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L’Homme qui voulait être heureux

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Résumé de “L’Homme qui voulait être heureux” de Laurent Gounelle : Ce livre est le récit d’un homme en vacances à Bali qui décide, quelques jours avant son retour, de rencontrer un guérisseur, les révélations du vieux sage vont alors bouleverser sa vie…

Par Laurent Gounelle, 2009, 221 pages.

Titre de l’édition anglaise : “The Man Who Wanted to Be Happy 

Chronique et résumé de “L’Homme qui voulait être heureux” de Laurent Gounelle :

L’Homme qui voulait être heureux” est le premier livre de Laurent Gounelle. Il s’agit du récit d’un homme (raconté à la première personne) qui, à l’occasion de vacances à Bali, réalise qu’il ne vit pas la vie dont il rêve et qu’il n’est pas heureux. Grâce à ses discussions avec un vieux sage, il va prendre conscience que rien ne l’empêche de vivre cette vie dont il rêve, sinon lui et ses propres croyances…

Note : Laurent Gounelle n’a donné aucun titres aux chapitres de son roman. Aussi, les intitulés de chapitres de ce résumé ont été créés pour apporter un fil conducteur à la trame de l’histoire tout au long du récit.  

Chapitre 1 – Laurent Gounelle pose le décor : Bali et un guérisseur loin des clichés

Laurent Gounelle nous fait immédiatement entrer dans la tête de son personnage. On ne connaît pas encore son prénom mais on apprend qu’il se trouve à Bali et qu’il souhaite ardemment faire la connaissance de quelqu’un (dont on ignore l’identité). Il peste car il a des difficultés à trouver la maison où il doit aller : les cartes ne servent absolument à rien puisqu’il n’y a aucun panneau indicateur ; inutile également de demander son chemin aux gens du coin car ils indiqueront une direction à prendre même s’ils ne savent pas laquelle est la bonne. Enfin, l’homme finit par arriver à destination. C’est là qu’il rencontre maître Samtyang, qui ne ressemble pas du tout à ce que le narrateur imaginait : un homme de près de 80 ans, marchant lentement, accoutré de vêtements “d’une sobriété désarmante, minimalistes et sans âge”.

“La première chose qui me vint à l’esprit fut que je lui aurais sans doute donné cinquante roupies si je l’avais vu faire la manche dans la rue. […] J’ai honte d’avouer que mon premier réflexe fut de penser qu’il y avait erreur sur la personne. Il ne pouvait s’agir du guérisseur dont la réputation s’étendait outre-mer.”

Chapitre 2 – L’horrible séance de massage

Dans le deuxième chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux“, Laurent Gounelle est extrêmement concis : une seule page dans laquelle le narrateur décrit le massage proposé par son hôte comme une séance de torture, notamment lorsqu’il s’occupe de ses orteils.

Chapitre 3 – Le diagnostic tombe !

Il suffit à maître Samtyang de tenir le petit orteil gauche du narrateur pour faire hurler de douleur ce dernier et établir son diagnostic : “Vous êtes quelqu’un de malheureux” lui dit-il. En effet, selon le vieil homme, sa douleur est le symptôme d’un mal-être plus général : ” Si j’exerce la même pression au même endroit chez quelqu’un d’autre, il ne devrait pas avoir mal” continue-t-il.

La discussion s’engage : “Qu’est-ce qui ne va pas dans votre vie ? Vous avez une très bonne santé. Alors, qu’est-ce que c’est ? Le travail ? Les amours ? Votre famille ?”

La narrateur est surpris par les questions du sage masseur mais répond tout de même : “Je ne sais pas, oui, je pourrais être plus heureux, c’est comme tout le monde, quoi.” Puis il poursuit : “Disons que je serais plus heureux si j’étais en couple.” Et lorsque le vieux sage lui demande pourquoi il ne l’est pas, la narrateur rétorque que c’est parce qu’il est trop maigre pour plaire à une femme.

Chapitre 4 – Les croyances qui nous empêchent d’être heureux

  • L’image que l’on se fait de soi-même devient réalité pour les autres

La discussion s’engage alors sur le physique du narrateur. Le guérisseur essaie, en fait, de lui faire prendre conscience que ce qui est important ce n’est pas son apparence mais la manière dont il se comporte :

“Votre problème n’est pas votre physique, mais ce que vous croyez de sa perception par les femmes. En vérité, le succès que l’on a ou pas auprès de l’autre sexe n’a que peu de rapports avec notre apparence physique.”

Maître Samtyang continue son raisonnement :

“Ce qui plaît aux femmes, c’est ce qui émane de votre personne, c’est tout. Et cela découle directement de l’image que vous vous faites de vous-même. Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d’une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c’était à l’origine une création de l’esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis pour soi.”

  • D’où proviennent nos croyances ?

Le sage explique ensuite les raisons de nos croyances. Selon lui, plusieurs explications sont possibles. Cela peut venir :

    • De ce que les autres affirment à notre sujet : s’il s’agit de personnes crédibles à nos yeux, alors, nous allons souvent croire ce qu’elles disent de nous. C’est le cas de ce que disent nos parents pendant notre enfance par exemple :

“Un petit enfant apprend énormément de ses parents, et, au moins jusqu’à un certain âge, il a tendance à accepter tout ce que ses parents lui disent. Cela se grave en lui. Il l’intègre.”

