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L’apprentissage du bonheur

l'apprentissage du bonheur Tal Ben-Shahar

Résumé de “L’apprentissage du bonheur” de Tal Ben-Shahar : Pour Tal Ben Shahar, le bonheur est accessible à tous ; il ne tient qu’à nous de travailler, chaque jour, à sa construction en réalisant de petites actions vertueuses et en équilibrant nos plaisirs immédiats avec nos bénéfices futurs.

Par Tal Ben-Shahar, 2008, 252 pages.

Titre en anglais : “Choose the life you want : 101 ways to create your own road to happiness”

Chronique et résumé de “L’apprentissage du bonheur” de Tal Ben-Shahar

L’apprentissage du bonheur” débute par une préface de Christophe André, psychiatre et psychothérapeute de renom. Ce spécialiste est également l’un des chefs de file des théories cognitives et comportementales. Auteur de nombreux ouvrages et enseignant, Christophe André est précurseur dans l’introduction de la méditation de pleine conscience dans la psychothérapie. Enfin, il accorde une grande importance à la place du bonheur dans la guérison de ses patients.

Préface de Christophe André, médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne de Paris

Avant de commencer, Christophe André invite le lecteur à lire “L’apprentissage du bonheur” de Tal Ben-Shahar pour au moins trois raisons.

  • Trois bonnes raisons (parmi d’autres) de lire ce livre

“L’apprentissage du bonheur” mérite, selon Christophe André, d’être lu car :

    • Le bonheur est l’un des plus grands enjeux de notre civilisation.
    • Bien que notre bonheur ait des origines immuables, nous pouvons accomplir beaucoup de choses pour l’améliorer.
    • Tal Ben-Shahar, que l’auteur qualifie de “professeur de bonheur”, propose une pédagogie de qualité.
  • Des outils pour devenir heureux

En tant que médecin psychiatre et psychothérapeute, Christophe André a une vision qui va un peu à contre-courant des préceptes de la psychologie traditionnelle. En effet, cette science humaine “ne raffole pas des trucs” pour réussir à être heureux. Considérée comme trop simple et superficielle, une “astuce” n’est pas crédible pour les professionnels. Mais pour Christophe André, ce problème viendrait d’ailleurs : ces astuces délivrées et ces conseils donnés ne fonctionnent pas, car nous ne les appliquons pas.

  • Simplicité et positivité

La simplicité peut se révéler sous la forme de choses et d’actes d’une banalité inintéressante. Mais elle peut aussi être le fruit d’une longue réflexion et d’expérimentations approfondies. Léonard de Vinci appelait cette simplicité “le raffinement suprême“.

  • La psychologie positive

Dans “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar s’appuie régulièrement sur la psychologie positive. Cette pratique permet aux hommes de réaliser de grandes choses tout au long de leur vie. Car, selon cette pensée, rien n’est insurmontable et inaccessible et avec des efforts, chacun peut toujours se surpasser.

  • Le bonheur est la plus grande des richesses

Dans sa présentation, Christophe André explique aussi que la bibliothérapie est une aide essentielle à notre épanouissement. Ensuite, il aborde l’importance de s’entraîner pour réussir. Et c’est justement ce que Tal Ben-Shahar propose tout au long de son ouvrage. D’ailleurs le jeu en vaudrait la chandelle, car en suivant ces conseils à la lettre, Christophe André nous prévoit un avenir radieux : celui de la “banqueroute affective”.

Avant-propos

Tal Ben-Shahar commence son récit en citant Philip Stone, son mentor et premier détenteur de la chaire de psychologie positive à Harvard.

Un an après avoir animé un séminaire à Harvard, ce dernier propose à Tal Ben-Shahar de dispenser un cours à l’année dans cette université. L’auteur relate alors l’ascension de son cours sur le bonheur qui, au fil des années, est devenu le plus populaire de tous. Dans cet enseignement, il incitait ses étudiants à définir un intervalle médian entre le confort et la panique. Car c’est, selon lui, dans cet état incertain que s’accomplissent les plus grandes choses.

  • Une recherche ancestrale du bonheur

Le succès grandissant de Tal Ben-Shahar a permis aux médias et aux chercheurs de s’interroger sur ce besoin de bonheur. Ils ont trouvé des traces de la recherche du bonheur remontant aux temps lointains de l’Occident. Platon, Aristote et Confucius en ont d’ailleurs fait le sujet de leurs écrits.

  • Les nouveaux malheureux

Le nombre de dépressifs est aujourd’hui dix fois plus élevé aux États-Unis que pendant les années 60. D’autre part, il semblerait que cette maladie touche les humains beaucoup plus tôt qu’avant. De nombreux chiffres vont dans ce sens et étayent l’idée que la santé mentale des jeunes s’est beaucoup dégradée. Ce manque d’optimisme serait aussi la conséquence du fait que les besoins fondamentaux sont, dans la plupart des cas, satisfaits. C’est un paradoxe qui conduit les gens riches à être malheureux, car ils n’attendent plus grand-chose de nouveau pour donner du sens à leur vie.

  • La psychologie positive à la rescousse

La psychologie positive est pour Tal Ben-Shahar l’outil idéal et concret pour relier le savoir et la culture populaire. Selon lui, la psychologie positive permet de joindre “la rigueur de la recherche scientifique et la catégorie du mieux-être”.

  • Les conseils de Tal Ben-Shahar pour lire “L’apprentissage du bonheur”

L’auteur de “L’apprentissage du bonheur” insiste sur le fait que son ouvrage est plus un manuel qu’un livre. D’ailleurs, il fait régulièrement appel à la réflexion et à l’action. De la même façon, pour permettre au lecteur de méditer et de respirer pour digérer les conseils, le livre est parsemé de pauses. Ces temps d’introspection sont complétés par des exercices à réaliser à la fin de chaque chapitre.

