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Guide du burn-out

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Résumé du “Guide du Burn-Out – Comment l’éviter ? Comment s’en sortir ?” d’Anne Everard : C’est LE livre à mettre entre les mains de toute personne en plein burn-out, afin de l’aider à comprendre ce qui lui arrive et à guérir.

Par Anne Everard, 2017, 224 pages

Note : Cet article invité a été écrit par Audrey Océana du blog Le Son du Bonheur.

Chronique et Résumé du “Guide du Burn-out” d’Anne Everard

Anne Everard a conçu son livre comme un guide pratique, dans lequel nous pouvons aller chercher les informations qui nous intéressent sans être obligés de suivre la chronologie du livre.

Elle surnomme affectueusement les « burnies », les personnes atteintes de burn-out.

Les chapitres ont ici été numérotés pour faciliter la lecture du résumé.

Chapitre 1 : Quand le burn-out est là

« Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort » Friedrich Nietzsche

Dans ce premier chapitre du Guide du burn-out, Anne Everard nous explique ce qu’est un burn-out.

Chaque personne atteinte de burn-out, « les burnies », a sa propre histoire, ses propres symptômes.

Néanmoins, nous pouvons retrouver des points communs à tous :

  • Contrairement à un surmenage, se reposer quelques jours ou semaines ne suffiront pas à guérir.
  • La personne se sent littéralement vidée de son énergie, même si de l’extérieur, elle n’a rien laissé paraître.
  • Le corps du burnie s’arrête brutalement de fonctionner, quoiqu’en dise sa tête. Il est comme brûlé de l’intérieur.
  • Il y a un épuisement physique, émotionnel et mental, même si la proportion entre les 3 peut-être variable selon les burnies

« Fondamentalement, le burn-out se manifeste lorsque notre tête prend le contrôle de notre vie et que notre corps estime que l’on est trop éloigné de ce qui est juste pour nous. Il fait alors sauter les plombs », Anne Everard

De nombreux témoignages viennent compléter cette partie :

« Un vendredi soir, j’ai travaillé jusqu’à 23h pour boucler mes dossiers. Je suis rentré chez moi et me suis effondré. Un effondrement total » Jacques – informaticien – 52 ans

« Un matin, j’étais au volant de la voiture pour rejoindre le bureau … les larmes ont coulé, impossible d’avancer, je vivais à 100 à l’heure, j’étais prête à exploser comme une cocotte minutes », Véronique – ingénieur – 49 ans

« Le matin, je ne me suis plus levée, quelqu’un avait débranché la prise […] j’ai dormi pendant trois mois », Anne – juriste – 47 ans

burn out agir rapidement

L’auteure conseille d’aller consulter son généraliste dès la suspicion de la maladie, afin de prendre les mesures nécessaires le plus vite possible. Votre généraliste doit être votre allié tout au long de votre parcours.

Dès le diagnostic posé par un médecin, Anne Everard souligne dans son guide, qu’il est indispensable de s’arrêter complétement. Le burnie doit reprendre des forces. Ne poussez pas d’avantage votre corps, au risque de chuter encore plus bas et de retarder votre guérison. Malheureusement, de nombreux burnies tombent dans cet écueil.

Chapitre 2 : Les causes du burn-out

Dans son guide, Anne Everard nous explique qu’un burn-out est bien d’ordre psychologique puisqu’aucun microbe n’est venu frapper le burnie.

Aussi, il est primordial d’en comprendre l’origine afin d’éviter de reproduire les mêmes erreurs, qui aboutiraient aux mêmes conséquences.

A noter que le burn-out est une maladie qui touche tous les types de population. Les travailleurs sont ceux dont on entend le plus parler, mais il touche aussi les mères au foyer et les adolescents.

Anne Everard, se penche dans son guide sur les causes du burn-out. Elle précise qu’elles sont souvent multifactorielles :

  • Cause # 1 du burn-out – La vie professionnelle :

Le monde du travail a fortement évolué ces dernières années.

Avec l’arrivée d’internet, tout s’est accéléré : les demandes, les échéances, les projets, …. Tout devient urgent et prioritaire.

La pression et le stress sont de plus en plus forts au sein des entreprises.

« Mes clients envoient un mail et appellent cinq minutes pour savoir ce que je leur propose. […] Les rendements doivent être plus élevés, […] plus d’agressivité, de pression, je n’en peux plus ». Valérie – employée de bureau – 55 ans.

« Le management passait son temps à intercaler des projets additionnels aux objectifs, […] toujours plus de travail et une énorme pression ». Jacques

La modification des espaces de travail et la multiplication des open-space ont également rendu plus difficiles les temps de récupération et de retour au calme.

De plus, avec l’introduction des téléphones et ordinateurs portables, la frontière entre vie privée et vie professionnelle est, dès fois, devenue très floue. Au sein même de leur vie privée, les personnes sont hyperconnectées, rarement au repos ou seule avec elles-mêmes.

Tous ces éléments accentuent les risques de burn-out.

  • Cause # 2 du burn-out – La vie privée :

Dans son guide, l’auteure nous explique qu’un burn-out peut également prendre sa source dans le domaine personnel. La naissance des enfants est une des étapes qui peut créer une désorganisation ou une surcharge limitant les temps de repos nécessaires à un bon équilibre.

« Mes enfants m’occupaient 20 heures par jour, 7 jours sur 7. Je commençais à péricliter. Pascale – mère de famille – 33 ans.

« Mon emploi du temps était déjà bien rempli avant l’arrivée des enfants. J’ai continué à travailler autant. Les mauvaises nuits en plus. Mon travail n’avançait pas comme je le voulais, je devais m’y mettre les soirs et les weekends ». Anne

Différents accidents de vie comme une séparation, un divorce, une maladie ou un décès peuvent également fragiliser notre équilibre personnel et mener au burn-out.