    • Des conclusions que nous tirons, sans nous rendre compte, de certaines de nos expériences vécues :

“C’est surtout pendant l’enfance que se forgent la plupart des croyances que l’on a sur soi, mais on peut aussi en développer plus tard à l’âge adulte. Mais, dans ce cas, elles seront en général issues d’expériences très fortes sur le plan émotionnel.”

Laurent Gounelle conclut ce chapitre sur un échange concernant le prochain entretien des deux protagonistes :

“- Quand vous reviendrez demain, nous découvrirons ensemble d’autres croyances qui vous empêchent d’être heureux […].

– Je ne savais pas que je revenais demain.

– Vous ne me ferez pas croire que vos problèmes se limitent à vos doutes concernant votre apparence physique. Vous en avez certainement de beaucoup plus sérieux, et nous les aborderons ensemble.”

Et alors que le narrateur dit trouver les propos du sage durs, le maître poursuit en souriant :

“Ce n’est pas en disant aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre qu’on les aide à évoluer. […] En Occident, vous avez l’habitude de séparer le corps et l’esprit. Ici, nous pensons que les deux sont intimement liés et forment un tout cohérent.”

Chapitre 5 – Réflexions suscitées par l’envoûtant maître Samtyang 

Le narrateur quitte la maison du sage et reprend sa voiture pour rentrer chez lui. Il prend le temps d’admirer la route, très jolie, tout en songeant au mode de vie des Balinais. Sa rencontre avec maître Samtyang l’a beaucoup marqué :

“Je repensais à ma rencontre avec le guérisseur, je me sentais encore envoûté par notre échange. Cet homme avait une aura particulière, une énergie qui émanait naturellement de sa personne. J’étais assez excité par ce qu’il m’avait fait découvrir, même si ses propos m’avaient parfois décontenancé.”

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Enfin rentré dans son bungalow, à la tombée de la nuit, il décide de se promener au bord de l’eau. C’est alors l’occasion de réfléchir à nouveau à son échange avec le vieux sage : s’il concevait que les humains aient développé des croyances sur eux-mêmes en raison de l’influence de personnes de leur entourage ou de conclusions inconsciemment tirées de leur vécu, il s’interrogeait, par ailleurs, sur l’étendue de ces croyances. Jusqu’où ces croyances avaient-elles pu avoir un effet sur le cours de son existence ? En quoi, selon le hasard des rencontres et de ses expériences, aurait-il pu croire d’autres choses qui auraient ensuite donné une direction différente à sa vie ?

Chapitre 6 – Le couple de voisins hollandais

Ce n’est que dans ce chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux” que Laurent Gounelle nous apprend le prénom du narrateur : Julian.

Après une bonne nuit de sommeil et une grasse matinée, Julian sort se balader autour de son bungalow et croise ses voisins, un couple de Hollandais : Hans et Claudia. Cette dernière est en train de préparer le déjeuner : des brochettes de poisson au barbecue pendant que son mari critique sa manière de procéder. On sent que Julian n’apprécie pas particulièrement Hans :

“Il disait cela sans réaliser que c’était un reproche. Pour lui, c’était un fait, c’est tout. […] Hans était de ces gens qui écoutent les mots mais ne décodent ni le ton de la voix, ni les expressions du visage de celui qui les prononce.”

Tous les trois discutent quelques minutes et décident de se retrouver le soir même pour un concert puis d’aller observer les tortues pondre sur une plage. Julian regagne son bungalow afin de se préparer rapidement pour partir retrouver maître Samtyang.

Chapitre 7 – Une deuxième rencontre bouleversante pour Julian

Laurent Gounelle nous relate, dans ce chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux“, la deuxième rencontre de Julian avec le vieux sage.

  • L’importance de l’engagement

Maître Samtyang commence par insister sur l’importance de s’engager pour avancer. En effet, sans cela, leurs entretiens seraient inutiles :

“Si vraiment vous souhaitez que je vous accompagne dans la voie qui vous fera avancer dans votre vie, il est nécessaire que vous fassiez ce que je vous demande, dans la mesure où vous ne l’avez pas refusé. Si vous vous contentez de vous en remettre à moi et de m’écouter, il ne se passera pas grand-chose. Êtes-vous prêt à vous engager en ce sens ?”

  • Ce sont nos croyances qui créent notre réalité

La conversation se poursuit sur les croyances :

“Les êtres humains sont très attachés à ce qu’ils croient. Ils ne cherchent pas la vérité, ils veulent seulement une certaine forme d’équilibre, et ils arrivent à se bâtir un monde à peu près cohérent sur la base de leurs croyances. Cela les rassure, et ils s’y accrochent inconsciemment.”

Le guérisseur explique qu’il n’y a pas qu’une réalité. En effet, les individus n’entrevoient qu’une partie des choses et chaque personne en perçoit une partie différente. Pourquoi? Parce que la réalité est beaucoup trop vaste pour parvenir à la saisir dans sa globalité. En fait, notre inconscient opère un tri dans les informations et ce tri, différent selon les personnes, va dépendre, entre autres, de nos croyances.