Le livre s’articule en 3 parties :

  • Ce qui constitue le bonheur, sa nature et ses composants majeurs.
  • La mise en pratique de ces théories du bonheur dans les domaines de l’éducation, de la vie professionnelle et des relations.
  • 7 méditations sur la nature du bonheur et sa place dans notre existence.

Première partie : qu’est-ce que le bonheur ?

La première partie de “L’apprentissage du bonheur” est consacrée à définir quels sont les éléments essentiels pour vivre heureux.

question du bonheur éléments essentiels

Chapitre 1 – La question du bonheur

Dans ce premier chapitre de “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar raconte comment il a eu envie d’accéder à une vie meilleure.

  • L’un des meilleurs moments de sa vie

L’auteur a des souvenirs lointains de moments de bonheur. L’un des plus marquants reste sa victoire lors d’un championnat de squash. Il raconte s’être entrainé de nombreuses heures pour aboutir à ce résultat. Mais il explique qu’une fois la compétition terminée et l’extase passée, il s’aperçoit qu’il se sent vide et désorienté. Ses larmes de joie se transforment en pleurs amers. Il s’étonne alors de cette absence de bonheur à ce moment-là : ce passage de sa vie est l’un des plus réussis pour lui, et pourtant, il n’est pas heureux.

  • Envisager le bonheur autrement

Ce constat et cet étonnement conduisent Tal Ben-Shahar à faire des recherches approfondies sur le bonheur. En se dirigeant vers des études supérieures en psychologie et en philosophie, il prend connaissance des “grands concepts” et lit les auteurs incontournables. Il s’aperçoit, avec étonnement, que peu de ses camarades connaissent le bonheur et n’essayent pas non plus de pallier ce manque. L’auteur de “L’apprentissage du bonheur” trouve cela d’autant plus inquiétant qu’ils semblent voués à poursuivre sur cette voie après la fin de leurs études.

  • Définir le bonheur

À ce stade de sa réflexion, Tal Ben-Shahar s’interroge plus précisément sur la nature du bonheur. Il se demande notamment s’il correspond à une émotion. Est-ce qu’il est équivalent au sentiment de plaisir ou au contraire, est-il juste lié à une absence de souffrance ?

Tal Ben-Shahar n’est pas satisfait de ces définitions. Aussi, il remarque que le terme “happinesspuise ses racines dans la langue islandaise et signifie chance. Pourtant, il refuse de penser que le bonheur peut être le fruit du hasard.

Dans la suite de ce chapitre, l’auteur de “L’apprentissage du bonheur” se pose la question suivante : “Suis-je heureux ?”. En réalité, il en est persuadé, l’extase durable et permanente n’existe pas. D’ailleurs, Tal Ben-Shahar choisit de se demander plutôt comment il peut être davantage heureux au lieu de chercher à atteindre le bonheur parfait.

  • Exercice

Dans ce premier exercice, Tal Ben-Shahar nous :

    • Invite à “créer des rituels” dans notre vie quotidienne. L’idée consiste à apporter du changement pour cheminer vers le bonheur.
    • Propose un petit exercice consistant à noter chaque soir, cinq faits qui nous rendent ou nous ont rendus heureux et à “exprimer sa gratitude” envers ces situations.

Chapitre 2 – Réconcilier présent et passé

Le deuxième chapitre de “L’apprentissage du bonheur” permet à Tal Ben-Shahar de différencier le bonheur de la satisfaction immédiate.

Il se remémore à nouveau une période de son enfance alors qu’il suit un régime avant une compétition de squash. Une fois la compétition passée, il décide de commander 4 hamburgers pour se faire plaisir. Seulement, il s’aperçoit qu’une fois servis, il n’en a même plus envie. Il en tire une théorie qu’il va présenter ensuite en détail.

  • La théorie du hamburger

Dans “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar dénombre 4 archétypes pour illustrer sa théorie :

    • L’hédonisme consiste à “rechercher le plaisir et fuir la peine” avec une équation bénéfice immédiat = préjudice futur. En mangeant ces aliments gras, il se fait plaisir, mais il sait à l’avance qu’il va mal digérer.
    • L’arrivisme fait passer l’avenir avant le bien-être immédiat. Cela correspond, pour Tal Ben-Shahar, à choisir un hamburger végétarien et moins gras. Dans ce cas-là, il n’aura pas le même plaisir en le mangeant, mais il sait qu’il sera moins ballonné.
    • Le nihilisme est, selon lui, le pire des 4 archétypes et correspond à un manque de plaisir associé à un mauvais résultat. Ici, cela équivaut à manger un hamburger de mauvais goût et qui serait mauvais pour la santé.
    • Le bonheur propose une expérience complète : un moment de dégustation inoubliable et une promesse bénéfique sur le futur.
  • À chaque archétype son personnage

Tal Ben-Shahar associe ensuite plusieurs personnages à ces 4 archétypes dans ce chapitre de “L’apprentissage du bonheur”.

    • Le fonceur

Tal Ben-Shahar fait d’abord le portrait de Timon, qu’il décrit comme un arriviste ou “fonceur” et analyse son enfance, sa vie d’étudiant puis sa vie professionnelle. Il en ressort que Timon est un éternel insatisfait qui a toujours l’impression qu’il lui manque quelque chose pour être heureux. C’est d’ailleurs assez logique dans une société qui attache plus d’importance au résultat qu’au processus. Seulement, après le soulagement d’avoir réussi, le fonceur se met immédiatement en quête d’un autre défi.

    • Le viveur

Ensuite, Tal Ben-Shahar s’attarde sur le “viveur” ou hédoniste qui mise tout sur le plaisir sans tenir compte des conséquences. Pour lui, seuls comptent le moment présent et le plaisir qu’il procure. Rapidement, il va se retrouver sans but à long terme avec une vie qui perd son sens. Très souvent, le viveur finit par s’ennuyer et se sentir malheureux.