« J’ai dû porter la famille à bout de bras. J’aidais tout le monde et moi j’étais anéantie ». Sophie – Fleuriste – 37 ans

  • Cause # 3 du burn-out : Les causes individuelles

Le burn-out trouve également sa source dans la personnalité même du burnie.

Ce sont souvent des personnes enthousiastes, dynamiques, voire hyperactives et de très bons professionnels qui sont victimes de burn-out.

« Souvent on retrouve des caractéristiques communes dans la personnalité des burnies : le perfectionniste, l’envie de bien faire, le sens de l’effort, un certain idéalisme ».

Le burnie est souvent une personne qui s’en demande beaucoup trop avec des idéaux difficiles à atteindre : il veut tout assumer, sur tous les fronts, en même temps : travail, enfants, famille, couple, maison, amis… et objectifs personnels.

Sa vie est jalonnée de multiples « il faut… » et « je dois… », qu’il confond avec des valeurs fondamentales.

Beaucoup de ces injonctions prennent leur source dans l’environnement éducatif ou sociétal du burnie. Quoiqu’il en soit, dans son guide, Anne Everard insiste sur le fait qu’il ne s’agit là que de croyances qu’il faut réussir à identifier pour pouvoir mieux les expulser de son esprit.

« Il faut essayer de ne pas toujours être parfait. Vous savez, c’est épuisant d’être parfait », Philippe

« Aujourd’hui encore, j’ai tendance à m’investir corps et âme. Je dois être vigilant », Éric.

Le burnie va devoir apprendre à lâcher.

  • Cause # 4 du burn-out : Les causes sociétales

Le burn-out est souvent un mélange de différentes causes, propres au burnie mais également plus larges avec l’évolution de notre société.

Dans cette partie de son guide, Anne Everard s’appuie sur plusieurs livres et parutions* pour dire que le nombre de burn-out est en constante augmentation.

L’évolution de notre monde moderne peut expliquer cette tendance. En cause : une perte de sens généralisée en notre monde du travail, et un élan de la société qui en demande toujours plus. Ces phénomènes se traduisent par un déséquilibre global, propice à engendrer des burn-out.

*Pascal Chabot, Global Burn-out PUF 2013

* Christina Maslach et Michael Leiter, Burn-out, le syndrome d’épuisement professionnel, Les Arènes, 2011

Burn-out : La maladie du « trop «  et du « pas juste »

Dans son livre, Anne Everard revient plusieurs fois sur le fait que le burn-out est la maladie du « trop » et du « pas juste ». Le burnie en fait souvent trop. C’est dû à sa personnalité. Nous l’avons vu plus haut. Mais aussi du « pas juste » : Le burn-out survient souvent lorsqu’il y a un trop fort décalage entre ses valeurs et son environnement.

Dans les deux ans avant leur burn-out, les burnies ont souvent vu un changement important dans leur vie qui ne correspondait plus à leurs valeurs.

« Mon burn-out est le résultat d’un conflit [interne] : « une partie disant, je ne veux pas et l’autre ça m’est égal, on continue et surcompense ». Jean – Editeur – 50 ans

Chapitre 3 : Qui est sujet au burn-out ?

Les premiers burnies étaient essentiellement des personnes issues du monde médical ou de l’enseignement. Ce n’est plus vrai de nos jours. Toutes les catégories socio-professionnelles et tous les âges sont touchés.

Y-a-t-il de plus en plus de burn-out ?

Il est encore difficile de répondre précisément à cette question. En effet, Anne Everard nous explique dans son guide, que l’obtention de chiffres s’avère compliquée. Déjà parce que le burn-out n’est pas encore reconnu dans la classification internationale des maladies*. Ensuite, le burn-out est une maladie encore mal identifiée, qui est souvent confondue avec d’autres, comme la dépression ou « le trouble de l’adaptation ». Enfin, aucun outil de diagnostic permettant des mesures chiffrées n’existe aujourd’hui.

*Les principales classifications aujourd’hui sont le DSM65 et CIM-11

Y-a-t-il plus de burn-out chez les femmes ?

On pressent que les femmes sont plus touchées du fait de la multiplication de leur rôle au sein de la famille et dans le monde professionnel. Mais là encore les données chiffrées manquent. En revanche, les femmes mettent plus de temps que les hommes à guérir.

Les femmes doivent arriver à trouver une juste mesure dans la manière dont elles investissent les différents rôles de leur vie.

Pourquoi moi et pas mon collègue ?

Nous avons vu que les burnies étaient des personnes surinvesties qui « oublient » de se reposer.

Le problème n’est pas tant la pression (même si bien sûr cela y joue), mais plutôt le temps de récupération entre deux phases de pression. Si celles-ci sont trop courtes ou inexistantes et ce à répétition, vous entrez dans des zones de dangers. Si vous rajoutez à cela des zones d’insatisfaction, un jour le corps lâche et c’est le burn-out.

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Le burnie a poussé son corps au-delà de ses limites trop longtemps.

« La superwoman c’est fini. Et c’est très bien ainsi », Anne

Dans son guide sur le burn-out Anne Everard insiste sur l’importance de la prévention au sein des entreprises et au niveau des politiques de santé publique. En effet, il est toujours beaucoup plus facile d’opérer quelques changements en amont, que lorsque le burn-out est avéré.

Chapitre 4 : Quand le corps lâche

Les signes annonciateurs

Avant que le corps ne lâche, il y a toujours de nombreux signaux précurseurs que le burnie n’a pas entendus – ou voulu entendre.

Parmi eux, nous retrouvons toutes les douleurs physiques telles que le mal de dos, nuque, épaules, tête, bras,…

Les fonctions de notre corps peuvent aussi être perturbées comme avec l’arrivée de problèmes digestifs, cardiaques, nerveux (problème de concentration, de mémoire..), hormonaux, immunitaires, d’insomnies… La liste est longue.

