Arrêtez de parler, agissez

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Julien Loboda du blog Immobilier-Meublé.

stop talking start doing - Arrêtez de parler, agissez

Phrase-résumée de « Arrêtez de parler, agissez » : Tout ce que nous désirons accomplir dans la vie, que ce soit lancer une entreprise, faire un voyage, perdre du poids ou encore apprendre à jouer d’un instrument de musique, nécessite de démarrer quelque part : il s’agit de comprendre que les peurs que nous avons sont naturelles, puis d’oser les affronter, tout simplement en passant à l’action ; car le simple fait d’agir, peu importe de quelle manière, suffit bien souvent à faire changer les choses.

Par Shaa Wasmund et Richard Newton, 2011, 176 pages,

Titre original : Stop talking, Start doing (disponible uniquement en anglais)

Chronique et résumé du livre Arrêtez de parler, agissez 

Si vous préférez la vidéo au texte, j’ai préparé une chronique illustrée du livre Arrêtez de parler, agissez en vidéo 🙂:

Je suis tombé sur le livre Arrêtez de parler, agissez après avoir lu le précédent ouvrage de l’auteur Shaa Wasmund, « Do less, get more », en tant qu’adepte de la loi de Pareto. « Stop talking, start doing » s’inscrit dans la continuité et est un véritable guide pour nous aider à passer à l’action dans les projets que nous avons, peu importe la nature et l’ampleur du projet. Arrêtez de parler, agissez est un livre qui alterne passages textes et visuels accrocheurs, afin de bien imager les idées qui sont expliquées.

Les deux auteurs commencent Arrêtez de parler, agissez par nous expliquer que cet ouvrage était supposé être quelque chose de complètement différent mais que, dès qu’ils ont commencé l’écriture, le livre s’est construit au fur et à mesure du temps pour finalement arriver à ce résultat final, qui est bien meilleur que l’idée originale que les auteurs s’en faisaient. Ils donnent ainsi l’idée générale d’Arrêtez de parler, agissez en nous confiant qu’ainsi est la vie : beaucoup de belles choses arrivent seulement si nous osons nous lancer et passer à l’action.

À l’origine, Arrêtez de parler, agissez devait être destiné aux personnes qui souhaitent créer leur entreprise et qui étaient à la recherche d’un coup de pouce pour les aider à se lancer. En fait, l’élan nécessaire pour se lancer dans la création de business est le même que celui qui est requis pour entreprendre n’importe quel projet. Du coup, le livre Arrêtez de parler, agissez n’est pas écrit uniquement pour les personnes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat mais pour toutes celles qui ont l’esprit d’entreprendre.

Première partie : tick tock (le son de l’horloge)

La vie est plus courte qu’on ne l’imagine. Le temps défile pendant que nous travaillons sur ce qui n’est pas vraiment important au détriment de ce qui l’est réellement. Pendant ce temps nous dérivons, nous nous perdons, nous doutons et nous nous prenons trop au sérieux pendant que nous n’arrêtons pas de parler de ce que nous voulons, pouvons et devrions faire pour rendre notre vie meilleure. Puis tout s’arrête.

Il n’y a donc pas de meilleur moment pour commencer à faire les choses que vous voulez vraiment faire. Voici quatre raisons pour lesquelles vous devriez commencer :

  • Raison n°1 : Vous pouvez. Le monde connecté dans lequel nous vivons aujourd’hui rend possible la concrétisation de rêves, d’idées et d’initiatives dans des proportions que nos ancêtres n’auraient même pas pu imaginer. Tout ce que vous voulez savoir est accessible de façon instantanée. Si vous avez besoin d’un expert pour vous aider, vous n’avez qu’à vous connecter aux personnes qui peuvent le faire. Vous pouvez faire partie de ce que Seth Godin appelle une « tribu » pour désigner les personnes qui partagent une passion commune. En vous connectant à ce type de personnes, vous pouvez partager sur vos passions, échanger et vous soutenir mutuellement. Si vous souhaitez vous lancer dans le business, les barrières à l’entrée (et notamment celle du coût élevé) ont explosé. Il est aujourd’hui possible de se lancer sur Internet avec peu de moyens. De plus, vous êtes déjà au centre de l’univers : quel que soit le projet que vous avez en tête, la globalisation du marché rend n’importe quoi accessible depuis chez vous.
  • Raison n°2 : Le non conventionnel est devenu le conventionnel. Les conventions de la société qui dictaient la façon dont nous devions vivre et qui volaient les rêves de la plupart des personnes sont en train de disparaître. Le monde est aujourd’hui trop connecté et bouge trop vite pour que ces conventions résistent.
    Trois éléments illustrent bien ce concept :
    • Il y a 60 ans, personne ne serait allé au travail sans porter de cravate. Aujourd’hui, on n’a plus besoin d’aller au travail pour travailler.
    • Le concept d’occuper le même job toute sa vie a aujourd’hui disparu.
    • La vie est de plus en plus longue. Entre 1950 et 2007, les êtres humains ont gagné environ 10 ans d’espérance de vie. Comme vous allez vivre plus longtemps, faites ce que vous aimez le plus possible et pendant le plus longtemps possible.
  • Raison n°3 : Le sentiment de vide. La technologie nous a permis de faire sauter les conventions mais, dans le même temps, elle a aussi permis de nous mettre face à la question de la signification de la vie. La solution est de prendre l’initiative, de démarrer quelque chose nous-mêmes, quelque chose qui a du sens. En réalité, ce n’est pas que rechercher le profit soit forcément mauvais mais nous voyons aujourd’hui que les gens ont besoin d’être fortement motivés par le sens de ce qu’ils font, et non pas juste par l’aspect financier.
  • Raison n°4 : Le son du tic-toc de l’horloge. Il y a une chose que la technologie n’a pas changée : vous ne vivrez pas éternellement. Au mieux, vous allez vivre un peu plus longtemps mais ce n’est qu’une raison supplémentaire pour suivre la vie que vous voulez, pas celle dans laquelle vous avez atterri. Une autre chose que la technologie n’a pas changée : les clichés sur le passage du temps. D’ici à ce que vous ayez fini de lire cette phrase, quelques secondes de plus se seront écoulées.
    Voici 106 milliards de leçons pour lesquelles maintenant est le bon moment de démarrer quelque chose :
    • Plus de 100 milliards d’humains sont morts dans toute l’histoire de l’humanité.
    • 6,8 milliards d’humains sont actuellement en vie, dans ce qui est la période la plus peuplée de l’histoire.
    • Une. C’est le nombre total de chances de vivre votre vie dans l’histoire de ce monde. Il y a de fortes chances pour que vous ne vouliez pas être un visage anonyme dans la foule actuelle durant votre vie : ce genre d’existence est une vie de regrets.

