L’hypothèse du bonheur

L'hypothèse du bonheur

Phrase-résumée de « L’hypothèse du bonheur » : Si les philosophies anciennes comme le stoïcisme et le bouddhisme offrent des pratiques très utiles comme la méditation et la modération, les récentes découvertes de la science moderne semblent prouver qu’elles se trompaient en prétendant que les facteurs extérieurs n’ont aucune influence sur le bonheur.

Par Jonathan Haidt, 2006, 320 pages

Titre original: «The happiness hypothesis»

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Hugues Herrmann du blog www.lessecretsdubusiness.fr

Chronique et résumé de “L’hypothèse du bonheur” :

Introduction

Comment devrais-je mener ma vie ? Beaucoup de gens se posent cette question, et ils n’ont pas besoin de chercher beaucoup pour avoir des suggestions, étant donné que le sujet a été abordé de toutes les manières imaginables par auteurs et philosophes depuis des millénaires. L’hypothèse du bonheur se concentre sur 9 grandes idées, chaque chapitre partant de conseils donnés par des philosophies anciennes pour les rejuger à la lumière des découvertes scientifiques récentes.

1. La division du moi

La pensée humaine repose sur la métaphore. Platon considérait que l’âme était une charrette dont les rênes étaient tenues par la raison. Il jugeait que certaines émotions, comme l’amour de l’honneur, étaient bonnes, et que d’autres, comme l’avidité, étaient mauvaises. Mais aujourd’hui, on essaye de plus en plus de comparer l’esprit humain à un ordinateur. La psychologie sociale cherche à expliquer les causes précises de tous les comportements. Les économistes, lorsqu’ils élaborent leur théorie, font comme si les humains se comportaient de manière totalement rationnelle. Mais on se demande alors pourquoi on continue à faire tant de choses stupides. La réponse est qu’il y a plusieurs parties en désaccord permanent en nous.

  1. Le premier désaccord est celui de l’esprit contre le corps. Par exemple, souvent on n’est pas maître de l’expression affichée par notre visage.
  2. Le deuxième désaccord est celui de la partie gauche du cerveau contre la partie droite. Chez certaines personnes atteintes d’une maladie rare, on a pu observer que les deux mains refusaient de coopérer. Une main peut saisir un téléphone, mais ne pas pouvoir ensuite le passer à l’autre main. Les parties du cerveau sont également divisées entre celles qui sont jeunes dans l’histoire de l’évolution et celles qui sont plus anciennes. Entre celles-ci, si la partie inconsciente fonctionne souvent bien mieux que la partie consciente pour résoudre des problèmes complexes, c’est parce que la première a eu beaucoup plus de temps pour se former au cours de la sélection naturelle. On trouve une opposition entre des parties qui fonctionnent de manière automatique, et d’autres qui reposent sur le contrôle conscient. Ce dernier permet d’avoir une vision à long terme contrairement aux réflexes immédiats.

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2. Changer son esprit

« Ce que nous sommes aujourd’hui vient de nos pensées d’hier, et nos présentes pensées construisent notre vie de demain : notre vie est la création de notre esprit » Bouddha

L’idée la plus importante que l’on retrouve dans le bouddhisme et le stoïcisme est celle-ci : ce qui se passe dans le monde physique nous affecte seulement à travers l’interprétation que l’on en fait, donc si l’on contrôle nos interprétations, nous contrôlons notre monde. Boethius, philosophe, après une vie de richesse et de gloire, s’est retrouvé enfermé en prison puis exécuté. Dans « La consolation de la philosophie », écrite pendant qu’il était emprisonné, il explique comment la philosophie lui a permis de surmonter cette mauvaise situation, en la considérant simplement comme un des actes de la pièce de la vie.

Les psychologues ont remarqué que pour un patient qui aurait besoin d’être plus organisé dans sa vie, il y en a des dizaines d’autres qui devraient au contraire se détendre et moins essayer de tout contrôler.

L’être humain possède un fort biais négatif : cela signifie, par exemple, que la douleur de perdre 30 euros au casino est bien plus importante que la joie d’y gagner la même somme. De plus, les émotions nous conduisent à interpréter le monde extérieur avec un filtre : une vague de colère va nous faire prendre tout ce que disent les autres pour une insulte ou une attaque.