Il peut aussi y avoir un dysfonctionnement émotionnel : mal-être, irritabilité…

Ses maux peuvent apparaître bien longtemps avant le burn-out et mettront du temps à disparaitre.

« J’avais mal sans interruption dans le bras et l’épaule droit. L’ostéo m’a dit que j’en faisais trop. […] Je n’ai écouté ni mon corps ni mon ostéo. Si j’avais su… », Anne

« J’accumulais pas mal de signes annonciateurs : de multiples inflammations des tendons, […] mal dans les os des poignets, jambes, bras, des insomnies, […] je grinçais des dents, j’étais irritable » Marie – Employée – 49 ans

« L’ironie et la colère s’installaient en moi, […] maux de tête et accouphènes », Éric – Chef de Projet – 55 ans

burn-out mental

Les bobos connexes

Au moment de l’apparition du burn-out, de nouveaux symptômes peuvent apparaître : nouvelles douleurs et fatigue physique, mais aussi fatigue morale (on pleure ou s’énerve pour un rien…), fatigue mentale (on est incapable de se concentrer, notre mémoire peut faire défaut…).

Anne Everard prévient dans son guide qu’il faut être patient et que tout rentrera dans l’ordre avec la fin du burn-out.

Le burn-out n’est pas une dépression, mais…

Le burn-out n’est pas une dépression. Dans cette partie de son guide, l’auteure nous explique la différence entre ces deux maladies.

La principale différence réside dans le fait que le burnie souffre essentiellement d’une fatigue harassante, alors qu’une personne dépressive souffre de tristesse.

Le burnie peut être triste mais de manière moins importante. Il continue d’avoir des projets, des envies, du plaisir (exception faite pour ce qui a provoqué le burn-out). Il peut avoir des phases où il se sent bien notamment après la sieste ou pendant des vacances. Le risque de suicide est faible et les insomnies variables.

Une personne dépressive en revanche, ressent une fatigue moins forte que le burnies. Elle a des difficultés à se projeter, à prendre du plaisir et ne connaît pas de moment de récupération même après des moments agréables. Le risque de suicide est plus grand et les insomnies plus fréquentes.

« J’avais encore des projets, des souhaits, […] même si j’étais incapable de les réaliser », Olivia – 44 ans – Gestionnaire d’investissements publics

Comprendre l’épuisement physique

L’épuisement est tel qu’il peut être difficile à comprendre vu de l’extérieur. Le corps a beau dormir, la fatigue reste. Anne Everard souligne dans son guide, que cela peut être une grande source de frustration pour la personne en burn-out et sa famille.

En moyenne un burnie met entre 6 et 18 mois à guérir. Il faut s’armer de patience. L’important est de remonter la pente à son rythme.

L’auteure insiste sur le fait que de par son comportement fort et volontaire, le burnie croit toujours qu’il va s’en sortir plus vite que les autres. Mais c’est faux. Plus vite cette réalité sera intégrée, plus vite il pourra amorcer sa guérison.

Le burnie doit lâcher-prise sur le temps : pour la première fois de sa vie, ce n’est pas sa tête qui décide mais son corps.

Chapitre 5 : Priorité n°1 : Rétablir votre énergie

La théorie du fût d’énergie et les vertus de la sieste

Le problème du burnie – pour rappel c’est une personne à la base très dynamique – est qu’à peine il retrouve un peu d’énergie, il la dépense immédiatement, et se retrouve de nouveau à plat. Et c’est la rechute. S’en suit découragement et frustration.

Dans son guide, Anne Everard nous explique que chacun d’entre nous a un fût d’énergie qui se remplit et se vide régulièrement. Le fût du burnie est totalement vide. Aussi, pour guérir, il doit arrêter toute activité et de se mettre en mode « économie d’énergie » afin de le remplir à nouveau.

S’il brûle les étapes, le burnie ne guérira pas.

C’est ce que l’auteure appelle se mettre « en mode survie », c’est-à-dire faire le strict minimum, voire rien si possible.

«Pendant une année, je me levais au radar, j’emmenais les enfants à l’école en pyjama. Puis je me recouchais. », Eve – 44 ans – Manager dans la banque

C’est une étape primordiale, dont la durée est propre à chacun. Le burnie doit apprendre à être patient.

Bien évidemment, c’est une période durant laquelle, le burnie doit faire la sieste quotidiennement, pour récupérer des gouttes d’énergie pour son fût… et surtout sans culpabiliser !

Choisir de lâcher certaines choses

Pour guérir le burnie va devoir lâcher des éléments de sa personnalité.

Le burnie doit se remettre en cause et abandonner certaines valeurs auxquelles il tenait très fort.

Anne Everard dans son guide, compare le burnie à un alpiniste au fond d’un ravin : pour pouvoir remonter, il va falloir lâcher du poids. Ici c’est pareil.

Des conseils pratiques seront donnés dans les chapitres à venir.

« J’ai toujours placé la barre très haut, voulu faire les choses à fond sans rien laisser au hasard. [Il faut] revenir à un certain équilibre en acceptant ses limites », Jacques.

« J’ai dû lâcher ma carrière à cause de mon burn-out. Je travaille de nouveau mais pas dans le même état d’esprit, je suis plus en accord avec mes valeurs » Eve.

Chapitre 6 : Fluctuations d’énergie

La théorie des petites cuillères. Cette théorie a été inventée par Christine Miserandino, auteure américaine ayant écrit un livre sur la fatigue chronique. Pour faire comprendre le principe de sa maladie à son entourage, elle avait utilisé le principe des « petites cuillères ». Anne Everard l’a adapté au Burn-out.

