Une seconde chance

Une seconde chance de Robert Kiyosaki

Phrase-résumée de « Une seconde chance » : À une époque où le système financier fabrique de la monnaie en quantité gigantesque, économiser de l’argent sur un compte en banque n’a aucun sens : il faut donc s’adapter et utiliser de nouvelles méthodes.

Par Robert Kiyosaki, 2015, 382 pages
Titre original : “Second Chance : For Your Money, Your Life and Our World”

Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Hugues Herrmann du blog www.lessecretsdubusiness.fr.

Chronique et résumé de “Une seconde chance” :

Partie 1 : Le passé

Introduction à la partie 1

L’auteur Robert Kiyosaki raconte qu’alors qu’il s’achète un café dans un Starbucks, il rencontre un ami qui travaille derrière le comptoir. Ce dernier lui explique qu’il a toujours son poste de cadre mais qu’il a pris ce deuxième emploi à temps partiel afin de pouvoir financer un deuxième master à l’université, persuadé que c’est la seule méthode pour pouvoir trouver un bon emploi. À cause du coût de l’éducation aux États-Unis, son fils et lui sont endettés pour les dizaines d’années à venir.

Chapitre 1 : Pourquoi les riches ne travaillent pas pour l’argent

Certaines affirmations dans « Père Riche Père Pauvre » avaient été ridiculisées au moment de la parution du livre, notamment celle qui expliquait que notre résidence principale n’est pas un actif mais un passif. Malheureusement, la crise immobilière de 2008 a prouvé que cela était vrai, comme l’ont appris à leurs dépens les millions d’Américains qui ont perdu leur maison. Pour nous protéger, il est important d’augmenter notre intelligence financière, car dans notre société d’information, le savoir est la nouvelle monnaie.

Certes, de nombreux pays développés dépensent des sommes d’argent importantes pour l’éducation, mais pas pour l’éducation financière. La raison est probablement que ceux qui contrôlent la monnaie ne veulent pas que le savoir soit partagé, car le savoir est le pouvoir. Il est important de comprendre que le système monétaire cherche à nous garder pauvre, via l’inflation et les taxes notamment. Ainsi, la plupart se font voler leur argent car ils ne savent pas différencier un actif et un passif.

Les riches peuvent se diviser en deux parties. Ceux de la première, les vrais riches, continuent à s’enrichir, car l’essentiel de leur revenu provient des rentes de leur capital. Les autres s’appauvrissent car ils sont très dépendants de leur emploi.

Toute une génération est actuellement sacrifiée : des personnes qui s’endettent de manière considérable pour leurs études pour trouver à la sortie des emplois souvent moins bien payés que 20 ans auparavant.

Comme le disait Georges Orwell : « En des temps de mensonge généralisé, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».

Chapitre 2 : L’homme qui pouvait voir le futur

Robert Kiyosaki raconte comment l’auteur R. Buckminster Fuller l’a profondément inspiré. En 1981, il décide de passer une semaine à étudier avec lui car il souhaite apprendre à prédire le futur afin de pouvoir gagner plus d’argent. Durant les années suivantes, il étudie une grande partie de ses livres. En 1984, il estime qu’il est temps de donner un sens supérieur à sa vie. Il vend son entreprise et passe les deux années suivantes à errer, en survivant avec très peu d’argent. Alors qu’il arrive en Australie, il trouve sa voie : il va consacrer le reste de son existence à apprendre au plus de gens possible comment devenir riche. Dix ans plus tard, alors que Kiyosaki est indépendant financièrement, il crée la Rich Dad Company, dont l’objectif est d’enseigner l’éducation financière.

Chapitre 3 : Qu’est-ce que je peux faire ?

Fuller était persuadé que l’espèce humaine était une expérience menée par une puissance supérieure, qui nous avait mis sur le « vaisseau Terre » afin d’observer comment nous évoluerions. Cet être supérieur désirait aussi que tous les humains deviennent riches. Il croyait aussi à l’existence de Principes Généraux, des lois qui gouverneraient notre monde. Il en a trouvé 50 avant sa mort. L’une d’entre elles est « Le plus de gens j’aide, le plus compétent je deviens ». Être généreux est un bon départ pour devenir riche.

Dans l’un de ses livres, Fuller recommande également à tout le monde de prendre le contrôle de son éducation, affirmant que l’enseignement classique transforme des génies en médiocres.

