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Réussir sa reconversion

 

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Résumé de « Réussir sa reconversion » de Yves Deloison : grâce à ce petit livre 100 % pratique, rempli d’exercices, de bonnes adresses et de trucs et astuces, vous avancerez plus serein sur le chemin de la reconversion professionnelle.

Par Yves Deloison, 2018, 148 pages.

Chronique et résumé de « Réussir sa reconversion » de Yves Deloison

L’auteur : Yves Deloison

Yves Deloison est écrivain et journaliste. Il écrit depuis sa propre expérience, puisqu’il s’est lui-même reconverti dans les années 2010. Ce livre est donc à la fois un témoignage et un guide pour celles et ceux qui voudraient suivre le même chemin.

Il a également fondé un site internet qui se nomme Tout pour changer. N’hésitez pas à le visiter pour bénéficier du soutien de sa communauté, notamment.

Réussir sa reconversion c'est découvrir le bon projet

Premier chapitre. Objectif reconversion

Comment je me suis reconverti

« J’ai changé radicalement de métier. De formateur, puis consultant en bilan de compétences, je suis devenu journaliste et écrivain. Lorsque j’ai commencé ma carrière par des petits jobs dans les années 1990, dans le tourisme notamment, jamais je n’aurais imaginé exercer cette profession un jour. Après trois ans d’expérience dans la formation, j’ai décidé de réaliser un bilan de compétences qui m’a ensuite incité à reprendre des études que j’avais prématurément interrompues par excès d’insouciance. » (Réussir sa reconversion, p. 7)

Voici comment commence Yves Deloison. Par son expérience personnelle. Pas d’études au départ ; un début de carrière au petit bonheur la chance ; des occasions intéressantes dans le domaine de la formation. Bref, comme beaucoup, Yves Deloison n’a pas vraiment de plan de carrière et se retrouve à travailler dans un domaine qui n’est pas celui de ses rêves. D’ailleurs c’est bien simple : à cette époque, il ne sait pas ce à quoi il rêve !

Après un bilan de compétences, il choisit néanmoins de réaliser des études, mais son travail ne lui plaît pas. L’ambiance est mauvaise. Qu’il s’agisse du chef, des collègues, de l’environnement de travail en général, des horaires, etc., il y a quelque chose qui ne le satisfait pas et il a diablement envie de tout envoyer valser…

Alors, que faire ? Il a commencé par se poser des questions sur ce qu’il ne voulait plus (horaires imposés, etc.), puis, sur ce qu’il voulait (ses rêves, justement). Il a avancé étape par étape et a pris des notes à chaque station. Il a interrogé ses proches et est allé à la rencontre d’étrangers. Peu à peu, sa reconversion a pris forme : il a fait sortir de terre son nouveau métier. Devenir écrivain et journaliste : telle était son ambition et c’est ce qu’il est parvenu à réaliser.

C’est ce parcours, parfois difficile mais passionnant, qu’il a formalisé ici afin de donner des pistes à celles et ceux qui voudraient également se reconvertir. Suivez le guide – cela pourra vous éviter bien des déconvenues.

Vous n’êtes plus seul !

On se retrouve souvent seul face à l’incertitude et à ce type de grandes décisions. Il n’existe pas de service public de la reconversion ou de l’orientation professionnelle qui vous guide de A à Z. Un bilan de compétences ne suffit pas, loin de là : il faut mettre les mains dans le cambouis bien plus profondément.

C’est pourquoi un guide tel que cet ouvrage est utile. Mais attention, l’auteur prévient :

« Attention ! Le chemin décrit dans ce livre est certes balisé, mais il suppose, pour l’emprunter, un vrai engagement de votre part. C’est une démarche assez simple, mais lourde en implication. Elle vous oblige et vous mobilise. Sans effort de votre côté, n’espérez pas réaliser vos projets quels qu’ils soient, et que vous ignorez encore pour l’instant. » (Réussir sa reconversion, p. 14)

Se réaliser

Peu d’entre nous ont choisi leur profession en fonction de leur vocation. La reconversion est le moment de reprendre le « nord », de retrouver son « étoile polaire », celle qui vous fera vous lever le matin avec joie et détermination.

Agir ou subir

Face à quoi ? Le plus souvent, face aux exigences de performance qui nous oppressent. Le désir de changement existe à tous les étages hiérarchiques et dans tous les domaines professionnels. Les enquêtes de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (l’ANACT) le démontrent.

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au burn-out pour changer de cap. Vous pouvez agir avant une crise qui rendrait la transformation obligatoire et urgente. C’est en se préparant en amont que l’on peut véritablement faire face aux nombreuses dégradations des conditions de travail.

Une réponse à l’insatisfaction

Échapper au stress et à l’angoisse : telle est l’une des raisons principales du désir de reconversion. Pour les candidats au changement, il s’agit aussi de reconnecter (ou d’agencer autrement) vie professionnelle et vie privée ou d’échapper à l’ennui.

Bien sûr, l’anxiété existent aussi au moment de sauter le pas ! Les démarches sont nombreuses et les revenus peuvent diminuer. Que vous optiez pour une activité à votre compte ou que vous alliez travailler dans un autre secteur, il risque d’y avoir de la pression. Mais comme vous serez en phase avec votre projet, vous la vivrez plus sereinement. Vous saurez que vous agissez pour vivre mieux et cela vous stimulera positivement.

Sauter le pas

« Ambivalents par rapport au changement, nous courons après deux desseins : stabilité et sécurité d’un côté, mouvement, nouveauté et réalisation de soi de l’autre. Et rien n’est figé car tout est en interaction. » (Réussir sa reconversion, p. 17)

Parfois nous souhaitons plus l’un que l’autre. Puis nous modifions notre comportement et nos idées en fonction de l’autre. Ainsi, nous oscillons. Cette réalité humaine peut être l’une des raisons de l’inaction. Nous préférons ce que nous connaissons. Nous nous rangeons du côté du confort, quitte à pénaliser nos envies d’évasion.

