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Comprendre et pratiquer le coaching personnel

Couverture de Comprendre et pratiquer le coaching personnel

Résumé de « Comprendre et pratiquer le coaching personnel. Comment devenir un bon coach de vie » d’Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry : un manuel d’une grande qualité à destination de celles et ceux qui souhaitent orienter — ou réorienter — leur carrière vers le coaching de vie. Grâce à ce livre bref, mais complet, vous découvrirez ce qui fait la spécificité et la richesse de ce nouveau métier !

Par Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry, 2019 (4e édition), 273 pages.

Chronique et résumé du livre Comprendre et pratiquer le coaching personnel

Un mot sur les auteurs : Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry

Odile Cluzet travaillait en entreprise dans le domaine des ressources humaines avant de se tourner vers le coaching personnel. Désormais, elle exerce son métier de coach de vie aussi bien en entreprise qu’auprès de particuliers. Elle est, entre autres, chargée de cours à l’université de Cergy-Pontoise au sein du DU Executive coaching.

Francis Colnot a lui aussi travaillé durant plus de dix ans en entreprise, avant de se reconvertir au métier de coach personnel via des formations en PNL (programmation neurolinguistique) et en interventions stratégiques systémiques brèves, notamment. Parmi d’autres responsabilités, il l’un des membres fondateurs de l’Association européenne de coaching (EMCC).

Florence Vitry a été directrice des ressources humaines pendant une vingtaine d’années, à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé. Comme ses collègues, elle a réorienté sa carrière en suivant un grand nombre de formations : en PNL et en approche systémique orientée solutions, notamment. Elle intervient régulièrement au sein du DESU Pratiques du coaching de l’université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis.

Les trois auteurs forment des coaches certifiés ESQA (European Supervisors Quality). Ensemble, ils ont fondé un cabinet de coaching nommé Atout Coach. Comprendre et pratiquer le coaching personnel. Comment devenir un bon coach de vie a reçu un très bon accueil de la part de la profession :

« Cet ouvrage, résolument pédagogique, et d’autant plus précieux qu’il est le fruit d’une intense expérience professionnelle, constitue à ce jour une des rares publications de référence en matière de coaching personnel. » (Michaël Pichat, Maître de conférences des universités en psychologie, Nouvelle préface de l’ouvrage, p. VIII)

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: La passion nous a mené ici !

Introduction. Oser réinventer sa vie

Cette affirmation s’applique d’abord aux auteurs, puisqu’ils ont osé, à un moment donné de leur vie professionnelle, changer de cap. Coaches professionnels de cadres dirigeants au sein de leurs entreprises respectives, ils ont souhaité étendre leur niveau d’intervention à des clients individuels, soucieux d’être accompagnés dans la réalisation de leur projet personnel.

Cette quatrième version de l’ouvrage vise avant tout à incorporer les riches commentaires en provenance des étudiants et de l’expérience acquise depuis 2008 (année de la première publication), ainsi qu’à insister sur la légitimité et la spécificité du métier de coach personnel ou coach de vie.

Les auteurs préfèrent utiliser ces deux termes — coaching personnel et coaching de vie — plutôt que la notion anglophone de life coaching. Ces notions leur paraissent plus adaptées à la réalité et à l’ambition de leur profession : accompagner le client vers la réalisation de son projet personnel ou projet de vie.

« Pour nous, le coaching personnel répond à toute demande d’accompagnement d’un individu, visant à l’atteinte d’un objectif personnel ou professionnel, dès lors que la démarche est indépendante de toute “prescription” extérieure. Ce qui compte ici, ce n’est pas la porte d’entrée, c’est-à-dire la thématique abordée, qu’elle soit d’ordre professionnel ou personnel, c’est bien davantage la nature de la démarche : individuelle et du seul ressort de la personne. En cela, le coaching personnel, tel que nous l’exposons ici, englobe à la fois l’accompagnement personnel et professionnel, par une prise en compte de l’individu dans sa globalité. » (Comprendre et pratique le coaching personnel, p. 5)

Chapitre 1. Coach personnel : un métier à part entière

En quoi est-ce un vrai métier ?

Depuis le milieu du XXe siècle, la société occidentale a changé. Les déterminismes sociaux ont perdu de leur force. Désormais, on n’est plus obligé de suivre la voie tracée par les parents ou la famille. On crée son propre « projet de vie », notamment en changeant de métier au cours de la carrière professionnelle.

La psychanalyse et la psychothérapie ne sont pas les seules voies d’accès à la relation d’aide. L’avantage du coaching de vie est qu’il n’enferme pas la personne dans l’étiquette de « malade », ni même de « patient ». Le « client » du coach (ou coaché) est actif et en recherche de solutions.

Pour répondre à cette demande d’aide, le coaching s’est développé en créant un cadre de travail, une déontologie, des connaissances et des compétences spécifiques qui en font aujourd’hui un métier à part entière. Le coaching de vie diffère d’un coaching thématique (comme le coaching sportif, qui s’apparente à un training, un entraînement), notamment par sa dimension holistique, c’est-à-dire globale.

Le coaching de vie ou personnel est aujourd’hui inscrit au Répertoire national de la certification professionnelle (le RNCP) sous le code ROME K1103, ce qui constitue une reconnaissance sur le territoire français. Des universités enseignant le coaching et des cabinets de coaching s’ouvrent régulièrement. En 2010, 4 000 professionnels se seraient déclarés en France (selon les sources de la Société française de coaching).