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Ainsi, nos croyances nous amènent à interpréter la réalité :

“Les expressions de mon visage […] tout comme ma gestuelle d’ailleurs, peuvent être interprétées de différentes manières. Vos croyances vont vous aider à trouver une interprétation : un sourire sera perçu comme un signe d’amitié, de gentillesse, de séduction, ou d’ironie, de moquerie, de condescendance. Un regard insistant, comme un signe marqué d’intérêt ou, à l’inverse, comme une menace, une volonté de déstabilisation. Et chacun sera convaincu de son interprétation. Ce que vous croyez sur le monde vous conduit à donner un sens à tout ce qui est ambigu ou incertain… Et cela renforce vos croyances. Une fois de plus.”

Puis le sage continue :

“Quand vous croyez une chose, elle vous amène à adopter certains comportements, lesquels vont avoir un effet sur le comportement des autres dans un sens qui va, là encore, renforcer ce que vous croyez.”

  • Les effets de nos croyances inconscientes 

Julian est bouleversé par toutes ces révélations. Il commençait à comprendre la force et l’étendue de la théorie de maître Samtyang :

“J’étais bluffé. J’avais le sentiment que les êtres humains étaient victimes de leurs propres idées, de leurs propres convictions, de leurs propres “croyances”, pour reprendre son terme. Le plus terrible, peut-être, était qu’ils ne s’en rendaient pas compte. Et pour cause : ils ne se rendaient même pas compte qu’ils croyaient ce qu’ils croyaient. Leurs croyances n’étaient pas consciemment dans leur esprit.”

Le guérisseur termine sur ce sujet en expliquant que les croyances concernent tous les domaines, “depuis notre capacité à réussir nos études jusqu’à l’éducation de nos enfants, en passant par notre évolution professionnelle et nos relations conjugales. Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances. Elles sont innombrables et dirigent notre vie.”

Il alerte cependant sur le fait que nous ne pouvons pas juger nos croyances. Nous pouvons uniquement affirmer qu’elles ne sont pas la réalité et comprendre leurs effets positifs et limitants en même temps. Il est également intéressant de reconnaître que certaines croyances engendrent davantage d’effets positifs que d’autres.

  • Mission !

Enfin, l’entretien touche à sa fin. Maître Samtyang confie deux missions à Julian :

    • Tout d’abord, il l’invite à rêver tout en restant éveillé. Il s’agit d’imaginer sa vie si tout lui était possible. Dans ce cadre sans limite, il doit rêver à ce qu’il ferait, son métier, ses loisirs, comment se déroulerait :

“Vous rêverez que vous êtes dans un monde où tout est possible. Imaginez qu’il n’y a aucune limite à ce que vous êtes capable de réaliser. Faites comme si vous aviez tous les diplômes du monde, toutes les qualités qui existent, une intelligence parfaite, un sens relationnel développé, un physique de rêve… tout ce que vous voulez. Tout vous est possible.”

    • Ensuite, sa deuxième mission consiste à étudier les recherches scientifiques réalisées aux États-Unis sur les effets des placebos.

Chapitre 8 – Si tout était possible, je serais photographe !

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  • Changer de métier ?

Attablé dans un restaurant en attendant de rejoindre ses amis au concert, Julian repense à sa discussion avec le vieux sage et se met à rêver…

La première chose qui lui vient à l’esprit, si tout était possible, serait de changer de profession. Il réalise que, bien que noble et valorisant, son métier de professeur ne le satisfait plus. Ses élèves ne se montrent pas intéressés et les motiver est, selon lui, cause perdue : sa marge de manœuvre pour cela est complètement limitée par l’obligation d’appliquer à la lettre le programme officiel et des méthodes pédagogiques inadaptées et inactuelles. Dès lors, pris en étau entre une administration exigeante et les contraintes du terrain, Julian rêve d'”air frais” et d’un changement radical dans sa carrière :

“J’avais envie […] de me réaliser dans un domaine artistique. Je rêvais de faire de ma passion mon métier, et ma passion, c’était la photographie.”

  • Rêveries d’un homme qui voulait être heureux

Car, en effet, ce qu’il aime, par-dessus tout, c’est saisir des expressions de visages, réaliser des portraits qui révèlent la personnalité des gens, leurs émotions, leurs états d’âmes. Julian se voit alors exercer dans son propre studio de photographie : il aurait beaucoup de succès et accéderait à une certaine notoriété…

“Pas l’une de ces usines à débiter des photos posées, sans intérêt, non, un studio spécialisé dans les photos prises dans l’instant, sur le vif, pour capter des attitudes et des expressions qui montraient qui était la personne. Mes photos raconteraient des histoires. En les regardant, on comprendrait ce que pense et ressent chacun. Elles décoderaient les émotions […] Je voudrais aussi immortaliser le bonheur des gens, et que, toute leur vie, ils puissent d’un coup d’œil se replonger dans l’ambiance de ce grand jour et accéder aux émotions qui auront été les leurs. Une photo réussie est plus parlante qu’un long discours.”

