avons pas tous besoin d’apprendre les mêmes mots, et vous pouvez économiser un temps énorme en customisant votre vocabulaire pour qu’il colle à vos besoins.

Pour se faire, farfouillez dans des livres de vocabulaire classé par thèmes, vous y trouverez les mots essentiels pour le moindre de vos besoins : le voyage, la musique, le business, etc.

Jouer avec les mots

Nous avons vu que pour apprendre du vocabulaire plus efficacement, il faut pouvoir passer les filtres de la mémoire. Jouer est un des moyens de passer ces filtres.

Si vous vous ennuyez, les filtres se mettent en route. « Alors prenez un moment pour vous amuser, c’est plus efficient ! » nous dit Wyner !

Petit rappel du principe n°1 : pour créer le souvenir d’un mot de manière profonde et multisensorielle, il faut combiner plusieurs ingrédients : la structure, la prononciation, le sens et la connexion personnelle.

C’est maintenant que le sens (jeu n°1) et la connexion entrent en jeu (jeu n°2).

Jeu n°1

Pour connaître le sens d’un mot, au lieu d’aller chercher sa traduction, vous allez utiliser votre moteur de recherche d’images préféré. C’est une source illimitée de petites histoires à propos de chaque mot que vous cherchez à apprendre. Wyner prend ici l’exemple du mot russe « dievushka » littéralement traduisible par « fille ». Ce mot peut être assez troublant dans le sens où il ne désigne pas la traduction que nous nous faisons du mot « fille ». Si vous tapez ce mot dans votre navigateur de recherche d’images, il vous proposera des photos de jeunes femmes plutôt sexy (le plus souvent en petite tenue). « Tiens donc ».

Le but du jeu ici sera donc de chercher la différence entre ce que l’on s’attend à voir, et observer ce que l’on voit réellement. Ces moments « tiens donc » devront être exprimés dans vos flashcards à travers une ou deux images particulièrement parlantes. En plus d’en avoir une image mémorable, vous découvrirez une différence culturelle et une erreur à ne pas faire !

Jeu n°2

Toujours dans le but de créer des flashcards qui vont venir passer les filtres de notre mémoire, nous recherchons des connexions personnelles. C’est à dire trouver un souvenir personnel, n’importe lequel, à relier au mot que l’on cherche à apprendre.

Vous apprenez le mot « grand-mère » ? Ajoutez à votre flashcard la photo de la vôtre.

Vous apprenez le mot chat ? Quel est le chat qui vous vient à l’esprit lorsque vous entendez ce mot ? Ajoutez même son petit-nom et sa photo.

Trouver une connexion personnelle avec un mot permet de le rendre 50 % plus mémorable. C’est juste énorme !

Wyner nous propose un 3ème jeu pour faire tomber un mur que beaucoup rencontrent lorsqu’ils apprennent une langue étrangère : le genre grammatical des noms.

Jeu n°3

Un grand nombre de langues attribue un genre grammatical qui n’a rien à voir avec le mot qu’il définit, ce qui peut être une source importante de tracas.

Si la langue que vous apprenez utilise les genres grammaticaux (et il y a de fortes chances que ce soit le cas si celle-ci descend du proto-indo-européen), vous pouvez les retenir facilement en attribuant à chacun d’eux une image visuelle forte. Il suffira ensuite d’imaginer ce mot en train d’accomplir cette action.

Wyner nous donne l’exemple suivant : (il utilise pour se faire le genre des mots en allemand)

  • L’explosion pour les noms masculins (exemple du mot arbre en allemand : der Baum)
  • Le feu pour les noms féminins (exemple du mot main en allemand : die Hand)
  • La fragilité du cristal pour les mots neutres (exemple du mot cœur en allemand : das Herz)

De cette façon, il est possible d’apprendre le genre des mots ci-dessus en s’imaginant :

  • Un arbre en train d’exploser, avec des débris de bois qui s’envolent et qui viennent se planter autour de nous.
  • Notre propre main enflammée à l’image d’un super héros.
  • Pour le mot cœur, c’est relativement simple 😉

Oui ! Ces images doivent être aussi vives et multisensorielles que possible, car nous sommes vraiment bons pour nous remémorer des images, surtout si celles-ci revêtent un caractère violent, sexuel, drôle (ou la combinaison des 3).

En gardant toujours ces mêmes images (explosion, feu, cristal) pour chaque genre, il est possible de les apprendre très facilement.

Jouer avec les phrases

Nourrissez votre « langage machine »

C’est peut-être difficile à réaliser, mais nous avons tous ce que Gabriel Wyner appelle en anglais une « language machine » (une espèce de 6ème sens).

