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L’Alchimiste

l'alchimiste paulo coelho

Résumé de « L’Alchimiste » de Paulo Coelho : L’Alchimiste, est un conte philosophique racontant le parcours d’un jeune berger se croyant en quête d’un trésor, et comprenant, au fil de son parcours, que ce voyage est bien plus une quête spirituelle. A travers cette histoire, le lecteur pourra s’identifier au héros et comprendre que chaque homme doit suivre ses propres rêves et qu’il doit le faire à tout prix. Voilà le sens de la vie.

Par Paulo Coelho, 1994, 189 pages.

Titre original : O Alquimista

Chronique et Résumé du livre « L’Alchimiste » de Paulo Coelho :

Prologue :

Le personnage de l’Alchimiste entame le début d’une réflexion philosophique concernant la place de chaque homme dans la Société. En se plongeant dans un livre d’Oscar Wilde relatant la légende de Narcisse, jeune homme qui avait pour habitude de se contempler dans le reflet d’un lac, il souligne que notre propre estime dépend en grande partie de l’importance que l’on donne au regard de l’autre.

Note : Cet article invité a été écrit par Nicolas Galli du blog « Développer sa confiance »

Partie 1 :

Alors qu’il garde ses moutons, Santiago, un jeune berger, s’étonna de l’étonnante proximité que lui et ses bêtes entretenaient. Plus qu’une proximité, c’était comme une complicité, lui qui avait toujours été persuadé qu’elles le comprenaient. C’est pour cela qu’il aimait leur conter certains passages de livres qui l’ont marqué, leur confier ce qu’est sa solitude et tous les plaisirs de sa vie de nomade. Dernièrement, son sujet de discussion principal était cette jeune fille qu’il allait certainement croiser prochainement, lors de son passage dans sa prochaine étape.

santiago le berge de l'alchimiste troupeau et mouton

Santiago, rencontra une jeune fille brune au moment d’aller vendre la laine de ses brebis à la ville. Lors de ce premier contact, alors qu’elle était surprise de voir un gardien de moutons sortir un livre de son sac, il lui évoqua sa vie et ses voyages. Pour une fois qu’il pouvait parler à quelqu’un d’autre qu’à ses bêtes ! « Mais si vous savez lire, pourquoi n’êtes-vous qu’un simple berger ?», lui demanda la fille de commerçant. Certain qu’elle ne pourrait comprendre son goût pour cette vie de nomade, il ne chercha qu’à profiter de tout ce temps passé avec elle. Il se rendit compte qu’il n’avait jusque-là, jamais ressenti cela pour personne.

D’ici quatre jours il arriverait à nouveau dans ce village… Il avait du mal à masquer son impatience à l’idée de revoir la jeune fille, tentant comme il le pouvait, d’anticiper une éventuelle déception. Après tout, peut-être l’avait-elle oublié ?

En regardant ses moutons, Santiago entama une réflexion sur la chance ou la malchance de n’avoir aucune décision à prendre… En fin de compte, ses bêtes n’ont rien d’autre à faire qu’à suivre leur maître, se dit-il. Le jeune homme repensa à ce même rêve qu’il avait fait, sans le finir, et cessa de se plaindre de la charge de son manteau qu’il devait transporter malgré la chaleur écrasante. Il relativisait. Après tout il n’avait jamais eu à se plaindre du froid du petit matin. Il avait bien l’intention cette fois-ci d’expliquer à la jeune fille pourquoi un jeune berger peut savoir lire.

Même s’il était issu d’une famille modeste, ses parents voulaient faire de lui un prêtre. C’est pour cela même qu’il avait fait des études. Mais pour lui, il était beaucoup plus important de découvrir le monde que de connaître Dieu. Après avoir expliqué son choix à ses parents qui tentèrent de l’en dissuader, Santiago reçut quelques pièces d’or et la bénédiction de son père, avant de partir.

