Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas

How I Found Freedom in an Unfree World : A Handbook for Personal Liberty

Phrase-résumée de « Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas » : Il est possible de devenir plus libre dès aujourd’hui, et ce, non pas en cherchant à changer le monde tel qu’il est, mais en se délivrant de limites mentales que nous avons acceptées et entretenues jusque là.

Par Harry Browne, 1973, 407 pages, titre original : « How I Found Freedom in an Unfree World : A Handbook for Personal Liberty ».

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Damien Casoni du blog Raccourci Minimaliste.

Chronique et résumé de « Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas »

 

Prologue – Introduction : Libre dans un monde qui ne l’est pas

Beaucoup pensent que nous ne pouvons être libres à cause de notre famille, notre pays, notre employeur, etc.

Ils essaient alors de changer ces circonstances par des mouvements, des manifestations, des croisades, des tentatives de manipulations… mais rien de ceci ne marche vraiment.

Il existe cependant un chemin vers la liberté qui n’exige pas d’attendre un miracle ni de devoir rallier le monde à sa cause. Un chemin qui ne dépend que de nos propres choix, peu importe ce que les autres choisissent de faire de leurs propres vies.

Si vous n’êtes pas libre aujourd’hui, c’est parce que vous n’avez probablement jamais remis en cause certains pièges mentaux qui vous emprisonnent.

Il y a des centaines et des centaines de pièges mentaux, mais l’auteur les a réduits en 14 types basiques qui seront décortiqués au long du livre.

« Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas » est structuré en 3 sections :

  1. Le pourquoi : présentation de ces 14 pièges mentaux.
  2. Le comment : méthodes pour se libérer d’obstacles communs à la quête de liberté.
  3. Une nouvelle vie : techniques concrètes pour tout changer.

 

Section 1 – Pourquoi vous n’êtes pas libre

Pas de liberté

Chapitres 1 et 2 : Les Pièges Identitaires

Il y en a deux :

  1. Croire que vous devez être quelqu’un d’autre que vous-même pour être heureux.
  2. Penser que les autres agiront tels que vous le feriez si vous étiez à leur place.

Personne ne peut savoir pour vous ce qui vous rendra heureux. Il est de votre devoir de déterminer par vous-même :

  • Qui vous êtes.
  • Ce qui vous rend heureux.
  • Ce dont vous êtes capable.
  • Ce que vous voulez faire.

Sachez que ce que vous considérez comme logique ou de bon sens variera d’une personne à l’autre. Chacun cherche le bonheur dans les limites de sa propre identité, déterminée par son savoir et son expérience.

Points-clés :

  1. Vous êtes unique, personne ne peut vous dicter qui vous devriez être.
  2. Chaque individu agit selon son propre savoir pour chercher le bonheur.
  3. Vous ne pouvez ni modifier ni contrôler la nature des individus.
  4. Votre vision du monde est limitée et subjective. Concentrez-vous sur ce qui fonctionne pour vous.

 

Chapitre 3 : Les Pièges Intellectuels et Émotionnels

Le Piège Intellectuel : croire que vos émotions doivent se conformer à un certain standard.

Éprouver une émotion est un phénomène involontaire, une réponse physiologique à ce qui nous arrive.

Les émotions négatives sont des signaux qui indiquent qu’une partie de votre vie requiert votre attention.

Les émotions positives, quant à elles, essaient de vous dire comment vous pouvez être heureux.

Le Piège Émotionnel : croire que vous pouvez prendre des décisions importantes sous le coup de fortes émotions.

Penser est l’acte conscient et délibéré de tenter de percevoir la réalité et la nature des choses afin de les utiliser pour parvenir à un bien-être émotionnel.

Penser est un moyen, ressentir est une fin.

Lorsque l’on ressent de fortes émotions, positives ou négatives, notre capacité de penser est confuse.

Il est souhaitable alors de garder en toute occasion un minimum d’énergie mentale pour se souvenir de ceci : toujours attendre d’être au calme avant de prendre une décision.

Le cœur même du Piège Émotionnel est cette fameuse croyance qui nous dit que ce que nous ressentons en ce moment durera toujours.

Pour résumer, vous êtes dans le Piège Intellectuel chaque fois que votre mental vous dit ce que vous devriez ressentir, et vous êtes dans le Piège Émotionnel chaque fois que vous laissez votre ressenti guider vos décisions.

Chapitre 4 : Le Piège de la Moralité

Il existe 3 types de moralités :

  1. Personnelle : Elle consiste à prévoir les conséquences de nos actes vis-à-vis de notre recherche du bonheur. Comme prévoir toutes les conséquences est impossible, nous nous en référons à des règles générales destinées à nous éviter des situations problématiques.
  2. Universelle : Est supposée apporter le bonheur à quiconque la suivrait. Il est tentant d’y croire lorsque l’on rencontre quelqu’un qui semble avoir réussi et dont les propos, tout pleins de bon sens, nous inciteraient à adopter la même éthique. Mais les différences entre les individus sont trop grandes pour que puisse exister une telle moralité universelle.
  3. Absolue : Vient d’une autorité considérée comme plus importante que l’individu et déclare que celui-ci se doit de suivre un code moral en dépit des conséquences pour celui-ci. Ce qui est « juste » devient alors plus important que votre bonheur.

Un code moral autoritaire prétend toujours protéger la société. Mais de quelle valeur peut être une société qui encourage un individu à renier son propre bonheur pour celle-ci ?

Et même si vous croyez qu’il existe une autorité supérieure, vous restez le seul qui décidera, en définitive, de vous y plier ou non.

En définitive, vous êtes déjà en train de vivre selon votre code moral.

Chapitre 5 : Le Piège de l’Altruisme

On prétend souvent que le monde serait meilleur si tout le monde était altruiste, si tout le monde acceptait de sacrifier un peu de son bien-être pour autrui. Dans un monde complètement altruiste, personne ne s’autoriserait à être heureux !

Chaque fois que vous agissez afin de ne pas être considéré comme égoïste, vous faites un choix négatif (chercher à réduire votre souffrance plutôt qu’augmenter votre bien-être) basé sur le Piège de l’Identité.

Quand quelqu’un affirme que le don est la clé du bonheur, il prétend à une Moralité Universelle. Cela fonctionne pour lui, mais cela ne fonctionnera pas forcément pour tous !

Beaucoup résument la quête du bonheur à une notion de sacrifice binaire : se sacrifier pour les autres ou sacrifier les autres pour son bénéfice.

Il existe pourtant une troisième voie qui produit de meilleurs résultats que les deux précédentes : créer des échanges qui bénéficient aux deux parties.

Si j’achète une maison, cela signifie que j’accorde plus d’importance au fait de posséder ce bien que d’avoir l’argent que je viens de dépenser. Le vendeur pense différemment en valorisant davantage l’argent gagné que le bien cédé. Personne n’a poussé qui que ce soit au sacrifice dans ce cas.

Notre vie quotidienne est ainsi parsemée de tels échanges, petits ou grands. Ces transactions ne concernent pas forcément l’argent : le temps accordé, l’attention, l’effort ou la compétence sont autant « d’objets » d’échange pour ce que vous estimez recevoir en retour.

Puisqu’aucun sacrifice n’est requis lorsque les désirs sont compatibles, il est logique de rechercher ceux avec qui vous pouvez entretenir des relations mutuellement bénéficiaires.

Un individu consciemment égoïste est sensible aux besoins et désirs d’autrui. Il ne considère cependant pas ceux-ci comme des exigences, mais comme des opportunités de transactions potentielles pour rendre les deux parties plus heureuses.

Chapitre 6 : Le Piège du Groupe

C’est la fameuse formule « L’union fait la force », alors que l’inverse est vrai : on accomplit davantage pour soi lorsque les récompenses dépendent de nos efforts seuls.

Plus il y a de participants dans un groupe et moins l’effort d’un seul apporte un résultat concret.

Des efforts conjugués sont néanmoins possibles et même nécessaires. Ils n’en deviennent que plus efficaces si le travail est spécialisé, chacun s’assurant de la qualité optimale de sa production ou de son service.

Pour chaque situation où vous avez un objectif à réaliser, il y a deux alternatives :

  1. L’alternative directe : qui ne requiert que votre action seule pour obtenir le résultat désiré.
  2. L’alternative indirecte : qui requiert de faire faire par quelqu’un d’autre ce qui doit être fait.

La plupart des gens pensent automatiquement en terme d’alternatives indirectes : ce qui doit être changé, comment les gens devraient être éduqués… ils gaspillent ainsi le plus clair de leur temps en efforts futiles pour tenter de faire l’impossible : changer autrui.

Un individu libre reconnaît la spécificité de chaque personne engagée dans ses relations et s’efforce de penser en terme d’alternatives directes.

Chapitre 7 : Le Piège du Gouvernement

Le gouvernement est le pinacle du Piège du Groupe. Il n’y a rien que celui-ci puisse faire que vous ne puissiez vous offrir vous-même.

Les 4 croyances erronées de base au sujet du gouvernement :

  1. Croire que les gouvernements réalisent des actions sociales qui nécessitent votre support.
  2. Croire que vous avez le devoir d’obéir aux lois.
  3. Croire que l’on peut compter sur le gouvernement pour apporter une réforme en votre faveur.
  4. Croire que le gouvernement est si puissant qu’il puisse vous empêcher d’être libre.

Les gouvernements sont créés avec l’espoir que plus de choses soient accessibles à plus de personnes, et plus rapidement. Mais un gouvernement ne peut vous donner quoi que ce soit qu’en prenant de vous ce dont vous avez besoin.

Il est commun de croire que le gouvernement protège ses citoyens par le biais des licences, des inspections et des réglementations. Mais chaque personne a ses propres critères en matière de qualité, sécurité, prise de risque, etc. Dans une économie de marché libre, ces différents critères ne posent aucun problème puisque chacun y trouve son compte. Mais quand un gouvernement intervient, il impose des standards qui contraignent la diversité humaine au nom d’un « bien supérieur ».

Aucun gouvernement n’a le pouvoir magique de faire ce qu’un marché constitué d’individus libres ne peut faire.

Ces décisions gouvernementales sont en finalité assurées par la violence. Allez à leur encontre et vous finirez en prison. Absolument tout gouvernement règne par la violence.