Chapitre 4 : Qu’est-ce qu’un vol ?

Fuller pensait que l’humanité n’était toujours pas sortie d’un âge noir et d’une prison sans barreaux qui reposerait sur la désinformation et l’ignorance. Robert Kiyosaki a décidé de s’engager dans une croisade contre le manque d’éducation financière, qu’il considère comme une injustice presque aussi importante que la discrimination des noirs dans le passé aux États-Unis. La bonne nouvelle, c’est qu’on ne peut jamais apprendre moins. On ne peut qu’apprendre plus.

Citant Fuller, il affirme que l’attachement irrésistible à un emploi stable est presque une nouvelle forme d’esclavage. Pour se libérer, il faut commencer par utiliser le pouvoir des mots. Plutôt que de se dire : « Je ne peux pas me payer cela », il faut se demander : « Comment je peux me le payer ». De même, il faut savoir distinguer un actif et un passif. Un actif rapporte de l’argent tandis qu’un passif fait perdre de l’argent. Une résidence principale n’est pas un actif mais un passif. C’est très simple : le savoir apporte le pouvoir.

Une grande partie des universités américaines ont été fondées par des hommes d’affaires. Or leur objectif n’était pas de former des entrepreneurs et des gens comme eux. Au contraire, ils souhaitaient faire des étudiants leurs futurs salariés. Leur objectif était d’avoir à la sortie de l’université des gens bien dociles qui se feraient exploiter par eux.

Aux États-Unis, la situation économique est très mauvaise comparée à ce qu’elle était quelques années plus tôt. Le nombre d’individus survivant avec des bons alimentaires a littéralement explosé, et la classe moyenne disparaît à petit feu. Le déficit de la sécurité sociale va en grandissant à une vitesse alarmante si bien que le gouvernement sera un moment ou l’autre confronté à un choix difficile. Dans beaucoup de pays du monde, on ne va pas beaucoup mieux. Ceux qui veulent s’en sortir vont donc devoir le faire par eux-mêmes sans compter sur l’État.

Les taxes sont un moyen pour ceux qui détiennent le pouvoir de voler l’argent des travailleurs pour le redistribuer à leurs amis : le complexe militaro-industriel qui s’enrichit dès que le gouvernement décide d’augmenter les dépenses militaires, de faire une guerre ou de lancer des grands travaux. Le gouvernement a également fait en sorte que les impôts ne frappent pas les plus riches. Alors que les employés et les travailleurs indépendants payent respectivement 40% et 60% de taxes, les propriétaires d’entreprises et ceux qui vivent d’investissements (en immobilier ou en bourse), ne donnent que 20% et 0% (note de l’auteur : ces chiffres concernent les États-Unis).

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Si demain l’un d’entre nous fait faillite, le gouvernement ne lui procurera aucune aide. En revanche, si une grande banque est en mauvaise posture, les pertes seront prises en charge par le gouvernement, avec l’argent qu’il prend aux classes moyennes. Bien sûr, les bénéfices, eux, ne seront pas partagés.

Robert Kiyosaki recommande de ne surtout pas investir son argent pour la retraite dans un fond. La raison est que même quand ces derniers sont assurés, la compagnie d’assurance serait généralement incapable de sauver le fond si jamais il faisait faillite.

Pour prévoir quand aura lieu la prochaine crise, rien de plus simple. Plus on parle dans les médias de « croissance », plus il y a de chance qu’un crash arrive rapidement, et il faut alors se mettre à l’abri.

Chapitre 5 : Le prochain crash

En 1972, lorsque Nixon a arrêté de garantir le dollar par l’or, tous ceux qui avaient leur épargne en liquide se sont beaucoup appauvris car celle-ci a beaucoup perdu en valeur à cause de l’inflation. En 2007, aux États-Unis, beaucoup de ceux qui prenaient leur résidence principale pour un actif se sont retrouvés en grande difficulté, quand ils ne pouvaient plus payer leur dette immobilière. Si la prédiction de l’auteur est juste, beaucoup des riches qui possèdent leur argent dans la bourse vont bientôt se retrouver très appauvris.

Fuller pensait que le réflexe naturel de nos leaders, lorsqu’ils étaient confrontés à un problème, était de l’enterrer et non de le régler. Le problème, c’est que tout finit par ressortir et que la situation devient alors intenable.