    • Le défaitiste

Vient après le tour du “défaitiste” ou nihiliste qui est persuadé que son avenir ne sera pas mieux que son malheur présent. Cet état d’esprit est réellement un handicap, car il empêche de prendre des décisions et d’améliorer son existence en vue de tendre vers le bonheur.

    • Le bienheureux

Tal Ben-Shahar s’appuie enfin sur l’exemple de l’une de ses étudiantes . Il raconte comment elle a compris qu’il lui fallait trouver un bénéfice présent et futur dans sa construction. En fait, nous devons essayer de conserver un équilibre entre ce qu’apporte le bonheur présent, et les conséquences qu’il aura dans le futur.

  • Exercice

Comme après chaque chapitre, Tal Ben-Shahar propose un exercice qu’il nomme “Les quatre quadrants“. Cela consiste à se remémorer les émotions ressenties en endossant chaque type de personnage et à les mettre à l’écrit. Puis, il termine cette partie en nous proposant de “méditer sur le bonheur“.

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Chapitre 3 – Le bonheur expliqué

Lors de la lecture du troisième chapitre de “L’apprentissage du bonheur”, le lecteur apprend qu’il doit trouver “et du sens et du plaisir” à ce qu’il accomplit.

donner du sens au bonheur

  • Définition du bonheur

Pour Tal Ben-Shahar, le bonheur est “la sensation globale de plaisir chargé de sens“. En fait, cela correspond à se trouver une raison d’être en ressentant des sentiments positifs au quotidien. Il ajoute qu’il ne faut pas essayer d’appliquer cette formule à des situations précises, mais plutôt d’envisager son existence globale dans de multiples détails du quotidien.

  • Le plaisir

Ici, l’auteur de “L’apprentissage du bonheur” aborde la notion de plaisir et insiste sur le fait que du point de vue étymologique s’émouvoir” signifie “se mouvoir”. Un homme dépourvu d’émotions ne peut ressentir de la motivation. Mais attention, il s’agit bien d’émotions positives : elles sont les meilleures alliées pour traverser les mauvaises passes et tendre vers la joie d’être en vie.

  • Le sens

La principale caractéristique qui nous différencie des animaux réside dans notre faculté de réfléchir à la source de nos émotions et à faire preuve d’une certaine spiritualité. Nous avons également la capacité de nous fixer un objectif qui constitue la voie que nous nous sommes donnée. Quel que soit ce choix, s’il correspond à nos valeurs et à nos passions personnelles, il sera le bon.

  • Idéalisme et réalisme

Ces deux vocations sont souvent perçues comme des affirmations contradictoires. Or, d’après l’auteur de “L’apprentissage du bonheur”, l’idéalisme revient à être réaliste au sens le plus profond. Cela se traduit d’ailleurs par un sens global que nous donnons à notre vie, auquel s’ajoutent irrémédiablement des faits quotidiens concrets pour réussir à l’atteindre.

  • Bonheur et potentiel personnel

Nous devons garder à l’esprit que nous avons des aptitudes et qu’il faudra tenir compte de notre potentiel personnel. En effet, le défi que nous choisissons de relever doit correspondre à nos compétences, qui elles-mêmes, peuvent s’appliquer à différents objectifs, choisis en fonction de nos valeurs.

  • Bonheur et réussite

La fameuse formule “on n’a rien sans rien” est démentie par Tal Ben-Shahar. En effet, il estime que la réussite est davantage due à la satisfaction de faire quelque chose qu’à chercher à atteindre un taux de réussite quantifiable. Ainsi, le bienheureux est dans le plaisir du processus engagé, pas dans l’obtention d’un résultat à tout prix.

  • Le besoin de sens et de plaisir

Un seul objectif ne peut suffire à notre épanouissement, car nous aurons beaucoup de mal à garder le cap longtemps, surtout si nous n’en ressentons pas des bénéfices immédiats. Pour Tal Ben-Shahar, nous devons vivre le sens que nous donnons à notre vie et faire en sorte qu’il s’accompagne d’émotions positives. En ayant plusieurs objectifs compatibles et souvent complémentaires, nous nous donnons plus de chances de réussir.

  • Quantité et qualité

Dans “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar nous apprend à doser qualité et quantité. En effet, nous avons tous des affinités pour des activités particulières, mais cela ne signifie pas que nous devons les pratiquer en permanence. C’est à nous de trouver le juste équilibre et d’écouter notre cœur en laissant une part indispensable à la raison.

  • Exercices

L’auteur propose ici deux exercices appelés “Mettre sa vie en tableau” et “Le miroir de l’honnêteté”. Ils sont pensés de manière à aider le lecteur à se positionner par rapport à la gestion de ces ingrédients indispensables au bonheur.

Chapitre 4 – Le capital suprême

Tal Ben-Shahar en est persuadé : le bonheur devrait être la valeur de référence dans la conduite de notre vie. Pour illustrer son propos, il entame ce chapitre par l’histoire de Marva Collins. Cette femme a beaucoup ému Tal Ben-Shahar par son action envers les enfants. En effet, dans les années 80, elle en a accompagné des dizaines qui ne trouvaient pas leur place dans les établissements scolaires traditionnels. Marva Collins a toujours affirmé que “la valeur ultime, ce n’est ni l’or, ni le prestige, mais le bonheur“. Et le sien, elle le trouvait dans les progrès et les réussites de ses élèves.