Comment assureriez-vous votre sécurité physique dans un monde sans gouvernement ? Certainement par vous-même en fermant vos portes, en évitant les endroits malfamés, en éduquant vos enfants sur les dangers potentiels qui les attendent et en choisissant scrupuleusement qui a le droit d’entrer chez vous…

N’est-ce pas ce que vous faites déjà ?

Les gouvernements ne peuvent pas vous protéger. Tout ce qu’ils peuvent faire c’est vous promettre que la personne qui vous a causé tort souffrira en retour… et encore…

Prenez l’alternative directe, soyez responsables de votre protection personnelle sur le plan physique et financier.

Chapitre 8 : Le Piège du Désespoir

Vous êtes dans le Piège du Désespoir quand vous êtes persuadés que vous ne pouvez pas bouger d’où vous êtes, que rien ne changera jamais, que vous avez trop de problèmes pour vous en sortir et que le bonheur est un mythe.

Si vous ne réussissez pas à être heureux, ce n’est pas parce que votre objectif est irréaliste, mais parce que vos méthodes pour tenter d’y parvenir le sont.

Si vous n’avez pas encore rencontré ceux qui pourraient vous convenir, c’est peut-être parce que vous vous êtes confiné en vain à ceux avec qui vous vous êtes déjà attaché.

Quand vous acceptez le fait que vous n’avez pas à plaire à tout le monde, vous réalisez qu’il existe tout un Marché de relations qui peuvent vous convenir. Concentrez votre attention sur ceux qui vous sont compatibles, oubliez les autres.

Chapitre 9 : Le Piège des Droits

Droits et devoirs n’existent qu’en théorie. Ils ne vous rendront jamais libre.

Avoir droit à quelque chose signifie que quelqu’un doit vous procurer cette chose même s’il ne le désire pas. Les droits sont évoqués lorsqu’il y a conflit d’intérêts et sont souvent considérés comme le seul moyen de les gérer.

Pour résoudre un conflit, il y a 3 solutions envisageables :

  1. En appeler à vos droits.
  2. Trouver un moyen pour qu’il soit dans l’intérêt de l’autre partie de vous fournir ce que vous désirez.
  3. Trouver un moyen d’obtenir ce que vous voulez sans impliquer l’autre partie.

La première solution est de loin la plus inefficace.

Vous avez beau avoir le « droit » de vivre, cela n’empêcherait pas qui que ce soit de vous tuer.

Dans les relations personnelles, il est tout aussi facile d’attendre qu’autrui nous traite tel que nous « devrions » être traités. Mais c’est une forme de Piège de l’Identité.

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Personne ne vous doit respect, amitié, amour, courtoisie, politesse… Absolument personne ne vous doit quoi que ce soit.

Vous êtes dans le Piège des Droits lorsque vous pensez que ceux-ci peuvent vous faire obtenir ce que vous voulez. Vous y êtes en plein chaque fois que vous comptez sur autre chose que l’intérêt personnel d’un individu pour obtenir ce que vous désirez de lui.

Chapitre 10 : Le Piège de l’Utopie

Chercher à changer la société est typiquement une alternative indirecte. Il n’est pas nécessaire de vivre dans une société libre pour l’être soi-même.

Chacun cherche avidement son bonheur selon ses propres capacités et visions du monde, selon sa méthode. Vouloir changer les conditions sociales se révèle alors un désir d’aller à l’encontre d’individus dont vous n’approuvez pas la méthode. Il est illusoire de croire que les « méchants » ou les « responsables » cesseront de créer du grabuge simplement parce que la société aura édicté de nouvelles lois ou réglementations.

Rien ne peut empêcher les êtres humains d’être différents et divergents. Peu importe où vous vivez et ce que vous faites, vous rencontrerez toujours des gens qui ne voudront pas que vous obteniez ce que vous désirez.

Mais vous avez toujours la possibilité de chercher une société globalement plus en accord avec vos principes. La trouver et y migrer constitue une alternative directe plus rapide et efficace que de tenter de changer une structure qui ne vous convient pas.

Les individus libres reconnaissent qu’ils ne peuvent changer le monde et autrui. Ils se concentrent alors sur le pouvoir qui est directement leur.

Chapitre 11 : Le Piège de l’Actualité Brûlante

Une actualité brûlante est un problème social urgent qui prétend nécessiter votre attention et votre participation immédiates.

Lorsque l’on vous sollicite pour participer à une croisade sociale apparemment urgente, posez-vous les questions suivantes :

  1. Que savez-vous vraiment de ce problème ? Avez-vous pris la peine d’entendre un autre son de cloche ?
  2. Êtes-vous certain que les solutions proposées régleront le problème ? Ne peuvent-elles l’aggraver ?
  3. Ce problème est-il vraiment important pour vous ?
  4. Est-il possible que vous vous engagiez non pas par authentique intérêt, mais sous le coup de la pression sociale ? (Piège de l’Altruisme ou de la Moralité)

Ex. : Avez-vous peur que la drogue puisse détruire la société ? L’alcool n’y a rien changé depuis des millénaires. Ne consommez rien de dangereux et éduquez directement vos enfants sur les risques encourus. Cela est bien plus efficace que de partir en croisade contre le monde entier.

Il y a toujours quelque chose que vous puissiez faire qui ne requiert pas de changer autrui.

Les problèmes liés à l’actualité brûlante sont toujours présentés de manière à laisser penser que votre liberté est en jeu. Et c’est effectivement le cas, si vous les laissez vous leurrer. Puisse votre quête du bonheur être votre seule actualité brûlante !

Chapitre 12 : Le Piège de l’Investissement Précédent

C’est un biais cognitif classique qui nous fait penser qu’il est logique de prendre en compte le temps, les efforts et l’argent déjà dépensés pour prendre une nouvelle décision.

Ex. : Ne pas divorcer parce que l’on a déjà investi une dizaine d’années dans une relation, refuser de quitter un emploi insatisfaisant parce qu’on y est depuis trop longtemps, etc.

Le sentiment derrière ce piège est que tout ce qui a déjà été investi serait perdu, ou n’aurait servi à rien.

Or, une fois dépensées, vos ressources n’ont plus de valeurs réelles. La question doit donc rester : quelle est la meilleure façon d’utiliser ce que j’ai AUJOURD’HUI pour en profiter au plus dans le futur ?

Ce que vous avez dépensé ou perdu dans le passé n’a pas à influencer vos choix. Apprenez du passé, mais ne vous en servez pas pour justifier un investissement perdant en vous y accrochant.

Chapitre 13 : Le Piège de la Boîte

Une boîte désigne toute situation inconfortable qui restreint votre liberté individuelle. Vous êtes piégé dans la boîte lorsque vous considérez que le coût requis pour en sortir est trop élevé pour être pris en compte.

Tout a un prix. Qu’il s’agisse de rendre les choses meilleures ou de les laisser telles quelles.

Si vous pouvez précisément établir ce que vous êtes en train de payer pour rester dans votre boîte et ce que vous devriez dépenser pour en sortir, vous pourrez faire un choix conscient et réfléchi. L’auteur propose une méthode détaillée pour y arriver.

Tant que votre situation reste brumeuse et non analysée, il sera toujours plus facile de laisser les choses telles qu’elles sont.

Quand vous aurez acquis l’habitude de chercher le prix derrière chaque situation, vous réaliserez que vous pouvez traiter tout ce qui vous frustre. Commencez par les petites boîtes, puis, à mesure que votre confiance se développe, attaquez les plus importantes.

Chapitre 14 : Le Piège de la Certitude

C’est manquer de reconnaître le risque qui vient avec chacune de vos décisions.

Le besoin de certitudes nous pousse à trouver une explication pour tout ce qui arrive. Il n’y a rien de honteux à reconnaître que l’on n’a pas réponse à toutes les questions.

Il est intelligent de se reposer sur l’opinion d’experts, suivant la notion de spécialisation du labeur, mais il faut toujours garder à l’esprit qu’eux aussi peuvent se tromper. Eux aussi agissent avec des informations incomplètes.

Le Piège de la Certitude se traduit aussi par le fameux « tout le monde sait que ». Ce que nous savons aujourd’hui, dans quelque domaine que ce soit, pourra très bien se révéler erroné ou incomplet demain.

La prise de risques est inhérente à la vie, et elle est dangereuse seulement lorsque vous agissez comme s’il n’y en avait pas.

Quand vous acceptez l’incertitude, vous pouvez vous détendre et apprécier davantage les choses telles qu’elles sont.

Chapitre 15 : Vous pouvez être libre

Votre vie unique est tout ce que vous avez, rien n’est plus important pour vous, ne la gaspillez pas !

Toutes les institutions, familiales, gouvernementales, d’affaires, etc. sont des structures prétendant agir pour votre bonheur. Si elles n’apportent rien à votre bonheur, vous n’avez aucune raison de les soutenir.

Peu importe les choix que vous avez faits dans le passé, vous les avez pris pour les meilleures raisons possible selon ce que vous saviez à l’époque. Mais aujourd’hui, vous avez un vaste panel d’alternatives à votre disposition. Et demain, vous en aurez bien plus encore ! Vous n’avez aucune raison de répéter votre passé.

Personne ne peut vous arrêter. Pas même ce mythe nommé « société » et qui n’existe même pas. Personne ne vous doit rien et vous ne devez rien à personne.

Sachez cependant que vous ne serez JAMAIS libre à 100%. De nouveaux désirs apparaîtront constamment grâce au pouvoir de votre imagination, vous en voudrez toujours plus. Vous devrez de plus toujours faire des choix et accorder votre énergie à vos valeurs prioritaires en dépit du reste.

Mais avancer vers un peu plus de liberté, même si elle ne sera jamais totale, est toujours mieux que de rester où vous en êtes.

Section 2 – Comment vous pouvez être libre

Chapitre 16 : Se libérer du gouvernement

La plupart des gens imaginent le gouvernement comme une entité toute-puissante capable de tout surveiller et contrôler. Une image renforcée par les films, les séries télé et les médias. Si cette image était exacte, les guerres contre la drogue, la criminalité et le terrorisme seraient gagnées depuis bien longtemps.

L’idée d’un gouvernement est un gros Piège de Groupe.

Les trois points-clés à garder en tête pour ne pas tomber dans le jeu du gouvernement :

  1. Ne vous laissez pas impressionner.
  2. N’attaquez jamais le gouvernement de front.
  3. Ne le défiez pas publiquement par le biais de manifestations ou d’actions semi-légales, vous risqueriez de finir en prison.