Mais la perspective d’une amélioration professionnelle, celle d’un alignement entre nos aspirations et notre vie réelle ne doivent pas être négligés trop longtemps. Notre famille, notre foyer et notre entourage ne s’en sentiront que mieux, eux aussi. Faire ce que l’on aime n’importe pas seulement pour soi, dans la mesure où votre état émotionnel, physique et intellectuel affecte aussi ceux qui partagent votre vie.

Changer, cela s’apprend !

Pas de baguette magique, pas de claquement de doigts miraculeux. Malheureusement ? Pas vraiment. L’introspection demande du courage, elle renforce votre personnalité. La prévision, la projection, vous rendent plus intelligent et décidé. Vous apprenez à maîtriser votre existence, même en situation de crise.

Capacité d’adaptation

Elle est bien plus grande que ce à quoi, peut-être, vous vous attendez ! Comme un muscle, elle se travaille. Il ne s’agit pas de tout mettre sens dessus dessous, mais d’évoluer vers un autre état des choses, vers une autre réalité qui vous convienne davantage.

Pour ce faire, vous devrez peser le pour et le contre de chaque option, et voir jusqu’où vous êtes capable d’aller. Et vous serez peut-être étonné de vous-même !

La reconversion, un vrai job !

Vous savez que vous avez vraiment envie de changer, qu’il ne s’agit pas d’un coup de mou passager ? Une fois que vous êtes certain que votre démarche est réfléchie et qu’elle ne relève pas de la fuite, lancez-vous.

Vos désirs devront s’accorder à la réalité socio-économique. La démarche de reconversion, comme on l’appelle, sera la résultante de ces données intérieures (vos aspirations, vos idées, etc.) et d’un environnement stabilisé (votre contexte de vie, essentiellement).

La durée et l’âge d’une reconversion

« Une reconversion dure généralement de six mois à deux ans, entre le déclic initial, la formulation du désir de changement et l’intégration dans son nouveau métier. Cette durée moyenne varie bien sûr en fonction de l’ampleur du projet. Elle sera plus rapide si vous envisagez une option dans le cadre de votre entreprise : formation ou mobilité, par exemple. Elle le sera évidemment moins si vous n’avez pas encore d’idée précise de ce que vous voulez faire. » (Réussir sa reconversion, p. 22)

Il n’y a donc pas d’étalon strictement défini, car chaque situation est singulière. Quant à l’âge, on parle souvent des trentenaires et des quadragénaires. Mais sont-ce les seuls à franchir le pas ? Non ! Après 45 ans, on se reconvertit encore. Ce qui y contribue :

  • Une espérance de vie plus longue ;
  • La perspective d’une retraite qui survient plus tard ;
  • Des contraintes familiales qui se libèrent ;
  • Une forme physique au beau fixe.

Évaluer les contraintes

Voici quelques types de contraintes à prendre en compte au moment d’entamer les démarches de reconversion :

  • Devrez-vous vous former ?
  • Sera-t-il nécessaire de déménager ?
  • Êtes-vous prêt à gagner moins ?

C’est en fonction de ces questions que votre projet va s’affiner et deviendra plus réaliste.

Gare au miroir aux alouettes !

Ce genre de réflexion sur les réalités d’un métier, ainsi que l’introspection, permet d’éviter les « changements coup de cœur » que l’on risque de prendre… sur un coup de tête !

Si vous n’êtes pas sûr de la qualité de votre projet, vous pouvez faire appel à des professionnels de la reconversion pour vous aider. Il n’est pas question, en effet, de lâcher une bonne situation pour se lancer dans les bras d’une chimère.

L’enfer, c’est les autres…

Même si les professionnels peuvent aider, résistez à celles et ceux qui voudraient vous voir aller dans un sens ou dans un autre. En général, ils ne seront pas de bon conseil (la pratique du coaching interdit d’ailleurs, normalement, tout conseil « substantiel » sur la route à suivre). Le projet doit venir de vous.

Il en va de même pour vos proches. Votre mère vous a toujours rêvé en acteur de cinéma, mais vous n’avez aucune envie de jouer la comédie ? Eh bien, ne vous lancez pas dans un tel scénario ; celui-ci n’est pas fait pour vous.

Apprenez à distinguer entre vos désirs et ceux des autres – cela passe, encore une fois, par l’introspection.

Le chemin de la reconversion

Lorsque vous vous êtes décidé pour le changement, mais que celui-ci est encore embryonnaire, vous pouvez vous retrouver face à trois types de situation personnelle :

  • Votre idée de reconversion est clairement identifiée, mais vous vous demandez comment la concrétiser ;
  • Plusieurs pistes entrent en concurrence et vous allez donc devoir faire un tri entre ces options ;
  • Le désir profond est là, mais il vous reste à identifier clairement votre voie parmi toutes les possibilités existantes.

Chaque chemin est personnel et, en fonction de votre personnalité ou de votre état de maturation, vous vous trouverez à l’une de ces stations. Mais quel que soit votre point de départ, c’est la destination qui compte.

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Prenez le cap !

Pas de promesse de joie sans son lot de difficultés. Mais comme on l’a dit, celles-ci seront vécues plus sereinement parce qu’elles vous mènent quelque part et que vous apprenez à les anticiper. Alors, même en cas de déconvenue temporaire, ne perdez pas le cap ! Focalisez-vous sur les phases proposées dans cet ouvrage par Yves Deloison.

Une démarche globale

L’exploration de soi est la première étape essentielle de ce voyage qu’est la reconversion professionnelle. Il s’agira de faire le point sur vos :

  • Compétences, capacités, aptitudes ;
  • Peurs ;
  • Désirs, souhaits ;
  • Contraintes (liées au contexte) ;
  • Opportunités (également liées à la situation).