  • Le bonheur comme “capital suprême”

Nous estimons la valeur d’une entreprise en fonction de l’argent qu’elle génère. Mais cela ne s’applique pas à l’être humain pour qui la valeur de référence doit être le bonheur. Une conversation ou un échange riche en émotions a bien plus de valeur qu’une somme d’argent gagnée en travaillant (même si elle est indispensable pour subvenir à nos besoins).

le bonheur capital supreme

  • Bonheur et prospérité

Notre référence universelle, pour acquérir des biens est l’argent, mais pour rémunérer un être humain ça devrait être le bonheur. L’argent permet des tas de choses, mais ce n’est pas ce qui est le plus précieux. En effet, la richesse pécuniaire doit simplement nous permettre de vivre des expériences positives.

  • La banqueroute affective

Le cumul de biens matériels est une source de pertes avant d’être à l’origine de bénéfices chez l’être humain. En effet, cette sensation de désirer en permanence des biens engendre l’espoir de gagner toujours plus d’argent. Seulement, cela induit aussi un manque affectif généralisé qui provoque des problèmes individuels, sociaux ou familiaux dommageables.

  • Exercices

À la fin de ce chapitre de “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar propose deux exercices : “Les phrases à achever” et” Tracer le tableau du bonheur”. Le premier concerne l’estime de soi, tandis que le deuxième vient compléter le tableau réalisé dans le chapitre 3.

Chapitre 5 – Se fixer des objectifs

Dans ce chapitre du livre “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar s’attache à relier les théories qu’il présente aux objectifs de vie que nous devons, chacun d’entre nous, déterminer.

  • Objectifs et réussite

Se fixer des objectifs augmente notre capacité à réussir. En effet, nous avons en nous des convictions selon lesquelles nous sommes capables d’atteindre nos buts. Une fois que nous nous sommes engagés pour de bon, le recul est plus difficile. Viennent ensuite les démarches initiatiques auxquelles nous ne pouvons pas échapper. Ce sont d’ailleurs elles qui permettent à toutes choses favorables de se produire.

  • Objectifs et bien-être

Des croyances ancrées dans nos mentalités nous laissent penser qu’un résultat longtemps attendu rend heureux, alors qu’un échec nous désespère. Des chercheurs ont mis en lumière que le degré de bonheur des gagnants du loto est le même quelque temps après qu’avant d’empocher leur gain. La réussite n’est donc pas forcément synonyme de bonheur.

  • La fonction des objectifs

Pour l’auteur de “L’apprentissage du bonheur”, il est plus important d’avoir des objectifs que de les atteindre réellement. “Un but est un moyen, et non une fin en soi”. De la même façon, il faut que nos objectifs soient chargés de sens. En effet, ils doivent suivre une progression agréable pour récolter du bonheur au passage.

  • Objectifs auto-concordants

Tal Ben-Shahar insiste sur la nécessité d’avoir des objectifs destinés à exprimer un choix individuel plutôt que des buts destinés à impressionner les autres. Les objectifs pécuniaires entraînent des conséquences négatives. D’ailleurs, ceux qui poursuivent ce but sont rarement heureux et souvent très angoissés. Car si la quête d’argent permet de donner du sens à sa vie, elle peut devenir une recherche intrinsèque.

  • Obligation et prédilection

Dans ce passage de “L’apprentissage du bonheur”, l’auteur aborde les concepts de prédilection et d’obligation. Prenant son propre exemple, il explique qu’il trouve son bonheur dans l’enseignement. Au contraire, l’obligation de passer des heures à corriger des copies ne lui apporte que peu de plaisir. Ainsi, pour obtenir un ratio de bonheur élevé, Tal Ben-Shahar conseille de réduire le plus possible les obligations. Une fois cet équilibre obtenu, nous devons agir progressivement pour essayer de privilégier ce que nous voulons faire plus que tout.

  • Exercices

En fin de chapitre, l’auteur propose deux exercices. Le premier invite à “se fixer des objectifs auto-concordants”, le second à réunir ce qu’il appelle “Le comité du bonheur” : ce groupe de gens doit comporter les personnes que nous ne voudrions pas décevoir dans notre quête vers le bonheur. Nous leur demanderons ensuite d’échanger régulièrement à propos de nos progrès accomplis.

Deuxième partie : le bonheur en pratique

Dans la deuxième partie de son ouvrage “L’apprentissage du bonheur”, l’auteur applique ses conseils aux domaines de l’éducation, du travail et des relations aux autres.

Chapitre 6 – Le bonheur dans l’éducation

Dans ce chapitre de “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar aborde la place du bonheur dans l’éducation. Il fait remarquer le peu d’intérêt que les étudiants ont pour les cours en général et s’interroge : le fait d’apprendre est un outil intéressant pour accéder au bonheur, mais pour lui, les éducateurs attachent trop d’importance sur le résultat au lieu de mettre l’accent sur l’envie d’apprendre.

  • L’état de flux

C’est la rencontre de l’expérience immédiate et de la performance, les deux étant à leur sommet. Certains qualifient cela “d’être dedans“. Cet état correspond au moment où nous sommes au plus haut de nos capacités tout en éprouvant du plaisir dans l’effort. Il s’agit de trouver un juste-milieu. En fait, il se situe entre l’angoisse de ne pas y arriver et l’ennui de trouver la tâche trop simple.

  • Les défavorisés de l’opulence

Les parents qui aident en permanence leurs enfants à contourner les obstacles et les épreuves ne leur rendent pas service. Le chemin vers le bonheur est sinueux. Il faut apprendre à se battre pour arriver à son but. De plus, en protégeant trop les enfants, les adultes leur mettent une pression involontaire en leur imposant de fait d’être heureux.

  • L’émotion : la “grande égalisatrice”

Selon Tal Ben-Shahar, l’accès au bonheur est le même pour tous les âges et toutes les classes sociales, une fois les besoins fondamentaux assurés. Le malheur des riches n’est ni moins courant, ni plus justifié que celui des pauvres. De la même façon, ce n’est qu’en vivant profondément nos émotions que nous pouvons échapper à une souffrance affective.