Julian imagine ses œuvres publiées dans les magazines et être enfin reconnu pour son talent. Il pourrait alors facilement doubler voire tripler son salaire d’enseignant, et s’offrir une belle maison dont il aurait lui-même conçu les plans. Il visualise son quotidien :

“J’aurais un jardin et j’y bouquinerais le week-end, allongé dans un transat, à l’ombre d’un tilleul. Je me coucherais dans l’herbe et ferais la sieste, les narines taquinées par le parfum des pâquerettes. Et puis, bien sûr, je serais avec une femme que j’aimerais et qui m’aimerait. Cela va de soi.”

  • Dur retour à la réalité

Quand Julian revient à la réalité, la chute est un peu rude :

“J’étais presque surpris de constater que mon rêve n’était pas démesuré. Je n’avais pas besoin de devenir milliardaire pour être heureux, ni d’être une rockstar ou un homme politique connu. Et pourtant, ce simple rêve et le bonheur qu’il contenait me semblait inaccessible. J’en voulais presque au guérisseur de m’avoir entrouvert une porte sur ce qu’aurait pu être ma vie. Une porte qui, une fois refermée, me laisserait un goût amer en faisant apparaître au grand jour de ma conscience le décalage immense entre rêve et réalité.”

Laurent Gounelle clôt le chapitre sur le concert.

Chapitre 9 – La vie : loterie ou course perpétuelle ?

Ce neuvième chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux” est nettement plus court que les précédents. Laurent Gounelle décrit la naissance des tortues sur la plage à laquelle assistent Julian, Hans et Claudia. C’est l’occasion d’une nouvelle révélation pour Julian. Lorsqu’ils apprennent que la plupart des bébés tortues qu’ils viennent de voir naître ne survivront pas et que selon les statistiques, un seul d’entre eux y parviendrait, les réactions de Hans et Claudia interpellent Julian :

“- La vie est une loterie, dit Claudia, dépitée.

– La vie est course perpétuelle, lui rétorqua son mari. Seuls les plus rapides s’en sortent. Ceux qui traînaillent, papillonnent ou s’accordent des plaisirs meurent. Il faut toujours aller de l’avant.

[…] C’était extraordinaire : en quelques mots seulement, chacun avait résumé toute sa vision de la vie.”

Pour Julian, “la dernière pièce du puzzle hollandais” vient de se mettre en place, donnant du sens à l’ensemble des scènes dont il a été témoin. Il comprend soudainement pourquoi Claudia accepte le rôle de la ménagère imposé par son mari : elle a, comme le dit-elle, juste tiré le mauvais numéro à la loterie, et il n’y a rien à faire :

“Quand on a perdu, on a perdu. On n’argumente pas quand on perd au casino ou au loto. Les choses sont comme elles sont, il ne sert à rien de vouloir les changer.”

Quant à Hans, il lui est aisé de comprendre désormais son obsession de l’action et son incapacité à s’accorder des instants de détente.

Chapitre 10 – L’effet placebo

Dans ce dixième chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux“, Julian se consacre à la seconde mission confiée par le guérisseur : faire des recherches et trouver des études scientifiques sur l’effet placebo.

  • Les découvertes bouleversantes de Julian sur les placebos

Pour cela, il se rend dans un palace, seul type d’endroit susceptible de disposer d’une connexion internet, en prétextant être logé dans un autre palace situé dans une autre zone géographique et avoir un besoin urgent de se connecter sur le web. Il accède ainsi à un ordinateur dans une pièce séparée et lance ses recherches. C’est ainsi que Julien découvre l’impact des placebos sur les maladies. Le pouvoir psychologique de ces substances totalement inactives s’avère, en réalité, incroyable : parce qu’il croit prendre un médicament, les patients ont la conviction qu’ils seront guéris. Et dans de multiples cas, cela suffit effectivement à les guérir !

“Ce qui me fit vraiment réagir, c’est le nombre de cas pour lesquels la croyance en la guérison suffisait à guérir le patient. Il était en moyenne de 30 % ! Même des douleurs pouvaient disparaître ! Un placebo était aussi efficace que la morphine dans 54 % des cas ! Des patients avaient mal, ils souffraient, et l’absorption d’un vulgaire comprimé de sucre ou de je ne sais quel ingrédient neutre supprimait leur douleur. Il suffisait qu’ils y croient…”

  • Les croyances collectives (ou l’ignorance) limitent aussi nos sociétés

Julian est d’abord déconcerté par ses découvertes :

“J’étais pétrifié, confondu par ce pouvoir des croyances sur lequel avait tant insisté le guérisseur. C’était tout simplement incroyable. Et pourtant les chiffres étaient bien réels, publiés par un très sérieux laboratoire, réputé pour ses chimiothérapies.”

Mais dans le même temps, ces révélations le révoltent :

“Pourquoi, en effet, ne révélait-on pas ces chiffres au grand public ? Pourquoi ne pas les confier aux médias ? […] Si des phénomènes psychologiques permettaient d’avoir à ce point un impact sur le corps et les maladies, pourquoi concentrer la recherche sur la production de coûteux médicaments jamais exempts d’effets secondaires ? Pourquoi ne pas s’intéresser davantage au moyen de guérir les malades par la voie psychologique ?”