Pour rien au monde, le jeune homme ne souhaiterait échanger sa vie d’aventures contre celle d’un homme d’église. Le fait que chaque jour est à lui seul une nouvelle épopée, lui semblait tellement précieux. Ses moutons, eux, ne réalisaient pas la chance qu’ils avaient, tous les jours, de parcourir de nouveaux paysages. En approchant chaque jour de son hypothétique rencontre avec la fille du commerçant, Santiago se fit la réflexion, que c’était justement la possibilité de réaliser un rêve qui rendait la vie intéressante.

Arrivé à Tarifa, sa prochaine étape, Santiago rencontra une vieille gitane qui savait interpréter les rêves. Il lui demanda la signification du songe qu’il avait déjà fait deux fois : celui d’un enfant jouant avec ses brebis et le conduisant finalement jusqu’aux Pyramides d’Égypte, lui expliquant qu’il s’y cachait un trésor. Il prit la vieille pour une folle lorsqu’elle refusa de lui faire payer la consultation, mais réclama un dixième du trésor. L’interprétation de la gitane, lui dit qu’il devait se rendre aux Pyramides.

Déçu, le jeune homme poursuivit son chemin en chérissant sa liberté qui lui permettait de rencontrer de nouvelles personnes tous les jours. Ce fut le cas lorsque Santiago croisa et conversa avec un vieux. Ce dernier le surprit par ses propos. Il semblait proclamer que la vie d’un être humain est régie par le destin. Ce vieil homme prétendait s’appeler Melchisédec et être roi, le roi de Salem. Cette annonce rendit sceptique Santiago. Ses questions indiscrètes finirent par agacer le jeune berger qui décida de mettre fin à leur conversation, jusqu’à ce que son interlocuteur lui demande de lui donner un de ses moutons… en échange de ses explications pour parvenir à son trésor caché.

Après lui avoir fait une brève mais probante démonstration de ses dons de voyance, Melchisédec dit désirer l’aider car il le méritait, pour avoir réussi à accomplir sa « Légende personnelle ». Selon le roi, Santiago avait réussi à poursuivre ce que tout homme a au fond de lui, depuis toujours, la volonté de se réaliser. Quand on souhaite sincèrement et profondément quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’Âme de l’univers. « Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir ». Quand le jeune berger demanda au roi pourquoi il lui prodiguait ce conseil, sa réponse fut simple : « parce que tu étais sur le point de renoncer à réaliser ta légende personnelle ». Melchisédec expliqua que c’était son rôle et qu’en échange d’un dixième de son troupeau, il lui dévoilerait des informations qui l’aideraient à trouver son trésor.

la légende personnelle trouver son trésor

Après ces deux dernières rencontres, Santiago repensa à tout ce qu’il avait appris et compris, notamment sur l’importance que la liberté avait à ses yeux. Il comprit que ses brebis, la fille du commerçant, les plaines d’Andalousie étaient les étapes de sa propre « Légende personnelle ».

Le jour vint où en échange de 6 moutons, il reçu l’information de la part du vieux Roi, comme quoi le trésor se trouvait en Égypte près des Pyramides. Il lui conseilla également de bien rester vigilant aux signes de Dieu et lui offrit deux pierres précieuses qui désormais l’aideraient à prendre ses décisions, par lui-même. Il devait simplement veiller à toujours poser des questions objectives. Avant de le laisser repartir, le vieux Roi lui conta une histoire dévoilant que le secret du bonheur était d’être capable de regarder les merveilles du monde sans jamais oublier ce qui compte le plus à ses propres yeux.

Arrivé à Tanger, s’interrogeant sur ce que pouvaient bien être les signes du ciel dont Melchisédec lui avait parlés, Santiago fut quelque peu déstabilisé par les différences culturelles qu’il observait. Le hasard lui fit rencontrer un jeune arabe qui gagna rapidement sa confiance et se proposa de le guider à travers le Sahara, jusqu’aux Pyramides. Malheureusement, son jugement fût un peu hâtif et il se fit dérober tout l’argent qu’il avait sur lui, se retrouvant seul, sans son troupeau vendu et qui plus est, dans un pays étranger dont il ne parlait même pas la langue. Il maudit ce Dieu si injuste, regrettant d’avoir osé croire en ses rêves.