  • Le préjugé envers le travail

Dès le plus jeune âge, les éducateurs apprennent aux enfants à travailler, à se mettre à la tâche. Or, ils en oublient souvent de leur transmettre le plaisir de faire et de comprendre. Pourtant, la nature et le processus de travail doivent nous apporter des sentiments positifs. De la même façon, l’apprentissage ne doit pas être considéré comme une simple somme de connaissances. En réalité, il constitue la base de la recherche formidable de notre “capital suprême”.

  • Exercices

Tal Ben-Shahar propose deux exercices :

    • Le premier consiste à “s’inventer un programme éducatif”, grâce auquel nous allons enrichir notre développement personnel et professionnel.
    • Le deuxième exercice, appelé “Le privilège de l’épreuve“, nous invite à mettre par écrit une épreuve pénible de notre vie et à en tirer des bénéfices ou des connaissances. 

Chapitre 7 – Le bonheur sur le lieu de travail

Dans ce septième chapitre de “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar avance l’idée selon laquelle nous ne devons pas absolument trouver un compromis entre le bonheur et la vie professionnelle.

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trouver l'équilibre bonheur au travail

  • Esclaves des passions

En Hébreu, le mot “travail” a la même racine que le terme “esclave”. C’est vrai qu’il est nécessaire à nombre d’entre nous de travailler pour vivre. Mais il ne faut pas penser que le bonheur et le travail ne peuvent se conjuguer. Pour cela, nous devons nous poser la question du métier que nous pouvons exercer et qui se rapproche le plus de notre volonté d’accomplissement personnel. Notre investissement dans notre travail doit être affectif, car l’émotion est un moteur et l’affect un carburant.

  • Trouver sa vocation

Votre travail est-il un simple emploi, une carrière à développer ou une vocation à vivre pleinement ? Pour le dernier exemple, le travail devient une fin en soi, et dépasse l’importance du salaire, même si cet aspect est important lui aussi pour vivre. Dans ce cas, le travail est vécu comme un privilège au lieu d’être perçu comme une obligation. Pour trouver notre vocation, nous devons davantage nous préoccuper de ce que nous voulons faire par rapport à ce que nous savons faire.

  • Le procédé “spa”

L’auteur de “L’apprentissage du bonheur” nous parle ensuite du procédé “spa” : sens, plaisir, atouts.

    • Le sens correspond à ce qui nourrit dans la vie et qui donne de l’importance aux choses que nous faisons pour nous accomplir. Par exemple, cela peut être enseigner, résoudre des problèmes ou militer pour une cause.
    • Chacun de nous prend du plaisir à faire des choses, comme cuisiner, lire, être en contact avec des enfants, etc.
    • Enfin, les atouts représentent ce pourquoi nous avons de la facilité pour réussir dans un métier : le sens de l’humour, résoudre des problèmes ou être enthousiaste.

Une fois ces listes établies, il est plus facile d’envisager d’exercer un ou plusieurs métiers qui colleront au plus près possible de nos attentes en matière de sens, de plaisir et en fonction de nos atouts.

  • Façonner sa vocation

Quel que soit le travail que nous exerçons, il ne tient qu’à nous de le considérer comme un simple boulot ou de le transformer en outil de créativité. D’ailleurs, il est fréquent de constater que, pour une même tâche à accomplir, chaque employé a sa propre perception. En réalité, c’est cette perception qui compte, et non la nature du travail elle-même.

  • Se concentrer sur le bonheur

Pour parvenir au bonheur, nous devons d’abord en percevoir la potentialité. Puis, nous pourrons la transformer en réalité. Nous devons donc ouvrir notre esprit pour accorder notre attention à des possibilités qui viennent de notre for intérieur. Posons-nous davantage la question “je ne peux vivre sans” que “je peux vivre avec”. En tenant compte des facteurs internes et externes, nous nous approcherons des meilleures décisions.

  • Exercices

L’auteur propose au lecteur de réaliser deux exercices. Le premier nommé “Le procédé des trois questions” nous aide à déterminer quels sont nos sens, plaisirs et atouts. Ensuite, avec l’exercice “Comment façonner son travail“, Tal Ben-Shahar nous invite à mettre en place de nouvelles activités dans notre quotidien professionnel afin qu’il colle mieux à nos attentes.

Chapitre 8 – Le bonheur et le sentiment amoureux

Selon plusieurs études, les gens qui ont une relation riche et de qualité avec leur entourage (amis, famille, compagne ou compagnon) ont plus de chance d’être heureux dans la vie. En effet, notre capital de bonheur est, en partie, alimenté par l’ensemble de nos relations avec les autres.

le bonheur dans les relations

  • L’amour inconditionnel

Pour Tal Ben-Shahar, l’amour inconditionnel correspond à être aimé pour ce que nous sommes. L’auteur insiste sur deux points :

    • Le côté rationnel de l’amour, qui n’est pas une simple sensation dénuée de raison.
    • Nous tombons amoureux en fonction de raisons conscientes et inconscientes. C’est pourquoi, nous sommes parfois incapables d’expliquer précisément pourquoi nous aimons si profondément une personne.
  • Le soi central

Le soi central correspond à notre caractère. Il se traduit par nos comportements. Selon nos caractéristiques profondes, nous nous dirigerons naturellement vers un type de métier. Ensuite, cette entreprise aboutira ou non en fonction de facteurs externes. Ce qui compte le plus est d’être aimé pour nos qualités qui nous font entreprendre, pas pour avoir réussi quelque chose. C’est ça, être aimé de manière inconditionnelle.

  • Le cercle du bonheur

Il semblerait que les enfants jouant près de leur mère soient plus créatifs, comme s’il existait une sorte de “cercle de la créativité“. Ces derniers augmentent leurs prises de risques, n’hésitent pas à tenter des choses nouvelles et à renouveler l’expérience en cas d’échec. Chez les adultes, Tal Ben-Shahar croit en l’existence d’un “cercle du bonheur” lorsqu’on se trouve à proximité des êtres que nous aimons de manière inconditionnelle.