Chapitre 11 – Le “testament du bonheur” de l’homme qui voulait être heureux

Lorsque Julian arrive chez maître Samtyang, comme convenu, le lendemain de leur rencontre précédente, celui-ci n’est pas là et lui a laissé un mot :

“Avant notre prochaine rencontre :

– Écrivez tout ce qui vous empêche de réaliser votre rêve d’une vie heureuse.

– Faites l’ascension du mont Skouwo.”

L’ascension du mont Skouwo nécessite plusieurs heures de marche sous la chaleur, et cela ne tente pas trop Julian. Mais il se décide tout de même à prendre la direction de cette montagne, avant de renoncer :

“Plus j’avançais vers le mont Skouwo, plus je me cherchais des raisons de ne pas le gravir. Il ne fallait pas que je me mente à moi-même, m’avait expliqué le guérisseur. Eh bien, la vérité était que je n’avais pas du tout envie d’en faire l’ascension. Je n’avais pas besoin de le justifier par des arguments pseudo-rationnels. Je dirais la vérité au guérisseur demain. Et si j’étais supposé découvrir quelque chose dans la montagne, il me dirait quoi et cela me suffirait. Je suis capable de comprendre ce que l’on m’explique.”

De retour chez lui, il s’attelle à l’autre tâche, celle de noter tout ce qui lui était venu à l’esprit, la veille, au restaurant. Il a alors l’étrange impression d’écrire son “testament de bonheur”: s’il venait à mourir, ses héritiers pourraient lire la vie qu’il aurait aimé avoir. Tout en rédigeant, Julian s’interroge sur ce qui l’empêchait de vivre cette vie désirée. Il reprend les points un à un et, en se concentrant sur les détails, il finit par trouver assez facilement les raisons qui rendaient impossibles la réalisation de ses rêves, de ses projets, la mise en œuvre de ses idées et, finalement, son accès au bonheur.

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Chapitre 12 – Nouvelles leçons et cheminement personnel

Dans ce chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux“, Laurent Gounelle narre la troisième rencontre entre Julian et le guérisseur.

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  • Ce n’est pas le message qui blesse mais sa formulation

Les deux hommes commencent par discuter de l’effet placebo puis en viennent à discuter du rêve de Julian et des raisons qui font que ce n’est pas sa vie actuelle. Au cours de la conversation, maître Samtyang explique à Julian que la vérité est préférable au mensonge et qu’il ne faut pas avoir peur de vexer les gens :

“Ce n’est pas le message qui peut vexer, mais la façon de le transmettre, de le formuler. Si on y met la forme, par exemple en remerciant l’autre pour son intention positive, on ne le vexe pas. Ou sinon, c’est qu’il est particulièrement susceptible, et alors c’est, d’une certaine manière son problème, pas le vôtre. […] quand vous ne dites pas la vérité aux gens, vous leur fournissez la tentation de contourner vos arguments, ce qui vous amène à mentir de nouveau.”

Puis, Julian et maître Samtyang en viennent au cœur du sujet : pourquoi Julian n’ouvre-t-il pas son studio photo puisque c’est ce dont il rêve ? En réalité, Julian craint de ne pas en être capable car ce métier est très éloigné de ses compétences actuelles.

Le guérisseur développe alors plusieurs idées.

  • Différencier la réalité des croyances limitantes

Pour cela, il faut d’abord quitter le ressenti et les émotions. Le sage donne à Julian les étapes à suivre :

“Vous démystifierez ce projet en listant précisément tout ce que vous aurez à faire pour le réaliser, puis en notant pour chaque tâche ce que vous savez faire et ce que vous ne savez pas encore faire. Il suffit ensuite de trouver comment acquérir les compétences qui vous manquent.”

  • Se montrer persévérant

Ensuite, le vieil homme invite Julian à la persévérance. Il illustre son propos avec l’exemple des bébés :

“Les bébés ont énormément de choses à nous apprendre. Regardez un enfant qui apprend à marcher : vous croyez qu’il réussit du premier coup ? Il tente de se redresser et hop ! Il tombe. C’est un échec cuisant, et pourtant il recommence immédiatement. Il se redresse à nouveau et… il retombe ! Un bébé va tomber en moyenne deux mille fois avant de savoir marcher.”

  • Renoncer pour mieux avancer

Enfin, il est essentiel de faire des choix et de renoncer à certaines choses afin d’en obtenir d’autres. Julian ne veut pas renoncer à ses vacances et ses week-ends car ceux-ci sont “sacrés” mais le guérisseur insiste :

“Il y a des circonstances où l’on est amené à faire des choix, donc à renoncer à des choses auxquelles on tient, pour aller vers ce que l’on a le plus à cœur […] Si vous ne renoncez à rien, vous vous abstenez de choisir. Et quand on s’abstient de choisir, on s’abstient de vivre la vie que l’on voudrait.”

Avant de se quitter, le sage confie une nouvelle mission à Julian : celle de demander des choses à des personnes dans le but d’obtenir une réponse négative. Il doit obtenir au moins cinq “non”.

Chapitre 13 – La mission des cinq “non”

Laurent Gounelle consacre tout ce chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux” à la mission de Julian d’obtenir une réponse négative à ses demandes. Il pensait que cela serait facile mais se rend compte que cela ne l’est absolument pas. Un peu désespéré de la complexité de la tâche, il entre dans un café et va y rencontrer Hans, son voisin de bungalow…

Chapitre 14 – Enfin, un refus !