« Le secret pour avancer est de commencer. Le secret de la mise en route consiste à diviser vos tâches écrasantes complexes en petites tâches gérables et à commencer par la première. » Mark Twain – Shaa Wasmund et Richard Newton, Stop talking, Start doing

Deuxième partie : la démangeaison

Vous avez été piqué et maintenant vous avez une démangeaison de la taille d’un moustique…ou de la taille du Mont Everest, par exemple. Peut-être que vous allez vivre pour toujours avec cette démangeaison jusqu’à ce que vous écriviez ce roman, démarriez ce business ou obteniez ce job dont vous rêvez. La première chose à faire est de reconnaître cette démangeaison. Lorsque vous l’aurez fait, vous aurez effectué la moitié du chemin, car au moins vous saurez dans quelle direction focaliser votre attention.

La première étape est de savoir ce que vous voulez. Il n’y a pas de réponse universelle à cette question, seulement une bonne réponse pour vous. Dîtes-vous que votre idéal de vie pourra sembler complètement inadapté à quelqu’un d’autre. Donc, prenez un papier et un crayon et écrivez la chose que vous désirez le plus ; cette chose qui fera la plus grande différence ou qui apportera le plus de bonheur dans votre vie. Faites-le maintenant.

Demandez-vous où vous voulez vous situer dans le train de la vie : être aux commandes ou n’être qu’un passager.

Tout le monde n’a pas un besoin oppressant de faire quelque chose en particulier

Parfois vous ressentez simplement le sentiment que la vie a plus à offrir que ce que vous avez. On a l’habitude d’entendre la question « quelle est votre passion ? », mais pour beaucoup de personnes c’est une question difficile. En fait, l’écrivain Daniel Pink dit que la bonne question à se poser est « que faites-vous dans la vie » mais pas forcément ce que vous faites comme travail. Non, en fait il s’agit des autres choses que vous faites, de la façon dont vous occupez votre temps libre. Quels sont les sujets qui vous intéressent et les activités qui vous occupent ? Que faites-vous même si vous n’êtes pas payé pour le faire ? Vous aurez la réponse à votre question.

Dans un monde obsédé par la richesse et la célébrité, cela peut sonner faux de dire que l’argent n’est pas la réponse au bonheur. Ceux qui n’en ont pas savent que cela rendrait leur vie plus facile et ceux qui en ont proclament honnêtement que l’argent ne fait pas le bonheur. Si c’est le cas, qu’est-ce qui fait le bonheur ?

D’après le psychologue Abraham Maslow, c’est en poursuivant ce qui nous passionne et nous motive réellement que nous serons heureux. En effet, en faisant cela, nous allons satisfaire nos plus hauts besoins.

En fait, d’après lui, un être humain est motivé par cinq catégories de besoins, par ordre d’importance :

  1. Besoin physiologique : respirer, boire, manger, dormir.
  2. Besoin de sécurité : avoir un travail, une maison, être en bonne santé.
  3. Besoin d’amour et d’appartenance : amis, amour, réseaux, tribus.
  4. Besoin de reconnaissance : argent, statut social, pouvoir.
  5. Besoin d’accomplissement : être et faire ce qui vous motive vraiment.

L’argent permet de couvrir une partie de ces besoins mais pas l’intégralité, et certainement pas le plus important : le besoin d’accomplissement. C’est seulement lorsque les quatre premiers besoins sont remplis que vous pouvez vous attaquer au dernier (la fameuse démangeaison de moustique) : l’accomplissement de soi.

Cependant, il ne faut pas se fourvoyer. Cette urgence à transformer la parole en action ne signifie pas que parler soit une mauvaise chose, au contraire. C’est une des meilleures façons d’explorer vos idées. Si vous parlez de quelque chose de façon régulière, il y a de fortes chances que ce soit le signe de quelque chose d’important qui vous travaille et que vous devez faire quelque chose à ce propos.

Ensuite, si vous songez sérieusement à passer à l’action, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous. Mais faites-le avec parcimonie : les personnes qui vous entourent vous écouteront si elles croient sérieusement que, lorsque vous parlez de faire quelque chose, vous allez réellement le faire. C’est ce qu’on peut appeler l’approche Mohammed Ali : si vous parlez de grandes choses et que vous faites de grandes choses alors vous êtes profondément grand.

Deux avertissements avant de passer à l’action :

  1. Avertissement d’attention : examinez avec attention les raisons pour lesquelles vous voulez faire les choses. Faites-vous cela car vous le désirez profondément ou bien est-ce pour ce que l’on dira de vous une fois les choses accomplies ? Car si c’est la deuxième réponse, vous restez dépendant des autres personnes et cela n’est pas de la réalisation de soi.
  2. Avertissement de responsabilité : si la (ou les) chose(s) que vous souhaitez faire ont un impact important sur votre vie ou sur celle de vos proches, réfléchissez sérieusement aux raisons pour lesquelles vous faites les choses avant de passer à l’action.

Critiques et plaintes - Arrêtez de parler, agissez

Pourquoi passer à l’action attire les critiques et les plaintes ?

Nous sommes tous interdépendants. Avoir une routine, voir les mêmes personnes au bureau tous les jours (même si nous ne les aimons pas ou si c’est pour leur dire à quel point la vie est horrible) est quelque chose de confortable. En un sens, c’est une sorte de confirmation du fait que nous faisons les choses correctement ; puisque tout le monde fait pareil.

Du coup, si vous faites quelque chose de différent (en passant à l’action), vous allez rompre le statu quo avec pour conséquence d’attirer à vous une armée de critiques. C’est de votre faute : vous devenez effrayant ! La raison, c’est que lorsque vous changez, vos relations avec les autres changent également ; et cela effraie réellement les gens. Laissez-les parler et continuez votre chemin. Il faut bien comprendre que lorsque vous sortez de votre zone de confort cela rend également les autres inconfortables car ils sont alors face à leur inaction.

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La bonne nouvelle, c’est qu’en faisant cela vous allez aussi attirer à vous des critiques constructives : celles qui vont vous aider à vous améliorer et à avancer vers vos objectifs. Pesez bien les poids de ces critiques constructives : elles peuvent améliorer vos plans. En clair, sachez distinguer les critiques constructives (celles qui vous font avancer) de celles qui proviennent de la peur des autres.