  • Sens et plaisir en amour

L’amour inconditionnel ne peut pas exister sans une forme de plaisir immédiat ni être seulement alimenté par un objectif à venir. Dans ce sens, un couple qui choisit de travailler plus pour s’assurer un avenir à l’abri du besoin et qui passe peu de temps ensemble est sûrement voué à l’échec.

  • Amour et sacrifice

Les êtres qui vivent avec une personne parce qu’ils obéissent à une injonction sociale ou familiale pensent parfois que ce sacrifice est synonyme de vertu. Au contraire, le fait de se sentir obligé au lieu d’en avoir envie est un mauvais choix. Par contre, se sacrifier pour son partenaire lorsque cette action nous donne l’impression d’agir en même temps pour notre intérêt est une réelle preuve d’amour. Nous devons juste faire attention que ce genre de sacrifice n’affecte pas un aspect de notre soi central.

  • Être connu plutôt que reconnu

Dans toute relation amoureuse coexistent le désir sexuel et l’amour sincère. Et nombre d’entre nous pensent que ce qui excite le plus nos sens est la nouveauté. Or, c’est faux, car dans beaucoup de relations passionnées qui durent, c’est le fait de mieux connaître l’autre qui est important. Dans ce sens, nous ne devons pas chercher à être reconnu ou approuvé. À l’inverse, nous devons chercher à être connu, c’est-à-dire à faire en sorte que l’autre découvre les aspects les plus intimes de notre personnalité.

  • Cultiver plutôt que chercher

En amour, il est important de cultiver la relation que nous avons choisie, car il semble qu’il n’existe pas réellement une personne en particulier faite uniquement pour nous. Nous devons donc nous attacher à entretenir attentivement la relation existante, plutôt que de privilégier une quête constante de l’amour idéal. Avec le temps, nous arrivons ainsi à bâtir de solides fondations capables de traverser les turbulences et de créer du bonheur.

  • Exercices

Pour clore la deuxième partie de son livre “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar nous invite à rédiger “une lettre de gratitude” à nos proches et à leur en parler directement. Ensuite, il donne “plusieurs phrases à compléter” traitant du sentiment amoureux.

Troisième partie : méditations sur le bonheur

Dans cette dernière partie du livre “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar partage sept méditations sur la substance du bonheur et la place que nous devons lui octroyer.

méditations sur le bonheur et la place à lui octroyer

Chapitre 9 – Méditation n°1 : égocentrisme et bienveillance

La première méditation sur le bonheur est destinée à poser les choses. Tal Ben-Shahar nous amène à réfléchir au fait qu’aider l’autre et s’aider soi-même est étroitement lié. Dans nos sociétés pourtant, celui qui œuvre pour lui n’est pas considéré comme altruiste.

  • Être heureux permet de mieux aider les autres

L’auteur de “L’apprentissage du bonheur” propose un schéma selon lequel nos efforts pour donner aux autres suffisent à alimenter en partie notre bonheur. Il complète ensuite cette notion par l’idée qu’il résume ainsi : “plus on est heureux, plus on est enclin à aider les autres“.

  • Exercice

Dans cet exercice, le lecteur est invité à “méditer sur la bienveillance” qui prolonge l’exercice “méditer sur le bonheur” du chapitre 2.

 Chapitre 10 – Méditation n°2 : les accélérateurs de bonheur

La deuxième méditation permet de visualiser certaines situations peu propices au bonheur et auxquelles nous pouvons être confrontés.

Nous connaissons tous des “moments de sècheresse, où le bonheur se fait rare“. D’après Tal Ben-Shahar, ceux qui arrivent à cumuler des petits bonheurs fugaces vont traverser ces périodes avec plus de réussite.

  • Des épiphénomènes, générateurs de transformation

Les accélérateurs du bonheur ont le pouvoir de nous revigorer. Ces petites impulsions agissent sur la motivation. Nous pouvons les puiser dans un moment de partage en famille, un acte de bénévolat ou un loisir quelconque.

  • Ne pas avoir peur d’instaurer le changement et occuper son temps libre

Il est beaucoup moins anxiogène de s’appliquer chaque jour à déclencher de petits bonheurs que de vouloir apporter un changement radical à notre existence. Changer totalement de voie professionnelle, par exemple, n’est pas chose aisée. Par contre, donner de son temps libre pour aider les autres dans sa passion, en dehors du travail, est plus facile à envisager.

De la même manière, l’auteur du livre “L’apprentissage du bonheur” nous invite à combler notre temps libre par des activités qui nous plaisent. C’est une manière efficace de réapprovisionner notre stock d’affect.

  • Exercice

Dans cet exercice intitulé “Accélérer son bonheur“, le lecteur est invité à dresser sa propre liste d’accélérateurs du bonheur.

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Chapitre 11 – Méditation n°3 : au-delà de la griserie passagère

Selon Tal Ben-Shahar, il est erroné de penser qu’il existe un état profond du bonheur qui serait une base nous suivant toute notre vie. Nous pourrions ensuite y ajouter une somme de bonheurs fortuits pour obtenir un résultat plus ou moins réussi.

  • On peut réellement devenir plus heureux

Chacun d’entre nous possède des caractéristiques génétiques plus ou moins heureuses. Pour autant, nous pouvons améliorer énormément de choses. Si notre bonheur génétiquement déterminé est difficile à transformer, notre capacité à être heureux est liée à nos activités et nos pratiques.

  • L’erreur de la moyenne ou de la tendance générale

Nous ne devons pas jalouser le bonheur des autres, mais plutôt nous demander comment parvenir à être heureux. De même, il est important de déplacer son centre d’intérêt vers un but non axé sur les choses matérielles ou le prestige. Finalement, ceux qui arrivent à combiner des bénéfices différés et immédiats seront probablement les grands gagnants.