Julian rentre chez lui en ayant réussi à collecter deux “non”. Il se remémore sa soirée et à sa rencontre avec Hans qui lui a offert son premier “non” après de nombreuses tentatives qui s’étaient soldées par des échecs. C’était la première fois de sa vie qu’il avait ressenti du plaisir en voyant un visage se fermer, un regard “se glacer” et des sourcils se froncer ! Car Julian a ressenti ce “non” comme une victoire :

“J’avais failli tendre les bras en l’air et lever le regard au ciel en tombant à genoux, comme le font les champions de tennis qui viennent de remporter la balle de match de la finale d’un tournoi du grand chelem. J’aurais aussi pu me jeter à son cou et l’embrasser avec reconnaissance. Je m’étais contenté de sourire et de le regarder en silence, attendant le plaisir de le voir justifier sa position avec une excuse bidon ou une morale à deux balles. Quand je lui avais dit que c’était une plaisanterie, que je n’avais pas besoin d’argent, il avait ri, du rire forcé de lui qui est soulagé mais a conservé la crispation induite par la demande initiale.”

Chapitre 15 – Les freins à la réalisation de soi

  • Repenser sa peur du rejet

Laurent Gounelle fait directement démarrer ce chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux” par un dialogue entre le guérisseur et Julian. Maître Samtyang n’est pas surpris que Julian se soit heurté à tant de difficultés pour recueillir des “non”. Il explique cela simplement :

“Les personnes qui ont peur du rejet, reprit-il, sont très loin de réaliser qu’il est rare d’être repoussé par les autres. C’est même presque difficile à obtenir. Les gens sont, dans l’ensemble, plutôt enclins à vous aider, à ne pas vous décevoir, à aller dans le sens de ce que vous attendez d’eux. C’est précisément lorsque l’on craint d’être rejeté que l’on finit par l’être, suivant le mécanisme des croyances que vous avez maintenant appris à connaître. […] Quand on apprend à aller vers les autres pour leur demander ce dont on a besoin, c’est tout un univers qui s’offre à nous. La vie, c’est s’ouvrir aux autres, pas se refermer sur soi. Tout ce qui permet de se connecter aux autres est positif.”

  • Dépasser la peur de décevoir ceux qui nous aiment

Le sage et Julien examinent ensuite ce qui retient Julian pour changer de métier et ainsi vivre une existence plus heureuse. Julian exprime alors sa peur de décevoir ses parents qui ont peu de considération pour les professions non intellectuelles. Maître Samtyang le rassure :

“Si on aime les gens seulement quand ils se comportent conformément à nos idéaux, ce n’est pas de l’amour… C’est pour cela que je crois que vous n’avez rien à craindre de la part de ceux qui vous aiment. Même au sein d’une famille aimante, chacun doit vivre sa vie. C’est bien de prendre en considération les effets de ce que l’on fait sur les autres afin de ne pas leur nuire, en revanche, on ne peut pas toujours tenir compte de leurs souhaits, et encore moins de la façon dont ils vont apprécier vos actions. Chacun est responsable de sa propre appréciation. Vous n’êtes pas responsable des opinions d’autrui.”

  • Choisir de se confier à des personnes positives uniquement

Le guérisseur explique ensuite l’importance de s’éloigner des personnes négatives ou tout au moins d’éviter de leurs confier ses projets :

“Il ne faut pas vous confier aux personnes qui chercheraient à vous décourager juste pour répondre à leurs propres besoins psychologiques. Par exemple, il y a des gens qui se sentent mieux quand vous allez mal, et qui font tout pour que vous n’alliez pas mieux ! Ou d’autres qui détesteraient vous voir réaliser vos rêves car cela leur rappellerait leur absence de courage pour réaliser les leurs. Il existe aussi des gens qui se sentent valorisés par vos difficultés parce que cela leur donne l’occasion de vous aider. Dans ce cas, les projets qui viennent de vous leur coupent l’herbe sous le pied, et ils feront ce qu’ils peuvent pour vous en dissuader. Cela ne sert à rien de leur en vouloir car ils font cela inconsciemment. Mais il est préférable de ne pas leur confier vos plans. Ils vous feraient perdre votre confiance en vous.”

Chapitre 16 – Au-delà des idées reçues : argent, réussite et choix

  • Gagner de l’argent 

La discussion entre les deux hommes se poursuit sur le thème de l’argent. Cela ne surprend absolument pas maître Samtyang :

“L’argent cristallise tous les fantasmes, toutes les projections, les peurs, les haines, l’envie, la jalousie, les complexes d’infériorité, de supériorité, et bien d’autres choses encore. Cela aurait été très étonnant que l’on n’ait pas à l’aborder ensemble.”

Le sage rappelle alors qu’à l’origine, l’argent n’est “rien d’autre qu’un moyen pour faciliter les échanges entre les êtres humains”. Ces échanges consistent en des échanges de biens mais aussi échanges de compétences, de services, de conseils.