Le monde ne conspire pas contre vous (quelques conseils pour les « persécutés »)

Souffrez-vous du syndrome « pauvre de moi » ? Certaines personnes pensent qu’elles ne peuvent pas faire les choses car le monde entier est contre elles. Mais ce n’est pas le cas. Le monde est, en quelque sorte, contre chacun de nous. Mais pour certaines personnes, ce sentiment de persécution peut être paralysant.

Le philosophe et mathématicien Bertrand Russel a développé quatre règles pour éloigner cette manie de la persécution :

  1. Ne surestimez pas votre propre mérite. Si personne n’aime vos peintures ou votre business plan, considérez la possibilité qu’ils aient peut-être raison et que vous ayez tort.
  2. N’attendez pas des autres qu’ils vous portent autant d’intérêt que vous en avez pour vous-même. Nous avons tous notre égo et nos propres besoins. Si les gens ne vous portent pas autant d’intérêt que vous aimeriez, c’est peut-être que vous en demandez trop.
  3. Rappelez-vous que vos motivations ne sont pas toujours aussi altruistes qu’elles vous le paraissent. Ceux qui pensent que leur « démangeaison » est moralement plus importante que celle des autres ont beaucoup plus de chances de se sentir persécutés. Ils ont en effet une haute estime d’eux-mêmes et peuvent donc se sentir persécutés quand les autres les questionnent sur les motivations qui se cachent derrière leurs actions.
  4. N’imaginez pas que la plupart des gens vous donnent de l’attention dans l’unique but de vous persécuter. Les personnes normales ne passent pas leur temps à chercher comment contrecarrer vos plans, elles sont bien trop occupées avec leurs propres problèmes et occupations.

Peut-être que vous êtes suffisamment heureux d’être le genre de personne qui parle des grandes choses qu’elle souhaite accomplir plutôt que d’être celle qui passe à l’action et fait les choses. Ce n’est pas grave, il y a beaucoup de personnes dans votre cas. D’ailleurs, comme le disait le comédien Georges Burns : « Quel dommage que toutes les personnes qui savent comment faire tourner ce pays soient occupées à conduire des taxis ou à couper des cheveux. »

Gardez cependant à l’esprit que vous allez peut-être commencer à user de la patience des personnes à qui vous en parlez. Donc, si vous voyez les mâchoires se serrer ou les oreilles se mettre à saigner lorsque vous parlez de vos grands projets que vous n’avez aucune intention d’accomplir, s’il vous plaît, arrêtez ! D’ailleurs, comme le dit un proverbe chinois : « parler ne fait pas cuire le riz. »

Un autre ouvrage formidable concernant l’action est le livre Ready, Fire, Aim, de l’entrepreneur américain Michael Masterson, dons la ligne directrice est de tester en faisant.

« Celui qui n’est pas assez courageux pour prendre des risques n’accomplira rien dans la vie. » Mohammed Ali

Troisième partie : peurs et regrets

Lorsqu’il s’agit de prendre le contrôle de sa vie et de transformer la parole en action, la peur est ce qui freine la plupart des personnes. La peur est quelque chose de naturel, cependant elle a été prévue pour une époque pendant laquelle le risque était de se faire manger par un dinosaure, pas qu’on nous refuse la promotion que l’on attend. Un des conseils du livre Arrêtez de parler, agissez est de tout simplement embrasser la peur et de laisser les regrets pour les autres !

L’échelle de la peur et des regrets

Les regrets pèsent plus lourd que la peur. Mais la peur nous paraît plus grande car nous la voyons se placer droit devant nous et nous taquiner. Les regrets de ne pas avoir suivi notre cœur se faufilent en nous au fil du temps, et chaque regret devient de plus en plus lourd.

Cela signifie que la seule chose dont vous devriez avoir peur, c’est des regrets ! Les regrets de ne pas avoir fait les choses que vous auriez aimées. Si vous faites les choses et que vous faites une erreur, vous pourrez toujours faire les choses différemment pour corriger cette erreur. Les regrets sont beaucoup plus durs à résoudre. Si vous n’avez pas fait quelque chose dans le passé alors que vous en aviez l’opportunité, cela restera dans votre esprit pour toujours. Vous ne pouvez pas revenir en arrière. Lorsque vous prenez conscience de ça, toutes vos autres peurs diminuent en proportion et vous commencez à faire des choses.

Les suspects

Voici quelques suspects qui vous empêchent de passer à l’action :

  1. Le passé.
  2. L’opinion des autres et la peur du ridicule.
  3. Le manque d’argent.
  4. Je n’ai pas fait d’études ou je n’ai pas fait les bonnes études.
  5. Le piège de vos possessions.
  6. Il n’y a pas assez d’heures dans une journée.
  7. Je suis trop occupé (la sœur jumelle du numéro 6).

Vous savez ce que vous devez faire avec ces suspects : jetez-les dans la cuvette des toilettes et tirez la chasse ! Si vous ne le faites pas, il y aura toujours des raisons de ne pas passer à l’action. Pour certaines personnes, en effet, ce sera plus dur que pour d’autres. Mais vous savez quoi ? L’horloge s’en moque complètement, elle avance à la même vitesse pour tout le monde !

1. Le passé.

La prison que vous avez créée par accident. Oui, vous avez fait des erreurs dans le passé : passez à autre chose. Reconnaissez que nous faisons tous des erreurs et que celles-ci ne disparaitront jamais. Donc, apprenez de ces erreurs et passez à autre chose. Le passé est le passé, la limite de l’histoire se situe maintenant. Tout ce que vous pouvez faire, c’est de choisir votre prochaine action. Ne laissez donc pas vos erreurs du passé prendre le contrôle sur votre futur.

2. L’opinion des autres et la peur du ridicule

Vous vous inquiétez que les autres personnes rient de vous pendant que vous essayez de poursuivre vos rêves ? Et alors ?

  • Qu’est-ce que cela peut faire qu’ils le fassent ?
  • Si quelqu’un rit de vous, est-ce que cette personne mérite de faire partie de votre vie ? Montrez-lui la sortie.
  • Le bonne nouvelle en sortant ces personnes de votre vie c’est que vous arrêtez de vous prendre trop au sérieux. 106 milliards de personnes se sont trop prises au sérieux : qu’est-ce que cela leur a apporté de bon ?
  • De façon plus pragmatique, la personne qui se moque de vous est composée à 72,8% d’eau.

3. Le manque d’argent

Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Bien sûr, il est plus facile de s’adonner à son passe-temps favori lorsqu’on a l’argent pour le faire. Mais c’est à double tranchant, car plus on a d’argent plus il est difficile de quitter son job pour faire ce que l’on souhaite vraiment. Il y a beaucoup de gros revenus qui sont prisonniers de leur travail car ils deviennent accros à leur niveau de vie et ne peuvent pas s’en détacher.