Pour expliquer l’attitude de chaque individu face aux évènements extérieurs, c’est-à-dire son degré de pessimisme ou d’optimisme, la génétique joue un rôle important. Selon les parents qui lui ont donné naissance, chaque personne a tendance à avoir un degré de bonheur moyen plus ou moins élevé. Néanmoins, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas changer si vos gènes vous ont donné une tendance malheureuse.
La méthode la plus ancienne et la plus efficace est la méditation. Cette dernière diminue le stress et augmente le contentement. Elle existait en Inde bien avant le bouddhisme, mais ce dernier a contribué à sa diffusion dans le monde entier. Pour le Bouddha, être attaché à des éléments du monde physique consiste en la même chose que de jouer à un jeu de roulette truqué : plus on joue, plus on perd. Étant donné que l’on retire bien plus de souffrance en perdant que de joie en gagnant, il faudrait arrêter de jouer à la roulette, c’est-à-dire être détaché de tous les événements qui nous arrivent. Dans le chapitre 5, l’auteur reviendra sur ce point pour nous dire s’il s’agit vraiment d’une bonne stratégie pour la plupart des gens.

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Pour changer son esprit, la méditation est la technique utilisée en Extrême-Orient, tandis qu’en Occident, on a souvent recours à la thérapie cognitive. Étant donné que les gens dépressifs ont tendance à voir le monde à travers un miroir négatif, on force les patients à faire tous les jours des petits exercices apportant chacun une dose de bonheur : par exemple, aller marcher une demi-heure plutôt que de rester chez soi à ruminer. Bien évidemment, beaucoup de gens ont également recours à une thérapie beaucoup plus dangereuse : la drogue. L’auteur a consommé du Prozac pendant plusieurs mois. Au début, les effets semblaient uniquement positifs, mais au bout de quelques semaines, il souffrit de dangereuses pertes de mémoire, ne se souvenant plus du nom de ses amis proches. Cette méthode est donc à déconseiller absolument dans tous les cas.

3. La réciprocité et la vengeance

Zigong demanda : « Existe-t-il un seul mot qui pourrait guider la vie entière de quelqu’un ? » Le maître répondit « Ne devrait ce pas être la réciprocité ? Ce que vous ne désirez pas que l’on vous fasse, ne le faîtes pas aux autres » Confucius, philosophe chinois

Lorsque des philosophes décident de choisir un concept pour le placer au-dessus des autres, la réciprocité est souvent le gagnant. L’espèce humaine étant caractérisée par son ultra-sociabilité, des interactions entre individus qui ne se connaissent pas arrivent tout le temps. Pour savoir comment se comporter avec des inconnus, il faut bien décider d’une règle.

Que feriez-vous si un inconnu vous offrait un cadeau à Noël ? Dans son livre « Influence et Manipulation », Robert Cialdini explique que la majorité des gens offriront en retour un cadeau à cette personne.

Le mal pur est beaucoup moins fréquent que l’on pense. Dans la plupart des cas de conflits, les deux parties ont une responsabilité importante. Ainsi, des études ont montré que dans la moitié des cas de violence physiques au sein d’un couple, les deux parties avaient été physiquement violentes. Dans tous les cas graves qui font la une des journaux, l’histoire est bien plus complexe que ce que ces derniers laissent entendre.

4. Les principes du progrès et de l’adaptation

Les personnes qui ont écrit les Ecclésiastes cherchaient à éviter la déception liée au succès. Pensez-y : pour beaucoup de choses dans la vie, on travaille avec acharnement pour les atteindre, puis une fois qu’on y est parvenu on ressent un moment d’excitation intense, quelques heures ou quelques jours. Puis, on ne ressent plus aucune joie d’avoir accompli l’objectif, et on ne peut qu’observer la disproportion entre l’effort intense nécessaire durant des mois pour se rapprocher du but, et le si bref instant d’euphorie que l’on a retiré en échange.

Imaginons deux événements qui seraient la meilleure chose et la pire qui puissent vous arriver. Le premier serait de gagner 20 millions d’euros au loto, et le deuxième serait un accident de voiture qui vous empêcherait de marcher à vie. Vous pensez sans doute atteindre le bonheur éternel dans le premier cas, et être totalement incapable de subir le deuxième. En réalité, vous vous trompez. La différence sur votre bonheur entre ces deux événements ne sera pas si importante que cela. Certes, il vaut quand même mieux gagner au loto qu’avoir un accident. Mais le cerveau possède une très bonne capacité à s’adapter à toutes les situations, même les plus extrêmes. Et lorsque l’on s’adapte, on ne ressent plus ni joie ni tristesse. En plus de l’adaptation, n’oubliez pas les relations sociales. Celui qui a gagné au loto va voir beaucoup de ses « amis » et membres de sa famille se dresser autour de lui comme des rapaces et a de bonnes chances de se retrouver très isolé. À l’inverse, la victime de l’accident va probablement être témoin de la générosité de toutes ses connaissances. Tandis que le gagnant, après avoir gagné au loto, va trouver les choses de plus en plus fades, et donc rentrer dans une spirale sans fin d’achats de tous les biens matériels pour tenter de satisfaire un désir insatiable, la victime aura désormais compris à quel point la vie est une chose précieuse et se mettra à apprécier pleinement chaque minute comme une bénédiction.