Quand vous agissez seul, vous n’en valez généralement pas la peine. Mais toute activité contestataire suffisamment grande pour dépendre d’un leader est suffisamment grande pour être remarquée et attaquée.

Aucun gouvernement ou structure encombrée ne peut aller plus vite qu’un individu déterminé à toujours le devancer.

  • Listez les restrictions gouvernementales qui pèsent sur votre liberté.
  • Déterminez les conséquences possibles si vous décidez de les ignorer. La plupart du temps, vous ne risquerez que des avertissements, rien de plus ! Dans certains cas cependant vous risquez plus de problèmes et contacter un juriste ou tout autre spécialiste pourra se révéler sage.

Toute loi a sa faille. Dès qu’une faille est comblée, une autre se révèle. Souvenez-vous que les députés aussi n’aiment pas payer leurs impôts…

Il y a une résistance naturelle dès que l’on envisage d’aller contre la loi. Or, aucun gouvernement n’obéit à ses propres lois. Celles-ci sont changeantes, modifiables ou simplement ignorées lorsque le besoin se fait sentir.

Reconnaissez aussi que vous brisez la loi continuellement. La loi est faite de manière à vous rendre constamment coupable d’une chose ou d’une autre.

Vos seules questions devraient être :

  • Quelles conséquences devrez-vous assumer si vous vous faites prendre ?
  • Que gagnez-vous à aller contre la loi ?
  • Cela en vaut-il la peine sur les plans financiers et émotionnels ?
  • Serez-vous en paix avec vous-même ?

La plupart du temps, une once d’imagination et d’initiative vous permettra d’échapper à la majorité des régulations et obligations légales.

Chapitre 17 : Se libérer des restrictions sociales

La « société » n’existe pas. Elle désigne simplement une collection d’individus aux orientations et motivations très variées.

Et du fait de cette diversité, vous serez toujours condamné ou jugé par quelqu’un. De même, vous trouverez toujours des individus qui vous accepteront sans que vous ayez à changer quoi que ce soit. Peut-être n’avez-vous cherché jusque là qu’aux mauvais endroits si vous ne les avez pas encore trouvés.

En quels endroits peuvent se trouver ceux qui vous sont compatibles ? Réfléchissez-y et allez-y !

Réalisez que vous pouvez également rencontrer des amis potentiels où que vous soyez. Affichez donc ouvertement vos standards et qui vous êtes.

Ne vous sentez-vous pas déjà profondément seul lorsque vos relations se résument à des personnes qui ne vous comprennent pas et ne soutiennent pas vos valeurs ?

Affrontez l’embarras voire le ridicule en étant en tout instant honnête sur qui vous êtes et ce que vous voulez.

Vous avez bien plus à offrir que ce que l’on a pu vous faire croire jusqu’alors.

Chapitre 18 : Se libérer des relations toxiques

Il arrive qu’une relation mutuellement profitable tourne au vinaigre et se détériore en une relation d’obligations, de conflits et de méfiance. Cela arrive souvent lorsque trop de présupposés et non-dits sont en jeu, lorsque nous attendons d’autrui qu’il agisse selon l’étiquette que nous lui avons donnée : ami, partenaire, amant, épouse…

Trois règles à garder à l’esprit :

  1. Ne pensez jamais en terme de groupes. Chaque individu est différent.
  2. Limitez vos relations à ce que vous avez en commun. N’en attendez pas plus que ce qui est dans l’intérêt de chacun.
  3. N’essayez pas de préserver une relation par le biais de contrats, le changement est inévitable. Toute relation ne devrait durer que tant qu’elle reste bénéfique à chaque partie.

Ces trois principes peuvent être résumés en un seul : laissez les autres être libres.

Ne faites pas de vos relations une fin en soi à préserver à tout prix. Cela n’engendrerait qu’une incitation au sacrifice au nom « de notre mariage », « de notre amitié », « de notre business », etc.

Les relations sont des moyens pour un but. Lorsque le but n’a plus lieu d’être, la relation doit s’éteindre. Laissez vos relations évoluer d’elles-mêmes, sans structures, ni règles, ni attentes.

Si vous savez laisser à chacun sa liberté, vous deviendrez une personne rare et demandée. Apprenez à dire « non », et on commencera à respecter votre individualité.

Chapitre 19 : Se libérer des problèmes maritaux

Amour, intimité, affection et célébrations familiales, tout ceci peut être apprécié sans avoir à construire une structure restrictive qui détruit l’indépendance des personnes concernées.

Comment faire durer l’amour autrement ? En affirmant les trois principes du précédent chapitre.

Sous le coup de la passion amoureuse, ne tombez pas dans le Piège Émotionnel. N’attendez pas plus de votre partenaire actuel que ce qu’il vous offre déjà de bon gré.

Si vous voulez approfondir votre relation avec votre partenaire, posez-vous les bonnes questions : que voulez-vous vraiment ? Vivre ensemble ? Passer plus de temps ensemble ? Faire plus fréquemment l’amour ?

Tout ceci peut se réaliser sans mariage légal, sans contrat, sans cérémonie et sans dépenses inutiles. Que la simplicité vous guide.

Il n’y a qu’une règle dans une relation entre individus libres : n’acceptez aucun sacrifice de votre souveraineté ou de celle de vos partenaires. Permettez à chacun de croître selon ses aspirations et son évolution propre.

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Votre relation est unique, car chacun de vous est unique. C’est donc à vous de fixer les règles de votre relation.

Plus votre partenaire est indépendant et libre et plus il sera capable de vous aimer vraiment. Un individu libre sait qui il est et pourquoi il est là, il n’a rien à cacher et peut tout offrir de son plein gré.

Chapitre 20 : Se libérer de la jalousie

Il est difficile de laisser son partenaire libre si celui-ci en profite pour vous blesser. Il n’y a pas de solutions faciles pour ne plus être jaloux, mais il est possible d’éliminer les problèmes qui peuvent créer cette jalousie.

La jalousie est une émotion négative (donc involontaire) basée sur la peur de perdre quelqu’un (ou quelque chose). Il n’y a aucune raison de culpabiliser pour le fait de ressentir cette émotion ni de chercher à renier ou supprimer ce sentiment. Ce serait tomber dans le Piège Émotionnel.

Si vous avez peur de parler de votre jalousie ou de votre attrait pour une tierce personne à votre partenaire, c’est signe que votre relation n’est pas des plus idéales.

Être honnête, c’est savoir exprimer ses émotions à froid, sans le caprice qui les accompagne généralement sur l’instant, sans condamnations ni exigences.

Vous pouvez être jaloux sans avoir à imposer de restrictions sur votre partenaire. Parfois, le simple fait d’en parler soulage votre propre douleur morale.

La jalousie naît souvent de surprises, lorsque notre partenaire se comporte de manière inattendue. D’où l’importance de fixer des règles les plus précises possible, ou accepter de n’avoir aucune règle, mais pleinement en comprendre les implications.

Mieux vaut souffrir une jalousie occasionnelle que de se confronter aux problèmes qu’engendre une relation restrictive…

Chapitre 21 : Se libérer des problèmes familiaux

Lorsque les parents sont en désaccord, un enfant peut avoir à faire face à des autorités en conflit lui demandant d’agir de deux façons différentes. Il serait plus simple pour tout le monde que l’enfant ait un éducateur principal référent qui aura la responsabilité de son éducation.

Avant que l’enfant ne naisse, il est important de définir qui en aura la charge. Ce parent ainsi désigné aura le dernier mot dans les décisions qui impliquent cet enfant et en aura automatiquement la garde en cas de séparation.

L’éventualité d’une séparation et d’une éducation monoparentale doit être considérée avant même que l’enfant ne naisse.

Quand l’enfant sera assez grand pour comprendre, peut-être voudra-t-il être gardé par l’autre parent, et si celui-ci accepte, il serait sage alors de respecter ses désirs.

Il convient d’établir au plus tôt avec votre enfant une relation similaire à celle que vous avez avec votre partenaire, celle d’un respect de la souveraineté individuelle. Qu’il ait ses propres possessions et en assume l’entière responsabilité. Si vous forcez votre enfant à ranger sa chambre, il ne comprendra jamais les désagréments qu’engendre le fouillis.

Que votre enfant apprenne à affronter le monde en suivant votre exemple. Que vous, votre partenaire et votre enfant soyez considérés comme trois humains distincts avec votre vie propre, vos propres intérêts et vos propres possessions. Aucun de vous ne vit pour le bénéfice d’un autre. Chacun devrait être avec autrui parce que c’est ce qu’il désire, pas parce qu’il n’a pas d’autre choix.

C’est un être humain que vous mettez au monde, pas un robot nécessitant d’être programmé de telle ou telle façon. Vous ne pourrez le contrôler. Considérez que vous invitez un étranger chez vous à vivre pendant 18 ans ou plus.

Il semble y avoir une loi tacite selon laquelle les liens du sang sont plus importants que l’intérêt personnel, que l’on a des devoirs envers sa famille, simplement parce qu’elle est notre famille !

« Après tout ce qu’on a fait pour toi » est l’argument vague selon lequel les enfants sont liés à leurs parents par une dette indéfinie et infinie. Autant de pressions originaires des Pièges de l’Identité, de la Moralité et de l’Altruisme. L’arme utilisée étant la culpabilité.

Ce que vos parents ont fait « pour vous », ils l’ont fait pour eux-mêmes. Ce sont eux qui ont pris le risque de vous mettre au monde et de prendre soin de vous. Vous ne leur devez absolument rien.

Si vous vous sentez enfermé par vos proches ou votre famille c’est à vous qu’il revient de vous en dégager. Faites-le sans brutalité. Accentuez ce que vous avez en commun avec eux, mais affirmez votre choix de ne plus prendre part à ce qui ne vous convient pas.

Chapitre 22 : Se libérer des problèmes d’affaires

Si vous vous mettez en partenariat avec un ami et décidez de répartir les revenus de votre affaire en 50/50, vous avez commis une erreur. Vous êtes tombé dans le Piège du Groupe.

Lorsque le ressentiment gagne du terrain, il peut arriver que vous considériez avoir choisi les mauvais partenaires dans votre affaire. Le fait est que vous avez peut-être simplement choisi la mauvaise structure.