Cela ne veut pas dire que vous devez pleurer sur le sort des riches mais, à la place, voyez les choses sous cet angle : vous avez beaucoup moins à perdre.

4. Je n’ai pas fait d’études ou je n’ai pas fait les bonnes études

Un peu comme l’argent, la bonne école aide. Si vous avez fait une école de seconde catégorie, vous pouvez être tenté de vous dire que les cartes ne joueront pas en votre faveur et que cela ne vaut même pas la peine de se battre. Rien ne saurait être plus faux.

Demandez à Bill Gates, Richard Branson ou Coco Chanel ce qu’ils en pensent : 25% des plus grosses fortunes du classement Forbes n’ont pas fait d’études. La preuve que ce qui compte est votre attitude, pas votre éducation.

5. Le piège de vos possessions

Si vous pensez que vous ne voulez pas risquer ce que vous avez pour réaliser ce qui vous démange, alors peut-être que la vérité c’est que vous êtes plutôt heureux avec ce que vous avez. Dans ce cas, embrassez ce que vous avez et appréciez-le davantage.

Par exemple, peut-être que votre travail vous plait mais que ce qui vous frustre, c’est de ne pas faire de sport à côté. Analysez sérieusement les raisons de votre malheur et voyez si vous pouvez changer quelque chose.

Dans le cas contraire, si vous considérez sérieusement que ce que vous avez n’est pas assez et que ça ne l’a jamais été, alors affrontez vos peurs et passez à l’action !

6. Il n’y a pas assez d’heures dans une journée

C’est le cas : il n’y en a pas assez. Cela ne changera jamais. Mais si vous souhaitez passer à l’action, vous devez reconnaître que nous avons tous la même quantité de temps dans une journée : c’est la façon dont nous l’utilisons qui compte.

Donc, faites avec ce que vous avez et priorisez !

7. Je suis trop occupé (le frère jumeau du numéro 6)

Penser que vous êtes complètement occupé est peut-être le reflet de votre vie. C’est peut-être aussi un autre moyen de repousser le passage à l’action.

Vous avez peut-être également un besoin chronique de vous occuper. Cela signifie que vous êtes réellement occupé, mais par des choses sans importance, au lieu de faire celles qui sont réellement importantes. Soyez sûr que votre comportement vis-à-vis de vos occupations est orienté dans la bonne direction.

La zone d’inconfort - Arrêtez de parler, agissez

La zone d’inconfort

Si tout ce que vous venez de lire à propos de faire face à vos peurs vous met dans une situation inconfortable, alors félicitations : vous êtes au bon endroit ! Cela signifie que vous sortez de votre fauteuil pour aller de l’avant. Sans aucune hésitation, vous devez aimer cette zone d’inconfort.

La zone d’inconfort est un état à travers lequel vous devez passer pour atteindre n’importe quel changement significatif.

Creusez profondément

Il y a toujours une raison de ne pas faire les choses. La vérité c’est que, pour la plupart d’entre nous, la vie peut être parfois difficile mais c’est dans ces moments précis que nous devons creuser profondément et nous appuyer pour sortir du trou. Nous devons passer à autre chose et créer des solutions là où il ne semble pas y en avoir.

Vous devez faire ce qui est nécessaire et ne pas abandonner, même si c’est dur. Peu importe ce que vous ferez, ce ne sera certainement pas ce que vous voudrez faire d’ailleurs, mais cela sera une pierre de plus dans l’édifice de ce que vous voulez construire.

Beaucoup de personnes ont différents types d’obligations. Combien de personnes connaissez-vous qui ont choisi une certaine carrière car, à un moment de leur vie, ils ont cru que cela ferait plaisir à leur épouse, à leurs parents, à leurs professeurs ou à la société ? Nous nous devons d’être honnêtes avec nous-mêmes pendant que nous gérons ces obstacles avec tact. Expliquez à ceux qui vous aiment que le fait de suivre votre intuition ne signifie pas forcément avoir une vie de débauche. Vous ne serez peut-être pas diplômé d’un doctorat mais vous serez heureux et pleinement accompli. Si vous avez plus de contraintes que la moyenne, acceptez le fait que vous avec un plus gros challenge à accomplir, cela arrive. Mais vous avez les mêmes chances de succès.

Abandonnez la télévision ou levez-vous une heure plus tôt : prenez le temps là où vous le pouvez. Engagez-vous publiquement : il est prouvé que cela augmente vos chances de succès.

Un dernier mot : si vous ne ressentez pas un minimum d’appréhension sur ce que vous vous apprêtez à faire, alors cela signifie sûrement que ce n’est pas si important que ça. Vous devriez ressentir cette appréhension.

Les regrets

Vous ne pouvez pas changer le passé. Une fois qu’un moment s’en est allé et que vous avez gaspillé votre chance de saisir une opportunité ; et bien…vous ne l’avez pas fait. Vous devez faire avec.

D’un autre côté, si vous avez surmonté vos peurs et essayé d’arrêter cette démangeaison que vous ressentez, et que les choses ne se sont pas passée comme prévu, vous devez en assumer les conséquences aujourd’hui. L’action permet de changer, réparer et faire les choses. Vous pouvez vous mentir à vous-même en vous persuadant que vous faites quelque chose mais, au final, vous n’aurez rien fait lorsque les regrets de l’inaction viendront frapper à votre porte.

L’action mène à la réalisation de soi. Investissez-vous dans l’action et vous trouverez le chemin du bonheur !

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Il a été prouvé que faire des choses (comme aller au cinéma) apportait beaucoup plus de satisfaction qu’acheter des choses. Même lorsque les personnes pensent aux choses qu’elles ont faites, elles se sentent plus heureuses que lorsqu’elles pensent à des choses qu’elles ont achetées. Imaginez un peu la satisfaction qu’elles pourraient en retirer si elles le faisaient sur des actions qui ont une grande valeur personnelle.

Investissez dans l’action : apprendre, s’entraîner, expérimenter, écrire, voyager, aider, construire un business et réaliser ses rêves !

stop talking start doing pouvoir

Quatrième partie : démarrez

Si Arrêtez de parler, agissez était la Bible, le premier Commandement serait : démarrez. S’il était un livre de cuisine, il dirait : ajoutez beaucoup de « Go » au mélange. Si c’était le manuel d’utilisation d’une voiture, il y aurait écrit : la voiture ne démarrera pas avant que vous ne mettiez le moteur en route. Mais ce n’est pas le cas. Arrêtez de parler, agissez dit : ne soyez pas un mouton. Dès lors que vous passez à l’action, tout change.