Pour que l’espèce humaine progresse à une étape supérieure, il faudrait que tout le monde apprenne à être coopératif et non plus compétitif. Ce n’est pas gagné.

Aujourd’hui, si deux étudiants coopèrent à l’école, c’est de la triche. En cela, une salle de classe n’est pas différente de la préhistoire. L’unique objectif n’est pas que tout le monde en apprenne le plus possible. Non, la seule chose qui compte, c’est de battre les autres. Et le seul élément qui importe aux parents, c’est comment leur enfant est classé par rapport à ses camarades. Si deux entreprises coopèrent au lieu de s’affronter, c’est une entorse aux lois contre les monopoles. En politique, si Républicains et Démocrates s’allient, c’est de la trahison. Heureusement, des contre-exemples existent. Dans l’apprentissage du Corps des Marines (soldats dans la marine américaine), la cohésion et l’esprit d’équipe au sein d’un groupe sont plus importants pour la note que le fait de battre d’autres groupes.

Chapitre 6 : Combien vaut un quadrillion ?

Nous savons tous qu’il y a des problèmes pour notre avenir financier, mais très peu arrivent à les voir. En effet, notre ère d’information est une ère invisible. Essayer de s’accrocher à un emploi stable toute sa vie à une époque où les robots sont sur le point de nous remplacer dans beaucoup d’emplois n’a aucun sens.

Le problème, c’est que nos leaders sont à peu près aussi aveugles que nous. Lorsqu’ils proposent de créer plus d’emplois, d’investir dans les infrastructures, de faire apprendre plus de maths et de science à l’école et d’encourager les jeunes à faire des études plus longues, ils proposent des solutions de l’ère industrielle pour résoudre des problèmes de l’ère d’information. Si les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres, c’est parce que les premiers ont compris que nous sommes dans une ère d’information, tandis que les seconds se croient encore à l’âge industriel.

Chapitre 7 : Comment voir l’invisible

Fuller était si suspicieux du pouvoir des mots qu’il fut totalement silencieux pendant deux ans, jusqu’à ce qu’il fût certain de pouvoir les utiliser d’une bonne manière. La grande différence entre les riches et les pauvres, ce sont les mots qu’ils utilisent. Les seconds parlent d’emplois, de carrière et de paye, tandis que les premiers discutent de rentes, d’investissement immobilier et de création d’entreprises. Si vous comprenez les mots actifs et passifs, vous avez bien plus de chances de devenir riche. Un bon exercice est de prendre le temps d’écrire sur une feuille tous ses actifs et tous ses passifs. Puis de se demander : si je m’arrête de travailler, combien de temps puis-je continuer à maintenir mon train de vie ? Vous vous demandez sans doute si devenir riche est si facile. Ce n’est pas facile, mais c’est très simple. Bien entendu, il faut que ce changement de mentalité débouche sur des actions concrètes.

Comme le dit une citation : « La seule chose nécessaire pour le triomphe du mal, c’est que les gens bien soient inactifs ». Malheureusement, c’est souvent le cas. Kiyosaki a été un des seuls à oser dire aux gens que leur résidence principale était un passif, et tout le monde s’est moqué de lui à l’époque. La crise immobilière de 2008 a montré qui avait raison. Heureusement, la vérité commence à sortir car de plus en plus de gens bien se mobilisent, comme Richard Duncan et Chris Martenson.

Partie 2 : Le présent

Introduction à la partie 2

Pourquoi les gouvernements continuent-ils à imprimer de l’argent alors que c’est cela qui conduit à la crise ? Cela est de la folie, je le sais et vous le savez. Alors comment réagir dans un monde gouverné par la folie ? Comment sauver sa peau et son argent ?

Chapitre 8 : Avant et après

Il y a une différence entre l’intérieur et l’extérieur. Il est facile de peindre une maison en ruine pour la faire paraître neuve, mais elle n’en est pas moins sur le point de s’effondrer. De même, pour changer un pauvre en riche, il faut effectuer une transformation intérieure. Voyez tous ces gens qui gagnent au loto et qui sont à la rue trois ans plus tard : c’est parce qu’on a juste repeint la maison sans la rénover vraiment. Le principal défi pour devenir riche est avant tout de transformer son état d’esprit. Les crises économiques sont causées par les gens qui sont pauvres à l’intérieur mais qui veulent qu’on les croie riches : toutes ces personnes de la classe moyenne qui se sont beaucoup trop endettées pour acheter des magnifiques maisons ont une part de responsabilité dans le crash immobilier. Il n’y a pas de mal à adopter le mode de vie d’un riche : le problème, c’est quand on n’a pas l’argent pour le payer.