5. Une hypothèse du bonheur précoce

Bouddha et Epictète critiquaient la tendance des gens à consacrer leur vie à une course au rat et les encourageaient à arrêter. Leur hypothèse du bonheur peut se résumer ainsi : « Le bonheur vient de l’intérieur, et il ne peut pas être trouvé en cherchant à rendre le monde conforme à vos désirs ». Néanmoins, ils ne demandaient pas à leurs disciples d’aller vivre au fond d’une cave : bouddhistes et stoïques étaient autorisés à continuer à vivre en société.

S’ils avaient raison, cela signifie que nous devrions changer radicalement la manière dont nous pensons notre vie. Mais avaient-ils vraiment raison ? Autant les recherches montrent que la génétique a une grande influence sur le niveau de bonheur, autant le niveau social semble avoir peu d’impact. Prenons l’exemple de Bob et Marry. Bob gagne 100 000 dollars par an, habite en Californie du sud, et sa condition physique est impeccable. Marry vit avec son mari à Buffalo, New York, et leur salaire combiné est de 40 000 dollars. Elle souffre de problèmes d’obésité importants, et consacre la plupart de son temps libre à faire du bénévolat pour l’église. Si je vous demande quelle vie vous choisiriez, vous répondrez sans doute Bob. Pourtant, Marry est bien plus heureuse pour la simple raison qu’elle possède quelque chose dont ce dernier manque cruellement : les relations sociales. Il semblerait que ces dernières soient le facteur extérieur qui a le plus d’impact sur le bonheur.

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Sheldon appelait l’équation suivante « la formule du bonheur » :

H= S+C+V

Cela signifie que le niveau de votre bonheur (H) est égal à votre configuration génétique (S), plus les conditions de votre vie (C), plus les activités volontaires que vous faites (V).
Les conditions de votre vie sont des choses qui restent constantes pendant une certaine période, et auxquelles vous allez probablement vous adapter comme votre richesse ou l’endroit où vous vivez. A l’inverse, les activités volontaires sont des choses que vous décidez de faire, comme méditer, partir en vacances, ou lire un livre.
Selon les bouddhistes et les stoïques, l’équation serrait en réalité H= S+V étant donné qu’ils prescrivaient des activités volontaires comme la méditation, mais disaient que les conditions de votre vie n’ont aucun impact sur le bonheur. L’hypothèse génétique extrême, selon laquelle seul vos gènes déterminent votre bonheur, considère que H=S. La science moderne considère que certaines seulement des conditions de votre vie ont en réalité une vraie importance, et qu’effectuer certains changements bien précis peut conduire à plus de bonheur sur le long terme, ou bien plus de malheurs… Parmi les situations auxquelles on ne s’adapte jamais totalement, il y a le stress des embouteillages et un environnement bruyant qui empêche de dormir la nuit. Cela signifie qu’habiter très loin de son travail pour pouvoir habiter dans une maison très grande est une très mauvaise idée.

Un axiome de toute la science économique est que le choix des gens est rationnel, et cela fait marcher la « main invisible » d’Adam Smith. Pourtant, beaucoup se consacrent à des buts qui travaillent contre leur propre bonheur. On se demande pourquoi la plupart des gens consacrent autant d’argent à l’achat de biens matériels encombrants dont ils se lasseront très vite, plutôt que de tout simplement travailler moins pour avoir plus de temps à passer en famille. Les gens seraient plus heureux s’ils travaillaient moins et prenaient plus de vacances, tant bien même cela signifierait une paye plus basse.