Maintenant roulons

Il est impossible d’exagérer l’importance de démarrer. Mais si c’est le point principal et le plus important de ce livre, pourquoi ne pas avoir commencé directement par lui ? En fait, la plupart des personnes ne passent pas à l’action avant d’avoir réalisé les trois parties que nous avons vues précédemment.

La bonne nouvelle c’est que le fait de démarrer fait bouger les choses. C’est en soi la garantie du succès car cela signifie que vous dîtes adieu au statu quo. Finalement, vous vous rappellerez que Arrêtez de parler, agissez a démarré avec une notion très claire : le passage du temps. C’est le seul impératif, celui qui vous pousse à vous lever et à agir.

L’élimination de la procrastination

Bien sûr, vous ressentez l’envie de procrastiner, c’est humain. En fait, vous êtes face à une dichotomie :

  • Passer à l’action vous apportera une récompense dans le futur.
  • Succomber à des vices (regarder un film, vous servir un verre de vin, etc.) vous apportera une satisfaction à court et moyen terme.

Pour vous rassurer, sachez que vous pouvez éliminer la procrastination, le tout est d’avoir conscience de son existence en amont et d’éliminer les multiples distractions qui s’offrent à vous (télévision, gâteaux dans le placard, jeux vidéos, etc.).

Votre harceleur interne

J’ai une bonne nouvelle pour vous. Lorsque vous commencez quelque chose, votre subconscient vous empêche de vous arrêter. Vous avez donc votre propre harceleur ancré en vous, pour vous pousser à continuer. On appelle cela l’effet Zeigarnik, du nom du psychologue russe qui l’a découvert. Cela signifie que, simplement en passant à l’action et en vous focalisant sur votre projet, vous obtenez une petite aide provenant de votre subconscient qui vous harcèle et fait en sorte que vous alliez « au bout » d’un point de vue psychologique. Si nous revenons à votre projet, aller « au bout » signifie accomplir la prochaine tâche importante : finir ce projet !

Les professionnels ont un mot pour ça

Le fait de passer à l’action et de corriger le tir en route est une approche qui est très utilisée de nos jours dans le monde du business. Cela s’appelle le LEAN développement. Au lieu de passer des mois, voire des années, à développer des lignes de codes pour ensuite sortir un produit et faire en sorte que les clients s’y intéressent ; les développeurs essaient de nouvelles versions chaque semaine. Cela leur permet de découvrir plus rapidement les problèmes et de prendre un avantage compétitif sur leurs rivaux.

Ils se mettent en action pour transformer leurs idées du statut d’hypothèse à celui de réalité le plus rapidement possible. Ils passent ainsi de la position stationnaire à une position dynamique : pas de peurs, pas de regrets. Mais le plus important, c’est que chaque pas les rapproche un peu plus du succès.

L’histoire du succès accidentel

Lorsque vous démarrez quelque chose, vous ne savez pas où vous allez finir. C’est cela qu’on appelle le risque. Cette incertitude de résultat est une des raisons pour lesquelles beaucoup de personnes sont paralysées par la peur à l’idée de passer de la parole à l’action. Mais peut-être qu’aller directement de A à Z n’a aucune importance. Il se peut que terminer au point F soit quand même un grand résultat.

L’histoire est en effet remplie de grands récits de personnes qui ont démarré quelque chose pour finalement découvrir une chose totalement différente et qui n’aurait jamais été découverte autrement. Rétrospectivement, cela ne ressemble absolument pas à un échec. En réalité, cela nous apprend que la seule chose importante est de démarrer. L’exemple le plus célèbre est certainement celui de Coca-Cola, qui a été initialement développé en tant que médicament pour guérir la plupart des maux, de l’hystérie aux maux de tête. C’est aujourd’hui devenu une des boissons les plus consommées dans le monde.

Supposons que vous souhaitiez ouvrir un grand restaurant au lieu d’occuper votre job de bureau qui vous ennuie terriblement. Vous osez enfin vous lancer mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et vous vous retrouvez à tenir un restaurant-snack sur la plage, devant une mer turquoise et à l’abri des cocotiers. Est-ce que vous avez échoué pour autant ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question, tout dépend de l’endroit où vous voulez être et de votre vision des choses. Seulement, si occuper un job de bureau vous déprimait à mourir, alors le fait même de vous mettre en action afin de poursuivre votre rêve signifie que, peu importe où vous allez arriver, cela sera un endroit différent de celui d’où vous êtes parti. Atterrir proche de votre objectif ou changer de direction peut toujours demeurer un succès !

Comment surprendre les gens autour de vous ?

Faites ce que vous dîtes. Sérieusement. Nous sommes tellement habitués à entendre des gens promettre la lune pour finalement nous donner une énorme déception que le moyen le plus sûr de surprendre et de satisfaire quelqu’un est de simplement faire ce que vous avez dit que vous feriez au moment où vous avez promis de le faire.

De plus, la personne à laquelle vous ferez le plus plaisir, ce sera vous.

« Pour toutes les choses les plus importantes, le timing est toujours nul. Vous attendez le bon moment pour quitter votre emploi? Les étoiles ne s’aligneront jamais et les feux de circulation de la vie ne seront jamais tous verts en même temps. L’univers ne conspire pas contre vous, mais il ne fait pas tout son possible pour aligner les quilles. Les conditions ne sont jamais parfaites. « Un jour » est une maladie qui emportera vos rêves vers la tombe. Les listes Pour et Contre sont tout aussi mauvaises. Si c’est important pour vous et que vous voulez le faire « éventuellement, » il suffit de le faire et de corriger le tire en cours de route. » ― Timothy Ferriss, La semaine de 4 heures

Cinquième partie : l’art de prendre des décisions

Il y a un ordre naturel pour les choses. Cet ordre se déroule dans ce sens : décider puis agir. L’action vient après la prise de décision. Un des point importants d’Arrêtez de parler, agissez est de vous forcer à prendre une décision à propos de cette chose qui vous démange. Même si vous faites le choix de ne pas prendre de décision, vous prenez une décision : celle de ne pas changer les choses. Ne pas prendre de décision sur les choses qui comptent vraiment dans votre vie signifie que vous vous laissez porter par les courants de la vie et être un spectateur de votre vie.

Le muscle de la prise de décision

Le muscle de la prise de décision se comporte comme n’importe quel muscle : plus vous prenez de décisions, plus il devient fort et meilleur. Bien sûr, il peut sembler plus facile de rester assis et d’espérer que les choses changent d’elles-mêmes. Il se peut d’ailleurs que ce soit le cas. Il se peut aussi qu’elles deviennent pires.