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Finalement, il était comme tous les hommes, voyant le monde comme il souhaiterait que les choses se produisent et non, comme elles se produisent réellement. Il se rassura quant à la légitimité de sa quête en interrogeant les 2 pierres offertes par le vieux Roi, mais compris aussi que dans la vie il y avait certaines choses que l’on ne devait pas savoir à l’avance pour ne pas échapper à son destin.

Ne possédant plus rien, Santiago abordait désormais son aventure avec le regard d’un homme libre. Il se rendit compte qu’il arrivait à lire sur les visages des hommes étant sur les traces de leur « Légende Personnelle », grâce à l’épanouissement de leur visage

Le marchand de cristaux vendait depuis trente ans ses pierres précieuses et son métier n’avait plus aucun secret pour lui. Cependant, le commerce déclinait d’année en année. Un jour, un jeune étranger à l’apparence modeste entra dans sa boutique.

Contre un repas le berger s’était mis à astiquer des vases en vente dans la vitrine. Par la suite constatant les effets bénéfiques sur ses affaires, le commerçant lui demanda de travailler pour lui, avant de le décourager, en lui expliquant que ses rêves de gagner l’Égypte grâce à l’argent économisé, étaient illusoires… Devant l’abattement du jeune berger, le marchand lui proposa assez d’argent pour lui permettre de rentrer dans son pays. Le berger, réfléchit un moment, et décida de persévérer dans sa quête en acceptant finalement de travailler pour le commerçant le temps de se racheter quelques moutons.

Partie 2 :

Le temps s’écoulait et le travail du jeune homme était toujours aussi bénéfique à son patron. Pourtant ce dernier avait du mal à changer ses habitudes, refusant le risque de faire moins bien. Son employé lui expliqua qu’il fallait faire confiance aux signes et croire au Principe Favorable encourageant les débutants à vivre leur Légende Personnelle. Face à l’entêtement du jeune berger à concrétiser son projet de gagner les Pyramides, le marchand lui avoua que pour sa part, il redoutait de concrétiser ses rêves par peur de ne plus avoir de but une fois ces derniers satisfaits.

Un soir, après avoir fermé la boutique, le commerçant s’entretint avec le jeune berger et lui avoua qu’il avait été, pour lui, une bénédiction. Sans sa vision nouvelle, il n’aurait jamais rien osé et aurait fini malheureux d’avoir gâché sa vie. Cependant, il reconnu également que désormais il ne pouvait plus se voiler la face : son destin était entre ses propres mains et que cela lui faisait peur. « Mektoub » prononça-t-il, « c’est écrit » !

En appliquant l’idée de son employé de proposer du thé dans des verres en cristal aux passants qui venaient de gravir la rue pentue, le marchand vit ses affaires prospérer.

Neuf mois après être arrivé en Afrique, le jeune berger savoura la réussite de ses plans. Il eu assez d’argent pour se racheter 120 moutons et son patron, assez d’argent pour réaliser le rêve de sa vie : se rendre à la Mecque. Pourtant un soir, ce dernier, préparant le thé, le surprit par ses propos…  « Mektoub ! Ni moi ni toi ne réaliserons nos rêves ! »

Une fois quitté le marchand, alors qu’il allait rebrousser chemin et prendre la direction de l’Espagne, le pays d’où il venait, le berger pensa qu’il y avait dans le monde un langage, compris de tous. C’était le langage de l’enthousiasme, des choses que l’on fait avec amour, avec passion en vue d’un résultat. Il hésita, pensant que c’était peut-être son patron qui avait raison, et puis après tout, s’il redevenait berger, il saurait faire… Mais, non ! Il pensa finalement qu’il n’avait pas grand risque à tenter l’aventure et puis en fin de compte, la vie lui avait donné l’argent et il avait désormais le temps. « Je suis toujours à côté de ceux qui vivent leur Légende Personnelle » lui avait dit le Roi de Salem. Il n’avait rien à perdre et reprit son chemin vers son trésor, son chemin vers les Pyramides.