Le coaching : une pratique émergente d’accompagnement

Il existe aujourd’hui, malgré tout, une prolifération de titres, de labellisations et de pratiques qui sème la confusion : counselling, coaching, sponsoring, mentoring, etc. C’est pourquoi il convient de bien identifier la spécificité de la pratique de coaching de vie.

Tout d’abord, il faut noter que, si l’on peut rester insatisfait quant à la notion de coaching — qui reste un anglicisme et renvoie à une tradition managériale et sportive — il n’y a toutefois pas de solution de rechange évidente et c’est pourquoi le terme a été conservé.

Les auteurs n’hésitent pas, pour leur part, à faire remonter l’origine du coaching qu’ils souhaitent pratiquer à la figure de Socrate, ce philosophe de l’Antiquité grecque ayant pour devise « Connais-toi toi-même ».

Historiquement, il est par ailleurs incontestable que le coaching prend ses racines dans l’entraînement sportif, qui a lui-même trouvé à s’implanter, au cours du XXe siècle, dans les entreprises : les chefs d’entreprises recherchant, eux aussi, la performance.

L’individualisme triomphant, la course à la performance, l’exigence d’autonomie, le risque de déclassement, l’épuisement sont aujourd’hui notre lot quotidien à tous. Par l’intermédiaire d’outils et méthodes issus des sciences humaines, on apprend à l’individu à mieux « se gérer » et à développer ses potentiels. Mais est-ce cela, le coaching ? Les auteurs s’interrogent.

La performance — pour résumer ce phénomène en un mot — est l’idéologie du temps présent. L’injonction principale est la suivante : se réaliser. Le coaching de vie s’inscrit-il en faux contre ces tendances sociales ? Oui et non. Non, parce qu’elle provient de ce grand mouvement historique et qu’elle fonde sa pratique sur l’existence des individus contemporains qui se trouvent pris dans ces exigences. Oui, parce qu’elle en refuse la tyrannie et explore les différentes voies de réalisation de soi de l’individu (pas seulement la voie de la productivité).

Coach personnel : un métier d’avenir

« L’individualisation, au sens de construction de soi en tant qu’être original, inventif, est sans aucun doute à la source de toute demande de coaching de vie. […] Si aujourd’hui individualité rime avec développement de soi, celle-ci ne peut se faire que dans la relation à l’autre, c’est-à-dire dans l’échange. Non, l’esprit collectif n’a pas disparu […] Individualité rime aussi avec solidarité. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 29)

Le coaching de vie cherche, avec l’individu, son « cœur de vocation », ce qui le fait s’épanouir. C’est une sorte d’apprentissage continu où l’on apprend à apprendre. Depuis les années 2000, les universités accueillent d’ailleurs des personnes qui exercent déjà une activité professionnelle, mais souhaitent se reconvertir ou simplement s’initier au coaching. Il y a là, on le voit, un désir de changement et une demande que le coaching personnel est amené à rencontrer.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Trouver sa voie

Chapitre 2. Qu’est-ce qui distingue un coach personnel d’un coach en entreprise ?

Le cadre d’intervention

La principale différence entre le coaching en entreprise et le coaching personnel consiste en la présence ou en l’absence d’un prescripteur. Dans le cas du coaching en entreprise, l’entreprise joue le rôle d’un tiers qui prescrit le coaching à l’employé. Cela ne peut être le cas pour le coaching de vie.

En un sens, le coaching en entreprise est donc un « coaching sous contrainte » (p. 35). La relation est formalisée par un contrat, établissant un nombre de séances à l’avance, des objectifs, des règles de fonctionnement, etc.

Si le tiers n’est pas présent lors des séances, il n’empêche que sa présence est tacite, en raison du contrat lui-même. En outre, une restitution a souvent lieu en présence du représentant de l’entreprise à l’issue des séances. On cherche ainsi à évaluer la réalisation des objectifs (par exemple, devenir capable d’exercer ou de réaliser telle performance dans telle fonction).

Il y a donc bien une contrainte forte, à la fois au niveau du cadre et des objectifs, puisque l’entreprise peut exercer une pression sur le coaché : en l’absence de résultats, c’est la dégradation ou la porte…

Par ailleurs, le coaché arrive déjà chargé de préjugés qui vont l’enthousiasmer ou le freiner face à la proposition de coaching. Le sentiment de devoir se faire aider peut, notamment, être perçu très négativement.

Ce type de contrainte n’existe pas dans le coaching personnel. La relation est duelle ; la demande émane du coaché lui-même. Il devient une contrainte si un tiers se « cache » dans l’environnement du client et que celui-ci n’agit pas pour lui, mais pour faire plaisir à une autre personne ou à un groupe.

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Pareillement, les objectifs ne deviennent contraignants que si le coaché agit en référence à des normes sociales auxquelles il veut à tout prix se conformer.

Les spécificités du coaching personnel

Le coach personnel a une responsabilité vis-à-vis de ses clients, du fait même de la relative liberté que lui octroie sa pratique. Il doit se donner à lui-même des garde-fous pour que le client soit — et se sente — en sécurité : éthique, déontologie, cadre clairement établi, échanges avec les pairs et supervision, autoformation et connaissance de soi).