Le livre Une seconde chance a pour but d’effectuer une transformation intérieure, une métamorphose spirituelle. Pour commencer, lorsque des gens ont des difficultés financières, il faut compatir mais ne pas se sentir désolé pour eux. En effet, si on se désole, on affirme inconsciemment que ces gens n’ont pas le pouvoir de devenir riches. Comme le dit le proverbe : « Donnez un poisson à un homme, vous lui donnez à manger pour une journée, apprenez-lui à pêcher, vous lui donnez à manger pour sa vie ». Plutôt que de donner de l’argent aux pauvres, enseignez-leur comment pêcher de l’argent. Les programmes d’aide du gouvernement sont de fausses bonnes idées, car ils maintiennent les gens dans la pauvreté.

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De même, offrir à ses enfants tous les biens matériels qu’ils désirent risque de leur donner un mauvais état d’esprit qui les rendra pauvres. Donald Trump, pour éduquer ses enfants, leur a appris très tôt la valeur de l’argent en les forçant à gagner eux-mêmes la somme nécessaire pour avoir ce qu’ils voulaient.

Il est important d’apprendre à se remettre rapidement sur pied après un échec et de savoir tourner la page. Dans le quartier ou habite l’auteur, 6% des gens se sont suicidés après la crise de 2008, oui, vous avez bien lu (note : il s’agit d’une estimation de Robert Kiyosaki, qui ne donne pas de sources statistiques précises pour soutenir cette information). On peut toujours sortir d’une mauvaise passe. En dix ans, Kiyosaki est passé d’une situation où il n’avait aucune épargne à l’état de propriétaire de 52 appartements, avec une rente de 100 000 dollars par an environ (sachant que le dollar valait bien plus à cette époque).

Il y a trois types d’épargne : l’épargne primaire, secondaire et tertiaire. L’épargne tertiaire englobe l’argent que vous stockez à la banque, les actions et les fonds d’investissement. L’épargne secondaire comprend l’immobilier et la possession d’une entreprise que vous contrôlez (une personne qui possède une boulangerie a de l’épargne secondaire, tandis que celle qui possède des actions au sein d’un grand groupe a de l’épargne tertiaire). L’épargne primaire repose sur des matières premières : or, pétrole, diamant… Si vous souhaitez vous placer à l’abri lors du prochain crash, il faut éviter à tout prix l’épargne tertiaire. L’or et l’argent ont l’avantage de ne pas pouvoir être imprimés à la demande par les gouvernements, contrairement à la monnaie liquide.

Pour devenir riche rapidement, il y a deux méthodes principales : créer une entreprise ou investir dans l’immobilier. Il faut prendre du temps pour savoir quelle méthode vous correspond le mieux, ou bien si vous pensez pouvoir vous lancer dans les deux. Il est important de choisir une voie qui vous intéresse, et que vous en deveniez un expert. Comme le disait le père riche de Kiyosaki : « Trouvez le jeu d’argent que vous aimez et jouez pour y gagner ».

Partie 3 : Le futur

« Quand la monnaie devient un déchet, alors le savoir est la nouvelle monnaie »

Introduction à la partie 3

Dans les parties 1 et 2, on a répondu à la question : « Est-ce que cela a du sens d’aller à l’école et d’apprendre si peu au sujet de l’argent ? » De plus, le salaire moyen des jeunes diplômés a baissé de 15% en 10 ans, et beaucoup d’étudiants doivent s’endetter pour financer leur cursus. Vladimir Lénine avait conseillé, pour détruire la bourgeoisie, de la prendre en étau entre taxe et inflation. Les différents présidents américains, même Reagan l’anticommuniste, ont suivi Lénine à la lettre. Le rêve américain devient peu à peu le rêve marxiste. Pendant ce temps, les riches, eux, utilisent la dette pour devenir plus riches. En effet, en s’enrichissant grâce à l’endettement, on échappe aux taxes. Et c’est donc la classe moyenne qui paye.