C’est une fonction du cerveau qui traite les phrases que nous entendons, absorbe leur construction et, après un certain temps (le temps d’assimiler), restitue à la perfection et sans effort leur système grammatical. D’ailleurs, c’est cette fonction qui nous a permis d’apprendre notre langue maternelle lorsque nous étions enfant. La bonne nouvelle est qu’à l’âge adulte, nous sommes toujours en possession de cette fonction.

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hacker le cerveau pour parler couramment une langue

Cette capacité fonctionne grâce au « comprehensible input ». Encore de l’anglais, je sais, mais c’est difficilement traduisible : l’input est quelque chose qui « rentre ». Dans le cas des langues étrangères, ce sera la lecture et l’écoute. Wyner entend par « comprehensible input » des phrases simples, pour comprendre la grammaire (ordre des mots, etc.), avec votre vocabulaire fraîchement acquis. Certes, cela passe par utiliser la traduction et donc enfreindre une des règles d’or. Mais dans ce cas précis, la traduction permet de comprendre l’essence même d’une phrase inconnue. Les livres de grammaires seront une mine d’or de « comprehensible input ».

Par ailleurs, des études ont montré que vous apprendrez plus rapidement une langue, si vous apprenez ses règles. Un livre de grammaire peut donc avoir le rôle de guide à utiliser de cette façon :

  • Lisez les explications
  • Apprenez un ou deux exemples
  • Oubliez les exercices et entraînements bien souvent fastidieux

Wyner nous explique que ce processus est excitant, car vous pouvez sentir votre nouvelle langue se construire toute seule dans votre cerveau. Au lieu de perdre du temps à faire des exercices de grammaire, vous rencontrez constamment de nouveaux mots, de nouvelles formes grammaticales et de nouvelles façons de s’exprimer. Une tonne de « comprehensible input » peut nourrir votre « language machine » vous permettant de comprendre de plus en plus chaque jour et à terme de parler couramment pour toujours.

Simplifiez ! (Transformer des montagnes en pâtés de sables)

Les possibilités infinies de la grammaire ne sont le produit que de trois opérations basiques :

  • Ajouter des mots (you like it → do you like it ?)
  • Changer leur forme (you eat → you ate)
  • Changer leur ordre (This is nice → Is this nice ?)

Utilisez votre livre de grammaire comme une source d’exemples simples de phrases et de dialogues. Pour apprendre une nouvelle forme grammaticale, tout ce que vous avez à faire est de tirer un exemple de votre livre de grammaire, de comprendre son essence (en utilisant les explications du livre et la traduction) et de se poser les 3 questions suivantes :

  • Est-ce que vous voyez un mot nouveau ?
  • Est-ce que vous voyez un mot avec une nouvelle forme ? (Conjugaison, déclinaison)
  • Est-ce l’ordre des mots vous surprend ?

Il ne restera ensuite qu’à faire des flashcards avec les informations que vous souhaitez apprendre.

Exemple de 3 flashcards (recto) :

  • My homework was eaten ___ my dog.
  • My homework was ____ by my dog. (to eat)
  • My homework by my dog. (was eaten)

Et en guise de verso pour chacune d’elles, la solution :

  • My homework was eaten by my dog.

Quelques mots à propos des activités

La lecture pour mêler l’utile à l’agréable.

Lire sans dictionnaire est le moyen le plus simple pour faire grossir son vocabulaire dit « passif ». En moyenne, un simple livre vous apprendra 300 à 500 mots. En ne lisant qu’un seul livre, vous rendrez toutes vos futures lectures plus simples à comprendre.

Il est également possible de lire un livre en écoutant sa version audio afin de garder un rythme de lecture soutenu et de s’offrir beaucoup de temps d’exposition à votre langue cible. Les bénéfices seront les suivants : amélioration de la prononciation, de l’écoute, du vocabulaire et de la grammaire. Pour résumer, un gros bond en avant dans tous les aspects de la langue.

Apprendre une langue en direct du canapé.

L’écoute (radio, films, séries) est une compétence qui peut sembler par moment écrasante pour le cerveau. Allez-y graduellement. Challengez-vous jusqu’à pouvoir comprendre les « matériaux » les plus rapides et les plus compliqués.

Les séries et les films sont parfaits pour améliorer votre écoute, car ils sont conformes au discours réel, bien que par moment surjoués. À ce sujet, les expressions faciales et le langage corporel des personnages joueront un rôle intéressant dans la compréhension.