Dans son guide sur le burn-out, Anne Everard nous explique que chaque individu se réveille le matin avec un stock de cinquante petites cuillères. A chaque activité, il utilise un nombre de petites cuillères. Par exemple, deux cuillères pour une réunion, trois pour une dispute, quatre pour une soirée arrosée… A la fin de la journée, quasiment toutes les cuillères ont été utilisées. Cependant, après une nuit de sommeil, la totalité des petites cuillères reviennent.

L’ennui du burnie, est qu’il ne sait jamais avec combien de petites cuillères il va se réveiller le matin. Au début, il est possible qu’il ne se lève qu’avec trois petites cuillères pour toute une journée. Ce qui aura obligatoirement un impact sur le nombre d’activités qu’il pourra se permettre. Il devra apprendre à composer avec.

Cette théorie est une des clefs pour comprendre sa maladie et surtout pour la faire comprendre à ses proches, enfants compris.

« J’ai expliqué la théorie à mes enfants. C’était beaucoup plus concret », Catherine, Directrice financière, 40 ans.

Le nombre de petites cuillères peut dépendre de ses activités de la veille, de la période de l’année (vacances, saisons) etc. Qu’importe. Le burnie doit être dans l’acceptation du nombre de cuillères dont il dispose pour remonter la pente et ne surtout pas forcer. Son nombre de petites cuillères augmentera avec le temps.

Chapitre 7 : Priorité n°2 : vous faire aider

Dans cette partie, l’auteure insiste sur l’importance de se faire aider et de ne pas rester isolé dans son burn-out.

Différentes solutions s’offrent au burnie :

  • Dans son guide, Anne Everard nous invite tout d’abord à effectuer un test (sous forme de questionnaire et d’échanges avec un docteur) pour mesurer son niveau de burn-out.

La reconnaissance et l’acceptation de son état sont des étapes clefs dans la guérison.

Cela permettra également d’apporter une preuve objective auprès de ses proches et en cas de contrôle de la sécurité sociale.

« [Mon médecin] m’a fait remplir un questionnaire qui m’a permis d’objectiver mon syndrome d’épuisement. […]. J’étais malade. Point barre ! », Marie

  • Le médecin généraliste qui constituera le fil conducteur vers la guérison.
  • Les thérapeutes peuvent aider le burnie à avancer dans les multiples questionnements qu’il se pose. Il est important de choisir un thérapeute avec qui on se sent en confiance car lors des séances, le burnie va devoir parler d’éléments très intimes de sa vie.

« Je me sentais honteuse, frustrée, coupable, je me suis isolée », Anne.

« La psychothérapeute m’a fait prendre conscience que ce ne sont pas les fainéants qui craquent mais au contraire les gens qui placent la barre très haut », Jacques.

« Le burn-out est une remise en question majeure. Il est important de se reposer mais aussi d’analyser les raisons qui nous ont mené à l’effondrement », Agnès, Agent Administratif, 50 ans.

  • Anne Everard met en garde contre un « coach de travail » à ce stade de la maladie. Il est encore trop tôt pour penser à une reprise.
  • L’auteure conseille également de faire partie de groupes de paroles entre burnies afin de se sentir moins seule. L’effet miroir peut fortement aider vers la guérison.

« Ça a été très rassurant dès la première réunion de rencontrer des personnes qui vivaient les mêmes choses que moi », Jacques.

  • Créer une relation plus proche avec un autre burnie. Cela permet d’aller plus loin dans le partage de nos expériences.

Chapitre 8 : Le burn-out se soigne-t-il avec des médicaments ?

Anne Everard précise dans son guide que pour guérir, il faut en premier lieu se reposer, lâcher prise sur le sentiment de toute puissance du burnie, et accepter son état. Il est également primordial de se remettre en question et de revoir certains de ses principes de vie.

Aujourd’hui, très peu d’études et recherches se sont penchées sur le burn-out. A ce stade, il n’existe aucun médicament pour soigner directement cette maladie.

Néanmoins, différents traitements peuvent aider à calmer un état émotionnel fortement perturbé, à retrouver le sommeil… Il existe plusieurs alternatives :

  • Les médecines dites « douces » : compléments alimentaires, homéopathie

« [Mon médecin] m’a prescrit des capsules de safran, un antidépresseur naturel au Moyen-Orient, magnésium, oméga3, vitamines D, des plantes…», Anne

  • Ou des médicaments plus « forts » tels que les anxiolytiques, antidépresseurs et somnifères.

« Après quatre mois, j’ai accepté de prendre des antidépresseurs », Eve.

Chaque cas est unique. Il convient à chaque burnie d’établir, avec son médecin, les meilleurs choix à prendre pour lui.

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Chapitre 9 : Les questions et les émotions qui s’invitent

Lors de son burn-out, le burnie passe par toutes les couleurs émotionnelles. Il est très difficile pour lui de passer d’un sentiment de toute puissance à son état actuel. Il ne maitrise plus rien et voit sa vie s’émietter. Anne Everard, nous rappelle dans son guide, les différentes émotions qui peuvent le traverser :

  • La honte

Le burnie connaît souvent un fort sentiment de honte de s’être effondré – lui qui était fort et dynamique, se retrouve désemparé.

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Pour guérir, il est primordial pour le burnie d’accepter sa maladie, sa vulnérabilité et d’en parler à son entourage.

« J’avais un immense sentiment d’échec et de honte de ne pas avoir réussi à tout assumer », Véronique

  • La culpabilité

Un sentiment de culpabilité envahit également le burnie : sa mauvaise conscience se rappelle à lui. Lui qui a toujours été très actif doit accepter de se reposer et de se faire plaisir.

N’oubliez pas de faire preuve de bienveillance envers vous-même.