Dans les années 70, on pouvait espérer des taux d’intérêt sur son compte en banque de 15%. Aujourd’hui, on est plutôt dans les 1%. De même qu’il ne faut pas consommer de produits périmés, n’utilisez pas des idées périmées depuis les années 70 comme « mettre son argent à la banque est avantageux ».

Chapitre 9 : L’opposé de « fais des études »

Alors que Robert Kiyosaki rentrait de la guerre du Vietnam, il a demandé conseil sur ce qu’il devait faire. Le père pauvre a recommandé qu’il suive un M.B.A. (Master of Business Administration) tandis que le père riche lui a conseillé de suivre un séminaire en immobilier. La logique est opposée : avec un MBA, on se destine à être salarié au sein d’une grande entreprise, alors que le but du séminaire n’était pas de délivrer un beau diplôme pour impressionner les employeurs, mais d’être indépendant financièrement afin de ne plus avoir à frapper à la porte des employeurs pour vivre. Robert Kiyosaki a d’abord décidé de suivre les deux conseils : un MBA et le séminaire en immobilier en parallèle. Il a rapidement compris que le MBA ne servait à rien pour ses objectifs et il a donc décidé de faire uniquement le séminaire. L’éducation traditionnelle apprend à travailler pour l’argent, tandis que l’éducation financière apprend à acquérir des actifs qui produisent de l’argent.

Chapitre 10 : L’opposé de « ne fais pas d’erreurs »

« Les erreurs sont une mauvaise chose seulement quand elles ne sont pas admises » Fuller

À la fin du séminaire de trois jours en investissement immobilier, le professeur a annoncé : « Maintenant votre éducation commence ». Il a donné comme devoir aux étudiants d’écrire une analyse sur 100 propriétés à vendre, et d’en trouver quelques-unes qui seraient des perles rares. Cette expérience a permis à l’auteur de commencer à acquérir des actifs de manière très efficace et de trouver des très bonnes affaires. Il a traversé la ligne qui séparait classe moyenne et classe riche.

À l’école, on apprend que faire des erreurs est un signe de stupidité. C’est pourquoi beaucoup de gens sont toujours effrayés à l’idée de se lancer, par crainte que tout ne se passe pas parfaitement. Dans les cours du MBA, Robert Kiyosaki a pu voir qu’on leur enseignait à donner une unique bonne réponse et à éviter la moindre erreur. À l’inverse, le séminaire leur faisait apprendre par l’erreur. Cela s’appelle la pratique.

Chapitre 11 : L’opposé de « aie des bonnes notes »

Beaucoup de gens, avec la crise, retournent faire des études, pensant que c’est la seule solution pour s’en sortir. En 2012, pour la première fois aux États-Unis, le taux de chômage des diplômés d’une université est passé devant celui de ceux ayant juste fait le lycée.

Le système de notation à l’école évalue les humains comme des robots. Il y a à peu près deux compétences nécessaires pour être bon académiquement : la compétence analytique et la compétence linguistique. Le problème est que l’espèce humaine n’est pas constituée de robots. En plus de l’intelligence mentale, la seule nécessaire pour réussir à l’école, il y a l’intelligence physique (pensez aux danseurs ou aux golfeurs professionnels), l’intelligence émotionnelle (la capacité d’influencer les autres) et l’intelligence spirituelle (dans quelle mesure la personne a-t-elle une vision et un but pour sa vie).

Chapitre 12 : L’opposé de « trouve un bon emploi »

« Trop de spécialisation mène à l’extinction » Fuller

50 ans plus tôt, le rêve de tout le monde était de travailler dans une grande entreprise toute sa vie. Aujourd’hui, tout le monde veut être entrepreneur. Le problème, c’est que l’enseignement dans les universités fait de ses étudiants des spécialistes, alors qu’un entrepreneur est généraliste. Pour cette raison, beaucoup d’entrepreneurs échouent car il leur manque des compétences en business, qui ne sont pas enseignées, même en école de commerce.

Pour faire grandir son entreprise, il faut déléguer toutes les tâches opérationnelles à des spécialistes. Par exemple, donner la comptabilité à un comptable. Si vous voulez tout faire vous-mêmes, votre affaire ne grandira jamais, et vous devrez éternellement travailler 70 heures par semaine.