Les séries seront plus simples à appréhender que les films. Car au bout de 2 ou 3 épisodes, vous connaissez la trame et les personnages, et pouvez commencer à apprécier. À l’exception des comédies, qui peuvent se révéler très compliquées à comprendre (références culturelles, etc.).

apprendre une langue grâce aux séries et films

Commencez par des séries dans la langue cible, sans sous-titres (même dans la langue cible !). Le problème avec les sous-titres est que la lecture est plus facile que l’écoute. Les sous-titres sont donc tout à fait inutiles lorsque l’on veut améliorer son écoute. Pour réduire un peu la difficulté, il est possible de lire les résumés des épisodes en amont, pour se préparer au vocabulaire et au scénario de chaque épisode. La plupart des résumés des épisodes de n’importe quelle série sont trouvables sur Wikipédia. Il faudra juste changer de langue en bas à gauche pour trouver les résumés dans la langue cible. Eh oui, vous devrez lire les résumés UNIQUEMENT dans la langue cible pour pouvoir appréhender le vocabulaire nouveau. Ensuite, quand vous serez plus à l’aise, vous pourrez arrêter de lire les résumés.

Parler sa langue cible équivaut à jouer… au Taboo !

Tout le monde y a déjà joué en soirée. Vous savez, ce jeu où il faut faire deviner à ses amis un mot, sans utiliser ledit mot, mais, en plus, sans utiliser 5 ou 6 autres mots-clés.

Quel rapport avec l’apprentissage des langues ? C’est simple ! Imaginez que vous voulez parler de baseball à votre ami allemand mais vous ne connaissez par le mot « baseball ». Qui plus est, vous avez oublié les mots « sport » et « jeu ». C’est là que le Taboo entre en jeu.

« Fluency, after all, isn’t the ability to know every word and grammatical pattern in a langage ; it’s the ability to communicate your thoughts without stopping every you run into a problem. » (Parler couramment, après tout, n’est pas la capacité à connaitre tous les mots et concepts de grammaire d’une langue ; c’est la capacité à communiquer vos pensées sans s’arrêter à chaque fois que vous rencontrez un problème).

Une fois que vous avez compris ce concept, et que vous êtes capables d’expliquer différemment chacune de vos idées sans connaître un mot-clé, vous avez gagné. Vous parlez couramment.

Un conseil pour la route… Dans le cas où vous bloquez sur un mot, et même si vous savez que vous parlez une langue en commun avec votre interlocuteur (l’anglais par exemple), ne changez pas de langue ! Forcez-vous à communiquer dans votre langue cible quoiqu’il arrive. Wyner nous donne d’ailleurs le conseil suivant : « Just tell everyone that you’re Albanian and don’t speak English. No one speaks Albanian. » (« Dites à tout le monde que vous être albanais et que vous ne parlez pas anglais. Personne ne parle albanais. »).

Conclusion de « Parler couramment pour toujours : Comment apprendre n’importe quelle langue rapidement et ne jamais l’oublier » (Fluent Forever) de Gabriel Wyner

« Parler couramment pour toujours » est un livre pour apprendre n’importe quelle langue

À l’heure où j’écris ces lignes, je parle 3 langues. Je ne suis donc pas un débutant en matière d’apprentissage des langues. Mais Parler couramment pour toujours (Fluent Forever) m’a tout de même permis de complètement revoir ma méthode de travail qui s’est trouvée nettement améliorée en termes d’efficience. Je n’ose même pas imaginer si j’avais eu ce livre entre les mains 10 ans plus tôt. Mais qu’importe, comme dit le proverbe chinois :

« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant. »

se lancer dans l'apprentissage des langues

En plus d’être un livre très bien écrit et bourré d’humour, Parler couramment pour toujours (Fluent Forever) vous prend par la main et vous explique pas à pas comment apprendre efficacement n’importe quelle langue. Sans y passer 2 heures par jour. Sans faire un seul exercice de grammaire.

Par soucis de clarté, je n’ai pas résumé 100 % du livre Parler couramment pour toujours (Fluent Forever), mais j’ai choisi de vous proposer les principales techniques applicables tout de suite, comme je m’efforce de le faire chaque semaine sur mon blog.

Note : Cet article a été écrit par Romain, du blog Parlons plusieurs langues.

Points forts :

  • S’il fallait ne lire qu’un livre sur l’apprentissage des langues, ce serait celui-là « Parler couramment pour toujours ».
  • L’auteur réussit à traiter le sujet avec beaucoup d’humour et de storytelling.
  • Les méthodes décrites sont efficaces et applicables immédiatement.
  • Plus de 100 pages « boite à outils » en fin d’ouvrage pour appliquer clairement les principes proposés.

Points faibles :

  • Quelques liens vers le site de l’auteur ne sont plus accessibles depuis la sortie de l’application pour smartphone Fluent Forever.
  • Du fait que l’auteur soit chanteur d’opéra, le chapitre sur la prononciation est franchement technique.
  • L’ouvrage n’existe qu’en anglais (Comme je disais dans cet article sur l’apprentissage de l’anglais, beaucoup de bon contenu n’existe que dans la langue de Shakespeare, c’est un fait. Mais finalement, avec le bon état d’esprit, ce point faible est en fait un point fort !).

Ma note :

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Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)

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Parler couramment pour toujours : Comment apprendre n’importe quelle langue rapidement et ne jamais l’oublier







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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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