« Lors des contacts avec ma chef, je passais mon temps à m’excuser parce que [de par mon absence] j’avais affaibli l’équipe […] j’ai fini par accepter la situation […] Moi aussi j’ai le droit de vivre, burn-out ou pas », Jacques

  • La colère

Le burnie peut aussi ressentir une très forte colère envers lui-même, la société, le monde, les autres,… Là encore il convient d’assimiler le plus vite possible ses émotions pour pouvoir avancer.

  • La frustration et le découragement

Le burnie connait généralement de nombreuses phases de frustration voire de tristesse. Il aimerait guérir vite.

Son mental est prêt à repartir mais son corps se rappelle à lui.

Là aussi, il doit apprendre à être patient.

« Comme j’étais hyperactif, j’ai ressenti énormément de frustration. Cette énergie qui ne revenait pas, ce cerveau qui tournait au ralenti… », Jacques

L’auteure insiste sur le fait qu’il est nécessaire d’accepter l’ensemble de ces émotions pour permettre au burnie de se libérer et d’avancer dans son processus de guérison. Le temps joue en sa faveur.

Chapitre 10 : Le rôle de l’entourage

Dans son guide, l’auteure nous explique que le burnie vit dans un écosystème qu’il faut inclure le plus vite possible dans ce qu’il traverse.

« [Votre entourage] a besoin de comprendre ce qui vous arrive pour mieux interagir avec vous », Anne Everard

Dans son guide, Anne Everard nous fait part de lettres écrites très touchantes à chaque personne dans l’entourage du burnie pour l’aider à mieux comprendre sa situation et comment l’aider. Les principaux éléments ont été repris dans cette partie.

Le partenaire

Votre burn-out impactera nécessairement votre partenaire : il s’inquiète pour vous, pour la famille, pour votre avenir. Son quotidien s’en trouvera aussi bouleversé.

Si possible, votre partenaire devra être bienveillant, patient, et devra vous décharger un maximum.

« Mon mari m’a soutenu pendant toute la durée de mon burn-out. Ma reconnaissance est immense », Anne

« [Mon mari] n’a pas vraiment compris ce qui m’arrivait. […] Il en a fait plus à la maison », Olivia

« Pour ma femme, la situation était très difficile. Elle avait peur pour moi et portait toute la famille », Jean

Anne Everard conseille au partenaire de se préserver et de s’aménager du temps agréable personnel pour souffler et récupérer afin d’avoir la force de soutenir le burnie jusqu’au bout de sa guérison. Elle prévient aussi que le contre coup peut être violent et peut durer plusieurs mois.

Les enfants

Il est important d’informer les enfants de la situation et de son évolution tout au long du processus (avec des mots simples selon leur âge).

« On attrape le burn-out quand on travaille trop. Il n’y a pas de médicaments. Il faut faire moins de choses et dormir », Théo, 7ans, le fils d’Anne.

« J’ai eu peur que maman tombe encore plus malade. Mes parents m’ont rassurée », Morgane, 7ans, fille de Catherine

Les enfants peuvent aider un peu plus à la maison pour aider leur famille dans cette épreuve.

La famille

Pour Anne Everard, il est indispensable que le burnie explique son burn-out à sa famille. Dans son guide, elle nous précise que l’échange avec les parents – qui ont généralement transmis leurs valeurs aux burnies – est souvent une étape importante. Elle conseille à la famille d’être présente, soutenante, au moins moralement et de ne pas présumer de la fin de la maladie même si cela peut paraître long de l’extérieur.

« Mon père n’a pas accepté mon burn-out. Il voulait que je me bouge, que je me ressaisisse », Olivia

«Dans ma famille, on ne parle pas de sentiments et d’émotions mais ils ont été bienveillants », Véronique

« Ma maman a été formidable », Anne

A chacun sa famille, son histoire, et leur degré d’acceptation.

Les amis

Il en va de même avec les amis qu’avec la famille. Certains seront bienveillants avec vous, d’autres un peu, et enfin, certains pas du tout. Il s’agit là encore de l’accepter et de ne pas le prendre pour soi.

« J’ai été très isolée pendant mon burn-out. Je n’en avais pas la force », Olivia

« Parmi mes amis, certains n’ont plus voulu me voir, peut-être parce qu’ils ne savaient pas quoi me dire », Jean

« Récemment j’ai envoyé un mail à tous mes amis leur demandant de ne plus me contacter […] même répondre au téléphone est fatiguant et me stresse », Valérie

Anne Everard conseille aux amis qui le souhaitent de continuer à prendre des nouvelles, même s’il est vrai que la relation sera unilatérale dans un premier temps car le burnie est trop fatigué pour échanger. Néanmoins, cette marque d’affection lui fera plaisir.

L’employeur

Dans son guide, Anne Everard revient sur l’importance de la prévention du burn-out au sein des entreprises. Certaines initiatives voient le jour et c’est tant mieux ! Cela est profitable pour les salariés comme pour les patrons.

En revanche, il n’est pas toujours évident pour les burnies de dire la vérité à leur employeur, par peur (réelle ou fictive) d’être licencié ou de voir leur carrière s’arrêter.

« Tous les soirs, je me connecte aux messages du bureau. C’est plus fort que moi », Anouck

« Je culpabilise moins depuis que je ne sais plus ce qui se passe au bureau. Je peux maintenant m’occuper de moi », Catherine

« Ils ne le disent pas, mais ils détestent les gens en burn-out. C’est mauvais pour leur image. […] Ils m’ont finalement licencié », Éric

Dans son guide, Anne Everard insiste auprès des entreprises pour qu’elles prennent leur part dans le burn-out de leurs salariés, surtout si ce n’est pas un cas isolé. Préventions, aides et facilité dans les démarches administratives pour aider le burnie durant son arrêt… sont autant de mesures pouvant faire la différence. L’auteure préconise de limiter les contacts entre le burnie et l’entreprise pour lui permettre de se consacrer pleinement à son rétablissement, et d’éviter toute culpabilité.