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Chapitre 13 : L’opposé de « désendette-toi »

Beaucoup d’experts recommandent d’éliminer absolument toute dette. La réalité est un petit peu plus compliquée. Prenez bien soin de distinguer bonne et mauvaise dette : la bonne dette sert à investir, tandis que la mauvaise dette a pour but de vous permettre de consommer davantage. Pour faire court, la dette du gouvernement est de la mauvaise dette, car elle est utilisée pour régler les dépenses courantes. De plus, les enfants d’aujourd’hui vont être sacrifiés à cause de notre négligence.

L’auteur, pour construire sa fortune, s’endettait pour acheter des biens immobiliers qu’il mettait en location. Il utilisait, pour investir, l’argent des autres. Ce qui est intéressant, c’est que le Retour Sur Investissement est alors infini, puisque vous investissez 0 euro de votre poche pour acquérir un appartement qui vous rapporte des bénéfices. En plus, plus vous pratiquez cette méthode, plus vous serez compétents, et plus vous aurez de chance de réaliser des affaires exceptionnelles.

Chapitre 14 : L’opposé de « vivez en dessous de vos moyens »

« Dieu veut que nous soyons tous riches » Fuller

Beaucoup de conseillers financiers recommandent de vivre en dessous de ses moyens. Dans la réalité, une grande partie de la classe moyenne vit au-dessus de ses moyens. Beaucoup de gens qui ont de magnifiques voitures, habitent dans une très belle maison et prennent des vacances dans les plus beaux endroits, sont à peine à quelques milliers d’euros de la faillite. Que faire, donc ? Listez sur une feuille de papier tout ce que vous voulez avoir, que ce soit une maison de rêve ou une voiture. Ensuite, écrivez les actifs que vous allez acquérir, qui vont vous permettre de vous offrir les éléments de votre liste. Regardez cette liste tous les jours.

Chapitre 15 : L’opposé de « ne trichez pas »

À l’école, donner de l’aide aux gens qui en ont besoin s’appelle de la triche. À l’inverse, pour être riche, il est bon de se faire aider par des spécialistes : l’objectif n’est pas d’être plus intelligent que les autres, mais de mettre le savoir en commun. Résoudre des problèmes demande souvent des gens compétents dans des domaines très différents.

Chapitre 16 : L’opposé de « les riches sont des gens avides »

Beaucoup sont persuadés que les riches sont des gens avides. Certains le sont. Mais la majorité n’est pas devenue riche comme cela. Les gens devenus riches par avidité sont les politiciens corrompus et les PDG qui ont été parachutés à la tête d’une entreprise et qui la ruinent par leur incompétence. Mais beaucoup de gens ont atteint la richesse par la générosité. Walt Disney. Henry Ford. Sergey Brin. Le manque d’éducation financière fait que certaines personnes sont avides.

Chapitre 17 : L’opposé de « investir est risqué »

La majorité pense qu’investir est risqué. Et le pouvoir financier veut que vous pensiez cela. Lorsque vous avez appris à marcher, vous passiez votre temps à tomber. Aujourd’hui c’est un acte naturel. L’investissement, c’est exactement comme apprendre à marcher. Prenez contrôle de votre éducation, du choix des personnes qui vous conseillent, et de votre temps. Et tout ira bien.

Sur les dollars, il est écrit « en Dieu nous croyons ». Mais on peut douter que Dieu croit encore au dollar, après que la banque fédérale se soit amusée à jouer la planche à billets.

Chapitre 18 : L’opposé de « économisez de l’argent »

Plus tôt dans Une seconde chance, on s’est demandé : « Pourquoi économiser de la monnaie quand le gouvernement imprime de la monnaie ? » Il y a un autre investissement à éviter : les fonds. Pour faire simple, vous prenez 100% des risques et récoltez 30% des bénéfices. Vous ignoriez peut-être cela, et la raison est très simple. Les élites financières contrôlent ce que vous étudiez, afin que vous soyez ignorants et leur donniez votre argent. Steve Jobs a arrêté l’université afin de pouvoir apprendre ce qu’il voulait.

Chapitre 19 : L’opposé de « une urgence est mauvaise »

Le problème qui ronge le monde, c’est que trop de gens ont une attitude passive, attendant que le gouvernement vienne résoudre tous leurs problèmes. Notre défi en ce moment : déterminer qui va construire le futur. Prenez conscience que dans chaque crise il y a toujours de très bonnes opportunités.