Il précise également qu’avant l’argent, il y avait le troc. C’est pourquoi celui qui avait besoin de quelque chose était dans l’obligation de trouver quelqu’un qui soit intéressé par ce qu’il avait à offrir en échange. Ce n’était pas toujours facile. La création de l’argent a facilité les choses puisqu’il a permis d’évaluer chaque bien ou service, en nous laissant ainsi la possibilité d’acquérir librement d’autres choses avec l’argent collecté de ce que nous avons précédemment cédé. Pour le sage, Il n’y a aucun mal à cela. Au contraire :

“D’une certaine manière, on pourrait même dire que plus l’argent circule, plus il y a d’échanges entre les êtres humains, et mieux c’est…”

Et pour maître Samtyang l’argent n’est pas une fin en soi :

“Gagner de l’argent est un objectif valable, et cela correspond à l’une des phases de l’existence. Il faut juste éviter de s’y enliser, et savoir ensuite évoluer vers autre chose pour réussir sa vie.”

  • Réussir sa vie

Le guérisseur donne ensuite son point de vue sur le sens donné à l’expression “réussir sa vie” :

“Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu’à nous-mêmes et d’apporter quelque chose à l’humanité, même très humblement, même si c’est infime. Une petite plume d’oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres.”

  • Savoir faire des choix et prendre en main son destin

Pour finir, le vieux sage évoque l’importance de rester maître de nos choix et de notre destinée :

“Plus on évolue dans sa vie, plus on se débarrasse des croyances qui nous limitent, et plus on a de choix. Et le choix, c’est la liberté. […] Vous savez, reprit-il, on ne peut pas être heureux si l’on se voit victime des événements ou des autres. Il est important de réaliser que c’est toujours vous qui décidez de votre vie, quelle qu’elle soit. Même si vous êtes le dernier des subalternes sur votre lieu de travail, c’est vous qui êtes le directeur de votre vie. C’est vous qui êtes aux commandes. Vous êtes le maître de votre destin.”

L’entretien se termine. Julian informe maître Samtyang qu’il doit repartir le lendemain après-midi mais le sage n’est pas disponible le matin. Or, maître Samtyang insiste sur le fait qu’il reste encore un enseignement majeur à apprendre pour Julian. C’est très embêtant pour Julian car changer son billet d’avion engage un surcoût très élevé. Le sage refuse de le conseiller : c’est à lui de choisir entre un dernier entretien ou son avion.

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Chapitre 17 – Un choix cornélien : rester ou partir ?

Dans ce chapitre de “l’Homme qui voulait être heureux“, Julian hésite sur le choix à faire. Changer son vol lui coûterait six cent dollars. Mais d’un autre côté, un dernier entretien avec le guérisseur le tente beaucoup. Le choix est cornélien.

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Finalement, il décide de se rendre à l’agence de voyage pour changer son billet d’avion. Soulagé, il va ensuite s’asseoir dans un café et se met à observer les gens en se replongeant dans tout ce qu’il a appris les jours précédents.

Chapitre 18 – L’inattendue et dernière “leçon de vie” de maître Samtyang à l’homme qui voulait être heureux

Julian est impatient de rencontrer à nouveau et pour la dernière fois le guérisseur. Il s’interroge sur cet “apprentissage majeur” dont il lui avait parlé. Il se demande comment il en est venu à le consulter :

“Pourquoi avais-je décidé, la première fois, de rencontrer ce guérisseur ? Quel hasard fou m’avait amené à entendre parler de lui et à venir le voir alors que je n’avais a priori pas besoin de lui ? C’est drôle, la vie, il y a parfois de toutes petites décisions qui ont des conséquences incroyables sur le cours de votre existence. Et, des années plus tard, on se demande comment elle se serait déroulée si l’on n’avait pas pris, à l’époque, cette toute petite décision mais une autre…”

Lorsque Julian arrive chez le vieux sage, celui-ci n’est pas là !

Maître Samtyang lui a laissé un mot :

La déception, le désarroi ou peut-être même la colère que vous devez ressentir en entamant la lecture de ce message accompagnent votre transition vers une nouvelle dimension de votre être, un être qui n’a plus besoin de moi pour continuer son évolution. En prenant la décision de venir aujourd’hui, vous avez accompli un apprentissage majeur pour vous, en développant une capacité qui vous faisait cruellement défaut à ce jour : la capacité de faire un choix qui vous coûte, et donc de renoncer à quelque chose, autrement dit de faire des sacrifices pour avancer sur votre voie. C’est désormais acquis, le dernier obstacle à votre épanouissement ayant ainsi volé en éclats. Vous disposez maintenant d’une force qui vous accompagnera toute votre vie. Le chemin qui mène au bonheur demande parfois de renoncer à la facilité, pour suivre les exigences de sa volonté au plus profond de soi.”

Chapitre 19 – L’ascension du mont Skouwo

Après sa dernière rencontre avec le sage, qui n’a finalement pas eu vraiment lieu puisque ce dernier a juste laissé un mot, Julian a encore compris beaucoup de choses et se sent beaucoup plus libre. Il décide de faire l’ascension du mont Skouwo.