Dans le coaching personnel, le cadre de la relation va être construit à partir de la demande et des contraintes propres du client. Ces paramètres incluent :

  1. Le temps ;
  2. Le budget ;
  3. L’objectif du client (la demande) ;
  4. Les indicateurs de réussite.

La demande propre au coaching personnel doit se distinguer d’autres demandes (une demande médicale, une plainte, etc.). « Qu’attendez-vous de mon aide ? » permet au client de clarifier sa demande. Celle-ci doit être liée à un changement opérable au sein du projet de vie global du coaché.

Grâce aux informations reçues, le coach pourra préciser la demande, choisir (ou non) d’y répondre et passer un contrat avec le client.

La co-construction du cadre

Le contrat de coaching de vie est le plus souvent un contrat passé oralement entre le coaché et le coach. Il se passe en règle générale lors de la première séance. Bien entendu, le contrat porte sur la demande du coaché ; toutefois, comme celle-ci est le plus souvent amenée à changer et à se préciser en cours de route, le contrat doit rester ouvert aux modifications. Le consentement mutuel est à la base du contrat.

Le coach a l’obligation de moyens, non de résultats. Il fait tout pour l’accompagner dans ses propres objectifs, en investissant ses connaissances et compétences dans la relation. Une « période d’essai » peut éventuellement être décidée entre le coach et le coaché afin d’établir si la relation peut se poursuivre sur de bonnes bases ou non.

Le contrat comprend deux éléments principaux :

  • La partie « commerciale » = prix, périodicité, durée, nombre de séances, lieu, condition de prise de rendez-vous, annulations, période d’essai éventuelle, engagements réciproques et objectifs du coaching ;
  • L’objet du coaching = l’accompagnement proprement dit qui va faire émerger les objectifs du coaché progressivement et qui est donc évolutif.

Le coach devra s’assurer qu’il est la personne adéquate pour la demande d’aide (soit que la demande ne soit pas liée au coaching, soit qu’un autre coach puisse être plus approprié). Pour sa part, le coaché devra montrer son engagement (notamment dans l’apprentissage de ce qu’est le coaching) et il pourra aussi, par exemple, moduler le rythme des séances.

Enjeux et liberté

« Les enjeux du coaching personnel n’apparaissent pas obligatoirement au premier entretien, car ils dépendent des objectifs que se fixe le client, lesquels se dévoilent lors des séances suivantes de coaching. Les enjeux sont donnés par les réponses aux questions : “Que se passera-t-il si vous n’atteignez pas les objectifs que vous vous êtes fixés ? ou « Que se passera-t-il si vous atteignez les objectifs que vous vous êtes fixés ? ».” (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 75)

Dans le coaching personnel, c’est au coaché de définir le critère de réussite ou d’échec, aussi bien que les sanctions (positives ou négatives) éventuelles. Le coach ne juge pas et n’intervient pas à ce stade, bien que sa présence soit souvent utile pour les clarifier.

Une autre différence entre le coaching en entreprise et le coaching de vie consiste en la liberté de parole et d’action dont bénéficie le client : aucun conflit de loyauté vis-à-vis de son travail, ni d’obligation d’agir — le client dit ce qu’il veut et fait usage du coaching comme bon lui semble.

Le coach de vie est responsable du processus et notamment, d’assurer la dimension holistique de l’intervention — ce qui n’est pas le cas en coaching en entreprise, puisque le coaching se focalise sur la dimension professionnelle. Dans le coaching personnel, même si la demande est très régulièrement liée au monde du travail, elle entre en résonance avec les autres domaines de la vie et le coach doit entendre ce caractère global.

“Le fait de pouvoir aborder d’autres domaines que le professionnel peut avoir aussi pour effet de défocaliser la personne de sa demande initiale pour lui permettre de se positionner plus justement par rapport à ses désirs, y compris professionnels d’ailleurs. […] L’art du coach va être d’explorer la demande de son client tout en l’aidant à se décentrer de son problème. L’aider à mettre en perspective sa situation tout en l’amenant à se positionner sur les possibilités de changement.” (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 80)

Le positionnement du coach personnel

Le coach personnel perçoit son client « comme un tout », avec des émotions, des pensées, des actions qui lui sont propres. Il est centré sur lui et attentif à ces trois dimensions de son être. Il cherche à lui laisser la place pour exprimer ce qui est bon pour lui, sans lui imposer de norme ou de connaissance supérieure sur ce que serait « le sens de la vie ».

Par ailleurs, le coach de vie n’a pas de modèle théorique uniforme et préétabli. Il est d’abord à l’écoute de l’autre et l’aide à formuler ce qui fait sens pour lui, notamment en posant une question projective du genre : « Vous avez 90 ans, vous avez réussi votre vie, qu’avez-vous vécu ? ».

Pour atteindre le changement — l’obtention d’un état futur à partir d’un état actuel — le coach de vie va se focaliser sur le processus. Qu’ajouter ? Que retirer ? Que modifier ?

Bien sûr, le coach personnel doit être capable de reconnaître les limites de son intervention. Il n’est pas « né » pour être coach et il n’est pas souhaitable qu’il transmette ce type d’idée à ces coachés. D’autre part, le coach, bien qu’il invite ses coachés à imaginer une autre vie, ne doit pas vouloir leur réalisation à leur place, voire plus qu’eux-mêmes. Parfois, les rêves devront être adaptés pour rencontrer l’exigence de réalité.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Êtes-vous prêt pour le changement ?