En réalité, il n’existe aucune limite concernant le degré de bonheur auquel chacun de nous peut prétendre.

  • Exercice

Ici, Tal Ben-Shahar propose de réaliser “L’enquête appréciative“, consistant à tirer des leçons de nos expériences positives passées pour se créer un avenir heureux.

Chapitre 12 – Méditation n°4 : laisser briller sa lumière

La méditation suivante est l’occasion de rappeler que chacun mérite d’accéder au bonheur. Cela est particulièrement vrai dans le milieu professionnel, où beaucoup empruntent pourtant des voies qui les éloignent de leur “capital suprême”.

  • S’accorder le droit au bonheur

De nombreuses idéologies nous poussent à douter de notre droit à être heureux. En réalité, il semble que nous soyons plus effrayés par notre lumière que par notre obscurité. Alors, nous nous demandons pourquoi nous aurions droit au bonheur. La question à se poser, serait plutôt, pourquoi n’y aurions-nous pas droit ?

  • La valeur inhérente de chacun

Si nous voulons devenir heureux, nous devons :

    • Être convaincus que nous le méritons.
    • Mettre en valeur cette valeur inhérente qui représente notre potentiel.
    • Rechercher sans cesse en nous des sources de bonheur.
    • Accepter d’avoir des talents pour accéder à la joie et rester ouverts au bonheur.
  • Exercice

L’exercice “Phrases à compléter” proposé à la fin de ce chapitre de “L’apprentissage du bonheur” nous permet de comprendre comment éliminer les barrières entre le bonheur et nous-mêmes.

Chapitre 13 – Méditation n°5 : imaginer

Tal Ben-Shahar nous amène à nous imaginer sur le chemin inverse de la mort vers la vie. Nous commençons notre existence par la vieillesse pour remonter jusqu’à la jeunesse. Ou bien, comme certains patients éprouvés par la maladie, nous prenons conscience que nous sommes emplis de ressources capables de nous rendre heureux.

  • La vie est précieuse

Le fait de faire ce voyage dans le temps nous aide, d’après Tal Ben-Shahar, à ouvrir les yeux sur “la brièveté et le caractère précieux de la vie”. Beaucoup d’entre nous portent ce sentiment entre eux, mais nombreux sont ceux qui n’en tiennent pas compte. La clé pour arriver à ne pas tomber dans ce piège réside dans notre capacité d’introspection et dans notre pouvoir de se poser les bonnes questions.

  • Exercice

L’exercice qui clôt ce chapitre s’intitule “Conseils prodigués par votre sage intérieur“. Il demande de s’imaginer à l’âge de 110 ans et de mettre par écrit nos conseils les plus pertinents pour atteindre le bonheur.

Chapitre 14 – Méditation n°6 : prendre son temps

L’auteur revient ici sur le plaisir qu’il a pris en écrivant ce livre. Toutefois, il reconnaît qu’il est passé par des moments moins plaisants, pendant lesquels le fait d’écrire lui a pesé. En réfléchissant à cette sensation, il comprend qu’elle est, en fait, simplement due à un manque de temps pour écrire avec sérénité.

le manque de temps pour être heureux

  • Le temps nous manque

Globalement, nous sommes trop occupés et nous n’avons pas le temps de prendre le temps. Cela nous empêche d’éprouver du plaisir à faire des choses simples. Comme la mère de famille qui a mille choses à faire et à penser, et qui, finalement n’arrive plus à prendre du plaisir à passer du temps avec ses enfants.

  • Il est temps de simplifier

Pour arriver à nous libérer du temps à nous-mêmes, nous devons simplifier notre existence en limitant les choses que nous faisons chaque jour. Cela passe par la capacité de savoir dire non aux autres et en établissant des priorités dans nos actions quotidiennes.

  • Apprécier les richesses de la vie

Travailler trop dur tue la créativité que nous avons en nous et nous conduit à une insatisfaction permanente. En prenant notre temps, nous sommes mieux préparés à savourer les richesses de la vie.

  • Exercice

Tal Ben-Shahar propose un exercice qu’il appelle “Simplifiez !“. Il consiste à reprendre l’exercice “Mettre sa vie en tableau” du chapitre 3 et à réfléchir comment nous pouvons simplifier nos activités en général.

Chapitre 15 – Méditation n°7 : la révolution du bonheur

La révolution scientifique et la pensée matérialiste ont largement supplanté la spiritualité et le mystique dans nos sociétés. Malheureusement, elles ont en même temps balayé l’apprentissage du bonheur, qui passe désormais en second plan.

  • La pensée-bonheur

Cette reconnaissance du bonheur comme “capital suprême” ne sous-entend pas que nous devons rejeter les choses matérielles. Par contre, nous devons trouver un équilibre et faire passer en premier les actions dans lesquelles nous trouvons du sens, comme ce qui nous donne du plaisir à court et à long terme.

  • Une révolution tranquille

La révolution du bonheur ne doit, en aucun cas être vue comme un bouleversement extérieur. En effet, elle doit provenir de l’intérieur de chacun de nous.

Quand le plus grand nombre passera de la pensée matérialiste à la pensée-bonheur, la jalousie sera moins présente. Nous serons plus enclins à accepter la réussite des autres, et même à nous en inspirer. Ces conflits s’appliquent aussi aux relations parfois tendues entre pays et ce n’est pas en se concentrant sur un bénéfice que les rapports peuvent rester cordiaux.

Pour arriver à mener la révolution du bonheur à son terme, il faut une révolution de la pensée interne elle-même. Nous pourrons alors envisager la quête du bonheur sans notion de concurrence avec, chacun, des objectifs complémentaires.