Un voyageur anglais, rencontré en chemin, attendait une caravane. Cet homme brillant parlant plusieurs langues, connaissant très bien les religions, s’était mis en tête de partir à la recherche de la Pierre Philosophale. Pour cela, il devait trouvait un Alchimiste, qui, lui avait-on dit, avait le pouvoir de changer n’importe quel métal en or.

prophétie changer le monde alchimie

Dans la caravane qui les menait en Egypte, le jeune berger réalisa que les décisions que l’on prend dans la vie, ne représentent en fait, que le commencement de quelque chose. Alors que rien ne l’y disposait et presque contre son souhait, il entama une discussion avec l’anglais qui, lui aussi, lui expliqua vouloir se rendre à Fayoum à la recherche d’un Alchimiste.

Les deux hommes avaient ceci en commun d’être européens et de croire au fait qu’il n’existe pas de hasard. C’est le destin qui nous fait parfois traverser des épreuves, pour rencontrer certaines personnes. « Plus on s’approche de son rêve, et plus la Légende Personnelle devient la véritable raison de vivre », pensa le berger.

L’anglais était constamment plongé dans ses livres, la caravane avançait évitant les obstacles mais ne perdant jamais de vue son objectif. Alors qu’il se liait d’amitié avec l’un des chameliers, ce dernier lui confessa que sa vie l’avait convaincu de croire en Allah, qui avait dit un jour, que personne ne doit avoir peur de l’inconnu, parce que tout le monde est capable de conquérir ce qu’il veut et qui lui est nécessaire. « Nous craignons de perdre ce que nous possédons, mais cette peur cesse dès lors que nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main », dit le chamelier.

Santiago conseilla à l’anglais de plus prêter attention aux caravanes, qui, selon lui, « font beaucoup de détours mais se dirigent toujours vers le même point ». L’anglais, de son côté, ne jurait que dans les livres qui avaient, selon lui, la même fonction. Les deux hommes convinrent des progrès qu’ils avaient chacun à faire. Pour Santiago, si le Désert, pourtant si dangereux, permettait que la caravane le traverse, c’était précisément car, comme lui, il parlait le même Langage Universel.

Pourquoi son compère de voyage transportait-il autant de livres ? « Pour permettre de comprendre les quelques lignes », répondit l’anglais en évoquant le texte le plus important de l’Alchimie. Une fois expliqué que la Pierre Philosophale permettait de purifier l’âme mais également de transformer n’importe quel simple métal en or, l’intérêt du jeune homme pour l’Alchimie fut immense. Cependant il comprit rapidement que parachever le Grand Œuvre n’était pas si simple…

Même si le berger lui sembla frustre de n’avoir retenu que peu de chose de tous ses livres, l’anglais accepta l’idée que chacun pouvait avoir sa propre manière d’apprendre. Il le respectait surtout pour être comme lui, en quête de sa Légende personnelle.

Le chamelier ne semblait pas s’émouvoir outre mesure de la menace de guerre qui se faisait de plus en plus pressante autour d’eux. Il expliqua au jeune homme que seul comptait l’instant présent et qu’il était pour l’heure bien vivant, après tout.

caravane chameaux histoire de l'alchimiste

La caravane arrivant à destination, le berger réalisa qu’il lui restait cependant, à lui, encore un bout de chemin à parcourir pour atteindre les Pyramides. Mais désormais, c’était le moment présent qui comptait et il essaierait à l’avenir de vivre avec les leçons de son passé et les rêves de son futur.

L’Alchimiste, voyant arriver la caravane dans l’Oasis, savait qu’il allait devoir enseigner une partie de ses secrets à une personne qui lui était inconnue.

oasis dans le désert

Réfugié dans l’Oasis, le jeune homme savait qu’il était à l’abri des guerres entre les clans du désert. Cependant il comprit que ce que le vieux roi avait appelé « la chance du débutant » ne se manifestait plus. Désormais, il le savait, c’était l’épreuve de l’obstination et du courage qu’il allait devoir affronter pour réaliser sa Légende Personnelle.