Viendra alors le temps de la prise de décision. Mais chaque chose en son temps. Ne passez pas à côté du travail d’introspection ; vous risqueriez de construire votre projet sur des bases peu sûres et de vous en rendre compte à la moitié du chemin.

Des exercices, un cahier et un crayon

Cela doit devenir un réflexe : prenez des notes à chaque stade de votre réflexion et de votre passage à l’action. Réussir sa reconversion de Yves Deloison est l’ouvrage parfait pour vous aider à prendre cette bonne habitude : rempli d’exercices, il va vous faire aimer le papier et le crayon ! Prenez le temps de faire chacun d’eux à fond.

Pas de précipitation !

Certaines tâches proposées ici vous sembleront plus longues à accomplir que d’autres. Mais il est vraiment capital de vous y donner entièrement, en gérant votre temps de la façon la plus appropriée.

No stress

Impossible d’avoir un contrôle total sur ce qui va se passer. Certes, mais vous pouvez prévoir et, ce faisant, accueillir les imprévus avec plus de sérénité et de maturité.

Avant de commencer, pensez donc notamment aux conséquences liées à votre :

  • Famille ;
  • Argent ;
  • Disponibilité (rapport temps de travail/temps libre).

Trop d’infos tuent l’info…

N’écoutez pas la moindre opinion qu’on vous donne sur tel ou tel sujet. Fiez-vous à des sources de qualité et ne donnez du crédit qu’à elles seules. Cela vous évitera de succomber à l’infobésité, comme on dit aujourd’hui.

Lever les résistances aux changements

Lors de votre introspection, vous devrez bien analyser ce qui vous bloque et peut créer de la résistance et donc de la procrastination. Analysez vos peurs de…

  • Réussir : eh oui, cela peut être redoutable, car cela vous transformera à jamais !
  • Échouer : vous pourriez perdre quelques plumes dans l’opération et cela vous effraie.
  • Explorer : la zone de confort porte si bien son nom… Oserez-vous affronter l’inconnu ?

À chaque problème sa réponse

« Chaque problème énoncé doit trouver sa réponse. Regardez objectivement tous les aspects qui composent votre projet. Ainsi, vous vous rendrez compte que ce qui vous paralyse parfois se règle et devient caduc. De toute façon, le changement remue, bouscule, déséquilibre, dérange, désorganise, parfois assez brutalement. Pour parer à ces effets indésirables, le meilleur moyen reste de structurer et de baliser le plus possible votre trajectoire afin de vous sentir arrimé, rassuré, sécurisé. Restez concentré sur l’objectif que vous vous fixez afin d’utiliser vos efforts à bon escient. » (Réussir sa reconversion, p. 37)

Cinq clés pour réussir le changement

  1. Introspection : prenez le recul nécessaire pour faire le bilan.
  2. Construction : tracez des contours nets à votre projet.
  3. Anticipation : assurez-vous d’avoir pensé aux conséquences.
  4. Association : assurez-vous de l’accord et du soutien de vos proches.
  5. Argumentation : persuadez les autres grâce à un argumentaire solide.

Attention, dernière station avant reconversion !

Mais au fait, quelles sont les pistes principales de reconversion ? Ici encore, Yves Deloison vous en suggère cinq.

  1. Mobilité interne : évoluez au sein de votre entreprise.
  2. Mobilité externe dans le même secteur : changez d’employeur, tout en conservant une structure similaire.
  3. Mobilité externe dans un secteur différent : choisissez un milieu nouveau (passez d’une multinationale à une PME, par exemple).
  4. Changement de statut : passez de l’entreprise à l’entrepreneuriat.
  5. Engagement hors travail : complétez vos activités actuelles par des activités différentes qui vous tiennent à cœur (politique, vie sociale, etc.).

7 étapes pour changer de job

C’est le leitmotiv de cet ouvrage : proposer une méthode en sept étapes pour réussir sa reconversion. La première d’entre elles, vous le savez maintenant, consiste à réaliser un travail d’introspection. Voici deux exercices proposés par Yves Deloison pour se mettre en jambe.

« Démarrez la phase de bilan. Cet exercice a pour but de faire émerger la réflexion. Concentrez-vous avant de répondre précisément, et par écrit, à ces six questions.

  1. Avez-vous l’impression d’être éloigné de vos objectifs de vie ?

  2. Quels sont les points positifs et négatifs de votre situation ?

  3. Qu’aimeriez-vous recommencer si vous en aviez la possibilité ?

  4. Pensez-vous avoir l’opportunité ou l’énergie de remettre en question votre situation à terme ?

  5. Quels sont les risques que vous encourrez si vous décidez de changer de voie professionnelle ?

  6. Que comptez-vous entreprendre pour améliorer votre situation ? » (Réussir sa reconversion, p. 42)

Tant que vous avez votre crayon à la main, profitez-en pour faire le point sur votre situation actuelle.

« Faites votre état des lieux. […]

  1. Passez en revue votre situation passée et présente. […]

  2. Regardez vers l’avenir. […]

  3. Notez en vrac le fruit de votre cogitation. […] » (Réussir sa reconversion, p. 43)

Remue-méninges pour se reconvertir

Deuxième chapitre. 7 chantiers pour réussir sa reconversion

Chantier n0 1 : faire le point

Prendre conscience de ses atouts

La plupart des personnes se mettent des bâtons dans les roues en succombant à des jugements négatifs sur eux-mêmes. C’est pourquoi un travail sur l’estime de soi et la confiance en soi est nécessaire. Pour ce faire, vous pouvez :

  1. Vous remémorer quelques actions bien réalisées durant la journée et le reconnaître pour vous-même ;
  2. Écrivez ces actions réussies et, petit à petit, énoncez-les à autrui.

De façon générale, être bienveillant envers soi-même est une façon de développer une meilleure estime de soi.