Chapitre 3. Comprendre et pratiquer le coaching personnel: L’identité du coach personnel

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Êtes-vous un coach de vie ? Autodiagnostic

Les auteurs proposent un test non scientifique permettant de s’autoévaluer selon quatre catégories que l’on peut résumer de cette façon : très disposé, disposé, peu disposé et pas disposé à exercer le métier de coach personnel.

Une chose est certaine : au début de leur carrière, les coaches ont beaucoup de questions à l’esprit. Ils se demandent notamment quelles connaissances utiliser et quelle attitude adopter ; ils s’interrogent sur leurs capacités, leur légitimité et leur spécificité (notamment vis-à-vis du travail de coach en entreprise).

Voici quelques caractéristiques du coach de vie. Il :

  • Travaille avec la personne dans sa globalité ;
  • Rejette les demandes de « sauvetage » qui viseraient à prendre la place du coaché ;
  • Aide à définir et à se centrer sur les objectifs de la personne ;
  • Se centre davantage sur le futur que sur le passé (qui peut faire l’objet d’un autre type d’aide) ;
  • Se connaît suffisamment lui-même pour repérer les blocages d’autrui ;
  • Oriente son client dans sa propre complexité en résistant à la simplification ;
  • Fait preuve d’une grande ouverture d’esprit ;
  • Sait se décentrer et laisser son ego « en position basse » ;
  • Valorise les ressources et les aptitudes du coaché ;
  • Permet au client de faire des liens nouveaux et d’avancer dans la définition de son projet de vie.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Quelle formation pour le coach de vie ?

Pour se former, il existe des écoles de coaching (plutôt centrées sur le métier de coach en entreprise) et des formations diplômantes au sein de plusieurs universités. Les matières enseignées sont, par exemple :

  • Programmation neurolinguistique (PNL) ;
  • Thérapies brèves avec le modèle cognitivo-comportementaliste ;
  • Analyse transactionnelle ;
  • Gestalt-thérapie ;
  • Approche systémique ;
  • Etc.

« Le lecteur peut s’étonner de l’intérêt de s’approprier des connaissances relevant de la psychologie alors que l’objectif du coach personnel n’est en aucun cas de soigner. D’abord, un des avantages est de pouvoir reconnaître, repérer les personnes dont la problématique relève plus d’une thérapie que d’un coaching. Mais la connaissance de ces domaines peut également être envisagée sous un angle bien différent que celui observé par un thérapeute : par exemple, alors que celui-ci se centre sur les dysfonctionnements de son patient, le coach repère plutôt les aspects positifs du fonctionnement de son client, c’est-à-dire ses ressources. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 114)

En s’appuyant sur ses ressources, le client sera mieux à même de se construire un projet de vie adapté, avec (et plus tard sans) l’aide bienveillante du coach. Quoi qu’il en soit, il convient de bien distinguer thérapie et coaching.

Le coach utilisera un modèle disciplinaire (méthodes, outils, grilles d’analyse, etc.) et un modèle relationnel (une façon de communiquer) qui le distinguent. Par exemple, il fera usage d’indicateurs de personnalité tels que MBTI®, GOLDEN®, Process Com®. Il utilisera aussi, notamment, des outils créatifs tels que le dessin ou le photo-langage lorsqu’il est nécessaire d’accéder à certaines émotions.

Tout au long de sa carrière, le coach personnel cherchera à développer ses compétences.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Une condition impérative pour le coach : mieux se connaître

Il ne s’agit pas nécessairement de réaliser une longue psychanalyse, mais d’être conscient de soi et aussi d’avoir une certaine estime et confiance en soi. Le coach de vie doit être capable de reconnaître et de contrôler ses propres émotions, sans quoi il ne pourra accueillir celles de l’autre.

Pour avancer dans sa pratique, le coach personnel peut avoir besoin de supervision par un praticien expérimenté, qui l’aidera à transformer ses doutes, ses erreurs peut-être, en ressources pour s’améliorer dans le métier. Pour un coach à temps plein, une rencontre mensuelle semble être une bonne option.

“Une des particularités du coach personnel est qu’il est « son propre outil » pour accompagner son coaché. Cela signifie qu’il utilise sa sensibilité, ce qu’il ressent, ce qui résonne en lui à partir des paroles et des attitudes de son client pour le faire progresser. […] Si le coach est attentif à ses propres sensations, émotions, il repérera que le client rejoue avec lui des scènes de sa vie et lui fait vivre ce qu’il fait subir à son entourage. Il est aussi à même de percevoir l’intérêt de partager ce qu’il ressent pour aider son client à faire des liens avec la difficulté qu’il est venu exposer.” (Pratiquer et comprendre le coaching personnel, p. 126)

Bien sûr, l’échange doit se faire sur une base bienveillante et respectueuse, mais le coach a tout intérêt à faire connaître ses émotions au client pour l’aider à adopter une autre perspective sur lui-même.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Une posture

Pour caractériser la posture du coach, les auteurs utilisent un outil créé par Robert Dilts, spécialiste en PNL : les niveaux logiques, qui sont au nombre de six.