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Avec l’anglais, ils se mirent à la recherche de l’Alchimiste, mais constatèrent que l’Oasis était plus vaste qu’ils ne le pensaient. De plus, les habitants ne semblaient pas vouloir aider dans leur quête, deux étrangers peu respectueux des traditions. Mais ce fut à ce moment-là que le jeune berger croisa les yeux de celle qu’il savait être la femme de sa vie. A travers leurs échanges de regard, il comprit ce que signifiait le Langage Universel. Il comprit qu’il y a dans le monde toujours une personne qui attend une autre personne. C’est La Main qui fait naître l’amour. « Mektoub » se dit-il. Elle s’appelait Fatima.

L’anglais, pour sa part, fut profondément déçu, du seul conseil que lui donna l’Alchimiste : « Va essayer ! » , après qu’il lui ait demandé s’il avait déjà tenté de changer le plomb en or.

De son côté le berger avoua ses sentiments à la jeune fille et lui demanda de devenir sa femme, considérant désormais la guerre comme une bénédiction, puisque grâce à elle, il était immobilisé prés de Fatima. Elle aussi croyait aux signes et savait que leur rencontre était écrite, mais malgré cela, elle encouragea le jeune homme à réaliser sa Légende personnelle. Si elle en faisait partie, il lui reviendrait tôt ou tard.

Dans son coin, l’anglais avait construit un four dans l’optique de parvenir à son but. Désormais il prenait les événements de sa vie avec philosophie refusant de voir les années perdues mais considérant, au contraire, tout le temps qui lui restait.

Le chamelier voulait connaître son avenir car les hommes vivent en fonction de leur avenir, disait-il. C’est pourquoi il consulta le devin qui lui expliqua que seul Dieu décidait d’envoyer ou pas des signes, mais qu’il ne le faisait que rarement. La raison était que Dieu considérait que le futur était écrit pour être changé.

De son côté, ayant eu une vision d’une attaque imminente de la caravane, le jeune berger partit avertir les chefs de tribus du convoi. « Pourquoi les Dieux auraient choisi un étranger pour passer un tel message ? », lui demandèrent-ils. « Parce que mes yeux ne sont pas encore habitués au désert, de sorte que je peux voir des choses que les yeux trop accoutumés n’arrivent plus à voir », répondit le jeune homme. Le chef du clan accepta de rompre la tradition et de se préparer à la guerre, lui promettant de l’argent si sa prédiction s’avérait exacte, mais la mort dans le cas contraire.

Alors qu’il se demandait si le fait de s’être immergé dans l’Âme du Monde n’allait finalement pas être une malédiction pour lui, il vit surgir d’un nuage de poussière un immense cavalier menaçant. Il ne se soucia pourtant pas du danger car il allait mourir pour sa Légende personnelle. Face à la menace de l’épée du cavalier, la cohérence de ses explications sur sa quête et ses croyances dans l’existence d’une Âme du monde, lui firent échapper à la sentence. Le jeune homme venait de rencontrer l’Alchimiste.

Le lendemain, comme l’avait prédit le berger, l’oasis fut attaquée mais facilement défendue. Le berger se vit remettre cinquante pièces d’or et proposer le rôle de Conseiller le l’oasis.

L’Alchimiste invita le jeune homme sous sa tente et ils discutèrent. « Quand on veut une chose, tout l’univers conspire à réaliser notre rêve », prononça t-il reprenant les mots du vieux roi. Santiago comprit qu’un autre homme était sur sa route, pour le conduire jusqu’à sa Légende Personnelle. Malgré la guerre entre les clans, il lui proposa de le guider à travers le désert, car il était prêt selon lui. « Ton cœur est là où est ton trésor et ce dernier doit absolument être trouvé pour donner un sens à toutes les découvertes que tu as faites en chemin. »

donner du sens conspiration

L’Alchimiste demanda au jeune homme de lui montrer la vie dans le désert, gage du fait qu’il pourrait y trouver des trésors. Devant son aveu d’impuissance à lui montrer la vie dans un tel endroit, l’Alchimiste lui expliqua que la vie attire la vie. A la question pourquoi était-ce si important de connaître le désert, le sage lui expliqua que c’était parce que les Pyramides se trouvaient au milieu du désert. Mais le berger, avait de moins en moins envie de poursuivre sa quête avouant préférer rester aux côtés de la femme qu’il aimait.