Le principe de réalité

Un bon projet est un projet qui croise les désirs et la réalité. Cela ne vient pas en un coup de baguette magique. Un autre mot pour énoncer ceci : le compromis ! Il sera nécessaire pour réussir votre reconversion.

Votre balance personnelle

Il n’est pas question de se transformer de fond en comble, mais de mieux cerner les points de votre personnalité qui vous aideront ou vous compliqueront la réalisation de votre projet.

Peser le pour et le contre

Nous voici aux conséquences… Dans l’ouvrage, l’auteur dresse une liste de 20 questions à se poser pour vous aider à construire votre projet. Prenez le temps de vous y arrêter. Par ailleurs, vous pouvez également réaliser un tableau des « plus » et des « moins », comme le propose encore Yves Deloison.

« Soyez exhaustif. La liste des avantages et inconvénients doit être longue. Qu’est-ce que je peux gagner ou perdre dans les domaines suivants : motivations personnelles, épanouissement et réalisation de soi, aspects financiers, disponibilité pour soi et pour les autres, rapport aux autres, etc. ? Il faut au moins une dizaine d’items. Vous pourrez compléter ce tableau au fur et à mesure de la démarche. » (Réussir sa reconversion, p. 53)

Vos valeurs et vos motivations

Penser aux conséquences, c’est aussi penser à ce que l’on accepte ou non de faire. Vous pouvez avoir envie de vous lancer dans un secteur, mais refuser de vivre dans le pays où cette activité a lieu (pour telle ou telle raison). Vous pouvez être tenté par un type d’activité, mais vous rendre compte que les valeurs qui y circulent entrent en contradiction avec vos convictions personnelles.

Autre exemple : si vous aimez être indépendant, évitez de vous lancer dans un travail qui vous demandera de rendre des comptes régulièrement.

Bref, identifiez vos aspirations, en relation avec vos valeurs. Établissez une liste précise de ce que vous voulez et de ce que vous ne voulez pas. Reportez-vous, pour cela, aux douze questions posées par Yves Deloison p. 55 et p. 56.

Vous pouvez aussi établir un tableau à partir des quatre questions suivantes :

  1. De quoi ai-je envie ?
  2. Quelles sont mes forces ?
  3. Quelles sont mes contraintes ?
  4. De quoi n’ai-je plus envie à l’avenir ?

Repérez vos compétences et aptitudes

Petit rappel pour bien distinguer les deux.

  • « [Une compétence est] une capacité, attestée et vérifiée, d’organiser et d’exécuter une tâche particulière dans des conditions spécifiques, faisant appel à des qualités, des aptitudes, des connaissances et un savoir-faire ainsi qu’à la bonne compréhension de la situation. »
  • « [U]ne disposition naturelle à réaliser une tâche. » (Réussir sa reconversion, p. 57)

Préalable au quatre prochains exercices

Voici quatre exercices complémentaires proposés par l’auteur dans l’ouvrage :

  1. Récapitulez et qualifiez votre parcours ;
  2. Recensez tous vos acquis ;
  3. Top de vos expériences ;
  4. Votre best of.

Chaque exercice implique le précédent et est de plus en plus spécialisé. Vous devrez prendre le temps de fouiller dans votre passé, en étant honnête et juste avec vous-même, pour faire le point sur tout ce que vous avez déjà réussi au cours de votre carrière.

Chantier n 2 : se remettre en question

Prendre du recul

Réfléchir prend du temps et demande un investissement, mais a une finalité qui vaut la peine : ne plus reproduire des modèles d’action qui ne vous conviennent pas. En découvrant ce que vous aimez vraiment faire, vous allez trouver une source de motivation profonde qui vous aidera à dépasser tous les obstacles rencontrés en chemin.

Vos qualités et défauts

Vous pouvez réfléchir seul. Par exemple, en recensant vos points forts et vos axes d’amélioration sur une feuille de papier. Divisez une feuille par une colonne au milieu et indiquez d’un côté vos qualités, et de l’autre les exemples qui démontrent celles-ci. Faites de même pour les défauts (pourquoi pas au verso).

Cela dit, vous pouvez aussi demander à votre entourage de vous donner un coup de main ! Vous pourriez être surpris. Ce que vous preniez pour des défauts pourraient bien apparaître comme des qualités à d’autres.

Et si c’est l’inverse qui arrive, ne vous offusquez pas. Vous êtes là pour mieux vous connaître. Or identifier un défaut est le premier pas vers l’évolution. L’auteur propose un questionnaire à soumettre à vos proches (voir Réussir sa reconversion, p. 70).

Deux autres exercices à réaliser sont proposés :

  • Identification des atouts : on parle ici d’avantages objectifs, plutôt que de qualités personnelles.
  • Identification des comportements et des habitudes « parasites » : attitudes contradictoires qui peuvent nuire à la réalisation de votre projet.

Découvrir vos aspirations

Dans un premier temps, notez tout ce qui vient à l’esprit. Scrutez les moments de la journée où vous prenez du plaisir, ils pourront vous donner des indices sur de potentiels métiers à explorer. Donc, ne pensez pas à la faisabilité dans cette phase ; nous la retrouverons plus tard.

Voici un exercice : à partir de la liste librement dressée des métiers possibles, indiquez un métier lié à une envie ou à un centre d’intérêt. D’autre part, liez les métiers aux qualités et atouts que vous possédez.

Chantier n 3 : faire les bons choix

Dessiner les contours de votre projet

Eh oui, il va falloir choisir. Arbitrer entre différentes possibilités, plus ou moins réalistes. Lister des priorités. Cela va affiner, mais aussi renforcer vos projets.