Les collègues

« Je culpabilisais. J’ai préféré arrêter de les voir jusqu’à ce que je reprenne le travail », Olivia

« Je n’ose toujours pas aller dans le quartier de mon employeur », Isabelle

« Mes collègues ont été très sympas. Mais j’ai appris à mettre une certaine distance avec eux », Jean

L’auteure propose aux collègues de donner des nouvelles mais sans entrer dans les détails de ce qui se passe au travail. De plus, Anne Everard souligne l’importance pour les collègues du burnie de se protéger en n’absorbant pas une charge de travail trop importante pour compenser. Il faut en parler à la hiérarchie si besoin.

Anne Everard conseille de ne pas hésiter à faire lire ce guide sur le burn-out à l’entourage du burnie.

Chapitre 11 : Les petites phrases assassines

Durant sa convalescence, tout burnie risque d’entendre des propos malveillants tels que «les gens en burn-out profitent du système », ou bien « tu n’as pas l’air en burn-out ».

Dans son guide, Anne Everard, nous invite à nous protéger de ces réflexions. Oui le burn-out est une maladie diagnostiquée par un médecin, oui vous avez besoin de repos et vous ne faites pas exprès d’être dans cet état.

Dans cette partie, l’auteure nous indique que le burn-out est une maladie assez méconnue mais grave qui peut mener à la dépression, voire au suicide. Aussi, ne perdez pas votre énergie avec ces personnes malveillantes.

Chapitre 12 : Combien de temps dure un burn-out ?

Anne Everard nous précise bien dans son guide que chaque burnie et chaque cas sont différents.

Aussi, il est difficile d’avancer une date de guérison pour un burn-out.

Cependant, différents éléments peuvent jouer tels que la durée qui a précédé le burn-out, la capacité du burnie à accepter son état et à lâcher-prise, à déculpabiliser et à se réinventer. L’auto-bienveillance et la capacité à s’autoriser des plaisirs ont aussi une incidence sur la rapidité de guérison.

« A partir du moment où j’ai accepté le fait que c’était comme ça pour le moment […] j’ai repris des forces », Anne.

A noter que la majorité des burnies pensent que leur guérison sera plus rapide que la moyenne.

Rappelons-le, le burnie est à la base une personne très dynamique.

« Il faut prendre le temps de guérir. Il faut s’autoriser ce temps », Olivia

Chapitre 13 : Priorité n°3 : Introduire les changements

« Tout voyage commence par un premier pas » Confucius

Dans cette partie de son guide, Anne Everard nous liste les différents changements à accueillir dans sa vie afin de guérir de son burn-out et d’éviter toute rechute.

Dès que vous vous en sentez la force, vous devez lister tous les éléments que vous pensez être à l’origine de votre burn-out afin de pouvoir travailler dessus. Réfléchissez à ce qui vous a généré beaucoup trop de stress et d’énergie sans contrepartie.

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1. Votre corps est votre meilleur ami

Lorsqu’il fait un burn-out, le burnie a le sentiment d’avoir été abandonné par son corps. Lui qui avait un sentiment de toute puissance, s’est trouvé désarmé. Or c’est le contraire.

« En faisant sauter les plombs, [votre corps] vous a probablement sauvé la vie ». Anne Everard

Pour guérir de votre burn-out, vous devez apprendre à ralentir le rythme et à chouchouter votre corps.

Pour cela il existe différents moyens simples mais efficaces à votre disposition :

En solo :
  • Respirez. A chaque fois, que vous sentez angoissé, ou que des idées négatives envahissent votre esprit, inspirez et expirez profondément.
  • Oxygénez-vous. Sortez de chez vous, même 5 minutes et observez la nature. Si vous êtes encore trop fatigué pour sortir, Anne Everard conseille dans son guide de juste se poser devant une fenêtre ouverte, ou de s’asseoir dans son jardin.
  • Prenez un bain ou des bains de pieds, massez-vous.
  • Faites des body-scan. Cela consiste à respirer calmement et à porter son attention sur une partie de son corps, puis une autre… Cela apaise corps et esprit.
  • Et surtout : REPOSEZ-VOUS. Encore et encore, entre chaque micro activité.
En cours collectif :

Profitez de ce moment pour faire une activité qui vous remet en contact avec votre corps.  De multiples possibilités existent : le yoga, la sophrologie, le tai-chi, le qi gong, la méditation, la marche consciente… ou une activité artistique. Les burnies sont souvent trop dans le mental. Le but est de rééquilibrer le tout.

En cours individuel :

Différentes pratiques peuvent vous aider. A vous de voir celles qui vous correspondent le mieux  parmi le reiki, le shiatsu, l’ayurvéda, l’acuponcture, l’hypnose ou l’autohypnose, l’EMDR ou l’EFT (technique de reprogrammation par mouvement de l’œil ou par tapotement du visage).

« Le stage de pleine conscience m’a permis d’être davantage ici et maintenant », Olivia

Anne Everard conseille au début de ne faire qu’une seule activité par semaine. Le rdv chez le psychologue étant considéré comme une activité. Cette semaine-là, ne faites rien d’autre. La priorité reste de se reposer.

Et le sport ?

Pour la majorité des burnies, le sport coûtera plus d’énergie que ce qu’il va vous en apporter. Aussi, sauf cas particulier, oubliez cette idée pour l’instant.