La plupart des business traditionnels violent les principes de base d’une bonne relation entre individus en les amalgamant dans un groupe et en tentant de préserver cette entité fictive par le biais de contrats et de restrictions.

Cherchez ceux qui offriront les meilleurs services dont vous avez besoin et payez-les le prix que vous êtes prêt à offrir. N’en faites pas automatiquement des partenaires !

Considérez ces 3 suggestions :

  1. Traitez avec chacun sur une base individuelle.
  2. Ne faites de contrats que pour ce dont vous avez besoin, ne payez que pour des résultats précis, pas pour du temps.
  3. Préférez des contrats courts qui vous empêcheront d’être liés inutilement.

Même sans créer d’entreprise vous serez toujours en meilleure position en agissant en tant que « fournisseur de services » plutôt qu’en tant qu’employé.

Chapitre 23 : Se libérer de l’insécurité

La sécurité vient de votre capacité à évoluer dans le monde, non d’une garantie d’être protégé par qui ou quoi que ce soit.

3 atouts vous sont nécessaires pour cela :

  1. Autonomie : reconnaître que personne n’est aussi intéressé par votre futur que vous-même et accepter l’entière responsabilité de préserver sa propre vie.
  2. Vigilance : reconnaître que le changement est constant, se préparer au mieux aux imprévus.
  3. Honnêteté envers vous-même : accepter ses erreurs, apprendre d’elles et les assumer.

La sécurité financière :

Il serait idiot de croire que le gouvernement peut garantir notre sécurité financière.

Lorsque le malheur la frappe, une personne libre ne perd pas son temps à se lamenter, mais cherche immédiatement de meilleures alternatives, même si elle ne les perçoit actuellement pas. Elle évolue dans la vie avec la conscience qu’aucune situation n’est permanente.

La sécurité intellectuelle :

Celle-ci encourage les individus à chercher une « vérité » et à y croire sans retenue, sans avoir à juger soi-même de ce qui est bien ou mal. L’individu angoissé intellectuellement cherche en dehors de lui-même :

  1. Un absolu moral : pour se croire dans le vrai, peu importent les conséquences.
  2. Un leader : pour apporter la confiance que l’individu n’a pas.
  3. Un ennemi : pour offrir une explication toute faite des circonstances néfastes qui peuvent survenir.

La sécurité émotionnelle :

Si vous ne dépendez que de vous-même, vous savez que vous pourrez toujours trouver l’affection que vous désirez. Si vous dépendez de contrats, de familles ou de groupes, vous savez intuitivement que vous êtes vulnérables et que vous tentez de conserver une attention que vous ne pensez pas vraiment mériter.

Rien n’est gratuit dans la vie et l’affection ne fait pas exception. Il vous faut constamment la gagner en vivant selon vos valeurs, celles qui correspondront à ceux qui vous sont compatibles.

Chapitre 24 : Se libérer de l’exploitation

Se libérer de l’exploitation ne consiste pas à changer autrui ou le système économique, mais à reconnaître les alternatives directes qui nous sont disponibles.

Par définition, exploiter quelqu’un ou quelque chose c’est l’utiliser exclusivement à des fins égoïstes. Nous avons vu jusque là que tout le monde agit selon des fins exclusivement égoïstes. Vous ne pourrez donc jamais vous libérer de l’exploitation si vous espérez que les gens se mettront à ne plus agir pour leurs intérêts personnels.

Si vous estimez être exploité dans une quelconque relation, c’est que vous croyez qu’il n’existe pas de meilleures alternatives. Autrement vous auriez cessé cette relation immédiatement.

Très généralement, si vous vous sentez exploité par quelqu’un, cette personne est la dernière personne à blâmer. Si votre situation perdure, c’est parce que vous le permettez.

Si vous vous sentez exploité, voici les 4 alternatives qui s’offrent à vous :

  1. Rester où vous êtes et vous plaindre.
  2. Essayer de changer les autres.
  3. Changer la nature de la relation à votre profit.
  4. Se retirer de la relation.

Seules les deux dernières alternatives offrent un espoir de vie meilleure.

En définitive, la seule personne que vous pouvez exploiter c’est vous-même, parce que vous êtes seul à prendre vos décisions finales dans votre vie.

Chapitre 25 : Se libérer des contraintes quotidiennes

Plier sous le poids des dettes, devoir travailler des heures chaque jour, autant d’obstacles qui pourraient rendre la liberté difficile.

Mais il y a toujours une solution. La trouver requiert parfois simplement de demander. De l’aide, un arrangement, un accord… demandez à votre créditeur, votre employeur ou votre client ce dont il a le plus besoin. Faites-en une habitude.

Faites une liste de vos talents, de tout ce sur quoi vous avez déjà travaillé ainsi que de vos hobbies et centres d’intérêt.

Ne gaspillez pas votre unique vie dans un travail qui ne vous stimule pas ! Il y a tellement d’autres choses que vous pourriez faire ! Vous serez toujours plus performant à faire ce qui vous plaît qu’à faire ce que vous détestez.

Prenez vos rêves au sérieux, pourquoi n’essaieriez-vous pas de faire de votre vie ce dont vous rêvez ? Vous n’avez ni à être riche, ni à fonder une famille, ni même à « réussir » votre vie. Ne faites ces choses que si vous le voulez vraiment.

Établissez vos valeurs et priorités de vie. Concentrez-vous sur les plus importantes et acceptez de devoir de temps en temps sacrifier le reste.

Ne sacrifiez pas votre présent pour un futur hypothétique. On ne peut être libre que dans le présent.

Chapitre 26 : Se libérer de l’hypocrisie

Être 100% honnête, peu importent les conséquences, offre de nombreux bénéfices :

  • Votre parole devient précieuse et reconnue par autrui.
  • Vous gagnez en sérénité.
  • Vous devenez plus attirant.
  • Vous savez que vous méritez ce que vous avez, vous pouvez davantage en profiter.

Mensonges et trahisons ont un côté glamour encouragé par la fiction et la presse. On prétend même que l’on fait une faveur à autrui en lui cachant certaines vérités.

Mais quand on ment pour protéger les sentiments de quelqu’un, on le fait généralement pour que cette personne continue à nous aimer, pour la lier à nous.

L’hypocrisie est une forme de Piège de l’Identité. En mentant, vous pensez être plus attirant qu’en affirmant qui vous êtes et ce que vous pensez.

Si vous craignez de dire la vérité, c’est que vous prévoyez souvent de ne pas en dire assez.

Ex. : La différence entre une vérité brutale incomplète et une vérité complète :

– Ai-je un gros nez ?

– Oui.

– Ai-je un gros nez ?

– Oui, mais je m’en moque totalement.

Il est intéressant de vérifier sa propre honnêteté en observant scrupuleusement ce que l’on dit durant une période donnée.

Pensez-y à deux fois avant de dire quoi que ce soit. Qu’allez-vous dire ? Est-ce vrai ? C’est un exercice très difficile, commencez par ne le faire qu’une heure par jour au début, jusqu’à ce qu’il devienne automatique.

Soyez prêt à en assumer toutes les conséquences, autrement cela ne sert à rien de commencer.

 

Section 3 – Une nouvelle vie

Nouvelle vie

Chapitre 27 : Qui êtes-vous ?

Vous avez besoin d’être seul suffisamment longtemps sans influence pour découvrir ce qui vous plaît vraiment.

Il y a 3 sources d’information pour apprendre à mieux vous connaître :

  1. Vos expériences passées : quels sont les moments où vous étiez le plus heureux ? Si vous pouvez comprendre ce qui a rendu ceux que vous aimez si uniques à vos yeux, vous pourrez trouver d’autres personnes comme eux.
  2. Vos rêveries : prenez-les au sérieux, utilisez-les comme motivation pour sortir des Pièges dans lesquels vous êtes tombé.
  3. De nouvelles expériences : faites des choses inédites, ceci est une habitude à cultiver. Si cela vous plaît, essayez de comprendre pourquoi. De même si cela vous déplaît. Qu’auriez-vous préféré ? Comment l’obtenir désormais ?

Vous n’apprécierez pas vraiment tout ce que vous trouverez durant ce processus. Mais renier ces résultats c’est tomber dans le Piège de l’Identité.

Si ce que vous êtes vous semble incorrect c’est que vous avez accepté des standards qui vous sont incorrects. Ou que vous n’avez pas encore trouvé de moyens de satisfaire vos désirs sans conséquences néfastes.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  La Science de l'Enrichissement

Vous n’avez pas à connaître tous vos objectifs à long terme dès aujourd’hui. N’ayez jamais honte de changer vos plans. Faites juste attention à ne pas prendre de décision sous l’emprise de vos émotions.

Chapitre 28 : Votre propre moralité

Le but de votre code moral est de vous empêcher de faire quelque chose à la hâte qui pourrait contrevenir à vos buts à long terme. Une démarcation qui sépare les limites en lesquelles vous pouvez être spontané et libre et l’au-delà où le danger guette.

Un code moral défini personnellement doit surtout servir en cas de crise. Les crises sont les pires moments pour reconsidérer ses principes de vie à long terme !

C’est quand tout va bien qu’il convient de prévoir les différentes situations délicates dans lesquelles vous pourriez vous retrouver et les principes qui vous guideront alors.

Ex. : Et si mon enfant commençait à se droguer ?

Prévoyez également les exceptions à vos principes en accord avec votre échelle de valeurs.

Ex. : Vous vous êtes engagé à toujours dire la vérité, sauf si cela met en danger votre vie ou celle de quelqu’un que vous aimez.

L’auteur propose ensuite un exercice avec quelques questions très précises et délicates pour vous aider à construire votre moralité, du genre :

  • En quelles circonstances pourriez-vous voler le bien d’autrui ?
  • Différentes relations nécessitent-elles différents niveaux d’honnêteté ? Si oui, selon quels critères ?
  • Quand utiliseriez-vous la force physique pour vous défendre ? En quelles circonstances l’utiliseriez-vous pour obtenir ce que vous voulez ? Jusqu’où iriez-vous dans les deux cas ?

On ne peut tout prévoir, mais la plupart des situations imprévues sont déjà couvertes par les principes que vous avez adoptés.

Chapitre 29 : Votre vie est-elle telle que vous le désirez ?