« Pour changer de voie professionnelle, vous devez savoir ce que vous voulez. Fixez-vous des objectifs précis et raisonnables. Attention à ne pas trop les multiplier dans l’immédiat car vous risqueriez alors de trouver le challenge excessif. » (Réussir sa reconversion, p. 76)

Anticiper les conséquences…

Voici une série de questions à vous poser (en plus de savoir si vos projets sont en conformité avec les aspirations et contraintes de votre entourage proche, famille ou conjoint) :

  • L’acquisition d’un véhicule ou d’un ordinateur, par exemple, est-elle nécessaire ?
  • Quels sont les autres investissements financiers à prendre en compte ?
  • Comment allez-vous les financer (économies, prêt, etc.) ?
  • Devrez-vous entreprendre une formation ? Et si oui, où ?

… Toutes les conséquences !

Êtes-vous capable de quitter les avantages acquis pour une vie plus incertaine ? Si vous étiez cadre dans une grande entreprise, serez-vous capable de vivre la vie simple d’un gérant de maison d’hôtes au fin fond de l’Auvergne ? Accepterez-vous de ne plus boire votre café Starbucks tous les matins à 10 heures ? Ou d’aller au cinéma quand bon vous semble ?

Ce sont aussi des questions à se poser !

Dressez une liste des problèmes probables et de leurs solutions. Générez aussi une liste de bonnes résolutions que vous avez prises ces cinq dernières années, puis de celles que vous voudriez prendre dans les cinq prochaines années. Fixez ensuite vos priorités : quelle est la résolution à mettre en place en premier lieu ?

L’indispensable travail d’enquête

« Rien de tel que de se rendre sur le terrain pour découvrir précisément la réalité d’un secteur, d’un métier ou d’une entreprise. Cette phase de la démarche s’avère donc totalement incontournable. Vous n’y couperez pas, sauf à risquer de planter la construction de votre projet ou de vous mettre en échec car à côté de la plaque. » (Réussir sa reconversion, p. 80)

Prenez des rendez-vous avec des professionnels, soit par voie d’interconnaissance, soit en vous rendant dans des salons par exemple. Réalisez des entretiens avec les personnes qui vous intéressent ; écoutez-les parler de leur métier. Prenez des notes (ou réalisez des enregistrements) que vous pourrez compiler et croiser pour vous faire une meilleure idée du métier.

Réalisez une enquête par piste professionnelle retenue. Vous dresserez ainsi vos propres « fiches métier » personnalisées : elles seules vous donneront une image réaliste des pistes que vous vous étiez jusqu’à présent contenté d’imaginer.

Lister les pistes de reconversion à explorer

Chantier n 4 : tester son projet

Prendre la main sur son projet

Il se peut qu’il existe un fossé important à franchir entre l’idée, l’aspiration initiale et sa réalisation. Que devrez-vous faire pour passer de l’un à l’autre ?

Rencontrer les professionnels

L’auteur insiste sur ce point. Sans une rencontre réelle avec les personnes qui effectuent le métier que vous visez, vous ne pourrez pas vous rendre compte des choses à faire quotidiennement.

Il existe également des blogs et des sites Internet sur à peu près tous les secteurs professionnels possibles. N’hésitez pas à les consulter pour glaner des informations sur ce qu’il vous reste à faire pour passer le cap.

Observation, stages, mises en situation

Pour aller encore plus dans le concret, n’hésitez pas à mouiller la chemise. Parfois, il vous sera possible de suivre pendant plusieurs jours des travailleurs (pour un travail d’indépendant, par exemple).

Si vous le pouvez, n’hésitez pas à demander à votre employeur (en cas de mobilité interne) ou à l’entreprise qui vous tente (mobilité externe) de réaliser un stage. Agissez avec prudence, mais courage.

Vous pourriez aussi sauter le pas provisoirement et tenter de décrocher un contrat à courte durée dans le secteur qui vous attire. Ce cas de figure s’applique à celles et ceux qui ont déjà toutes les qualifications, compétences ou aptitudes pour réaliser le travail visé. Cette mise en situation ne peut qu’être bénéfique !

Tester et vérifier

Voici un exercice complémentaire proposé par Yves Deloison dans Réussir sa reconversion (p. 89) :

« Reprenez vos « Fiches métiers ». À partir de cette liste de métiers, vérifiez que vos hypothèses correspondent à la réalité grâce aux informations recueillies auprès de vos sources et interlocuteurs au cours des enquêtes métiers effectuées précédemment : Quels débouchés ? Quelles compétences ou ressources incontournables ? Quels statuts possibles ? Etc.? Êtes-vous sur la bonne voie ? Qu’en pensez-vous ? »

Convaincre son entourage

Nous en avons déjà parlé. Pas de changement sans accord de celles et ceux qui partagent votre vie au quotidien. Vous pouvez tenter d’influencer positivement leur jugement en leur montrant les avantages liés à votre reconversion (un déménagement dans un lieu plus agréable, par exemple).

Le plus important : soyez honnête. Si votre projet implique une diminution de vos revenus, ne le cachez pas. Cherchez l’appui et l’accord en vous fondant sur les données précises que vous avez récoltées. Montrez-leur que vous avancez de façon sécurisée et réaliste !

Les liaisons dangereuses

Attention, toutefois, au revers de la médaille. Parfois, les « bons conseils » et les remontrances de la famille et des amis mettent le moral dans les chaussettes et envoient inutilement certains projets aux oubliettes.

Ne vous laissez donc pas engluer dans l’influence d’autrui, si celle-ci est dictée par la seule peur du changement. Dans certains cas, l’approbation n’est pas requise.

Planifier les étapes de la reconversion

Chantier no5 : avancer et réajuster le projet

Du virtuel au réel

C’est bien le but de toute l’opération, en effet ! Ne pas en rester au rêve, mais rendre tout cela bel et bien réel ! Rassurez-vous : toutes les étapes antérieures vous ont mené sur la bonne voie.