Mais si vous entrainez votre muscle de prise de décision, vous êtes aux commandes et, les rares fois où vous prendrez la mauvaise décision, vous aurez quand même accompli bien plus de choses que ceux qui ne font rien.

Prenez une décision puis passez à l’action !

La séduction de la recherche d’informations

Il n’y a jamais eu autant d’informations et de recherches disponibles qu’à notre époque. Nous avons accès à tellement de données, accessibles du bout des doigts, que des millions de personnes sont prises au piège dans l’idée de trouver davantage d’informations. Nous voulons toujours plus d’informations et de recherches pour appuyer et valider nos idées. Nous attendons de disposer de toutes les informations nécessaires et que tous les voyants soient au vert pour agir. C’est une activité marrante mais cela ne vous mènera nulle part. Agissez !

Comment vous perdre dans le « flow » peut vous aider à prendre des décisions

Nous avons vu que la clé du bonheur était une combinaison d’action et de sens dans ce que nous faisons. Mais nous pouvons développer davantage cette idée et vous aider à être certain que vous prenez la bonne décision. Il s’avère en effet que l’activité qui vous rend le plus heureux est celle que vous pratiquez sans avoir vraiment conscience que vous êtes en train de la faire.

C’est le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi qui, en étudiant des personnes qui aiment véritablement ce qu’elles font, a découvert que le temps file réellement quand vous êtes tellement absorbé par ce que vous faites que vous vous abandonnez. Csikszentmihalyi appelle cet état le « flow ».

Le flow

Le flow est un état que vous pouvez atteindre uniquement à travers une activité qui vous challenge réellement. Lorsque vous atteignez cet état, vous êtes tellement absorbé dans ce que vous faites que vous ne remarquez même pas le passage du temps, votre état de fatigue ou même si vous avez faim. Vos cellules grises sont simplement trop occupées pour remarquer toutes ces choses ! Cela vous demande également de développer une compétence pour ce que vous faites.

Nous pouvons maintenant revoir notre formule :

Action + Sens + Compétence = Flow

Vous êtes dans le flow lorsque vous êtes engagé dans un challenge de niveau optimal. Cela signifie que vous utilisez des compétences qui sont supérieures à la moyenne pour réaliser quelque chose de plus difficile que la moyenne.

Ce que vous devez savoir à propos des maximisateurs et des personnes qui savent se contenter de ce qu’elles ont.

Une des façons que les psychologues utilisent pour définir et segmenter les personnes est en regardant si elles veulent « seulement le meilleur » (auquel cas on parle de « maximisateurs ») ou si elles se contentent de quelque chose de « suffisamment bien » (dans ce cas, nous parlerons des personnes qui savent se contenter de ce qu’elles ont).

Il est important de savoir que les personnes qui savent se contenter de ce qu’elles possèdent ont tendance à être plus heureuses dans leurs choix que les maximisateurs.

C’est par exemple le cas de quelqu’un qui n’arrive pas à se décider au restaurant, en opposition à celui qui va choisir un plat qui lui paraît bien et puis qui va passer à autre chose. Cela peut aussi être une personne qui n’arrive pas à se mettre en couple car il attend le partenaire parfait.

Si nous appliquons cela au monde du travail et des affaires…

L’impossibilité de choisir le travail parfait

Certaines études ont donc étudié cette différence de comportement dans le monde du travail. Ces études ont montré que :

  • Les maximisateurs postulent à davantage d’offres d’emploi.
  • Ils fantasment sur des jobs auxquels ils n’ont même pas postulé.
  • Une fois qu’ils ont accepté un job, ils auraient aimé avoir plus d’options.
  • Ils ont un salaire en moyenne 20% supérieur à celui des personnes qui se contentent de ce qu’elles ont.

Mais malgré cette différence de salaire, les maximisateurs se sentent nettement moins bien à propos de leur situation et ressentent nettement plus de stress, de fatigue, d’anxiété, d’inquiétude, de dépression et de saturation.

Les scientifiques en ont conclu que la recherche de la « meilleure » solution mène nécessairement à la déception. En d’autres termes, prenez une décision avec laquelle vous pouvez vivre et jetez-vous à corps perdu dans cette décision.

« L’inaction engendre le doute et la peur. L’action engendre la confiance et le courage. Si vous voulez vaincre la peur, ne restez pas assis à la maison pour y réfléchir. Sortez et mettez-vous au travail. » – Dale Carnegie, auteur de Comment se faire des amis

Sixième partie : … et action !

Arrêtez-vous une minute. C’est le calme avant la tempête. Juste avant de ramper dans le monde de l’action, faites une pause et respirez un grand coup, car vous allez avoir besoin d’un peu d’organisation à partir de maintenant.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Pourquoi vous n'appliquez pas ce que vous lisez (et comment y remédier) - 2

Puis, une fois que vous aurez élaboré un plan rusé, il vous sera très bénéfique de creuser un peu plus pour séparer les actions et habitudes qui vous aideront à optimiser votre plan de celles qui vous empêchent d’avancer.

arretez de parler agissez

Un peu de planification

Votre seule volonté ne vous mènera pas là où vous souhaitez aller. Vous avez besoin d’un plan. Sans ce plan, vos chances de réussir l’ascension de votre Mont Everest personnel sont légèrement supérieures à celles de gagner à la loterie.

Élaborer le bon plan commence par la définition du bon objectif. Cet objectif n’est pas tout à fait la même chose que votre rêve ou projet : il doit être mesurable. Par exemple, monter votre business n’est pas un objectif, alors que créer une entreprise de produits biologiques, d’ici six mois, en est un.

Le problème des buts imaginaires

Faites attention à ne pas vous fixer des buts imaginaires. Un des problèmes que l’on rencontre souvent chez les personnes qui ne font que parler est celui de délibérément se fixer un objectif qui est impossible à atteindre ou qui est tellement lointain qu’il est voué à l’échec.

En fait, il se trouve que les personnes qui se fixent ce genre de buts imaginaires sont celles qui sont le plus paralysées par la peur de l’échec. En se fixant des buts irréalistes, elles anticipent l’échec : ce dernier est déjà accepté. Ces objectifs relèvent alors du monde de l’imaginaire et ceux qui les énoncent n’ont pas l’intention de les mettre en application dans la vraie vie.