6. L’hypothèse du bonheur reconsidérée

Quand l’auteur écrivait L’hypothèse du bonheur, il songea que le Bouddha pourrait gagner le titre du « meilleur psychologue des trois mille dernières années ». Mais en cherchant plus, il a trouvé que le bouddhisme pourrait être basé sur une exagération voire même un mythe. Si l’on en croit les récits, Bouddha était le fils d’un roi indien. À sa naissance, le roi eut une prophétie indiquant que celui-ci était destiné à quitter le royaume. Pour cette raison, il essaya de l’inonder de plaisirs matériels afin de lui épargner les souffrances du monde. Mais un jour, le Bouddha sortit dans la ville, et vit trois hommes : un vieillard, un malade et un mort. De cette expérience, il en déduit que la vie n’est que souffrance. Mais que se serait-il passé s’il était allé parler à ces trois personnes ? Peut-être aurait-il découvert qu’elles ne souffraient pas autant qu’il le pensait.

C’est ce qu’a fait Robert Biswas-Diener, un psychologue très aventureux. Il a voyagé dans le monde entier pour interroger les gens sur le niveau de satisfaction de leur vie. Ce qu’il a découvert, c’est que les gens qui vivent dans des conditions jugées horribles sont souvent moins malheureux que l’on pense. Même des femmes à Calcutta obligées de se prostituer pour survivre, étaient en général plutôt satisfaites de leur vie. Malgré leur condition très pauvre, elles avaient des amis très proches, et des familles qu’elles aimaient beaucoup. Une autre raison de la thèse extrême du bouddhisme est l’époque où celui-ci est né : à ce moment, les turbulences politiques étaient si grandes que vie et fortunes se détruisaient constamment. Certes, cela arrive aussi à notre époque, mais ça n’est pas comparable.

Pour la première fois de l’humanité, dans les pays développés, la plupart des gens vivront plus de 70 ans. Beaucoup de philosophes occidentaux ont regardé les mêmes afflictions que le Bouddha, vieillesse, maladie, et mort, et en ont déduit la conclusion opposée : la vie doit être vécue en supportant ses émotions. L’indifférence émotionnelle recommandée par Bouddha et Epictète rendrait la vie morne et inintéressante. L’attachement apporte peut-être de la douleur, mais il nous donne aussi nos plus grandes joies. Néanmoins, cela ne signifie pas que l’auteur rejette à 100% ces doctrines, mais plutôt il nous propose un principe comme le yin et le yang : « Le bonheur vient de l’intérieur, et le bonheur vient de l’extérieur ».

7. L’usage de l’adversité

Beaucoup de sociétés ont une tradition de destin prédéterminée. Les hindous croient que chacun, à sa naissance, est assigné d’un chemin à suivre. Imaginons que vous soyez parents, et que vous puissiez accéder à la feuille où est écrite le destin de votre enfant. Vous seriez sans doute tentés de supprimer d’un coup de stylo tous les événements négatifs. Mais attention, à vouloir bien faire, vous pourriez causer du tort. Si jamais Nietzsche avait raison en disant que si ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, vous pourriez rendre votre enfant faible et incomplètement développé. Peut-être les gens ont-ils besoin de l’adversité pour atteindre les plus hauts niveaux de force et de développement personnel. Bien entendu Nietzche se trompait : beaucoup d’événements sont traumatisants sans augmenter la force de la personne. Un des amis de l’auteur a vu sa femme s’enfuir en kidnappant ses enfants. Il ne les a retrouvés que plusieurs mois plus tard. Bien évidemment, on ne souhaite ce genre d’événements à personne. Mais il y a eu des côtés positifs. Tous d’abord, il a réalisé l’importance de la famille et a bien augmenté le temps consacré à ses enfants. Ensuite, l’expérience lui a permis d’approfondir ses liens avec ses amis, qui sont tous venus pour le soutenir, et avec ses parents, qui ont même déménagé pour l’aider à élever ses enfants. Faire face à un challenge va vous forcer repousser les limites de vos capacités.

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Cela signifie-t-il qu’il serait dangereux de protéger ses enfants trop étroitement ? On se retrouve face à un dilemme. Le seul conseil que l’on peut vous donner, c’est de n’en faire ni trop ni trop peu.

8. La félicité de la vertu

Lorsque les vieux sages recommandent la vertu aux jeunes, ils se comportent en commerciaux, leur disant : vient, j’ai une substance qui va te donner la paix, le bonheur et la sagesse. Même si ces sages, lorsqu’ils étaient jeunes, se sont révoltés contre les vieilles autorités : Bouddha a fui le palais de son père pour construire sa philosophie. Mais la vertu rend-elle vraiment heureux ? Est-ce vrai qu’agir dans l’intérêt des autres est quelque chose de bon pour moi ? Si vous croyez en une religion, vous prenez en compte le jugement après la mort, quasiment omniprésent. Mais même si vous êtes athée, il y a plusieurs évidences que faire des donations et apporter du soutien aux autres augmente le bonheur. De même, donner du sang encourage les gens à se sentir bien et à avoir une haute opinion d’eux-mêmes.