« Vous devez déterminer les actions à entreprendre, les moyens à mobiliser, les aides à solliciter, afin d’avancer pas à pas vers la concrétisation de votre but. Listes ces actions, organisez-vous et repérez toutes les opportunités envisageables. Devrez-vous quitter votre job à terme et quand ? Est-il nécessaire de suivre une formation à temps plein ou à temps partiel ? Faut-il réduire votre temps de travail ? Et si vous preniez un congé sabbatique ? Passez toutes ces possibilités en revue. Il y a du pain sur la planche car elles sont bien plus nombreuses que vous ne le pensez à priori. » (Réussir sa reconversion, p. 98)

Corriger le tir

Il y a des difficultés possibles à surmonter, et d’autres qui rendent votre projet irréaliste. C’est à vous d’en prendre conscience et d’accepter la réalité. La reconversion est aussi un apprentissage des limites. Mais n’en perdez pas pour autant espoir. Focalisez votre attention sur les alternatives, cherchez la meilleure manière de rebondir.

Finalement, réalisez une grande synthèse des pistes de reconversion à partir de vos fiches métiers consolidées par les enquêtes de terrain. Pour chaque piste, notez scrupuleusement le motif du choix ainsi que :

  • Ses points forts et points faibles ;
  • Les contraintes à lever ;
  • Les écarts à combler et les voies pour le faire ;
  • Vos commentaires.

Élaborer son plan d’action

Il est temps de passer à l’action, c’est-à-dire de commencer à devenir ce que vous voulez être. Testez-vous grâce aux exercices proposés aux pages 102, 103 et 104 de Réussir sa reconversion.

Chantier no 6 : construire sa stratégie

Planifier les actions

Les personnes avec qui vous avez été en contact lors de vos enquêtes seront peut-être vos meilleurs alliés dans la reconversion. Ils pourront peut-être vous aider à décrocher un entretien d’embauche, vous donner de bons filons, etc.

Quoi qu’il en soit, il est l’heure de planifier, c’est-à-dire d’établir une stratégie. Oui, vous devrez tout mettre en œuvre pour faire évoluer de façon méthodique vos compétences, savoirs, aptitudes dans le champ que vous voulez conquérir. Pour ce faire, vous devrez user de tout ce dont vous disposez déjà (vos forces, votre formation, vos congés à prendre, etc.).

Des moyens pour changer de job

Vous devez construire le pont entre le réel et le virtuel en agençant l’un après l’autre les éléments à votre portée (ceux dont vous disposez déjà) et ceux que vous acquérez chemin faisant. Chaque pont est unique, ainsi que la façon singulière dont vous manipulerez les pièces de cet étrange puzzle.

Internet

Internet peut vous aider à avancer dans la construction plus rapidement, pour peu que vous ne vous noyiez pas dans le trop-plein d’information. Pensez au site de l’ONISEP ou encore le portail orientation-pour-tous.fr.

  • Partir sur le terrain

Il vous faudra certainement aller dans des associations, des centres de formation, etc. L’Afpa (association de formation professionnelle des adultes) pourra peut-être vous aider à concrétiser votre projet. Visiter Pôle Emploi, bien sûr, la Mission locale (pour les moins de 26 ans), ainsi que la Cité des métiers vous sera probablement utile à un moment ou à un autre.

  • Se faire accompagner

Vous pouvez demander l’aide d’un conseil en évolution professionnelle (CEP). Celui-ci pourra vous aider, notamment, si vous bloquez au niveau de la production du bilan (les étapes 1 à 4).  Si un financement est impossible, vous pourrez vous adresser à un coach privé, que vous devrez toutefois payer de votre poche.

Le bilan des compétences étape par étape

Il comprend trois phases :

  1. Analyse des besoins ;
  2. Exploration des pistes ;
  3. Synthèse.

Il s’étale sur 10 heures d’entretien, pendant une période qui peut aller de trois semaines à trois mois. Le coût du bilan (entre 1 000 et 3 000 €) est pris en charge par un organisme financeur (Fongecif, Opacif, etc.).

L’octroi d’un financement dépend de certaines conditions, qui diffèrent selon qu’on soit en CDI, en CDD, en intérim ou demandeur d’emploi. Le CIDF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles) pourrait également vous renseigner.

Coach, consultant : soyez vigilant

Contrairement au consultant, le coach n’agit pas dans le cadre d’un organisme agréé. Ce n’est pour autant qu’il n’existe pas de cadre. La pratique du coaching est régulée par certaines organisations professionnelles. Vérifiez que la personne à laquelle vous voulez vous adresser soit reconnue par l’une d’entre elles.

Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un coach ou d’un consultant, exigez et insistez pour qu’un cadrage clair de la relation soit établi. Établissez ensemble le rythme du suivi. Demandez quelles sont les méthodes utilisées. Sollicitez des rendus écrits. N’hésitez pas à parler avec le professionnel si un point vous gêne.

Un bon accompagnateur n’est pas quelqu’un qui trouve les réponses à votre place, ni qui vous rassure constamment, ni quelqu’un qui sait tout sur tous les métiers possibles et imaginables. Non, un bon accompagnateur (coach ou consultant), c’est d’abord quelqu’un qui vous permet d’avancer par vous-même.

C’est toujours à vous qu’il revient de prendre les décisions, d’autant plus lorsqu’il s’agit de choix clés pour le développement de votre carrière.

Des congés pour vous préparer

En tant que salarié, pour dégager le temps nécessaire à votre projet, vous pouvez faire appel au :

  • Compte-épargne temps ;
  • Congé sabbatique ;
  • Congé sans solde ;
  • Mais aussi au congé de solidarité internationale (pour les projets de volontariat) ;
  • Et le congé examen (pour passer… un examen visant l’obtention d’un titre ou d’un diplôme).

Comment mobiliser des moyens ?

Ne vous arrêtez pas trop vite au nombre d’études demandé. En fait, vous ne le savez peut-être pas, mais vous pouvez bénéficier de « réduction » d’années d’étude en fonction de vos expériences professionnelles passées, moyennant un dossier et un entretien à réaliser.