Chapitre 20 – “C’est à toi de choisir et de vivre ta vie”

Dans ce dernier chapitre de “L’Homme qui voulait être heureux“, Julian se réveille sur la plage alors que le soleil est déjà levé. Le rivage est quasi désert à l’exception d’une fillette de cinq ou six ans qui dessine un paquebot sur le sable. Elle explique à Julian qu’elle aurait aimé devenir capitaine de bateau mais que son grand-père l’en a dissuadé car c’est un métier pour les garçons pas pour les filles. Julian s’adresse alors à elle :

“Ne laisse jamais personne te dire ce dont tu n’es pas capable. C’est à toi de choisir et de vivre ta vie.”

L’Homme qui voulait être heureux” se termine ainsi : sur la description de cette petite fille qui s’en va “confiante, le regard tourné vers le large.”

Conclusion de “L’Homme qui voulait être heureux” de Laurent Gounelle

  • Des avis contrastés

L’Homme qui voulait être heureux” est un best-seller traduit dans le monde entier. Son auteur, Laurent Gounelle, est reconnu comme une référence en matière de roman de développement personnel. Pourtant, malgré son succès commercial, “L’Homme qui voulait être heureux” est un livre aux avis contrastés…

En effet, il semblerait que le niveau d’appréciation du livre varie selon ce qu’on attend du contenu. En effet, selon que l’on soit avancé ou pas dans une démarche de développement personnel, les expectatives du lecteur seront différentes. Ceux qui réfléchissent au sens de leur existence et au bonheur depuis un certain temps et qui ont déjà emmagasiné des lectures ou connaissances auront sans doute déjà dépassé le stade de travail sur soi que nous propose l’auteur au travers de son histoire. D’autres, cependant, qui se questionnent depuis peu, se “découvrent” et commencent à prendre conscience de leurs possibilités, de la même manière que Julian dans le récit, y trouveront, quant à eux, de nombreuses pistes pour envisager un changement dans leur vie.

  • Une histoire simple mais une vraie aventure intérieure 

Dans son ouvrage, Laurent Gounelle nous raconte une histoire simple, essentiellement construite autour des nombreux échanges entre un vieux sage asiatique et un touriste occidental en quête de sens. Ainsi, même si l’histoire se déroule sur l’île lointaine de Bali, on n’est pas transporté par l’action. Pas de revirement de situation non plus, ni même de fin inattendue. Pourtant, à défaut d’aventures à proprement parlé, “L’Homme qui voulait être heureux” nous entraîne dans une aventure d’un tout autre ordre : l’aventure de la découverte de soi. Plus qu’un voyage au bout du monde : un voyage à l’intérieur de soi et de ses aspirations. Le lecteur peut alors visualiser le cheminement du héros mis en scène par Laurent Gounelle, pour cheminer lui-même.

La simplicité du ton utilisé par Laurent Gounelle rend le livre accessible à tout le monde. Il se lit très rapidement, et même pour ceux qui passeraient à côté d’un coup de cœur, il restera une lecture agréable.

  • De la sagesse pour cheminer vers le bonheur

Laurent Gounelle nous enseigne, tout au long de son roman, de nombreuses leçons de sagesse. “L’Homme qui voulait être heureux” nous aide à prendre conscience des possibilités que nous avons tous en nous (et il ne tient ensuite qu’à nous d’aller au-delà du roman pour les appliquer). Il apporte des pistes de réflexions pour se libérer des chaînes que l’on se construit soi-même, souvent inconsciemment, et qui nous empêche d’accéder à une vie qui nous ressemble vraiment. Attention tout de même à ceux qui attendraient beaucoup de la dimension “développement personnel” : bien que pertinents, les conseils énoncés dans le récit de Laurent Gounelle sont relativement basiques et déjà entendus.

  • Des pistes de réflexions intéressantes

En fait, les principaux sujets de réflexion que l’on retrouve dans ce livre pourraient se résumer aux suivants :

    • Le pouvoir de l’esprit sur le corps, et vice-versa ;
    • La freins que constituent nos croyances personnelles (comme l’image que l’on a de soi) et sociétales (comme l’effet placebo).
    • Les peurs à dépasser (celles de décevoir, d’être rejeter par exemple).
    • Les choix que nous ne prenons pas ou mal tant qu’on ne s’est pas affranchie de nos croyances (ex. : renoncer à certaines choses).

En conclusion, “L’Homme qui voulait être heureux” sera sans doute très apprécié des lecteurs qui commencent à se questionner sur leur vie : le concept roman/réflexions théoriques peut se révéler un excellent moyen d’apprentissage pour amorcer un premier grand virage vers une nouvelle vie !

Points forts :

  • Un livre qui fait forcément écho avec nos propres questionnements et y apporte des pistes de réflexion.
  • Le savant dosage fiction/théorie : les concepts sont expliqués simplement, à travers des discussions entre le vieux sage et le narrateur, et évite ainsi des monologues ennuyeux.
  • Un roman facile à lire, accessible à tous, agréable, imagé.
  • La sagesse qui ressort du message global de ce récit.

Points faibles :

  • Certains chapitres sont vraiment très courts et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.
  • Peu d’action et un rythme parfois lent.
  • Les idées sont intéressantes mais beaucoup entendues ; il faudra aller vers d’autres lectures pour approfondir.

Ma note :

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