C’est à ce moment que l’Alchimiste lui expliqua qu’il pouvait effectivement repousser l’échéance de la réalisation de sa Légende Personnelle en s’installant dans l’oasis avec Fatima, mais que cela le rattraperait tôt ou tard. L’Amour en aucun cas n’empêche un homme de suivre sa Légende Personnelle. Finalement, le jeune homme se décida à suivre l’Alchimiste et sentit la paix s’installer dans son cœur.

Ayant pris sa décision, le jeune homme ressentit le besoin de voir Fatima, de lui expliquer qu’il allait partir mais qu’il reviendrait. Il lui évoqua le fait que son amour était lié au fait que c’était l’Univers qui avait conspiré pour le faire arriver jusqu’à elle. Désormais la jeune fille, très attristée de cette nouvelle, considérerait l’oasis comme un lieu vide et le désert comme l’espérance du retour de l’homme qu’elle aimait.

Sur le chemin les menant à travers le désert, l’Alchimiste expliqua au jeune berger que seul le moment présent comptait et que si ce qu’il avait vécu était fait de matière pure, il pourrait y revenir un jour ou l’autre. Santiago fut surpris quand le sage lui expliqua qu’il était bientôt arrivé au bout de son périple et qu’il le félicita pour avoir suivi sa Légende Personnelle. Il ne lui avait pourtant rien appris… « Il n’y a qu’une façon d’apprendre », dit l’Alchimiste, « c’est par l’action ». C’était son voyage qui lui avait enseigné ! Il compléta ses explications par le fait que s’il désirait comprendre le monde il devait écouter son propre cœur, car lui aussi venait de l’Âme du monde.

Tandis qu’ils continuaient leur chemin, le jeune homme s’efforçait d’écouter son cœur. « Pourquoi devons-nous écouter notre cœur ? » demanda t-il. « Parce que là où sera ton cœur, sera ton trésor », « parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire ». Le berger décrivait le sien comme agité faisant des rêves, comme amoureux, comme trompeur. L’Alchimiste le rassura : « C’est bien. Ton cœur est vivant ». « Si tu connais bien ton cœur, il n’arrivera jamais à te surprendre ». Acceptant ces conseils le jeune homme cessa d’avoir peur et cessa d’avoir envie de retourner sur ses pas. Chaque homme sur terre a un trésor qui l’attend, lui dit son cœur. Malheureusement peu d’hommes suivent le chemin qui leur est tracé.

suivre sa voie trouver son trésor

En route, l’Alchimiste fit la démonstration d’une autre loi du monde. Arrêtés par trois guerriers, le sage leur révéla qu’il transportait une Pierre Philosophale, transformant le métal en or ainsi que l’Élixir de Longue Vie. Ces révélations firent éclater de rire les trois hommes. Devant la stupeur du jeune homme choqué des risques pris par son compère de voyage à révéler de tels secrets, l’Alchimiste lui expliqua qu’il ne craignait rien car selon lui les hommes ne croient pas au trésor.

Alors qu’il ne leur restait plus que deux jours de marche pour atteindre les pyramides, le jeune homme pressa le sage de lui enseigner les secrets de l’alchimie. Tu sais déjà ce qu’il y a à savoir. « Il n’y a qu’à pénétrer dans l’Âme du Monde et découvrir le trésor qu’elle a réservé à chacun de nous », lui dit-il. Cependant, le berger voulait vraiment savoir, le secret qui permettait de transformer le plomb en or. Alors que le soleil déclinait, les deux hommes se retrouvèrent encerclés d’une armée de guerriers.