  1. Environnement : dans le cadre du coaching personnel, la relation est duelle et le contexte est donc moins tendu qu’en entreprise — la confidentialité et la confiance sont des règles de base ;
  2. Comportement et attitudes mentales : le coach évite toute attitude directive (conseil, jugement moral). Il sait entendre sans pour autant se fondre dans les sentiments de l’autre — humilité, écoute et acceptation du client dans sa complexité ;
  3. Valeurs et croyances : certaines valeurs et croyances limitantes doivent être perçues et désactivées pour ne pas influer négativement sur l’échange — par contre, il doit croire en la valeur intrinsèque de son client et être certain que l’action de celui-ci est sous-tendue par une intention positive (même si lui-même ne la conçoit pas clairement) ;
  4. Identité : le coach personnel recherche la congruence ;
  5. Mission : il cherche un sens à sa propre pratique — par exemple, en se concevant comme un « passeur » ou un « éveilleur ».
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Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Une déontologie

« Le code de déontologie du coach personnel s’oriente sur deux axes principaux : favoriser la confiance du client et faciliter les repères du coach. Les devoirs du coach personnel sont précisés dans une charte qui est remise au client ou consignée dans le contrat passé. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 138)

La charte éthique se doit au minimum de :

  • Expliquer la nature, les limites et les contraintes de l’intervention du coach personnel ;
  • Exposer l’engagement du coach vis-à-vis de son coaché ;
  • Garantir la confidentialité des échanges ;
  • Rappeler le respect des droits, des valeurs et de la liberté du client.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Réflexion et méthodologie autour du projet de vie

Un projet de vie, qu’est-ce que c’est ? Comment affronter cette notion si large ? N’est-il pas prétentieux, venant du coach, de prétendre aider quelqu’un à « réaliser son projet de vie » ? Pour y voir plus clair, Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry proposent quelques pistes de réflexion.

« L’idée qu’il existe un projet de vie repose sur le constat que chaque individu se construit depuis l’enfance autour de certaines valeurs, qu’il est sensible au bien et au mal, etc., et qu’il élabore ainsi une conception de la vie qui lui est propre, bien que largement influencée par son environnement familial, culturel… » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 142)

Les auteurs parlent de « bricolage » : il n’est pas évident de construire sa vie. La « réussite » dépend de bien des éléments et on avance souvent en zigzag, cherchant à développer un élément (par exemple, les signes extérieurs de richesse), puis un autre (par exemple, les compétences ou le développement de certains talents). L’envie de donner un sens à tout cela est capitale ; encore faut-il savoir le trouver et le mettre en œuvre.

Le coach pourra aider le client à « trier, jeter, remanier, éclaircir tous les éléments qu’il lui amène en vrac » (p. 144). Il l’aidera aussi à se confronter à la réalité, lorsque cela est nécessaire, et toujours en vue de réadapter le projet positivement.

Voici quelques points de méthodologie pour éclaircir un projet de vie :

  1. Instauration d’un climat de confiance et identification d’une demande (à ce stade, le coach écoutera, tout en questionnant et en se synchronisant à l’autre) ;
  2. Transformation de la demande en « matériau de travail » et exploration des domaines de vie et des valeurs (il s’agira de déterminer l’objectif, de faire émerger les valeurs, parfois dans la confrontation et le recadrage, pour parvenir à un projet réaliste) ;
  3. Aide à la progression via la stimulation des ressources du client (le travail portera sur les actions concrètes à mener, notamment via la proposition de tâches à réaliser et l’utilisation de profils de personnalité) ;
  4. Retour sur le chemin parcouru et autonomisation (l’échange pourra se centrer sur l’évaluation de la progression et sur les risques et les forces du projet, via quelques techniques comme le photo-langage ou la visualisation, par exemple).

Le coach devra assurer une vigilance vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis du client pour agir avec recul et pertinence.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Quelques outils pertinents pour l’accompagnement

Voici un pêle-mêle de quelques situations de travail et les outils utilisés par les coaches personnels :

  • Détermination de l’objectif (ou démarche d’objectifs)= pour travailler sur la clarification des objectifs, le coach pourra poser des questions relatives à la situation actuelle, la situation future souhaitée et le chemin pour y parvenir, puis construire un tableau d’objectifs (trois, par exemple) ;
  • Domaines de vie= pour travailler sur l’harmonisation et l’équilibre des domaines de vie, on interrogera le coaché sur ses activités, les émotions ressenties à ces occasions et leur statut de plaisir ou d’obligation — les résultats pourront également faire l’objet d’un tableau récapitulatif ;
  • Recadrage des situations de vie= il sera utile de travailler à l’interprétation des situations lorsque le client perçoit des obstacles entravant la réussite de son projet — cela pourra passer par une introspection concernant les émotions ressenties et les filtres mentaux utilisés ;
  • Rêve éveillé= il s’agit d’une méthode de relaxation issue de l’hypnose qui permet de lâcher prise et de fixer le projet dans l’inconscient ;
  • Photo-langage®= c’est un jeu d’interprétation de photographies qui permet de clarifier le projet de vie, les obstacles à surmonter et les ressources à utiliser ;
  • Recherche de valeurs = les auteurs proposent un questionnaire de 15 questions (p. 164-165) permettant d’établir un tableau de recherche de valeurs et d’antivaleurs, puis de se questionner sur ses croyances ;
  • Projet de vie/Carte personnelle = celle-ci permet de récapituler le travail accompli en faisant le point sur la vision du monde, le projet de vie, les buts et objectifs et finalement le code de conduite du coaché.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : De nouvelles approches pour un monde toujours en mouvement