Il est important de vérifier régulièrement nos habitudes, nos activités, les structures que nous entretenons et ce qu’elles nous apportent.

Une méthode efficace consiste à étudier et lister chacune des 168 heures d’une semaine. Si vous vous demandez pourquoi vous n’êtes pas libre, cette technique pourra répondre à votre question.

Elle vous permettra de savoir précisément combien d’heures par semaine de votre vie vous êtes vraiment heureux.

Pour chacune de ces heures listées, apposez 4 étiquettes :

  1. PLAISANTE – DÉPLAISANTE – INDIFFÉRENTE.
  2. POSITIVE – NÉGATIVE : Cette activité a-t-elle pour objectif d’augmenter votre bonheur (POSITIVE) ou de vous éviter le malheur (NÉGATIVE) ?
  3. ACTIVE – PASSIVE : Cette activité est-elle de votre initiative directe (ACTIVE) ? Ou la faites-vous parce qu’on vous a demandé ou suggéré de le faire (PASSIVE) ?
  4. Le POURQUOI originel de l’activité : une même activité peut avoir une ou plusieurs des étiquettes suivantes :
  • LOISIR : plaisir direct (jeu vidéo, etc.).
  • ERREURS PASSÉES : s’occuper d’un enfant non désiré, payer ses dettes, etc.
  • PRODUCTIF AU COURT TERME : censé fournir un bénéfice relativement proche (quelques mois).
  • PRODUCTIF AU LONG TERME : censé fournir un bénéfice lointain (quelques années).
  • IMPRODUCTIF !

Cette technique a pour vertu de simplifier votre vie, d’éliminer les activités vagues et complexes qui n’apportent rien de positif tout en vous encourageant à la proactivité.

Chapitre 30 : Un nouveau départ – Partie I

La technique « Partir de Zéro » a pour objectif la création d’une nouvelle vie, beaucoup plus libre et appréciable. Elle prend comme standard la vie dont vous rêvez et non pas celle qui est la vôtre aujourd’hui. Elle évite de se trouver des justifications irrationnelles pour vous accrocher à votre vie actuelle. Y aller « petit à petit » n’amène souvent à rien. La liberté se gagne par l’audace.

Les sept étapes :

1. Se situer mentalement hors de votre mode de vie actuel.
Imaginez une vie sans vos responsabilités actuelles, ni obligations, ni contraintes, ni famille, etc.

2. Que feriez-vous ?
Où iriez-vous ? Que feriez-vous pour gagner votre vie ? Qui aimeriez-vous rencontrer ? Que feriez-vous de votre temps libre ? Seriez-vous célibataire ? Vivriez-vous avec la personne de vos rêves ? Quelle maison serait la vôtre ? Quelles seraient vos possessions ?
Visualisez pleinement et en détail ceci afin de voir si cela vous convient vraiment. Après plusieurs jours de cet exercice votre rêve deviendra plus stable et reflétera davantage qui vous êtes. Prévoyez d’y travailler au moins deux semaines, probablement davantage.

3. Comment est votre vie présente ?
Quel est votre travail ? Vos associations ? Où va votre argent ?
Listez toutes vos activités (exercice du précédent chapitre).

4. Rayez tout sur votre liste qui n’apparaît pas dans votre vie rêvée.
S’il arrivait que vous rayiez tout, ne vous découragez pas. Tout peut être remplacé.

5. De quoi avez-vous besoin pour rendre votre vie rêvée possible ?
Combien de temps vous faudra-t-il pour acquérir les compétences requises pour le métier de vos rêves ? De combien d’argent aurez-vous besoin pour aller où vous voulez aller ? Quelles ressources vous seraient nécessaires ?

6. Quelles sont vos possessions et dépendances ?
Quelle est votre situation financière ?
Quelles sont vos dettes ? Vos actifs ? Quelle est la valeur précise de votre valeur nette ? Si celle-ci est très faible, voire négative, que cela ne vous arrête pas ! Ne dites pas que vous ne pourrez rien changer tant que vous êtes endetté. Au contraire, votre situation ne changera pas tant que vous ne ferez rien pour la changer !
Quelles sont également vos obligations sociales ? Familiales ? Vous pouvez vous libérer de tout engagement indésirable avec du temps et/ou de l’argent.

7. Réaliser le changement.
Libérez-vous de toutes les possessions qui ne sont pas sur votre vie de rêve, faites-en du cash. Éliminez toute activité qui ne vous rapproche pas de l’existence que vous désirez.
Utilisez le cash ainsi récupéré pour payer toutes vos obligations. Libérez-vous !
S’il vous en reste en plus, utilisez cet argent pour commencer à financer vos rêves. Vous devriez créer un plan réalisable sur le papier.

Ne craignez pas de vous débarrasser de TOUT. Si vous réalisez que vous chérissiez vraiment une possession ou une activité, vous pourrez toujours y revenir, cette fois-ci sans les problèmes qui vous retenaient alors. L’important est d’être libre avant tout, cela requiert généralement un bon coup de balai général.

Chapitre 31 : Un nouveau départ – Partie 2

Trois idées de procédures de liquidation (pour les mariages et « possessions communes ») :

  • 1re méthode : vendez tout ce que vous avez en commun et divisez le cash ainsi gagné en 50/50 ou comme cela vous semble le plus juste.
  • 2e méthode (possible seulement entre 2 participants à 50/50) : Une personne divise les propriétés en deux parts qui lui semblent égales, et l’autre personne choisit la part qui lui plaît.
    En partenariat de business, cela marche aussi, il est intelligent de prévoir la clause suivante dans votre contrat : chaque partie peut proposer de racheter l’autre à n’importe quel moment à un prix donné. Soit l’autre partie accepte, soit elle peut racheter l’autre au prix que celle-ci a établi. Un partenaire détermine le prix qu’il accorde à la moitié du business et l’autre décide d’acheter ou de vendre à ce prix.
  • 3e méthode : Placez chaque objet aux enchères. Celui qui mise le plus donne son argent aux autres parties en échange de l’objet désiré.

Chapitre 32 : Faire des changements

Gardez à l’esprit le changement le plus important que vous devriez faire.
Il y a toujours un prix à payer (admettre une erreur, s’acquitter d’une dette, affronter la peur de tout recommencer, se confronter aux réactions de quelqu’un, etc.). Identifiez-le. Qu’aurez-vous à traverser pour le payer ? Qui est impliqué ?

Ne fuyez aucune responsabilité ou engagement, ce seront des prix à payer pour vous libérer.
Souvenez-vous que vous aurez sûrement droit à des récriminations morales de la part d’autrui. Ne déviez pas de votre décision de vous libérer. Vous n’avez pas à prouver que vous avez raison ni à vous justifier. Laissez-les penser qu’ils vous font la leçon. Ne tombez pas dans le jeu du « qui a raison ».

Peu importe de qui est la « faute », reconnaissez vos propres erreurs et payez-les. Ne vous occupez pas de ce qu’aura à payer l’autre, occupez-vous seulement de votre liberté.

Une fois que vous avez bien identifié le prix à payer, visualisez-vous en train de le régler. Si c’est douloureux, visualisez-le encore et encore jusqu’à vous en désensibiliser. Imaginez le pire et persévérez. Comment allez-vous réagir ? Qu’allez-vous dire et faire ?

Ne vous dites pas que « tout ira bien ». La pensée positive n’est d’aucune aide, seule une préparation réaliste l’est. Vous devez être convaincu que vous agissez de la meilleure façon possible.
Vous pourriez ressentir le désir pressant de revenir sur vos décisions, c’est un symptôme de sevrage, comme lorsque l’on arrête de fumer. Il faut se préparer à l’avance aux sentiments de manques, de regrets apparents et de dépendances qui vous traverseront.

Les choses ne s’amélioreront pas si vous retournez en arrière. Les choses ne seront plus jamais pareilles, et c’est tant mieux ! Ne fuyez pas une souffrance émotionnelle intense mais temporaire pour une vie de frustrations et d’amertume.

Agir avec courage, c’est juste comprendre que ne pas agir engendrera de pires conséquences qu’agir.
Identifiez les éléments flous de votre décision et informez-vous au mieux pour en retirer tout mystère. Posez des questions, renseignez-vous, demandez. Chiffrez tout, ne laissez rien dans le vague.
Vous pourriez vous sentir responsable d’autrui (enfants, épouse, clubs, partis politiques, business, etc.). Pensez donc, qu’arriverait-il si vous décédiez ? Vous réalisez qu’ils s’en sortiront probablement sans vous, même si vous leur manquerez un moment.

Vous n’êtes pas indispensable. Rien ne vous retient de partir où et quand vous le désirez. Et si tout le monde peut survivre sans vous, pourquoi ne survivraient-ils pas avec vous ? Rejetez juste toutes les obligations qui vous limitent. Vous ne pouvez deviner ce qui est le mieux pour chacun, accordez à chacun sa souveraineté, en commençant par vous.
Vous ne pouvez rien perdre que vous ne puissiez réacquérir plus tard. Ne vous enfermez pas à des individus ou des objets précis.

Chapitre 33 : ÉPILOGUE – Libre dans un monde qui ne l’est pas

L’enseignement final est qu’il y a toujours un chemin pour être plus libre. La liberté émotionnelle la plus grande consistant à se libérer du besoin d’influencer, de convaincre ou de contrôler autrui.

Conclusion sur « Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas » par Damien Casoni du blog Raccourci Minimaliste :

À sa lecture, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi « Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas » est devenu un classique de la culture libertarienne, se rangeant ainsi aux côtés d’« Atlas Shrugged » (« La Grève ») d’Ayn Rand et autres ouvrages majeurs à la philosophie similaire.

Son message à la fois simple et radical pourrait néanmoins aisément être considéré comme naïf, voire impraticable pour qui n’a pas encore réalisé l’impact de sa responsabilité personnelle sur son propre bonheur et son chemin de vie. Fidèle à ses préceptes, il ne convaincra aucun lecteur réticent ni ne cherchera à provoquer une réelle réflexion. Ce livre s’adresse davantage à ceux qui sont déjà prêts à s’ouvrir à plus de liberté, sans savoir vraiment par où commencer.