« Si vous désirez créer votre entreprise, certaines régions vous aident à en financer une part, à faciliter votre implantation géographique ou à vous équiper. Étudiez bien l’investissement temps et l’impact financier et organisationnel que cela entraîne avant de vous lancer pour définir vos besoins. » (Réussir sa reconversion, p. 114)

Financer sa formation

Cela est rendu possible en France grâce au CPF (compte personnel formation), réuni dans le CPA qui réunit, outre le CPF, le compte personnel de prévention et de pénibilité (C3P) et le compte d’engagement citoyen (CEC).

Tous sont concernés : demandeurs d’emploi, salariés et travailleurs indépendants. Voyez avec Pôle Emploi la meilleure formule. Le CPF peut vous aider à financer votre formation, mais aussi à financer un bilan de compétence ou à être accompagné pour faire valider des acquis d’expérience (VAE).

Pour pouvoir en bénéficier, vous devrez allez sur le site moncompteformation.gouv.fr et vous créer un compte.

Le CIF (congé individuel à la formation) pourra vous aider dans la réalisation d’une formation longue, puisqu’il vous finance en vous assurant entre 80 et 100 % de votre salaire.

La validation des acquis

C’est un autre moyen de mettre en œuvre vos objectifs. Vous pouvez prétendre à la VAE (validation des acquis de l’expérience) si vous êtes un salarié avec une expérience professionnelle de trois ans minimum, liée à la certification souhaitée. Il s’agit d’une reconnaissance officielle des compétences acquises durant vos années de travail.

  • Durée : entre 6 et 12 mois.
  • Accès sur dossier présenté devant un jury d’experts et d’enseignants.
  • Formations accessibles via le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles)
  • Autre option : la VAP (validation des acquis professionnels).

Des aides pour créer votre boîte

Le monde de l’entrepreneuriat possède ses structures propres, ses méthodologies et ses spécificités administratives. En plus de citer les organismes clés auxquels vous pourriez être intéressé de vous référer, l’auteur rappelle quelques bonnes pratiques à garder à l’esprit au moment de vous lancer :

  • Les congés pour création ou reprise d’entreprise ;
  • L’essaimage, c’est-à-dire les aides diverses à la création d’entreprise ;
  • La mise à disponibilité pour convenances personnelles, si vous êtes fonctionnaire ;
  • L’exonération de début d’activité à laquelle vous pouvez accéder quel que soit votre statut ;
  • Les aides pour tous, proposées par les Association d’aide à l’initiative économique (Adie), notamment ;
  • Le régime du micro-entrepreneur, qui permet de se lancer rapidement et en douceur.

Passer à l’action

Vous le comprenez maintenant, votre argumentaire devra être solide, puisqu’il s’agira de convaincre des instituts de formation, des associations, des personnes, des financeurs, etc. de vous suivre dans la concrétisation de votre projet.

Cet argumentaire doit être issu de votre réflexion et de votre enquête. Il doit contenir un échéancier précis et des objectifs mesurables ; non seulement pour vous convaincre vous-même, parce que vous devez montrer aux autres que vous êtes bel et bien le pilote à bord.

Pour construire votre argumentaire, élaborez :

  • La synthèse de votre projet, en le définissant en quelques mots, puis en l’explicitant et en expliquant les raisons de votre choix ;
  • Une stratégie globale, contenant vos besoins et les solutions qui vous permettront d’atteindre votre but, que vous réunirez dans un tableau.

Se former pour se réussir sa reconversion

Chantier n 7 : réussir sa reconversion

Décrocher le Graal

C’est votre argumentaire qui vous permettra de convaincre et donc d’avancer, petit à petit. Soignez-le. Ne l’oubliez pas !

Organiser sa prospection

L’argumentaire est capital. Vous l’aurez compris. Il va se décliner dans l’élaboration des documents et des rituels habituels de la recherche d’emploi. Lesquels ? Eh bien…

  • Le CV ;
  • La lettre de motivation ;
  • L’entretien.

Pensez à faire valider votre argumentaire auprès de personnes ressources : peut-être des proches ou des personnes que vous aurez rencontrées lors de votre travail d’enquête. Présentez-leur, puis répondez aux questions qu’elles vous posent.

Ensuite, demandez-leur de faire le point avec vous en mentionnant les points forts et les points faibles, et les éventuels conseils ou axes d’amélioration qu’ils ont à vous donner. Gardez-en la trace, afin de prendre ses impressions en considération pour améliorer votre manière de présenter les choses.

Élaborer son marketing personnel

Travaillez votre marketing personnel (ou personal branding). Cela passe par l’animation d’un réseau d’interconnaissance (amis, famille, collègues, contacts divers). Ils pourront vous aider à trouver un entretien, vous aider à démarrer votre activité, etc.

Multiplier les contacts

Aujourd’hui, ce processus de publicité personnelle passe par les réseaux sociaux. Internet est une source d’information, mais aussi le lieu où vous pouvez devenir visible du plus grand nombre. Bien sûr, cela ne se fait pas en jour. Pour vous faire repérer par des employeurs potentiels ou des prospects, il vous faudra y investir plusieurs heures.

Chercher un emploi directement

Le principe à priori de la reconversion est que vous ne vous y connaissiez pas, au départ, dans le poste recherché (bien sûr, cela peut ne pas être vrai si vous cherchez à vous reconvertir dans une activité qui vous passionne depuis de longues années, par exemple). Même dans le cas d’une mobilité interne, il y aura un changement par rapport à ce que vous aviez l’habitude de faire.

Comme le rappelle opportunément Yves Deloison, le plus important consiste à trouver votre fil directeur.