Les auteurs complètent le point précédent par l’énumération d’autres techniques :

  • Approche systémique et la psychologie positive= la première permet d’insister sur les réussites (les exceptions aux problèmes rencontrés) et la seconde permet de mettre en avant les compétences psychologiques et relationnelles du client ;
  • ACT= cette approche en quatre étapes permet de clarifier les valeurs qui importent au client via l’acceptation et l’engagement ;
  • Mindfulness = les techniques de pleine conscience permettent de s’ancrer dans le présent et d’évacuer les pensées négatives ;
  • Coaching génératif = centrée sur la créativité, cette approche issue de la PNL a pour ambition de transformer les obstacles du client en ressources lui permettant d’accomplir son projet ;
  • Ligne du temps (outil issu de la PNL)= l’objectif est ici d’augmenter la motivation du client en le faisant voyager mentalement dans son passé et dans son avenir ;
  • Pratiques narratives = il s’agit de déconstruire et de reconstruire les histoires racontées à propos du client — mais aussi celles qu’il se raconte à lui-même — pour amplifier la confiance et l’estime de soi ;
  • Arbre de vie = lorsque le client fait état d’une peur, cette métaphore peut l’aider à lui redonner confiance en lui-même — le client dessine un arbre complet où chaque partie correspond à une dimension (passé/présent/futur, compétences, etc.) à explorer ;
  • Approche gestaltiste = l’utilisation de l’espace, du corps et des émotions « ici et maintenant » permet de couper court aux mentalisations et aux impasses que celles-ci peuvent générer.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Le mindfulness, un exemple de nouvel outil

Chapitre 4. Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Pourquoi nos clients viennent-ils nous voir plutôt qu’un autre professionnel de la relation d’aide ?

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Coaching personnel et psychothérapie

« La finalité d’une action de coaching personnel est l’exploration, la mise en œuvre et la validation d’un projet de vie. De fait, cet accompagnement encourage le développement du potentiel du coaché aussi bien du point de vue personnel que professionnel, car un individu, en tant que système vivant, ne saurait être réduit à un seul aspect de lui-même. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 181)

En fait, une fois cet objectif et le cadre du coaching posés, celui-ci peut avancer main dans la main avec cette autre pratique qu’est la psychothérapie. L’important est de les distinguer, mais pas de les exclure l’une l’autre. Le coaching n’est pas simplement pour les gens « qui vont bien », et la psychothérapie pour les gens « qui vont mal » : une personne peut avoir besoin des deux, en même temps ou à différents moments de sa vie.

La responsabilité du coach est engagée. Grâce à sa déontologie et à son expérience, il doit être capable de savoir lorsque son aide atteint ses limites et qu’il serait bon de faire appel à un psychothérapeute (par exemple, si un obstacle revient systématiquement et paraît infranchissable ou si la personne ressasse sans cesse son passé, sans pouvoir aller de l’avant).

Les individus savent souvent, parfois intuitivement, à qui s’adresser. Mais parfois, il faut les aiguiller. Rappelons-le : la visée du coaching n’est pas de soigner — et de façon corrélative, celui qui vient voir un coach n’est donc pas considéré comme un « malade » (ce qui peut en attirer certains, qui cherchent à éviter cette étiquette).

« Le rôle d’un coach n’est pas d’intervenir sur la structure psychique pour la changer. L’une des finalités de son intervention en revanche sera de permettre plus de souplesse à l’individu, de manière à ce qu’il puisse précisément prendre contact avec ses ressources, trouver ses propres solutions dans la mise en place de son projet. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 190)

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Coaching de vie et développement personnel

La question de la distinction entre coaching de vie et développement personnel mérite d’être posée selon les auteurs. En effet, pour eux, il n’y a pas identité parfaite, même si les finalités sont globalement les mêmes, à savoir l’équilibre, le développement des ressources et l’épanouissement de la personne.

On constate une différence au niveau du type d’accompagnement et des moyens utilisés. Le développement personnel a parfois recours à des techniques issues de la psychothérapie et peut aussi proposer des séances de groupe. Le coaching de vie refuse quant à lui d’intervenir dans le champ de la psychologie clinique, il se focalise sur le projet de vie (et donc sur l’avenir) et il reste individuel (pas de séance de groupe).

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Coaching personnel et métier du conseil

« Si la personne imagine son problème ou sa difficulté comme relevant de circonstances, de causes extérieures à elle, elle va, par exemple, estimer manquer de connaissances en rapport avec son problème, et rechercher l’expertise pour pouvoir appliquer des méthodes éprouvées et donc efficaces. Alors elle choisira un conseiller, un expert qui va l’écouter, puis analyser et faire un diagnostic de la situation, et enfin fera des préconisations qu’elle aura intérêt à suivre pour régler sa difficulté. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 199)

Il y a une foule d’experts ou de conseillers dans divers domaines : du conseiller conjugal au conseiller en création d’entreprise, en passant par l’avocat, l’assistance sociale, etc. Ces personnes aident à résoudre des problèmes en mobilisant une expertise précise, qu’ils vont soumettre à la personne.