Les deux voyageurs furent amenés au chef de la tribu et lorsqu’ils se présentèrent l’Alchimiste expliqua l’étendue de ses pouvoirs. Quand il évoqua le fait que le garçon était capable de détruire le campement en utilisant ses pouvoirs de se transformer en vent, les hommes rire. Le chef du clan le prit au mot et lui accorda 3 jours pour que sa prophétie se réalise. Dans le cas contraire, les deux voyageurs lui offriraient leur vie. « Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer », répondit le sage au jeune berger se pensant incapable de tenir un tel engagement. « Le monde n’est que la partie visible de Dieu, et l’Alchimie c’est simplement amener la perfection spirituelle sur le plan matériel », ajouta-t-il.

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Les trois jours s’écoulèrent et alors que tout le clan était réuni autour du berger, le jeune homme se tourna vers l’horizon de sable et conversa avec lui.

Le Désert lui conseilla de s’adresser aux vents. Ceux-ci avaient entendu la conversation car les vents savent toujours tout.

« Qui t’a appris à parler le langage du désert et du vent ? », demanda le vent en s’adressant au garçon.

« Mon coeur ! », répondit Santiago. « C’est ce qu’on appelle l’amour ! ».

Face à la détermination du berger, le vent très orgueilleux et agacé, se mit à souffler plus fort et conseilla à Santiago de s’adresser à une autre puissance.

C’est ainsi, le jeune garçon s’adressa au soleil.

« Si tu connais l’amour tu connais aussi l’âme du Monde, qui est faite d’Amour ».

« Chacun a sa Légende Personnelle, jusqu’au jour où elle s’accomplit. Il faut donc alors se transformer en quelque chose de mieux, et avoir une nouvelle Légende Personnelle jusqu’à ce que l’Âme du Monde soit réellement une seule et unique chose », lui répondit le soleil.

« L’Amour ne consiste pas à rester immobile comme le désert, ni à courir le monde comme le vent, ni à tout voir de loin comme toi », conclu le jeune homme.

« Pour te transformer en Vent, vois la Main qui a tout écrit », dit le soleil.

Le vent poussa un cri de satisfaction et souffla plus fort que jamais. Alors le jeune homme se tourna vers la Main ayant tout écrit, avant de plonger dans l’Âme du Monde, de s’apercevoir que cette dernière faisait partie de l’Âme de Dieu et de voir que l’Âme de Dieu était sa propre âme.

Il comprit qu’il pouvait désormais réaliser des miracles.

L’Alchimiste souriait parce qu’il avait trouvé son disciple.

Un fois arrivé à un monastère copte, l’Alchimiste laissa le jeune garçon poursuivre seul sa route. « Je n’ai fait que te rappeler ce que tu savais déjà » répondit-il aux remerciements de ce dernier. Avant cela, le sage transforma du plomb en or, sous les yeux médusés du berger. Quand le jeune homme lui demanda s’il pouvait également y arriver, l’Alchimiste rétorqua qu’il s’agissait de sa propre Légende Personnelle à lui, et non de la sienne. Avant de le quitter, il lui conta une dernière histoire riche de nouveaux enseignements : « Quoi qu’elle fasse, toute personne sur terre joue toujours le rôle principal de l’Histoire du monde. Et normalement, elle n’en sait rien ». Sur ces mots, les deux hommes se dirent adieu.

Le jeune berger cheminait dans le désert, essayant d’écouter plus attentivement les messages que pouvait lui envoyer son cœur. L’Alchimiste lui avait bien précisé que c’était son cœur qui allait lui indiquer l’endroit exact. « Fais bien attention à l’endroit où tu pleureras car c’est là que je me trouve, et que se trouve ton trésor », lui avait-il dit. Au sommet d’une dune, son cœur bondit dans sa poitrine, devant lui se dressaient les majestueuses et imposantes Pyramides.

alchimiste pyramides trouver son trésor

Il tomba à genoux et pleura. Désormais, s’il le souhaitait il pouvait revenir sur ses pas, rejoindre l’oasis et retrouver Fatima. Mais une œuvre est achevée que lorsque l’objectif est atteint. Baissant ses yeux, il se rendit compte qu’à l’endroit où ses larmes étaient tombées, un scarabée se promenait. Il savait de par son expérience acquise depuis le début de son périple, que cet animal était le signe de Dieu. Il se décida donc à creuser à cet emplacement précis. Au bout d’un moment, déjà bien fatigué par l’avancement de sa tâche, il fut interrompu par 3 réfugiés de guerre. Ces derniers le rouèrent de coups et le pillèrent, lui demandant ce qu’il faisait là.