En ce qui me concerne, il m’a ému jusqu’aux larmes. J’ai éprouvé une forte connexion avec l’auteur et ses affirmations d’indépendance et de liberté individuelle. Si vous avez vous aussi soif d’être vous-même, et si vous aimez remettre en question ce qui semble être la norme autour de vous, je parie que vous ressentez souvent une solitude parfois éprouvante. Cet ouvrage vous apportera un encouragement en vous montrant d’une part que vous n’êtes pas seul dans ce cas, mais surtout que vos aspirations ne sont ni irréalistes ni à dénigrer en aucun cas.

Points forts :

  • Écrit avec passion et conviction, inspirant.
  • Une philosophie optimiste, mais réaliste et pragmatique.
  • Des exercices pratiques pour défier ses croyances et changer sa vie.
  • Encourage la proactivité et la responsabilité personnelle.

Points faibles :

  • Trop de répétitions quand le propos est déjà assez clair.
  • Beaucoup estimeront le message simpliste et naïf.
  • Aurait mérité quelques illustrations ou graphiques pour faciliter l’assimilation (inexistants sur la version Kindle).
  • En anglais uniquement.

La note de Damien Casoni du blog Raccourci Minimaliste :

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Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (4 votes, moyenne: 4,00 out of 5)

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Crédits Photos : Lynn Greyling, Ryan McGuire.

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40 Commentaires pour :

Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas

  • Damien

    23 Sep 2014 à 17:11

    Je laisse un premier commentaire ici pour pouvoir répondre aux suivants si besoin. 🙂
    Encore merci de m’avoir invité sur ce blog !

    Répondre



    • DIA

      24 Sep 2014 à 00:16

      Très intéressant, une vision très profonde.
      Merci

      Répondre



    • Rafael

      24 Sep 2014 à 01:38

      bonjour,

      Est ce qu’il existe une version en français du livre ? Si oui ou est ce que je peux me le procurer ?

      Merci

      Répondre



      • Damien

        24 Sep 2014 à 11:36

        Désolé Rafael, à ma connaissance il n’existe aucune traduction de ce livre.
        Voilà aussi pourquoi il me tenait vraiment à coeur de le partager sur le blog d’Olivier.
        Petit coup de pub perso, sache que sur mon blog, Raccourci Minimaliste, je partage de nombreuses idées similaires à cet ouvrage qui m’a profondément influencé.
        Si il y a des points que tu aurais aimé voir davantage développé dans la chronique n’hésite surtout pas à entrer en contact avec moi. 🙂

        Répondre



        • Rafael

          24 Sep 2014 à 23:16

          Bonjour Damien,

          Merci pour ta réponse. En effet le livre m’intéresse beaucoup. J’ai regardé sur amazone le livre est un peu chère, mais surtout mon anglais n’est pas suffisant pour un tel ouvrage. Il y a pas mal de point que j’aimerai développer davantage, comment pourrions nous procéder ?
          Merci.
          Salutations.

          Répondre



        • danielle

          27 Sep 2014 à 09:25

          Bonjour,
          je réponds à la question sur l’existence du livre en français.
          Je propose la traduction du livre à titre entièrement gratuit !
          Est-ce que toi Damien, tu as quelque moyen de contacter l’auteur pour lui faire connaître ma proposition
          J’aimerai traduire ce livre car le contenu me passionne.
          Je n’ai pas le temps d’écrire un livre moi-même, traduire celui-là me permettrait d’exprimer ce que je ressens profondément aussi, pour des lecteurs français
          Alors peut-être à bientôt
          Danielle Argant

          Répondre



          • Damien

            17 Oct 2014 à 16:43

            Bonjour Danielle,

            Je t’encourage à rechercher et contacter l’éditeur via Amazon. Faire une traduction, j’y ai moi-même pensé, mais penser ne suffit pas, fonce ! 😉

            Bon courage pour ce beau travail ! 🙂



    • Victor

      24 Sep 2014 à 08:36

      Chronique fort instructive !
      Elle nous pousse à la réflexion.
      Bravo Damien.

      Répondre



    • Olaf

      24 Sep 2014 à 10:28

      En droite ligne avec “Atlas shrugged” en effet, cet éloge de la “liberté” absolue de individu (en tous cas, le résumé présenté 😉 me semble basé sur quelques paradoxes et erreurs :
      – “Votre vision du monde est limitée et subjective” / “je vais vous dire comment être libre”
      – “tout le monde agit selon des fins exclusivement égoïstes” / je vous écris pour vous aider à être libres (ah c’est peut être pour gagner de l’agent sur votre dos ? mais l’auteur ne l’écrit pas et prône ailleurs la transparence)
      – “La « société » n’existe pas” / libérez-vous des institutions
      – “tout gouvernement règne par la violence … n’est-ce pas ce que vous faites déjà” (écrit dans le même paragraphe !)
      – “on accomplit davantage pour soi lorsque les récompenses dépendent de nos efforts seuls … Des efforts conjugués sont néanmoins possibles et même nécessaires” : l’humain ne vit-il pas en groupe (la “société” n’existant pas …) depuis toujours, la survie (sans même parler de bonheur) de chacun dépendant des autres ?
      – “Droits et devoirs n’existent qu’en théorie. Ils ne vous rendront jamais libre” ? En effet, si la liberté est l’absence de devoirs et de droits ! Attention quand même quand vous prendrez la route en vélo vers l’Utopie, d’être sûr que les voitures des autres ‘hommes libres’ ne ressentent pas le droit de rouler où bon leur semble ?
      – “Il n’y a rien que celui-c5le gouvernement]i puisse faire que vous ne puissiez vous offrir vous-même” : je ne rappelle pas la dernière route que j’ai pu construire …

      Quelques-unes des propositions me font vraiment peur (je ne dois pas être assez libéré) :
      – “vous ne devez rien à vos parents, qui n’ont agi que par égoïsme” : je ne sais pas si vous avez des enfants, mais à part le moment d’égarement de leur conception (où même le plaisir n’est fort que s’il n’est pas égoïste !) je n’ai pas beaucoup l’impression d’avoir agi par égoïsme envers mes enfants … peut-être par obligation ? on hallucine de lire des trucs pareils !
      – “Il serait plus simple pour tout le monde que l’enfant ait un éducateur principal référent” dans “L’éventualité d’une séparation” : avec chacun son avocat bien sûr ? relisez l’histoire de Salomon et des 2 mères pour voir ce qu’il en coûterait
      – “se libérer du gouvernement” : qui ne sait pas vous assurer la sécurité financière, ne respecte pas les lois, … chacun son flingue, et que le plus rapide triomphe, on croirait lire un tract de la NRA – National Rifle Association …
      – “vous avez toujours la possibilité de chercher une société globalement plus en accord avec vos principes” : bon voyage, envoyez-nous des cartes postales !

      Et pourtant je partage complètement certaines propositions .
      – Affichez donc ouvertement vos standards et qui vous êtes
      – laissez les autres être libres
      – établir ses valeurs et priorités
      – se concentrer sur les moments et activités qui vous rendent heureux

      Je suggère aux lecteurs de relire quelques philosophes sérieux avant de plonger dans le libertarisme … Ou bien essayez et revenez nous raconter, quand votre vélo aura crevé ou que vous aurez soif et dépendrez du puit d’un autre ? 😉

      Et mêmes des économistes, comme les présente Jacques Généreux dans “Les vraies lois de l’économie”.

      Pour moi (mais chacun son point de vue !) la liberté, c’est choisir ses chaînes : impossible d’y échapper…

      Un point TRÈS positif à mes yeux toutefois : la prise de conscience que “Un individu consciemment égoïste est sensible aux besoins et désirs d’autrui. Il ne considère cependant pas ceux-ci comme des exigences, mais comme des opportunités de transactions potentielles pour rendre les deux parties plus heureuses” !
      Si vous acceptez cette interdépendance, la voie est libre 😉 vers la qualité des relations et les émotions positives de toutes les parties, qui se renforcent mutuellement ! Moi j’appelle ça l’altruisme, mais bon … ça dépend juste par qui on commence : moi ou les autres ?

      Répondre



      • Damien

        24 Sep 2014 à 20:56

        Bonjour Olaf et merci pour ces deux commentaires pleins d’enthousiasme.

        Je vais tâcher d’y répondre en un seul. 😉

        Il y a beaucoup à dire, je vais commencer par une anecdote en réponse à un de tes commentaires.

        Je n’ai pu écrire qu’un résumé de “How I Found Freedom”, dans celui-ci néanmoins, se trouve un extrait d’une interview de l’auteur. Le reporter lui demandait pourquoi il avait écrit ce livre (en parlant de la première édition).

        La réponse de Browne: “Pour faire de l’argent.”
        – Vous ne pouvez pas dire ça au public ! rétorquais l’interviewer.
        – Mais c’est la vérité ! insistait Browne.

        Quand on sait ce que l’on veut et qu’on le fait de manière intègre avec ses valeurs il n’y a que fierté à avoir ! 🙂

        Je ne vais pas me risquer à répondre point par point à tes nombreuses remarques, juste esquisser quelques tendances qui sauront, je pense, répondre à à peu près toutes d’entre elles.

        L’idéal libertarien est celui de l’individu libre. Un individu libre, pour être heureux en tant qu’animal social à besoin d’être entouré et d’avoir des relations constructives avec autrui.

        Nulle part dans toute la philosophie anarcho-libertarienne est-il fait éloge de l’isolement individuel !

        Le véritable cancer du libertarien est le gouvernement. Une institution séculaire prétendant être indispensable et tentant de contrôler humains et ressources au nom du “plus grand bien”.

        Il n’est RIEN qu’un gouvernement puisse faire qui ne puisse être fait par des individus libres, s’associant par pur volonté et enrichissement mutuel (le marché).

        Y compris les routes !!!

        Le piège du gouvernement a été plusieurs fois présenté dans ma chronique je ne vais pas y revenir. 😉

        Quant à l’altruisme, son idéal ultime est le sacrifice de soi si on y réfléchit bien. Un authentique altruiste est un suicidaire, ou un hypocrite.

        Je suis un égoïste, et je suis fier de moi, de mes valeurs et du chemin que j’entreprends.

        Et en tant qu’égoïste conscient, je reconnais MON besoin de développer des relations harmonieuses avec autrui.

        Ma survie et ma personne ont pour moi entière priorité. Je suis également immortaliste, poussant cette logique à bout.

        Si je n’existais pas comment en effet pourrais-je partager l’amour et la joie qui m’anime aujourd’hui ?