La différence avec le coaching personnel apparaît clairement : le coach ne se place pas dans une situation de « sachant » ou d’« expert » par rapport à la vie du client. Son seul savoir, pourrait-on dire, est fait d’outils pour que le client lui-même découvre ce qu’il veut et comment y parvenir.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Pourquoi vous n'appliquez pas ce que vous lisez (et comment y remédier)

Une autre différence tient au fait que la personne concevra son « problème » comme intérieur, lié à sa personnalité. Elle voudra un interlocuteur qui lui permette de prendre de la distance sur sa propre vie et qui l’aide à construire sa démarche, sans prendre parti. On retrouve ici l’un des crédos du coaching de vie :

« Le client est le seul expert de son projet de vie. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 202)

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Coaching personnel et formation

Le coaching personnel se distingue de la formation et en particulier de deux formes : la formation au sens du training (entraînement) et le codéveloppement.

La formation/training vise à acquérir des savoirs, des compétences ou des aptitudes et repose sur des thématiques bien définies (apprentissage du piano, d’un sport, etc.) et des programmes déterminés avec cahier des charges et évaluations. Le formateur est placé en position haute vis-à-vis du contenu, puisque c’est lui qui détient le savoir et le délivre.

Le codéveloppement consiste en une aide fournie aux managers : il est un dispositif d’accompagnement visant à prendre du recul, à favoriser la coopération et l’entraide et à mobiliser, ce faisant, l’intelligence collective. On parle alors surtout de facilitateur, qui n’est pas nécessairement un coach professionnel, mais qui est en revanche formé spécifiquement à ce type de pratique.

Par contraste, le coaching de vie met en présence un client qui cherche des savoirs et des solutions en lui-même, en affrontant ses propres obstacles. Il a besoin d’une prise de distance qui lui permette d’agir de façon plus pertinente et cohérente. Le coach est en position basse sur le contenu, puisque celui-ci est apporté par le coaché ; en revanche, il sera en position haute sur le processus, puisqu’il va guider le client dans sa démarche en l’aidant à redéfinir ses problèmes et son projet de vie.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel : Coaching personnel et coaching en entreprise

Il arrive souvent que les personnes s’engagent dans un coaching personnel au moment d’une reconversion ou d’un changement de fonction dans l’entreprise. Ils pourraient demander un financement de celle-ci, mais ne le font pas. Pourquoi ?

« Deux raisons majeures génèrent la demande de coaching personnel plutôt que de coaching en entreprise :

  • D’une part, nos clients ne veulent pas que leur démarche soit officialisée ;
  • D’autre part, ils considèrent qu’il s’agit d’une démarche de changement personnel et de développement et ne se considèrent donc pas en position légitime de solliciter un financement à l’entreprise ou à l’organisation à laquelle ils appartiennent.

La troisième raison complémentaire pour laquelle nos clients viennent dans nos cabinets, c’est la solitude face à la prise de décision : ils font appel au coaching quand ils se sentent confrontés à une décision capitale pour eux et qui engage leur avenir. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 217-218)

Concernant le caractère personnel de la démarche, le client peut être rassuré par la confidentialité à laquelle s’engage le coach et le fait que les séances aient lieu en dehors de l’entreprise (ce qui implique, d’ailleurs, de mettre en place des systèmes pour éviter la rencontre de deux clients). Surtout, passer du coaching professionnel au coaching personnel permet de s’assurer que ce seront bien les objectifs de la personne qui seront au centre du processus, et non pas ceux de l’entreprise.

L’autofinancement assure aussi un pouvoir plus grand du coaché sur le cadre de l’interaction (sa durée, ses pauses éventuelles, son arrêt, etc.). Il s’agit de faire du « sur-mesure ». Certes, le prix peut être élevé : on comptera aux alentours de 1000 à 15 000 € pour 10 séances, selon les auteurs. C’est donc un « luxe » que tout le monde ne peut se payer. Il demande également un investissement en temps et une implication personnelle sérieuse.

Enfin, le coaché peut se sentir libre d’aborder toutes les thématiques et tous les domaines de sa vie, ce qu’il ne peut pas faire dans le cadre d’un coaching en entreprise. Il peut évoquer tranquillement ses doutes et ses contradictions et prendre le temps d’explorer chaque domaine de sa vie, pour voir comment les équilibrer et les harmoniser. C’est à eux, au final, que revient la responsabilité de leur propre vie.

« Décider d’un nouveau choix de vie, c’est engager les années à venir et un certain nombre “d’investissements” à faire (en termes d’énergie, de temps et de finances), de choses à lâcher, d’éléments à réorganiser… alors ne pas décider à la légère semble approprié ! Pour le coach, ne pas conseiller fait partie de sa déontologie : il s’engage à laisser le coaché libre de ses choix. La solitude est un fait : même accompagnée, la personne coachée est en réalité seule à prendre les décisions qui engagent son avenir. […] Le coaching permet donc de ne pas se sentir seul(e) au cours de la réflexion préalable ou de la mise en œuvre d’une décision. En évoquant les conséquences des différentes solutions possibles, le client arrive à se représenter un résultat, plus aisément qu’en réfléchissant seul. » (Comprendre et pratique le coaching personnel, p. 231)