« J’ai essayé un peu de marche nordique mais c’était vraiment trop difficile », Catherine

« Faire du sport est devenu pour moi mission impossible », Jacques

Votre corps est votre nouveau baromètre

Votre corps va devenir votre nouvel allié.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Deep Survival - 2

Pendant longtemps, le burnie a privilégié son mental. Il doit à présent réhabiliter son corps et savoir l’écouter pour pouvoir guérir et prévenir toute rechute.

2. Alimentation et hygiène de vie

Dans son guide, Anne Everard insiste sur l’importance d’avoir une bonne hygiène de vie pour soigner au mieux son burn-out. De nombreux livres sur la nutrition traitent du sujet.

Une alimentation saine et équilibrée constitue une formidable source d’énergie, dont le corps du burnie a plus que besoin. Il est primordial que le burnie prête une attention particulière à son régime alimentaire pour l’aider à retrouver la forme.

Elle revient sur les principes de base mais néanmoins nécessaires, à savoir :

Boire suffisamment :

  • Boire 1,5 litre d’eau par jour
  • Limiter la consommation d’excitants comme le café et le thé
  • Freiner sa consommation d’alcool – Son absorption fatigue le foie.

Se nourrir correctement :

  • Privilégier les fruits et les légumes, les céréales complètes, les bonnes huiles
  • Réduire sa consommation de protéines animales et de sucre raffiné

Cependant, l’auteure précise qu’il est important de conserver la notion de plaisir et que les écarts sont toujours possibles.

alimentation saine écarts burnie

3. Se remettre au centre de sa vie

Pour guérir le burnie a besoin de repenser sa façon de fonctionner et se mettre en priorité de sa propre vie.

Il doit apprendre à être d’avantage égoïste pour guérir.

Anne Everard précise dans son guide qu’il ne s’agit pas là de devenir égocentrique, juste d’apprendre à prendre soin de soi.

« J’ai enfin compris que je m’étais oubliée au fil du temps entre mon job, mon mari, les enfants, … », Anne

4. Apprendre à dire non

Cela passe évidemment par savoir dire Non. Tout d’abord à soi : il faut arrêter avec les injonctions du type « il faut », « je dois ».

Il est également nécessaire d’apprendre à dire « non » aux autres.

Avant d’entreprendre quelque chose l’auteure conseille au burnie de se demander s’il faut vraiment le faire, mais aussi si c’est vraiment à lui de le faire… A bon entendeur.

Sortir de ses habitudes est un des plus gros challenges du burnie.

5. Ramener du plaisir dans sa vie

Le burnie a souvent privilégié les autres (travail, famille, ami…) à lui-même.

Il est temps pour lui de savoir ce qu’il aime, lui procure du plaisir et d’aménager sa vie par rapport à cela.

« J’ai lu des BD, fait de la musique, de la peinture à l’huile. J’avais l’impression de me nourrir et de revivre. De faire des choses pour moi », Anne

Le burnie doit apprendre à vivre pour lui.

Chapitre 14 : Préparer la reprise du travail

Êtes-vous prêt ?

Dans son guide, l’auteure nous propose un test permettant de mesurer son aptitude à retourner dans le monde du travail. Ces questions portent sur :

  • son niveau d’énergie,
  • les changements « pratiques » suggérés précédemment (alimentation, oxygénation, sommeil, plaisir…) mais aussi « mentaux » (se placer au centre de sa vie, apprendre à dire non, arrêter de jouer au bon petit soldat, écouter son corps…)
  • notre motivation à reprendre le travail (volonté personnelle ou pression sociale, financière…)

Selon le score obtenu, elle conseille ou non de reprendre

Attention : La reprise du travail est toujours une phase délicate après un burn-out. Anne Everard insiste dans son guide sur le fait que cette décision doit être prise en accord avec son docteur.

Travailler oui, mais autrement

Pour une reprise réussie, le burnie doit transférer tout ce qu’il a appris durant sa convalescence à sa vie professionnelle. Essayer. Et rectifier si besoin.

« J’ai plus de recul […] je fais bien mon boulot et le reste ne m’appartient pas », Olivia

« J’avais plus de mal à me concentrer [au travail…]. Cela m’a obligé à poser des limites », Jean

Si vous en avez les moyens, il peut être utile de se faire aider d’un coach.

Certains burnies retourneront dans leur ancienne entreprise en apprenant à faire différemment pour éviter toute rechute. Une reprise à mi-temps peut aussi être une solution.

D’autres burnies, changeront complétement de voie. A chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

« Pendant vingt ans, j’ai travaillé dans la pub […]. J’étais complétement vidé. Je ne pouvais plus fonctionner. J’ai senti que je voulais faire autre chose de ma vie. Aujourd’hui je suis coach », Vincent, 48 ans

Dans son guide, Anne Everard recommande de consacrer toute son énergie à sa reprise d’activité. Aussi, ne faites rien d’autre à côté afin de prévenir tout risque de rechute dans le burn-out.

burn-out faire attention à la rechute

Chapitre 15 : Gare à la rechute !

Pour prévenir toute rechute, le burnie doit écouter son corps, et non plus uniquement son mental.

Anne Everard insiste, dans son guide sur le burn-out, sur le fait que tous les changements précédemment opérés doivent perdurer dans le temps. Dans le cas contraire, les anciens mécanismes vont de reprendre le dessus et le risque de rechute est grand.

« Au fil des mois, mes travers ont repris le dessus, […] je me suis laissée bouffée par mon job […] Ca a été la rechute. Et cette fois, j’ai été arrêtée trois ans », Eve

« J’ai des antennes, je suis vigilante, plus prudente […]. Je suis recentrée sur moi-même », Agnès

Dans son guide, Anne Everard nous propose un baromètre post burn-out. Il s’agit d’un bilan – sorte de garde-fou, à effectuer tous les quinze jours :

  1. Comment je me sens – de 0 à 10
  2. Comment est rempli mon fût – de 0 à 10
  3. Evolution de mon fût par rapport au dernier bilan
  4. Quels événements m’ont coûté de l’énergie. Comment y remédier
  5. Suis-je bien au centre de ma vie
  6. Ai-je fait des choses dont je n’avais pas envie
  7. Quelles sont mes sources de stress
  8. Mon alimentation
  9. Oxygénation
  10. Sommeil
  11. Ai-je des douleurs
  12. Ai-je eu des plaisirs

En fonction des réponses, il appartient à chacun d’opérer les changements nécessaires.