L’idiotie des buts

Analysez votre but pour détecter tout symptôme d’idiotie. Si vous souffrez d’idiotie des buts alors vous allez être si obsédé par votre objectif futur que vous allez ignorer la réalité pratique de votre situation. En fait, vous allez penser que, comme par magie, l’atteinte de votre but dans le futur vous épargnera de tout le travail difficile, des sacrifices et des choix que vous allez réellement devoir faire tout au long du chemin. C’est ce qui conduit à un comportement excessif et à une prise de risque déraisonnée (risques financiers, mise en danger de la sécurité de votre famille).

Planifier

Une fois que l’objectif est clairement défini, il faut mettre en place le plan pour l’atteindre. Ce plan devra :

  • Découper vos journées en plusieurs parties atteignables.
  • Avoir des étapes critiques.

Découper vos journées en plusieurs parties atteignables est primordial. Un objectif, pris dans sa globalité, peut sembler inatteignable. En divisant cet objectif en plusieurs parties atteignables, il semble tout de suite beaucoup plus réalisable. Par exemple, si vous souhaitez perdre 20 kilos en un an, cela peut sembler impossible, alors que perdre un peu moins de 2 kilos par mois, soit 500 grammes par semaine, apparaît beaucoup plus faisable. De plus, vous pouvez être sûr que, quel que soit votre plan, il sera mis à l’épreuve de la vraie vie très rapidement et devra être adapté en conséquence.

Les étapes critiques

Ce terme est utilisé dans le monde de l’entreprise, en gestion de projet, pour décrire les séquences d’événements qu’une équipe doit suivre afin de délivrer un objectif dans un délai donné. Si l’un de ces événements est retardé d’une journée, c’est tout le projet qui se retrouve retardé d’autant. Dans votre situation, cela signifiera tout simplement que vous devez terminer chaque partie en temps et en heure pour obtenir les résultats attendus.

Les choses qui peuvent vous aider dans vos journées et celles que vous devez jeter

Maintenant que vous avez fermement décidé de passer du côté de ceux qui agissent, vous devriez utiliser tous les outils que vous pouvez pour être certain de rester dans la course. Vous devriez également faire attention à ne pas vous attarder sur des pensées et des activités qui consomment toute votre énergie et qui ne vous aident pas à avancer.

stop talking start doing planifier

Voici donc cinq actions qui peuvent vous aider :

  1. L’engagement public : Faites part de votre projet aux personnes qui vous entourent (amis, famille, collègues) car il a été prouvé qu’on atteint plus facilement ses objectifs lorsqu’on les partage avec les bonnes personnes.
  2. Étape par étape : Découpez le travail à effectuer en petites étapes, comme nous l’avons vu. En faisant cela, vous diminuez nettement le risque d’être découragé par l’ampleur de la tâche et vous augmentez les chances d’obtenir des micro-succès tout au long du projet.
  3. Récompensez-vous à chaque étape critique : Lorsque vous réalisez et passez une étape critique, célébrez votre réussite ! Offrez-vous un moment de détente, achetez des fleurs, un bon repas ou sortez faire la fête ; tout ce qui peut vous faire plaisir.
  4. Tenez un suivi : Écrire vos progrès peut vous aider à visualiser tout le travail accompli : cela rend le procédé réel et vous permet de vous rappeler tout ce que vous avez déjà fait.
  5. Faites-le pour les bonnes raisons : En gardant à l’esprit les bonnes raisons pour lesquelles vous faites les choses, vous allez rester plus facilement dans la course.

Voici maintenant cinq actions qui n’aident pas :

  1. Vous motiver en idéalisant quelqu’un : Il a été prouvé qu’afficher la photo de quelqu’un qui a réussi dans le domaine que vous visez n’aide pas à atteindre l’objectif visé.
  2. Le faire pour de mauvaises raisons : penser à l’échec ou à quel point vous détestez ce que vous faites : Tenter de vous motiver en vous rappelant à quel point vous êtes misérable de ne pas faire taire cette petite voix ou l’état de misère dans lequel vous allez vous trouver si vous échouez, ne fonctionnera pas. L’énergie négative qui ressortira de telles pensées ne vous aidera pas à focaliser votre énergie et votre discipline vers les objectifs que vous visez.
  3. Supprimer les pensées inutiles : Vous ne perdrez pas de poids en refusant de penser à une crème glacée. Plus vous mettez d’énergie à ne pas penser à quelque chose et plus vous pensez en fait à cette chose.
  4. Idéaliser votre rêve : Ceux qui ne cessent de penser à la vie merveilleuse qu’ils auront une fois l’objectif atteint sont ceux qui ont le moins de chances d’y arriver. En faisant cela, ils se focalisent sur l’atteinte du succès et non au processus qui les mènera jusque là.
  5. S’appuyer uniquement sur la volonté : La volonté n’est ni un plan ni une base solide. Elle est importante mais elle seule ne vous mènera pas à l’objectif : compter uniquement sur elle vous conduira nécessairement à la déception.

Un slogan personnel

Oui, vous avez bien entendu (même les cyniques), ce message s’adresse à vous. Il vous faut un slogan, un mantra ou un conseil qui vous aidera à adopter les habitudes positives pour vous permettre de poursuivre votre objectif.

Ce slogan vous aidera également à vous remettre sur le droit chemin si vous commencez à vous endormir sur vos lauriers ou à repartir dans le monde de ceux qui ne font que parler.

Donc, choisissez un slogan, celui qui fonctionne pour vous. Affichez-le où vous pourrez le voir : sur la porte de votre réfrigérateur, en fond d’écran de votre téléphone ou sur le mur de votre bureau.

Et maintenant ?

  • Maintenant vous attrapez la vie par le col, vous la secouez, vous la modelez et vous en faites ce que vous voulez.
  • Vous connaissez votre démangeaison. Vous l’avez transformée en un objectif atteignable et mesurable.
  • Vous vous connaissez, donc vous savez ce que vous allez entreprendre pour faire de ce changement votre nouvelle réalité.
  • Vous savez que vous avez besoin d’un plan.
  • Vous savez ce qui vous aidera et ce qui ne le fera pas.
  • Vous savez que les regrets pèsent plus lourd que la peur.
  • Vous avez la certitude que l’horloge tourne sans se soucier de vous.
  • Vous savez que votre vie se terminera un jour, peu importe que vous travailliez sur ce qui est important ou sur ce qui ne l’est pas.

C’est à vous de jouer !

Chaque personne a ses challenges personnels. Vous devez faire face à vos démons et relever les challenges qui vous sont propres.

Peut-être que votre meilleure option pour arriver à votre objectif consiste à servir des tables au restaurant la nuit, rester vivre chez vos parents et économiser tout votre argent pour faire le voyage de vos rêves ou lancer votre entreprise.