        Répondre



        • Olaf

          24 Sep 2014 à 22:18

          Merci Damien de ta réponse, nettement plus nuancée et constructive que ce que j’ai lu dans le résumé 😉
          Hormis la position vis-à-vis d’un gouvernement (dont je déplore par ailleurs l’inefficacité due à mon avis à une simple recherche de pouvoir – égoïsme ?) ou plutôt une administration dont j’ai besoin pour construire des routes (je n’ai pas plus confiance en Vinci ou d’autres individus) et déléguer d’autres besoins collectifs, nos positions sont probablement très proches. même sur l’objectif de l’auteur 😉
          Je pense aussi que l’altruisme poussé exclusivement vers les autres est suicidaire : “charité bien ordonnée commence par soi-même” ! Mais n’y finit pas … Et le véritable altruisme est de chercher le bien de tous, soi-même y compris. Sinon çà n’a pas de sens.

          Le point central de ma remarque n’est pas de critiquer le livre mais de souligner l’enjeu lié à l’interdépendance. Que l’on ait un a priori égoïste (commencer par moi-même) ou altruiste (commencer par les autres) ne change pas l’importance de la boucle retour. La vraie différence entre les deux boucles est que l’une est ‘vertueuse’ et parie sur le long terme du retour vers soi, et l’autre ‘minimaliste’ sécurise les besoins à court terme au risque de voir tarir la source de satisfaction future. La nuance est faible pour des hommes de bonne volonté ! Surtout s’ils ont l’éternité devant eux ?

          Merci pour ce riche débat, pour l’amour et la joie que tu partage avec sincérité.

          Répondre



          • Damien

            25 Sep 2014 à 15:00

            J’aime beaucoup le rappel que tu fais sur l’aboutissement “intelligent” de l’altruisme et de l’égoïsme.

            Que l’on soit motivé par l’amour ou le pouvoir, si on aiguise notre conscience, ce qui est nécessaire à un certain niveau, on réalise que l’interdépendance est inévitable.

            L’altruiste réalisera l’importance d’un ego fluide et puissant pour aider véritablement autrui.

            Et l’égoïste comprendra la nécessité de s’ouvrir et de s’offrir pour grandir davantage.

            Cette notion de vulnérabilité par exemple me parle beaucoup et je la travaille encore. Je vais d’ailleurs bientôt publier une vidéo sur mon blog relatant une anecdote romantique que j’ai vécue en relation avec la vulnérabilité, l’importance de s’ouvrir au monde. 🙂



    • Dominique

      24 Sep 2014 à 10:34

      C’est grâce à la lecture des blogs d’Olivier que j’ai crée ma maison d’édition!

      Répondre



      • Olaf

        24 Sep 2014 à 14:52

        Pour compléter mon déjà très long commentaire, je voudrais souligner l’évidence de l’intérêt de la collaboration, de l’échange, du partage … dans l’évolution du monde : des pertes sont consenties ET des propriétés nouvelles émergent à chaque niveau de mise en commun !
        – les molécules sont formées par le partage d’électrons entre des atomes qui les composent et acquièrent des propriétés dont ceux-ci ne disposent pas : par exemple l’eau, aux propriétés si fondamentales pour la vie, inaccessibles à l’hydrogène ou l’oxygène qui la composent
        – des molécules assemblées forment des matériaux minéraux et perdent leur ‘liberté’
        – des molécules assemblées de façons spécifiques (acides aminés, ADN …) donnent lieu à des êtres vivants, qui savent -eux- se développer, se reproduire … c’est l’organisation des molécules qui différencie la matière vivante !
        – des cellules vivantes assemblées forment des être pluricellulaires, et réussissent mieux à survivre aux alés de l’environnement en se spécialisant et en partageant entre elles le résultat de leurs activités spécifiques
        – la spécialisation mène à des tissus qui forment des organes aux rôles spécifiques dans les êtres vivants plus évolués : le potentiel universel initial de chaque cellule-souche est abandonné pour devenir des cellules spécialisées qui ensemble partagent et accroissent leurs chances de survie (vous connaissez la parabole des organes qui croient chacun être supérieur aux autres, jusqu’à ce que le trou du cul fasse grève ?)
        – des être vivants vivent en ‘société’ où ils choisissent des rôles spécialisés et échangent avec d’autres pour de pus grandes chances de survie
        – la reproduction sexuée, où des individus se différentient pour procréer en échangeant leurs différences, assure plus de succès à la lignée que la reproduction asexuée
        – des symbioses se forment entre espèces,où chacune apporte à l’autre
        – des écosystèmes se forment, où les déchets des uns sont les ressources des autres et l’équilibre doit être soigneusement maintenu pour la survie de tous
        – des couples se forment et s’associent à long terme, en perdant chacun leur autonomie, pour mieux protéger leur patrimoine et leur progéniture
        – les humains (et d’autres animaux) forment des groupes sociaux (famille, clans, tribus, nations …) où le respect par chacun de règles choisies ensemble (droits et devoirs réciproques) font perdre de la ‘liberté’ en gagnant en sécurité et en synergie ; ils élisent des chefs et des gouvernements pour veiller aux responsabilités collectives
        – les humains forment des ‘sociétés’ (autre nom des entreprises) où ils mettent en commun leurs ressources (argent, temps, compétence, produits …) pour servir les besoins de ‘clients’ et en retirer plus (argent, statut, reconnaissance …) que ce qu’ils y ont mis …
        – etc.

        Evidemment il existe des exemples de ‘retour à la liberté’ :
        – des êtres vivants vivent indépendamment, en prélevant librement des ressources disponibles d’autres individus : cela s’appelle le ‘parasitisme’ !
        – même des cellules d’un être vivant peuvent revenir à leur ‘liberté’ originelle, redeviennent ‘toutes-puissantes’, puisent librement dans les ressources disponibles sans se préoccuper d’un soi-disant bien commun … Cela s’appelle un ‘cancer’ !

        Répondre



        • Olivier Roland (Auteur)

          24 Sep 2014 à 23:31

          Hello Rafael,

          Si ton anglais n’est pas suffisant tu n’as pas d’excuses, je t’invite à lire ces deux articles 😉 :
          https://www.des-livres-pour-changer-de-vie.com/comment-parler-english-fluently-et-lire-des-livres-compliques-en-anglais-pour-les-nuls/
          https://www.des-livres-pour-changer-de-vie.com/faites-vous-partie-des-nouveaux-analphabetes/

          Répondre


          • Sara

            13 Avr 2015 à 13:37

            merci pour ces 2 livre 😀

            Répondre



          • Olivier Roland (Auteur)

            24 Sep 2014 à 23:32

            Merci Damien pour cette excellente chronique d’un livre qui ne l’est pas moins 😉

            Répondre


            • Damien

              25 Sep 2014 à 15:02

              Merci surtout à toi Olivier d’avoir accepté ma chronique.

              Les principes présentés dans cet ouvrage sont pour moi très importants. Ils peuvent changer des vies ! 😉

              Il me semblait donc logique de vouloir les partager sur ton blog. 🙂

              Répondre



            • Xavier

              27 Sep 2014 à 11:28

              Salut Olivier,

              Merci à Damien pour cet excellent Chronique.

              S’il y a une chose à retenir, c’est vraiment son résumé.

              ” Il est possible de devenir plus libre dès aujourd’hui, et ce, non pas en cherchant à changer le monde tel qu’il est, mais en se délivrant de limites mentales que nous avons acceptées et entretenues jusque là.”

              En fait, On a imposé dès notre enfance des limites qui nous empêche d’être libre. Ces limites ne sont par des mur physiques comme le mur de Berlin, mais ont plus d’effets négatifs dans notre vie.

              Comme le disait Christian Godefroid et plein d’autres êtes inspirée avant lui, “La seule limite d’un homme n’existe que dans son esprit.” Autrement dit, s’il votre esprit croit que quelque chose peut devenir réalité, elle le deviendra sans aucun doute.

              “Changez vos pensées et votre vie changera.”

              Amicalement,
              Xavier

              Répondre



              • Damien

                17 Oct 2014 à 16:46

                Nous ne sommes que trop souvent nos propres bourreaux en effet !
                Merci pour ton commentaire Xavier. 🙂

                Répondre



              • jerome

                27 Sep 2014 à 11:42

                salut olivier c’est super que tu nous donne ce résumer! dommage qu’il n’est pas en fraçais!
                à bientot
                jerome

                Répondre



                • nicole

                  27 Sep 2014 à 12:04

                  Salut Olivier,
                  Je suis d’accord avec Olaf. C’est le courant de pensée “libertaire” qui refuse tout en bloc sans distinction (voir Ayn Rand). Il y a quelques bonnes idées du point de vue psychologique, mais du point de vue sociétal l’auteur verse dans l’anarchie :):):)
                  Comme toujours, compliments pour ton infatigable recherche d’idées et de sujets intéressants et pour ton dynamisme positif exceptionnel!!!
                  Bisous
                  Nicole

                  Répondre



                  • Claude-François

                    27 Sep 2014 à 12:09

                    Je découvre ce livre grâce à toi.
                    Merci Olivier pour ce cadeau de traduction !
                    Claude-François

                    Répondre



                    • Damien

                      17 Oct 2014 à 16:52

                      De rien Claude-François… c’est moi qui ai fait cette traduction-chronique. 😉

                      Répondre



                    • nadege

                      27 Sep 2014 à 15:50

                      Merci pour ce partage ce livre à le mérite de s interroger ! Et je serai aussi intéressé pour une traduction car les subtilités de la langue peuvent parfois être mal retranscrit quand on lit pas couramment !! Lol merci a vous deux!!

                      Répondre



                      • catherine

                        28 Sep 2014 à 00:13

                        Merci pour cette traduction que je me suis régalée a le lire!et j’ai trouvé que tout était dit!

                        Répondre



                        • PETE

                          28 Sep 2014 à 04:11

                          En effet, ce livre est une VRAIE bible 😉

                          Répondre




                          • […] de temps en temps des références bien dérangeantes : il présentait récemment « Comment je suis devenu libre dans un monde qui ne l’est pas » de Harry Browne., paru en 1973 (!) sous le titre « How I found freedom in an unfree world ». […]

                            Répondre



                            • Céline

                              29 Sep 2014 à 22:35

                              C’est mon premier post ici, mais c’est la première fois que je lis un article qui me met mal à l’aise, pour ne pas dire qu’il m’effraie et dans lequel je ne retiens que peu de positif.
                              En bref : complètement d’accord avec Olaf !