  • Exercice

Pour terminer la dernière méditation de son ouvrage “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar recommande de réaliser l’exercice de “La résolution des conflits“. Ainsi, il nous demande de penser à un conflit qui nous oppose à une autre personne. Ensuite, nous devons essayer de voir si cela pourrait évoluer positivement dans le but d’augmenter notre capital de bonheur.

Conclusion de “L’apprentissage du bonheur” de Tal Ben-Shahar

La conclusion de l’auteur 

Dans sa conclusion appelée “Ici et maintenant”, l’auteur confie croire sincèrement que “la révolution du bonheur viendra“, même si cela ne se fait pas “du jour au lendemain”. Conscient que son ouvrage reste théorique, et que la vie ne l’est pas, Tal Ben-Shahar nous dit toutefois être convaincu que le bonheur peut être enseigné et donc appris. Et selon lui, l’apprentissage du bonheur passe par un travail intérieur et quotidien.

Il conclut sur plusieurs idées :

  • Le bonheur est transportable : le bonheur s’exprime dans une tranquillité qui provient de l’intérieur. Elle peut d’ailleurs se déplacer sans s’altérer. C’est ainsi qu’un homme heureux le sera partout où il va, même si nous devons admettre que les éléments extérieurs ont aussi leur importance.
  • Le bonheur est dans le présent : nous devons oublier que le bonheur peut nous submerger lorsque nous aurons atteint un but précis. En réalité, ce sera probablement l’inverse qui va se produire. De la même façon, nous devons envisager le passé avec du recul. En effet, il peut nous empêcher d’utiliser notre potentialité à devenir heureux.
  • Le bonheur se construit : rendre réel ou réaliser notre “capital suprême” se fait en travaillant chaque jour sur des détails ordinaires de cette mosaïque complexe. En tirant du plaisir et du sens dans notre existence professionnelle, amicale, familiale et sociale, alors nous allons vers le bonheur. Finalement, le bonheur est une quête complète qui se base sur des choses plutôt simples.

Les idées phares du livre 

Dans son ouvrage “L’apprentissage du bonheur”, Tal Ben-Shahar nous aide à comprendre de quoi est fait le bonheur. Le but étant de nous permettre d’y accéder.

Il partage alors un ouvrage riche d’idées à ce sujet, qui pourraient se résumer en 4 points essentiels :

  • Tout d’abord, l’auteur est persuadé que chacun de nous a droit au bonheur, et cela, même si nous sommes tous conditionnés par un capital génétique. C’est, selon lui, en faisant tous les jours des efforts pour se procurer du bonheur immédiat et futur que nous avons le plus de chances d’y parvenir.
  • Ensuite, il ne faut pas essayer de comparer notre bonheur avec celui des autres, mais plutôt s’appliquer à créer notre propre bonheur. En donnant du sens à notre vie et en tenant compte de nos capacités et de nos affinités, nous bâtissons notre bonheur.
  • Tal Ben Shahar souligne aussi que notre entourage est aussi une source de bonheur. C’est d’ailleurs en aidant les autres que nous sommes heureux, et réciproquement, il est capital d’être soi-même heureux pour être en mesure d’épauler quelqu’un.
  • Enfin, “L’apprentissage du bonheur”  nous apprend comment accéder au bonheur dans notre activité professionnelle, et ce, pas forcément en plaquant tout pour recommencer à zéro.

Dans “L’apprentissage du bonheur“, Tal Ben-Shahar nous propose un véritable manuel positif et optimiste pour apprendre à être heureux. Les principes décrits nous amènent tranquillement à cheminer vers le bonheur via une démarche de changement intérieur et une prise de conscience sur tous les pans de notre existence.

Points forts :

  • Chaque chapitre commence par une citation et se termine par une bibliographie pour approfondir le sujet traité.
  • Au milieu des chapitres, l’auteur nous invite à faire des pauses pour intégrer ce que nous venons de lire.
  • Les exercices proposés à la fin des chapitres sont riches d’enseignements nous concernant et nous aident à progresser concrètement.

Points faibles :

  • La traduction est un peu complexe, avec des tournures de phrases parfois indigestes et difficiles à comprendre.
  • À la fin du livre, les idées se répètent et reviennent plusieurs fois sur les mêmes concepts.

Ma note :

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1 Commentaire pour :

L’apprentissage du bonheur

  • David J

    27 Jan 2021 à 17:42

    Eh bien, l’apprentissage du bonheur demande de nombreuses informations!😊
    Je suis en parti d’accord avec ce qui est dit dans le livre.
    A commencer que le bonheur s’apprend et qu’il est accessible à tous, pas les actions et les efforts de chacun. Dit comme ça, ça a l’air simple mais c’est effectivement bien plus complexe que ça. La cause? Notre monde moderne (ce n’est pas pour rien que les dépression etc sont en augmentation comme le souligne l’auteur).

    Pour moi et pour simplifier au maximum car ça reste un commentaire et non un article de blog à part entière, les deux principales raisons sont:
    1- les distractions (notamment les téléphone moderne, les notifications et les réseaux sociaux qui jouent avec notre dopamine pour attirer notre attention). Conséquences: moins de concentration = moins de bonheur (selon le psychologue Mihàly Csikszentmihàlyi)

    2-le principe de la “preuve social”. Comme l’explique Robert Cialdini dans son livre, c’est en gros “l’effet mouton” dont tout le monde se moque et dont la plupart y sont sensibles. Trop ne personnes ne prennent plus le risque de vivre selon leurs valeurs, ce qui donne un manque d’écoute de soi. Il y a tout un processus à cela mais un entrainement s’impose alors.

    La question du bonheur ne peut être répondu si rapidement mais l’auteur répond à beaucoup de questions déjà.
    Bravo pour ce long mais complet résumé du livre, je ne l’ai pas lu mais c’est très interessant.

    Répondre









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