Chapitre 16 : Ce que nous aurions envie de vous recommander

Dans cette partie de son guide, Anne Everard laisse la parole à tous les burnies qu’elle a interviewés. Ils vous livrent leurs conseils pour soigner au mieux votre burn-out. En voici des extraits :

« Acceptez que cela prenne plus de temps que prévu », Anne

« Ne perdez pas trop de temps dans le déni, le processus de guérison ne commence qu’après l’acceptation », Olivia

« Ne soyez pas dur avec vous-même. Vous êtes une belle personne », Catherine

« Prenez le temps de bien vous soigner pour ne pas rechuter », Eve

« On a le droit de s’arrêter, de se reposer », Marie

« Rapprochez-vous des autres dans un groupe de parole sur le burn-out », Éric

« Entreprenez une thérapie », Jean

« Ne surtout pas culpabiliser, lâcher prise », Jacques

Chapitre 17 : Redeviendrai-je un jour comme avant ?

C’est l’éternelle question que se pose chaque burnie. L’auteure nous livre une citation du docteur Mesters en réponse :

« Sur cette terre brûlée, la végétation repousse, mais le nouveau paysage ne sera jamais identique au précédent »

La réponse est donc NON. Au sinon, les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous reprendriez tous vos anciens mécanismes et risqueriez un nouveau burn-out.

En revanche, une fois guéri, vous aurez une vie qui vous ressemble, plus alignée avec vous-même, et plus heureuse.

« Notre burn-out nous a changés ? Oui et c’est tant mieux ! » Anne Everard

burn-out apprendre à renaître se reconstruire

Conclusion sur le Guide du burn-out d’Anne Everard

Ce livre « Guide du burn-out » a été l’une des étapes fondamentales vers ma guérison.

Car oui, moi aussi j’ai fait un violent burn-out il y a 2,5 ans vous pouvez retrouver mon histoire ici. Au début vous niez. Moi ? Malade ? Jamais !

Puis, il faut vous rendre à l’évidence. Oui, vous êtes malade. Lourdement et il faut avancer. Mais comment ? Ce livre a été une véritable libération pour moi.

Là où mon entourage me regardait comme un ovni, ne comprenait pas ce qui m’arrivait (moi non plus d’ailleurs ;-). J’avais une personne – Anne – qui m’expliquait ce que j’avais.

Elle décrivait ma personnalité sans pour autant me connaître, me disait en quoi mon fonctionnement a fait que mon corps a lâché, ma tête aussi d’ailleurs^^. Comment je suis passée d’hyperactive à couper de mon énergie, plus capable de rien faire.

Et puis, il y a de nombreuses solutions à suivre ; être patient bien sûr, mais pas que.

Les nombreux témoignages dans le livre « Guide du burn-out » sont très précieux aussi. Car vous découvrez qu’il y a plein de burnies comme vous. Et ça fait un bien fou ^^

Aujourd’hui encore, je m’attèle à faire le bilan toute les semaines – Oui, j’ai tellement peur de rechuter que je le fais plus souvent que la recommandation d’Anne ;-). C’est mon garde-fou. Il me permet de vérifier si je vais toujours dans le bon sens. Si un bilan présente le moindre signe d’alerte, je corrige ma façon de faire immédiatement.

Je ne suis pas encore complètement guérie. Je sais que le chemin est long. Et que je dois encore apprendre à arrêter de vouloir griller les étapes. On ne se refait pas 😉

Mais je sais aujourd’hui que je peux retrouver mon plein potentiel ! Et ça, c’est grâce à Anne. UN ENORME MERCI A ELLE.

Guide du Burn-out est un livre à mettre entre les mains de toute personne ayant fait ou risquant de faire un burn-out. Et surtout à partager avec leur entourage. Car elles aussi sont impactées par ce tsunami.

Audrey Océana du blog Le Son du Bonheur

Les points forts et le point faible du livre Le guide du burn-out

Points forts :
  • Tout ! Il m’a véritablement aidé à passer une des étapes de mon burn-out : il m’a « relevée » ; là où je ne savais plus vers qui me tourner.
  • C’est un des rares livres pratiques qu’il existe sur le sujet : il recèle de nombreux conseils efficaces, faciles à mettre en œuvre, couvrant tous les aspects du burn-out
  • Ce livre ne peut que « parler » aux personnes ayant fait un burn-out et les faire avancer dans leur guérison : « une vraie prise de conscience »
  • Le fait que l’auteure elle-même a fait un burn-out et cela se sent dans sa façon d’aborder le sujet. Sa bienveillance est omniprésente, sans pour autant tomber dans le pathos.
  • Les nombreux témoignages permettent de nous identifier et de nous sentir moins seuls et isolés dans notre maladie
  • Les résumés et exergues présents dans chaque chapitre offrent la possibilité d’aller à l’essentiel si besoin
Point faible :
  • Parce qu’il fallait vraiment trouver quelque chose, je dirai que certains passages peuvent paraître un peu redondants. En effet, le burnie ne pouvant se concentrer longtemps sur sa lecture, Anne Everard a volontairement repris quelques principes fondamentaux tout au long du livre. Perso, je trouve cela plutôt bienveillant de sa part. Quand je vous dis que ce livre est super ^^

Ma note :

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Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (Pas encore de Note)

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