                              Répondre



                              • Damien

                                17 Oct 2014 à 17:00

                                Bonjour Céline,

                                Peut-être serait-il intéressant de détailler les points qui te mettent le plus mal à l’aise.

                                Te sens-tu libre dans ta vie ? 😉

                                Cordialement,

                                Répondre



                              • Christopher

                                3 Déc 2014 à 07:47

                                Point de vue intéressant. Cependant, il y a quelques éléments qui ont soulevé certaines interrogations en moi.

                                « Éprouver une émotion est un phénomène involontaire, une réponse physiologique à ce qui nous arrive. « 

                                Est-ce que ce point n’est pas légèrement trop manichéen ? On connaît maintenant de nombreuses techniques pour canaliser ses émotions, les amplifier ou encore les amoindrir. Est-ce que mental est émotions ne sont pas intimement liés ?

                                Dans le chapitre 4, l’auteur parle de 3 types de moralités en ajoutant pour l’universelle : « Mais les différences entre les individus sont trop grandes pour que puisse exister une telle moralité universelle. » Ils n’en existent alors que deux ? La barrière entre l’universelle et absolue est un peu floue pour ma part. Est-ce que la morale absolue ne sert pas aussi à enseigner notre morale personnelle au moins au tout début de notre vie ? Le fait de juger la morale absolue et universelle n’est pas en soi la tentative d’imposer une vision de la morale ce qui contredit les propos du livre ?

                                Chapitre 5 : Est-ce que l’altruisme n’est pas justement « des échanges qui bénéficient aux deux parties ? ». Est-ce qu’altruisme est forcément lié au sacrifice ? Est-ce que le fait de donner, par exemple, un bien matériel à quelqu’un pour avoir le sentiment que nous sommes généreux, mais aussi que les personnes nous voient comme tels n’est pas aussi un gain (de type social et émotionnel).

                                Chapitre 6 : « C’est la fameuse formule « L’union fait la force », alors que l’inverse est vrai : on accomplit davantage pour soi lorsque les récompenses dépendent de nos efforts seuls. Une tentative d’imposer une règle absolue ? Pourquoi cette fois-ci ce n’est pas au cas par cas ?

                                Chapitre 7 : Pour ma part, je pense que ce chapitre 7 manque cruellement d’approfondissements. Proposer une anarchie simplement en retirant le gouvernement est vraiment trop simpliste. Je vous invite à lire l’utilisation de l’équilibre de Nash pour expliquer le non-sens de l’anarchie : http://images.math.cnrs.fr/Le-prix-de-l-anarchie.html

                                Et à part fermer sa porte, que faire pour les hôpitaux, les routes, les universités, les pompiers, les canalisations, etc. ?

                                Chapitre 16 : Je n’arrive pas à comprendre de quoi l’auteur parle concrètement. Ne pas payer ses impôts ? Un juriste sera peu utile. En quoi l’État nous prive tant que ça de nos libertés ? À moins que son rêve le plus cher soit de courir nu dans la rue, je ne vois pas ce que le gouvernement l’empêche de faire. Une vie de nomade est tout à fait légale tout autant que d’être un individualiste ayant sa propre moralité et écoutant ses émotions !

                                Chapitre 17 : « Affrontez l’embarras voire le ridicule en étant en tout instant honnête sur qui vous êtes et ce que vous voulez. » On doit être honnête alors ? Et si ma morale personnelle édicte l’inverse ?

                                Chapitre 23 :

                                « Celle-ci encourage les individus à chercher une « vérité » et à y croire sans retenue, sans avoir à se juger soi-même de ce qui est bien ou mal. L’individu angoissé intellectuellement cherche en dehors de lui-même :

                                Un absolu moral : pour se croire dans le vrai, peu importent les conséquences.
                                Un leader : pour apporter la confiance que l’individu n’a pas.
                                Un ennemi : pour offrir une explication toute faite des circonstances néfastes qui peuvent survenir. »

                                Le livre a tendance à édicter une morale absolue, à nous exposer une vérité absolue et à dépeindre le gouvernement et le groupe comme l’ennemi… Est-ce que l’auteur ne commence pas à se contredire ?

                                Chapitre 26 : À nouveau… l’hypocrisie, c’est mal. Pourquoi nous imposer cette morale ?

                                Chapitre 28 : Et maintenant, après 28 chapitres de règles et principes, je devrais trouver ma propre personnalité ?

                                J’ai pris l’initiative d’être assez critique, car le livre se voulait un peu provocateur. En tout cas, j’ai trouvé les idées intéressantes et je remercie Damien d’avoir fait ce très bon travail 🙂

                                Répondre



                                • Damien

                                  4 Déc 2014 à 22:23

                                  Bonjour Christopher,

                                  En voilà un commentaire bien détaillé et réfléchi, merci beaucoup !

                                  Tu comprendras bien que pour les besoins de cet article j’ai du beaucoup résumer et simplifier le propos. Et en effet, il y a matière à débat !

                                  Pour faire également simple dans mon commentaire, je dirais que l’auteur ne cherche pas à convaincre, mais s’adresse à ceux qui ont déjà fait le choix de la liberté individuelle.

                                  Il propose alors des outils qu’il a trouvé efficace pour accélérer ce chemin.

                                  Pour quelqu’un qui n’a pas délibérément choisi d’être libre en tant qu’individu, le propos va paraître certainement très dirigiste et dogmatique.

                                  Si je lis un manuel de mécanique qui m’explique comment nettoyer mon moteur, je ne vais pas commencer à débattre du bien fondé ou non de l’utilisation de l’énergie fossile, puisque mon problème immédiat et de pouvoir réparer ma voiture et l’utiliser.

                                  C’est aussi un principe de base de la philosophie individualiste de se concentrer sur ce que l’on peut directement changer et améliorer, à son échelle… 😉

                                  J’espère que ce point de vue aura répondu, quoiqu’indirectement, à l’ensemble de tes questions. 🙂

                                  A bientôt !

                                  Répondre



                                • Christopher Lieberherr

                                  5 Déc 2014 à 08:11

                                  Merci Damien pour ta réponse !

                                  Ne penses-tu pas que la notion de liberté est bien subjective ? Certaines personnes se considèrent libres, car elles voyagent, d’autres parce qu’elles ont de l’argent, d’autres pour leurs avis philosophiques, d’autres pour leurs opinions politiques, etc.

                                  Personnellement, je ne pense pas que la liberté se trouve dans un mode de vie particulier. La vraie liberté c’est quelque chose d’interne. C’est se libérer de ses biais cognitifs, de ses pulsions émotionnelles (les négatives j’entends bien sûr) ou encore réussir à affûter sa volonté et son esprit pour surmonter tous les obstacles sur notre chemin. Quand on atteint ce degré de liberté interne, je pense que l’environnement n’est plus que secondaire. C’est un point de vue bien sûr…

                                  N’est-ce pas un peu osé de penser qu’il n’y a qu’une seule notion de liberté ? Étant donné que tu as utilisé la métaphore de la mécanique, tu considères qu’il n’y a qu’une liberté, est-ce bien ça ?

                                  Je dois t’avouer que je ne suis pas familier avec la philosophie individualiste. Il me semble que certains points pourraient se rapprocher de la philosophie de Nietzsche. Est-ce le fondement de cette philosophie ? Aurais-tu des références à me conseiller pour approfondir mes connaissances concernant ce sujet ?

                                  Merci encore et bonne journée !

                                  Répondre



                                  • Damien

                                    8 Déc 2014 à 23:32

                                    Bonjour Christopher,

                                    La liberté est forcément subjective puisque individualiste… une “société” libre est constituée d’individus libres, ou chacun peut s’épanouir comme il l’entend sans être menacé par une quelconque autorité extérieure.

                                    “Etre libre c’est choisir ses chaînes.” dit-on souvent.

                                    Mes chaînes à moi sont :
                                    – mon minimalisme matériel (je vis avec très peu)
                                    – mes routines journalières (exercice, méditation, travail… pas toujours plaisant mais nécessaires)
                                    – etc

                                    Ces chaînes sont des investissements pour mon bonheur à MA façon.

                                    Nul part dans “Comment je suis devenu libre…” l’auteur n’impose UN style de liberté, ce serait paradoxal d’ailleurs.

                                    Il partage ses réflexions et ses outils et encourage chacun à les penser profondément puis les essayer si ils en sentent le besoin.

                                    Je pense que ton ressenti vient de la nécessité qui était mienne de résumer au plus court ce livre… comme je l’ai dis dans mon précédent commentaire.

                                    Pour répdonre à ta dernière question je peux t’orienter vers l’étude de l’Objectivisme :

                                    > http://www.importanceofphilosophy.com/

                                    Le gros avantage de cette philosophie est qu’elle m’a appris à raffiner ma propre réflexion et définir ma propre pensée de façon structurée sans forcément adhérer complètement au propos de base.

                                    Bonne lecture ! 🙂

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                                  • Christopher Lieberherr

                                    9 Déc 2014 à 18:14

                                    Bonjour Damien,

                                    Merci beaucoup pour ces précisions très intéressante et la ressource.

                                    C’était un réel plaisir d’échanger nos points de vue et surtout de m’enrichir du tient. Je pense qu’en effet, mon ressenti a pu être biaisé par la “simple” lecture de ton résumé. Il est impossible de transmettre tout le contenu dans un résumé sauf si le livre est vraiment pauvre en contenu, ce qui n’a pas l’air d’être le cas de celui-ci !

                                    Merci encore et à très bientôt,

                                    Christopher

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                                    • richard

                                      6 Avr 2019 à 21:48

                                      la liberté c’est sa
                                      faire ce que l’on veut ou on veut et comme on veut
                                      mais c’est aussi pour d’autre de ce conforme a une image d’un partenaire ou d’une idole.
                                      c’est aussi une soif de liberté avec ou sans limite .
                                      c’est aussi de se sentir utile ou ce prendre comme un messie a chacun sa liberté.
                                      mais au fond la liberté des uns font dans certains cas les malheurs des autres

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                                      • […] liberté est indissociable de la responsabilité : elle doit être pensée en […]

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