« Quoi qu’il en soit, il y a forcément un fil conducteur dans votre parcours. Vous avez eu l’occasion de le retracer depuis le début de votre reconversion. Il n’a donc plus de mystère pour vous. À vous de faire de votre histoire professionnelle un parcours cohérent malgré les changements. Il va falloir convaincre et rassurer le recruteur. Ce n’est pas le plus facile dans le cas d’une reconversion. Puisqu’aujourd’hui votre projet professionnel est construit, il est possible d’attester de votre légitimité pour exercer le job. Dosez avec mesure votre force de persuasion pour éviter de vous survendre ou de montrer un excès de timidité. » (Réussir sa reconversion, p. 130)

Il sera peut-être nécessaire de faire des compromis dans un premier temps, mais c’est comme cela que vous pourrez accéder à d’autres postes.

Trouver le temps pour vos démarches

En plus des pistes évoquées plus haut (voir « Des moyens pour changer de job »), vous pourrez négocier des journées de RTT si cela s’avère nécessaire.

Soyez vigilant, si vous êtes employé, de faire vos recherches au sein de l’entreprise. Évitez l’usage de l’ordinateur de bureau. Cela dépend bien sûr de l’environnement de travail, mais il sera peut-être nécessaire de ruser. Parlez avec des personnes de confiance et ne vous étalez pas trop sur les réseaux sociaux avant d’être certain que votre choix est fait.

Quitter son job avec un parachute

La rupture conventionnelle est le bon moyen de quitter son travail en CDI en bénéficiant d’indemnités de départ. Mais gardez à l’esprit que c’est l’employeur qui est aux manettes. Sinon, vous pouvez négocier au cours d’une transaction avec l’entreprise. Demandez l’aide d’un avocat.

Si vous démissionnez, vous ne bénéficierai pas des allocations de Pôle Emploi (à moins d’avoir un motif reconnu par l’organisme, comme un déménagement). Vous pourrez néanmoins redemander que votre dossier soit réexaminé après quatre mois, à condition de pouvoir démontrer que vous êtes activement en recherche d’emploi.

Peut-on rater sa reconversion ?

Chaque moment difficile, chaque échec apprend quelque chose. Il se peut que ce soit un épisode utile et même nécessaire dans votre parcours. Ne baissez donc pas les bras trop vite et demandez-vous quelle est l’opportunité qui se cache derrière le fiasco.

Et puis, échouer vaudra toujours mieux que de n’avoir pas essayé ! Au moins, vous serez au clair avec vous-même et – qui sait – vous regarderez peut-être votre ancien métier avec un nouveau regard, plus positif.

Dix manières de se planter !

  1. « Il n’y a pas de cohérence entre vous et votre projet et/ou entre votre projet et votre environnement.

  2. Vous fuyez une situation de crise ou un problème non résolu.

  3. Vous n’y croyez pas vraiment.

  4. Vous n’avez pas bien préparé votre projet ou ne l’avez pas suffisamment confronté à la réalité.

  5. Vous avez des idées reçues ou des représentations erronées du métier visé.

  6. Vous n’avez pas bien évalué l’impact de la reconversion à terme.

  7. Vous n’êtes pas à l’aise avec une des missions clés qu’implique votre projet.

  8. Votre motivation se limite à une meilleure rémunération ou à plus de reconnaissance.

  9. Vous ne tenez compte que des besoins du marché du travail ou de votre environnement.

  10. L’objectif professionnel que vous vous fixez n’est pas le vôtre. » (Réussir sa reconversion, p. 137)

Que faire en cas d’échec ?

Y penser. Mais d’abord, digérer. Les émotions se bousculent et l’estime de soi peut en prendre un sacré coup. Prenez le temps d’absorber le choc, puis prenez du recul. Cette analyse vous aidera à mieux agir et à tourner la page.

Troisième chapitre. Pour conclure

De la souplesse !

Le job parfait n’existe pas. Mais si vous vous y prenez bien et suivez la méthode proposée dans ce livre, vous pourrez atteindre des objectifs réalistes et embellir considérablement votre vie.

Consultez l’ouvrage pour retrouver toutes les adresses utiles à votre reconversion professionnelle !

Se reconvertir : que faire en cas d'échec ?

Conclusion sur « Réussir sa reconversion » d’Yves Deloison  :

Un livre à garder sous le coude tout au long de son parcours de reconversion

Le livre ne paye pas de mine de prime abord : petit, peu illustré, il passerait presque inaperçu. Mais ne vous y trompez pas, car il pourrait vous être fort utile, pour peu que vous preniez le temps – vraiment le temps – de vous y arrêter, c’est-à-dire de réaliser tous les exercices pratiques qui y sont proposés.

Ce qu’il faut retenir de « Réussir sa reconversion » d’Yves Deloison :

À la fin de l’ouvrage, l’auteur propose une « check-list pour votre recherche d’emploi ». Citons-en ici les 6 points :

  1. « Avez-vous bâti votre CV ?
  2. Avez-vous rédigé une lettre de motivation ?
  3. L’argumentaire de votre projet est-il maîtrisé ?
  4. Êtes-vous opérationnel pour présenter votre projet et répondre aux questions de votre interlocuteur ?
  5. Êtes-vous en capacité de parler de vous lors d’un entretien ?
  6. Avez-vous élaboré une stratégie pour développer votre réseau ? » (Réussir sa reconversion, p. 139)

Si ce n’est pas le cas, courrez vite acheter le livre ou relire une partie de cette chronique !

Points forts :

  • Comme la page de couverture l’indique, « un ouvrage 100 % pratique » ;
  • Un format condensé qui s’emporte partout ;
  • Une écriture vive et agréable.

Point faible :

  • L’auteur pêche par moment dans l’organisation des sous-titres et se laisse aller à quelques répétitions.

Ma note :

Ces entrepreneurs made in France - Patricia Salentey - succès entrepreneurial     Ces entrepreneurs made in France - Patricia Salentey - succès entrepreneurial     Ces entrepreneurs made in France - Patricia Salentey - succès entrepreneurial     Ces entrepreneurs made in France - Patricia Salentey - succès entrepreneurial      

Avez-vous lu le livre d’Yves Deloison « Réussir sa reconversion » ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (Pas encore de Note)

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Réussir sa reconversion







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