9. Conclusion : l’équilibre

L’ancien symbole chinois du yin et du yang représentait l’idée de la valeur de l’éternelle balance entre deux principes opposés. Cela n’est pas juste une idée extrême orientale, mais une « Grande Idée », qui résume le reste de L’hypothèse du bonheur. On a souvent considéré la science et la religion comme étant opposés, mais comme on l’a vu dans L’hypothèse du bonheur, les sagesses de religions anciennes et la science moderne sont toutes les deux nécessaires dans notre quête vers le bonheur. Bouddha, Epictète, et Lao Tseu en connaissaient peu sur la science neurologique, mais ils étaient de très bons psychologues, et à défaut d’avoir eu à 100% raison, les techniques qu’ils ont enseignées comme la méditation ont changé la vie de milliards de personnes. On dit aussi que les approches de la vie occidentale et extrême orientale sont opposées : l’Orient encourage le collectivisme, et l’Occident l’individualisme. Mais différentes personnes à différents moments de leur existence retireront des bénéfices à tendre vers l’une ou l’autre approche. Ce qu’on remarque, c’est que chaque culture a développé une expertise sur l’une des parties de l’existence humaine, mais aucune n’est experte en tous.

Conclusion sur “L’hypothèse du bonheur” :

L’hypothèse du bonheur offre un aperçu assez exhaustif de toutes les théories qui existe sur le bonheur, que celles-ci viennent de la philosophie ou de la science moderne. L’auteur parvient, dans une certaine mesure, à réunir les meilleures idées de chaque théorie pour nous aider à faire notre choix. Que ce soit à travers la méditation, la bonne dépense de l’argent, ou la reconnaissance que l’autre n’est pas forcément en tort sous prétexte qu’il nous critique, les idées concrètes et simples à mettre en œuvre ne manquent pas.

Points forts :

  • Beaucoup d’astuces pratiques à appliquer
  • Des idées et raisonnements bien argumentés
  • Un des seuls livres aussi exhaustifs sur le sujet

Points faibles :

  • Certains chapitres sont un peu trop longs avec des passages pas forcément très intéressants et un peu inutiles
  • Pour certains des points importants, on reste un peu sur sa faim : on aimerait bien parfois un peu plus de détails

La note d’Hugues Herrmann du blog “Les secrets du business” :

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Les 5 étapes de L’hypothèse du bonheur :

  1. Faites votre diagnostic
  2. Améliorez votre hygiène mentale
  3. Améliorez vos relations
  4. Améliorez votre travail
  5. Améliorez votre connexion à quelque chose au-delà de vous-même.

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7 Commentaires pour :

L’hypothèse du bonheur

  • Charlotte

    20 Fév 2018 à 17:42

    Merci à l’auteur pour ce résumé du livre. C’est très intéressant. J’ai l’impression que ce livre sort des recettes toutes faites (qui en général ne fonctionnent pas) et cela me plaît. Je vais me l’acheter en format Kindle.

    Répondre



    • Sam

      20 Fév 2018 à 19:39

      Excellent article ! J’espère que tu en feras plus sur ce blog
      PS : je suis aussi allez voir ton blog les secrets du business, il est supe

      Répondre



      • Pierre

        20 Fév 2018 à 22:19

        Article dense, documenté et passionnant qui ouvre de nombreuses perspectives et pistes. La notion des ”activités volontaires”, le ”V” de l’équation est une invitation à l’action !

        Répondre



        • Hugues

          21 Fév 2018 à 09:09

          Bonjour Pierre,
          Je suis très content que vous ayez apprécié mon article !
          Hugues

          Répondre



        • L’hypothèse du bonheur – Des livres pour changer de vie – Monter un business en ligne

          14 Mar 2018 à 12:10

          […] de « L’hypothèse du bonheur » : Si les philosophies anciennes comme le stoïcisme et le bouddhisme offrent des pratiques très […]

          Répondre




          • […] occident, le bonheur reste encore une notion floue et insaisissable, un bienfait mystérieux tombé du ciel. Dans ces […]

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            • […] sagesse, pour Sénèque, c’est de bien placer son bonheur, c’est-à-dire dans ce qui ne dépend pas de […]

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