« A quoi sert l’argent si l’on doit mourir ? » lui avait un jour dit l’Alchimiste. « Je cherche un trésor », répondit-il. Après leur avoir expliqué l’histoire qui l’avait menée là, les trois hommes le laissèrent, face contre terre, en le traitant de fou… De fou, pour avoir traversé un désert juste au motif d’avoir fait deux fois le même rêve. Il regarda les Pyramides qui lui sourirent. Il fit de même en retour, le cœur empli d’allégresse, il avait trouvé le trésor.

Epilogue :

Santiago arriva à la petite église abandonnée. Il se remémora tout le chemin qu’il venait de parcourir et se mis à penser que s’il n’avait pas cru aux rêves, il n’aurait jamais rencontré la gitane, jamais croisé le voleur, jamais échangé avec le roi… Mais il réalisa également qu’il avait tout de même bien été guidé par de nombreux signes tout au long de sa route et que finalement, il n’aurait pu se tromper. Il se mit alors à creuser jusqu’au moment où il trouva un trésor fait d’or et de pierres précieuses. « En vérité, la vie est généreuse pour celui qui vit sa Légende Personnelle », pensa-t-il. Le vent lui apporta un parfum qu’il connaissait et appréciait… « Me voici Fatima, dit-il. J’arrive ! ».

Conclusion sur l’Alchimiste de Paulo Coelho :

« L’Alchimiste » de Paulo Coelho, est un des grands classiques des livres que je rangerai dans la rubrique, développement personnel. Au travers de l’histoire d’un jeune berger, l’auteur nous fait comprendre que nous devons tous à notre niveau, chercher à réaliser nos rêves. Ce livre est une formidable ode à la vie ! Paulo Coelho invite le lecteur à sortir de ses « pantoufles en béton », à oser changer le cours de son destin, pour vivre ses rêves les plus personnels.

Après cette lecture, j’ai personnellement ressenti une envie débordante de lister tous les projets que je n’ai pas encore accompli dans ma vie, et de faire sauter toutes les croyances limitantes que je m’étais fixées. Trop souvent la peur nous inhibe, nous bride dans notre accomplissement personnel.

Lisez « L’Alchimiste », et vous comprendrez que rien n’est impossible à qui veut vraiment atteindre ses rêves ! C’est le livre symbolisant, à la perfection, l’adage, « aide toi, et le ciel t’aidera ». Vous réaliserez ainsi votre propre Légende Personnelle et vivrez la vie dont vous avez toujours rêvé.

Nicolas Galli du blog Développer sa confiance

Points forts :

  • Le livre se lit très facilement, les mots et le style de l’auteur sont simples
  • L’Alchimiste », invite naturellement et de manière très subtile, le lecteur à faire un parallèle entre l’histoire du personnage principal et sa propre vie. Pendant la lecture et surtout après, Paulo Coelho nous incite à nous interroger sur notre propre existence. Sommes-nous sur la bonne route ? Avons-nous réalisé nos rêves les plus profonds ? Nous sommes nous donner tous les moyens de réaliser nos rêves ?
  • Plus encore de pousser à la réflexion, le livre nous persuade de ne plus perdre une minute, et de passer à l’action.

Point faible :

  • A mon goût le seul « défaut » du livre est lié à ses qualités. Il est bien trop court… Quand vous arrivez à la fin, vous n’avez qu’une envie, continuer votre réflexion personnelle !

Ma note :

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Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (Pas encore de Note)

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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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