Peut-être que vous êtes trop vieux, trop fier, trop aliéné, que vous avez des enfants ou que vous habitez trop loin pour cela. Dans ce cas, il s’agit de votre réalité et vous devez élaborer un plan en fonction de celle-ci.

Il y a autant de scénarios de vie possibles que de grains de sable sur une plage et ils sont aussi chargés que les excuses que les gens se créent pour ne pas réaliser leurs rêves.

Si vous voulez le faire, à partir de maintenant vous savez quoi faire : démarrez !

Plongez - Arrêtez de parler, agissez

Conclusion sur le livre Arrêtez de parler, agissez :

Le livre Arrêtez de parler, agissez est une petite pépite que j’ai découverte par hasard. Après avoir lu, et apprécié l’ouvrage précédent de l’auteur, j’attendais beaucoup de ce livre. Il faut dire que je n’ai pas été déçu et que je suis vraiment plus qu’heureux de l’avoir découvert. Il fait désormais partie de mes classiques, que je relis régulièrement.

Sur la forme, Arrêtez de parler, agissez se lit facilement car il est très visuel. Il alterne des pages de textes classiques avec des passages imagés et des citations en polices plus grandes, pour bien insister sur les points les plus importants.

En ce qui concerne le fond, Arrêtez de parler, agissez est un livre qui va droit au but et qui ne peut pas laisser indifférent. Il fait sauter une à une toutes les excuses que l’on peut se trouver lorsqu’on reporte à plus tard quelque chose qui nous tient à cœur. En dédramatisant les conséquences d’un éventuel passage à l’action et en faisant comprendre au lecteur qu’il a beaucoup plus à gagner à se lancer qu’à ne rien faire, il permet de relativiser et apporte une vraie dose de motivation.

J’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteur ne juge pas le lecteur mais adopte plutôt une approche en six étapes pour amener ce dernier à faire un travail d’introspection pour identifier ce qui le démange vraiment. Puis, une fois ce travail effectué, le lecteur est amené, étape par étape, à avoir une vision plus précise de son projet pour éventuellement le réaliser. L’auteur ne nous dit pas de nous lancer à tout prix (comme c’est parfois le cas dans les ouvrages de développement personnel) mais, au contraire, de prendre le temps de la réflexion (sans en abuser) pour mettre sur pied un projet crédible et nous lancer.

En ce qui me concerne, c’est cet ouvrage qui m’a donné l’impulsion nécessaire pour me lancer dans l’entrepreneuriat alors que ça me « démangeait » depuis plusieurs années mais que j’avais des blocages et que je me trouvais des excuses pour ne pas le faire. Après la lecture d’Arrêtez de parler, agissez, je n’ai plus eu peur de passer à l’action, et ce dans tous les domaines de ma vie. D’ailleurs, le sous-titre du livre « A kick in the pants in six parts » (« un coup de pied au derrière en six parties) reflète tout à fait l’esprit général. Il m’a d’ailleurs inspiré un article pour motiver les lecteurs à oser se lancer dans leur premier investissement immobilier.

Je recommande donc Arrêtez de parler, agissez à toutes les personnes qui ont un projet en tête mais qui ressentent vraiment un frein à l’idée de passer à l’action. Il n’est disponible qu’en anglais mais se lit facilement, même avec un anglais moyen. Je suis même surpris qu’il ne soit pas disponible en français tellement il pourrait changer la vie de beaucoup de personnes.

Points forts :

  • Facile à comprendre.
  • Rapide à lire (170 pages).
  • Concis, efficace, va droit au but.
  • Pousse le lecteur à intérioriser et à se poser les bonnes questions.

Points faibles :

  • Disponible uniquement en anglais.
  • Pourrait paraître trop « léger » aux personnes qui cherchent à faire une profonde introspection.

La note de Julien Loboda du blog Immobilier-Meublé :

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9 Commentaires pour :

Arrêtez de parler, agissez

  • Harouna

    4 Oct 2017 à 16:03

    Beau résumé. Comme on le dit : seule l’action paye. Quand il faut y aller, il faut y aller !

    Répondre



    • Julien

      23 Nov 2017 à 10:03

      Merci Harouna !
      En effet, le mot-clé de ce livre c’est “action” ! 🙂

      Répondre



    • Cédric Habert

      5 Oct 2017 à 10:03

      Merci pour cette découverte,

      Un bon coup de pied au derrière en 6 étapes c’est exactement ce que je recherche!

      Certains points disent l’inverse de la plupart des méthodes de développement personnel, je pense notamment au passage sur les actions qui n’aident pas : Idéaliser votre rêve.

      Alors que la visualisation est recommandée dans beaucoup de méthodes. Qui croire? Que faire?

      Je pense tout de même qu’il faut imaginer ce qu’on veut, pour savoir vers quoi on veut se diriger. Bien que cela puisse évoluer au cours du temps, mais il ne faut pas en faire non plus une obsession car il est important également de profiter du moment présent!

      Répondre



      • Julien

        23 Nov 2017 à 10:05

        Bonjour Cédric,

        Je pense que le point sur l’idéalisation du rêve, c’est vraiment dans le côté contre-productif, à savoir d’imaginer quelque chose de tellement élevé et énorme que c’est inatteignable; et surtout de vouloir y arriver d’un coup, et donc ne pas passer à l’action. Il faut avoir l’image de son rêve mais se mettre en route, aussi petite soit la tâche, car c’est vraiment ça qui va nous en rapprocher. Peu importe si tout n’est pas parfait.

        Répondre



      • Gora

        10 Oct 2017 à 11:22

        Livre très intéressant, qu’il faudra probablement lire ! Dans le même genre et lu récemment, the 5 seconds rule de Mel Robbins.

        Répondre



        • Julien

          23 Nov 2017 à 10:07

          Bonjour Gora,

          Il faut absolument le lire, d’autant plus qu’il n’est pas très gros et se lit vraiment rapidement !

          Je te garantis qu’après l’avoir lu, tu ressors complètement reboosté !

          Répondre



        • Steeven

          23 Oct 2017 à 03:27

          J’ai lu ce livre, certainement un Must à mon sens à lire cette année!

          Répondre



          • Julien

            23 Nov 2017 à 10:08

            Bonjour Steeven,

            Yes, c’est un MUST qui fait maintenant partie de mon TOP 10 en matière de développement personnel 🙂

            Un coach de motivation pour 10 euros (et même beaucoup moins en occasion, perso j’ai du l’avoir à 3 euros), c’est inestimable !!

            Répondre




          • […] Chronique du livre : Arrêtez de parler, agissez […]

            Répondre









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