Conclusion. Pont vers le futur

« Pour nous, il ne fait aucun doute que le coaching personnel existe, en tant que relation d’aide, dès lors qu’un individu, en son nom propre, s’engage dans une démarche d’accompagnement en vue de la réalisation de son projet. […] Il est clair pour nous que le coaching personnel, en tant qu’accompagnement d’un individu dans tous ses domaines de vie, englobe tous les types de coaching, quelle que soit leur porte d’entrée. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 235-236)

Les auteurs ont confiance en l’avenir de leur pratique, qu’ils estiment déjà sortie des problèmes de légitimité qui la taraudaient à ses commencements. Désormais, grâce au travail des institutions et associations, la pratique est devenue une profession reconnue, un métier qui s’exerce dans un cadre précis et s’apprend à l’université. Le coaching personnel continuera de se renforcer et de se développer, en France et dans le reste du monde.

Annexes

Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry enrichissent l’ouvrage d’un certain nombre d’annexes bien utiles.

  • Une liste des associations et formations ;
  • Une feuille de route du premier entretien ;
  • Un guide pour passer un contrat avec le coaché ;
  • Une grille d’évaluation qualitative de l’entretien par le coaché ;
  • Les codes des principales associations de coaches en France.

Comprendre et pratiquer le coaching personnel: Prendre confiance en soi grâce au coaching personnel

Conclusion sur le livre « Comprendre et pratiquer le coaching personnel. Comment devenir un bon coach de vie » d’Odile Cluzel, Francis Colnot et Florence Vitry 

Un livre pour délimiter le travail du coach personnel (ou du coach de vie)

Ce livre est entièrement centré sur la question de la spécificité du métier de coach personnel (ou coach de vie). À chaque page ou presque, on sent la volonté des auteurs de rendre sensible cette particularité et de la faire surgir pour le lecteur.

Celui-ci est d’abord introduit à l’histoire et au processus d’institutionnalisation de ce métier (chapitre 1), puis à la différence entre coaching personnel et coaching professionnel (chapitre 2). Ensuite, il en apprend davantage sur les caractéristiques qui permettent d’identifier le coach personnel (chapitre 3). Enfin, les auteurs marquent les « frontières » du métier en le comparant aux pratiques des psychothérapeutes, des entraîneurs, des formateurs et — à nouveau — des coaches professionnels (chapitre 4).

Si vous souhaitez diversifier votre compréhension ou votre pratique du coaching, n’hésitez pas à jeter un œil du côté de cet autre livre, Le coach prospère.

Ce qu’il faut retenir du livre « Comprendre et pratiquer le coaching personnel. Comment devenir un bon coach de vie »

Premier enseignement important : le coaching personnel ou coaching de vie est un métier à part entière, qui dispose de ses formations universitaires ou supérieures, de ses codes de déontologie, de ses associations de référence et de ses signes de reconnaissance administratifs (notamment via le RNCP) en France.

Deuxième enseignement majeur : le projet de vie est au cœur de l’accompagnement fourni par le coach personnel ou coach de vie. En ce sens, le coaching personnel est un accompagnement de la personne dans les différents domaines de sa vie (famille, relations sociales, développement des talents, etc.), et non seulement un accompagnement d’ordre professionnel.

Troisième chose à retenir : en tant qu’accompagnement de la personne, le coaching personnel est une démarche qui vise l’autonomie. Le coach soutient par sa présence, renforce la confiance en soi par des mots adéquats, propose des exercices et soulève des questions ou des incohérences, mais il ne juge ni ne conseille.

Ce dernier point est bien décrit par Florence Lamy, rédactrice de l’une des deux préfaces de l’ouvrage :

« Le coaching personnel […] nécessite cette qualité du questionnement, cet art d’ouvrir le regard de l’autre, de l’aider à décaler son point de vue pour sortir de la boîte. Intégrer le questionnement comme un art relationnel permet d’aborder de nombreuses perspectives et même parfois de sauter d’un niveau de sens à un autre. Et surtout, faire de cet art un des points centraux de sa pratique de coach (nous ne sommes pas uniquement dans l’écoute même si elle se doit d’être, elle aussi, de grande qualité), nous préserve de l’écueil majeur de tomber dans le conseil. » (Florence Lamy, ancienne élève du DESU en coaching personnel organisé par les auteurs, Préface à la 4e édition)

Mais laissons le mot de la fin aux auteurs :

« Oui, le coaching de vie est une pratique en plein essor, car il permet à la personne d’identifier sa vocation intime, celle qui lui procure du plaisir ; de structurer, étape après étape, la trajectoire susceptible de la conduire vers l’expression la plus intense de cette vocation et de trouver l’environnement qui va l’accueillir. » (Comprendre et pratiquer le coaching personnel, p. 29)

Points forts et points faibles du livre Comprendre et pratiquer le coaching personnel

Points forts :
  • Une écriture globalement dynamique ;
  • Un bon équilibrage des aspects réflexifs, théoriques et des exemples ;
  • Les annexes.
Points faibles :
  • L’écriture à six mains est un processus périlleux : sans une vue très précise de ce que doit dire chacun, on court le risque de la répétition et du bavardage – or c’est, par moment, l’impression que l’on peut avoir en lisant l’ouvrage ;
  • Des intertitres qui sèment un peu la confusion.

Ma note :

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