Conclusion sur “Une seconde chance” :

Une seconde chance est un livre très intéressant qui approfondit parfaitement les concepts évoqués dans Père Riche Père Pauvre. Vous pouvez bien sûr ne pas être d’accord avec le message politique du livre (il y a un complot du pouvoir pour voler votre argent), mais les conseils donnés pour se protéger lors des crises financières n’en demeurent pas moins extrêmement pertinents. Robert Kiyosaki donne une marche à suivre qui est extrêmement simple, toute prête à utiliser.

Lorsqu’on lit attentivement ce livre, on se pose régulièrement la question : « Mais pourquoi tous ces conseils ne sont-ils pas enseignés à l’école et connus par tout le monde ? ».

Personnellement, je pense qu’il serait bien que le système scolaire nous donne une culture financière qui nous permette de choisir entre la vie de salarié et celle d’entrepreneur. Démarrer dans la vie avec l’enseignement de Kiyosaki mais aussi celui de ses détracteurs permettrait à chacun de faire ses choix en adulte averti. Trop de gens se retrouvent salariés par défaut.

Points forts d’Une seconde chance :

Points faibles d’Une seconde chance :

  • Les idées d’Une seconde chance sont mal organisées et la structure est très brouillonne
  • Kiyosaki, dans certains passages, parle beaucoup de politique, ce qui n’est pas forcément
  • Intéressant dans un livre d’épargne personnelle

La note de Hugues Herrmann du blog Les secrets du business :

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Avez-vous lu le livre d’Une seconde chance ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (3 votes, moyenne: 4,67 out of 5)

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Je vous invite aussi à visionner ma vidéo intitulée “Les 10 étapes pour devenir indépendant financièrement” qui accompagne très bien cet article 🙂:

3 leçons à tirer du livre Une seconde chance de Robert Kiyosaki

  1. Vous ne pouvez pas avoir d’éducation financière à l’école, ils vous apprennent seulement à être pauvre.
  2. Choisissez l’une des 4 catégories d’actif (entreprenariat, immobilier, produits de base, actions) et commencez à vous éduquer.
  3. Ne craignez pas l’endettement. Prenez plutôt des dettes et utilisez-les pour acquérir des actifs.

 

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8 Commentaires pour :

Une seconde chance

  • Hugues

    14 Nov 2017 à 22:15

    Si vous avez des questions sur le livre, posez les moi!

    Répondre



    • Hugues

      14 Nov 2017 à 22:46

      Sauf erreur de ma part, le lien vers Les secrets du business juste après “La note de Hugues Herrmann” ne marche pas. Pourriez-vous si il vous plaît le régler?

      Répondre



      • Hugues

        15 Nov 2017 à 07:34

        Comme le dernier lien vers mon blog ne marche pas, je me permet de le remmetre ici:
        http://lessecretsdubusiness.fr/

        Répondre



        • Victoire

          15 Nov 2017 à 07:54

          Je viens de lire cet article. Il me donne envie de lire ce livre qui me semble très original. Même si je pense que je ne vais pas en partager toutes les idées.

          Répondre



          • Hugues

            15 Nov 2017 à 10:02

            Merci beaucoup pour votre commantaire. N’hésitez pas à sauter certains passages politiques si cela ne vous passionne pas. Je pense que ce livre devrait cependant beaucoup vous plaire, car il y a une approche assez original de l’épargne personnelle, et tout est beaucoup plus approfondie que dans Père riche père pauvre. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me demander!

            Répondre



          • Léo

            19 Nov 2017 à 09:38

            Je viens de lire votre article très instructif et vais acheter le livre que vous recommandez, notamment car le savoir est notre nouvelle monnaie comme vous le dites, j’en suis également convaincu.

            Répondre



            • Hug

              21 Nov 2017 à 07:32

              Merci beaucoup pour votre commentaire et bonne lecture!

              Répondre



            • Isa

              23 Déc 2017 à 21:13

              Merci de nous avoir résumé ce livre. J’ai trouvé du plaisir à lire votre article. Assez d’accord sur votre commentaire de la fin : quand on commence à travailler, on n’a aucune, strictement aucune culture financière.

              Répondre









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